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Alors qu’IBM vient d’annoncer une vente d’1,8  milliards de dollars de logiciels à la société indienne HCL Technologies dont le logiciel Unica d’automatisation du marketing, il semble que c’est désormais à travers Watson et ses capacités en Intelligence artificielle qu’IBM va continuer à développer ses offres données et analytiques.
Un point de vue partagé par Olivier Borel, responsable d’IBM France pour les solutions logicielles autour du marketing, rencontré par Digital CMO sur le dernier salon One to One Digital Marketing.

Parmi les solutions proposées par IBM, quelle est la place de Watson, la solution d’intelligence artificielle lancée en 2012 ?

Watson est la personnification du savoir-faire d’IBM en matière d’intelligence artificielle dite cognitive. Ces travaux ne sont pas récents et ont commencé par de la recherche fondamentale puis ensuite de la recherche appliquée dans de nombreux domaines et souvent dans de grands projets. Plus récemment, il y environ 4 ou 5 années, nous nous sommes appliqués à utiliser ces capacités algorithmiques pour les spécialiser dans nos offres logicielles et en particulier dans cette famille de solutions qui touchent à l’engagement client et au marketing.

Qu’avez-vous amélioré ?

Nous prenons des processus traditionnels du marketing et de l’engagement client que nous rendons plus agiles et plus alertes. Nous facilitons le travail du marketeur au quotidien grâce à cette puissance cognitive qui va s’appliquer dans plusieurs domaines comme l’analytique pour détecter des comportements et des modèles afin de faire des recommandations ou de la prédiction. Nous l’appliquons aussi pour présenter des informations difficiles à appréhender et ainsi permettre à ces professionnels du marketing de mieux comprendre leur clientèle pour l’engager ensuite de façon plus efficiente.

Quels sont les autres domaines d’applications ?

C’est l’usage des solutions pour les praticiens en proposant un assistant qui facilite la présentation des données ou la mise en évidence de certains phénomènes. L’idée est d’établir des comparaisons qui sont parfois fastidieuses à réaliser pour les professionnels du marketing. Le travail sur des gros volumes et la répétition d’actions unitaires est simplifié, augmenté et assisté par l’intelligence artificielle personnifiée par Watson. C’est pour cela que notre suite logicielle s’appelle Watson Marketing. Cela signifie que la nouvelle ère de solutions optimisées par  l’intelligence artificielle infuse tous les processus métiers pour en augmenter l’efficacité.

Qui sont vos clients qui ont adopté cette gamme de logiciels ? Certains secteurs y sont plus sensibles que d’autres ?

Tous nos clients traditionnels bénéficient de facto de ces nouvelles avancées via les mises à jour des versions des logiciels. A partir du moment où l’on est concerné par l’engagement client et les stratégies marketing, on est forcement concerné par l’exploitation des données comme les préférences clients ou les donnés comportementales. Ces données doivent être converties en information métier. L’intelligence artificielle assiste les spécialistes du genre que sont souvent les data scientists dans cet exercice de compréhension, d’amélioration et de systématisation de ces découvertes.

L’intelligence artificielle est un sujet à la mode. Vos clients et prospects en sont-ils demandeurs ou avez-vous encore à l’expliquer ?

C’est un sujet qui est maintenant rentré dans les esprits. Il est admis que cela constitue une aide précieuse dans de nombreux métiers. Aujourd’hui ce qui peut être discutable ou relever d’une courbe de maturité pour les entreprises, c’est d’acter ces nouvelles capacités analytiques à des use case qui soient pertinents. Dans l’intelligence artificielle il y a quelque chose de fondamental, c’est cette capacité à grandir, à apprendre et à devenir de plus en plus pertinent en fonction de l’historique, de la base de faits et des volumes traités. Dans certains domaines, l’intelligence artificielle va fournir des bénéfices pas encore extraordinaires mais tout cela va très vite. Ce qu’on faisait faire à Watson il y a un an est aujourd’hui décuplé et nul doute que prochainement on pourra miser encore plus sur ces technologies pour accompagner un métier et des professionnels. Ces capacités d’intelligence artificielle ont été infusées depuis deux années et release après release, nous les faisons évoluer dans nos logiciels qui trouvent ainsi de plus en plus d’usages.

En savoir plus sur Watson : https://www.ibm.com/fr-fr/customer-engagement/commerce

Le prix Gottlieb Duttweiler attribué à Watson

Développé par IBM depuis 2005, Watson est un logiciel d’intelligence artificielle nommé aussi en l’honneur de Thomas J Watson, premier PDG d’IBM de 1914 à 1956. Le treizième prix de L’institut Gottlieb Duttweiler vient d’être attribué ce programme d’intelligence artificielle et c’est la première que cette prestigieuse distinction honore non pas une personne mais une entité virtuelle. Avant le programme Watson, Kofi Annan (2008), Václav Havel (1990) ou Jimmy Wales (2015), cofondateur de Wikipédia, avaient reçu ce prix. John E. Kelly III, vice-président senior d’IBM, recevra le prix le 7 mai 2019 à Rüschlikon (canton de Zurich) où est implanté l’Institut Gottlieb Duttweiler.

Site web : https://www.gdi.ch/en

À l’occasion de la 6ème édition Show Hello d’Orange, Stéphane Richard, le PDG de l’opérateur français est revenu sur différentes innovations qui seront lancées en 2019. Au delà des annonces dans la 5G et la couverture du territoire, Orange compte miser l’année prochaine sur deux innovations : l’intelligence artificielle et l’internet des objets avec notamment un positionnement  important sur la maison connectée. Ces innovations devraient permettre à Orange de proposer de nouveaux services et d’augmenter (ou stabiliser) ainsi sa facturation mensuelle auprès de ses abonnés.

Orange ne pouvant pas être absent de l’innovation autour des assistants vocaux, l’opérateur français a annoncé sa propre solution d’assistant vocal. Développé avec Deutsche Telekom dans le cadre d’une alliance européenne sur l’Intelligence Artificielle, Djingo est le le smart speaker proposé par Orange pour commander à la voix.  Il a été présenté au cours du Show Hello comme l’interface privilégiée pour tous les services Orange

Djingo permettra de passer des appels, en mode main libre, d’interagir avec la Télé d’Orange et de piloter l’intégralité des services de « Maison Connectée » que l’opérateur va proposer à partir de mars 2019. A l’avenir, la gamme de services de Djingo s’enrichira de partenariats noués avec de grandes plateformes de services ou de e-commerce comme  OUI.Sncf, Deezer, Radio France ou Météo France. Et bien sûr Djingo sera aussi embarqué dans d’autres équipements d’Orange comme la télécommande du décodeur TV via une simple mise à jour logicielle.

Orange veut être un acteur important sur la maison connectée

Dans le cadre de cet événement, Orange a précisé également ses ambitions sur la maison et les objets connectés. L’opérateur français a annoncé qu’au printemps prochain en France, le service « Maison Connectée » qu’il va déployer permettra de connecter directement les objets connectés de la maison à la Livebox, de les piloter à distance, de contrôler leur usage et d’analyser leur consommation avec une seule et même application accessible depuis un smartphone.

Le service « Maison Connectée » sera compatible avec les équipements Orange et les produits de ses partenaires en matière d’IoT comme Philips Hue, Bosch ou encore Netatmo. Cette offre sera proposée sans abonnement complémentaire et accessible pour toute personne en possession d’une Livebox dernière génération et d’une offre haut débit. Le service sera déployé par une simple mise à jour du logiciel a précisé Orange.

L’opérateur français  lancera dans le même temps « Maison Protégée » une offre complémentaire de sécurité pour les foyers qui a été développée en partenariat avec l’assureur Groupama. Orange a indiqué que ce service permettra au foyer d’être relié à un centre de télésurveillance capable de déclencher une intervention et d’appeller les forces de l’ordre en cas de besoin. Ce service sera disponible sur abonnement.

Pour retrouver l’ensemble des innovations présentées lors du Show Hello 2018 :
www.orange.com

Ancien PDG de Radio France qu’il a quitté récemment, Mathieu Gallet vient d’annoncer la levée de quatre millions d’euros dans le cadre du développement de son projet de start-up sur les podcast appelé Majelan. La jeune entreprise souhaite digitaliser l’accès aux podcast et offrir de nouveaux services pour favoriser l’abonnement payant.

Mathieu Gallet a annoncé dans le Figaro avoir « réalisé une première levée de fonds de 4M€ en equity et en avance remboursable » pour la jeune entreprise Majelan qu’il a lancé cet été. Cette levée de fonds a été menée  par Idinvest Partners avec la participation d’investisseurs de renom tels que Jacques Veyrat (Impala), Xavier Niel (Kima Ventures) et Fabrice Larue (ex-Newen).

Dans son entretien au Figaro Mathieu Gallet a précisé que  cette levée de fonds « va permettre à Majelan de construire sa plateforme technologique et d’initier une politique éditoriale basée sur des productions originales ». Le créneau des podcast est perçu par les analystes comme une niche dans l’univers des médias mais avec la modification des usages il semble promis à un bel avenir.

Deux stratégies et bientôt un modèle payant

Une étude récente, réalisée  par Audible et Opinion Way,  indique  notamment que 39 % des français consommaient régulièrement des podcast contre 17 % seulement pour des livres audios.  Pour monétiser ce potentiel, il semble que les créateurs de Majelan -dont l’entrepreneur en start-up Arthur Perticoz-  misent sur deux stratégies. D’une part, la création de contenus originaux un peu à l’image de ce qu’a proposé Netflix pour se lancer et, d’autre part, des services digitaux permettant de monétiser l’abonnement à la plateforme.

C’est donc bien le modèle payant que vise Majelan, ce qui demandera sans doute à la plateforme de lever encore des fonds dans les mois qui viennent notamment pour gérer les abonnés. A moins que Mathieu Gallet mise plus simplement sur une plate-forme permettant de disrupter à terme un modèle radio aujourd’hui trop rigide par rapport à l’usage et l’évolution des modes de vie des milleniums. La course à l’audience, la baisse des revenus publicitaires, la modification des usages conduisent à fragiliser ce segment de marché des médias qui n’a pas encore trouvé dans internet un second souffle.

Crédit photo : Jason Rosewell

 

Alors que les rumeurs d’introduction  en bourse d’Uber se précisent, c’est plusieurs licornes américaines (dont Lift ou Slack) qui devraient rejoindre les marchés boursiers en 2019. Ainsi va le capital risque américain qui, tous les 10 ans, fait éclore de nouvelles stars sur les marchés. Ceux qui dans les années 1990 ont investi dans Microsoft, Apple ou plus récemment dans Google, Facebook  ou Amazon ne le regrettent pas.
Panorama des dix licornes les mieux valorisées actuellement par CB Insight dont trois startups chinoises.

Dans son étude CB Insight dénombre 291 licornes, ces entreprises qui sont  non cotées en bourse et valorisées à plus d’un milliard de dollars. Selon le site d’études en capital risque américain la valorisation actuelle de l’ensemble de ces sociétés atteint pratiquement 1 000 milliards de dollars.

En tête du classement proposé par CB Insight  on retrouve en première position  la plateforme d’actualité en ligne chinoise Toutiao, valorisée à 75 milliards de dollars. Toutiao est une application mobile pour les milleniums et la qualité et valeur de son audience repose sur une approche des interactions possibles via des techniques de machine learning. Bref, un concurrent plus technologique que Facebook qui souhaite se faire une place sur le marché publicitaire.

Toutiao devance devant deux géants des VTC : le chinois Didi Chuxing et l’américain Uber, valorisés respectivement 72 milliards et 56 milliards de dollars. Apple est notamment présent au capital de Didi Chuxing aux cotés de Tencent et Alibaba. Ensuite on trouve SpaceX, l’entreprise de porteur de satellite du fondateur de Tesla Elon Musk, Palentir une entreprise tech de big data positionnée notamment sur les marchés de la sécurité puis WeWork le géant du co-working,

De la 7ème place à la 10ème CB Insight a classé Stripe (Fintech des moyens de paiement), Lu.com une autre fintech mais chinoise dans les paiements avec mobile, Juul le leader américain de la cigarette électronique et Pinterest le réseau social américain. Quant à la France, CB Insight ne recense que deux licornes dont BlaBlaCar que l’on trouve à  la 124ème place du classement avec une valorisation à 1,6 milliard de dollars.

On peut se poser, d’ailleurs,  la question de l’exactitude des valorisations annoncées notamment pour les sociétés non américaines. La SNCF qui vient de prendre une participation au capital de la start-up française n’a, semble-t-il, pas opérer sur la base de valorisation son entrée au capital de la jeune entreprise française.

 

 

 

 

SAP a annoncé le rachat de la jeune entreprise Contextor, une société française positionnée sur le robotic process automation. La société est notamment spécialisée dans la recherche et le développement de logiciels RPA (Robotic Process Automation) fournissant des assistants logiciels et des robots autonomes intelligents dans de nombreux secteurs liés aux services. 

SAP n’a pas décidé d’être uniquement, à travers son incubateur récemment lancé, un animateur de l’éco système des start-ups françaises mais aussi d’investir. L’éditeur allemand a jeté son dévolu sur une jeune entreprise française spécialisée dans la conception de robots logiciels autonomes à partir de l’informatisation de processus robotisés. En clair, Contextor fabrique et industrialise des logiciels intelligents d’un niveau technologique supérieur aux bots.

Contextor, qui est basée dans la région parisienne, travaille au développement de la technologie RPA (Robotic Process Automation) qui permet avec des logiciels de type bots d’automatiser des tâches répétitives. Dans son communiqué, SAP précise qu’à ce jour 100 000 bots ont été déployés par les clients de Contextor pour automatiser leurs processus métiers. Parmi les clients de Contextor on trouve des banques (BNP, la Société Générale, Hello Bank), mais aussi des opérateurs télécom (SFT, Orange Bouygues) , des call centers (Webhelp, Téléperformance)  et des acteurs de l’énergie comme EDF ou Engie. D’une manière générale des secteurs qui cherchent à automatiser leur support et relation client en bénéficiant de l’apport des nouvelles  technologies en Intelligence Artificielle et Machine Learning.

Pour  SAP l’enjeu, à travers ce rachat, ne se situe pas uniquement au niveau de l’automatisation de la relation client par des assistants logiciels, il s’agit également pour l’éditeur allemand d’offrir une solution globale permettant d’intégrer plusieurs process métiers  dans une même chaîne de données intelligentes. « La RPA intelligente, accélérée par l’acquisition de Contextor, permettra aux entreprises d’atteindre le haut niveau d’automatisation nécessaire pour devenir des entreprises intelligentes » a précisé  Markus Noga, Head machine learning chez SAP dans le communiqué de presse diffusé à cette occasion. Avec la technologie RPA de Contextor, SAP prévoit  notamment d’automatiser la moitié des processus métiers supportés par la solution ERP SAP au cours des trois prochaines années.

 

C’est passé inaperçu mais le 21 novembre était la date de la Journée Mondiale de la Télévision de l’UNESCO. Pourtant selon différentes études la Télévision est de moins en moins regardée. Concurrencée par Internet, elle ne devrait plus être le premier média mondial dès 2020. 

C’était donc hier la Journée Mondiale de la Télévision. A contre courant des usages, l’UNESCO insiste sur  l’importance de la télévision en tant que premier moyen de communication et passage normal de l’information de masse, notamment dans les pays en voie de développement. La télévision joue un véritable rôle en ce qui concerne la diffusion de l’information et de la connaissance et constitue un puissant outil reflétant et déterminant les conditions et les aspirations humaines estime L’UNESCO. Si la TV reste un média de masse dans les pays en voie de développement du fait de la faible qualité de l’internet,  dans les pays développés et en Chine son usage est en perte de vitesse. Le web est en effet en passe de devenir plus important que la télévision dans le monde entier. Le temps passé devant la télévision ne cesse de baisser depuis plusieurs années et il est rattrapé par celui accordé à Internet constate la société d’études Statista.

Selon le nouveau rapport Zenith, mentionné par Statista, plus que quelques minutes ne séparent la télévision d’Internet en 2018 et les courbes devraient se croiser en 2019. Alors que la consommation télévisuelle moyenne mondiale s’élevait à 188 minutes – soit près de 3h10 – par jour et par personne il y a moins de 10 ans, elle n’était plus en 2017 que de 174 minutes et Zenith prévoit une baisse à 168 minutes d’ici 2020. À l’inverse, seules 48 minutes quotidiennes étaient passées sur Internet dans le monde en 2009, mais la hausse a été rapide et la consommation moyenne devrait atteindre 160 minutes cette année, soit 2h40 précise Statista. De plus en plus producteurs de contenus à l’image d’Amazon, Apple et bien sur Netflix, les géants du web ont su offrir de nouveaux services  grâce à Internet. En revanche, la TV n’a pas encore réussie sa mutation technologique et surtout sa mutation économique dont le modèle reste basé sur l’audience  publicitaire  des programmes sans véritable interactions avec les consommateurs.

BlackBerry a confirmé le rachat de la startup Cylance qui édite des solutions de cybersécurité. La firme canadienne dépensera 1,4 milliard de dollars pour être un acteur majeur sur le marché de la sécurité. 

Star des années 2000 avec son téléphone portable très prisé des cadres des secteurs financiers et bancaires parce que très sécurisé, la firme canadienne en rachetant Cylance mise sur le marché de la sécurité pour se relancer. Crée en 2012 et positionnée sur la protection de terminal, Cylance a été fondée par Stuart McClure, ancien directeur technique de McAfee et Ryan Permeh, ancien directeur scientifique d’Intel Security. Cette jeune entreprise américaine a notamment bénéficié d’une levée de fonds de Dell Ventures de 42 M$ en 2015. Cylance qui vient d’ouvrir un bureau en France propose de protéger les terminaux – postes de travail mais aussi serveurs – contre les logiciels malveillants en s’appuyant, non pas sur des bases de signatures comparables à celles des antivirus classiques, mais sur un algorithme alimenté par des graphes synthétisant des marqueurs comportementaux observés au sein de logiciels malveillants.

Cylance a recours à l’intelligence artificielle, ou plus précisément à l’apprentissage machine supervisé, pour classifier les échantillons, et ainsi identifier ceux qui présentent un caractère malveillant. L’agent résident, déployé en local sur les machines à protéger, ne pèse que quelques dizaines de méga-octets et se contente de consommer 5 % de ressources CPU pour l’analyse des flux entrants. Il communique à intervalles réguliers avec une console d’administration en mode Cloud hébergée sur l’infrastructure de Cylance. En interne, l’éditeur procède à une analyse statique et dynamique des nouveaux échantillons collectés dans la nature. Il met à jour son modèle algorithmique d’analyse environ tous les six mois, mais peut transmettre à ses clients des graphes mis à jour de manière plus fréquente, lorsque c’est nécessaire.

La console d’administration génère des flux syslogs standard pour intégration dans des systèmes de gestion des informations et des événements de sécurité. Des API spécifiques sont en outre proposées pour offrir une intégration plus étroite avec d’autres outils de sécurité. Cylance se classe parmi les éditeurs de solution de protection des points de terminaison. Il vient en cela concurrencer les leaders historiques du secteur tels qu’Intel Security, Kaspersky Lab, Sophos, Symantec et Trend Micro. Il est classé par Gartner parmi les visionnaires du secteur, aux côtés de BitDefender, F-Secure, Panda Security, Eset, mais également SentinelOne.

Alors que les valeurs phares de la technologie américaine comme Google, Apple ou Amazon sont chahutées actuellement en bourse, les levées de fonds en capital risque des start-ups continuent à s’envoler aux Etats-Unis comme en témoigne les résultats de l’étude de PcW. 

La semaine passée les valeurs phares de la technologie ont été  chahutées en bourse. Les cours des actions d’Apple, de Google, Facebook et d’Amazon ont baissé significativement entraînant une baisse générale  du Nasdaq, l’indice des valeurs technologiques aux Etats-Unis. Pour de nombreux analystes ces valeurs sont sur-évaluées et c’est une correction nécessaire. Les raisons données sont en partie macro-économiques avec une remontée attendue des taux d’intérêt aux Etats-unis mais aussi conjoncturelles.

Apple, qui reste la première capitalisation mondiale malgré une chute de 11,6% depuis le début du mois, a perdu lundi  2,6% après la publication d’un  article du Wall Street Journal selon lequel la firme à la pomme a revu à la baisse ses commandes de production des trois modèles d’iPhone récemment lancés. Apple ne donnant plus d’informations sur ses ventes d’iPhone, le doute s’est  installé sur la capacité de la firme à progresser aussi rapidement que dans le passé. Facebook de son coté continue à susciter la polémique suite aux failles de sécurité et à l’affaire Cambridge Technology. Mark Zuckerberg est accusé de mener une guerre d’influence auprès des médias pour minimiser les responsabilités de Facebook dans ces différentes affaires. Enfin, Google a un peu déçu les observateurs avec un chiffre d’affaires un peu moins dynamique que prévu lors de la présentation de ces derniers résultats.

Un niveau de capital risque record aux Etats-Unis au troisième trimestre 2018

Mais globalement aucune analyse ne semble remettre en cause les perspectives de croissance à moyen terme  de ces sociétés. « La tech » continue à séduire les investisseurs outre-Atlantique. Selon la dernière étude de PcW, le marché du capital-risque aux Etats-Unis a atteint, au troisième trimestre 2018, un record avec 27,5 milliards de dollars investis dans des start-ups dont 55 deals au dessus de la centaine de millions de dollars. Le volume des transactions adossées à du capital-risque a donc atteint un niveau jamais vu depuis le quatrième trimestre de 2012. Dans son étude PcW Money Tree, la société d’audit indique aussi que le niveau de deal qui a été atteint (1 229) reflète toujours un écosystème sain pour les startups.

Sur un plan plus qualitatif, PcW indique toutefois que le premier niveau  de financement (le seed et le early stage) des start-ups a baissé de 18 %. Celui de niveau intermédiaire et supérieur  a progressé. Le montant médian des transactions  a diminué pour s’établir à 34 M $ au troisième trimestre, par rapport à 42 M $ au deuxième trimestre, bien au-dessus de la fourchette historique des derniers trimestres soulignent les rapporteurs de l’étude. Et du coté des valorisations, si certaines voix s’élèvent pour expliquer que les  licornes américaines sont surévaluées,  le rachat récent de Qualtrix par l’éditeur allemand SAP pour 8 milliards de dollars montre clairement que si les licornes  ne trouvent pas leur salut en bourse, les acteurs historiques de la tech ont la trésorerie nécessaire pour les racheter.

Deux incertitudes cependant !

Il y a cependant deux incertitudes qui pourraient peser sur la valorisation de ces entreprises et sur tout le capital-risque mondial dans les mois qui viennent. La première est liée aux résultats des « pures players » de l’internet non technologiques comme Uber, Airbnb ou encore Amazon. Pour l’instant, le cumul de leurs pertes est impressionnant et leur développement est de plus en plus entravé par une réglementation qui s’organise tant aux Etats-Unis qu’en Europe. La volonté d’Emmanuel Macron de taxer les Gafa sur leurs chiffres d’affaires illustre ces politiques réglementaires visant à limiter leur expansion.

La seconde incertitude  est moins visible et elle est liée à la capacité des entreprises à suivre le rythme d’investissement imposé par la technologie. Selon le Gartner, les dépenses mondiales informatique et digitales  devraient progresser de plus de 3,2 % au niveau mondial en 2019.  Pour la société d’études, les dépenses en informatique liées à la transformation digitale s’accéléraient donc dans un contexte de ralentissement de la croissance économique mondiale. Le nouveau moteur à la mode en matière d’investissement informatique étant  celui de l’intelligence artificielle. Une technologie encore peu mature et qui nécessite de très importants investissements. Il n’est pas sur, en plus, que l’intelligence artificielle puisse être rapidement au centre d’une nouvelle révolution numérique et se diffuse rapidement au niveau des usages avec des coûts acceptables pour les utilisateurs et les entreprises.

Pourquoi un industriel rachète un média digital ? Sans doute parce que le poids des communautés et des influenceurs sur les médias digitaux est de plus en plus important. Selon Statista, l’alimentation et la cuisine sont le second domaine que suivent les français via des influenceurs. SEB en rachetant 750g se positionne directement auprès d’eux.

Le Groupe SEB, référence mondial sur le marché du petit équipement domestique avec près de 6,5 Mds d’euros de CA  a annoncé l’acquisition de 750g International, un éditeur média français  de sites et services culinaires français également présent en Allemagne, Espagne, Italie, Portugal, Brésil, USA et Royaume Uni.  750g est un éditeur 100 % digital qui rassemble une audience de 10 millions de fans Facebook, 450 000 membres et 5 000 blogueurs à travers différents sites. Son  portefeuille de 90 000 recettes publiées en 5 langues dans 7 pays générerait plus de 10 millions de visites par mois. 750g produit également des contenus spécifiques avec notamment l’impression de livres de recettes ou la création de contenus sur des plateformes digitales.

En rachetant  cette activité, SEB se positionne directement sur la communauté digitale autour de l’alimentation et de la cuisine avec une audience qu’elle estime à 5 millions de membres. Un domaine qui se situe en 2ème position selon le  dossier Statista sur les influenceurs français  qui compile une série de données permettant de mieux comprendre leurs profils, mais aussi leurs rapports avec les marques et leur audience. Ce contenu est  devancé par  la culture (littérature, cinéma, jeux vidéo, etc.) mais devance celui sur   l’équipement hi-tech. Avec cette acquisition SEB prend pour un industriel un virage stratégique visant à maîtriser complètement son audience digitale en proposant une nouvelle convergence des contenus et de services offerts par un industriel.

SAP vient d’annoncer le rachat de Qualtrix, un éditeur aussi société d’études, pour 8 milliards de dollars. Qualtrix, une des licornes américaines en vue, qui devait rentrer en bourse s’est positionné progressivement sur la donnée dite d’expérience. Avec ce rachat, l’éditeur allemand cible plus directement le marché de la donnée marketing et client face notamment à son grand rival Salesforce.

Selon les termes de l’accord annoncé cette semaine, SAP va procéder à l’acquisition de Qualtrix pour un montant de 8 milliards de dollars en numéraire. Une somme astronomique pour l’acquisition d’un éditeur dont le chiffre d’affaires en 2017 s’établissait à peine à  300 millions de dollars. Selon Forbes, Qualtrix, qui devait rentrer en bourse,  réaliserait cette année une forte croissance qui devrait lui permettre d’atteindre 400 millions de dollars de revenus en 2018. Le prix payé par l’éditeur allemand est donc de 20 fois le chiffre d’affaires. Dans son communiqué,  SAP précise qu’il a obtenu un financement de 7 milliards d’euros pour couvrir le prix d’achat et les coûts liés à l’acquisition. Celle ci devrait être finalisée au cours du premier semestre de 2019.

Pourquoi SAP paye aussi cher Qualtrix ?

Qualtrix est connu par les spécialistes à la fois comme un éditeur et une société de sondage qui voulait à ses débuts rendre les études plus simples. Crée il y a 16 ans, cet éditeur s’est positionné ces dernières années sur la donnée d’expérience. Ses solutions permettent  de collecter des informations qualitatives,  et notamment des commentaires, sur quatre domaines : les clients, les employés, les produits et les marques. La société a développé différentes catégories de logiciels de gestion de l’expérience qui rassemblent aujourd’hui selon Qualtrix 1,8 milliards de données. Des données que SAP souhaite marier à ses données opérationnelles de gestion mais aussi de relation client. En combinant les données dîtes d’expérience et les données opérationnelles l’éditeur allemand estime disposer d’une solution très efficace pour améliorer le pilotage des entreprises. Les entreprises, qui ont investi massivement sur des solutions de relation client ces dernières années, cherchent à mieux rentabiliser les données hébergées dans ces applications et à les rendre utiles. Les  données générées par Qualtrix serviront  donc à mieux valoriser les données opérationnelles et donneront un avantage compétitif aux entreprises. Pour SAP l’enjeu est notamment de reprendre, par ce biais,  le leadership technologique  et commercial sur les données clients et marketings qu’il a laissé ces dernières années à Salesforce.