DigitalCMO

A l’occasion de son passage à Paris pour l’événement européen Modern CX organisé pour plus de 400 clients et partenaires par Oracle France avec Hub Institute, Werner Te Riet, le Vice Président CX Oracle EMEA, a bien voulu répondre à nos questions. Et ses réponses sont claires : l’avenir de la relation client est dans le prédictif grâce à la puissance de l’IA.

DigitalCMO – Les outils d’expérience client semblent plus analytiques que prédictifs. Que fait Oracle dans le domaine du prédictif ?

Werner Te Riet – Oracle investit une bonne partie de ses ressources sur le développement de l’IA, de la Data Science et de l’apprentissage automatique (Machine Learning) afin de fournir des informations non seulement sur le moment présent mais aussi sur l’avenir.

Nous y avons consacré beaucoup d’efforts pour augmenter la capacité des entreprises à pouvoir prédire le parcours et le comportement de leurs clients afin de répondre à des questions comme : « Que va rechercher le client la prochaine fois ? », « A quel type d’interactions devrions-nous nous attendre et quand ? », « Quel canal devrions-nous utiliser pour s’adresser au client à l’avenir ? ».

On en a une bonne illustration dans le secteur du marketing avec l’analyse RFM (Récence, Fréquence, Montant), une méthode qui détermine la valeur client. Pour chaque client, vous pouvez savoir quelle est l’interaction la plus récente que vous avez eu avec lui, afin de pouvoir prédire ce que seront les prochaines étapes ou la fréquence de contacts nécessaires à la conclusion d’une vente.

Digital CMO – Selon certaines études, les CMO ont investi dans le monde 99 Md$ en Martech ! Comment peuvent-ils éviter maintenant que ces investissements restent en silos ?

Werner Te Riet – Chez Oracle, nous avons travaillé dur pour intégrer ces fonctionnalités à notre plate-forme CX plutôt que dans des solutions indépendantes afin que les spécialistes du marketing puissent tirer parti de cette capacité avancée qu’apporte l’IA dans le cadre de leurs parcours de commercialisation.

La capacité à utiliser des applications connectées les unes aux autres, afin de garantir que les processus existants puissent être convertis en processus futurs, est primordiale. Mais cela suppose de travailler avec un fournisseur qui puisse proposer une plateforme dédiée à l’expérience client complète, de bout en bout, et pouvant fournir des solutions qui ouvrent les barrières, et donc cassent ces silos.

Digital CMO – Comment peut-on se servir intelligemment de l’IA dans le domaine de la customer experience ? Quelles sont les directions prises par les clients d’Oracle dans ce domaine ?

Werner Te Riet – En matière de CX, l’apport de l’IA commence par le besoin de connecter les données relatives à ses clients avec celles de toutes leurs interactions. Ce n’est que lorsque chaque parcours client est connu que les entreprises sont en mesure de mettre en place les actions qui s’imposent. Une fois ces data connectées entre elles, on crée des algorithmes intelligents capables de trouver le bon moment pour prendre des décisions concrètes en temps réel.

Chez Oracle, nous veillons à ce que tous ces algorithmes basés sur l’IA et la Data science soient intégrés à notre plate-forme, pour que nos clients n’aient pas à investir en sus dans ces domaines. Bien sûr, nous ne pouvons pas résoudre tous les problèmes rencontrés par les clients. Nous devons donc leur fournir un cadre leur permettant d’étendre ces capacités eux-mêmes ou par l’intermédiaire de leur SI.

Nous avons beaucoup de clients qui ont commencé à utiliser l’une de nos solutions appelée « AI Switch ». Celle-ci analyse la propension de leurs utilisateurs à se connecter de façon optimale avec leurs audiences : à quel moment précis de la semaine, à quelle heure de la journée et à travers quel canal devraient-ils communiquer vers elles pour obtenir le meilleur taux d’ouverture et de conversion et optimiser leurs chances de transformer cette communication en opportunité réelle de mieux les servir ou de mieux comprendre leurs besoins. C’est de cette manière que nous pouvons améliorer le retour sur investissement.

Nos clients avant-gardistes, ceux que l’on appelle les early adopters, ont déjà adopté ce type d’outils. Chez Oracle, nous pensons qu’il ne fait aucun doute que ceux qui l’adoptent aujourd’hui seront les champions de demain.

En photo : Vincent Ducrey (Hub Institute) et Werner Te Riet lors du Modern Customer Experience (MCX) de Paris le  19 février 2019.

 

Selon les résultats de l’étude annuelle du Syndicat des Régies Internet, le marché français de la publicité digitale a progressé de 17 % en 2018 pour atteindre 4,876 milliards d’euros. Premier investissement des entreprises et des agences, le digital devance désormais la télévision de plus de  10 % de points de parts de marché.

Sur ce marché de la publicité digitale c’est le search qui continue à représenter la plus grosse part des investissements publicitaires devant les réseaux sociaux. Les investissements publicitaires dans le search ont encore progressé de 11 % en 2018 continuant ainsi à tirer à la hausse les revenus publicitaires de Google. En 17 ans,  le chiffre d’affaires de Google est passé de 70 millions de dollars à plus de 95 milliards de dollars.

En France, le SRI (Syndicat des Régies Internet) évalue le marché du search à 2, 27 milliards d’euros soit deux fois les investissements publicitaires en publicité sur les réseaux sociaux. Le marché de la publicité digitale hors réseaux sociaux s’établissant lui à un peu plus de 800 millions d’euros et en croissance de seulement 5 % en 2018.

Comme le montre clairement les chiffres du SRI, la publicité digitale continue à dominer grâce à la vidéo, les réseaux sociaux et les usages mobiles, le marché publicitaire français. La part du marché du digital est désormais de 39,2 % contre seulement 26,7 % pour la Télévision. Hors digital tous les autres médias (TV, Presse, Radio) sont en baisse en 2018.

Dans ce contexte, les acquisitions de médias digitaux par des médias traditionnels devraient encore s’accélérer en 2019. La part du digital dans le chiffre d’affaires de la Presse ou la Télévision reste encore marginale. TFI qui présentait ses résultats 2018 en début d’année avouait que son chiffre d’affaires digital (avec les marques Doctossimo, My Little Paris…) était encore inférieur à 10 % de son chiffre d’affaires.

 

 

Selon les chiffres du JDN, c’est encore le secteur du marketing & publicité Tech qui a dominé les levées de fonds en France en 2018. Avec 20,3 % du total des fonds levés, le secteur Adtech/Martech/Publishers se hisse sur le podium devant la Fintech et l’e-RH.

Dans un article du JDN signé Jamal El Hassani, les levées de fonds se sont élevées à 3,3 milliards d’euros en France en 2018, soit une progression de 65 % par rapport aux 2 milliards d’euros investis en 2017 selon la même source. Si le JDN note que ces levées de fonds sont toujours aussi dispersées en France, il y a eu cependant 3 levées de fonds à plus de 100 millions d’euros cette année avec notamment Voodoo (188 M€) dans le domaine du marketing & publicité tech pour jeux vidéos, Deezer (160 M€) dans le domaine du streaming musical et Blablacar (101 M€) dans celui de la mobilité collaborative.

On trouve ensuite dans le Top 10 : Daitaku (Big Data), Evaneo (Retail), Ledger (Fintech), Open Classrooms (e-RH), Scality (Cloud), Recommence (divers), Dynacure (divers). Au total ces 10 levées de fonds ont représenté un quart du total des fonds levés. Ces chiffres devraient être confirmés par l’AFIC qui notait dans son étude au 1er semestre 2018 une trés forte progression (42 %) du capital innovation dans ses chiffres généraux sur le capital investissement. L’association des investisseurs pour le croissance (AFIC)  note d’ailleurs que 2018 a été un année record pour les investissements de capital-innovation européen.

Selon le dernier rapport Pitchbook que l’AFIC mentionne, 20,5 milliards d’euros ont ainsi été investis en 2018 en Europe contre 19,7 milliards d’euros l’année précédente, soit une augmentation de 4,2%. Le nombre d’opérations effectuées ayant quant à lui chuté de 25,9%, la croissance soutenue des montants investis semble notamment portée par la taille accrue des opérations notent les rapporteurs de cette étude.

 

Dans le cadre de son étude annuelle Global CEO Survey, PwC publie  un  résultat intéressant sur la perception de l’IA par les directions générales. Alors que ces technologies auront un coup important pour les entreprises, 63 % des CEO interrogés estiment que l’impact de l’IA sera supérieur à celui d’Internet. Mais selon eux, cette technologie ne créera pas plus d’emplois qu’elle n’en détruira.

Alors que ce marché n’a pas encore véritablement décollé dans les entreprises, l’IA fait sans aucun doute partie des priorités futures des CEO dans le monde. Le cabinet d’audit PwC vient de dévoiler son baromètre annuel mondial « Global CEO Survey » à l’occasion du Forum économique mondial qui se tient à Davos. L’étude menée auprès de 1 378 dirigeants d’entreprise est une radiographie des attentes des CEO vis-à-vis d’un certain nombre d’enjeux dont la technologie. Dans ce domaine une partie de l’enquête est également dédiée aux impacts de l’intelligence artificielle (IA) dans le monde et permet d’entrevoir le point de vue des dirigeants d’entreprise à ce sujet.

Ainsi selon les résultats de cette étude 63 % des CEO interrogés estiment que les technologies de  l’IA auront  encore plus d’impact sur la société que les technologies Internet. Et environ un CEO  sur cinq en est même complètement convaincu. Par contre,  ils sont pessimistes dans leur analyse de l’impact de l’IA sur le marché du travail. En effet, ils sont 41 % à penser que l’intelligence artificielle remplacera plus d’emplois qu’elle ne pourra en créer mais 49 % d’entre eux pensent que c’est l’effet inverse qui se produira. Donc, globalement l’IA est encore vu par les CEO -contrairement à internet qui est devenu un secteur économique- comme un processus d’automatisation qu’ils vont pouvoir déployer pour gagner en productivité.

 

Selon les données de Statista, la valorisation d’Apple a chuté de 452 Mds de dollars au 3 janvier. Et il semble que sa capitalisation pourrait encore baisser en 2019 en dépit des explications  récentes données par son CEO Tim Cook (cf vidéo sur notre site). Une situation qui inquiète aux Etats-Unis notamment vis-à-vis du secteur de la Tech que beaucoup d’analystes jugent sur-évalué actuellement.

Les ventes d’iPhone : seul nuage pour Apple en 2019 ?

Dans sa lettre aux investisseurs de début janvier, Tim Cook a insisté sur les raisons des moins bonnes performances actuelles d’Apple. En premier lieu, il a expliqué que les ventes d’iPhone étaient pénalisées par un problème de stock dans le canal de distribution. Pour Tim Cook, si l’iPhone s’est moins vendu que prévu c’est parce qu’Apple -comparativement à l’année passée- a commercialisé plus tardivement sa nouvelle gamme.

Ensuite, Tim Cook a expliqué que le dollar fort pénalise ses ventes à l’international surtout dans un contexte de réduction de la croissance dans les pays émergents dont la Chine. Le CEO d’Apple a insisté notamment sur le ralentissement de la croissance économique de la Chine (qui n’est plus tout à fait un pays émergent aux yeux de beaucoup d’économistes) et dont les consommateurs optent peut-être pour des mobiles mieux positionnés en terme de rapport qualité/prix.

En avouant seulement qu’Apple avait à gérer pour 2019 un portefeuille de produits pléthorique, Tim Cook, dont la rémunération a encore augmenté, n’a pas convaincu les investisseurs. Avec un taux d’imposition de 16,5 % annoncé dans ses résultats mais qui devrait augmenter sous la pression des Etats dont la France, une concurrence accrue de la Chine et surtout l’absence d’innovation notable avant l’arrivée de la 5G, il est clair qu’Apple devra gérer un cycle moins favorable que celui enregistré sur les 10 dernières années. Reste à savoir si cela peut peser sur les évolutions des autres valeurs phares de la Tech pour 2019.

 

 

 

 

 


Alors qu’IBM vient d’annoncer une vente d’1,8  milliards de dollars de logiciels à la société indienne HCL Technologies dont le logiciel Unica d’automatisation du marketing, il semble que c’est désormais à travers Watson et ses capacités en Intelligence artificielle qu’IBM va continuer à développer ses offres données et analytiques.
Un point de vue partagé par Olivier Borel, responsable d’IBM France pour les solutions logicielles autour du marketing, rencontré par Digital CMO sur le dernier salon One to One Digital Marketing.

Parmi les solutions proposées par IBM, quelle est la place de Watson, la solution d’intelligence artificielle lancée en 2012 ?

Watson est la personnification du savoir-faire d’IBM en matière d’intelligence artificielle dite cognitive. Ces travaux ne sont pas récents et ont commencé par de la recherche fondamentale puis ensuite de la recherche appliquée dans de nombreux domaines et souvent dans de grands projets. Plus récemment, il y environ 4 ou 5 années, nous nous sommes appliqués à utiliser ces capacités algorithmiques pour les spécialiser dans nos offres logicielles et en particulier dans cette famille de solutions qui touchent à l’engagement client et au marketing.

Qu’avez-vous amélioré ?

Nous prenons des processus traditionnels du marketing et de l’engagement client que nous rendons plus agiles et plus alertes. Nous facilitons le travail du marketeur au quotidien grâce à cette puissance cognitive qui va s’appliquer dans plusieurs domaines comme l’analytique pour détecter des comportements et des modèles afin de faire des recommandations ou de la prédiction. Nous l’appliquons aussi pour présenter des informations difficiles à appréhender et ainsi permettre à ces professionnels du marketing de mieux comprendre leur clientèle pour l’engager ensuite de façon plus efficiente.

Quels sont les autres domaines d’applications ?

C’est l’usage des solutions pour les praticiens en proposant un assistant qui facilite la présentation des données ou la mise en évidence de certains phénomènes. L’idée est d’établir des comparaisons qui sont parfois fastidieuses à réaliser pour les professionnels du marketing. Le travail sur des gros volumes et la répétition d’actions unitaires est simplifié, augmenté et assisté par l’intelligence artificielle personnifiée par Watson. C’est pour cela que notre suite logicielle s’appelle Watson Marketing. Cela signifie que la nouvelle ère de solutions optimisées par  l’intelligence artificielle infuse tous les processus métiers pour en augmenter l’efficacité.

Qui sont vos clients qui ont adopté cette gamme de logiciels ? Certains secteurs y sont plus sensibles que d’autres ?

Tous nos clients traditionnels bénéficient de facto de ces nouvelles avancées via les mises à jour des versions des logiciels. A partir du moment où l’on est concerné par l’engagement client et les stratégies marketing, on est forcement concerné par l’exploitation des données comme les préférences clients ou les donnés comportementales. Ces données doivent être converties en information métier. L’intelligence artificielle assiste les spécialistes du genre que sont souvent les data scientists dans cet exercice de compréhension, d’amélioration et de systématisation de ces découvertes.

L’intelligence artificielle est un sujet à la mode. Vos clients et prospects en sont-ils demandeurs ou avez-vous encore à l’expliquer ?

C’est un sujet qui est maintenant rentré dans les esprits. Il est admis que cela constitue une aide précieuse dans de nombreux métiers. Aujourd’hui ce qui peut être discutable ou relever d’une courbe de maturité pour les entreprises, c’est d’acter ces nouvelles capacités analytiques à des use case qui soient pertinents. Dans l’intelligence artificielle il y a quelque chose de fondamental, c’est cette capacité à grandir, à apprendre et à devenir de plus en plus pertinent en fonction de l’historique, de la base de faits et des volumes traités. Dans certains domaines, l’intelligence artificielle va fournir des bénéfices pas encore extraordinaires mais tout cela va très vite. Ce qu’on faisait faire à Watson il y a un an est aujourd’hui décuplé et nul doute que prochainement on pourra miser encore plus sur ces technologies pour accompagner un métier et des professionnels. Ces capacités d’intelligence artificielle ont été infusées depuis deux années et release après release, nous les faisons évoluer dans nos logiciels qui trouvent ainsi de plus en plus d’usages.

En savoir plus sur Watson : https://www.ibm.com/fr-fr/customer-engagement/commerce

Le prix Gottlieb Duttweiler attribué à Watson

Développé par IBM depuis 2005, Watson est un logiciel d’intelligence artificielle nommé aussi en l’honneur de Thomas J Watson, premier PDG d’IBM de 1914 à 1956. Le treizième prix de L’institut Gottlieb Duttweiler vient d’être attribué ce programme d’intelligence artificielle et c’est la première que cette prestigieuse distinction honore non pas une personne mais une entité virtuelle. Avant le programme Watson, Kofi Annan (2008), Václav Havel (1990) ou Jimmy Wales (2015), cofondateur de Wikipédia, avaient reçu ce prix. John E. Kelly III, vice-président senior d’IBM, recevra le prix le 7 mai 2019 à Rüschlikon (canton de Zurich) où est implanté l’Institut Gottlieb Duttweiler.

Site web : https://www.gdi.ch/en

À l’occasion de la 6ème édition Show Hello d’Orange, Stéphane Richard, le PDG de l’opérateur français est revenu sur différentes innovations qui seront lancées en 2019. Au delà des annonces dans la 5G et la couverture du territoire, Orange compte miser l’année prochaine sur deux innovations : l’intelligence artificielle et l’internet des objets avec notamment un positionnement  important sur la maison connectée. Ces innovations devraient permettre à Orange de proposer de nouveaux services et d’augmenter (ou stabiliser) ainsi sa facturation mensuelle auprès de ses abonnés.

Orange ne pouvant pas être absent de l’innovation autour des assistants vocaux, l’opérateur français a annoncé sa propre solution d’assistant vocal. Développé avec Deutsche Telekom dans le cadre d’une alliance européenne sur l’Intelligence Artificielle, Djingo est le le smart speaker proposé par Orange pour commander à la voix.  Il a été présenté au cours du Show Hello comme l’interface privilégiée pour tous les services Orange

Djingo permettra de passer des appels, en mode main libre, d’interagir avec la Télé d’Orange et de piloter l’intégralité des services de « Maison Connectée » que l’opérateur va proposer à partir de mars 2019. A l’avenir, la gamme de services de Djingo s’enrichira de partenariats noués avec de grandes plateformes de services ou de e-commerce comme  OUI.Sncf, Deezer, Radio France ou Météo France. Et bien sûr Djingo sera aussi embarqué dans d’autres équipements d’Orange comme la télécommande du décodeur TV via une simple mise à jour logicielle.

Orange veut être un acteur important sur la maison connectée

Dans le cadre de cet événement, Orange a précisé également ses ambitions sur la maison et les objets connectés. L’opérateur français a annoncé qu’au printemps prochain en France, le service « Maison Connectée » qu’il va déployer permettra de connecter directement les objets connectés de la maison à la Livebox, de les piloter à distance, de contrôler leur usage et d’analyser leur consommation avec une seule et même application accessible depuis un smartphone.

Le service « Maison Connectée » sera compatible avec les équipements Orange et les produits de ses partenaires en matière d’IoT comme Philips Hue, Bosch ou encore Netatmo. Cette offre sera proposée sans abonnement complémentaire et accessible pour toute personne en possession d’une Livebox dernière génération et d’une offre haut débit. Le service sera déployé par une simple mise à jour du logiciel a précisé Orange.

L’opérateur français  lancera dans le même temps « Maison Protégée » une offre complémentaire de sécurité pour les foyers qui a été développée en partenariat avec l’assureur Groupama. Orange a indiqué que ce service permettra au foyer d’être relié à un centre de télésurveillance capable de déclencher une intervention et d’appeller les forces de l’ordre en cas de besoin. Ce service sera disponible sur abonnement.

Pour retrouver l’ensemble des innovations présentées lors du Show Hello 2018 :
www.orange.com

Ancien PDG de Radio France qu’il a quitté récemment, Mathieu Gallet vient d’annoncer la levée de quatre millions d’euros dans le cadre du développement de son projet de start-up sur les podcast appelé Majelan. La jeune entreprise souhaite digitaliser l’accès aux podcast et offrir de nouveaux services pour favoriser l’abonnement payant.

Mathieu Gallet a annoncé dans le Figaro avoir « réalisé une première levée de fonds de 4M€ en equity et en avance remboursable » pour la jeune entreprise Majelan qu’il a lancé cet été. Cette levée de fonds a été menée  par Idinvest Partners avec la participation d’investisseurs de renom tels que Jacques Veyrat (Impala), Xavier Niel (Kima Ventures) et Fabrice Larue (ex-Newen).

Dans son entretien au Figaro Mathieu Gallet a précisé que  cette levée de fonds « va permettre à Majelan de construire sa plateforme technologique et d’initier une politique éditoriale basée sur des productions originales ». Le créneau des podcast est perçu par les analystes comme une niche dans l’univers des médias mais avec la modification des usages il semble promis à un bel avenir.

Deux stratégies et bientôt un modèle payant

Une étude récente, réalisée  par Audible et Opinion Way,  indique  notamment que 39 % des français consommaient régulièrement des podcast contre 17 % seulement pour des livres audios.  Pour monétiser ce potentiel, il semble que les créateurs de Majelan -dont l’entrepreneur en start-up Arthur Perticoz-  misent sur deux stratégies. D’une part, la création de contenus originaux un peu à l’image de ce qu’a proposé Netflix pour se lancer et, d’autre part, des services digitaux permettant de monétiser l’abonnement à la plateforme.

C’est donc bien le modèle payant que vise Majelan, ce qui demandera sans doute à la plateforme de lever encore des fonds dans les mois qui viennent notamment pour gérer les abonnés. A moins que Mathieu Gallet mise plus simplement sur une plate-forme permettant de disrupter à terme un modèle radio aujourd’hui trop rigide par rapport à l’usage et l’évolution des modes de vie des milleniums. La course à l’audience, la baisse des revenus publicitaires, la modification des usages conduisent à fragiliser ce segment de marché des médias qui n’a pas encore trouvé dans internet un second souffle.

Crédit photo : Jason Rosewell

 

Alors que les rumeurs d’introduction  en bourse d’Uber se précisent, c’est plusieurs licornes américaines (dont Lift ou Slack) qui devraient rejoindre les marchés boursiers en 2019. Ainsi va le capital risque américain qui, tous les 10 ans, fait éclore de nouvelles stars sur les marchés. Ceux qui dans les années 1990 ont investi dans Microsoft, Apple ou plus récemment dans Google, Facebook  ou Amazon ne le regrettent pas.
Panorama des dix licornes les mieux valorisées actuellement par CB Insight dont trois startups chinoises.

Dans son étude CB Insight dénombre 291 licornes, ces entreprises qui sont  non cotées en bourse et valorisées à plus d’un milliard de dollars. Selon le site d’études en capital risque américain la valorisation actuelle de l’ensemble de ces sociétés atteint pratiquement 1 000 milliards de dollars.

En tête du classement proposé par CB Insight  on retrouve en première position  la plateforme d’actualité en ligne chinoise Toutiao, valorisée à 75 milliards de dollars. Toutiao est une application mobile pour les milleniums et la qualité et valeur de son audience repose sur une approche des interactions possibles via des techniques de machine learning. Bref, un concurrent plus technologique que Facebook qui souhaite se faire une place sur le marché publicitaire.

Toutiao devance devant deux géants des VTC : le chinois Didi Chuxing et l’américain Uber, valorisés respectivement 72 milliards et 56 milliards de dollars. Apple est notamment présent au capital de Didi Chuxing aux cotés de Tencent et Alibaba. Ensuite on trouve SpaceX, l’entreprise de porteur de satellite du fondateur de Tesla Elon Musk, Palentir une entreprise tech de big data positionnée notamment sur les marchés de la sécurité puis WeWork le géant du co-working,

De la 7ème place à la 10ème CB Insight a classé Stripe (Fintech des moyens de paiement), Lu.com une autre fintech mais chinoise dans les paiements avec mobile, Juul le leader américain de la cigarette électronique et Pinterest le réseau social américain. Quant à la France, CB Insight ne recense que deux licornes dont BlaBlaCar que l’on trouve à  la 124ème place du classement avec une valorisation à 1,6 milliard de dollars.

On peut se poser, d’ailleurs,  la question de l’exactitude des valorisations annoncées notamment pour les sociétés non américaines. La SNCF qui vient de prendre une participation au capital de la start-up française n’a, semble-t-il, pas opérer sur la base de valorisation son entrée au capital de la jeune entreprise française.

 

 

 

 

SAP a annoncé le rachat de la jeune entreprise Contextor, une société française positionnée sur le robotic process automation. La société est notamment spécialisée dans la recherche et le développement de logiciels RPA (Robotic Process Automation) fournissant des assistants logiciels et des robots autonomes intelligents dans de nombreux secteurs liés aux services. 

SAP n’a pas décidé d’être uniquement, à travers son incubateur récemment lancé, un animateur de l’éco système des start-ups françaises mais aussi d’investir. L’éditeur allemand a jeté son dévolu sur une jeune entreprise française spécialisée dans la conception de robots logiciels autonomes à partir de l’informatisation de processus robotisés. En clair, Contextor fabrique et industrialise des logiciels intelligents d’un niveau technologique supérieur aux bots.

Contextor, qui est basée dans la région parisienne, travaille au développement de la technologie RPA (Robotic Process Automation) qui permet avec des logiciels de type bots d’automatiser des tâches répétitives. Dans son communiqué, SAP précise qu’à ce jour 100 000 bots ont été déployés par les clients de Contextor pour automatiser leurs processus métiers. Parmi les clients de Contextor on trouve des banques (BNP, la Société Générale, Hello Bank), mais aussi des opérateurs télécom (SFT, Orange Bouygues) , des call centers (Webhelp, Téléperformance)  et des acteurs de l’énergie comme EDF ou Engie. D’une manière générale des secteurs qui cherchent à automatiser leur support et relation client en bénéficiant de l’apport des nouvelles  technologies en Intelligence Artificielle et Machine Learning.

Pour  SAP l’enjeu, à travers ce rachat, ne se situe pas uniquement au niveau de l’automatisation de la relation client par des assistants logiciels, il s’agit également pour l’éditeur allemand d’offrir une solution globale permettant d’intégrer plusieurs process métiers  dans une même chaîne de données intelligentes. « La RPA intelligente, accélérée par l’acquisition de Contextor, permettra aux entreprises d’atteindre le haut niveau d’automatisation nécessaire pour devenir des entreprises intelligentes » a précisé  Markus Noga, Head machine learning chez SAP dans le communiqué de presse diffusé à cette occasion. Avec la technologie RPA de Contextor, SAP prévoit  notamment d’automatiser la moitié des processus métiers supportés par la solution ERP SAP au cours des trois prochaines années.