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Le Village by CA Paris fêtera le 20 juin prochain ses 4 années d’existence et en profitera pour organiser la 1ère cérémonie des Village Awards récompensant des duos start-ups et grands groupes. Ideta, Dial Once, Silkpay, TeachOnMars, Jooxter et Velco font partis des start-ups nominées pour l’occasion

Neuf duos startup – grand groupe en compétition le 20 juin prochain

Pour cette première édition des Village Awards, le Village by CA Paris a souhaité miser sur la coopération entre start-ups et grands groupes. Un axe important pour le Crédit Agricole qui cherche notamment à offrir des débouchés aux jeunes entreprises innovantes financées et qui a d’ailleurs publié une étude sur le sujet. Parmi les duos on retrouve coté grands comptes Sodexo, PSA et Cap Gemini, Sanofi, IBM et bien sur le Crédit Agricole. L’objectif sera de  récompenser les meilleures initiatives et coopérations entre startups et grands groupes lors d’une grande soirée le 20 juin prochain. Le jury, qui désignera le duo gagnant sera composé de David Finel – CEO de Sharepay, Pierre Giu – CEO d’Orosound, Anaïs Richardin – Rédactrice en chef de Maddyness, Claude Terosier -CEO de Magic Makers, Camille Buss – Startup Manager au Village by CA Paris, et Zouheir Guedri – CEO de Data&data.

Cap vers l’international avec l’ouverture d’un Village by CA à Milan

Dans son communiqué sur cette soirée, Le Village by CA Paris précise qu’il a accueilli en 4 ans  plus de 160 startups et 130 millions de fonds ont été levés par ces dernières. Lors de la soirée, la nouvelle promotion 2018 sera présentée. L’ensemble du réseau est composé de 25 entités représentant  plus de 450 partenaires et 600 startups. Le Village by CA a par ailleurs annoncé l’’ouverture prochaine d’un Village à Milan.

 

Platform.sh, la jeune entreprise française spécialiste du PaaS, vient de lever 34 M $. Le tour de table  a été dirigé par Partech, basé aux États-Unis, avec Idinvest Partners, Benhamou Global Ventures (BGV), SNCF Digital Ventures etHi Inov, le fond innovation spécialisé de la famille Dessantrangle. Investisseurs VC et industriel, à l’image de la SNCF, misent sur cette start-up qui veut rendre le développement et exploitation d’application dans le cloud : rapide, fiable et simple. D’ailleurs elle a déposé  l’expression « deploy Fridays » pour illustrer l’efficacité de sa solution.

Une approche originale du DevOps et des développeurs

Après Cedexis racheté par Citrix, c’est une autre start-up française innovante du cloud qui semble prendre le chemin des Etats-Unis avec cette levée de fonds menée par Partech. Déjà bien connue dans le milieu informatique et par les DSI, la société crée par Frédéric Palais mise sur une nouvelle génération de services PaaS pour réduire la complexité du travail des développeurs. Pour Fred Palais l’enjeu c’est la complexité des services qui sont à gérer sur le cloud public qu’il faut résoudre pour bénéficier des avantages du cloud. « La page d’accueil AWS à elle seule vous permet de naviguer entre 131 produits. La catégorie IBM Cloud Computing comprend 162, juste un échantillon de plus de 2000 dans leur catalogue il faut réduire cette complexité notamment au niveau développement en misant sur les technologies DevOps.

Issue d’un spin off de Commerce Guys, l’entreprise à l’origine de Drupal Commerce, Platform.sh édite une plateforme DevOpsqui permet aux développeurs de gérer l’ensemble du cycle de vie de leurs applications. Pour cela elle s’appuie sur une stratégie open source de conteneurs.  « De cette manière, on a la certitude qu’il n’y a pas de différence entre la préproduction à la production, précise  Frédéric Plais. Coté client et notamment de la DSI cela permet de gérer la mise à jour des fonctionnalités en toute sécurité. Une approche prisée par les directions métiers qui  sur des applications digitales souhaitent tester en live de nouvelles applications.  Une approche qui selon Platform.sh permettrait  une réduction de 90% des efforts liés au développement d’application  en comparaison avec des solutions internes et surtout des gains humains et économiques sur les services managés. En clair, Platform.sh souhaite rendre la vie plus facile aux équipes de développement.

Alors que  PcW vient de publier une étude indiquant des investissements accrus en 2018 des entreprises en matière de cybersécurité, le capital risque américain continue à investir sur les start-ups plutôt spécialisées en machine learning pour répondre à cette future demande.  

Selon une étude de PcW  87% des PDG  interrogés au niveau mondial déclarent qu’il vont renforcer en 2018 leurs investissements dans la cybersécurité,  notamment pour améliorer  la confiance de leurs clients dans leurs services. Et Presque autant (81%) déclarent dans cette étude  qu’il est nécessaire de créer de la  transparence dans l’utilisation et le stockage des données. Sur fond de RGPD en Europe, le mouvement vers un sur-investissement des entreprises en matière de sécurité et de cybercriminalité semble bien engagé. De quoi booster l’investissement en capital risque dans ce domaine et favoriser l’éclosion de nouvelles start-ups spécialisées notamment dans le machine learning pour prévenir les risques sur les systèmes d’information des entreprises.

4 exemples : Sift Science, DataVizor, Anomali, Vectra Network

Premier exemple de start-up s’appuyant sur le machine learning, Sift Science utilise cette technologie pour détecter et prévenir la fraude par comparaison des comportements sur différents site’s. La start-up agrège les données sur le comportement des utilisateurs de plus de 6 000 sites et applications, ce qui lui permet d’attribuer des scores de risque aux utilisateurs d’un site en fonction de leur comportement sur ces sites. Autre exemple DataVisor  qui s’appuie de son coté  sur un apprentissage machine pour lutter contre la fraude en tout genre (le blanchiment d’argent, le piratage de comptes, les faux avis en ligne). DataVisor a développé  un moteur de règles automatisé, utilisant le machine learning pour générer de nouvelles règles et les comparer avec les règles existantes. La start-up Anomali a développé une plateforme capable d’aller chercher dans des sources multiples des informations sur les cybermenaces. Elle a crée un pont avec son logiciel pour transmettre cette information directement aux pare-feu, aux systèmes de prévention des intrusions, aux outils de gestion de la sécurité et des événements des entreprises sur leur système d’information. Enfin le dernier exemple est celui de Vectra Networks une start-up positionnée sur la cybersécurité à partir de solutions d’intelligence artificielle. Sa solution examine le trafic réseau et les logs système, à la recherche d’indicateurs de fraude pour repérer les attaques de sécurité  et identifier les cibles sur le réseau de l’entreprise et notamment les messageries.

 

Statista vient de publier une étude sur les 1 000 premiers sites de eCommerce aux Etats-Unis. Si Amazon continue à dominer largement comme le montre l’illustration, la forte croissance enregistrée attire de plus en plus de nouveaux entrants. 

Une croissance attendue du eCommerce de 11 % par an aux US

Selon l’étude publiée par Statista, le marché du commerce électronique aux États-Unis s’établit aujourd’hui à 398 milliards de dollars. Selon les données de l’étude la croissance attendue sera de 11 % par an en moyenne jusqu’en 2020.  Si Amazon continue à largement dominer le marché américain comme l’indique  l’infographie fournie par Statista, le marché semble s’ouvrir  de plus en plus à de nouveaux entrants.

L’étude « The US eCommerce Market 2018 » est d’ailleurs  basée sur une analyse des 1 000 plus grands magasins en ligne. Il répertorie notamment les sites  en fonction des ventes nettes générées en 2017 aux États-Unis. Une étude qui devrait intéresser les grands acteurs de la distribution française  à quelques semaines de la  Paris Retail Week dont le thème principale sera le Smart Phygital. Un modèle hydride que tentent de développer tous les acteurs du retail français pour résister à la montée en puissance des pure player de e-commerce. Selon une analyse récente du cabinet Deloitte il semble que ce modèle soit le seul qui puisse résister à la poussée des pure player du eCommerce en Europe.

 

En 2017, Amazon a été l’entreprise qui a le plus investi en R&D au niveau mondial (22,6 milliards de dollars), tandis que son chiffre d’affaires progressait de 30% (179 Mds$, soit plus de 148 milliards d’euros) et que ses bénéfices nets se sont élevés à 3 Mds$. Ce sera l’entreprise à surveiller ce second semestre 2018 après d’excellents résultats au 1er trimestre.

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Amazon vient d’annoncer pour son 1er trimestre fiscal 2018 une croissance de 43 % de ses revenus et de 90 % de ses profits à 1,9 Mds $ . Ces dernières années, Amazon semblait être le représentant le plus discret des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft). Ce n’est plus le cas et – au vu des sommes investies par Amazon en R&D – cela va durer quelques années. Concrètement, Amazon a consacré 22,6 Mds$ à la recherche et au développement en 2017. C’est quasiment trois fois plus que Facebook (7,8 Mds$), dont les démêlés judiciaires ont attiré la plupart des regards.

Quant aux trois autres, ils suivent Amazon, mais à bonne distance : Google avec 16,6 Mds$, Microsoft avec 12,3 et Apple avec 11,16. A eux 5, les GAFAM ont investi plus de 70 Mds$ en R&D pour la seule année 2017. La somme atteint même 84 Mds$ si l’on inclue les 13,1 Mds$ investis par Intel en R&D (Intel est 3ème du classement des investissements en R&D des entreprises américaines, établi par FactSet). A titre de comparaison, l’Europe a consacré dans le même temps environ 200 Mds (240 Mds$), investis par près de 600 entreprises.

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Amazon est ainsi devenu le numéro 1 mondial des investissements en R&D et a réalisé en juin 2017 la plus importante acquisition de son histoire en rachetant la chaîne de supermarchés bio Whole Foods Market pour 13,7 Mds$ (voir notre article), ce qui lui a permis de devenir la 6ème enseigne de grande distribution dans le monde. En France, Amazon n’a pas racheté directement une enseigne de la grande distribution, mais a passé un accord avec Monoprix pour que ses clients aient accès à une offre de produits alimentaires.

Les investissements d’Amazon en R&D concernent notamment l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le commerce et la possibilité pour les clients de faire leurs courses sans avoir à sortir un quelconque moyen de paiement. Dans ce registre, son concurrent direct est le géant chinois Alibaba (voir notre article).

Facebook : conformité GDPR et sites de rencontres 

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Dans le même temps, Facebook a fait le buzz cette semaine avec ses fonctionnalités de site de rencontres, annoncées lors du F8, son congrès dédié aux développeurs, par son patron Mark Zuckerberg. Cette annonce s’apparente fort à l’usage d’une « poudre de Perlimpinpin », car Facebook n’a certainement pas consacré 7,8 Mds$ en 2017 pour développer un « site de rencontres », même si 10% des 2 milliards d’utilisateurs de Facebook dans le monde sont potentiellement concernés, soit 200 millions de personnes. Dans le même esprit, Facebook a annoncé qu’il devenait possible pour les utilisateurs de supprimer leur historique de navigation, de faire de la traduction instantanée et, plus généralement, d’atteindre un meilleur niveau de sécurité et de confidentialité. Il est clair que ces différentes annonces sont des réponses à « l’affaire Cambridge Analytica » mais aussi aux contraintes de protection des données liés à la mise en place du GDPR.

La Rédaction, Digital CMO 

Selon la société d’études Spoking Polls, le marché français de l’intelligence artificielle en en train d’enregistrer une progression record : 283 M€ en 2018, soit une croissance de 89% par rapport à 2017.

En France, la fusée « marché de l’intelligence artificielle » (IA) est lancée. Selon l’analyse de la société d’études Spoking Polls, les investissements dans les solutions logicielles dédiées à l’IA devraient être supérieures à 283 M€ en 2018 (soit + 89% par rapport à 2017). Deux facteurs incitent à augmenter cette estimation. La première est que la prévision de Spoking Polls écarte les dépenses en matériels et en services numériques. La seconde est qu’elle ne tient pas compte des prestations de conseil associée à la « transformation humaine » liées à la montée en puissance de l’intelligence artificielle (évolutions des méthodes de travail, nouvelles organisations, nouvelles pratiques managériales, formations, etc.) Selon cette lecture, les investissements avoisineraient près de 1  milliard d’euros dès cette année précisent les auteurs de cette étude, et ce sont les grands cabinets de conseils et d’audit (de type Deloitte, KPMG, Accenture, EY, Capgemini et les acteurs  du BPM au sens large, comme Webhelp…) qui devraient en bénéficier en premier lieu. Cela étant dit, l’étude de Spoking Polls nous propose de nous projeter en 2023 et d’estimer le poids de ce marché dans 5 ans.

L’IA en France : plus de 10 milliards € en 2023

Selon l’étude de Spoking Polls, le marché français de l’IA devrait représenter plus de 1,5 milliard d’euros en 2023. Mais si l’on prend en compte les investissements nécessaires en matériels et en services numériques, on atteint 4,5 milliards d’euros. Et si l’on inclut les services de conseil, on passe la barre des 10 milliards d’euros. De fait, on mesure mieux l’enjeu de l’investissement consenti fin mars 2018 par l’Etat français : 1,5 milliard d’euros d’ici fin 2022 (voir l’article de Digital CMO sur le sujet).

Par ailleurs, l’étude de Spoking Polls prévoit un « renversement de tendance » en 2020. En 2018 et l’an prochain, la part des startups dans les investissements dans l’IA sera supérieure à 50%. En 2020, ce sont les entreprises dites « traditionnelles » qui prendront le relais et représenteront plus de la moitié des investissements. Quant aux startups, l’étude de Spoking Polls ne se hasarde pas à affirmer que la montée en puissance de l’IA permettra l’émergence de « licornes » françaises (une licorne étant selon la définition une startup valorisée à plus d’1 milliard de dollars), mais les auteurs indiquent que l’écosystème français des startups « était très segmenté en 2017 et le restera en 2018 ».

Métiers et secteurs porteurs

Autre point : l’analyse précise que les investissement dans l’intelligence artificielle vont se concentrer en France sur trois métiers et dans trois secteurs d’activité. En ce qui concerne les métiers, les trois fonctions les plus concernées sont selon Spoking Polls « le marketing et communication, le service financier et le département informatique ». Pour ce qui est des secteurs d’activité, l’étude explique que la croissance du marché français sera principalement tirée par les secteurs « commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration » (23%), « Activités financières et d’assurance » (21%) et « Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale » (15%).

La Rédaction, Digital CMO

Oracle compte faire évoluer son image et mise sur les startups pour accélérer ce changement. Entretien avec Reggie Bradford, Senior Vice President Startup Accelerator, à l’occasion de l’Oracle Innovation Executive Summit, qui a eu lieu le 11 avril 2018 à Paris, à la Station F.

  • Quels sont les priorités d’Oracle pour ce programme startups en 2018 ?

 

Reggie Bradford : Pour cette deuxième édition – dont les candidatures pour la France sont ouvertes jusqu’au 30 avril – nous recherchons à nouveau des startups qui ont une certaine maturité (un produit fiable, des références clients, un modèle économique viable…) et qui proposent des solutions qui complètent le portefeuille des technologies et des applications d’Oracle.

Les sujets phares sur lesquels nous souhaitons travailler avec les startups candidates sont les mêmes que ceux qui intéressent nos clients corporate : la blockchain ou encore l’intelligence artificielle pour les plus novateurs, mais également la transformation digitale au sens large pour l’ensemble des entreprises. Parmi les sujets que nous suivons de près en 2018, on peut citer la fintech, l’healthtech, le digital marketing ou l’industry 4.0. Bien entendu, cette liste n’est pas exhaustive.

  • Quelle est votre légitimité pour porter de telles ambitions ?

 

Reggie Bradford : Je suis un responsable marketing digital qui a le vécu d’un “serial entrepreneur”. J’ai créé et revendu trois sociétés, dont la dernière à Oracle dans le domaine des réseaux sociaux. Si j’ai rejoint ce poste au sein d’Oracle, c’est notamment parce que j’ai une forte expérience de l’écosystème de la Silicon Valley. mais l’ambition d’Oracle est d’intégrer des sociétés de toute la planète. En France – comme on peut le voir sur le campus de Station F – la dynamique des startups est l’une des plus fortes du monde. C’est bien pourquoi nous y a organisé cet événement “Innovative Executive Summit”.

– Où en est actuellement le programme ?

Reggie Bradford : L’initiative startups d’Oracle se structure au fil de son rapide développement. Plus de 400 startups se sont présentées l’année dernière dans les différents accélérateurs et d’autres besoins ont émergé.

En février dernier, Oracle a confirmé son engagement en annonçant l’ouverture d’un accélérateur supplémentaire à Austin (Texas), ainsi que le lancement d’un programme non résidentiel réservé aux startups en hypercroissance. Le nouveau programme se nomme “Oracle Global Startup Ecosystem” et compte déjà quelques beaux succès.

– Comment le programme “Startup Accelerator” d’Oracle peut changer son image de fournisseur IT “traditionnel” ?

Reggie Bradford : Ce programme est un accélérateur pour les startups mais aussi pour Oracle. En effet, en 6 mois, nous devons comprendre les besoins business et technologiques de nos startups, trouver des solutions grâce à l’intervention d’experts (sur le financement, le business model, le RGPD, la haute disponibilité, etc.), puis travailler à leur implémentation. Cela nécessite qu’Oracle soit plus agile, plus efficace et fournisse une expérience startup (client) optimale. Si ces jeunes entreprises sont satisfaites, alors elles deviennent nos meilleurs ambassadeurs et témoignent naturellement de notre capacité à répondre aux attentes de nos clients. Cela permet d’affirmer arguments à l’aapui que notre offre Cloud, l’une des plus complètes du marché avec les volets SaaS, IaaS et PaaS, est technologiquement pertinente et innovante, sur tout le spectre des besoins de nos clients dans le digital.

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– Quelles sont les prochaines étapes de ce programme ?

Reggie Bradford : Notre programme “Start-Up Scale Up” s’appelle ainsi parce que l’idée est de générer du business dans le cloud entre les start-up que nous accompagnons et nos clients. Pour nous, la prochaine étape est de valider que que la croissance et la rentabilité sont augmentées et accélérées par rapport au options de type “croissance interne” ou et “levées de fonds traditionnelles”. Notre programme n’est pas un programme de financement classique avec incubation et mise à disposition de ressources des technologies Oracle. Comme le rappelle notre CEO, Safra A. Catz, la technologie est aujourd’hui illimitée, avec des prix décroissants. Cela rend l’utilisation de l’IT illimité pour de nouveaux usages.

 

Propos recueillis par la Rédaction, Digital CMO

Microsoft a annoncé début avril 2018 qu’il allait investir 5 milliards de dollars dans ses solutions d’IoT au cours des quatre prochaines années.

L’annonce a été faite par la vice-Présidente de Microsoft, Julia White : le géant de Redmond va investir 5 milliards de dollars (un peu plus de 4 milliards d’euros) dans ses solutions pour l’Internet des objets (IoT). A titre de comparaison, c’est quatre fois plus que l’investissement direct de l’Etat français dans l’intelligence artificielle d’ici 2022 (somme à laquelle doivent s’ajouter 500 millions d’euro collectés auprès des entreprises privées, voir notre article).

Pourquoi Microsoft fait-il cette annonce maintenant ? Tout d’abord pour affirmer qu’il l’un des pionniers sur secteur. “Nous nous sommes investis dans l’IoT avant même que le terme n’ait été inventé”, rappelle Julia White dans son message. Par ailleurs, c’est le moyen pour l’entreprise de montrer qu’elle a de bons résultats financiers (près de 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour un résultat net supérieur à 21 milliards d’euros) et peut donc “facilement” mobiliser 4 milliards d’euros au cours des quatre prochaines années pour l’IoT. De plus, c’est une manière d’affirmer que l’entreprise fonde bien son développement sur de nouveaux leviers de croissance.

Microsoft au service de la réduction des coûts

Dans son message, Julia White cite des prévisions du cabinet A.T. Kearney sur les conséquences bénéfiques de l’IoT sur l’activité des entreprises. En se fondant sur ces prévisions, elle indique que l’IoT va permettre aux entreprises de réaliser des réductions de coûts de 177 milliards de dollars et des gains de productivité de près de 2 000 milliards d’ici 2020. “Cette évolution va concerner l’ensemble des secteurs d’activité, depuis les maisons connectées et les voitures autonomes jusqu’aux villes intelligentes et à tous les systèmes qui utilisent des consommables…”, précise Julia White.

Microsoft cite les noms de plusieurs références qui utilisent sa plateforme d’IoT, comme  Steelcase, Kohler, Chevron, United Technologies, Johnson Controls, Schneider Electric ou le ministère des transports de l’Alaska.  

La Rédaction, Digital CMO

La 7ème édition du Printemps des Etudes aura lieu les 5 et 6 avril 2018 à Paris. En amont, Stéphanie Perrin, Commissaire Général de l’événement, précise les temps forts de cette édition et les grandes tendances du marché des études.

Stéphanie Perrin, Commissaire Général du Printemps des Etudes

Stéphanie Perrin, Commissaire Général du Printemps des Etudes

  • Quels seront les temps forts de cette édition 2018 du Printemps des Etudes et quelles tendances viennent-ils confirmer ?

Stéphanie Perrin : Les sujets sont nombreux et nous accueillons pas moins de 269 orateurs pour les évoquer, dans le cadre de 77 conférences, de 16 visites guidées, de deux agoras, d’un espace sensoriel et de notre premier forum dédié aux startups, « La Parenthèse », le tout au cours deux journées au Palais Brongniart. Cela étant dit, cette édition sera certainement marquée par la conférence inaugurale : l’intervention de Jon Orwant, Google Research Engineering Director, qui fera le déplacement depuis Boston pour présenter les derniers travaux de Google dans les domaines de l’intelligence artificielle et du machine learning. Les autres tendances fortes sont notamment la montée puissance des agents conversationnels, le poids croissant des influenceurs parmi le foisonnement des contenus des réseaux sociaux, la détection des tendances à venir…

  • Avec la mise en place du RGDP dès mai 2018, la protection des données personnelles va être au centre des débats au cours des prochains mois : Le Printemps des Etudes abordera-t-il le sujet ?

Stéphanie Perrin : Cela fait trois ans que Le Printemps des Etudes en parle ! Nous en parlerons à nouveau cette année, mais toujours avec volonté d’anticiper le plus possible. Nous évoquerons donc les conséquences de la mise en place du GRPD et la réconciliation des notions de « donnée » et de « confiance ». En résumé, non seulement nous parlerons du RGPD, mais nous gardons l’engagement d’être « en avance de phase », pour cette thématique comme pour les autres. En l’occurrence, nous voulons mettre en avant ce que les startups peuvent apporter à ce marché en leur consacrant un espace dédié, que nous avons appelé « La Parenthèse ».

  • Le modèle économique qui primait sur le marché des études a-t-il encore un sens ?

 Stéphanie Perrin : S’il y a bien une évolution attendue par tous, c’est bien celle-là : cessons d’opposer les apporteurs de nouvelles technologies, les nouveaux entrants et les acteurs dits « traditionnels » du marché des études. Selon cette vision caricaturale des forces en présence, on trouverait d’un côté les GAFAMs, les agences de communication ou les grands cabinets de conseil et de l’autre, les cabinets d’études, avec les startups au milieu. Il ne s’agit pas d’être naïfs et de se rassurer en affirmant qu’il n’existe aucune concurrence entre les uns et autres, mais plutôt de mieux prendre en compte les nombreuses collaborations entre les différents types d’intervenants.

  • Pour résumer, n’est-on pas en train de découper un plus grand nombre de parts dans un gâteau qui rétrécit, celui du marché des études ?

Stéphanie Perrin : Les chiffres officiels n’ont pas encore été publiés, mais non, le marché des études n’est plus en décroissance et on ne doit plus parler d’un « gâteau qui rétrécit ». Nous avons lancé le Printemps des Etudes en 2012, au moment où ce marché avait amorcé son déclin. Il est inutile de le nier : il y a eu quatre ou cinq années difficiles pour cette filière. En la matière, le fait que de nouveaux entrants confortent leur présence marque plutôt le signe d’une reprise. Dans ce contexte, il est essentiel – je le répète – de s’intéresser davantage aux synergies qu’aux confrontations.

  • N’est-on pas allé trop loin dans l’automatisation de la réalisation des études ?

Stéphanie Perrin : J’ai deux réflexions sur ce sujet. La première, c’est que non seulement nous ne sommes pas allés trop loin dans l’automatisation, mais que nous devons encore faire des progrès, dans tous les secteurs qui sont automatisables. Cela me conduit à ma deuxième réflexion, qui est que l’on perçoit de plus en plus précisément ce qui est automatisable et ce qui ne l’est pas. Autrement dit, la collecte des données peut et doit être davantage automatisée. Par contre, il est difficile, voire impossible d’automatiser la majeure partie ce qui se passe en amont et en aval de la collecte des données. En amont, c’est par exemple la définition des profils des personnes à interroger. En aval, cela concerne principalement l’interprétation des résultats et l’appréciation des évolutions par rapport aux enquêtes menées précédemment. Donner un sens aux chiffres et les faire parler, ce n’est pas automatisable. Par contre, la volonté de tous est de réunir plus rapidement et plus facilement les chiffres.

  • En parlant de chiffres, quels sont vos objectifs pour cette édition 2018 ?

Stéphanie Perrin : Sans prétention aucune, Le Printemps des Etudes n’est pas un événement qui cherche à réunir un nombre toujours plus important de visiteurs. Nous avons franchi le cap des 2 500 visiteurs en 2017 et nous n’avons pas pour priorité d’aller bien au-delà. Par contre, le profil des visiteurs ne cesse d’évoluer : nous accueillons un nombre toujours croissant de « Directeurs du Digital » et de « Directeurs de l’Innovation », ce qui confirme l’attente des clients des études dans le domaine de l’utilisation d’outils numériques.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO

Le capital risque américain continue à alimenter la bourse américaine avec de nouvelles sociétés. Après l’introduction de Snapchat, Dropbox a enfin fait son entrée en bourse dans de bonnes conditions de valorisation pour les actionnaires historiques. La société américaine de stockage dans le cloud continue cependant à perdre de l’argent.

Dropbox a réussi son  entrée au Nasdaq,  puisque le prix de son action, fixé à 21 dollars, dépasse les prévisions des observateurs et témoigne d’une demande forte des investisseurs, selon les principaux observateurs de marchés technologiques. Ce prix par action permet à Dropbox de disposer à son entrée en bourse d’une valorisation supérieure à celle de Linkedin lors de son introduction mais inférieure à celle de Twitter, comme l’illustre le graphique de Statista.

Un milliard de dollars de CA et 111 M$ de pertes en 2017

Au regard de ses performances en termes de chiffres d’affaires au cours de l’année passée, la valorisation de Dropbox semble justifiée. La société de stockage en mode cloud a effet enregistré 1,11 milliard de dollars de chiffre d’affaires en 2017, contre 844,8 millions de dollars un an plus tôt. En revanche, la société n’est pas encore profitable et la perte a atteint 111,7 millions de dollars l’an dernier, contre 210,2 millions de dollars en 2016. Une forte réduction du déficit, qui devrait se poursuivre cette année. Mais la confiance des investisseurs ne se situe pas à ce niveau. Les analystes estiment que Dropbox a un potentiel de conversion au payant de sa base installée très important. La société américaine revendique 11,0 millions d’utilisateurs payants (sur un total de 500 millions) dans 180 pays fin 2017, contre 8,8 millions d’abonnés un an auparavant, pour un revenu annuel moyen de 111,91 dollars. La levée de fonds opérés devrait lui  permettre d’intensifier la conversion des utilisateurs gratuits, notamment dans les entreprise, où les services informatiques ne peuvent pas toujours offrir la souplesse du cloud en matière de partage et de stockage de données.

La Rédaction, Digital CMO