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Sans encore une solution technologique ni même d’agrément mais avec une équipe de choc et un projet bien ficelé, la fintech Margo Bank lève 6,4 millions d’euros. Toute la fine fleur des Business Angels français et le fond daphni rejoignent les fondateurs, anciens de Captain Train.

Préférant cibler les grands groupes ou les startups, les Fintech sont peu nombreuses à s’intéresser réellement aux TPE/PME, alors même que ces dernières représentent 99,8% des entreprises européennes (selon le rapport annuel de la Commission Européenne 2014-2015 relayé par Margot Bank). Face à ce constat, après avoir cédé Captain Train aux anglais de Trainline, Jean-Daniel Guyot et ses associés ont donc commencé à travailler sur le projet Margo Bank. Pour se placer en opposition aux autres acteurs, ils ont décidé de cibler ces entreprises au cœur de l’économie, celles réalisant plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires, mais aussi de miser sur la relation humaine autant que sur la technologie : « Nous sommes convaincus que la valeur ajoutée de la banque réside avant tout dans la relation humaine, dans la qualité du service, ainsi que dans la simplicité et l’intégration des outils numériques. », déclare ainsi Jean Daniel Guyot.

L’offre de Margot Bank s’appuiera donc sur 2 piliers :
– la proposition de services numériques bancaires disponibles en cross plateform : dépôt, paiement, crédit, etc.
– et suivi personnalisé du client assuré par des chargés d’affaires locaux.

Vers une Fintech technologique et humaine

Pour cela, la start-up est en train de développer une plate-forme dont l’infrastructure se veut « souple et évolutive ». Surtout, elle intègre pleinement l’exploitation des données utilisateurs et les nouveaux enjeux de sécurité, en particulier ceux liés au secteur bancaire. À terme, la solution de Margo Bank pourrait également proposer des services de comptabilité et de gestion (factures, notes de frais, etc.). L’enjeu sera également le recrutement de nombreux chargés d’affaires pour assurer le suivi de qualité sur lequel la start-up mise tant.

C’est pourquoi les fondateurs ont réalisé ce mois-ci une levée de fonds de 6,4 millions d’euros levés auprès de daphni et de nombreux fleur Business Angels français (Xavier Niel, Marc Simoncini, Jacques-Antoine Granjon, Thibaud Elzière, Franck Le Ouay, Rachel Delacour, Thierry Petit et AlexLebruni). Avec un projet aussi bien défini, c’est un gros marché, une équipe qui n’a plus rien à prouver est un borde exceptionnel, Margot parle pourrait devenir une des fines Tech est plus importante dans les prochaines années.

Pionnier de la digitalisation des enceintes sportives, Oracle travaille depuis des années à l’exploitation des données de comportement des fans et au déploiement de nouvelles solutions de monétisation pour les clubs et franchises américaines. Aujourd’hui, l’entreprise californienne en est convaincue, la prochaine étape est l’exploitation d’assistants vocaux comme Alexa.

En Europe comme aux Etats-Unis, le remplissage des stades a longtemps été le principal et quasi-unique enjeu commercial des clubs, fédérations ou franchises sportifs. Si cela a permis de créer un historique de données d’achat de billets très riche et précieux, son exploitation n’est que toute récente. Surtout, il est devenu tout aussi important de connaître et accompagner le comportement des supporters dans les stades que de maîtriser leurs actes d’achat de places. Il est en effet très compliqué de savoir qui accompagne l’acheteur lors de l’événement sportif, d’analyser ses dépenses pendant l’événement. C’est pourquoi les acteurs du sport ont, ces dernières années, beaucoup investi dans des outils mobiles permettant de proposer dans les enceintes des jeux, des animations live, de commander ses boissons, etc. Au-delà d’augmenter les revenus et les interactions avec les fans, cela a permis la collecte de données précieuses dans l’analyse de leur comportement.

L’analyse des comportements dans les enceintes sportives, le nouvel enjeu des clubs et franchises

Avec sa solution Oracle Hospitality, Oracle souhaite centraliser tous ces outils mobiles et la billetterie pour permettre aux clubs d’améliorer leurs programmes de fidélisation et de recrutement et de pousser la fan-expérience vers plus de personnalisation. L’exploitation combinée des données d’achat et des données de comportement in-situ sur un back-end commun ouvre de nouvelles perspectives et devrait permettre de meilleures prévisions.

Mais Oracle voit bien plus loin en termes de fan-expérience puisque l’entreprise travaille à l’intégration d’Alexa à ses solutions mobiles. L’objectif sera de permettre aux spectateurs de passer leur commande de boisson ou de nourriture oralement, sans même bouger de leur place. La commande serait ensuite envoyée automatiquement au staff du point de vente qui se chargerait de la livraison sur place. Un moyen simple de désengorger les points de vente et de proposer un service à la hauteur de ceux proposer dans les salons de plus en plus connectés des fans de sport. La société travaille même à l’intégration d’Alexa pour l’achat de billets.

 

Source : SportTechie

Spécialiste du ciblage publicitaire en ligne pour les acteurs du retail, Armis vient de boucler un tour de table de 6 millions d’euros, faisant entrer notamment Elaia Partners. Par sa technologie, l’ambition de la startup française est d’aider les commerçants à résister à la conquête des géants du e-commerce.

Hasard du calendrier, cette semaine a été marquée par plusieurs annonces marquantes dans le secteur du marketing de proximité. D’un côté, Solocal a annoncé la fin de ses historiques Pages Jaunes d’ici 2019 : face à la concurrence du online, l’annuaire a vu son chiffre d’affaires baisser de 35% en 10 ans. Cette fermeture s’accompagne de la suppression de 1 000 emplois. D’un autre côté, plusieurs startups spécialisées dans la communication et le marketing pour les commerçants ont bouclé des tours de tables conséquents : parmi elles, Geolid (15 millions d’euros) mais aussi Armis, dont la solution semble être un successeur naturel aux Pages Jaunes.

Machine learning, géolocalisation et programmatique, piliers de la solution Armis

Fondée en 2016 par David Baranes et Dan Gomplewicz, Armis a développé une plateforme marketing permettant aux enseignes physiques et aux marques de communiquer sur internet de façon locale et ciblée. A l’instar des prospectus, Armis est capable d’adresser un message publicitaire lorsque les clients sont à proximité des magasins. Mais à la différence de son ancêtre papier, le contenu online est optimisé en fonction de la marque ou de l’enseigne et du profil du client ciblé, grâce à des algorithmes de machine learning. La solution s’appuie également sur des outils d’achat programmatique pour diffuser les contenus promotionnels en multi-devices sur Facebook, Google et sur les sites web.

À peine 18 mois après son lancement et 1 an après sa première levée de fonds (1 million d’euros), Armis fait entrer une nouvelle référence à son Capital : Elaia Partners rejoint Iris Capital et des Business Angels comme Brian O’Kelly et Michael Rubenstein (AppNexus). La startup entend déployer sa technologie en mode SaaS, améliorer son intégration aux solutions marketing déjà utilisées par les clients et optimiser encore davantage la performance du ciblage publicitaire. Surtout, après avoir séduit les géants de la grande distribution (Carrefour, Intermarché notamment), elle entend s’ouvrir à d’autres marchés, plus spécialisés comme les jouets ou le sport.

Startup spécialisée dans le traitement et l’analyse de données de paiement, Paylead vient de boucler un tour de table de 600 000€ auprès de SIDE Capital. Son objectif est désormais d’améliorer son socle technologique en Intelligence Artificielle.

Présente en France depuis déjà 40 ans, la Carte Bancaire continue de progresser. En 2017, pour la première fois, le paiement par carte bancaire dépassait les 50% des paiements totaux réalisés dans l’Hexagone : au total, cela représentait plus de 10,6 milliards de transactions (chiffres 2016  communiqués par Les Échos), en croissance de 7,4% par rapport à 2015. Au-delà même du nombre impressionnant d’utilisateurs, de commerces, de DAB concernés, ce mode de paiement produit un volume de données gigantesque : une véritable mine de data sur laquelle la startup Paylead s’appuie pour permettre à ses clients (banques et fintechs) de proposer des promotions basées sur le comportement du consommateur, directement via sa carte bancaire. En guise de POC, la jeune Fintech a ainsi proposé à tous les clients LCL, sur quelques semaines de l’année 2017, de bénéficier d’une remise automatique de 5% dans tous les magasins du centre commercial francilien Quatre Temps. Une opération gagnant-gagnant qui, d’un côté permets aux marchands de fidéliser et d’acquérir de nouveaux clients, sans réaliser la moindre avance budgétaire, de l’autre d’améliorer le pouvoir d’achat du porteur de carte.

Bigdata et Intelligence Artificielle, socle de la solution Paylead

Mais la véritable valeur de la solution Paylead vient de ses moteurs Bigdata et Intelligence Artificielle. En analysant et exploitant les données socio-démographiques, de transactions, de localisations, etc., ils offrent aux marchands et aux organismes financiers un ciblage unique pour pousser des offres promotionnelles personnalisées et contextualisées.
En bouclant ce tour de table auprès de SIDE Capital, Paylead devrait considérablement améliorer sa plateforme, ses algorithmes IA et poursuivre son développement commercial. La startup, qui compte actuellement une vingtaine d’employés (dont plus de la moitié est dédiée au développement et à la R&D), devrait également recruter de nouveaux talents. Son site corporate propose pour le moment un poste de Stratégic Project Manager.

Adikteev édite une plateforme de ciblage publicitaire sur mobile. La startup créée en 2012 boucle un tour de table de 12 millions de dollars auprès de Ring Capital, BNP Développement, ISAI et Ventech, avec pour objectif de s’implanter durablement aux Etats-Unis et de développer un nouveau modèle  innovant d’enchère.

Selon une étude récente de Statista, la publicité digitale sur mobile devrait générer 106 milliards de dollars d’investissements en 2022 et peser 80 % des investissements publicitaires aux Etats-Unis. En France la dynamique est tout aussi importante comme le soulignait récemment le Syndicat des Régies Internet dans son étude annuelle. Les investisseurs ont donc privilégié ce segment pour faire émerger des leaders de l’Adtech sur mobile et la levée de fonds de 12 millions d’euros de Adikteev s’inscrit dans cette tendance.

Build up et levées de fonds pour la start-up française

Adikteev est une plateforme « full stack » de marketing mobile. La startup fondée par Emilien Eychenne, Frédéric Leroy et Xavier Mariani a construit son offre  grâce à une stratégie d’acquisition. En rachetant Motion Lead en 2015, l’entreprise Adtech mettait la main sur un spécialiste de la conception de formats publicitaires interactifs pour mobile. Tandis que l’acquisition de Trademob l’an dernier lui donnait accès au 1er DSP mobile européen.

Aujourd’hui, Adikteev dispose donc d’une offre assez large pour des annonceurs et éditeurs d’applications mobiles leur permettant d’acquérir, qualifier  et surtout ré-engager les utilisateurs mobiles. Le DSP mobile propriétaire de la société permet d’atteindre et de cibler, selon la jeune entreprise,  une audience  1,9 milliard de mobinautes. Ensuite le modèle de la société reste très technique. Adikteev explique notamment que ses algorithmes d’intelligence artificielle et de big data basés sur plus de 200 variables comportementales  offrent un ciblage extrêmement performant sur mobile. Tout cela est valorisé auprès des annonceurs par des formats publicitaires engageants et optimisés mobile créés à partir du DCO (Dynamic Creative Optimization) de Motion Lead. Enfin, la plateforme d’Adikteev, en se connectant au outil de suivi de ses clients, permet de créer des segments d’utilisateurs en fonction de leurs interactions et du contexte pour optimiser le taux de conversion des applications mobiles.

La société revendique plus de 500 clients, dont des références comme Carrefour, Amazon, Samsung  et Havas ou Dentsu parmi les agences publicitaires. Implantée  sur le plan technique en Europe (Paris, Berlin) mais aussi  aux Etats-Unis, la société revendique avoir déployés près de 10 000 campagnes mobiles. Sur un marché trés concurrentiel de l’Adtech mobile  (Criteo, Appnexus…), Adikteev cherche à se renforcer sur les aspects technologiques mais aussi à se différencier. L’axe choisi est celui d’un modèle d’enchère publicitaire en fonction de la valeur de la durée de vie d’une application mobile. Un indicateur important pour des annonceurs qui ne veulent pas investir  sur des applications faiblement utilisées ou plus utilisées du tout.

La plateforme SaaS de gestion des dépenses pour les entreprises, Spendesk, a séduit le fond d’investissement Index Ventures qui apporte 8 millions d’euros. Après avoir récemment lancé sa propre carte de paiement connectée pour les salariés, la startup devrait intégrer de nouvelles fonctionnalités à sa solution et s’ouvrir à de nouveaux marchés sur le digital finance.

Les premières fintechs (essentiellement des banques en ligne) se sont longtemps concentrées sur le marché BtoC, surfant sur les changements d’usage des consommateurs. Entre 2006 et 2012, l’utilisation de la banque en ligne était multipliée par 3, selon une étude de Digital Conseil. Cette tendance dans la finance est en train de s’inverser et les startups visent désormais le BtoB : une étude de CB Insights révélait ainsi, qu’en 2016 déjà, la moitié des fintechs qui avaient reçu un financement avaient un modèle BtoB. La France suit naturellement cette tendance et  compte de plus en plus de jeunes sociétés à fort potentiel innovant sur les services financiers. Parmi elles, Spendesk.

La startup, cofondée notamment par Rodolphe Ardant au sein du studio eFounders, a développé une plateforme de gestion des dépenses destinée aux entreprises. Accompagnée des cartes de paiement connectées que l’entreprise met à disposition de ses salariés, elle simplifie les achats et abonnements des équipes opérationnelles et améliore le suivi par le département finance. Avec MasterCard, Spendesk a conçu une carte de paiement permettant aux collaborateurs de couvrir leurs dépenses sur le terrain ou en ligne (pour des paiements ponctuels ou sur abonnement). Paramétrable par l’entreprise (définition d’un plafond mensuel, limite de transaction, etc/), elle évite aux équipes d’avoir à avancer l’argent et à gérer les notes de frais. D’autant qu’une application mobile leur offre la possibilité de scanner les reçus et de suivre leurs paiements.

Les managers et le département finance peuvent suivre l’évolution des paiements en temps réel depuis un dashboard, gérer les abonnements  ou valider les demandes d’achat qui le nécessitent. Pour l’équipe finance en particulier, Spendesk procède à une catégorisation automatique des dépenses combinée à un suivi détaillé par personne, par équipe ou département. Surtout, elle évite la fastidieuse gestion des notes de frais version papier. Fabien Hénaut, DAF chez l’agence We Are Social, utilisatrice de Spendesk, estime ainsi que la plateforme lui fait économiser 2 jours par mois sur la gestion des dépenses.

Devenir l’outil référence des DAF

Après avoir d’abord séduit de nombreuses startups, Spendesk a très rapidement développé son portefeuille et revendique aujourd’hui plus de 600 entreprises clientes, essentiellement en Europe.  Cette levée de fonds en série A de 8 millions d’euros arrive après un premier tour de table de 2 millions d’euros réalisé en janvier 2017. Son objectif est de continuer à se développer en Europe et surtout d’améliorer sa plateforme : “À terme, notre ambition est de limiter les besoins des responsables financiers à 3 outils : leur compte bancaire, leur logiciel comptable et Spendesk”, conclut Rodolphe Ardant.

Alors que la diffusion vidéo de sport suscite les convoitises (médias, opérateurs, géants de la tech), la solution SaaS de Wildmoka aide les ayants-droit sportifs à partager du contenu engageant sur les réseaux sociaux. La startup vient de boucler une levée de fonds de 8 millions d’euros.

Ces dernières années, les médias se sont livrés une féroce bataille pour l’obtention des droits de diffusion du sport, en particulier du football. Si depuis toujours les réseaux de chaînes de télévision étaient les seuls sur le marché, ils ont vu apparaitre de sérieux concurrents, à l’image de Facebook ou Amazon : Les Echos révélaient ainsi les ambitions de Facebook quant à la diffusion de e-sport tandis qu’Amazon obtenait au printemps de l’année dernière les droits de la NFL pour du live-streaming.

La problématique est donc double pour les médias traditionnels : lutter face aux géants de la tech mais aussi parvenir à convertir davantage d’abonnés (le groupe Altice s’est récemment cassé les dents sur ce 2ème point). L’une des solutions pour aller chercher ces abonnés et les fidéliser est de les aborder par les réseaux sociaux.

C’est là qu’intervient Wildmoka. Fondée en 2013 à Sophia Antipolis par Christian Livadiotti et Thomas Menguy, la startup édite une application SaaS permettant aux ayants droits sportifs de diffuser du contenu adapté sur toutes les plateformes (acebook, Youtube, Twitter, application mobile, etc.). A partir de son flux live, le diffuseur peut depuis le logiciel Wildmoka séquencer une vidéo (fait de match, moment-clé d’une émission), assembler plusieurs extraits sous forme de clip et le diffuser en natif sur les réseaux sociaux. En fonction des supports sélectionnés, le format de la vidéo sera adapté (carré, horizontal, etc.). Pour ses clients, la startup a choisi de miser sur l’instantanéité et la rapidité de diffusion en réduisant au maximum l’intervention humaine.

De nouveaux marchés pour se distinguer de la concurrence

Sur son dernier exercice, Wildmoka annonçait avoir réalisé 1 million d’euros de chiffre d’affaires et comptait comme clients, NBC Sports, beIN Sports, Canal + ou France Télévisions. Après une première levée de fonds auprès de Apicap, la société boucle un nouveau tour de table, de 8 millions d’euros, auprès d’Alven Capital et de l’actionnaire historique. Le fond d’investissement spécialisé dans les solutions SaaS devrait aider la startup à booster sa R&D. Cette dernière réfléchit également à s’ouvrir à d’autres marchés verticaux comme l’événementiel ou le corporate pour se distinguer de la concurrence (Grabyo ou WSC sport).

Dans le cadre du sommet « Choose France » organisé par Emmanuel Macron, Facebook et Google ont fait part de leur volonté d’investir dans l’Intelligence Artificielle en France. Cela passera notamment par l’ouverture de centres de recherche dédiés et le recrutement d’ingénieurs français. 

Organisé quelques jours avant le forum de Davos, le sommet « Choose France » a permis à Emmanuel Macron de rassembler 140 dirigeants de grands groupes internationaux, Le président et son gouvernement ont obtenu de ces dirigeants plusieurs investissements en France sur les prochaines années. Après Toyota, l’éditeur allemand de logiciels SAP par la voix de son PDG, Bill McDermott, a indiqué vouloir investir 750 millions d’euros. Pour le Suisse Novartis, cela pourrait même atteindre les 900 millions d’euros. Du côté des géants du numérique, les annonces sont plus timides. Au delà des discussions en cours sur la fiscalité des géants du numérique, la France ne réussit toujours pas à séduire les géants du web sauf pour la qualité de ses ingénieurs.  Facebook et Google ont fait  néanmoins un effort et  viennent d’annoncer un renforcement en France  de leur recherche et développement en intelligence artificielle.

10 millions d’euros d’investissement pour Facebook et une annonce de Google

Les compétences des chercheurs hexagonaux, le riche écosystème de startups et la formation d’excellence « made in France » en matière d’intelligence artificielle intéressent fortement les GAFAM. Ainsi, Sheryl Sandberg (actuelle numéro 2 de Facebook) a annoncé un investissement de 10 millions d’euros dans FAIR Paris, le centre de recherche en intelligence artificielle basé en Île de France. L’objectif sera de doubler les effectifs de chercheurs et ingénieurs et d’augmenter le nombre de doctorants accompagnés pour atteindre un total d’une centaine de collaborateurs. En complément, la firme de Zuckerberg devrait ouvrir une dizaine serveurs « dernière génération » qui seront partagés avec les startups, universités et écoles françaises.

Dans la foulée, Google a dévoilé son projet de campus « IA » pour Paris. Ce centre de recherche sera le 3ème du genre pour la multinationale américaine (après Zurich et Mountain View bien sûr) et se focalisera sur l’application de l’intelligence artificielle à la santé, l’environnement et l’Art. Comme Facebook, Sundar Pichai souhaite également développer des partenariats avec les universités, en « formant la prochaine génération de chercheurs en Intelligence Artificielle en France ». Surtout les deux géants du web espèrent trouver dans l’éco système des start-ups en France les talents et les projets en Intelligence Artificielle qui leur permettront de compléter leur offre. Cela devrait être le cas au regard d’un éco système déjà bien structuré et qui devrait encore se développer dans les mois qui viennent.

 

Alors que le sport amateur compte d’année en année de plus en plus de licenciés, la captation vidéo des nombreuses rencontres, matchs et compétitions est totalement éclatée. C’est pourquoi Franck Si-Hassen et ses associés ont lancé la startup La Passe Vidéo.

Digitalcmo – De quel constat de départ est parti le projet La Passe Vidéo ?
Franck Si-Hassen –
Autour des terrains de sport amateur, de plus en plus de personnes filment les actions avec leur smartphone. Mais pour retrouver ce qui a été filmé, c’est la croix et la bannière : les vidéos d’un même match ou d’un même club sont dispersées du fait de l’existence de nombreux supports de diffusion (messageries, Facebook, YouTube, Snapchat, Instagram…). Une autre problématique est que souvent ces vidéos sont longues et ennuyeuses. Et évidemment, l’action intéressante est perdue au milieu de la vidéo. Enfin, les sites web des associations ont du mal à avoir autre chose comme contenu frais que le calendrier des matchs, les résultats…

DCMO – Quelle a donc été votre idée ?
FSH –
Nous sommes partis de l’idée de voir les meilleurs moments et uniquement les meilleurs moments d’un match amateur. Nous avons donc développé une application mobile intégrant une fonctionnalité unique permettant de capter ces meilleurs moments. A partir de la caméra de son smartphone, lorsque l’on veut garder une action, on effectue un « signalement » sur l’écran. La caméra va « remonter le temps » pour garder entre 10 et 15 secondes de vidéo avant le moment identifié puis capter les 3 secondes suivantes. En réalité, notre application filme en permanence et efface au fur et à mesure les images sauf bien sûr en cas de d’action signalée. En fin de match, si on a pris plusieurs extraits, l’application monte automatiquement les extraits pour en faire un résumé de la rencontre. La promesse de l’application est donc double : elle garantit de conserver chacun des meilleurs moments unitairement et elle permet de réaliser des vidéos « résumé » courtes et dynamiques.

DCMO – Vous souhaitez donner à votre application une dimension sociale, communautaire : comment cela se traduit-il ?
FSH –
L’objectif à travers l’application est aussi de créer des micro-communautés autour d’un match, d’une équipe, d’un club. Nous cherchons à rapprocher les supporters et membres actifs d’un club au-delà de leur présence au stade, grâce au digital : autrement dit, d’augmenter la proximité avec le club à des personnes qui pourraient parfois en être éloignées géographiquement. Au sein de l’application, cela prend la forme de commentaires sur les vidéos, de votes pour les meilleures actions, de partages individuels des vidéos. Pour les clubs, nous leur permettrons d’insérer une ligne de code sur leur site et sur leur page Facebook (en onglet vidéo) qui permettra de présenter automatiquement toutes les vidéos qui concernent directement les moments forts de leurs équipes. C’est donc aussi un outil de communication pour pousser à aller au stade.

DCMO – Quel est votre modèle économique ?
FSH –
Le service est 100% gratuit pour tous les utilisateurs : les supporters, les clubs, etc.
Nous ne sommes pas là pour prendre de l’argent aux clubs. Notre objectif est de construire une communauté et la monétiser auprès des annonceurs : un modèle publicitaire plutôt classique. Si les vidéos commencent à être vues au niveau des clubs, nous réfléchissons aussi à proposer à ces derniers d’intégrer leurs propres sponsors en début de vidéo.

DCMO – Avez-vous déjà mis en place des partenariats ?
FSH –
L’idée est aussi de s’appuyer sur des fédérations nationales et les ligues sportives. Nous avons d’ailleurs des premiers contacts intéressants avec la Fédération Française de Rugby, très réactive. Leur objectif actuel est bien d’aider les clubs amateurs – qui n’en ont pas forcément les moyens – à se développer et cela passe notamment par de nouvelles solutions digitales. La Passe Vidéo peut les aider en cela en développant la visibilité du rugby amateur à augmenter le plaisir des joueurs et de leurs supporters et donc in fine à recruter de nouveaux licenciés.

DCMO – Vous avez 6 mois d’existence. Quels sont vos objectifs pour 2018 ?
FSH –
Sur la première partie de l’année, nous allons lancer des tests en miniature de notre application sous Android sur des rencontres ciblées. À travers ces tests, notre objectif est d’intégrer toutes les remarques avant de lancer le développement de la version iOS. Nous prévoyons de lancer la version publique (iOS et Android) pour la rentrée sportive de la prochaine saison.

DCMO – Pour finir, pouvez-vous présenter l’équipe de La Passe Vidéo ?
FSH –
Nous avons commencé, avec Pierre Husson, en mars de l’année dernière. Pierre a 25 ans, il est passionné de sport et il est fraichement diplômé de Kedge Bordeaux. Je suis moi-même diplômé de la même école mais j’ai 25 ans d’expérience en plus dans les médias, les études et la publicité. François Alary (25 ans) et André Leprévost (50 ans) nous ont rejoint en juin et gèrent le développement informatique. Notre objectif était de créer 2 binômes mixant profil junior et senior pour permettre de développer des idées et concepts sous plusieurs visions différentes. Et, comme en rugby, épauler la fougue de la jeunesse par l’expérience des anciens… ça avance bien !

Face à la concurrence des GAFAM mais avec une actualité extrêmement favorable (mesures du gouvernement contre l’usage du téléphone au volant), XBrain est l’une des startups les plus prometteuses sur le secteur des assistants vocaux pour automobile.

Le marché des assistants personnels intelligents est le terrain d’une bataille terrible entre les géants du numérique. Il faut dire que les prévisions sont extrêmement optimistes : Tractica estime ainsi que le marché passera de 3 à 16 milliards de dollars sur les 4 prochaines années. Si d’un côté Apple et Google sont très à l’avance sur le mobile, Amazon est leader sur les objets connectés et IBM a de sérieux atouts avec sa plateforme Watson. Parmi les nombreux champs d’application de ces assistants, celui de la voiture connectée est peut-être le plus stratégique (on passe en moyenne 50 minutes par jour dans sa voiture). Google avec Android Auto, Amazon avec Alexa, Apple avec Siri Eye Free ou Logitech avec Logi Zerotouch ont tous développé leur propre assistant vocal, certains en partenariat avec les plus gros constructeurs automobiles (Google avec Audi et Volvo par exemple, Amazon avec BMW…).

Au milieu de ces géants, la startup franco-américaine Xbrain a développé l’un des assistants intelligents pour véhicule connecté les plus performants. S’appuyant sur une plateforme basée sur le cloud, la technologie a été pensée pour un usage en main-libre en offrant une expérience conversationnelle extrêmement proche du langage naturel. Elle permet notamment d’accéder aux informations de la voiture à travers ses appareils personnels mais également de contrôler par commande vocale plus de 40 applications (appels, navigation, météo, musique, etc.). L’assistant fonctionne en mode connecté (accès à des applications en ligne) et déconnecté (services locaux).

Xbrain commercialise sa technologie, notamment sous forme de SDK compatible avec toutes les plateformes majeures (iOS, Android, Windows), auprès des constructeurs automobiles et compagnies d’assurance. Pour les clients de la startup, cette dernière offre une garantie de sécurité sur l’hébergement et la protection des données personnelles des automobilistes et permet de suivre les indicateurs clés d’utilisation du service via un dashboard.

Cette semaine, le gouvernement Phillippe a annoncé vouloir punir plus sévèrement l’usage du téléphone au volant. Une opportunité exceptionnelle en France pour tous les développeurs d’assistants vocaux et en particulier pour Xbrain.