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À travers ses compétitions running connectées et des services d’animation de communauté, Sport Heroes Group est devenu un des leaders de la Sporttech en France et en Europe. La start-up vient de boucler une levée de fonds de 4 millions d’euros auprès de Genairgy, le fonds d’investissement de la famille Leclerc.

En 2014, sous son nom d’origine, Running Heroes, Sport Heroes Group a développé une solution capable de centraliser et de structurer les données collectées par les applications mobiles et wearables de tracking d’activité sportive. En regroupant toutes ces informations sur une plateforme unique, la startup a pu proposer un concept original : récompenser l’effort par des bons de réductions offerts par des marques. En quelques mois, Boris Pourreau et son équipe ont réussi à fédérer une communauté de quelques 300 000 pratiquants de la course à pied. Dans la foulée, de nombreuses marques ont suivi, en proposant leurs bons d’achat mais aussi en créant des challenges sportifs connectés (la startup déployant alors sa plateforme en marque blanche).

En 2016, à l’occasion de sa deuxième levée de fonds (2 millions d’euros), Sport Heroes Group lançait son service de sport en entreprise, United Heroes. Unités Heroes est une plateforme communautaire permettant de créer des championnats de marche, de course (ex : chaque département d’une entreprise doit cumuler le plus de kilomètres parcourus) et de partager du contenu (conseils nutrition, coaching). Chaque collaborateur a également accès à un dashboard permettant de suivre et analyser son activité physique, son classement au championnat et de recevoir ses récompenses. Ce nouveau tour de table, réalisé en juin de cette année auprès de la famille Leclerc, a pour objectif d’accélérer le service entreprises tout en maintenant la dynamique BtoC.

Aujourd’hui, Sport Heroes Group revendique 300 entreprises clientes, plus d’un million d’utilisateurs à travers toute ses offres. Avec des bureaux à Londres et en Australie, son objectif est de se développer en Europe et à l’international.

L’Assurtech attire de plus en plus les investisseurs. Porté par la progression de nouvelles technologies comme le blockchain, la big data ou le machine Learning, le secteur a atteint 2,29 milliards de dollars d’investissement l’an dernier. Les Etats-Unis, où l’on compte une bonne vingtaine de levées de fonds depuis le début de l’année, font office de locomotive.

2 Milliards investis au niveau mondial  en 2017

Une étude d’Accenture révèle que les investissements mondiaux dans l’Assurtech ont dépassé les 2 milliards de dollars en 2017, pour la deuxième fois de l’histoire seulement. SI 2015 reste le record absolu, l’an dernier a marqué une croissance de 39% par rapport à 2016. Avec des fers de lance comme Oscar Health (valorisé 3 milliards de dollars) ou Root Insurance, les Etats-Unis représentent plus de la moitié de ses investissements. Et l’année 2018 est partie pour être historique, outre-Atlantique. Crunchbase référence ainsi plus de 20 tour de table dans le secteur de l’Assurtech. En France les levées de fonds récentes de +Simple.fr ou d’Alan témoignent aussi de l’appétit des investisseurs pour ce secteur.

4 Assurtech américaines avec des modèles différents

Kelly Klee
Kelly Klee est un courtier en ligne, spécialisée dans l’assurance de maisons, de bateaux, de voitures et d’objets de valeurs. Son offre et ses services s’adressent exclusivement aux 10% des américains les plus aisés. La startup vient de lever 4,5 millions de dollars et s’apprête à lancer 2 nouveaux services : un conseiller virtuel pour l’assurance personnelle et un outil d’analyse et de scoring basé sur un questionnaire.

Huckleberry
Fondée il y a à peine 1 an, Huckleberry propose des assurances en ligne aux dirigeants de petites entreprises. En digitalisant l’ensemble du processus de couverture (de la souscription jusqu’à suivi de sinistre), la société souhaite faire gagner du temps aux entrepreneurs. La véritable originalité de la startup : pour poser un diagnostic et présenter l’offre adéquat, elle s’appuie sur les informations issues de sites tiers et les analyse. Elle vient de boucler un tour de table de 4 millions de dollars.

Cover
Cover est une application mobile permettant d’assurer rapidement tout objet ou bien : voiture, téléphone portable, animal de compagnie, maison, bijoux… Il suffit pour cela te prendre en photo le bien, de le caractériser à travers l’application. Les conseillers Cover se chargent de benchmarker les différentes offres et de faire remonter l’offre la plus intéressante. La société a déjà levé 11 millions de dollars.

Kin Insurance
Kin propose une gamme de services d’assurance habitation en ligne. La startup se charge d’analyser des données personnelles issues de services tiers ou de sa propre base pour établir un profil et un score du souscripteur et lui proposer la meilleure assurance habitation, tout cela en moins de 15 minutes. Kin a déjà connu 3 tours de table : 650 000 dollars levés en 2016, 4 millions en 2017 et 13,1 millions cette année.

 

2 ans seulement après un premier tkour de table à 5 millions d’euros, Klaxoon lève 50 millions de dollars. La startup rennaise développe une plateforme et des solutions connectées visant à dynamiser et animer les réunions de travail. Avec cette opération, elle rentre dans la cours des grands et vise le leadership international.

En France, le collaboratif devient un enjeu clé pour les entreprises, notamment du fait du développement de la mobilité des salariés, notamment sous forme de télétravail. Une étude IFOP pour Malakoff Méderic, réalisée en novembre 2017, révèle ainsi que 19% des salariés français travaillent à distance de façon informelle. Les cadres seraient même 42% à adopter régulièrement cette pratique. Aux Etats-Unis et dans les pays nordique, plus d’un tiers des salariés sont amenés à travailler pour leur entreprise depuis leur domicile. Cette croissance ouvre des problématiques, notamment sur le cas spécifique des réunions de travail.

Une box interactive et une plateforme pour dynamiser les réunions

Klaxoon a développé une box interactive permettant à l’organisateur d’une réunion de travail de se connecter à des collaborateurs à distance et de les impliquer pleinement dans les tâches et échanges. Cette box, accompagnée d’une plateforme SaaS et d’applications web, tablette et mobile simplifie le partage de documents en direct, propose une messagerie instantanée mais aussi la création de sondages et de quizz. Avec ces outils, les participants, même à distance, sont totalement engagés dans le processus collectif d’échange et de prise de décision. Exclusivement consacrée aux réunions, la solution Klaxoon est un complément parfait aux outils collaboratifs leaders sur le marché (Facebook Workplace, Slack, G Suite, Salesforce…), plutôt centrés sur les tâches du quotidien ou la gestion de projet.

Commercialisée à partir de 2015, la plateforme Klaxoon a d’abord séduit plusieurs groupes du CAC40, parmi lesquels L’Oréal ou Nestlé, avant de s’ouvrir progressivement aux TPE et PME. Aujourd’hui, la startup revendique 1500 entreprises clientes, soit 100 000 utilisateurs, dont près du tiers à l’étranger. Cette dimension internationale, le fondateur Matthieu Beucher entend bien la développer encore, à la faveur de cette levée de fonds opérée auprès d,Idinvest, bpifrance, Sofiouest et des américains White Star Capital. Pour cela, la société va renforcer son bureau new-yorkais (50 embauches prévues) et s’implanter en Allemagne et en Angleterre.

L’objectif sera également de maintenir l’avance technologique dont elle dispose : lors du dernier CES, Klaxoon avait d’ailleurs présenter un nouvel objet, « La Loupe », capable d’apporter une dimension interactive à n’importe quel ecran.

A l’occasion de la 2ème édition du salon AI Paris, les 11-12 juin, les AI Paris Awards consacreront 2 sociétés françaises à la pointe de l’intelligence artificielle. Le jury révèle aujourd’hui les 4 entreprises finalistes : PriceMoov, Projet Interstellar, Pertimm et TIMi. Une « battle » de pitch consacrera un vainqueur dans 2 catégories, Usage et Techno.

Alors que le marché de l’Intelligence Artificielle devrait connaitre une croissance de +89% en France, selon une étude SpokingPolls, et suite aux annonces du gouvernement, l’écosystème français commence à s’activer : création de fonds dédiés, incubateurs, salons…. Ainsi, après une première édition 2017 réussie, le salon AI Paris rassemblera à nouveau tout le gratin des acteurs de l’IA en France, les 11-12 juin prochains. Quelques 70 exposants et plus de 60 speakers viendront échanger et dresser un panorama complet du marché français. Le salon sera également l’occasion de délivrer les AI Paris Awards. Ces prix récompenseront 2 entreprises françaises à travers 2 catégories (un prix Usages et un prix Technologies) : elles succéderont à Allo Media et DC Brain, les lauréats 2017.

Proposé par CORP AGENCY (également organisateur du salon), Sopra Steria et le Journal du Net, le concours a reçu une quarantaine de candidatures. Un jury composé d’Albert Bifet (Professeur, responsable de l’équipe Data, Intelligence and Graphs, Télécom ParisTech), Frédéric Rivart (CTO, ALLIANCE BIG DATA), Antoine Crochet-Damais (Rédacteur en Chef Adjoint, Journal du Net) et François-Marie Lesaffre (AI & Smart Machines Technical Champion, SOPRA STERIA) a sélectionné 4 finalistes sur la base de critères précis : innovation, avantage consommateur, maturité du projet, performances économique et opérationnelle. Voici les 4 sociétés sélectionnées :

Prix Usages

  • PriceMoov. La startup édite une plateforme de Dynamic Pricing permettant aux commerçants d’optimiser les prix, de les proposer aux moments les plus opportuns mais également de gérer les stocks. PriceMoov s’appuie sur l’historique de données issues des transactions clients et sur des données externes (météo, concurrence, événements…) pour construire une typologie de client. Un algorithme de prédiction doté d’une solution de Machine Learning permet in fine l’optimisation des prix.
  • Projet Interstellar. Toujours en phase projet, il s’agit d’une solution d’optimisation des réseaux de transports publics basée sur le Big Data et l’IA, selon AI Paris.

Prix Techno

  • Pertimm. Fondée il y a une vingtaine d’années par un expert en traitement du langage, Dr Patrick Constant, Pertimm est une société apportant des solutions de recherche sémantique pour les moteurs de recherche et les assistants virtuels. Pertimm a été sélectionné pour sa plateforme Viky.ai, un logiciel SaaS de création de chatbots et assistants vocaux. Capable de gérer parfaitement de nombreuses langues, ces assistants virtuels s’appuient sur l’analyse de milliers de conversations gérées par leurs prédécesseurs.
  • TIMi est un logiciel couvrant tous les projets analytiques d’une entreprise, de la collecte de data à la construction de modèle prédictif, en passant par la construction de KPI et et dashboards. TIMi intègre pleinement le machine Learning, l’Intelligence Artificielle et le Big Data à ses outils.

Ces 4 startups auront 2 minutes pour défendre leur solution devant les spectateurs du salon qui voteront en live.

Leader français de l’accès en salle de sport sans engagement, Gymlib vient de boucler une levée de fonds de 10 millions d’euros. Dans un secteur fitness en très bonne forme, l’objectif de cette opération est d’appuyer le lancement d’une offre dédiée aux entreprises.

Porté par l’expansion du modèle low-cost (145 clubs ouverts en 2016), le marché des salles fitness est en pleine croissance en France : une étude Deloitte révèle ainsi qu’il a progressé de 5% entre 2015 et 2016, pour atteindre les 2,46 milliards d’euros. Au total, on compte plus de 4000 clubs dans tout l’Hexagone et quelques 5,5 millions d’abonnés pratiquants. Au niveau européen, le marché atteint les 26,3 milliards d’euros !

Le marché de fitness en salle en pleine croissance

Pourtant, malgré la popularité du low cost, le coût d’un abonnement mensuel reste assez élevé (41€ en moyenne), notamment pour les sportifs occasionnels. C’est face à ce constat que Gymlib a lancé en 2013 son offre d’accès aux clubs de sport sans engagement : à travers une plateforme, le sportif peut ainsi réserver une séance unique dans la salle de son choix, s’abonner sur un seul mois, etc. En mettant en place de nombreux partenariats, notamment avec les leaders du marché (Neoness, CMG…), la SportTech a converti plus de 100 000 clients en 4 ans. L’an dernier, Gymlib a pris une autre dimension en lançant son offre entreprise : sur le format du ticket-resto, les entreprises peuvent offrir des abonnements à des clubs de sport à leurs salariés.

Aujourd’hui, la startup boucle l’une des opérations les plus importantes de la SportTech en France, auprès des fonds Sodexo, Alyan Group, Breega Capital et Fa Dièse. Cette levée de fonds doit permettre d’accélérer la commercialisation de l’offre entreprise, notamment à travers le recrutement de 30 nouveaux collaborateurs. L’objectif affiché est d’atteindre les 1000 entreprises clientes, soit 450 000 utilisateurs au total.

Le groupe Etchart est un acteur économique du Grand Sud Ouest, avec 270 millions d’euros de CA et plus de 1 100 employés. Pour ce groupe qui intervient dans la construction, l’énergie, les eaux et bien d’autres secteurs, les Jeux Olympiques 2024 sont une opportunité exceptionnelle et un prétexte idéal pour accélérer sa transformation numérique. Maureen DEHAENE (Leader Santé & Développement), Vanessa Garat et Marie Catteau (Communication) nous détaille les ambitions du groupe.

Digitalcmo – Aujourd’hui, comment le groupe Etchart exploite les outils numériques innovants ?

Marie Catteau – Prenons l’exemple d’Etchart Construction, activité historique du groupe. Aujourd’hui, l’entreprise ne fait pas que construire : nous accompagnons nos clients dans leurs projets. Nous travaillons notamment en amont avec nos partenaires pour les aider dans la construction de leur projet futur. Et aujourd’hui, l’innovation et en particulier la réalité virtuelle et augmentée nous aide en cela. Auparavant, les clients n’arrivaient pas à lire un plan en 2 dimensions. La projection de plan via des lunettes 360° offre beaucoup plus de perspectives, de compréhension chez nos partenaires.

Maureen DEHAENESur ce type de projet, le pôle santé est précurseur chez nous. Nous avons notamment proposé la visite d’une clinique via une expérience immersive en 3 dimensions. Sur un salon santé, nous avons également mis en place une expérience en réalité virtuelle : nous proposions aux visiteurs la visite d’une clinique en cours de restructuration sur La Rochelle.

Marie Catteau – Mais il ne faut pas oublier que la vocation première des outils de réalité augmentée et virtuelle est d’être utilisés par les équipes opérationnelles : aujourd’hui, cela aide énormément nos conducteurs de travaux et chefs de chantier à être en phase entre ce qui est numérisé et ce qui est sur le terrain.

Digitalcmo – En termes d’innovation toujours, comment se situe le groupe par rapport à la concurrence ?

Vanessa Garat Les groupes plus importants ont des pôles R&D dédiés. Nous, nous sommes en train de nous structurer et nous sommes en train de créer des équipes dédiées à la transformation numérique. Mais dans l’ensemble, par rapport à la concurrence, nous sommes à la page. Nous avons un BIM (Building Information Modeling) manager en interne par exemple : son objectif est de déployer ces nouvelles technologies sur toutes les filiales du groupe. A terme nous souhaiterions voir étoffer cette équipe.

Digitalcmo – Paris a obtenu l’an dernier l’organisation des Jeux Olympiques 2024. Quels impacts et quels enjeux ont les JO sur un groupe comme le groupe Etchart ?

Vanessa Garat D’abord, il y a un village olympique et des infrastructures à construire : il y aura naturellement des appels d’offres auxquels nous pourrions éventuellement répondre ? pour l’instant il est encore un peu tôt pour se prononcer. Il faut savoir qu’aujourd’hui, le groupe Etchart se positionne sur plusieurs activités au-delà même de la construction/réhabilitation (le génie thermique et climatique, génie civil et maritime, les réseaux souterrains, le traitement et l’exploitation de l’eau, ….) et peut donc intervenir sur de nombreux projets liés aux JO. C’est aussi une belle opportunité pour nous de passer d’acteur local à acteur national : un bon moyen de se faire connaitre au-delà de notre région historique d’activités. Enfin, il ne faut pas oublier que Biarritz pourrait potentiellement être la ville hôte des épreuves de surf.

Digitalcmo – Plus spécifiquement, dans le cadre de l’appel à projets Smart Paris 2024, le groupe Etchart a apporté plusieurs idées innovantes. Quel était l’objectif ?

Vanessa Garat Nous souhaitons montrer qu’aujourd’hui l’innovation est une part de plus en plus importante de la construction et que l’innovation fait partie de l’ADN du groupe Etchart. En travaillant sur ces projets, notre objectif est également de faire travailler ensemble les différentes filiales et de les faire adhérer à cette volonté du groupe de participer activement aux JO.

Digitalcmo – Parmi les 3 projets présentés, il y a la JO Box. Pouvez-vous nous en dire davantage sur cet ouvrage que vous avez modélisé ?

Maureen DEHAENE Nous avons imaginé un ouvrage transparent permettant de proposer au spectateur une expérience immersive à 360°, que ce soit au niveau du son, de l’image, de la température ou encore avec des sensations de mouvement. Dans la Box, le fan pourrait suivre en direct et en différé les épreuves sportives, en vivant au plus près du réel l’expérience de l’athlète. L’objectif serait de placer cette Box à proximité des sites olympiques, dans les fan-zones, dans les rues voire même directement dans les enceintes sportives. Nous intégrerions donc de la réalité virtuelle à des ouvrages architecturaux innovants, transportables et spécialement conçus pour l’événement.

Le projet peut paraitre très ambitieux, étant donnée la maturité actuelle de la technologie en réalité virtuelle. Mais ce type de travaux collectifs nous permet d’avancer sur l’intégration de l’innovation à la stratégie du groupe.

 

 

La start-up Alan, proposant des services en ligne d’assurance santé pour les entreprises et indépendants, continue sa croissance exceptionnelle. En moins de 2 ans, l’Assurtech a déjà bouclé 2 levées de fonds et converti 850 entreprises clientes. Elle vise désormais les 100 000 personnes assurées à horizon 2020/2021.

Le marché de la santé représente en France 35 milliards d’euros annuels, selon Les Echos. Un marché auquel les start-ups françaises commencent à s’intéresser, dans le sillage d’une dynamique exceptionnelle venant des Etats-Unis : outre-Atlantique, plusieurs acteurs se sont faits un nom  comme Oscar Health (valorisé 3 milliards de dollars) ou Root Insurance (51 millions de dollars levés cette année). En France le mouvement est en train de s’accélérer comme en témoignent les levées de fonds récentes de +Simple.fr et Alan.

Des services d’assurance 100% dématérialisés pour un même niveau d’assurance

Dès son lancement en 2016 par Jean-Charles Samuelian et Charles Gorintin, Alan avait réussi un gros tour de force en obtenant le premier agrément ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution) Banque de France pour un groupe indépendant depuis 30 ans. En octobre de la même année, la startup levait 12 millions d’euros. Cela lui a permis de développer son offre de base : une assurance santé, 100% dématérialisée, venant simplifier les démarches d’inscription, d’échange de documents tout en gardant le niveau de couverture des assurances « traditionnelles ».

En plus d’une souscription simplifiée, la principale innovation d’Alan vient de ses interfaces utilisateur (application mobile et web) : elles permettent aux clients de transférer leurs documents par photo, d’échanger directement avec les conseillers Alan et de suivre le détail des remboursements. La startup propose également une carte tiers payant au format carte bancaire ou numérique. Pour les entreprises, la démarche de simplification est la même : inscription rapide, invitation des salariés, etc. Avec cette offre et grâce à des partenariats avec Payfit, Station F, HEC, kima Ventures ou Cap Digital, Alan a séduit de nombreuses TPE, PME et surtout startups : elle revendique actuellement 7 000 personnes assurées à travers 850 entreprises. Mais cette première levée de fonds a également permis de déployer deux nouveaux services : l’Assurtech Alan a lancé une offre prévoyance et s’est plus récemment ouverte aux freelancers et indépendants.

Ce mois-ci, Alan vient de clôturer une nouvelle levée de fonds record : 23 millions d’euros levés auprès des fonds Index Ventures, Xavier Niel, la CNP, Partech et Portag3 Ventures. Avec ces fonds, la société devrait considérablement consolider son équipe (pour atteindre les 80 collaborateurs) et développer de nouveaux services. Son ambition est d’atteindre les 20 000 assurés d’ici la fin de l’année et les 100 000 à 2021.

Sans encore une solution technologique ni même d’agrément mais avec une équipe de choc et un projet bien ficelé, la fintech Margo Bank lève 6,4 millions d’euros. Toute la fine fleur des Business Angels français et le fond daphni rejoignent les fondateurs, anciens de Captain Train.

Préférant cibler les grands groupes ou les startups, les Fintech sont peu nombreuses à s’intéresser réellement aux TPE/PME, alors même que ces dernières représentent 99,8% des entreprises européennes (selon le rapport annuel de la Commission Européenne 2014-2015 relayé par Margot Bank). Face à ce constat, après avoir cédé Captain Train aux anglais de Trainline, Jean-Daniel Guyot et ses associés ont donc commencé à travailler sur le projet Margo Bank. Pour se placer en opposition aux autres acteurs, ils ont décidé de cibler ces entreprises au cœur de l’économie, celles réalisant plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires, mais aussi de miser sur la relation humaine autant que sur la technologie : « Nous sommes convaincus que la valeur ajoutée de la banque réside avant tout dans la relation humaine, dans la qualité du service, ainsi que dans la simplicité et l’intégration des outils numériques. », déclare ainsi Jean Daniel Guyot.

L’offre de Margot Bank s’appuiera donc sur 2 piliers :
– la proposition de services numériques bancaires disponibles en cross plateform : dépôt, paiement, crédit, etc.
– et suivi personnalisé du client assuré par des chargés d’affaires locaux.

Vers une Fintech technologique et humaine

Pour cela, la start-up est en train de développer une plate-forme dont l’infrastructure se veut « souple et évolutive ». Surtout, elle intègre pleinement l’exploitation des données utilisateurs et les nouveaux enjeux de sécurité, en particulier ceux liés au secteur bancaire. À terme, la solution de Margo Bank pourrait également proposer des services de comptabilité et de gestion (factures, notes de frais, etc.). L’enjeu sera également le recrutement de nombreux chargés d’affaires pour assurer le suivi de qualité sur lequel la start-up mise tant.

C’est pourquoi les fondateurs ont réalisé ce mois-ci une levée de fonds de 6,4 millions d’euros levés auprès de daphni et de nombreux fleur Business Angels français (Xavier Niel, Marc Simoncini, Jacques-Antoine Granjon, Thibaud Elzière, Franck Le Ouay, Rachel Delacour, Thierry Petit et AlexLebruni). Avec un projet aussi bien défini, c’est un gros marché, une équipe qui n’a plus rien à prouver est un borde exceptionnel, Margot parle pourrait devenir une des fines Tech est plus importante dans les prochaines années.

Pionnier de la digitalisation des enceintes sportives, Oracle travaille depuis des années à l’exploitation des données de comportement des fans et au déploiement de nouvelles solutions de monétisation pour les clubs et franchises américaines. Aujourd’hui, l’entreprise californienne en est convaincue, la prochaine étape est l’exploitation d’assistants vocaux comme Alexa.

En Europe comme aux Etats-Unis, le remplissage des stades a longtemps été le principal et quasi-unique enjeu commercial des clubs, fédérations ou franchises sportifs. Si cela a permis de créer un historique de données d’achat de billets très riche et précieux, son exploitation n’est que toute récente. Surtout, il est devenu tout aussi important de connaître et accompagner le comportement des supporters dans les stades que de maîtriser leurs actes d’achat de places. Il est en effet très compliqué de savoir qui accompagne l’acheteur lors de l’événement sportif, d’analyser ses dépenses pendant l’événement. C’est pourquoi les acteurs du sport ont, ces dernières années, beaucoup investi dans des outils mobiles permettant de proposer dans les enceintes des jeux, des animations live, de commander ses boissons, etc. Au-delà d’augmenter les revenus et les interactions avec les fans, cela a permis la collecte de données précieuses dans l’analyse de leur comportement.

L’analyse des comportements dans les enceintes sportives, le nouvel enjeu des clubs et franchises

Avec sa solution Oracle Hospitality, Oracle souhaite centraliser tous ces outils mobiles et la billetterie pour permettre aux clubs d’améliorer leurs programmes de fidélisation et de recrutement et de pousser la fan-expérience vers plus de personnalisation. L’exploitation combinée des données d’achat et des données de comportement in-situ sur un back-end commun ouvre de nouvelles perspectives et devrait permettre de meilleures prévisions.

Mais Oracle voit bien plus loin en termes de fan-expérience puisque l’entreprise travaille à l’intégration d’Alexa à ses solutions mobiles. L’objectif sera de permettre aux spectateurs de passer leur commande de boisson ou de nourriture oralement, sans même bouger de leur place. La commande serait ensuite envoyée automatiquement au staff du point de vente qui se chargerait de la livraison sur place. Un moyen simple de désengorger les points de vente et de proposer un service à la hauteur de ceux proposer dans les salons de plus en plus connectés des fans de sport. La société travaille même à l’intégration d’Alexa pour l’achat de billets.

 

Source : SportTechie

Spécialiste du ciblage publicitaire en ligne pour les acteurs du retail, Armis vient de boucler un tour de table de 6 millions d’euros, faisant entrer notamment Elaia Partners. Par sa technologie, l’ambition de la startup française est d’aider les commerçants à résister à la conquête des géants du e-commerce.

Hasard du calendrier, cette semaine a été marquée par plusieurs annonces marquantes dans le secteur du marketing de proximité. D’un côté, Solocal a annoncé la fin de ses historiques Pages Jaunes d’ici 2019 : face à la concurrence du online, l’annuaire a vu son chiffre d’affaires baisser de 35% en 10 ans. Cette fermeture s’accompagne de la suppression de 1 000 emplois. D’un autre côté, plusieurs startups spécialisées dans la communication et le marketing pour les commerçants ont bouclé des tours de tables conséquents : parmi elles, Geolid (15 millions d’euros) mais aussi Armis, dont la solution semble être un successeur naturel aux Pages Jaunes.

Machine learning, géolocalisation et programmatique, piliers de la solution Armis

Fondée en 2016 par David Baranes et Dan Gomplewicz, Armis a développé une plateforme marketing permettant aux enseignes physiques et aux marques de communiquer sur internet de façon locale et ciblée. A l’instar des prospectus, Armis est capable d’adresser un message publicitaire lorsque les clients sont à proximité des magasins. Mais à la différence de son ancêtre papier, le contenu online est optimisé en fonction de la marque ou de l’enseigne et du profil du client ciblé, grâce à des algorithmes de machine learning. La solution s’appuie également sur des outils d’achat programmatique pour diffuser les contenus promotionnels en multi-devices sur Facebook, Google et sur les sites web.

À peine 18 mois après son lancement et 1 an après sa première levée de fonds (1 million d’euros), Armis fait entrer une nouvelle référence à son Capital : Elaia Partners rejoint Iris Capital et des Business Angels comme Brian O’Kelly et Michael Rubenstein (AppNexus). La startup entend déployer sa technologie en mode SaaS, améliorer son intégration aux solutions marketing déjà utilisées par les clients et optimiser encore davantage la performance du ciblage publicitaire. Surtout, après avoir séduit les géants de la grande distribution (Carrefour, Intermarché notamment), elle entend s’ouvrir à d’autres marchés, plus spécialisés comme les jouets ou le sport.