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Brand Voice digital : Grâce à l’automatisation des données collectées sur le terrain en temps réel, via l’Internet des objets, il est désormais possible avec le numérique de produire de la nourriture, du carburant ou des fibres plus efficacement que jamais.

Avec une population mondiale estimée à plus de 9 milliards de personnes d’ici 2050, les chercheurs estiment que la production agricole doit doubler pour répondre aux demandes imminentes.

La Commission nationale de l’APLU (Association of Public and Land-grant Universities) a récemment annoncé un effort global et coordonné pour relever ce défi. La commission a également souligné l’importance de la mise en place de divers efforts transdisciplinaires, tels que celui développé entre Hewlett Packard Enterprise (HPE) et l’Université Purdue (Indiana), qui abrite l’une des plus grandes écoles d’agriculture du monde.

Pour produire de la nourriture, du carburant et des fibres plus efficacement que jamais, Purdue collabore avec HPE afin de combiner recherche, innovations et technologies telles que l’Internet des objets (IoT) pour révolutionner la recherche agricole avec l’agriculture numérique.

Comment l’agriculture numérique peut-elle faire cette différence? Par exemple, plutôt que de mesurer manuellement et d’entrer des données concernant les caractéristiques d’humidité de 45 000 échantillons de maïs, les capteurs IoT peuvent intégrer de nombreuses indications en temps réel, alors que les plantes sont encore sur le terrain, ce qui permet d’effectuer les modifications nécessaires immédiatement*.

“Purdue est le banc d’essai de l’agriculture numérique associée à l’IoT, pour améliorer la découverte et le développement économique”, explique Karen Plaut, Ph.D., doyenne par intérim du Purdue University College of Agriculture. « Nous travaillons à transformer l’agriculture en Amérique et dans le monde. »

Traiter des téraoctets de données chaque jour

Basé sur la station de recherche de l’ACRE (Agronomy Center for Research and Education) de l’université Purdue, les projets d’agriculture numérique collectent des téraoctets de données quotidiennement, en utilisant plusieurs types de capteurs, de caméras et de relevés. Pour regrouper, traiter et transmettre de tels volumes de données au supercalculateur HPE de Purdue, l’université tire parti d’une combinaison de technologies informatiques sans fil et de pointe de HPE et d’Aruba, une société de Hewlett Packard Enterprise.

Ce traitement est fondé sur le recours à des points d’accès robustes Aruba de la série 270 et par les contrôleurs de mobilité Aruba de la série 7000, afin de fournir des communications et des transmissions de données rapides et sécurisées. Pour la visibilité et l’optimisation Wi-Fi, Purdue utilise AirWave pour une gestion et un dépannage rationalisés, ce qui permet de s’assurer que les ressources restent concentrées sur la recherche agricole plutôt que sur l’administration réseau.

HPE Edgeline IoT Systems fournit une connectivité sécurisée et continue avec les capacités de “deep learning” nécessaires pour traiter les résultats de recherche de Purdue de façon cohérente.

Si l’on tient compte des milliers de projets de recherche sur le déficit alimentaire, la sécurité, la traçabilité, ou encore la nécessité de développer une agriculture durable, il est aisé de mesurer l’impact d’une automatisation de la collecte et de l’analyse des données avec les solutions HPE et Aruba.

Les chercheurs de Purdue construisent et expérimentent également des drones, pour améliorer l’efficacité de la collecte de données sur la croissance des plantes. Actuellement, les images captées par les drones sont téléchargées puis distribuées aux différentes unités de recherche, afin d’étudier leur pertinence. Dans le futur, les caméras des drones pourraient transmettre des images en temps réel via l’infrastructure HPE Aruba pour que les producteurs puissent prendre des décisions fondées sur des données scientifiques.

* “Le nouveau bâtiment de recherche agricole prouve qu’il est possible d’améliorer la santé et le bien-être de chaque individu sur la planète et qu’il n’est pas seulement conçu pour les agriculteurs”.

Le classement des 20 meilleurs projets IoT de 2017 (réalisé par l’IoT Institute), montre que tous les industriels sont désormais engagés, en général avec les grands acteurs de l’IT, eux-mêmes de plus en plus impliqués.

Le classement proposé par l’IoT Institute pour 2017 cite d’abord les sociétés utilisatrices plutôt que leurs fournisseurs, qui sont désormais de plus en plus souvent les grands noms du secteur IT plutôt que de petites entreprises ou des startups dédiées. Dans ce panorama qui résume le “top 20” d’IoT Institute, les entreprises sont citées par ordre alphabétique et non sous la forme d’un classement.

ABB : la robotique intelligente

ABB a largement adopté le concept de “maintenance prédictive”, en utilisant des capteurs connectés pour surveiller les besoins d’entretien de ses robots sur les cinq continents et déclencher des réparations avant la rupture des pièces.

Airbus: l’usine du futur

Les avions de ligne sont faits de millions de composants et exigent des dizaines de milliers d’étapes de montage. Lle coût des erreurs au cours du processus peut être énorme. Pour faire face à la complexité, Airbus a lancé une initiative de fabrication numérique appelée “Factory of the Future” pour rationaliser les opérations et renforcer la capacité de production. L’entreprise a intégré des capteurs aux outils et machines de l’atelier et a donné aux travailleurs des technologies portables, y compris des lunettes intelligentes industrielles, conçues pour réduire les erreurs et renforcer la sécurité sur le lieu de travail.

Amazon : réinventer l’entreposage

L’idée de base de la technologie Kiva, qu’Amazon a acquise pour 775 millions de dollars en 2012, est qu’il est plus logique de faire localiser des palettes de produits par des robots plutôt que d’avoir des employés à la recherche des produits. En 2014, les robots ont aidé l’entreprise à réduire ses coûts d’exploitation de 20%, selon Dave Clark, vice-président senior chez Amazon.

Boeing : utiliser l’IoT pour améliorer l’efficacité de la fabrication

Boeing travaille aujourd’hui sur l’objectif de rendre ses offres de services plus importantes que ses produits, tout en étant le fournisseur d’informations le plus précieux dans l’aviation. L’entreprise a déjà fait des progrès significatifs dans la transformation de son activité. Boeing et sa filiale Tapestry Solutions ont déployé de manière agressive la technologie IoT pour améliorer l’efficacité dans les usines et les chaînes d’approvisionnement. La société augmente également les volumes de capteurs connectés embarqués dans ses avions.

Bosch : évolution du programme “Track and Trace”

En 2015, Bosch a lancé ce qui serait le premier banc d’essai du Consortium Internet Industriel. La principale source d’inspiration du programme Track and Trace est que les travailleurs passent une grande partie de leur temps à chercher des outils. L’entreprise a donc ajouté des capteurs à ses outils pour les suivre, à commencer par un outil sans fil. À mesure que la résolution du suivi devient plus précise, Bosch prévoit d’utiliser le système pour guider les opérations d’assemblage.

Caterpillar : un pionnier de l’IoT

Fabricant d’équipements lourds, Caterpillar est depuis longtemps un pionnier de l’IoT. Récemment, l’entreprise a montré les fruits de ses investissements dans la technologie. Par exemple, lorsqu’on voit comment il utilise l’IoT et la réalité augmentée pour donner aux opérateurs de la machine une vue d’ensemble du processus de fabrication et de maintenance, depuis les niveaux de carburant jusqu’au moment où les filtres à air doivent être remplacés.

Fanuc : aider à minimiser les temps d’arrêt dans les usines

Le fabricant de robots Fanuc s’attache à réduire les temps d’arrêt dans les installations industrielles. L’utilisation de capteurs au sein de sa robotique, en association avec des analyses basées sur le cloud, permet à l’entreprise de prédire quand une défaillance est imminente. En 2016, General Motors a décerné au système Zero Downtime (ZDT) de Fanuc le “prix de l’innovation fournisseur de l’année”.

Gehring : un pionnier dans la fabrication connectée

Gehring Technologies, une entreprise de 91 ans spécialisée dans la fabrication de machines pour l’affûtage du métal, a commencé tôt à adopter la technologie IoT. Désormais, elle permet à ses clients de suivre en temps réel des indicateurs concernant le fonctionnement des machines Gehring avant de passer commande.

Hitachi : une approche intégrée de l’IoT

La société japonaise se démarque des autres sociétés industrielles en termes d’intégration et d’expérience, à travers les technologies opérationnelles et informatiques. Alors que la plupart des autres groupes industriels s’appuient sur des partenariats pour combler les lacunes dans leurs connaissances IoT, Hitachi est plus indépendant. La société compte plus de 16 000 employés concentrés sur la technologie. Bien qu’il offre une plate-forme IoT connue, sous le nom de Lumada, Hitachi fabrique également une pléthore de produits tirant parti des technologies connectées, y compris les trains, que l’entreprise commence à vendre en tant que service. Hitachi a également développé un modèle de production amélioré par l’IoT qui, selon elle, a réduit ses délais de production de moitié au sein de sa division Omika Works, qui fabrique des infrastructures pour l’électricité, la circulation, la sidérurgie et d’autres industries.

John Deere : tracteurs autonomes et plus

Comme le domaine de l’agriculture devient plus une science et moins un art transmis de génération en génération, John Deere répond en déployant la technologie de l’Internet des objets – peut-être plus particulièrement avec les tracteurs autonomes. Comme le Washington Post l’a écrit en 2015, Google n’a pas mené la révolution du véhicule autonome : John Deere l’a fait. L’entreprise se trouve également être un pionnier dans la technologie GPS. Les systèmes les plus avancés utilisés dans les tracteurs sont précis à 2 centimètres. En outre, la société a déployé la technologie télématique pour des applications de maintenance prédictive.

Kaeser Kompressoren : l’air comme un service

Fondé en 1919, le fabricant allemand de pompes à air, de sécheurs et de filtres à air comprimé innove en matière d’intégration des communications numériques dans ses produits. La société propose des “jumelles numériques” pour ses produits et prend en charge la maintenance prédictive. L’une des innovations les plus remarquées de cet industriel a été de commercialiser la production d’air sous la forme d’un service, ce qui est une évolution remarquable pour une entreprise qui vend des machines depuis un siècle.

Komatsu : innovation dans l’industrie minière et l’équipement lourd

Le fabricant d’équipement lourd japonais a une pléthore d’innovations liées à l’IoT. A partir de 2011, il a déployé des technologies connectées dans ses sites de production japonais. Komatsu a relié tous ses robots à ses installations de production centrales à Internet, ce qui permet aux gestionnaires de surveiller en temps réel les opérations internationales. L’entreprise est une force innovante dans le secteur minier. Ses énormes camions autopropulsés peuvent être repérés dans “Mine of the Future” en Australie de Rio Tinto . Komatsu a récemment acquis le fabricant d’équipements miniers américain Joy Global, qui avait développé des foreuses connectées pour l’extraction du charbon lesquelles peuvent envoyer jusqu’à 7 000 points de données par seconde au centre de données de l’entreprise, sans liaison filaire

KUKA : vers la robotique connectée

Le spécialiste allemand de la robotique KUKA a une stratégie IoT qui s’étend à des usines entières. Par exemple, Jeep a demandé à l’entreprise de contribuer à la construction d’une usine capable de produire une carrosserie toutes les 77 secondes. L’entreprise a répondu en aidant son client à construire une usine compatible IoT, avec des centaines de robots reliés à un cloud privé. L’usine peut produire plus de 800 véhicules par jour.

Maersk : pour une logistique intelligente

Expédiant des millions de conteneurs dans 121 pays à travers le monde, la compagnie maritime danoise a adopté l’Internet des objets pour suivre ses actifs et optimiser la consommation de carburant et les routes de ses navires. La technologie s’est avérée particulièrement utile pour les conteneurs réfrigérés, dont le contenu pourrait se gâter en l’absence de contrôle de la température. Sachant que l’entreprise dépense un milliard de dollars par an pour le transport de conteneurs d’expédition vides, Maersk a fait appel à des capteurs et à des analyses de données pour savoir comment il les stocke et les localise. La société utilise la technologie blockchain pour optimiser ses opérations d’approvisionnement.

Magna Steyr : fabrication d’automobiles intelligentes

Le constructeur automobile autrichien Magna Steyr est un précurseur en matière d’usines intelligentes. La société, qui compte 161 000 employés dans le monde, peut suivre précisément les actifs allant des outils aux pièces de véhicules, en générant automatiquement un réapprovisionnement si nécessaire. Magna teste également l’utilisation de “l’emballage intelligent”, en l’améliorant avec Bluetooth, pour aider à suivre les composants dans ses entrepôts. Des véhicules autonomes au sein de ses installations aident repérer les composants lors du montage, optimisant dynamiquement les itinéraires. Magna a une longue histoire dans la fabrication automobile sur mesure, construisant différents types de voitures sur la même chaîne de montage depuis 1999. Maintenant, elle utilise la technologie portable pour guider ses employés dans la production de véhicules sur mesure. L’année dernière, l’entreprise a remporté le prix “Automotive Innovations” du Center of Automotive Management.

Microgrid : innovations en temps réel

RTI et une poignée de partenaires ont créé une technologie innovante qui divise le réseau électrique en une gamme de microgrids qui peuvent chacun être gérés séparément. Cette stratégie peut aider les services publics à gérer le réseau complexe d’énergie qui va des panneaux solaires aux éoliennes en passant par le gaz naturel traditionnel, le charbon et les centrales nucléaires. Une telle technologie microgrid deviendra une nécessité. La méthode monolithique traditionnelle de transmission de l’énergie électrique n’est tout simplement pas à la hauteur de la gestion d’une grille qui tire l’essentiel de son énergie de sources renouvelables.

North Star BlueScope Steel : assurer la sécurité des travailleurs

La technologie portable a bénéficié progrès remarquables et remarqués depuis la création de Fitbit il y a une décennie, mais les cas d’utilisations sous-jacents pour la plupart des appareils portables grand public n’ont visiblement pas suffisamment évolué depuis cela. Dans le domaine industriel, cependant, le fabricant d’acier North Star BlueScope Steel a déployé des vêtements portatifs dans des casques et des bracelets, pour un projet de validation de principe visant à aider les gestionnaires à surveiller la sécurité des employés et à repérer les scénarios dangereux avant qu’ils ne causent des blessures. Les wearables suivent également les paramètres de santé tels que la température corporelle, le pouls et les niveaux d’activité, permettant aux superviseurs de donner une pause aux travailleurs taxés lorsque cela est nécessaire. De plus, le North Star BlueScope Steel utilise des capteurs connectés pour surveiller les températures extrêmes de l’environnement ainsi que la présence de radiations et de gaz toxiques.

Rio Tinto : la mine du futur

Le conglomérat minier britannico-australien a lancé une initiative minière automatisée innovante à Pilbara, une région isolée de l’Australie occidentale, avec d’importantes mais profondes réserves de minerai de fer. Les camions sans conducteur et les trains transportent le minerai loin des sites miniers, tandis qu’une technologie de forage autonome permet à un travailleur à distance de superviser plusieurs exercices à partir d’une seule console. Les navires pourraient également à l’avenir être “sans pilote”. La société possède un centre de contrôle, à Perth, qui se connecte à ses mines ainsi qu’à ses opérations ferroviaires et portuaires, où des ingénieurs, des analystes, des programmeurs et des techniciens guident à distance les opérations minières.

Shell : inventeur de champs de pétrole intelligent

Nommée entreprise pétrolière la plus innovante dans une enquête de Rigzone en 2016, Shell rapporte que ses champs de pétrole intelligents peuvent obtenir 10% de pétrole en plus et 5% de gaz en plus que les champs traditionnels. L’entreprise relie ses puits de haute technologie à un câble à fibre optique, qui permet aux employés distants de surveiller les opérations à distance. La société a récemment lancé une initiative de jumelage numérique pour une plate-forme offshore dans le sud de la mer du Nord.

Stanley Black & Decker : la technologie connectée pour la construction et au-delà

Le fabricant d’outils est un pionnier de l’IoT à plusieurs égards. La société, qui exploite 16 unités de fabrication, a déployé des technologies connectées pour tout, de la sécurité commerciale à ses installations de production en passant par l’outillage connecté utilisé dans les usines de ses clients. Le programme d’usine intelligente de la société à Reynosa, au Mexique, a entraîné une augmentation de 24% de la production de bois. Cependant, l’entreprise s’illustre plus particulièrement avec son initiative de localisation des matériels, qui utilise des signaux radio pour surveiller l’emplacement des outils, surveiller les progrès de la construction et se conformer aux règles de l’OSHA (Occupational Safety and Health Administration). La division DeWalt de la société lance également une initiative appelée “Construction Internet of Things”, qui utilisera un réseau maillé Wi-Fi et une plateforme IoT pour surveiller les travailleurs et l’équipement sur le chantier. Déjà, DeWalt a débuté un service de batterie connectée qui peut non seulement surveiller les niveaux des batteries, mais arrêter les outils si un voleur tente de les retirer d’une zone définie.

Avec Media Track, l’agence de communication CoSpirit constitue un groupe qui compte plus de 130 salariés, pour un chiffre d’affaires d’environ 15 millions d’euros. Son fondateur et Président Florian Grill, qui est intervenu avec Waze et Carrefour lors du dernier Hub Forum (voir notre article) présente sa vision de la transformation digitale de l’économie.

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  • Quel est aujourd’hui le métier de CoSpirit ?

 

Florian Grill : CoSpirit est dédié à la communication locale des enseignes de distribution dites “à réseau”. Concrètement, notre métier consiste à mettre en place la stratégie et les outils qui vont permettre à l’enseigne et aux dirigeants des points de vente de générer davantage de trafic. En l’occurrence, nous sommes positionnés sur un marché qui pèse 12 milliards d’euros – celui de la communication locale des enseignes – et qui représente plus du tiers des sommes investies en France da ns la communication. Nous travaillons principalement sur des petits volumes, mais en très grand nombre : plusieurs centaines de points de ventes, plus de 300 agences pour la gestion de l’affichage de longue durée, 8 500 espaces d’affichage temporaire… Pour disposer d’un maillage suffisant, nous avons mis en place un réseau de 200 inspecteurs sur le terrain et un Pôle Conseil Magasin de 20 personnes, basé à Lyon.

Par ailleurs, généralement pour accompagner nos clients enseignes, CoSpirit s’est développé en Espagne, en Italie et en Belgique.  

 

  • Comment définissez-vous un média digital de chalandise ?

 

Florian Grill : Avant tout, il faut toujours garder à l’esprit que l’on ne doit pas parler de transformation digitale en continuant de penser l’entreprise comme une addition de silos. Dans ce contexte, il n’est pas question de gérer le numérique “à part” et d’imposer son jargon à tous les services. Il faut, au contraire, se focaliser sur les priorités de chaque service. Dans ce contexte, l’exemple type d’un “média digital de chalandise”, c’est Waze. Nous avons fait une présentation commune avec Carrefour et Waze, lors du Hub Forum 2017. Waez n’entend pas se substituer à l’affichage longue durée mais le compléter, notamment en tenant compte de l’accessibilité, de la visibilité ou du niveau de fréquentation de chaque point de vente. Nous avons développé avec leurs équipes une série d’indicateurs, dont le nombre d’impressions, de navigations ou de visites dans les magasins, pour les intégrer à notre nouveau portail.

  • Quelle est la vocation du portail internet que vous avez créé ?

 

Florian Grill : Elle est de générer un trafic additionnel mesurable. Pour cela, il fallait que cette plateforme soit personnalisable et permette de tenir compte des spécificités de chaque magasin. Carrefour a choisi de le retenir pour son réseau de points de vente intégré. Par ailleurs, il a été présenté aux franchisés, qui ont massivement dit “oui” aux déploiement de cette solution chez eux. Toutes les installations seront finalisées d’ici fin 2017.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO  

Le “clean tag” (aussi appelé “reverse graffiti”) est né au Etats-Unis voici plusieurs années déjà. En Europe, il est largement répandu au Royaume-Uni et en Allemagne. En France, sa montée en puissance ne fait que commencer.

Le concept est simple. Partant du constat que les centres urbains sont en général pollués et/ou sales, des graphistes américains ont imaginé voici plusieurs années des pochoirs permettant “d’imprimer” des messages publicitaires sur les sols ou sur les murs en utilisant un jet d’eau haute pression (de type Kärcher).

Au-delà de l’effet visuel inhabituel de ces messages (voir ci-dessous), l’avantage de ces “clean tags” est de pouvoir être placés à proximité des zones et des publics ciblés (gares, arrêts de bus ou de tram, pistes cyclables, lycées, magasins, stades, etc.).

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Quelle est la durée de vie d’un graffiti de ce type ? “Elle est en moyenne de 1 semaine à un mois, principalement en fonction du nombre de passages sur le tag”, explique Renaud Guillaume, fondateur de l’agence de communication Mescudi, implantée dans l’Est de la France, qui vient de lancer le système “Puballo”.

Il existe pour l’instant peu d’acteurs sur le marché des “clean tags”, mais plusieurs opérations vont débuter d’ici la fin 2017 et populariser la technique. “Il faut préciser qu’aucune loi n’interdit en France le nettoyage des voies publiques, ajoute Renaud Guillaume. Nous avons créé plusieurs forfaits intégrant la conception du message, du visuel, la fabrication des pochoirs en aluminium et la réalisation de 30 tags au minimum.”

Pascal Boiron, Digital CMO

Quel est le bilan de la 8ème édition du Hub Forum, qui a eu lieu les 10 et 11 octobre 2017 à Paris (Maison de la Mutualité) ? Entretien avec Perle Bagot, Directrice associée de Hub Institute et organisatrice de l’événement.

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  • Quelle-est la principale caractéristique de l’édition 2017 du Hub Forum ?

 

Perle Bagot : C’est sans conteste la présence de plus en plus importante des directions générales. Cette montée en puissance était sensible depuis plusieurs années, mais l’engagement des dirigeants d’entreprise dans la transformation numérique est désormais évident et cette évolution doit selon eux être conduite à un rythme plus rapide, ce qui explique que nous ayons choisi le mot “Accelerate” pour résumer le thème le plus fort de cette édition.

  • L’événement “Hub Forum” est bien installé puisque c’était cette année la 8ème édition. Quel-est désormais la priorité : accueillir davantage de visiteurs ?

Perle Bagot : Non. Nous accueillons environ 3 000 visiteurs chaque année. Bien sûr, nous n’en voulons pas moins, mais l’objectif n’est pas de recevoir sans cesse davantage de monde. Au contraire, notre priorité est d’être de plus en plus sélectif et d’accueillir une proportion toujours plus importante de directeurs généraux. Cette année, nous avons eu parmi nos intervenants des PDG, des membres de la présidence ou des DG d’entreprises telles que SNCF, TF1, Air France, La Redoute, le Crédit Mutuel, Accenture, Dropbox Business Europe de l’Ouest, Facebook France… La richesse du programme n’est pas anodine.

  • Que reflète-t-elle selon vous ?

 

Perle Bagot : Trois faits principaux, qui découlent l’un de l’autre. Dans un contexte où, comme je l’ai dit, les directions générales souhaitent accélérer la transformation numérique, elles veulent logiquement se situer dans l’action plutôt que dans la prospective à long terme. C’est la première des trois priorités. Les sujets que nous avons défini et retenu tournent donc tous autour du thème : comment rester compétitifs à horizon de 18 ou 24 mois. La seconde, c’est qu’il nous revient de mener un travail de veille très important pour ramener des Etats-Unis ou d’Asie des contenus très concrets et directement exploitables. Cela est rendu possible par l’action du Hub Institute et c’est la condition pour que les participants passent de plus en plus de temps au Hub Forum, ce qui est déjà le cas. La troisième, c’est justement que les directions générales estiment qu’il n’y a plus de temps à perdre : toutes les personnes doivent être formées aux usages du numérique, les outils digitaux doivent être mis en place et utilisés, la gestion des talents doit être plus précise, l’expérience client doit être améliorée, etc.

  • A quoi les prochaines éditions du Hub Forum vont-elles ressembler ?

 

Perle Bagot : Les évolutions du Hub Forum suivent celles de celles et ceux qui participent à l’événement depuis près de 10 ans. Nombre d’entre eux ont débuté dans des fonctions numériques, souvent en tant que “community manager”, puis ont intégré ou dirigé des services de l’entreprise, comme le marketing, le commercial, les ressources humaines… Ces personnes arrivent aujourd’hui dans les comités exécutifs et les directions générales. Le Hub Forum s’adapte à leur parcours. Leur priorité est aujourd’hui de définir une stratégie cohérente entre ce que l’on trouve sur leurs sites web et les points de vente, quelle que soit leur forme.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO

Jean-David Chamboredon préside depuis près de 8 ans le principal fonds français d’investissement de business angels dans le secteur internet. Il est également co-Président de France Digitale. Son avis sur les évolutions des investissements des business angels est donc très écouté. De fait, il supervise la réalisation tous les 6 mois de l’indicateur FIBAMY (French Internet Business Angels Money Yardstick) depuis 2012 et le lancement du mouvement des Pigeons*, dont il fut le porte-parole. En l’occurrence, la publication du dernier indicateur, concernant le premier semestre 2017, fait apparaître une nette baisse du nombre de levées de fonds (- 20% par rapport au 1er semestre 2016). L’analyse de Jean-David Chamboredon.

  • Comment expliquer que la baisse du nombre de levées de fonds soit aussi importante en France au premier semestre ?

 

Jean-David Chamboredon : La seule explication de ce recul est l’attentisme habituel de tout investisseur durant les périodes électorales, et cela concerne logiquement les business angels aussi. Cette baisse est le fait le plus marqué de la dernière publication du FIBAMY, mais il faut également noter que le montant total levé est lui aussi en baisse : – 11%. Mécaniquement, cela implique que le montant du ticket moyen est en nette hausse. Il est passé de 523 000 euros à 582 000 euros en un an. Nous pensons que cette forte hausse est positive, car la faible taille des tours de table a toujours constitué un point de faiblesse du maillon “business angels” dans la chaîne de financement. Cela étant dit, ces baisses doivent être tempérées par au moins deux chiffres. Le premier est que 2016 a été une année record. Si l’on devait comparer le premier semestre 2017 à la même période de 2015, nous parlerions d’une hausse, à la fois en volume et en valeur. Le second, c’est que la part de marché des réseaux de business angels a bondi : elle est passée de 10% au premier semestre 2016 à 26% pour la même période de 2017.  Cela signifie que la baisse est principalement due au fait que les “grands” business angels (comme les “serial business angels”, les “super angels”, les accélérateurs ou certains fonds) ont de leur côté levé le pied.  

  • La hausse du ticket d’entrée moyen aux levées de fonds est-elle une décision collective des business angels ?

 

Jean-David Chamboredon : Il n’y a pas de réelle coordination des décisions des business angels. Il s’agit plutôt de l’addition de prises de position individuelles. Bien sûr, il est possible d’influer sur elles, notamment via les incitations fiscales et les mesures concernant l’ISF. Dans les faits, la principale explication de cette hausse est que les startups demandent plus, par exemple 500 000 euros alors qu’elles n’auraient demandé que 400 000 euros voici un an ou deux. Cela ne signifie pas nécessairement que les projets sont de meilleure qualité, mais plutôt que les levées de fonds sont mieux préparées.

  • La transformation de l’ISF en IFI (impôt sur la fortune immobilière) va-t-elle inciter les business angels à investir davantage ?

 

Jean-David Chamboredon : C’est probable, mais à partir de 2018. Cette transformation pourrait libérer des moyens de financement qui n’étaient pas mobilisés sur ce type d’investissements. Il faut toutefois anticiper la probable disparition de l’ISF-PME, sachant que les réseaux de business angels (ndlr : les “petits” business angels) sont très sensibles à cette incitation fiscale. Si l’ISF-PME devait réellement disparaître, il faudrait compenser cette suppression par un renforcement du dispositif IR-PME, qui reste aujourd’hui très peu incitatif. Dans tous les cas, je le répète : un écosystème de startups, c’est comme un tas de sable ; pour que la pointe soit haute, il faut que sa base soit large !

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO    

* Dans son manifeste d’octobre 2012, le mouvement des Pigeons expliquait notamment :  « Nous avons conscience du caractère novateur et dérangeant de notre mouvement et, quitte à surprendre encore plus, sachez que nous ne donnons à nos sympathisants AUCUNE consigne particulière, nous n’avons et n’aurons AUCUNE représentation officielle, AUCUNE appartenance politique, AUCUN porte-parole ou plutôt des milliers. Nous ne recherchons AUCUNE notoriété individuelle. Nous sommes la conséquence de la politique antiéconomique du gouvernement qui a décidé de prendre les milliers d’entrepreneurs de ce pays pour des Pigeons et d’anéantir l’esprit d’entreprendre faisant dès lors courir un risque majeur à la France. »

L’Association des Aéroports Francophones (AAF) a édité un guide pratique de l’utilisation des réseaux sociaux au sein des 150 plateformes réunies au sein de la structure. Les explications de Laurent Verbiguié, Président de la Commission Informatique et Innovation de l’AAF.  

  • Que représente aujourd’hui l’Association des Aéroports francophones ?

Laurent Verbiguié : Elle réunit plus de 150 aéroports au niveau mondial, que ce soit en France métropolitaine ou d’outre-mer, en Suisse, au Canada, en Afrique francophone, ou encore en Asie ou en Europe de l’est. Elle compte ainsi environ 1 200 membres actifs et a trois missions principales : réaliser des études, faciliter le partage des meilleures pratiques entre les membres et analyser les évolutions réglementaires qui régissent les activités des aéroports. Sur cette base, l’association réunit ses membres deux fois par an, dont un grand congrès chaque mois de novembre : l’an dernier, il avait lieu à la Martinique et il aura lieu cette année à Montpellier. Par ailleurs, les commissions – dont celle que je préside “IT & Innovation” – se réunissent quatre à cinq fois par an.

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  • Pourquoi vous êtes-vous intéressés au sujet des réseaux sociaux dans les aéroports ? Y ont-ils d’ailleurs leur place ?

Laurent Verbiguié : Avant de répondre à cette question, je veux préciser que ce n’est pas le seul sujet d’intérêt de cette commission. Elle s’est également intéressée au sujet de la cybersécurité, à l’agilité dans l’innovation ou encore au traitement de la data. En ce qui concerne les réseaux sociaux, notre premier objectif était de démystifier le sujet des réseaux sociaux dans les aéroports, en faisant passer le message que, oui, ils y ont bien toute leur place ! Pour cela, nous avons lancé un programme en 2016, fondés sur des échanges entre les membres, puis sur des entretiens – qui ont concerné près de la moitié des membres de l’association, puis sur la rédaction d’un guide pratique de l’utilisation des réseaux sociaux (ndlr : voir la vidéo de présentation et le guide est téléchargeable ci-dessous) et enfin sa publication en avril 2017.

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  • Quelles sont les principales conclusions de cette analyse ?

Laurent Verbiguié : Il faut tout d’abord préciser que l’analyse ne portait pas sur la fidélisation et la conquête de clients, car les aéroports délèguent les activités commerciales aux compagnie aériennes et aux commerçants. Par contre, il nous revient d’améliorer sans cesse l’information des voyageurs et de faciliter le travail de nos agents. Les principales conclusions de notre travail sont qu’il est important d’automatiser le plus possible l’animation des réseaux sociaux dans les aéroports et d’intégrer à terme de nouveaux réseaux sociaux : les quatre principaux qui ont été analysés sont Facebook, Twitter, Linkedin et Instagram.

Je donnerai deux exemples pour conclure : il est important que les informations émanant d’un groupe de passagers qui manifeste ses difficultés sur les réseaux sociaux soient captées par nos agents et notamment par les postes de régie et de contrôle. Dans le même esprit, il est nécessaire d’informer les passagers sur les problèmes rencontrés dans d’autres aéroports et qui risque de perturber leur voyage.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO   

L’agence Sodenada s’est implantée au coeur de l’IoT Valley, à Toulouse, et lance son premier “objet connecté” dédié au marketing. Elle promet que ce ne sera pas le dernier !

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Agence de communication créée en 2014, Sodenada s’est implantée directement au coeur de l’IoT Valley (à l’époque appelée TIC Valley), aux portes de Toulouse. Quel est le rapport entre les objets connectés et la communication ? “Si nous avons voulu faire partie de cet écosystème, c’est que nous avons cru dès le départ que les technologies de l’Internet des objets pouvaient être déclinées avec bonheur dans les domaines du marketing et du commerce”, explique Dominique Amaro, cofondateur de Sodenada. Et Sébastien Olive, l’autre cofondateur de l’agence, de renchérir : “Nous avons beaucoup travaillé avec les startups de l’IoT valley sur des sujets comme la réalité augmentée, avec Ubleam par exemple. Aujourd’hui nous lançons notre propre objet connecté, conçu avec l’entreprise Thingz, qui a la forme d’une statuette représentant une licorne » (ndlr : voir l’image ci-dessous). Elle permet à l’agence de notifier à ses clients en temps réel les publications de l’agence, par le biais d’un code couleur. Pour Sodenada, les prochaines étapes sont d’ajouter un effet sonore ou une empreinte digitale pour indiquer une publication, puis d’intégrer un bouton à la statuette pour que les clients informent l’agence de leurs besoins. 

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Concrètement, une première marque va déployer le système à partir de janvier 2018. Dans quel domaine ? Pour l’instant, Sodenada garde le secret, mais on peut imaginer que les applications sont attendues dans les secteurs de la grande distribution, de la mode, du cosmétique, de l’agroalimentaire… “Comme cela a été le cas pour les sites Internet, tous les secteurs d’activités sont à terme concernés”, affirme Dominique Amaro. “Les premières démonstrations du produit, à commencer par celle qui a eu lieu au sein de l’IoT Valley lors de l’Innovation Day du 21 septembre, nous montre que tous les secteurs peuvent s’approprier cet objet connecté, qui doit être considéré comme un nouveau média, explique Sébastien Olive”.

Domin-AmaroSebast-Olive Dominique Amaro (en haut) et Sébastien Olive, cofondateurs et dirigeants de l’agence Sodenada.

Cet enthousiasme va conduire Sodenada à présenter son premier objet connecté lors du prochain CES de Las Vegas. “Ce n’est que le début d’une gamme d’objets connectés”, précise Sébastien Olive. Dans cette perspective, l’entreprise n’écarte ni une levée de fonds ni l’autoproduction, si le nombre d’objets connectés à fabriquer reste raisonnable. “Ce que permet ce nouveau média que l’objet connecté, c’est tout d’abord de redéfinir la relation avec le client”, conclut sébastien Olive.

Pascal Boiron, Digital CMO   

Fabrice Bonan avait cofondé Talend avec Bertrand Diard en 2005 : ils ont à nouveau créé une entreprise ensemble 10 ans plus tard, baptisée Influans. Spécialisée dans les campagnes marketing personnalisées, elle a présentée la nouvelle évolution de solution au salon Paris Retail Week et vient de lever 6 ME. Entretien avec Fabrice Bonan, Chief Product Officer (CPO) d’Influans.

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  • Où en est Influans moins de 2 ans après sa création ?

Fabrice Bonan : Influans vient de mener à bien sa première levée de fonds, de 6 millions d’euros, après d’acteurs du venture capital comme Idinvest, Partech Ventures ou Iris Capital ainsi qu’avec des Business Angels comme John Brennan (Silver Lake) ou Pierre Kosciusko-Morizet (PriceMinister). C’est une belle somme pour une toute première levée de fonds. Nous avons aujourd’hui une trentaine de collaborateurs en France et en Tunisie et nous conduisons un nombre croissant de POC (ndlr :Proof Of Concept) en Europe comme aux Etats-Unis.

  • Influans va-elle être un concurrent potentiel de Talend, dont vous quitté la direction voici trois ans ?

Fabrice Bonan : Non, et ce pour une raison simple : Talend est une entreprise très technique, qui est devenue la colonne vertébrale du système d’information. Avec Influans, nous nous adressons directement aux professionnels du marketing. Nous avons beaucoup travaillé sur le design de la plateforme pour qu’elle puisse être utilisée par des non-informaticiens. Cela étant dit, nous travaillons toujours étroitement avec les services informatiques à un moment ou à un autre.

Par ailleurs, nous faisons face à un grand nombre de concurrents spécialisés sur une des étapes de la chaîne de valeur : Influans travaille sur toutes les étapes, ce qui est un gage d’efficacité et de rapidité.

  • Influans revendique des résultats 30 fois supérieurs à ceux des campagnes marketing traditionnelles : comment peut-on arriver à de tels résultats ?

Fabrice Bonan : Concrètement, ce sont les résultats des premiers POC que nous avons menés. La création d’une campagne est très rapide et nous la réalisons fréquemment durant les réunions de présentation. Elle est fondée sur deux grandes étapes. La première consiste à choisir les produits qui vont faire l’objet de la campagne, ou de laisser faire notre algorithme pour le ou les sélectionner. La seconde consiste à choisir les clients à qui le message va être adressé, soit avec des méthodes dites “traditionnelles”, soit -là encore à faire appel à notre algorithme pour déterminer la cible. Dans tous les cas, on peut associer les modes manuels ou automatiques afin de modifier la granularité à l’envi, sachant que la plateforme n’est limitée ni pour les volumes des champs ni pour leur format.

  • Vous vous démarquez également en ce qui concerne la tarification avec des prix fondés sur les résultats des campagnes et les transactions. Qu’est-ce cela signifie ?

Fabrice Bonan : C’est simple, dans le cas peu probable où une campagne n’aboutirait à aucune transaction, les prestations seront gratuites pour le clients. Concrètement, Influans ne se rémunère que via une commission sur les transactions finalisées.

  • Vous avez participé à l’édition 2017 de Paris Retail Week : pensez-vous que le retail européen est en train de combler son retard sur le retail des Etats-Unis dans le domaine des technologies marketing ?

Fabrice Bonan : Nous serons davantage présents sur cet événement l’an prochain. En ce qui concerne le retard de l’Europe sur les Etats-Unis, il nous semble moins important qu’on le dit. Cela explique d’ailleurs que les retailers américains – que nous connaissons bien – soient enthousiastes à l’idée de voir apparaître une plateforme marketing comme celle d’Inlfuans, qui n’a pas d’équivalent en Amérique du Nord. Enfin, les retailers européens que nous rencontrons font preuve d’une maturité que l’on ne met pas suffisamment en avant en matière de marketing.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO     

La troisième édition du salon Paris Retail Week a eu lieu du mardi 19 au jeudi 21 Septembre 2017 au Parc des Expositions de la Porte de Versailles. Avec 600 exposants et près de 30 000 visiteurs, il se présente comme le plus grand événement retail européen 360° de la rentrée. Entretien avec Sophie Lubet, Directrice du Pôle Retail de Comexposium et de Paris Retail Week.

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Sophie Lubet : Il a pour vocation de mettre en lumière les tendances du retail, autant en magasins physiques que dans le e-commerce. Le salon est donc l’occasion pour les sociétés de présenter leurs innovations, de rencontrer des partenaires professionnels, de réfléchir aux tendances qui émergent, découvrir les dernières innovations dans le retail, de partager des expériences pour mieux appréhender le commerce de demain… Avec plus de 300 speakers amenés à prendre la parole pendant ces 3 jours sur des sujets comme la data, la digitalisation du point de vente, la logistique, les solutions de paiement, entre autres, Paris Retail Week a fait une fois de plus de Paris la capitale du commerce connecté.

  • Quels ont-été les temps forts de cette édition 2017 ?

Sophie Lubet : Cette troisième édition de Paris Retail Week a tenu ses promesses. En effet, de grands retailers, e-commerçants et géants du web ont renforcé leur présence à travers des prises de parole inédites : Costco, Amazon, LeBonCoin, Google, Twitter, Facebook, Trusted Shops, Jumia, …. Également, des innovations dans tous les secteurs du commerce ont été présentées : gaming, logistique, marketplace, data, sécurité, agencement du point de vente et bien plus encore. 

En termes de format, les visiteurs ont notamment pu assister à des keynotes et des conférences d’acteurs majeurs du commerce. Nous avons notamment débuté avec une conférence sur le Live Retail, ce qui a permi de prendre la mesure des enjeux et des transformations à l’œuvre actuellement.

Parmi les autres temps forts, je citerais des exemples de belles success stories, françaises ou internationales, avec les interventions de Gemmyo et Jumia. Bazarchic, Fnac-Darty et Zalando ont présenté leur vision du vaste sujet qu’est la logistique. Bien entendu, d’autres prises de parole, comme celle de Costco sur ses premiers mois en France ou celle d’Amazon sur les leviers de croissance étaient très attendues !

Paris Retail Week c’est aussi toutes les nouveautés produits avec 600 sociétés présentes, l’innovation au rendez vous avec une cinquantaine de startups,  des animations innovantes, notamment autour de la réalité virtuelle… Autre grand temps fort : les Paris Retail Awards, qui récompensent les sociétés les plus prometteuses.

Cette année, le lauréat du Paris Retail Golden Award est Octipas pour sa solution “tablettes vendeurs”, dans la catégorie Digitalisation du Point de Vente. Les autres gagnants sont Temelio pour La fusion du CRM et du marketing digital, Cas Belambra dans la catégorie “CRM – Du lead ou client”, Relais Colis pour SMART dans la catégorie Expérience Client (360), Mister Pasha pour Mister Pasha dans la catégorie Logistique, Facelift pour “Facelift Cloud All in One 2017” dans la catégorie Social Commerce, Kendu In-store Visual Solutions pour Flowbox, The New Dynamic Display dans la catégorie Store Solutions & Design et Daxium pour Retail AppStore dans la catégorie Technologie. Le coup de cœur du jury a été attribué à Oyst pour Oyst 1-click et le prix de l’Initiative française a été remis à Bmobile pour sa solution SaaS Dartagnan. Enfin, le prix Rookie Of The Year, décerné par le public, a récompensé la start-up Admo.tv pour sa plateforme d’Analytics TV & RADIO.

  • Le retail européen a-t-il comblé son retard sur celui des Etats-Unis ?

Sophie Lubet : Il est en train de le faire. Actuellement, certaines tendances nées aux USA marquent le pas, comme le mobile au cœur des parcours qu’il fragmente, ou la vidéo et l’image-rich en commerce online. A l’inverse, la réalité virtuelle devient incontournable… Le magasin, quant à lui, devient un entrepôt avec le ship-from-store et donne un nouveau trait d’union entre le e-commerce et le point de vente, comme l’illustre par exemple la généralisation du “click and collect”.

Le conversationnel et les chatbots, l’intelligence artificielle et l’IoT révèlent aussi leur potentiel considérable et promettent des révolutions dans le commerce à l’échelle mondiale. Les startups, qui sont particulièrement dynamiques dans ces domaines, innovent constamment et réinventent le retail. La France, qui a toujours été très en avance technologiquement, les soutient, en particulier dans le domaine de la R&D.

L’inventivité des retailers attendait donc surtout que les consommateurs soient prêts et c’est le cas, notamment avec les millenials. Pour répondre à l’arrivée de ces nouveaux consommateurs, une nouvelle approche du commerce émerge en France. Les retailers s’adaptent et proposent un nouveau mode de distribution qui intègre le e-commerce et le commerce physique dans l’engagement consommateur face aux nouvelles plateformes technologiques. Ce nouveau modèle naissant lie, d’un côté, des datas et, de l’autre, un lien serviciel permanent avec le mobile comme passerelle ! Toutes ces nouveautés sont sur Paris Retail Week et donnent le “la” des années futures.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO