DigitalCMO

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Pour Daniel Verschaere, directeur marketing et communication de Wavestone, l’exploitation des données est de plus en plus  liée à la mise en place de business case très opérationnels comme dans la banque, l’assurance mais aussi les transports avec la nouvelle mobilité. Mais ce n’est pas la seule tendance marketing.  La montée en puissance des valeurs sociétales et de développement durable lui semble réelle aussi. 

Vincent Biard – Quelle est l’activité de Wavestone ?
Daniel Verschaere – Wavestone est un cabinet français de conseil en transformation avec un périmètre international né de la fusion de Solucom et des activités européennes de Kurt Salmon en 2016. Wavestone allie l’expertise sectorielle métier avec de la technologie. Nous disposons ainsi de compétences humaines dans la banque, l’industrie, l’énergie. Côte tech, nous avons développé un lab de machine learning, un incubateur et accélérateur de start-up et nous avons une équipe de data scientists. Nous pouvons donc répondre aux entreprises avec une expertise métier et également des solutions technologiques. Nous sommes 3 000 et présents dans une dizaine de pays et notamment dans les grandes capitales européennes.

Vincent Biard – Un classement récent de chez Semiocast* vous place en pôle position en termes d’engagement sur les réseaux sociaux devant de grands noms de conseils ou de technologie. Votre commentaire ?

Daniel Verschaere – Ce classement montre les salons et media favoris des marketeurs B2B et leurs engagements sur les réseaux sociaux. Comme nous avons développé des partenariats de fond avec le groupe Les Echos et VivaTech, il est logique de nous retrouver très présents sur ces évènements. Nous sommes effectivement très fiers de pouvoir rivaliser avec des grands noms comme IBM, Microsoft et EY qui ont bien sûr beaucoup plus de moyens que nous.

Vincent Biard – Quelle est votre stratégie pour promouvoir la marque Wavestone ?

Daniel Verschaere – Nous réalisons pour nos clients et notre écosystème plus de 50 études et publications par an ainsi que plus de 130 évènements et nous avons des équipes qui gèrent la communication de marque et la communication financière car nous sommes cotés au second marché. Nous sommes aussi présents sur de grands évènement internationaux (Women’s Forum, Autonomy, IFTM, CES) et français  (Rencontres d’Aix, Institut Montaigne). Nous participons  également aux évènements d’experts  technologiques ou métiers : SIDO, Usine Nouvelle, Argus, Agefi… Nous développons des évènements propriétaires sur nos thématiques phares : banque du futur, transition énergétique, nouvelles mobilités et modernisation de l’Etat. Nous sommes évidemment présents sur les grands réseaux sociaux.

Vincent Biard – Qui sont vos clients ?

Nous comptons un grand nombre de clients dans le secteur bancaire et beaucoup sont autour de nous dans le quartier de La Défense. Nous travaillons aussi pour des énergéticiens, des transporteurs et de grands noms du CAC 40. Nous avons un transverse sectoriel avec les secteurs de la banque et de l’assurance pour lesquels nous travaillons dans tous les pays où nous sommes implantés. C’est un vertical très fort. Nous en comptons un deuxième avec le secteur de l’énergie qui rassemble 300 personnes chez nous. Nous avons aussi des départements transverses comme celui de la cybersécurité comptant 350 personnes et nous travaillons avec des grandes ETI et le CAC 40.

Vincent Biard – Et sur la thématique de la transformation digitale, à quelles questions répondez-vous et quelles solutions proposez-vous ?

Daniel Verschaere – Nous faisons face aux mêmes enjeux sociétaux que la France et le Monde, nous ne sommes pas déconnectés. Quand on parle de transition énergétique, la plupart de nos clients qu’ils soient énergéticiens, dans l’immobilier ou dans les usines souhaitent participer à cette transition énergétique. Nous avons aussi des cycles de réflexion autour de la banque du futur avec de grands clients banquiers qui veulent savoir si leur business model de demain ne sera pas disrupté par des néo banques, des fintechs ou des startups. Nous les aidons à se transformer avec des discutions, des workshops, des événements, des séminaires pour leur faire prendre conscience des réalités du changement. Il y a quand même eu quelques uberisations assez rapides alors les banques ont besoin de conseils.

Vincent Biard – Nous sortons de dix années de révolution technologique correspondant à l’apparition des réseaux sociaux avec dorénavant une masse d’outils étonnants, des nouveaux métiers relatifs à la data ou à l’IA, est-ce que cela se stabilise ?

Daniel Verschaere – Nous avons intégré et digéré beaucoup de nouvelles technologies mises sur le marché par des startups. Nous sommes dorénavant dans une phase très importante d’intégration de ces nouvelles technologies dans des cas d’usages. Ainsi, nous avons travaillé il y quelques années sur la suppression éventuelle des  agences bancaires pour passer en tout digital mais nous nous sommes aperçus rapidement qu’il valait mieux garder des agences et enrichir l’offre digital. Quand on regarde ce qui se fait  aujourd’hui avec les véhicules autonomes, il y a beaucoup de projets en cours grâce à des technologies émergentes comme l’intelligence artificielle. Les marchés des véhicules et du transport vont être disruptés dans quelques années comme d’autres marchés.

Vincent Biard – La masse de données dorénavant disponible et la multiplication des canaux bouleverse le marketing, comment le vivent vos clients ?

Daniel Verschaere – Nous venons de publier une étude importante avec le groupe Infopro Digital sur la révolution de la data via un panel de 600 personnes Nous nous sommes aperçus qu’il y avait des maturités différentes. Les retailers sont plutôt en pointe sur l’intégration des données et la connaissance des clients pour optimiser les clics et générer des achats. Les assureurs essaient de bénéficier de cette manne de data pour améliorer l’expérience client et être pro actif. Il y a des disparités selon les secteurs et notre intérêt est de les réconcilier et de proposer des cas d’usages pour améliorer soit le front office soit le back office de leur fonction.

Vincent Biard – La data est donc le sujet n°1 ?

Daniel Verschaere – La data et son utilisation sont au cœur de cette transformation. Quand on parle de marketing prédictif, c’est que l’on a fait des analyses de modèles et de données pouvant orienter vers des tendances. L’intelligence artificielle apprends plus vite que l’homme si on a su la nourrir de données. L’objectif étant d’anticiper des flux, des points d’achats, des passages en commande ou bien encore la gestion de la supply chain. Nous sommes au début de ces intégrations. Nous avons toujours géré des données. Améliorer le marketing prédictif, les ventes ou la supply chain grâce à l’intelligence que l’on rentre dans les tuyaux est une réalité pour une plateforme comme vente-privée.com par exemple même si les maitres sont les GAFA qui en sont les précurseurs voire les inventeurs. Il y a beaucoup de grands opérateurs français qui utilisent la donnée à bon escient car la gestion de flux et des stocks en temps réel est très important. Wavestone est positionnée sur des cas d’usages pour rendre digestes ces datas et surtout les rendre utiles.

Vincent Biard – Quel serait le conseil ultime en termes de marketing digital que vous adresseriez aux entreprises ?

Daniel Verschaere – Les entreprises doivent respecter les données. Nous avons la chance en France d’avoir la RGPD qui a encadré leur usage alors qu’il y a des débordements dans certains pays avec notamment Facebook qui utilise et revend des données. C’est peu respectueux des utilisateurs. Les entreprises vertueuses sur la gestion des données et qui respectent le client auront le meilleur avenir.

Site web de Wavestone : https://fr.wavestone.com/fr/

Le recueil et le traitement des données sont parmi les sujets phare de la huitième édition du Printemps des études (Paris, 11 et 12 avril) qui accueille pour la première fois un village de la data.

« Le tout digital, le temps réel, le conversationnel et le big data transforment les métiers des études » annonçait Stéphanie Perrin, commissaire générale, en ouverture de cette huitième édition du Printemps des études placée sous les thèmes des mutations digitales  et de la data. Pour la première fois d’ailleurs, un village de la data réunissant des sociétés expertes était proposé aux visiteurs du salon.  Ce village 100 % data rassemble une soixantaine de sociétés des domaines liés aux études mais aussi à l’analytique et au traitement en volume des données. Le signe que les besoins en insight et données sont de plus en plus importants.

Le retour du Why pour les marques

Avec « Marques en mutation(s) » comme sujet de la conférence inaugurale, la transformation digitale des métiers des études et du marketing par les données était clairement affichée lors de cette édition 2019. « Nous avons vécu dix années où la technologie est devenue omni présente mais il est important maintenant de bien en piloter les outils pour comprendre » déclarait Nathalie Rastoin, présidente d’Ogilvy Paris lors de cette conférence inaugurale. Elle a d’ailleurs également déclaré au cours de la table ronde que l’on assistait clairement au retour du « Why ». La présidente d’Ogilvy Paris a souligné que les marques qui faisaient trop confiance aux données automatisées pouvaient perdre le fil de la véritable connaissance client dans un contexte global où les entreprises sont appréciées de plus en plus pour leurs vraies valeurs.

Un point de vue défendu également par  Marjolaine Grondin, la CEO de JAM,  qui de son coté a prôné un modèle de relation client moins global et plus intimiste. « Par rapport au bruit trop important provoqué par la masse des conversations sur les réseaux sociaux,  les marques souhaitent une véritable relation one to one  avec leurs clients » a-t-elle notamment précisé au cours de la table ronde. Pour Nathalie Rastoin et Marjolaine Grondin, l’enjeu à venir des marques est donc de mieux converser avec leurs clients d’autant que les générations actuelles (majoritairement post 68) et futures (millénnials) sont des générations averties en terme de consommation. « On sent clairement monter de nouvelles tendances sur l’innovation et le coté responsable » a précisé Nathalie Rastoin. De son coté Marjolaine Grondin a souligné, sur ce sujet, l’importance à venir des pratiques de Privacy by Design qui sont en train d’être proposées par les marques et qui consistent à garantir la confidentialité et le respect des informations personnelles des consommateurs bien au-delà des contraintes réglementaires propres au RGPD.

En photo : Nathalie Rastoin, présidente d’Ogilvy Paris, Marjolaine Grondin, cofondatrice et CEO de Jam, Muriel Roy, auteure, lors de la conférence inaugurale du 11 avril.

Fondatrice de l’agence Adéquation Market Research, ancienne directrice générale de CSA et ex-responsable France d’ESOMAR, co-présidente du Club Etudes Marketing de l’ADETEM, Elisabeth Martine-Cosnefroy animera une conférence intitulée « De l’IA à l’IH : le métier de la connaissance client redéfini au sein des organisations » lors du Printemps des études. On parlera formation, métier, changement et digital.

Vincent Biard – Quelle va être la thématique de votre intervention au Printemps des études ?

Elisabeth Martine-Cosnefroy – Je serais co animatrice de la conférence dite des associations qui porte sur les tendances fortes et à moyen terme du marché. L’une de ces tendances est la mutation du métier. Nous sentons bien que nous ne pouvons plus le faire de la même façon. Nous assistons à une explosion du nombre d’intervenants multi spécialistes alors que nous connaissions un secteur partagé entre grands cabinets généralistes avec quelques spécialités sectorielles. Dorénavant nous travaillons avec des spécialistes de la data, des neurosciences, des mesures passives digitalisées ou encore de l’ethnologie. Le marché a également intégré des startups amenant une utilisation intelligente du digital dans le milieu des études.

Vincent Biard – Qu’est ce qui change dans le métier des études ?

Elisabeth Martine-Cosnefroy – Comme beaucoup de métiers, le notre est remis en question. Nous avons beaucoup travaillé au sein d’ESOMAR pour redéfinir ce qu’était le métier de directeur des études ou responsable des études en entreprise ou dans les instituts. Avec les associations, nous avions envie de travailler sur l’étape suivante parce que les entreprises et les agences ont intégré ces changements. Qu’attend-t-on dorénavant de la profession, des agences, des recruteurs et des formateurs ? Nous sommes tous en reconfiguration pour mieux répondre aux besoins du marché qui reste quand même la connaissance client diffusée largement, intelligemment et de façon très opérationnelle. L’objectif de la conférence est de montrer, avec tous les acteurs du métier, ce qui a changé et quels seront les besoins de demain.

Vincent Biard – Ces changements sont-ils directement issus de la révolution numérique ?

Elisabeth Martine-Cosnefroy – Oui bien sûr et sans prétention nous l’avons vécu très en amont dans le métier des études. Au début des années 2000, nous avions senti que l’arrivée d’internet et de ses possibilités étaient assez énormes. Nous avions déjà été préparés avec le Minitel. Cela n’a l’air de rien mais nous avions compris que beaucoup de choses pouvaient se passer à distance puisque nous avions commencé à y réaliser des enquêtes mais nous en avions vu les limites. Quand nous avons vu arriver le web, nous avons vite compris que 100% des Français allaient s’y connecter. Nous avons donc bénéficié d’un nouveau terrain d’études puisque nous réalisions jusqu’alors des études au téléphone ou en face-à-face.

Vincent Biard – Quelles préconisations feriez-vous aux professionnels des études ?

Elisabeth Martine-Cosnefroy – Nous devons garder notre cadre déontologique et se recentrer car nous ne sommes plus des organismes de collecte de données ce qui je pense avait été une dérive des années 90 où nous avions beaucoup industrialisé ce métier avec des outils systématiques. Nous nous retrouvons quasiment en 2020 avec des gens formés à des outils trop formatés et qui ne sont pas assez dans l’adaptation que demande le monde actuel. C’est donc un recadrage par rapport au digital qui donne l’impression que ce métier est accessible à tous. Il suffit d’aller sur Google survey et de lancer une étude mais il y juste quelque chose que l’on oublie dans ce cas : c’est qui on interroge.

Vincent Biard – Le digital aurait-il trop simplifié le métier ?

Elisabeth Martine-Cosnefroy – Notre métier a été relativement vulgarisé mais c’est aussi une chance car il avait dérivé vers un métier de collecte. Or quand vous disposez de têtes bien faites avec des bacs + 5, ce n’est pas pour faire de la collecte, c’est pour faire de l’analyse. Nous sommes donc ramenés à un travail en en amont de la collecte, de réflexion et de méthode et en aval de la collecte, d’analyse et d’interprétation. Notre métier est plus que jamais celui du data analyst. Et cela demande un certain niveau d’expertise d’où un besoin au niveau de la formation mais aussi du recrutement  puis ensuite  l’organisation du travail de nos équipes actuelles et futures dans les instituts et au sein des entreprises. Nous avons besoin, avec l’aide d’organismes de formation et des académiques, de diffuser les savoir-faire au plus grand nombre avant que les séniors sortent de ce marché sans nous avoir préalablement communiqué un certain nombre de principes de base et d’expériences pratiques de ce qu’est l’accompagnement à l’interprétation et l’utilisation intelligente de la data, en particulier pour piloter l’IA.

Sites web :
https://www.adequation-mr.fr/
http://www.printemps-etudes.com/

 

Directeur général du cabinet d’études marketing et d’innovation Enov, Lambert Lagrevol interviendra au Printemps des études et expliquera comment Enov écoute ce que disent, font et vivent les consommateurs mais comment aussi dialoguer avec eux pour en tirer des insights jusqu’à la co-création.

Vincent Biard – « Faster / Better / Smarter… Together ! Communautés & Digital : mettez l’insight au service de votre transformation » est l’intitulé de votre intervention du jeudi 11 avril (10h45 à 11h30) au Printemps des études. De quoi allez-vous parler ?

Lambert Lagrevol – Nous n’avons pas souhaité présenter une méthodologie ou raconter ce que nous faisons avec nos clients mais plutôt montrer ce que nos clients font avec leurs clients. Nous partagerons trois belles histoires qui ont démarré il y a quatre, trois et deux ans et qui montrent le parcours d’un annonceur intégrant le client au cœur de son écosystème de prise de décision. Nous souhaitons montrer que lorsqu’un dispositif d’études est la fois modulable, innovant et évolutif, il dépasse sa première fonction d’aide à la décision et devient un outil de transformation de l’entreprise.

Vincent Biard – Qu’est-ce que la collecte de data & d’insight ATAWADAC que vous proposez à vos clients ?

Lambert Lagrevol – Nous animons des communautés ou Lab client, en mode éphémère ou continu, qui permettent d’interagir avec les clients « en temps réel et dans la vraie vie ». Plus concrètement, nous recrutons, nous engageons et nous étudions les consommateurs à travers un environnement de type « réseau social » sur lequel ils échangent et partagent « anytime, anywhere »sur « anydevice » et avec tous les contenus (« any content »).
Ces communautés ou Lab peuvent prendre des formes très diverses et servir différents objectifs. Les trois cas clients qui seront présentés lors du Printemps des Études démontrent bien cette diversité. Arval (BNP Paribas) a créé une communauté appelée « My Arval Community » affichée avec le branding et les codes de sa marque. Nous animons cette communauté à des fins d’insight et de co-création de services. Nous nous inscrivons à mi-chemin entre la connaissance client et la relation client. Côté L’Oréal, aucune marque précise n’est mise en avant. Nous collaborons avec des consommatrices ayant des affinités avec l’univers de la beauté et des soins en leur offrant la possibilité d’expérimenter et de partager leur expérience sur des produits depuis leur salle de bain. Encore dans un autre registre, CNP Assurances, un acteur important de l’univers bancaire qui n’a pas de client en direct puisqu’il développe des produits pour les clients des banques, a créé la communauté affinitaire « You & Us». Grâce à cette communauté, CNP Assurances place la voix des clients au plus près de ses collaborateurs et de ses partenaires.

Vincent Biard – Et quelle valeur ajoutée de ces communautés comparée à un panel ?

Lambert Lagrevol – Du point de vue des annonceurs, le panel répond efficacement aux questions structurées que les marques se posent. La communauté ou le lab permet d’aller plus loin en apportant des réponses aux questions que les marques ne se posent pas [encore] et d’aller jusqu’à la co-création. Toute la subtilité est de ne pas positionner le consommateur comme un répondant mais de s’appuyer sur sa capacité à s’engager sur un sujet et à participer à une expérience. Ils vont pouvoir parler librement des produits, des sujets qui les intéressent, échanger entre eux… et bien sûr être questionnés dans un cadre ludique.  La qualité du community management et la promesse de valeur nous permettent d’aller plus loin dans la compréhension des consommateurs et aussi de travailler avec des profils qui sont plus difficiles à appréhender, comme les pros, les influenceurs…

Vincent Biard – Quels outils utilisez-vous ?

Lambert Lagrevol – Nous avons développé un écosystème complet pour le recrutement, l’animation et l’analytics. Nos équipes digitales s’occupent du recrutement et de l’engagement. Pour l’animation, nous utilisons plusieurs plateformes. Nos choix se font selon des critères de RGPD, c’est aujourd’hui primordial, et sur des critères technologiques, selon que l’on anime quelques centaines ou quelques milliers de participants sur un ou plusieurs pays. Nous tenons compte également de l’expérience délivrée aux participants qui doit être la plus fluide possible. Au-delà des performances techniques des outils, nos équipes de Community management sont capables d’animer des projets en huit langues dans plus de 50 pays.

Vincent Biard – Vous proposez aussi de capter les insights dans l’océan du websocial, quelle est votre méthode ?

Lambert Lagrevol – Effectivement, le web offre la possibilité d’étudier autrement les comportements et les attentes des consommateurs en exploitant une matière existante, riche mais non structurée. Pour cela, nous combinons deux expertises : digital et insight. Nous utilisons des outils de social listening qui permettant d’écouter et d’analyser le web et les réseaux sociaux en nous aidant de l’intelligence artificielle pour effectuer un premier travail sur les données (vidéo, texte, photo…). Nos experts digital & social media travaillent main dans la main avec les analystes pour hybrider les données structurées et non structurées qui fournissent des analytics et des recommandations. En analysant ce que disent, font ou simplement écoutent les consommateurs sur le web, nous sommes capables de monitorer la santé d’une marque, de piloter l’expérience client des enseignes, de détecter de nouveaux usages ou signaux faibles, d’évaluer les retombées d’une campagne média et même de reconstituer avec précision les parcours clients… Encore une fois, si la maîtrise des outils et l’apport de l’IA permettent de travailler plus vite des volumes des données importantes, la valeur provient avant tout de la fiabilité et de la précision des recommandations que nous délivrons.

Sites web :
https://enov.fr/
http://www.printemps-etudes.com/

Aujourd’hui associé de SLPV Analytics et enseignant chercheur de l’Université Paris II, après une carrière d’entrepreneur du web, Laurent Florès sera au Printemps des études pour y présenter son ouvrage « Mesurer l’Efficacité du Marketing Digital ». Pour Digital CMO, Laurent Florès donne son point de vue sur les tendances actuelles du marketing digital.

Vincent Biard – Quelles sont pour vous les tendances du marketing digital ?

Laurent Florès – Trois mots pourraient les résumer : Attribution, Convergence et Contenu. Tout d’abord la question de l’attribution. A quoi doit-on attribuer une vente ?  Au dernier contact média avant la conversion ou au contraire en étant capable de comprendre la dynamique des interactions entres médias on et offdans la construction de cette vente ? C’est à ce stade que les outils et modèles analytiques modernes doivent être capables d’évaluer le rôle et l’importance de chacun des points menant à la conversion. Ensuite c’est la question de la convergence entre la TV et le digital, et plus généralement celle de la convergence des médias. Le canal de diffusion d’un programme télévisuel n’est plus une simple télévision mais une tablette, un Smartphone ou un autre support. Du coup, est-ce de la télévision ou du digital ? Les consommateurs ne font plus la différence car ils consomment du contenu plus que du « média ». Le tout peut expliquer, par exemple, que depuis quelques années, l’ensemble des opérateurs de télévision multiplient les initiatives pour investir le monde digital. Le troisième sujet est Contenu. Les marques font de la pub là où les gens passent du temps. Jusqu’à présent c’était sur du contenu télévisuel ou du contenu media. Depuis 5 ou 6 ans nous assistons à une explosion de la consommation de contenu au travers d’applications ou de plateformes comme Netflix, Youtube, Instagram, etc. Est-ce du digital ? De la télévision ? Ni l’un ni l’autre a priori mais comme de plus en plus de gens consomment du « contenu », l’écosystème traditionnel des médias est chamboulé, et les marques perdent leurs repères pour continuer à émerger et exister.

Vincent Biard – Le marketing digital est-il désormais intégré par les marques ?

Laurent Florès- L’un des buzzwords de ces deux dernières années est la « transformation digitale » et force est de constater que les marques investissent de plus en plus dans le digital puisque depuis trois ans le Web, au sens large, est le premier média investi par les marques en matière de publicité. Les investissements se sont déplacés certes mais est-ce à dire pour autant que toutes les marques et organisations ont réussi leur virage digital, loin s’en faut…  Le digital n’est pas un « média » mais relève d’une stratégie orientée client, difficile de tout chambouler pour des entreprises qui sont historiquement organisées autour de leurs « produits » plutôt qu’autour de leurs clients. Dans cette perspective, le marketing d’aujourd’hui et de demain est digital ou ne l’est pas… les marques qui survivront l’intègrent ou meurent à terme.

Vincent Biard – Le numérique fournit une profusion de données mais du coup n’en fournit-il pas trop ?

Laurent Florès – Oui car les gens se perdent en courant après les données alors qu’il faut trouver la bonne information. Plus on a de données, moins sait-on peut-être ce que l’on mesure. On ne réfléchit peut-être pas assez en amont au dispositif de mesure qu’il va falloir mettre en place pour démontrer ce que l’on cherche à démontrer. Ce que les directeurs de marketing ont du mal à accepter, c’est que la profusion de données ne rend pas les choses plus précises, car comme je le dis depuis 20 ans sur le Web : « on compte beaucoup (clicks, vues etc.), mais compter n’est pas mesurer »

Vincent Biard – Et l’audience ? Entre les clics de robots et les internautes non captifs, les marques peuvent-elle avoir confiance dans l’audience du web ?

Laurent Florès – Il existe des outils de mesure d’audience largement éprouvés avec notamment Médiamétrie en France qui fait de la mesure tous médias confondus. Plus il y a d’alternatives à mesurer et plus c’est difficile d’avoir des panels « représentatifs ». Les marques peuvent alors remettre en cause le manque de précision de ces mesures. Pour autant faut il disposer de meilleurs outils de mesure ou tout simplement oser, tester et apprendre des initiatives mises en œuvre… dans un monde chamboulé, la chance sourit souvent aux audacieux…

Sites web :
http://www.slpv-analytics.com/
http://www.printemps-etudes.com/

La nouvelle responsable communication et événementiel de l’Adetem prépare les Prix de l’excellence marketing remis lors de la Nuit de l’Adetem le 3 juillet prochain. Six Prix seront attribués par des jurys de grands professionnels du marketing. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 19 avril.

Vincent Biard – Comment présenter l’Adetem à ceux qui ne la connaissant pas encore ?

Sophie de Ménibus – L’association nationale des professionnels du marketing est le premier réseau des marketers en France avec 1 200 adhérents, tous professionnels du marketing. Nous sommes au service de la profession et proposons notamment des rencontres via notre vingtaine de clubs : marketing du luxe, jeunes pros, marketing responsable ou bien encore expérience client. Par ailleurs, l’Adetem organise trois grands événements : la Journée nationale des Etudes en janvier, les Prix de l’excellence marketing décernés lors de la Nuit de l’Adetem en juillet, l’Adetem Factory en novembre. Nous offrons également des services et des outils comme par exemple un annuaire en ligne, une veille marketing hebdomadaire, des formations, des réductions sur de nombreux événements partenaires et l’accès à un réseau très important de professionnels du marketing. L’Adetem fonctionne avec une équipe de six permanents mais aussi grâce à de nombreux adhérents qui apportent du temps et des compétences à l’association.

Vincent Biard – Le prochain événement est donc la Nuit de l’Adetem ?

Sophie de Ménibus – La 14ème édition de la Nuit de l’Adetem se tiendra le 3 juillet prochain. Cet événement attendu par les professionnels du marketing est à la fois une soirée conviviale et l’occasion de découvrir les résultats des Prix de l’excellence marketing. Il y a cinq catégories représentées en plus du Grand Prix : innovation marketing et digital, marketing expérience client, start-up, marketing responsable, marketing B to B.

Vincent Biard – Jusqu’à quand peut-on postuler ?

Sophie de Ménibus – Jusqu’au 19 avril. Nous avons volontairement simplifié le dossier de candidature en le limitant à six slides de contenu texte mais les candidats peuvent également joindre des photos ou des vidéos. Tout le monde peut concourir, adhérent à l’Adetem ou non, à partir du moment où le dossier répond aux critères de sélection.

Vincent Biard – Comment ont évolué les thématiques des prix au fil des années ?

Sophie de Ménibus – C’est la septième fois que l’Adetem décerne ces Prix de l’excellence marketing. En 2016, nous avons ajouté la catégorie marketing responsable pour laquelle il y a de plus en plus de candidats. Nous recevons en moyenne 200 dossiers chaque année pour l’ensemble des catégories. Nous recevons beaucoup de dossiers car ces Prix sont une véritable reconnaissance de la profession et, volontairement, nous en gardons le tarif très abordable.

Vincent Biard – Quels sont les critères ? Qu’attendez-vous ?

Sophie de Ménibus – Les candidats doivent présenter une innovation marketing et idéalement assez récente car les Prix sont organisés chaque année. Nous recevons surtout des dossiers présentés par des annonceurs mais nous recevons aussi beaucoup de dossiers d’agences qui se présentent au nom de leurs clients. Nous avons des critères de sélection pour chaque catégorie de Prix comme par exemple l’innovation marketing disruptive, l’efficacité et la création de valeur, ou l’amélioration de l’expérience client.

Vincent Biard – Et qui compose les jurys ?

Sophie de Ménibus – Environ 80 personnes composent les six jurys. Spécificité des Prix de l’Adetem : pour chaque catégorie, un jury composé d’experts du marketing. Le Grand Prix est décerné par 20 directeurs marketing, sous la présidence de Stéphanie Chenavier, International Consumer Product Director de WW (ex Weight Watchers). Une énorme visibilité pour les candidats !

Site web : https://www.nuitadetem.marketing/
Contact : Sophie de Ménibus – sophie.demenibus@adetem.net – 01 53 32 30 03

Le pionnier californien des sondages en ligne rachète une start-up hollandaise experte du recueil d’avis clients. Avec cette opération, la société dirigée par Zander Lurie vise le marché BtoB et se renforce face à Qualtrics, son concurrent récemment acquis par SAP.

Après son introduction en bourse en septembre dernier, l’éditeur californien SurveyMonkey vient d’acquérir la société hollandaise Usabilla pour 80 millions de dollars. Créée en 2009, Usabilla a développé des solutions d’analyses d’expériences utilisateurs permettant notamment de recueillir les commentaires des clients et visiteurs d’un site web.

Annonçant 450 clients dans 35 pays avec des grands comptes comme Philips, Air France, Orange ou Samsung, la startup hollandaise permettra à SurveyMonkey plutôt centrée sur les Etats-Unis de se renforcer sur le marché européen. Les 130 personnes travaillant pour Usabilla rejoignent le millier d’employés de SurveyMonkey et les bureaux d’Usabilla à Amsterdam deviennent le plus grand bureau européen de SurveyMonkey.

« La solution d’analyse d’expérience utilisateur d’Usabilla […] permet de capturer les données numériques en temps réel, ce qui va nous permettre de réellement améliorer notre offre. […] Grâce à la solution d’Usabilla, les marques peuvent désormais collecter plus de 100 000 éléments de feedback par jour pour améliorer leur expérience digitale […] L’acquisition d’Usabilla renforce notre position dans un marché en plein essor » a déclaré Zander Lurie, CEO de SurveyMonkey.

Créée en 1999, SurveyMonkey annonce aujourd’hui 600 000 clients payants pour un chiffre d’affaires d’environ 240 millions de dollars en 2018. Bien qu’affichant des pertes récurrentes et une croissance faible, la société a réussi son introduction en bourse avec notamment l’arrivée de Salesforce Venture au capital.

Un marché des études et sondages en pleine transformation digitale

Plutôt dédiée au marché BtoC, l’offre de SurveyMonkey disposait néanmoins de solutions BtoB mais avait besoin de la techno d’Usabilla pour compléter son offre avec « un produit clé que nous avons identifié et […] qui est vraiment adjacent à notre solution VOC (voice of the customer) collectant des feedbacks pour aider à comprendre ce que font les utilisateurs d’un site web ou d’une application » a confié Zander Lurie au site web techcrunch.com.

Cette acquisition renforcera SurveyMonkey face à Qualtrics, son concurrent direct dans  les sondages en ligne et la collecte d’expériences clients (CX) racheté par SAP pour huit milliards de dollars en novembre dernier. Avec l’accès à des milliers (et même beaucoup plus encore) d’utilisateurs via les sites web et les apps, le business des enquêtes et sondages en ligne est en pleine révolution.

D’après l’institut Ibis World, le marché des enquêtes en ligne pèsera 1,1 milliard de dollars aux USA en 2019 avec une prévision d’évolution annuelle de 9,1% faisant suite à la croissance de 12,8 % enregistrée depuis 2014. En France, ce marché est également en pleine croissance avec de nouveaux acteurs –agences de pub, start-ups, éditeurs de logiciels – qui proposent un grand nombre de  solutions d’enquêtes et de sondages recensées notamment par  le site comparateur Appviser dont la solution  Spoking Polls partenaire de Digital CMO.

Photo : Zander Lurie, CEO de SurveyMonkey. ©DR

 

Lors de la présentation de ses résultats 2018, la société toulousaine pionnière de l’IoT en France a dévoilé sa stratégie « 1B23 » soit connecter 1 milliard d’objets à son réseau 0G d’ici la fin 2023.

Créée en 2010 à Toulouse par les ingénieurs Ludovic Le Moan (en photo ci-dessus) et Christophe Fourtet, la société Sigfox est l’initiatrice du réseau « 0G » présenté comme « le plus grand réseau IoT au monde conçu pour connecter des appareils simples, à basse consommation et à faible coût à l’internet ». La technologie unique de Sigfox et son réseau permettent à des objets de se communiquer de très petits messages utilisés par exemple pour le suivi des expéditions de conteneurs, la surveillance de bornes d’incendie ou bien encore la sécurisation de bâtiments.

Plus de 500 millions d’euros ont été investis par Sigfox et ses partenaires (Telefonica, SK Telecom et NTT DOCOMO Ventures, Samsung, Intel Capital, Air Liquide, Total, Salesforce) pour le développement international d’un réseau IoT aujourd’hui déployé dans 21 pays et régions avec 39 pays et régions en cours de déploiement. En 2019,  Sigfox ambitionne de s’implanter dans trois pays stratégiques – Russie, Inde, Chine – et de lancer son premier satellite en partenariat avec Eutelsat.

Fin février, l’entreprise qui emploie 450 salariés annonçait un chiffre d’affaires de 60 millions d’euros en 2018 soit une hausse de 20 % sur un an mais une perte nette de 136 000 euros. Les revenus liés à la connectivité ont augmenté de 100 % en 2018 et 6,2 millions d’objets (dont 2,8 millions d’alarmes Securitas) sont désormais connectés au réseau Sigfox.

Pour réaliser son ambition de connecter 1 milliard d’objets à son réseau 0G d’ici la fin 2023, Sigfox va donc espérer que les prévisions de connections de milliards d’objets à Internet à travers le monde se concrétisent à travers son réseau international. En attendant cet avenir radieux, des partenariats prometteurs ont été conclus en 2018 avec les groupes industriels  PSA/IBM, Michelin, Total, Dachser, Getrak, NEC et Netstar. La société compte également sur les 1 200 startups et 200 universités qui développent des projets IoT basés sur son réseau pour créer de nouveaux usages.

Site web : https://www.sigfox.com

Google vous propose un nouveau questionnaire en ligne d’évaluation du niveau de votre stratégie de marketing digital. Des conseils pour améliorer votre rentabilité grâce au marketing basé sur la data ainsi que les résultats d’une étude menée avec Boston Consulting Group vous sont également proposés. 

C’est un questionnaire en anglais d’une cinquantaine de questions portant sur l’organisation de votre équipe marketing, sur la personnalisation de vos canaux, sur l’utilisation de données dans votre communication, sur l’automatisation (ou pas) de vos campagnes marketing, sur vos plateformes technologiques et vos outils de reporting. Il vous faudra environ 30 minutes (et 30 jours maximum) pour emplir ce questionnaire couvrant les six dimensions du marketing axé sur les données.

Une fois le questionnaire rempli, Google vous attribue un score et évalue votre niveau de maturité en matière de marketing digital dans l’un des quatre niveaux : débutant, émergent, confirmé, multicanal. Google vous attribue également une note détaillée et une feuille de route en fonction de six critères : attribution, assets et ads, audience, access, automatisation, organisation. Enfin, Google vous propose un benchmark de votre secteur afin de vous positionner par rapport à vos concurrents. C’est rapide, instructif et en plus c’est gratuit.

Pour répondre au questionnaire : https://digitalmaturitybenchmark.withgoogle.com/

Quels bénéfices pour les marques à la stratégie digitale mature ?

En plus de ce questionnaire, Google publie une étude intitulée « The Dividends of Digital Marketing Maturity » menée avec le cabinet international de conseil en stratégie Boston Consulting Group (BCG). Plus de 200 marques internationales ont été interrogées et 16 tests ont été menés auprès de six grandes marques européennes (France, Espagne, Italie, Grande Bretagne). Les résutats de l’étude montrent que :

  • Seulement 2% des entreprises utilisent de manière optimale le marketing digital analytique ou le marketing basé sur la donnée (data driven marketing).
  • Les  entreprises utilisant des données pour améliorer le parcours client génèrent jusqu’à 20% de revenus supplémentaires et une réduction de 30% des coûts liés aux stratégies de marketing digital.
  • Les retailers voient leurs ventes en ligne augmenter de 50% grâce au machine learning et au marketing digital analytique.
  • Les marques utilisant le machine learning et le marketing digital analytique (data-driven) bénéficient d’une baisse de plus de 40% du coût par action (CPA) et une amélioration du rendement des dépenses publicitaires allant jusqu’à 33%.
  • Associée à des outils de publicité digitale, l’intervention humaine reste essentielle et permet augmenter de 15% les performances de la campagne.

Pour télécharger l’étude de Boston Consulting Group : https://www.bcg.com/publications/2019/dividends-digital-marketing-maturity.aspx

Photo : Bruce Mars / Pexels

 

La commissaire générale du Printemps des études organisé les 11 et 12 avril prochains annonce une huitième édition sur les thèmes des mutations et de la data. Près de 3 000 visiteurs sont attendus à ces rencontres professionnelles qui proposeront 70 conférences et accueillerront 130 entreprises spécialistes de le connaissance client, du research, de la data et des insights.

Vincent Biard – Comment présenter le Printemps des études à ceux qui ne le connaitraient pas encore ?

Stéphanie Perrin – Ce sont des rencontres professionnelles autour des thèmes du research et de la data. Nous réunissons les entreprises qui aident les directeurs de marketing et de communication ainsi que les dirigeants d’entreprise à prendre leurs décisions dès lors qu’ils ont mieux cerner leur consommateurs. C’est un rendez-vous annuel organisé au Palais Brongniart au mois d’avril avec les professionnels de la connaissance client mais aussi citoyen dans le cas par exemple des ONG ou des institutions qui mènent des études sociétales. Le Printemps des études concerne donc les études marketing mais aussi d’opinions.

Vincent Biard – Une thématique spécifique pour l’édition 2019 ?

Stéphanie Perrin – Nous n’avons pas de fil rouge comme cela peut-être le cas sur d’autres manifestations. Mais en fonction de l’actualité législative ou réglementaire mais aussi des besoins de nos visiteurs et des évolutions technologiques, nous pouvons mettre l’accent sur une ou plusieurs thématiques. Ainsi lors des quatre dernières éditions, nous nous sommes fait l’écho du débat sur le RGPD sous l’angle de sa mise en œuvre dans nos métiers. Cette année, nous aurons plusieurs grands sujets que l’on peut réunir sous le thème de la mutation. Notre conférence d’ouverture s’intitule « Marques en mutation(s) » avec les décryptages et les analyses que vont livrer Natalie Rastoin, présidente d’Ogilvy Paris et Marjolaine Grondin, cofondatrice et CEO de Jam. Nous poursuivrons avec les mutations des métiers du marketing de manière plus générale.

Vincent Biard – Et bien sûr la data sera encore présente ?

Stéphanie Perrin – Depuis le début nous parlons de la data lors du Printemps des études que cela soit sur la partie quali ou quanti. Cette année, nous allons encore parler de la data sous plusieurs angles avec la gestion de la data multi sources, les moyens pour rendre la data davantage lisible comme les dashboarding et la datavisualisation, l’évolution en temps réel des données ou la naissance de métiers spécifiques à la data que les instituts d’études doivent intégrer. Il y a aussi toute cette dimension d’hybridation des savoir-faire et de gestion des talents qui sera également abordée dans plusieurs conférences. Nous avons créé cette année un village de la data avec plusieurs sociétés qui présenteront leurs outils, solutions et savoir-faire.

Pourquoi il faut aller au Printemps des études 2019

Parce que ces rencontres professionnelle de la connaissance client sont incontournables en matière de research, data, insights. Avec 75 conférences et la présence de 130 acteurs majeurs de la filière, cette huitième édition du Printemps des études sera encore un immanquable espace de rencontres, d’informations et d’échanges.

Parce que près de  3 000 visiteurs professionnels y sont attendus : dirigeants d’entreprise, directeurs et responsables marketing et communication, directeurs et responsables études, acheteurs hors-production, directeurs et collaborateurs des instituts d’études et de sondages, consultants.

Parce que des visites guidées thématiques seront organisées sur quatre thèmes : design thinking et méthodes de créativité, efficacité publicitaire et de communication, les influenceurs, détection et analyse des tendances : des études pour agir. En une heure, les visiteurs pourront découvrir les approches de quatre sociétés différentes qui présenteront chacune leur savoir-faire en un quart d’heure.

Parce que l’équipe de Digital CMO y sera présente et sera ravie de vous y rencontrer.

Parce que Paris est la plus belle ville du monde et que ce 8ème Printemps des études s’y déroulera le jeudi 11 avril  de 9h à 19h et le vendredi 12 avril de 9h à 18h  au Palais Brongniart (28 Place de la Bourse, Paris 2ème).

Programme et inscriptions : http://www.printemps-etudes.com/

 

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