DigitalCMO

Pour sa 4ème édition, iMedia Brand Summit conserve un positionnement très haut de gamme et limite le nombre de participants à 500 des acteurs les plus incontournables du marché du marketing digital.  

Dej-iMBS

Plus de 1 000 rendez-vous en « one to one » sont prévus pour cette édition 2017.

iMedia Brand Summit est pensé depuis sa création en 2014 comme un événement d’exception réservé à un nombre limité d’annonceurs et de fournisseurs de technologies innovantes. Maitrisant sa croissance et traitant les demandes de participation selon la qualité des dossiers,  il n’accueillera pas plus de 500 professionnels à Biarritz, les 13 et 14 juin, contre 450 l’an dernier.

Pour intégrer le cercle des participants, il faut être soit un annonceur avec des projets d’investissement pour 2017- 2018, soit un fournisseur de solutions retenu par le comité de sélection d iMedia Brand Summit pour devenir partenaire. être. Pour être éligible dans ce cas il est impératif de présenter des technologies innovantes et disruptives. Seuls 65 ont été retenus cette année, contre 55 en 2016. « Notre vocation est de faire gagner du temps aux annonceurs en leur donnant accès aux meilleurs contenus et aux meilleurs interlocuteurs pendant deux jours, explique Arnaud Gallet, Directeur d’ iMedia Brand Summit (en photo). Il est donc impératif d’être très exigeants sur le profils des participants et sur le programme ».

De fait, iMedia Brand Summit place la barre la haut cette année. Comme les années passées, les organisateurs prennent tous les frais des annonceurs à leur charge. Ils pourront accéder à l’ensemble des conférences, ateliers et tables rondes prévues les 13 et 14 juin, déjeuner au Casino de Biarritz les deux midis, participer à Digit’Halles, la soirée networking aux halles de Biarritz (privatisées pour l’occasion), écouter les conférences d’Andrew Davis (« content visionnaire », ancien d’NBC Universel et des Muppets à New York) et Tom Cochran (ex Digital Leader de Barack Obama), le tout sous la baguette d’ Isabelle Ithurburu, journaliste de Canal + (Canal Rugby Club et Le Tube) et maitresse de cérémonie pour ces 2 jours. Cerise sur le gâteau, les participants pourront croiser quelques stars du rugby et déguster un plat du chef Yves Camdeborde lors de  la soirée privative aux halles de la ville. Ils pourront participer s’ils le souhaitent à un entraînement ludique avec les joueurs du Biarritz Olympique le lendemain matin.

Enfin, il faut préciser que les participants qui le pourront auront la possibilité de clôturer ces deux journées par une visite VIP de la Cité de l’Océan, suivie d’un cocktail dinatoire. « Ces événements prestigieux contribuent à l’ «esprit iMBS, ce mix plébiscité entre business, inspiration et networking : nous passons d’ailleurs le cap des 1 000 rendez-vous en « one to one »,  et avons un programme d‘ateliers et de table ronde particulièrement  riche pour cette 4ème édition ! », conclut Arnaud Gallet.

Pascal Boiron, Digital CMO   

« Qui sera le Critéo des années 2020 ? » : c’est avec ce slogan que le Club des Directeurs Marketing et Communication de l’IT (CMIT) lance la deuxième édition de son concours « Le Trophée des Start-ups martech ».

« Ce n’est pas une boutade, explique Etienne Maraval, Directeur Marketing de Lexmark, vice-Président du CMIT et en charge de l’organisation de ce trophée (en photo). L’an dernier, pour la première édition, nous avions récompensé trois start-ups : Creads Partners, Snapdata et Azendoo. Nous allons en récompenser trois autres cette année, mais nous voulons aller plus loin et rencontrer davantage de start-ups, notamment en les conviant à nos conférences. Le but est clairement d’identifier les futures pépites qui vont révolutionner le marketing B2B. »

Trphee-CMIT

Les startups spécialisées dans le marketing digital peuvent candidater depuis le 9 mai dernier et jusqu’au 2 juin 2017, en utilisant ce lien. Le concours est lancé en partenariat avec Cap Digital, le Medef, Schoolab et les médias le JDN et Digital CMO.

Quel intérêt pour une start-up de concourir au Trophée ? « Une visibilité sans commune mesure auprès de la cible des directeurs marketing, explique Etienne Maraval, avec communication et  référencement auprès d’une centaine de directeurs marketing de l’IT, membres de notre club, présentation et soutenance devant un jury * composé de directeurs marketing  de sociétés prestigieuses (Lexmark, T-Systems, Sharp, Oracle,  Helwett Packard Enterprise, Vade Secure, Mitel France..), remise du trophée pour les nominés et présentation auprès de 250 directeurs marketing lors du Forum du CMIT le 30 juin prochain à l’Elysées Biarritz avec les retombées media associées (JDN, DigitalCMO  en bien d’autres).

Concrètement, après la date limite du dépôt des candidature, le 2 juin 2017, le calendrier sera le suivant : une présélection des dossiers le 7 juin, la soutenance le 16 juin avec des pitchs de 10 minutes, l’annonce des nominés le 20 juin, l’élection du podium gagnant et la remise des Trophées lors du Forum CMIT du 30 juin (à l’Elysées Biarritz sur les Champs Elysées).

Pascal Boiron, Digital CMO

* Le jury sera composé de personnalités influentes, représentantes  :

  • de l’IT en marketing/communication (Lexmark, T-Systems, Sharp, Oracle, HP Enterprise, Vade Secure, Mitel France),
  • de la presse (JDN, DigitalCMO),
  • du capital risque (MMMedia) et
  • des partenaires d’entreprises (Schoolab, Medef, Cap Digital).

Les instituts d’études doivent aller plus loin que la transformation digitale. Ils sont obligés de changer de business model pour faire face à une concurrence que peu ont vu arriver et qui fait peser une réelle menace « d’ubérisation » de leur activité : celles des GAFAs et autres Microsoft, Salesforce, Oracle, etc.

C’est dans ce contexte qu’a eu lieu fin avril 2017 la 6ème édition du « Printemps des études ». Digital CMO a interrogé deux observatrices avisées de ce secteur : Stéphanie Perrin, Commissaire Général de ce salon né en 2012, et Claudie Voland-Rivet, il y a peu Directrice de la Prospective et de la Transformation Digitale de l’Union des Annonceurs et consultante indépendante dans ces domaines depuis deux mois. Voici leurs interviews croisées.

S-Perrin

Stéphanie Perrin, Commissaire Général du Printemps des Etudes

Claudie-Voland-Rivet

Claudie Voland-Rivet, consultante spécialisée en transformation digitale

  • Les instituts d’études sont confrontés à de nouveaux concurrents venus de l’industrie du numérique et doivent s’engager dans la transformation digitale avec une intensité qu’ils ne soupçonnaient pas. En sont-ils capables ?

Claudie Voland-Rivet : Oui. Mais avant de répondre plus précisément, il faut préciser que l’engagement des instituts d’études dans la transformation numérique ne date pas de ce printemps 2017. Heureusement pour eux ! Dans les faits, ce n’est pas le seul secteur d’activité qui ait l’obligation de se réinventer. La différence, c’est que les instituts d’études doivent aller plus vite et plus loin. Il faut notamment qu’ils s’adaptent aux demandes des clients et proposent des comptes-rendus plus courts et utilisant bien plus les infographies. Les usages des donneurs d’ordres ont changé et les instituts de sondage doivent se mettre au diapason : il ne faut pas plus que quelques minutes, voire que quelques secondes, pour avoir les principaux enseignements d’une étude. Sinon c’est trop long. Mais c’est un véritable changement de mode de travail pour nombre d’instituts d’études.

Stéphanie Perrin : Oui, ce secteur est capable de se transformer et il a commencé à le faire. En premier lieu, je veux dire que c’est l’un des rares secteurs de l’économie qui reste en croissance. Certes, cette croissance est faible – environ 1% en termes de chiffre d’affaires – mais on ne peut pas parler de déclin. Par ailleurs, un événement fédérateur comme le Printemps des Etudes est un thermomètre fiable et il montre principalement deux choses : d’une part, on compte plus de créations d’instituts d’études que de disparitions. Le nombre croissant de startups qui œuvrent dans ce secteur en témoigne ; d’autre part, le nombre de visiteurs a pour la première fois progressé de plus de 10%. 2 847 sont venus pour cette 6ème édition, ce qui montre qu’un nombre croissant d’entreprises envisagent d’utiliser des études.

  • Les grands industriels du numérique ne vont-ils pas cannibaliser ce secteur ?

Stéphanie Perrin : Il est évident qu’ils s’intéressent au marché des études. D’ailleurs, des entreprises comme Google, Facebook ou Twitter sont présentes au Printemps des Etudes depuis plusieurs années, mais plutôt en tant que conférenciers. A l’inverse, il ne faut pas perdre de vue que les instituts d’études s’intéressent eux aussi à la data : elles ont intégré des compétences dans ce domaine et collaborent de plus en plus avec les startups. Le fait d’automatiser la collecte des données et de permettre une forte progression du volume des datas est un progrès évident, mais cela rend encore plus nécessaire d’avoir des entreprises spécialisées capables de « faire parler » ces données. En l’occurrence, les instituts d’études français sont très bien placés dans ce domaine.

Claudie Voland-Rivet : Il est trop simpliste de dire que les uns vont avaler les autres. Ce que l’on constate plutôt, c’est que les deux écosystèmes ont longtemps vécu des vies séparées et parallèles. Le véritable changement, c’est la convergence de ces deux univers. Ils collaborent de plus en plus et on a vu que Facebook, Google ou Facebook avaient débauché des analystes des instituts d’études et de sondage. Pour l’instant, il est plus question d’un rapprochement que d’une cannibalisation.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO

Talentsoft fête cette année son 10ème anniversaire. L’entreprise créée en 2007 par trois entrepreneurs français est aujourd’hui considérée comme le leader européen des applications cloud dédiées à la gestion des talents et au digital learning. Talentsoft compte en effet 8 millions d’utilisateurs, dans 130 pays et en utilisant 27 langues.

Composé d’une vingtaine de personnes, le service marketing de Talentsoft doit notamment produire toujours plus de leads et les qualifier de plus en plus. Comment ? Les explications de Selena Papi, Demand Generation Senior Manager de Talentsoft*.

  • Talentsoft est en forte croissance et sa présence à l’étranger est de plus en plus importante : pour le service marketing, l’essentiel du travail n’est-il pas derrière lui ?

Selena Papi : Non, le marketing a beaucoup à faire. C’est justement parce que l’entreprise se développe rapidement, qu’elle est désormais directement présente dans une quinzaine de pays avec plus de 600 salariés et qu’elle voit son chiffre d’affaires progresser de 40% par an en moyenne que l’activité du marketing joue un rôle central. Prenons l’exemple des leads. Dans une entreprise en forte croissance, les besoins des équipes commerciales en leads augmentent de façon exponentielle. Or, les services commerciaux sont logiquement exigeants dans ce domaine. Concrètement, s’ils estiment que les leads qu’on leur fournit sont trop nombreux et pas suffisamment qualifiés, cela leur fait perdre du temps alors que les leads ont pour vocation de leur faire gagner du temps. De son côté, le service marketing n’a plus la capacité de saisir manuellement les données de plus en plus nombreuses, sachant qu’il doit dans le même temps préciser le retour sur investissement de ses actions. Dans ce contexte, il est indispensable que les services des ventes et du marketing se rapprochent et que la génération des leads soit automatisée le plus possible. Les uns et les autres doivent en effet partager une vision unique du processus d’achat et identifier chaque lead en fonction de sa position dans ce processus. Est-ce un lead « chaud », « tiède » ou « froid » ? Nous appelons cela du « scoring comportemental ».

  • Quels sont les outils que vous avez mis en place et cela a-t-il impliqué une nouvelle organisation pour le service marketing ?

Selena Papi : Concernant les outils, nous avons voulu associer notre CRM Salesforce à la solution de marketing automation de Marketo. La plateforme Marketo a été déployée voici deux ans. Cela a demandé 6 mois, avec l’aide d’un consultant dédié à cette mise en œuvre et la mobilisation à plein temps de deux personnes de l’équipe marketing.

Ensuite, nous avons mis en place une nouvelle organisation du service marketing, qui compte une vingtaine de personnes pour 15 pays. Pour l’instant, quatre collaborateurs du service marketing basé au siège de l’entreprise, à Paris, sont dédiés à l’automatisation et à l’analyse des données. Cette organisation évoluera encore, à mesure que nous irons plus loin dans notre démarche « account based marketing », avec un recours plus important aux vidéos personnalisées ou au marketing prédictif.

  • Au final, produisez-vous plus de leads ?

Selena Papi : Oui. Le nombre de leads qualifiés a augmenté d’environ 50% par rapport à la situation précédente, c’est-à-dire avant le déploiement de la solution Marketo. Par ailleurs, le coût d’un lead a été réduit de l’ordre de 60%. En ce qui concerne le travail des marketeurs, cela leur fait gagner du temps à eux aussi. Nous avons ainsi pu mettre en place une stratégie de contenus complète, avec 5 webinars par mois en plusieurs langues, 400 campagnes actives en moyenne, 100 landing pages et une quinzaine de flux de nurtering. En conclusion, on ne peut arriver à des indicateurs pertinents pour le marketing que si tous les intervenants de l’entreprise partagent la même vision du cycle de vie d’un lead, c’est-à-dire d’un cycle d’achat. Toutes nos actions doivent être centrées sur cette figure du « funnel des ventes ».

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO

* Cet entretien a eu lieu suite à la présentation faite par Selena Papi le 18 avril 2017 sur le salon E-Marketing, en partenariat avec Marketo.

Oodrive vient de mener à bien la plus importante levée de fonds de ce début d’année 2017 (voir l’article de Digital CMO) : 65 millions d’euros. Autre tour de force pour cet éditeur de logiciels français, créé voici 17 ans : l’opération n’a été réalisée qu’auprès d’investisseurs issus de l’Hexagone. Entretien avec Eryk Markiewicz, Chief Marketing Officer d’Oodrive et membre du CMIT (Club des directeurs Marketing & Communication de l’IT).

  • La levée de fonds que vient de réaliser Oodrive est la plus importante depuis début 2017 pour une entreprise française. Quelles seront les principales utilisations de cet apport en capital ?

« Nous nous préparons à réaliser des acquisitions, notamment en Allemagne. »

Eryk Markiewicz : Les trois principaux usages de ces fonds seront la croissance organique d’Oodrive, sa croissance externe et le rachat de parts à plusieurs investisseurs historiques. En ce qui concerne notre croissance externe, il est clair que nous nous préparons à réaliser des acquisitions, notamment en Allemagne. Une partie importante de cette somme sera également consacrée à intégrer de nouveaux collaborateurs et à structurer l’entreprise en proportion, essentiellement dans le middle management. De plus, nous voulons renforcer encore notre centre de R&D, qui emploie déjà plus de 150 personnes en région parisienne.

  • En ce qui concerne la croissance d’Oodrive, où en êtes-vous aujourd’hui et quels sont les objectifs en ce qui concerne le nombre de salariés, le chiffre d’affaires ou les implantations à l’étranger ?

« Réaliser 100 M€ en 2020, contre 40 actuellement. »

Eryk Markiewicz : L’objectif affiché d’Oodrive est d’être le leader européen de la gestion des données sensibles dans le Cloud. Pour cela, nous avons intégré 70 nouveaux salariés au cours des 6 derniers mois et nous allons encore embaucher 50 personnes d’ici fin 2017. Cela signifie qu’Oodrive a aujourd’hui un rythme de croissance qui l’amène à accueillir une centaine de nouveaux salariés chaque année. Cela ne se fait pas sans mettre en place une démarche et un programme dédié, que nous appelons « Work & Play », ce qui correspond bien à la culture d’entreprise d’Oodrive. Quant au chiffre d’affaires, l’objectif est lui aussi connu : réaliser 100 M€ en 2020, contre 40 actuellement. Il va donc plus que doubler et cela implique de renforcer notre croissance hors de France.

  • En l’occurrence, quels sont les arguments qui permettent à Oodrive de se différencier par rapport aux géants du marché du cloud, le plus souvent étasuniens ?

« Renforcer notre ancrage en France et en Europe. »

Eryk Markiewicz : Nous voulons accentuer notre positionnement sur le segment des données dites « sensibles ». En toute logique, cela nous conduit à renforcer notre ancrage en France et en Europe. Nous visons les entreprises dont la priorité est la sécurité des données, auxquelles nous offrons des solutions et des services de proximité, entièrement personnalisées et 100% sécurisées.

C’est cette spécificité qui explique en grande partie que nos solutions soient présentes dans 80% des sociétés du CAC40. Par ailleurs, nous attachons beaucoup d’importance à la conformité de nos offres avec les réglementations françaises et européennes. Le marché auquel nous nous adressons n’est pas uniquement celui des opérateurs d’importance vitale (OIV) et des établissements qui ne doivent pas stocker leurs données en dehors de France ou d’Europe. Il est constitué d’organisations européennes qui privilégient les clouds souverains. Par ailleurs, nous allons accélérer le développement d’offres dites « verticales », c’est-à-dire dédiées à un secteur d’activité ou à une fonction dans l’entreprise, à l’image de notre solution BoardNox, que nous proposons avec succès aux conseils d’administration.

  • Oodrive ne parle pas des Etats-Unis : serez-vous absents de ce marché ?

« Nous ne prévoyons pas de nous implanter aux Etats-Unis. »

Eryk Markiewicz : Nous ne prévoyons pas de nous y implanter, ni de développer notre présence au Royaume-Uni. C’est une simple question de focus et de choix de nos batailles. Nous ne pouvons également pas mettre en avant le manque de « compliance » de certains de nos concurrents et aller sur leur marché d’origine ou nos différentiateurs ne seront pas aussi forts qu’en Europe ou en Asie. Notre choix stratégique est plutôt de nous développer en Europe Centrale et potentiellement en Europe du Nord. Notre approche est différente en ce qui concerne l’Asie, marché sur lequel nous misons sur le long terme, en commençant par accompagner nos clients français et internationaux avec des services de proximité identiques à ceux dont ils disposent en France ou en Europe.

  • En tant que professionnel du marketing, quels sont les indicateurs que vous jugez les plus pertinents pour évaluer vos actions ?

« Des dashboards géants sont présents dans tous nos open-spaces. »

Eryk Markiewicz : Je suis convaincu qu’une des missions premières du marketing, surtout dans le cadre d’une activité BtoB, est de rendre la vente plus simple. Pour cela, il faut consacrer une attention particulière à ce qui se passe en amont de la vente, que ce soit pour générer la demande ou pour la formation des équipes commerciales. Sur ce dernier point, les services marketing ont des actions fortes à mener et il faut que cela fasse partie des indicateurs suivis. Par ailleurs, il n’y a plus de professionnel du marketing qui se passe délibérément de la donnée. Ce temps est définitivement terminé. Nous en avons pris acte en mettant en place des modèles fondés sur le nombre « d’impressions » générées. Le concept de l’impression est vaste, car il recouvre à la fois les vues sur Internet, les retombées média, l’événementiel… Pour le reste, nous utilisons comme beaucoup d’entreprises les différents tableaux de bord qui suivent les principales étapes du « funnel » : la génération de leads, la qualification des leads, les revenus générés, le taux de fidélisation et l’engagement du client, etc. En l’occurrence, il est important que ces indicateurs soient suivis par le plus grand nombre au sein de l’entreprise, ce qui est le cas chez Oodrive où des dashboards géants sont présents dans tous nos open-spaces.

  • Quelle est votre politique en ce qui concerne les réseaux sociaux ?

« Le réseau que nous privilégions actuellement est LinkedIn. »

Eryk Markiewicz : Le réseau que nous privilégions actuellement est LinkedIn. Nous avons également recours à Facebook dans deux cas de figure précis : rendre compte des expériences clients et donner de la visibilité à la vie de l’entreprise. Ce dernier point est important pour valoriser le quotidien d’Oodrive et pour susciter l’intérêt des candidats. Par contre, nous utilisons de moins en moins Viadeo et Google+, alors que Twitter nous aide à nous positionner sur des thématiques clés et à entretenir nos relations avec les influenceurs. En ce qui concerne le nombre de compte, notre option est d’avoir une approche unique, avec peu de comptes, tous à la fois en anglais et en français, mais nous devons bien sûr gérer des exceptions, liées à des comptes créés par des sociétés rachetées, par exemple.

Mon approche est sensiblement la même à titre personnel. En tant que professionnel du marketing, j’utilise principalement LinkedIn, sur lequel j’ai plus de 2 000 contacts et où je ne parle que de mon métier. A l’inverse, à titre privé, je ne compte qu’une centaine de contacts sur Facebook, dont la famille et les amis.

  • Quel est actuellement votre principal centre d’intérêt ?

« Passionné par l’expansion des entreprises à l’international! »

Eryk Markiewicz : Je suis depuis longtemps passionné par l’expansion des entreprises à l’international. C’est une action que j’ai menée au sein de mon ancienne entreprise, Business Objects, et qui m’a permis de découvrir de nombreux territoires, comme ceux de l’Asie ou de l’Amérique. Je le suis toujours aujourd’hui, avec la conviction que les ambitions des entreprises françaises sont souvent trop timorées en comparaison de leurs atouts. Concrètement, je mène régulièrement des actions avec les chambres de commerce françaises à l’étranger et je suis de près l’actualité de l’expansion internationale des entreprises, notamment via des sites comme inc.com ou cmo.com.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO

Bpi France est plus que jamais l’acteur central du financement bancaire de l’innovation dans l’Hexagone et aussi le principal animateur de l’écosystème des startups , à travers ses actions de communication. Par ses investissements dans les fonds, la banque publique d’investissement a injecté aussi d’importantes liquidités en 2016 dans le capital-risque français. Sauf retournement de tendance, cela devrait soutenir  l’investissement dans les startups après les élections présidentielles, mais pour l’instant, on a du mal chez Bpi France  à présenter un bilan chiffré positif dans ce domaine.

1,3 milliard d’euros investis dans l’innovation et ciblant 6 000 entreprises

Avec 1,3 Md€ en aides et financements octroyés en 2016 à plus de 6 000 entreprises, l’activité bancaire de financement de l’innovation est restée stable après plusieurs années de croissance, précise Bpi France. Les Prêts sans garantie (prêts amorçage et innovation) ont représenté plus de 350 M€ en 2016 (+15 %), les aides et programmes collaboratifs s’élevant à plus de 930 M€, financés en partie par le Programme d’Investissements d’Avenir (PIA). Surtout, Bpi France estime que ses actions ont permis d’insuffler un souffle positif sur le développement de l’innovation en France. Il est vrai que la Bpi a été très active au niveau de sa communication, pour valoriser ses actions dans ce secteur. La banque souligne, par exemple,  que l’activité du Hub a permis de réunir environ 30 000 personnes en 2016 autour de la mise en relation de grands groupes et de startups. Et plus de 50 groupes ont signé un partenariat visant à la mise en relation qualifiée avec des startups françaises, générant plusieurs centaines de contacts business, précise également la banque publique d’investissement.

Une activité de fonds de fonds soutenue en 2016

Au delà de l’activité bancaire, c’est surtout à travers le financement de l’activité de fonds que Bpi France espère faire émerger les startups de demain. L’activité d’investissement « Fonds de Fonds » a crû de 6%, pour s’établir à 729 M€ de souscriptions en 2016 dans 41 nouveaux fonds, après une croissance de 7% en 2015. Les souscriptions sont réparties de manière équilibrée entre les fonds de capital innovation et les fonds « small cap », aussi bien nationaux que régionaux, précise Bpi France. Cela devrait donc permettre de créer une activité forte dans le financement des startups en 2017. Pour l’instant, on a cependant du mal à identifier le bilan de cette activité. Interrogée sur le sujet la Bpi nous a précisé « qu’elle ne pouvait pas donner de chiffres détaillés sur les cessions des fonds investis par l’activité fonds de fonds.  A ce stade, le processus de collecte de ces informations est long et nos fonds sont encore jeunes ». « L’objectif lorsque nous investissons dans des fonds étrangers est d’enrichir l’offre disponible dans l’écosystème français en attirant des capitaux étrangers au bénéfice de start-up françaises, et d’accélérer le développement des sociétés françaises sur des marchés étrangers. L’idée ne consiste donc pas à déraciner des sociétés françaises, mais à accélérer la croissance de leur chiffre d’affaires en France comme à l’étranger » précise également Bpi France, en réponse à une de nos questions dans le cadre de la présentation de son bilan.

Pour de nombreux observateurs, cette activité ne débouche pas cependant sur un financement efficace des startups en France. La France compte en effet très peu de licornes, les startups tricolores continuent à privilégier les investisseurs de capital-risque américain pour s’internationaliser et de nombreux observateurs estiment qu’il faudrait un créer un fonds bien plus important pour enregistrer de véritable succès à l’américaine. De son coté, Bpi France met en avant son rôle en capital innovation qui a progressé de 13 % en 2016  à 191 M€ pour 53 entreprises. Cette croissance, précise Bpi France,  est due en particulier au succès du fonds Large Venture (Sigfox, Scality, Medday, Sequans, Gensight, Devialet, Vexim, etc.), en cohérence avec la forte croissance du nombre de levées de plus de 10 M€ observées dans l’écosystème français de l’innovation, mais aussi à la forte activité du Fonds Ambition Numérique (FAN), géré pour le compte du PIA, qui a investi près de 39 M€ en 2016 notamment dans Colibri, Splio ou encore Openclassrooms.

La Rédaction, Digital CMO

Spaces est l’une des marques du groupe Regus, leader mondial du secteur avec environ 3 000 centres d’affaires dans 900 villes et 120 pays. Né aux Pays-Bas, Spaces a amené le concept des espaces de travail collaboratifs de haut-de-gamme, situés dans des lieux d’exception. A Paris, sa 1ère implantation sera située en face de l’Opéra Garnier, dans un immeuble de quatre étages, sur 2 120 m². Deux autres espaces doivent ouvrir à Paris d’ici l’été 2017, dans les quartiers Réaumur et Bonne Nouvelle, ainsi qu’un autre à Boulogne, en partenariat avec Woodeum.

D’emblée, Spaces a décidé de frapper un grand coup. Son principal espace de coworking, qui sera situé en face de l’Opéra Garnier, occupe plus de 2 000 m² dans un immeuble de 4 étages. Le concept est résolument celui du haut-de-gamme, qui vise aussi bien les startups que les grandes marques. Le site propose notamment quatre salles de réunion équipées, un club « Affaires » et des espaces de bureaux qui peuvent accueillir jusqu’à 300 personnes. Les membres pourront accéder par ailleurs à un service de traiteur, à une conciergerie, à un service de pressing et à des prestations de secrétariat. Spaces n’est pas l’acteur le plus important du coworking au niveau mondial : déjà présent dans une dizaine de pays avec plus de 20 espaces de coworking, il se prépare a ouvrir 25 espaces d’un seul coup, durant la période printemps-été 2017, dont deux espaces de prestige au cœur de Paris, dans les quartiers Réaumur et Bonne Nouvelle.

Pour accélérer son développement, Spaces a signé un accord de partenariat avec Sowefund, plateforme d’investissement spécialisée dans les startups françaises. Sowefund est reconnue par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) et est enregistrée après de l’ORIAS en tant que Conseiller en Investissement Participatif (CIP). Concrètement, Sowefund apporte un service supplémentaire aux startups qui seront hébergées chez Spaces.

Le haut-de-gamme de Regus Group

Au sein du groupe Regus, la « startup » (plus de 10 ans d’existence) Spaces occupe un positionnement résolument haut de gamme. Le site situé face à l’Opéra Garnier (7 rue Meyerbeer) deviendra ainsi l’une des plus belles adresses de Spaces dans le monde. Pour rappel, Spaces est né en 2006 aux Pays-Bas et fait désormais partie du groupe Regus, leader mondial du secteur avec environ 3 000 centres d’affaires dans 950 villes et 120 pays. Le groupe compte, coté à la bourse de Londres, emploie environ 4 700 personnes au niveau mondial. Il possède déjà 100 espaces de coworking en France (le centième vient d’être ouvert début mars à Lille-Porte de Valenciennes, dans le quartier Euralillle 3.   .

Cette forte actualité est notamment sensée lui permettre de conforter sa position de leader mondial (créé voici 30 ans) et de contrer les initiatives de ses deux principaux concurrents : l’Américain WeWork, nouveau venu en France (dont la valorisation bousière dépasse 16 milliards de dollars), Nextdoor (filiale de Bouygues Immobilier qui prévoit d’ouvrir des sites à La Défense en septembre et à Gare de Lyon en décembre), sans oublier des acteurs historiques comme NUMA, la nouvelle Station F et de nombreuses initiatives d’indépendants. La concurrence entre les acteurs du coworking va donc prendre une nouvelle dimension à partir de ce printemps 2017.

Julien Corti, Digital CMO

Leader mondial de l’assurance-crédit, Euler Hermes a réalisé en 2016 un chiffre d’affaires de 2,6 milliards d’euros. L’entreprise emploie 6 000 salariés dans 50 pays, dont plus de 700 dans sa filiale française, Euler Hermes France. Cette dernière a officiellement créé le 1er février 2017 une entité dédiée à l’accélération digitale. Entretien avec Sophie Marot, Chief Digital Officer (CDO) et Anne-Sophie L’Huillier, Directeur Communication et Accélération Digitale d’Euler Hermes France.

AS-Euler Anne-Sophie L’Huillier, Directeur Communication et Accélération Digitale d’Euler Hermes France.

Sophie-Euler Sophie Marot, Chief Digital Officer (CDO) d’Euler Hermes France.

  • Qu’est-ce qui a conduit Euler Hermes France a créer une entité dédiée à la transformation digitale de l’entreprise ?

Sophie Marot : Notre environnement a changé. Nos clients, en tant que consommateurs ont été habitués à de nouveaux services digitaux. Leurs attentes et exigences en termes de business évoluent. Le digital nous permet de leur offrir tout au long du parcours client une expérience de service plus simple, plus rapide, plus complète. C’est également vrai en interne : l’envie de nos collaborateurs de faire évoluer les choses et de tester de nouvelles idées est forte, ainsi que leurs exigences dans leur expérience quotidienne, ce qui nous demande d’adapter nos manières de travailler et de les équiper.

Anne-Sophie L’Huillier : Un autre facteur est lié à l’évolution de notre écosystème. L’émergence de nouvelles formes de commerce en btob, type market place ou l’arrivée de nouveaux  acteurs comme les fintech sont autant de sujets d’inspirations qui nous poussent à innover et représentent de vraies opportunités business.

Sophie Marot : il faut également tenir compte de gisements de valeur encore non-exploités. La data, par exemple qui est déjà au coeur de notre métier, est un actif clé sur lequel nous devons encore plus capitaliser pour améliorer nos algorithmes prédictifs.

  • Comment cette nouvelle entité est-elle organisée ?

 Anne-Sophie L’Huillier : la création de ce nouveau département est d’abord un vrai projet d’entreprise pour accompagner la mutation de nos services, de nos métiers et de nos processus internes. Le digital n’est pas l’affaire de quelques initiés mais doit plus largement se diffuser dans toutes les strates de l’entreprise. Ce n’est pas que de la technologie mais aussi une culture de l’expérimentation à développer. La constitution de cette nouvelle entité répond à un double impératif d’équilibre : l’assurance-crédit est un métier technique qui exige de l’expérience et il est aussi crucial pour faire bouger les lignes de faire appels à de nouveaux talents et de nouvelles compétences numériques. Nous avons mis en place une petite équipe de 4 personnes, capables de faire appel à des compétences internes ou externes.

Sophie Marot : nous avons le soutien de la direction générale, ce qui est indispensable pour assurer le succès de notre démarche et de nos initiatives. Comme toutes les entreprises, nous adapterons sans cesse notre démarche pour tenir compte des difficultés rencontrées et des freins à lever. Un point qui nous semble essentiel est de constituer un réseau d’ambassadeurs, capables d’argumenter sur la nécessité absolue de la transformation numérique, capable d’accompagner les équipes dans ces évolutions, mais aussi de remonter les besoins et idées des directions. C’est une approche collaborative.

  • Que va changer la mise en place de cette entité d’accélération digitale dans le travail quotidien des salariés d’Euler Hermes France ?

Anne-Sophie L’Huillier : Notre expérience est encore très récente, mais nous imaginons plusieurs niveaux d’implication. Le premier concerne la mise en place d’un programme d’acculturation autour d’ateliers, depuis twitter jusqu’à la blockchain, en passant par le bon usage des outils collaboratifs ou la maîtrise des projets en mode agile. Le second concernera un programme de montée en compétence autour des métiers clés de demain.

Sophie Marot : Nous chercherons à faciliter l’émergence de nouvelles idées et de les incuber. Nous développerons ainsi des initiatives autour de l’intrapreneuriat en permettant à des porteurs de projet de les développer pendant quelques mois. Il faut considérer cette entité d’accélération digitale comme une opportunité pour nos collaborateurs : soyons capables de leur donner la possibilité de grandir, d’expérimenter et de réaliser leurs ambitions au sein du groupe.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO 

Mitel vient de rendre publics les résultats d’une étude menée dans quatre pays d’Europe du Sud (Espagne, France, Italie et Portugal) sur les motivations des entreprises dans le cadre de l’adoption du cloud. Les commentaires à ce sujet de Jean-Denis Garo, Directeur Europe du Sud de Mitel et vice-président du CMIT (Club des Directeurs Marketing et Comunitation de l’IT).

  • Que montre cette étude concernant les motivations des entreprises dans le passage au cloud computing ?

Jean-Denis Garo : Il faut tout d’abord préciser que l’enquête a été menée après de plus de 330 décideurs informatiques dans ces quatre pays, par la société d’études SpokingPolls. Cela lui confère une bonne représentativité. Concernant les motivations pour passer vers le cloud, je dirai en premier lieu qu’un certain nombre de freins qui empêchaient les décisions ont été levés. On ne se pose plus de question sur la fiabilité du cloud et la capacité des systèmes à gérer de grands volumes d’informations. Le deuxième frein levé concerne la sécurité. Dans ce domaine, les entreprises considèrent que leurs craintes ne sont plus fondées. Une troisième évolution déterminante concerne la compétence des industriels et des prestataires du numérique. Là encore, le frein a été levé : on sait que la plupart des professionnels du secteur IT ont aujourd’hui des compétences cloud importantes. Ces changements ont eu lieu alors que les entreprises affichent de plus en plus clairement trois priorités : se recentrer sur leur cœur de métier, ne payer que pour ce qu’elles consomment réellement et, bien sûr, réaliser des économies.

  • Votre étude fait un focus particulier sur l’association du cloud et des solutions de communication unifiée, autrement appelées UCaaS (Unified Communication as a Service). Là, les différences de motivation entre les quatre pays étudiés sont importantes. Comment les expliquer ?

 Jean-Denis Garo : Pour commencer, il faut mettre cette situation en perspectives. Etant donné que ces technologies sont nées aux Etats-Unis, il est logique qu’elles soient d’abord adoptées Outre-Atlantique. En Europe, le circuit d’adoption des technologies est généralement le suivant : les déploiements débutent généralement en Europe du Nord, le plus souvent dans les pays scandinaves, puis traversent le continent jusqu’aux pays du sud. Cela explique que la France soit souvent proche en termes de statistiques de la moyenne européenne. C’est encore le cas avec l’UCaaS : globalement, 36% des entreprises européennes migrent vers une solution UCaaS pour bénéficier de fonctionnalités hautement innovantes. C’est le cas pour 39% des entreprises françaises, soit une proportion comparable. Là où l’on note des écarts importants, c’est notamment en Espagne : 50% des répondants mettent cette motivation en avant, ce qui tire la moyenne européenne vers le haut. A l’inverse, le « score » de cette motivation au Portugal est très bas : 27%, la mpremière motivation étant l’amélioration de la productivité (37% des réponess). Une autre différence notable concerne les centres de contact. La majorité des entreprises espagnoles (55%) et françaises (51%) estime que les centres de contact peuvent désormais être basés dans le cloud. Les entreprises italiennes et portugaises sont beaucoup plus réticentes, respectivement à hauteur de 61% et 63%.

  • On est d’accord dans les quatre pays pour estimer que le passage vers le cloud et l’UCaaS doit être fondé sur un ROI, mais on constate que les exigences concernant ce ROI et les modes de calcul restent très différentes. Ces écarts peuvent-ils s’estomper ?

Jean-Denis Garo : Oui, car dans tous les pays, les directions financières ont amené les DSI à envisager leur investissements autrement. Le temps gagné par les DSI grâce au cloud leur permet également de rendre davantage de services aux directions métiers et de valoriser ces services. Elles gagnent de nouveaux arguments en matière de productivité, de performance, de « time to markeet ». Cela est vrai pour les quatre pays d’Europe du Sud concernés par l’étude et va conduire à atténuer les différences.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO   

Coup d’envoi de la 4ème édition du concours Cisco SwitchUp Challenge, dont les 8 projets finalistes viennent d’être dévoilés. Trois tendances fortes cette année : la montée en puissance de projets low tech à fort impact social ou environnemental, l’essor des technologies numériques dans la santé et l’émergence de la Blockchain.

Lancé en 2014 par Cisco France, dans le cadre de la Responsabilité́ Sociale de l’Entreprise, le SwitchUp Challenge récompense des projets innovants d’étudiants et de startuppers porteurs d’enjeux sociétaux ou environnementaux. Pour l’édition 2017 de ce concours, 8 finalistes viennent d’être sélectionnés parmi plus de 260 projets. « Cette 4ème édition était davantage ouverte sur les régions qui recèlent un fort potentiel d’innovation et de talents à découvrir, explique Guillaume Desveaux, initiateur du SwitchUp Challenge chez Cisco France. Pour cela, nous nous sommes appuyés sur un écosystème de plus de 70 partenaires dans les territoires, notamment l’accélérateur SenseCube dédié aux startups de l’économie sociale et solidaire, le dispositif PEPITE (ndlr : pôles étudiants pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat), des pôles de compétitivité régionaux, des fablabs… »

Quelles sont les tendances de cette moisson 2017 ? « Alors que ces dernières années, beaucoup de projets tournaient autour des réseaux sociaux et des objets connectés, cette 4ème édition fait la part belle aux projets low tech à fort impact social ou environnemental, poursuit Guillaume Desveaux. Elle souligne également l’essor du numérique dans le secteur de la santé et l’émergence de la Blockchain (ndlr : technologie de stockage et de transmission d’informations sécurisée, fonctionnant sans organe central de contrôle) ».

4 mois d’accompagnement pour la dernière ligne droite

Jusqu’à la fin mai, les 8 finalistes du SwitchUp Challenge vont être accompagnés par des mentors Cisco sur des problématiques techniques et commerciales, avant de présenter leur projet devant le jury au mois de juin. A la clé pour les deux lauréats : une dotation de 30 000 euros, du matériel Cisco, le soutien financier de la Banque Publique d’Investissement (BPI) et une campagne de crowdfunding sur Ulule. Ils seront également incubés pendant un an par le SenseCube et disposeront d’un accès à l’atelier de prototypage Usine IO, ainsi que du support de la Cité de l’Objet Connecté pour réaliser leur prototype. A suivre…

Constance Dalmon

 

Les 8 projets finalistes

Catégorie Etudiants
  • Suspen’Dons est un concept qui reprend le principe des ‘cafés suspendus’. Il permet de payer par anticipation un café à une personne qui ne peut se l’offrir. L’ambition du collectif des étudiants de l’EXIA, école d’ingénieurs informatique, est d’étendre le concept et de repositionner l’humain au cœur de gestes sociaux simples.
  • Tamaloo est un dispositif médical complet qui permet l’évaluation de la douleur chez l’enfant hospitalisé. Il se présente sous la forme d’une peluche connectée, qui intègre un logiciel de collecte et de gestion des données. Des étudiants de l’Université Claude Bernard de Lyon sont à l’origine de ce projet.
  • Les Germés proposent le mobilier d’intérieur ‘Eden’, basé sur une technique de culture hors-sol innovante et éco-responsable, pour permettre aux populations urbaines de cultiver des légumes à domicile. Le concept est développé par des étudiants de l’Institut Supérieur Couleur Image Design, rattaché à l’Université Toulouse II – Jean Jaurès.
  • Ariane-santé est une solution d’échange et de suivi, en temps réel, du dossier médical du patient. Le projet a pour ambition de bâtir un réseau permettant à tous les acteurs du système de santé français une communication simplifiée. Ce projet est soutenu par des étudiants de l’Université pluridisciplinaire de Paris Nord.
Catégorie Jeunes entrepreneurs
  • L’increvable est une start-up qui conçoit, développe et commercialise des produits durables, réparables et évolutifs. Sa première innovation est une machine à laver conçue pour bénéficier d’une durée de vie de 50 ans.
  • SmartPantoufles est une solution de gérontechnologie en mesure de détecter la chute d’une personne âgée. Elle tend à favoriser le maintien et l’autonomie des seniors à domicile et à réduire le taux de chute mortelle en accélérant la prise en charge par les services d’urgence.
  • Panda propose aux personnes malvoyantes une nouvelle autonomie, via un casque audio intelligent qui permet de vocaliser l’environnement.
  • Bik’box offre une alternative de stationnement intelligent aux vélos. De la taille d’une place de parking, cette box connectée et sécurisée permet d’accueillir une dizaine de vélos. Nomade, elle peut être déplacée pour répondre aux besoins de mobilité d’une communauté et mieux appréhender le déplacement des vélos dans un environnement urbain.