DigitalCMO

Bpi France est plus que jamais l’acteur central du financement bancaire de l’innovation dans l’Hexagone et aussi le principal animateur de l’écosystème des startups , à travers ses actions de communication. Par ses investissements dans les fonds, la banque publique d’investissement a injecté aussi d’importantes liquidités en 2016 dans le capital-risque français. Sauf retournement de tendance, cela devrait soutenir  l’investissement dans les startups après les élections présidentielles, mais pour l’instant, on a du mal chez Bpi France  à présenter un bilan chiffré positif dans ce domaine.

1,3 milliard d’euros investis dans l’innovation et ciblant 6 000 entreprises

Avec 1,3 Md€ en aides et financements octroyés en 2016 à plus de 6 000 entreprises, l’activité bancaire de financement de l’innovation est restée stable après plusieurs années de croissance, précise Bpi France. Les Prêts sans garantie (prêts amorçage et innovation) ont représenté plus de 350 M€ en 2016 (+15 %), les aides et programmes collaboratifs s’élevant à plus de 930 M€, financés en partie par le Programme d’Investissements d’Avenir (PIA). Surtout, Bpi France estime que ses actions ont permis d’insuffler un souffle positif sur le développement de l’innovation en France. Il est vrai que la Bpi a été très active au niveau de sa communication, pour valoriser ses actions dans ce secteur. La banque souligne, par exemple,  que l’activité du Hub a permis de réunir environ 30 000 personnes en 2016 autour de la mise en relation de grands groupes et de startups. Et plus de 50 groupes ont signé un partenariat visant à la mise en relation qualifiée avec des startups françaises, générant plusieurs centaines de contacts business, précise également la banque publique d’investissement.

Une activité de fonds de fonds soutenue en 2016

Au delà de l’activité bancaire, c’est surtout à travers le financement de l’activité de fonds que Bpi France espère faire émerger les startups de demain. L’activité d’investissement « Fonds de Fonds » a crû de 6%, pour s’établir à 729 M€ de souscriptions en 2016 dans 41 nouveaux fonds, après une croissance de 7% en 2015. Les souscriptions sont réparties de manière équilibrée entre les fonds de capital innovation et les fonds « small cap », aussi bien nationaux que régionaux, précise Bpi France. Cela devrait donc permettre de créer une activité forte dans le financement des startups en 2017. Pour l’instant, on a cependant du mal à identifier le bilan de cette activité. Interrogée sur le sujet la Bpi nous a précisé « qu’elle ne pouvait pas donner de chiffres détaillés sur les cessions des fonds investis par l’activité fonds de fonds.  A ce stade, le processus de collecte de ces informations est long et nos fonds sont encore jeunes ». « L’objectif lorsque nous investissons dans des fonds étrangers est d’enrichir l’offre disponible dans l’écosystème français en attirant des capitaux étrangers au bénéfice de start-up françaises, et d’accélérer le développement des sociétés françaises sur des marchés étrangers. L’idée ne consiste donc pas à déraciner des sociétés françaises, mais à accélérer la croissance de leur chiffre d’affaires en France comme à l’étranger » précise également Bpi France, en réponse à une de nos questions dans le cadre de la présentation de son bilan.

Pour de nombreux observateurs, cette activité ne débouche pas cependant sur un financement efficace des startups en France. La France compte en effet très peu de licornes, les startups tricolores continuent à privilégier les investisseurs de capital-risque américain pour s’internationaliser et de nombreux observateurs estiment qu’il faudrait un créer un fonds bien plus important pour enregistrer de véritable succès à l’américaine. De son coté, Bpi France met en avant son rôle en capital innovation qui a progressé de 13 % en 2016  à 191 M€ pour 53 entreprises. Cette croissance, précise Bpi France,  est due en particulier au succès du fonds Large Venture (Sigfox, Scality, Medday, Sequans, Gensight, Devialet, Vexim, etc.), en cohérence avec la forte croissance du nombre de levées de plus de 10 M€ observées dans l’écosystème français de l’innovation, mais aussi à la forte activité du Fonds Ambition Numérique (FAN), géré pour le compte du PIA, qui a investi près de 39 M€ en 2016 notamment dans Colibri, Splio ou encore Openclassrooms.

La Rédaction, Digital CMO

Spaces est l’une des marques du groupe Regus, leader mondial du secteur avec environ 3 000 centres d’affaires dans 900 villes et 120 pays. Né aux Pays-Bas, Spaces a amené le concept des espaces de travail collaboratifs de haut-de-gamme, situés dans des lieux d’exception. A Paris, sa 1ère implantation sera située en face de l’Opéra Garnier, dans un immeuble de quatre étages, sur 2 120 m². Deux autres espaces doivent ouvrir à Paris d’ici l’été 2017, dans les quartiers Réaumur et Bonne Nouvelle, ainsi qu’un autre à Boulogne, en partenariat avec Woodeum.

D’emblée, Spaces a décidé de frapper un grand coup. Son principal espace de coworking, qui sera situé en face de l’Opéra Garnier, occupe plus de 2 000 m² dans un immeuble de 4 étages. Le concept est résolument celui du haut-de-gamme, qui vise aussi bien les startups que les grandes marques. Le site propose notamment quatre salles de réunion équipées, un club « Affaires » et des espaces de bureaux qui peuvent accueillir jusqu’à 300 personnes. Les membres pourront accéder par ailleurs à un service de traiteur, à une conciergerie, à un service de pressing et à des prestations de secrétariat. Spaces n’est pas l’acteur le plus important du coworking au niveau mondial : déjà présent dans une dizaine de pays avec plus de 20 espaces de coworking, il se prépare a ouvrir 25 espaces d’un seul coup, durant la période printemps-été 2017, dont deux espaces de prestige au cœur de Paris, dans les quartiers Réaumur et Bonne Nouvelle.

Pour accélérer son développement, Spaces a signé un accord de partenariat avec Sowefund, plateforme d’investissement spécialisée dans les startups françaises. Sowefund est reconnue par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) et est enregistrée après de l’ORIAS en tant que Conseiller en Investissement Participatif (CIP). Concrètement, Sowefund apporte un service supplémentaire aux startups qui seront hébergées chez Spaces.

Le haut-de-gamme de Regus Group

Au sein du groupe Regus, la « startup » (plus de 10 ans d’existence) Spaces occupe un positionnement résolument haut de gamme. Le site situé face à l’Opéra Garnier (7 rue Meyerbeer) deviendra ainsi l’une des plus belles adresses de Spaces dans le monde. Pour rappel, Spaces est né en 2006 aux Pays-Bas et fait désormais partie du groupe Regus, leader mondial du secteur avec environ 3 000 centres d’affaires dans 950 villes et 120 pays. Le groupe compte, coté à la bourse de Londres, emploie environ 4 700 personnes au niveau mondial. Il possède déjà 100 espaces de coworking en France (le centième vient d’être ouvert début mars à Lille-Porte de Valenciennes, dans le quartier Euralillle 3.   .

Cette forte actualité est notamment sensée lui permettre de conforter sa position de leader mondial (créé voici 30 ans) et de contrer les initiatives de ses deux principaux concurrents : l’Américain WeWork, nouveau venu en France (dont la valorisation bousière dépasse 16 milliards de dollars), Nextdoor (filiale de Bouygues Immobilier qui prévoit d’ouvrir des sites à La Défense en septembre et à Gare de Lyon en décembre), sans oublier des acteurs historiques comme NUMA, la nouvelle Station F et de nombreuses initiatives d’indépendants. La concurrence entre les acteurs du coworking va donc prendre une nouvelle dimension à partir de ce printemps 2017.

Julien Corti, Digital CMO

Leader mondial de l’assurance-crédit, Euler Hermes a réalisé en 2016 un chiffre d’affaires de 2,6 milliards d’euros. L’entreprise emploie 6 000 salariés dans 50 pays, dont plus de 700 dans sa filiale française, Euler Hermes France. Cette dernière a officiellement créé le 1er février 2017 une entité dédiée à l’accélération digitale. Entretien avec Sophie Marot, Chief Digital Officer (CDO) et Anne-Sophie L’Huillier, Directeur Communication et Accélération Digitale d’Euler Hermes France.

AS-Euler Anne-Sophie L’Huillier, Directeur Communication et Accélération Digitale d’Euler Hermes France.

Sophie-Euler Sophie Marot, Chief Digital Officer (CDO) d’Euler Hermes France.

  • Qu’est-ce qui a conduit Euler Hermes France a créer une entité dédiée à la transformation digitale de l’entreprise ?

Sophie Marot : Notre environnement a changé. Nos clients, en tant que consommateurs ont été habitués à de nouveaux services digitaux. Leurs attentes et exigences en termes de business évoluent. Le digital nous permet de leur offrir tout au long du parcours client une expérience de service plus simple, plus rapide, plus complète. C’est également vrai en interne : l’envie de nos collaborateurs de faire évoluer les choses et de tester de nouvelles idées est forte, ainsi que leurs exigences dans leur expérience quotidienne, ce qui nous demande d’adapter nos manières de travailler et de les équiper.

Anne-Sophie L’Huillier : Un autre facteur est lié à l’évolution de notre écosystème. L’émergence de nouvelles formes de commerce en btob, type market place ou l’arrivée de nouveaux  acteurs comme les fintech sont autant de sujets d’inspirations qui nous poussent à innover et représentent de vraies opportunités business.

Sophie Marot : il faut également tenir compte de gisements de valeur encore non-exploités. La data, par exemple qui est déjà au coeur de notre métier, est un actif clé sur lequel nous devons encore plus capitaliser pour améliorer nos algorithmes prédictifs.

  • Comment cette nouvelle entité est-elle organisée ?

 Anne-Sophie L’Huillier : la création de ce nouveau département est d’abord un vrai projet d’entreprise pour accompagner la mutation de nos services, de nos métiers et de nos processus internes. Le digital n’est pas l’affaire de quelques initiés mais doit plus largement se diffuser dans toutes les strates de l’entreprise. Ce n’est pas que de la technologie mais aussi une culture de l’expérimentation à développer. La constitution de cette nouvelle entité répond à un double impératif d’équilibre : l’assurance-crédit est un métier technique qui exige de l’expérience et il est aussi crucial pour faire bouger les lignes de faire appels à de nouveaux talents et de nouvelles compétences numériques. Nous avons mis en place une petite équipe de 4 personnes, capables de faire appel à des compétences internes ou externes.

Sophie Marot : nous avons le soutien de la direction générale, ce qui est indispensable pour assurer le succès de notre démarche et de nos initiatives. Comme toutes les entreprises, nous adapterons sans cesse notre démarche pour tenir compte des difficultés rencontrées et des freins à lever. Un point qui nous semble essentiel est de constituer un réseau d’ambassadeurs, capables d’argumenter sur la nécessité absolue de la transformation numérique, capable d’accompagner les équipes dans ces évolutions, mais aussi de remonter les besoins et idées des directions. C’est une approche collaborative.

  • Que va changer la mise en place de cette entité d’accélération digitale dans le travail quotidien des salariés d’Euler Hermes France ?

Anne-Sophie L’Huillier : Notre expérience est encore très récente, mais nous imaginons plusieurs niveaux d’implication. Le premier concerne la mise en place d’un programme d’acculturation autour d’ateliers, depuis twitter jusqu’à la blockchain, en passant par le bon usage des outils collaboratifs ou la maîtrise des projets en mode agile. Le second concernera un programme de montée en compétence autour des métiers clés de demain.

Sophie Marot : Nous chercherons à faciliter l’émergence de nouvelles idées et de les incuber. Nous développerons ainsi des initiatives autour de l’intrapreneuriat en permettant à des porteurs de projet de les développer pendant quelques mois. Il faut considérer cette entité d’accélération digitale comme une opportunité pour nos collaborateurs : soyons capables de leur donner la possibilité de grandir, d’expérimenter et de réaliser leurs ambitions au sein du groupe.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO 

Mitel vient de rendre publics les résultats d’une étude menée dans quatre pays d’Europe du Sud (Espagne, France, Italie et Portugal) sur les motivations des entreprises dans le cadre de l’adoption du cloud. Les commentaires à ce sujet de Jean-Denis Garo, Directeur Europe du Sud de Mitel et vice-président du CMIT (Club des Directeurs Marketing et Comunitation de l’IT).

  • Que montre cette étude concernant les motivations des entreprises dans le passage au cloud computing ?

Jean-Denis Garo : Il faut tout d’abord préciser que l’enquête a été menée après de plus de 330 décideurs informatiques dans ces quatre pays, par la société d’études SpokingPolls. Cela lui confère une bonne représentativité. Concernant les motivations pour passer vers le cloud, je dirai en premier lieu qu’un certain nombre de freins qui empêchaient les décisions ont été levés. On ne se pose plus de question sur la fiabilité du cloud et la capacité des systèmes à gérer de grands volumes d’informations. Le deuxième frein levé concerne la sécurité. Dans ce domaine, les entreprises considèrent que leurs craintes ne sont plus fondées. Une troisième évolution déterminante concerne la compétence des industriels et des prestataires du numérique. Là encore, le frein a été levé : on sait que la plupart des professionnels du secteur IT ont aujourd’hui des compétences cloud importantes. Ces changements ont eu lieu alors que les entreprises affichent de plus en plus clairement trois priorités : se recentrer sur leur cœur de métier, ne payer que pour ce qu’elles consomment réellement et, bien sûr, réaliser des économies.

  • Votre étude fait un focus particulier sur l’association du cloud et des solutions de communication unifiée, autrement appelées UCaaS (Unified Communication as a Service). Là, les différences de motivation entre les quatre pays étudiés sont importantes. Comment les expliquer ?

 Jean-Denis Garo : Pour commencer, il faut mettre cette situation en perspectives. Etant donné que ces technologies sont nées aux Etats-Unis, il est logique qu’elles soient d’abord adoptées Outre-Atlantique. En Europe, le circuit d’adoption des technologies est généralement le suivant : les déploiements débutent généralement en Europe du Nord, le plus souvent dans les pays scandinaves, puis traversent le continent jusqu’aux pays du sud. Cela explique que la France soit souvent proche en termes de statistiques de la moyenne européenne. C’est encore le cas avec l’UCaaS : globalement, 36% des entreprises européennes migrent vers une solution UCaaS pour bénéficier de fonctionnalités hautement innovantes. C’est le cas pour 39% des entreprises françaises, soit une proportion comparable. Là où l’on note des écarts importants, c’est notamment en Espagne : 50% des répondants mettent cette motivation en avant, ce qui tire la moyenne européenne vers le haut. A l’inverse, le « score » de cette motivation au Portugal est très bas : 27%, la mpremière motivation étant l’amélioration de la productivité (37% des réponess). Une autre différence notable concerne les centres de contact. La majorité des entreprises espagnoles (55%) et françaises (51%) estime que les centres de contact peuvent désormais être basés dans le cloud. Les entreprises italiennes et portugaises sont beaucoup plus réticentes, respectivement à hauteur de 61% et 63%.

  • On est d’accord dans les quatre pays pour estimer que le passage vers le cloud et l’UCaaS doit être fondé sur un ROI, mais on constate que les exigences concernant ce ROI et les modes de calcul restent très différentes. Ces écarts peuvent-ils s’estomper ?

Jean-Denis Garo : Oui, car dans tous les pays, les directions financières ont amené les DSI à envisager leur investissements autrement. Le temps gagné par les DSI grâce au cloud leur permet également de rendre davantage de services aux directions métiers et de valoriser ces services. Elles gagnent de nouveaux arguments en matière de productivité, de performance, de « time to markeet ». Cela est vrai pour les quatre pays d’Europe du Sud concernés par l’étude et va conduire à atténuer les différences.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO   

Coup d’envoi de la 4ème édition du concours Cisco SwitchUp Challenge, dont les 8 projets finalistes viennent d’être dévoilés. Trois tendances fortes cette année : la montée en puissance de projets low tech à fort impact social ou environnemental, l’essor des technologies numériques dans la santé et l’émergence de la Blockchain.

Lancé en 2014 par Cisco France, dans le cadre de la Responsabilité́ Sociale de l’Entreprise, le SwitchUp Challenge récompense des projets innovants d’étudiants et de startuppers porteurs d’enjeux sociétaux ou environnementaux. Pour l’édition 2017 de ce concours, 8 finalistes viennent d’être sélectionnés parmi plus de 260 projets. « Cette 4ème édition était davantage ouverte sur les régions qui recèlent un fort potentiel d’innovation et de talents à découvrir, explique Guillaume Desveaux, initiateur du SwitchUp Challenge chez Cisco France. Pour cela, nous nous sommes appuyés sur un écosystème de plus de 70 partenaires dans les territoires, notamment l’accélérateur SenseCube dédié aux startups de l’économie sociale et solidaire, le dispositif PEPITE (ndlr : pôles étudiants pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat), des pôles de compétitivité régionaux, des fablabs… »

Quelles sont les tendances de cette moisson 2017 ? « Alors que ces dernières années, beaucoup de projets tournaient autour des réseaux sociaux et des objets connectés, cette 4ème édition fait la part belle aux projets low tech à fort impact social ou environnemental, poursuit Guillaume Desveaux. Elle souligne également l’essor du numérique dans le secteur de la santé et l’émergence de la Blockchain (ndlr : technologie de stockage et de transmission d’informations sécurisée, fonctionnant sans organe central de contrôle) ».

4 mois d’accompagnement pour la dernière ligne droite

Jusqu’à la fin mai, les 8 finalistes du SwitchUp Challenge vont être accompagnés par des mentors Cisco sur des problématiques techniques et commerciales, avant de présenter leur projet devant le jury au mois de juin. A la clé pour les deux lauréats : une dotation de 30 000 euros, du matériel Cisco, le soutien financier de la Banque Publique d’Investissement (BPI) et une campagne de crowdfunding sur Ulule. Ils seront également incubés pendant un an par le SenseCube et disposeront d’un accès à l’atelier de prototypage Usine IO, ainsi que du support de la Cité de l’Objet Connecté pour réaliser leur prototype. A suivre…

Constance Dalmon

 

Les 8 projets finalistes

Catégorie Etudiants
  • Suspen’Dons est un concept qui reprend le principe des ‘cafés suspendus’. Il permet de payer par anticipation un café à une personne qui ne peut se l’offrir. L’ambition du collectif des étudiants de l’EXIA, école d’ingénieurs informatique, est d’étendre le concept et de repositionner l’humain au cœur de gestes sociaux simples.
  • Tamaloo est un dispositif médical complet qui permet l’évaluation de la douleur chez l’enfant hospitalisé. Il se présente sous la forme d’une peluche connectée, qui intègre un logiciel de collecte et de gestion des données. Des étudiants de l’Université Claude Bernard de Lyon sont à l’origine de ce projet.
  • Les Germés proposent le mobilier d’intérieur ‘Eden’, basé sur une technique de culture hors-sol innovante et éco-responsable, pour permettre aux populations urbaines de cultiver des légumes à domicile. Le concept est développé par des étudiants de l’Institut Supérieur Couleur Image Design, rattaché à l’Université Toulouse II – Jean Jaurès.
  • Ariane-santé est une solution d’échange et de suivi, en temps réel, du dossier médical du patient. Le projet a pour ambition de bâtir un réseau permettant à tous les acteurs du système de santé français une communication simplifiée. Ce projet est soutenu par des étudiants de l’Université pluridisciplinaire de Paris Nord.
Catégorie Jeunes entrepreneurs
  • L’increvable est une start-up qui conçoit, développe et commercialise des produits durables, réparables et évolutifs. Sa première innovation est une machine à laver conçue pour bénéficier d’une durée de vie de 50 ans.
  • SmartPantoufles est une solution de gérontechnologie en mesure de détecter la chute d’une personne âgée. Elle tend à favoriser le maintien et l’autonomie des seniors à domicile et à réduire le taux de chute mortelle en accélérant la prise en charge par les services d’urgence.
  • Panda propose aux personnes malvoyantes une nouvelle autonomie, via un casque audio intelligent qui permet de vocaliser l’environnement.
  • Bik’box offre une alternative de stationnement intelligent aux vélos. De la taille d’une place de parking, cette box connectée et sécurisée permet d’accueillir une dizaine de vélos. Nomade, elle peut être déplacée pour répondre aux besoins de mobilité d’une communauté et mieux appréhender le déplacement des vélos dans un environnement urbain.

 

Pour la deuxième année, le site d’emploi  Hired vient de publier  une étude mondiale sur les salaires dans la Tech. L’étude donne des indications précises sur les salaires des développeurs mais aussi d’autres fonctions comme les Data Scientist dont les salaires ont fortement progressé aux Etats-Unis.

Il n’y a pas que la Silicon Valley pour être bien payé dans la Tech

Bien sûr la Silicon Valley continue à être une référence en terme de salaire pour les développeurs. Elle concentre la majorité des start-ups les plus attractives. Mais l’étude de Hired montre que si on tient compte du coût de la vie, d’autres grandes villes américaines offrent des salaires et des conditions de vies très intéressantes. L’étude insiste sur les conditions offertes dans des villes comme Austin, Melbourne, Seattle ou  Toronto. À Austin, le salaire moyen d’un ingénieur logiciel, selon l’étude de hired, est de 110 000 $. Mais si on intègre le coût de la vie cela représente un équivalent salaire de 198 000 $ à San Francisco, quand vous considérez le coût de la différence de vie entre les deux villes, précise Hired. On notera au passage que les Etats-Unis cherchent à élargir bien au delà de la Silicon Valley leurs centres de développements technologiques. 10 villes sont identifiées dans l’étude dont San Diego et Los Angeles sur la côte ouest et Denver dans le centre des Etats-Unis

 49 000 € le salaire moyen d’un développeur à Paris

Même si l’étude est très centrée sur les Etats-Unis , on notera que le salaire moyen d’un développeur à Paris est de 55 000 dollars, soit 49 000 € . A Londres, Hired note que ce salaire  est supérieur de 30 % s’établissant à 74 000 $. L’étude indique aussi que les salaires des Data Scientist aux Etats-Unis sont en train de rattraper ceux des directeurs de projets. Selon l’étude de Hired, le salaire moyen d’un Data Scientist s’établit autour de 129 000 dollars contre 138 000 dollars pour un directeur de projet.

 

 

Entretien avec Guillaume Vasse, Directeur du Développement numérique et du Marketing du Groupe Sud-Ouest, responsable de l’accélérateur Théophraste, installé dans les locaux du quotidien régional. Fin janvier 2017, Sud Ouest a annoncé que trois nouvelles startups allaient intégrer l’accélérateur. Avant de rejoindre le Groupe Sud Ouest, Guillaume Vasse a notamment travaillé au sein de NextRadioTV, Skyrock, NRJ, Mediavision…

  • Sud Ouest a créé l’accélérateur de startups Théophraste dans ses locaux en avril 2016 : qu’est-ce qui explique un tel engagement dans le numérique ?

Sud Ouest a commencé à s’investir dans le numérique voici plus de 20 ans !

Guillaume Vasse : Pour commencer, il faut rappeler que Sud Ouest a commencer à s’investir dans le numérique voici plus de 20 ans ! Le premier site internet du Groupe a été lancé en 1996. L’intérêt de Sud Ouest pour le numérique n’a donc pas débuté il y a 9 mois. Concrètement, la création de Théophraste* correspond à une nouvelle étape de notre transformation numérique. Elle s’est accéléré ces 5 dernières années, tout d’abord avec la mise en place d’un nouveau modèle économique, qui ne s’est substitué au précédent mais s’y est ajouter. En clair, auparavant, nous vendions des espaces publicitaires sur le web. En plus, nous commercialisons désormais les contenus. La création de cet accélérateur correspond à la mise en place d’un troisième étage, lié à l’open innovation et à tout ce que les startups peuvent apporter à l’évolution de nos activités. Pour ce faire, nous avons fait appel à des professionnels de l’accompagnement des startups, 1Kubator.

  • Dans quels domaines vous apportent-elles de nouvelles idées ?

Nous venons d’annoncer l’arrivée dans les semaines qui viennent de trois nouvelles startups.

Guillaume Vasse : Un des points fondamentaux est que cet accélérateur est implanté au sein même du journal, pour être en prise directe avec notre cœur de métier. Dans les faits, le directeur du journal et les actionnaires ont cédé leurs bureaux pour que l’on puisse créer un espace de 200 m² pour accueillir les trois premières startups en juin 2016. Nous venons d’annoncer l’arrivée dans les semaines qui viennent de trois nouvelles startups. Dans quels domaines ? Pour le comprendre, il faut rappeler que le cœur d’un quotidien régional est très vaste. Les 6 startups avec lesquelles nous avons travaillé pour l’instant le montrent : Hubstairs est spécialisé dans l’immobilier, Poool dans la valorasation des contenus premium tels que les lettres d’information confidentielles, Jacoop dans les relations interentreprises, Abracadacook dans la gastronomie, KAPP10 dans le running et Yabawt dans l’acquisition de prospects via Internet. La liste n’est pas exhaustive et sera complétée à raison de deux nouvelles promotions par an.

  • Quelles sont les prochaines étapes pour Théophraste ?

La prochaine promotion sera connue au début de l’été 2017.

Guillaume Vasse : Nous allons commencer par accueillir les trois nouvelles entreprises qui nous rejoignent. Nous allons faire le point avec chacune d’entre elles sur leurs besoins et leurs projets afin de définir précisément l’accompagnement que cela nécessitera. Ensuite, notre comité de sélection se mettra à nouveau au travail pour identifier les startups qui nous permettront de faire évoluer les nombreux autres domaines qui constituent notre cœur de métier. Il faut rappeler que les startups retenues sont avec nous pour 6 mois renouvelables et que nous pourrons investir au capital de certaines d’entre elles, via notre partenaire en media for equity, 5M Ventures. Si l’on se projette à plus long terme, il y aura une phase deux pour Théophraste, si tout se passe bien, mais il est encore trop tôt pour la préciser.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO

* Note de la rédaction : le nom « Théophraste » fait référence à Théophraste Renaudot, considéré comme le fondateur de la presse française au début du XVIIème siècle.

L’étude du cabinet Deloitte sur les tendances « Data & Analytics 2017 » met en évidence la montée en puissance des services métiers pour tous les sujets numériques. La Direction des Systèmes d’Information (DSI) n’est même plus citée.

Les thématiques du numérique ? « Les directions métiers s’approprient de plus en plus ces sujets, conscientes du levier de transformation que ces derniers représentent », répond le cabinet Deloitte en introduction de son étude. C’est une manière polie pour indiquer que le numérique n’est plus l’affaire des Direction des Systèmes d’Information (DSI).

Chaque direction métiers veut en fait devenir autonome dans le domaine du numérique et disposer de ses propres ressources.

Selon Deloitte, chaque direction métiers veut en fait devenir autonome dans le domaine du numérique et disposer de ses propres ressources dans ce domaine. « Le développement et l’acquisition des compétences d’analystes des données et de « data scientists » deviennent primordiales pour les entreprises soucieuses de les intégrer au cœur de leurs directions métiers », note l’étude.

Pour Deloitte, l’un des principaux « marqueurs » de cette évolution est la dissolution du « jargon » des informaticiens. « La tendance est donc à la simplification autour des termes Data ou Data Analytics pour désigner ces initiatives. Vers davantage de simplicité et d’efficacité, telle paraît être la bonne résolution de cette année ! », souligne encore Deloitte.

La fin de la DSI ?

5 services se sont clairement appropriés les sujets du numérique, au détriment de la DSI.

Selon l’étude, 5 services se sont clairement appropriés les sujets du numérique, au détriment de la DSI : le marketing, le financier, les achats, les DRH et le juridique (risques & audit interne). Concernant le marketing, elle précise : « Le marketing est historiquement l’une des directions les plus matures en matière d’usages de la Data… La diversification des canaux digitaux (web, applications marchandes, réseaux sociaux…) ainsi que l’avènement progressif des objets connectés dans de nombreux secteurs d’activité engendrent une évolution des pratiques et des usages liés à la data. »

Concrètement, Deloitte met en évidence 3 tendances du marketing digital pour 2017. Toutes concernent une meilleure connaissance des clients et de leur parcours :

  • Désintermédiation de la data client (amélioration de la connaissance client grâce à la capture et aux usages des données issues des canaux digitaux ou des partenaires professionnels)
  • Développement des modèles analytiques pour mieux appréhender les attentes et comportements des clients (fidélisation, comportements de consommation…)
  • Evolution de la conception de produits vers le déploiement de nouveaux services (en particulier dans le contexte d’essor des objets connectés).

Julien Corti, Digital CMO

 

Toulouse a annoncé ce 24 janvier 2017 que son territoire allait accueillir le centre de R&D européen d’Hyperloop, ce projet futuriste et très novateur initié par Elon Musk, le charismatique patron de Tesla (les voitures de sport 100% électriques).

Hyperloop, c’est le principe de gigantesques viaducs qui relieraient les grandes villes avec des « capsules » allant à une vitesse de… 1 200 km/heure ! (voir la vidéo) De quoi relier Paris et Toulouse en environ une demi-heure. On n’en n’est pas encore là : la première liaison serait plutôt un « San Francisco- Los Angeles », deux villes également distantes d’environ 650 kilomètres.

De nombreuses villes européennes étaient sur les rangs pour accueillir ce centre d’essais. Toulouse a fini par l’emporter, notamment grâce à l’agence « spéciale » dont la métropole occitane s’est dotée voici moins d’un an pour assurer son « marketing territorial ».

So Toulouse

Cette agence, appelée So Toulouse, est la réunion de trois entités auparavant autonomes et distinctes : l’Office de Tourisme de Toulouse, So Toulouse Convention Bureau et Invest in Toulouse (soit le tourisme, les conventions d’affaires et le développement économique.

Pour ce projet, elle avait un argument choc : l’ancienne base aérienne de Francazal. Elle a ainsi pu proposer à Hyperloop Transportation Technologies (HTT) une surface de 38 hectares située à moins de 15 kilomètres du centre de Toulouse. Cette surface va permettre à HTT d’implanter son centre de R&D européen, une piste d’essai de 1 km, la « Hyperloop Academy » (relations avec l’enseignement supérieur et les laboratoires), les « Hyperloop Lab » (incubateur de startups) et un « Demonstration Center ». Au final, le centre HTT de Toulouse devrait employer une cinquantaine de personnes, dont une trentaine d’ingénieurs. Toulouse est l’une des rares villes en France à disposer d’une telle agence. Cela suffit-il ? « Aujourd’hui, les entreprises qui cherchent une implantation en Europe comparent les sites et l’accueil qui leur est fait, explique Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole (en photo ci-dessous). Avec une telle agence, nous pouvons proposer un interlocuteur unique et réactif, ce qui est apprécié. Cela n’explique pas tout, mais cela s’ajoute aux réels atouts de ce territoire. »

Pascal Boiron, Digital CMO

Portrait de Jean-Luc Moudenc Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole.

Le Digital Transformation Institute, créé par Capgemini en association avec le MIT, a publié quelques jours avant le début de la Retail Week de New-York (16-20 janvier 2017), une étude sur le commerce physique. Elle a été menée auprès de 6 000 consommateurs et de 500 dirigeants de la distribution dans 9 pays (Etats-Unis, Chine, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Espagne, Pays-Bas et Suède).

72% des consommateurs se disent désormais déçus par le commerce physique

L’un des principaux enseignements de cette étude est que 72% des consommateurs se disent désormais déçus par le commerce physique. Plus précisément, 40% des clients interrogés déclarent qu’aller dans les magasins est devenu une corvée et 32% préfèreraient faire des tâches ménagères chez eux plutôt que d’aller dans un commerce physique.

L’étude fait également apparaître un décalage très important entre la vision des dirigeants de la distribution physique et celle des consommateurs. Ainsi, tandis que 81% des décideurs de la distribution affirment que le magasin reste importants, moins de la moitié des clients (45%) sont d’accord.

Une digitalisation tardive

L’enquête met aussi en lumière les regrets des patrons du « retail ». 54% d’entre eux estiment que leur digitalisation a été trop lente. Le retard pris a laissé se développer chez les clients plusieurs motifs d’insatisfaction qui impose de réinventer quasiment totalement le commerce physique. Les principaux facteurs d’insatisfaction sont, dans l’ordre décroissant : la difficulté à comparer (71%), l’attente aux caisses (66%), l’envoi de promotions inadaptées à leurs attentes (65%) et l’impossibilité de trouver exactement le produit qu’ils recherchent.

Un autre point mis en évidence est que l’insatisfaction de nombreux clients vis-à-vis du commerce physique les conduit à envisager de nouvelles formes d’achat. La principale est l’achat direct chez le constructeur ou producteur : 57% l’envisagent. Les consommateurs sont également nombreux à envisager d’acheter via les grandes plateformes de e-commerce de Google, Facebook ou Apple (si elles sont associées à des partenaires locaux spécialisé dans la livraison sur « le denier kilomètre » : au total 59% y pensent.

Au final, 71% des consommateurs imaginent aujourd’hui trouver des alternatives au commerce physique. Si cette proportion semble très importante, les acteurs de la distribution pourront se rassurer en comparant ce résultat à celui de la Chine : 87% des personnes interrogées envisagent de ne plus acheter dans les magasins !

Julien Corti, Digital CMO  

Télécharger le document