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De nouveaux métiers sont-ils nés du rapprochement du marketing et de l’informatique ? C’est la conviction de l’agence Corp., qui ouvre la deuxième édition du salon Data Marketing ce 16 novembre 2017 à Paris. Entretien avec Grégoire Cortot, Responsable des Conférences.

Grégoire Cortot : Cet événement est né d’un constat simple. L’agence Corp. a créé le salon Big Data Paris dès 2012 et nous avons vu monter en puissance la communauté des professionnels du marketing. L’an dernier, en 2016, nous avons donc voulu créer un événement spécifique, centré sur la collecte et le traitement des données dans le cadre des métiers du marketing. Il ne s’agissait pas seulement de prendre acte des collaborations de plus en plus fréquentes entre les services des systèmes d’informations et du marketing, mais de s’adresser aux nouveaux métiers qui sont nés, qui naissent et continueront de se développer aux frontières de ces deux domaines qui se sont longtemps ignorés.

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  • Sur quoi s’appuie cette conviction ?

Grégoire Cortot : Sur une enquête que nous réalisons régulièrement. La dernière en date, celle de 2017, nous a conduit à interroger une cinquantaine de professionnels du marketing sur leurs principales préoccupations pour 2018. Sans véritable surprise, c’est la nouvelle réglementation européenne sur les données (ndlr : la RGPD – pour Règlement Général sur la Protection des Données – qui entrera en vigueur en mai 2018). Les évolutions du cadre réglementaires sont logiquement au centre des préoccupations des professionnels du marketing. Par ailleurs, ils s’interrogent logiquement sur les conséquences de cette transformation numérique – le passage d’une entreprise dite “traditionnelle” à une entreprise centrée sur la donnée – dans le domaine des ressources humaines. Comment faire évoluer l’organisation pour qu’elle optimise davantage l’utilisation des données ? Comment recruter pour des profils où la demande est largement supérieure à l’offre, comme “data scientist” ou “data miner” ? Pour répondre à ce type d’interrogations, nous proposons un cycle de conférences payantes, qui font intervenir des professionnels du marketing plutôt que des fournisseurs. Nous faisons notamment intervenir l’entreprise JCDecaux, l’organisation humanitaire internationale World Vision, Disney, Accor Hotels, La Poste, Voyages-SNCF… Par ailleurs, nous allons également faire intervenir  l’alliance Gravity, qui réunit une quinzaine de groupe de médias français, dont Les Echos, L’Equipe, M6, SFR, des quotidiens régionaux, etc.

  • N’allez-vous pas être contraints d’annoncer aux professionnels du marketing que leurs métiers vont disparaître ?

Grégoire Cortot : Non, parce que nous sommes convaincus du contraire ! Ni les données ni l’intelligence artificielle ne remplaceront les marketeurs. Les nouveaux outils vont simplement leur permettre d’aller plus vite et de mener des opérations qui étaient jusqu’à présent jugées complexes et chronophages, comme la personnalisation totale. Concrètement, l’enjeu est d’automatiser les tâches les moins gratifiantes afin de lancer davantage de nouveaux projets.

  • Data Marketing Paris est-il un salon ou un cycle de conférences ?

Grégoire Cortot : Cet événement est à la fois un salon et un cycle de conférences. En l’occurrence, les conférences payantes ont lieu au centre de l’espace de démonstrations, dans lequel nous accueillons cette année une quarantaine d’exposants, dont IBM, Tableau Software ou encore KOMPASS. En outre, il faut noter que les startups seront présentes, notamment à l’occasion d’un “challenge”, au cours duquel trois jeunes entreprises (Sirdata, Brainify et SmartGDPR) seront face au public des votants.  Au final, ces 16 et 17 novembre 2017, nous accueillons plus de 1 500 personnes, soit deux fois plus que lors de la première édition.

  • Comment va évoluer cet événement et son visitorat ?

Grégoire Cortot : Data Marketing a d’emblée été décliné au Canada, à Toronto, où l’agence Corp. a ouvert des bureaux. Nous pourrions nous concentrer sur l’internationalisation de cet événement, même si des événements plus ou moins dédiés à cette thématique existent aux Etats-Unis, en Allemagne ou au Royaume-Uni. Nous faisons le choix de faire évoluer le Data Marketing Paris, qui pourrait accueillir entre 2 000 et 3 000 visiteurs l’an prochain.  De plus, nous organisons cette année un événement connexe au même endroit, Sales Intelligence, et il n’est pas impossible de nous développions à l’avenir d’autres événements.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO         

Brand Voice digital : de la survie des astronautes à la résolution plus rapide des problèmes, l’ordinateur spatial HPE est la première étape dans le développement de ressources informatiques embarquées dans l’espace.

Le 14 août 2017, la fusée CRS-12, conçue par SpaceX (entreprise créée par Elon Musk), a été lancée par le Kennedy Space Center, en Floride. Elle a permis d’envoyer le module “Dragon Spacecraft” dans la Station spatiale internationale (ISS). Ce module transportait un supercalculateur HPE.

Ce supercalculateur, baptisé “Spaceborne Computer”, est une composante essentielle de l’expérience lancée voici plus d’un an par la NASA et HPE. Le but ? Exploiter un système informatique commercial haut de gamme (COTS) dans l’espace, ce qui n’avait jamais été fait auparavant. L’enjeu est que le système fonctionne de manière homogène dans les conditions les plus difficiles de l’espace, et ce pendant un an (soit la durée – actuellement – d’un trajet entre la Terre et Mars).

Faire avancer la mission vers Mars

Bon nombre des calculs nécessaires pour les projets de la recherche spatiale sont encore effectués sur Terre, principalement en raison des capacités de calcul limitées dans l’espace. Cette limite crée de nombreux problèmes lorsqu’il s’agit de transmettre des données vers ou depuis l’espace. Cela signifiait qu’il fallait jusqu’à 20 minutes pour que les communications atteignent la Terre, puis 20 minutes de plus pour que les réponses de la Terre atteignent les astronautes. Un tel laps de temps rendait toute exploration sur le terrain difficile, et même potentiellement dangereuse dans le cas où les astronautes sont confrontés à des scénarii critiques.

Une mission sur Mars nécessitera des ressources informatiques embarquées à la fois sophistiquées et fiables. HPE fait un premier pas dans cette direction en envoyant un supercalculateur dans l’espace. Les prochaines étapes de cette expérience impliqueront éventuellement l’envoi d’autres nouvelles technologies telles que le “Memory-Driven Computing”. Elles permettront par ailleurs d’en apprendre davantage sur la façon dont l’ordinateur “spatioporté” réagit dans l’espace.

Les leçons de la mission sur la lune

Lorsque les États-Unis ont réussi à envoyer deux hommes sur la Lune, ils ont captivé le monde et inspiré de nombreux progrès technologiques, depuis la micropuce jusqu’à la mousse à mémoire de forme. La mission vers Mars est la prochaine opportunité d’accélérer l’innovation technologique. L’expérience “Spaceborne Computer” montrera ce qui doit être fait pour faire progresser l’informatique dans l’espace. De plus, elle va conduire à d’importants progrès pour le calcul haute performance (HPC) sur Terre.

HPC dans l’espace

L’ordinateur spatial inclut les systèmes de classe HPE Apollo 40 avec une interconnexion HPC haute vitesse exécutant un système d’exploitation Linux open source. Généralement, pour que la NASA autorise l’utilisation d’ordinateurs, l’équipement doit être «renforcé» – ou durci pour résister aux conditions dans l’espace : les rayonnements, les éruptions solaires, les particules subatomiques, les micrométéorites, l’énergie électrique instable, le refroidissement irrégulier. Ce durcissement physique est chronophage, coûteux et ajoute du poids. HPE a donc adopté une approche différente : les systèmes ont été “durcis” avec des logiciels. En l’occurrence, le procédé a passé au moins 146 tests de sécurité avant que la NASA lui délivre un certificat permettant son utilisation dans l’espace.

NASA & HPE : trois décennies de partenariat

Hewlett Packard Enterprise entretient une relation de longue date avec la NASA (plus de 30 ans), notamment via le rachat de Silicon Graphics (SGI). Cette relation a initié le co-développement de la première image monovoie IRIX au monde, en 1998. Ce faisant, nous avons fait de grandes innovations, y compris le co-développement de l’un des plus grands et des plus rapides supercalculateurs, Columbia. Aujourd’hui, l’ordinateur “Spaceborne” contient des nœuds de calcul de la même puissance que ceux du premier supercalculateur de la NASA, “Pléiades” (qui fait partie des 10 supercalculateurs les plus puissants au niveau mondial).

Pour conclure, il faut rappeler que cette expérience ne permet pas seulement à HPE de renforcer sa collaboration avec la NASA : elle a également été commanditée par le Centre pour l’Avancement de la Science dans l’Espace (CASE), l’organisation en charge de la gestion de la Station Spatiale Internationale (ISS), ce qui renforce encore la motivation des équipes de Hewlett Packard Enterprise.

La Bpi (la banque publique d’investissement) n’est pas une banque comme les autres. Pour son forum Bpi Inno Génération elle a rassemblé le 12 octobre dernier  plus 35 000 personnes au AccorHotels Arena Paris. Après cinq année d’exercice, la banque publique dirigée par Nicolas Dufourcq semble avoir réussi son pari en communication sur l’innovation. En revanche, coté startups, le bilan reste difficile à établir. 

Pour cette troisième édition de Bpifrance Inno Génération les grands moyens ont été déployés dans l’enceinte de l’AccorHotels Arena. Sur le plan du contenu, tout avait été aménagé pour donner la parole à de nombreux experts. Les  espaces dédiés aux conférences étaient nombreux et variés : le « hub » regroupait ainsi  la place des villages et des startups, l’espace « walk » (définit comme la promenade des innovations) permettait de rencontrer des  startups exposantes, le « think » accueillait des conférences sur le monde de demain et « les échos »  réunissaient de nombreux intervenants sur des ateliers thématiques. Concrètement, la Bpi a voulu aborder en une journée tous les aspects de la transformation digitales et offrir la possibilité aux 35 000 invités (des compteurs en temps réels  témoignaient de l’affluence) de rencontrer facilement des intervenants extérieurs et les experts de la Bpi.  Les conseillers en costume gris de la banque publique se mêlaient ainsi aux très jeunes entrepreneurs en baskets blanches, sous les panneaux régionaux des agences de la Bpi sur le territoire.  On pouvait également écouter, allongés sur des coussins, les différents experts qui se se succédaient sur les plateaux vidéos animés pour l’occasion par les médias partenaires de ce grand show, et notamment BFM Business et BFM TV, ou encore RMC et l’Express.

Pas beaucoup de licornes sur les plateaux vidéos

S’il faut reconnaître que le contenu proposé était de qualité, avec notamment des intervenants de renom dans tous les secteurs d’activités et de nombreux spécialistes, on pouvait regretter la trop faible représentation des startups ou des mentors dans ce domaine.  Par ailleurs, aucune « guest star » ou ponte international  du capital risque ‘était présent. C’est sans doute là le signe que la Bpi n’a pas été, au cours des cinq dernières années, en dépit des montants investis, une banque de capital risque. Comme le commentait un intervenant  sur un des plateaux de BFM Business  : »il est vrai que beaucoup de startups trouvent ailleurs les relais de croissance dont elles ont besoin pour se développer ou se faire racheter et pas forcément du coté du Corporate Venture ou Capital Risque hexagonal ». Et de citer notamment le rachat par Zendesk de la  startup montpelliéraine Bime, pour 45 millions de dollars ». Si la Bpi a beaucoup fait pour communiquer sur l’innovation et le risque et poussé indirectement  les autres banques à suivre à l’image de  Crédit Agricole qui organise la semaine prochaine lui aussi  son événement start-up, le bilan en licorne est pauvre. Il reste au gouvernement et à Emmanuel Macron à changer le cap, mais il semble que pour l’instant cela ne soit pas prioritaire au regard des autres chantiers. Les quelques annonces effectuées jusqu’à présent restent floues et le nouveau responsable du numérique, Mounir Majhoubi,  ne s’est pas beaucoup exprimé sur sa vision du futur dans ce domaine.

La Rédaction, Digital CMO

La troisième édition du salon Paris Retail Week a eu lieu du mardi 19 au jeudi 21 Septembre 2017 au Parc des Expositions de la Porte de Versailles. Avec 600 exposants et près de 30 000 visiteurs, il se présente comme le plus grand événement retail européen 360° de la rentrée. Entretien avec Sophie Lubet, Directrice du Pôle Retail de Comexposium et de Paris Retail Week.

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Sophie Lubet : Il a pour vocation de mettre en lumière les tendances du retail, autant en magasins physiques que dans le e-commerce. Le salon est donc l’occasion pour les sociétés de présenter leurs innovations, de rencontrer des partenaires professionnels, de réfléchir aux tendances qui émergent, découvrir les dernières innovations dans le retail, de partager des expériences pour mieux appréhender le commerce de demain… Avec plus de 300 speakers amenés à prendre la parole pendant ces 3 jours sur des sujets comme la data, la digitalisation du point de vente, la logistique, les solutions de paiement, entre autres, Paris Retail Week a fait une fois de plus de Paris la capitale du commerce connecté.

  • Quels ont-été les temps forts de cette édition 2017 ?

Sophie Lubet : Cette troisième édition de Paris Retail Week a tenu ses promesses. En effet, de grands retailers, e-commerçants et géants du web ont renforcé leur présence à travers des prises de parole inédites : Costco, Amazon, LeBonCoin, Google, Twitter, Facebook, Trusted Shops, Jumia, …. Également, des innovations dans tous les secteurs du commerce ont été présentées : gaming, logistique, marketplace, data, sécurité, agencement du point de vente et bien plus encore. 

En termes de format, les visiteurs ont notamment pu assister à des keynotes et des conférences d’acteurs majeurs du commerce. Nous avons notamment débuté avec une conférence sur le Live Retail, ce qui a permi de prendre la mesure des enjeux et des transformations à l’œuvre actuellement.

Parmi les autres temps forts, je citerais des exemples de belles success stories, françaises ou internationales, avec les interventions de Gemmyo et Jumia. Bazarchic, Fnac-Darty et Zalando ont présenté leur vision du vaste sujet qu’est la logistique. Bien entendu, d’autres prises de parole, comme celle de Costco sur ses premiers mois en France ou celle d’Amazon sur les leviers de croissance étaient très attendues !

Paris Retail Week c’est aussi toutes les nouveautés produits avec 600 sociétés présentes, l’innovation au rendez vous avec une cinquantaine de startups,  des animations innovantes, notamment autour de la réalité virtuelle… Autre grand temps fort : les Paris Retail Awards, qui récompensent les sociétés les plus prometteuses.

Cette année, le lauréat du Paris Retail Golden Award est Octipas pour sa solution “tablettes vendeurs”, dans la catégorie Digitalisation du Point de Vente. Les autres gagnants sont Temelio pour La fusion du CRM et du marketing digital, Cas Belambra dans la catégorie “CRM – Du lead ou client”, Relais Colis pour SMART dans la catégorie Expérience Client (360), Mister Pasha pour Mister Pasha dans la catégorie Logistique, Facelift pour “Facelift Cloud All in One 2017” dans la catégorie Social Commerce, Kendu In-store Visual Solutions pour Flowbox, The New Dynamic Display dans la catégorie Store Solutions & Design et Daxium pour Retail AppStore dans la catégorie Technologie. Le coup de cœur du jury a été attribué à Oyst pour Oyst 1-click et le prix de l’Initiative française a été remis à Bmobile pour sa solution SaaS Dartagnan. Enfin, le prix Rookie Of The Year, décerné par le public, a récompensé la start-up Admo.tv pour sa plateforme d’Analytics TV & RADIO.

  • Le retail européen a-t-il comblé son retard sur celui des Etats-Unis ?

Sophie Lubet : Il est en train de le faire. Actuellement, certaines tendances nées aux USA marquent le pas, comme le mobile au cœur des parcours qu’il fragmente, ou la vidéo et l’image-rich en commerce online. A l’inverse, la réalité virtuelle devient incontournable… Le magasin, quant à lui, devient un entrepôt avec le ship-from-store et donne un nouveau trait d’union entre le e-commerce et le point de vente, comme l’illustre par exemple la généralisation du “click and collect”.

Le conversationnel et les chatbots, l’intelligence artificielle et l’IoT révèlent aussi leur potentiel considérable et promettent des révolutions dans le commerce à l’échelle mondiale. Les startups, qui sont particulièrement dynamiques dans ces domaines, innovent constamment et réinventent le retail. La France, qui a toujours été très en avance technologiquement, les soutient, en particulier dans le domaine de la R&D.

L’inventivité des retailers attendait donc surtout que les consommateurs soient prêts et c’est le cas, notamment avec les millenials. Pour répondre à l’arrivée de ces nouveaux consommateurs, une nouvelle approche du commerce émerge en France. Les retailers s’adaptent et proposent un nouveau mode de distribution qui intègre le e-commerce et le commerce physique dans l’engagement consommateur face aux nouvelles plateformes technologiques. Ce nouveau modèle naissant lie, d’un côté, des datas et, de l’autre, un lien serviciel permanent avec le mobile comme passerelle ! Toutes ces nouveautés sont sur Paris Retail Week et donnent le “la” des années futures.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO

Sendinblue vient de lever 30 millions d’euros auprès de Partech Ventures  alors qu’il affirmait il y a un an que l’entreprise n’envisageait pas de levée de fonds (voir l’article). A quoi cet apport va-t-il servir ? Les réponses d’Armand Thiberge, Pdg et fondateur de Sendinblue.

  • Quels sont les objectifs visés par Sendinblue avec cette levée de fonds de 30 millions d’euros ?

Armand Thiberge : Il y en a au moins trois. Le premier est d’accélérer le développement de nouvelles briques technologiques à nos solutions de marketing, notamment dans le domaine du display, qu’il s’agisse des réseaux sociaux ou de la vidéo. Il faut savoir que Sendinblue n’a pas de commerciaux et focalise ses investissements sur ses technologies, qui se vendent “toutes seules” ou sont préconisées par des partenaires. Les deux autres grands objectifs sont logiquement liés à cette stratégie : d’une part, nous recruterons une centaine de personnes d’ici fin 2018, ce qui va plus que doubler notre effectif*; d’autre part, nous allons développer de nouveaux partenariats. Jusqu’à présent, nos solutions pour les PME étaient centrée sur la fidélisation des clients. Avec l’ajout de cette brique “display”, nous allons proposer de nouveaux outils dédiés à l’acquisition. Depuis notre création en 2012, nous avons eu une croissance moyenne supérieure à 100% : cette levée de fonds de 30 millions d’euros va nous permettre de conserver ce rythme et de rester rentables.

  • Allez-vous ouvrir de nouvelles implantations ?

Armand Thiberge : Non, ce n’est pas prévu. Nous allons développer nos trois implantations actuelles, c’est-à-dire Paris, Noida en Inde et surtout Seattle aux Etats-Unis, mais nous ne prévoyons pas d’ouvrir de nouveaux bureaux pour l’instant. Quant à la commercialisation de nos nouvelles technologies, elle va débuter dès la fin 2017 et être intégrée à l’ensemble de nos offres courant 2018.   

 

  • L’an dernier à la même époque, vous esitmiez qu’il était important de proposer de nouveaux indicateurs aux PME afin de démontrer le retour sur investissement du marketing : où en êtes-vous ?

Armand Thiberge : Le développement de la nouvelle brique display est une partie de la réponse, car il permet d’accéder à un nombre d’indicateurs plus nombreux. Les campagnes “display” sont logiquement payantes, mais elles offrent une plus grandes visibilité et se traduisent très vite par l’acquisition de nouveaux clients. D’une manière générale, la tendance forte que nous identifions pour le marketing en 2018 est que les TPE et les PME sont désormais suffisamment matures pour avoir comme les grandes entreprises une approche multicanal.

Propos recueillis par Julien Corti, Digital CMO

* 90 personnes en septembre 2017

Andrew Davis a fondé voici une dizaine d’années l’agence « Monumental Shift », qui propose du consulting et des orateurs dans le domaine du marketing digital, partout dans le monde. Conférencier de haut niveau qui assure le spectacle, Andrew Davis a fait ses armes dans le cadre de l’émission « The Muppets », ce qui explique son don incontestable de la mise en scène.

Andrew Davis, spécialiste du marketing digital

Andrew Davis, spécialiste du marketing digital

Lors de son intervention lors du i Media Brand Summit 2017, il a notamment précisé sa vision du parcours client et de la nécessité, selon lui, de privilégier une cible de clientèle clairement identifiable et de taille raisonnable. Dans ce contexte de « marketing fractal », il a notamment expliqué : « si vous vous développer une activité prospère et devenir riche, optez pour une niche plutôt que sur un positionnement généraliste qui s’adresse à un large public ! »

A partir de ce point de vue, il a  principalement donné deux exemples récents qui démontrent d’après lui la pertinence des niches et de la proximité avec le client.

Les contes des 1001 niches

Le premier est celui de la marque créée par le Hollandais Bart Van Olphen. Au début, Bart Van Olphen avait bien pour objectif de s’adresser à une « niche » (importante dans les pays de l’Europe du Nord) : les poissons issus d’une pêche raisonnée. « Vos prix sont bien trop élevés pour que nous référencions vos produits », ont répondu les acheteurs de la grande distribution. Dépité mais déterminé, Bart Van Olphen s’est dit qu’il devait créer un line direct entre lui et le consommateur. En 2010, il a écrit un petit livre de recettes courtes et simples à base de poissons. Le niveau des ventes l’a incité à aller plus loin : il a créé une série de petits clips (une quinzaine de secondes chacun), qui ont rencontré un vrai succès sur les réseaux sociaux et ont incité nombre d’internautes à visionner des vidéos plus longues (plusieurs minutes), détaillant les recettes présentées.

 

… Pour lire la totalité de l’article, consulter gratuitement le livre blanc réalisé sur les tendances du marketing digital sur la base des interventions proposées lors du i Media Brand Summit 2017 :

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Dans une infographie récente, le Hub Bpi révèle que si l’intelligence artificielle est un marché extrêmement prometteur, les conséquences de l’automatisation par l’IA d’un certain nombre de fonctions font encore peur en France, notamment dans le monde du travail. Et pourtant se sont les économies les plus dynamiques qui sont en train d’investir massivement dans ces nouvelles technologies. 

Les principaux analystes estiment que le marché de l’intelligence artificielle devrait atteindre les 11 milliards de dollars en 2024, grâce à une croissance exponentielle (environ +50% entre 2015 et 2020). Un marché promit à une croissance rapide, qui suscite les convoitises de tous les investisseurs. Ainsi, la Chine et les USA ont investi respectivement 5 et 4 milliards de dollars en recherche sur l’IA. Les 2 géants économiques ont semble-t-il choisi de prendre les devant sur la concurrence puisque le 3ème pays, la Corée du Sud, est à moins de 0,9 milliard de dollars d’investissements. L’avance est d’autant plus importante pour les USA que le pays de l’oncle Sam représente à lui seul plus de la moitié des startups mondiales spécialisées en IA (500 sur un total de 900).

En parallèle, on compte près de 200 investisseurs privés dans le monde et là encore, les chinois (Tencent) et les américains (Bloomberg, Samsung, Microsoft Ventures, Intel Capital) sont à pointe avec parmi les plus actifs.

Et la France dans tout ça ?

Si les startups françaises s’appuyant sur des technologies IA ne manquent pas à l’image des jeunes  sociétés comme Jam, Julie Desk,  ou Wit.AI, la France n’est pas à la pointe dans ce domaine. Il faut dire que l’intelligence artificielle suscite de nombreuses questions dans un pays qui n’a toujours pas trouvé la recette pour abaisser durablement son taux de chômage.  L’étude du Hub Bpi révèle ainsi que l’Intelligence Artificielle  est perçue comme une  « menace pour l’humanité » par  65% des français. Ce taux de réponses  n’est que de 22% pour les britanniques et 36% pour les américains. Il faut dire que ce sentiment  est alimenté  par des projections qui peuvent faire peur au monde du travail. Selon certaines sources la remise en cause de certains métiers par l’apport de l’IA est indéniable. Ainsi, en 2018, 85% des interactions client ne nécessiteraient pas d’intervention humaine,  20% du contenu des entreprises serait généré par une machine, et trois millions  de travailleurs pourraient être encadrés par un robot. Donc pour la première fois l’automatisation informatique viendrait se substituer à des métiers qualifiés et des fonctions d’encadrement dans différentes départements des entreprises. Ailleurs le regard n’est pourtant pas le même. Aux Etats-Unis un secteur  comme celui de la santé voit dans l’Intelligence Artificielle un moyen de mieux soigner et encadrer les malades tout en diminuant le coût des services proposés. Vu sous cet angle l’intelligence artificielle n’est pas qu’une technologie mais un ensemble de services améliorant la qualité de nombreuses prestations. Une opportunité pour une économie française qui a fait le choix de privilégier les services à l’industrie.

Retrouvez aussi cet article et d’autres articles sur notre plateforme dédiée IA.

Le BtB Summit a réuni jeudi 6 juillet 2017, sur les bancs de l’université de Jussieu plus de 400 décideurs en marketing BtB. Au cours de  cette 4ème édition,  organisée par l’agence Aressy, les différents intervenants ont mis  l’accent sur les outils logiciels du marketing BtB, mais aussi sur la nécessité de faire plus de place à l’émotionnel.

Quel poids pour l’inspiration face à la domination actuelle  de l’automatisation ? 

A l’instar de ce que les grandes agences BtoC  cherchent à porter en ce moment auprès de leurs clients, les intervenants sur le marché du BtoB cherchent à leur tour de nouvelles voies pour que leur clients misent davantage sur l’inspiration et la créativité  dans leurs stratégies. Un message porté notamment par l’agence américaine Stein IAS et son directeur général, Guillaume Rigal. « Les marques BtB ont le même pouvoir cognitif et émotionnel que les grandes marques B2C à l’ère du digital a-t-il notamment déclaré lors de sa présentation. Et cela passe dans un grand nombre de cas par la mise de programmes d’ambassadeurs qui ont une grande efficacité dans l’univers B2B »  a-t-il ajouté.  Un propos repris par Laurent Ollivier le directeur général d’Aressy, qui estime que les marques B2B doivent s’appuyer sur quatre piliers dans leur stratégie : « l’image, le story telling, le contenu et la personnalisation du client, qui ne doit pas être qu’un numéro dans Salesforce » a t-il déclaré. « La maîtrise de l’inspiration doit cependant reposer sur une grande maîtrise des outils et technologies du digital » a cependant expliqué Nelly Debout fondatrice du cabinet RH & Management. Elle a notamment insisté sur la complexité croissante des outils à venir pour les directions marketing avec la montée en puissance de l’Intelligence Artificielle. La part du digital dans cette fonction va passer à 80 % des tâches quotidiennes cela va nécessiter une grande agilité, la capacité à expérimenter rapidement et à créer les moyens d’un véritable échange collaboratif avec les autres fonctions  de l’entreprise a-t-elle notamment expliqué.

Pour autant, les acteurs qui misent davantage sur l’automatisation du marketing ont pu aussi s’exprimer. La filiale marketing du groupe INFOPRO Digital , leader de la presse professionnelle, était largement présent avec une approche base de données de plus en plus large avec ses 2 millions de contacts, ses investissements dans une DMP, un défi pour un groupe de presse B2B de cette taille,  et la mise avant des études comme contenu innovant au service de la génération de contacts. Companeo était également présent avec une approche de plus en plus place de marché BtB tout comme Newsleads dont les services de qualification de projets sont trés proches des services offerts par des médias professionnels  comme Techtarget qui ont investi sur une forte automatisation de leurs approches.

La Rédaction, Digital CMO

 

Le 4 juillet prochain, lors des Rencontres Numériques de l’ANTIC à Bayonne, Fabien Cauchi fera une intervention sur le thème « Des données de la Smart City aux données des Smart Citizen ». Voici un début d’explication.

Fabien Cauchi est aujourd’hui Président d’une entreprise française spécialisée dans les « smart cities » et le concept de « smart citizen ». Créée voici moins de deux ans, Metapolis est passée de deux à 14 personnes, ce qui témoigne du dynamisme de ce marché.

Entrepreneur dans l’âme (il a créé sa première entreprise de conseil à 22 ans), Fabien Cauchi n’est pas un inconnu dans l’écosystème du numérique : il a en effet travaillé chez CGI durant 14 ans, a été vice-Président de l’ADEISO, Délégué Régional du Syntec Numérique Aquitaine et, en plus de la direction de Metapolis, il est également vice-Président du Paris Open Source Summit.

Aujourd’hui, Metapolis travaille avec plusieurs grandes villes, dont Paris, Bordeaux ou Nice, mais également de plus en plus avec des territoires, comme la Wallonie ou le Région Ile-de-France. « C’est un secteur qui évolue rapidement, explique Fabien Cauchi. La première évolution concerne la nature des données : les discours ne doivent plus être centrés sur la smart city, mais sur le smart citizen ou, autrement dit, le niveau de bien-vivre des habitants du territoire. La seconde concerne justement l’évolution des périmètres. Les villes sont bien sûr concernées, mais elles ne sont plus les seules entités territoriales engagées dans cette mouvance. On y retrouve des terroirs, des départements, des régions, des parcs, etc. ».

Et la concurrence ? « Elle est très présente, notamment au niveau des GAFAM (ndlr : Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), pour Fabien Cauchi. Pour l’instant, ce sont surtout d’importants collecteurs de données, tandis que nous sommes spécialisés dans le conseil et les applications dédiées, mais ils s’intéressent de près au sujet, ce qui démontre que le marché du smart citizen existe bel et bien ! ».

Pascal Boiron, Digital CMO

Invité de la soirée organisée par  TECH IN France, Nicolas Dufourcq, Président de Bpifrance, a délivré plusieurs messages aux entrepreneurs de la tech et du logiciel. Et notamment celui-ci : « la tech française doit désormais voir très grand  dans le logiciel ».

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Qu’est ce que TECH IN ?

Bertrand Diard, Président de TECH IN,  en invitant entrepreneurs, investisseurs et membres de son association ce 20 juin 2017, sur une péniche parisienne, souhaitait insister sur le bilan très positif de son association d’éditeurs du logiciel. Face au Syntec Numérique, TECH IN (anciennement AFDEL)  a cherché ces derniers mois, sous la houlette de son président, à être plus influent dans la filière du numérique. TECH IN a notamment beaucoup oeuvré pour que le numérique soit au coeur de la campagne présidentielle de tous les candidats. Maintenant que Emmanuel Macron est élu, il semble que cette mission soit achevée.

Mais pour Bertrand Diard, il y a encore beaucoup de sujets à traiter pour son association qui compte 400 entreprises du numérique et du logiciels. Et parmi ces sujets, la question du financement devrait continuer à tenir une bonne place dans les activités d’influence de TECH IN. L’association milite notamment pour une allocation plus massive de l’assurance vie au service du capital risque en France. En décembre dernier, l’association avait fait trois propositions dans le cadre d’un livre blanc intitulé « Funds for Buildings Unicorns » : favoriser l’investissement des particuliers dans les PME innovantes, orienter l’épargne des français vers les PME innovantes, encourager l’investissement des entreprises dans les PME innovantes. Pour l’instant, il ne semble pas, au regard des mesures annoncées par Emmanuel Macron sur le salon Viva Tech, que ces propositions soient reprises dans cet ordre. En annonçant un fonds dédié à l’innovation de 10 milliards d’euros dans les secteurs de l’internet des objets, de l’intelligence artificielle, de la santé connectée, de la numérisation des cleantechs et des technologies vertes., le président de la République a seulement réitéré une position affirmée pendant sa campagne. « La France est en train devenir la nation des startups. Il ne faut plus que les startups quittent le pays quand il s’agit de se développer », a-t-il notamment déclaré lors de l’inauguration du salon Viva Tech. Pour l’instant on dispose de peu d’informations sur la façon dont ce fonds va se financer. Selon certains sources, cela pourrait prendre la forme d’un Trust, avec des participations publiques et privées.

Le message de Bpifrance aux adhérents de Tech IN

Cette volonté de voir grand semble être désormais le cap donné par Nicolas Dufourcq et Bpifrance pour les cinq années à venir. Le président de Bpifrance a rappelé que, cette année, l’activité d’investissement de la banque publique avait enregistré un record de 16 milliards d’euros de crédits dans l’innovation. Sur ce total, près de 700 millions de prêts ont été accordés à des startups à EBIDTA (Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation and Amortization) négatif et à un taux d’intérêt moyen  concurrentiel de 4 %, sur le modèle de ce qui se pratique dans la Silicon Valley. Mais surtout, Nicolas Dufourcq a insisté sur le rôle clé de Bpifrance dans le capital risque français. « En 2017 nous avons engagé 1,5 milliard d’euros dans environ 180  fonds privés, représentant un potentiel d’investissement multiplicateur de 7 milliards dans l’innovation » a-t-il rappelé. Pour Nicolas Dufourcq la tech française ne manque pas d’argent, mais d’entrepreneurs dans le logiciel capables de voir aussi grand que ce qu’ont fait dans le passé les fondateurs d’Oracle ou SAP, a t-il précisé. Pour cela il faut faire trois choses, a t-il ajouté : « trouver des créateurs d’entreprises à forte personnalité, mieux financer à travers une dizaine de fonds de capital risque dotés au minimum de 500 M€ et augmenter la part du non-coté dans les portefeuilles des grands gestionnaires de fonds ».

La Rédaction, Digital CMO