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Lancée en 2016, WeHobby est une plateforme web et mobile dédiée au bien-être en entreprise. Après avoir séduit plus d’une vingtaine d’entreprises, la startup éditrice de la solution nourrit de grandes ambitions : elle vient de lever 1 million d’euros auprès de business angels comme Stanislas de Bentzmann (Devoteam) et Christophe Cremer (Meilleurtaux.com, Oxatis).

La frontière entre vie personnelle et travail est de plus en plus mince, en raison du fait que ce dernier occupe de plus en plus de place dans la vie des salariés. La quasi-suppression de cette frontière, accélérée notamment par la multiplication de nouveaux outils mobiles, a de grosses conséquences sur la santé et le moral des travailleurs. C’est ainsi que le taux d’absentéisme est en progression constante depuis des années (plus de 16 jours par an en moyenne, selon le baromètre du cabinet Ayming) et la France compterait jusqu’à 3,2 millions de personnes exposées au Burn-out, selon le cabinet Technologia. Des points d’alerte suffisants pour faire du bien-être le prochain thème central de tous les responsables RH. Si les entreprises les plus innovantes ont été jusqu’à créer des postes pour prendre en main la problématique, les « Chief Happinness Officer », dans la majorité des TPE, PME et même GE, le sujet est à peine abordé. Mais WeHobby entend bien remédier à cela.

Sa plateforme web et mobile référence plus de 250 activités et formations centrées sur le développement personnel et professionnel des employés. En quelques clics, ces derniers peuvent réserver une activité à pratiquer seul ou à plusieurs : cela couvre les activités physiques (yoga, boxe, etc.) au développement de soft skills (cours de langues, expression orale, etc.). Le fonctionnement social de la plateforme permet de créer une communauté autour de chaque activité et donc de fédérer les collaborateurs autour d’une passion, un intérêt commun. Ils sont ainsi notifié lorsqu’une nouvelle activité est disponible, ils peuvent chatter entre eux ou même avec le coach.
Un tableau de bord permet aux équipes RH de créer et gérer des événements, inviter les collaborateurs, les suivre individuellement et collectif dans leur pratique, l’évolution de leur bien-être et mettre le doigt sur les signaux d’alerte. Une plateforme de management du bien-être en entreprise en somme.

Un tour de table pour équiper les TPE/PME

Aujourd’hui, WeHobby est utilisée par plus de 20 entreprises qui représentent 18 000 salariés, dont plus de 30% sont des utilisateurs actifs. Alors que la startup compte des références comme Publicis ou LexisNevis, elle souhaite désormais équiper également les TPE/PME. Elle a donc besoin de se développer commercialement : pour y parvenir, elle a bénéficié du soutien de Stanislas de Bentzmann , PDG de Devoteam , de Christophe Cremer, président d’Oxatis, et de Provence Business Angels qui injectent 1 million d’euros dans la société.

Foederis est une société éditrice de solutions RH en mode SaaS. Historiquement implantée en France, elle souhaite désormais étendre son offre aux autres pays européens et l’adapter davantage aux TPE/PME. Pour y parvenir, elle vient de lever 7 millions d’euros auprès de Isatis Capital.

Éditeur de logiciels de gestion RH depuis plus de 15 ans, Foederis a fait basculer son offre sur le cloud il y a 8 ans. Cette décision stratégique a eu pour effet d’accélérer considérablement son implantation jusqu’à devenir un des leaders nationaux, avec plus de 1 000 clients et 2 millions de salariés accompagnés. Aujourd’hui, la suite logicielle de la startup couvre l’ensemble des charges du « talent management » : formation, recrutement, entretiens, rémunérations, performance. Plus en détails, elle permet aux équipes RH d’administrer leurs effectifs, définir les salaires et modéliser les organisations internes. La plateforme va même jusqu’à proposer un pilotage des formations proposées aux collaborateurs, une gestion et un suivi des entretiens d’évolution, un ciblage des futurs talents et la mise en place de campagnes de recrutement. Tout cela en intégrant le gros enjeu de la mise en application prochaine de la GDRP.

Vers une plateforme et une offre adaptée au TPE/PME

Très fortement implantée en France, Foederis souhaite désormais accélérer à l’international, en ciblant particulièrement les TPE/PME. La startup a pour cela fait appel au fond d’investissement Isatis Capital qui apporte 7 millions d’euros. Avec ce nouveau financement, elle va investir massivement sur une solution et une offre de prix modulable, donc plus adaptée aux petites et moyennes entreprise. L’objectif affiché est d’atteindre les 22 millions d’euros de CA en 2022.

La startup E-cotiz a créé une plateforme de paiement en ligne et de gestion des cotisations pour les associations sportives. Lancée en 2014, elle a récemment été acquise par la filiale S-money de BPCE pour séduire les plus de 200 000 associations sportives françaises.

À chaque nouvelle saison, la récolte des cotisations est un véritable casse-tête pour les associations sportives. Sans véritable outil de suivi et de gestion, les dirigeants consacrent un temps fou à cette charge : encaisser les chèques, gérer les paiements en espèces, transférer les certificats à la fédération etc. Mais ça, c’était avant l’arrivée de E-cotiz en 2014. Pour répondre à cette problématique, la start-up a en effet développé une plate-forme de paiement en ligne et de gestion des cotisations. Elle permet aux clubs et associations sportives de créer en quelques minutes des formulaires d’adhésion et de paiement en ligne. Le gestionnaire du club va définir le type de collecte qu’il souhaite effectuer et paramètrer son formulaire : sélection du mode de paiement, création de code promo, définition de tarifs et mise en place de quotas, envoi de fichiers (ordonnance, certificat, licence), intégration de question spécifique, etc. Il peut ensuite l’intégrer sur le support Web de son choix. Les adhérents de l’association n’ont plus qu’à renseigner ce formulaire et à procéder au paiement en ligne.

Plus de 200 000 associations sportives dans le viseur d’E-cotiz et de BPCE

Depuis sa plateforme de gestion, le club le centralise les paiements, les suis en direct, contrôle les informations renseignées sur un dashboard et assure le suivi auprès des adhérents. E-cotiz a donc totalement digitalisé le processus de cotisation des membres d’une association sportive et offre à ses acteurs un gain de temps, d’argent et une sécurisation des données. Mais en réalité, la solution développée va beaucoup plus loin puisqu’elle est également adaptée à l’inscription pour les tournois, les événements, les stages sportifs ou la récolte de dons.

Avec 500 000 adhésions gérées, un marché potentiel de 200 000 associations et plus de 15 millions de sportifs, E-cotiz a séduit la filiale de BPCE dédiée au paiement en ligne, S- Money : cette dernière a acquis 55 % du capital de la société. Avec l’engouement autour de Paris 2024, les perspectives de développement sont très intéressantes pour la startup.

Solution cloud et mobile de gestion de notes de frais créée en 2015, Jenji est déjà utilisée par plus de 600 entreprises. La startup a séduit un pool d’investisseurs emmené par Axaleo investissement, qui apporte 1 millions pour accélérer encore la commercialisation de son service.

À la tête d’une société de conseil de plus de 100 salariés, Nicolas André et Pierre Queinnec identifient une problématique récurrente autour de la gestion des notes de frais : chronophage, éclatée, totalement détachée des usages quotidiens des salariés et sans aucun élément de mesure, les notes de frais posent problème. Ils décident donc de développer leur propre application, Jenji, qui sort en 2015. Basée sur le cloud, Jenji prend la forme d’une application mobile pour les salariés et d’une interface de gestion pour les managers et les comptables. L’application permet de prendre en photo le justificatif ou d’importer un fichier électronique et le soumettre directement pour approbation. Les managers peuvent eux valider les dépenses professionnelles de leur équipe depuis une interface dédiée, leur faire parvenir directement les évolutions sur les règles de gestion, mais également avoir une analyse globale des frais par catégorie, projets. Enfin, la solution est accessible aux comptables de l’entreprise qui vont gérer les écritures et générer les remboursements par une connexion avec leur logiciel de paie.

Une application de plus en plus intégrée

Face à la forte croissance de clients (jusqu’à + 20% par mois), la startup a dû développer plusieurs fonctionnalités avancées : gestion de différentes devises (avec prise en compte des taux de change), version spécifique pour les des entreprises multinationales, reconnaissance automatique d’image et surtout intégration avec des solutions externes (Sage, Cegid, Quadra, FEC). Avec déjà 600 clients et une croissance soutenue, Jenji nourrit de grandes ambitions, notamment à l’international. Pour appuyer ses efforts marketing et commerciaux, la startup a bénéficié du soutien d’Axaleo Investissement et d’investisseurs privés qui apportent 1 million d’euros.

Malgré une lourde condamnation juridique en début d’année et une obligation de revoir son modèle en profondeur, Heetch a su séduire les investisseurs : les récentes déboires du géant Uber ont certainement convaincu les fonds Félix Capital, Via ID et Alven qu’il y avait de nouveau une place à prendre. Ils injectent 10 millions d’euros dans la startup française pour de suite s’implanter à Londres et prendre la place laissée vacante par le groupe américain.

De 2013 à 2016, Heetch, c’était la pépite française, capable de résister frontalement à l’invasion d’Uber dans l’Hexagone. Son service de covoiturage de nuit, où le passager pouvait rémunérer librement le conducteur, connaissait un véritable succès, notamment auprès des jeunes : ceux-ci y voyaient un moyen d’économiser de l’argent, voire d’en gagner en assurant le rôle de conducteur. Sauf qu’en mars dernier, la justice a décidé de frapper fort : accusant Heetch de complicité d’exercice illégal de la profession de taxi, pratique commerciale trompeuse et organisation illégale d’un système de mise en relation de clients avec des chauffeurs non professionnel, elle a condamné la startup à une amende de 600 000€ et l’a interdite d’exercer son activité en France. En quelques semaines à peine, le nombre de trajets hebdomadaires a chuté : de 400 000, il est passé à 70 000 actuellement. Cela a poussé les fondateurs, Teddy Pellerin et Mathieu Jacob, à totalement revoir leur modèle.

Uber chassé de Londres, une opportunité pour Heetch

Aujourd’hui, Heetch propose 2 offres distinctes à travers son application mobile : La Pro, donnant accès à des chauffeurs VTC et La Base, service de covoiturage sur les trajets courts. Un nouveau positionnement à mi-chemin entre Blablacar et Uber donc, mais en gardant une stratégie jeune, cool et centrée sur les déplacements nocturnes donc globalement festifs. Alors que beaucoup pensaient la startup condamnée à mourir, elle a su se maintenir en vie, grâce à son activité à l’étranger, en retravaillant son modèle et en profitant certainement des malheurs d’Uber. Le géant américain connaît en effet une année 2017 horrible : pertes record, scandale de harcèlement sexuel, révélation sur l’existence d’un programme illicite permettant d’éviter les contrôles de police et tout récemment interdiction d’exercer à Londres.
C’est en particulier ce dernier point qui ouvre une voie à Heetch : le nouveau fonctionnement de l’application est en accord avec la législation londonienne et cela lui ouvre donc grandement les portes de la capitale anglaise. Une opportunité suffisamment stratégique pour séduire les fonds Félix Capital, Via ID et Alven. Les 10 millions d’euros qu’ils apportent vont permettre à la société de recruter une trentaine de collaborateurs et de relancer l’activité pour atteindre au plus un objectif de 300 000 trajets hebdomadaires.

Alors que les clubs et associations sportives font face à une forte baisse de leurs ressources financières, La Centrale du Sport leur permet de faire des économies sur l’achat d’équipement. La startup stéphanoise éditrice de la plateforme lève aujourd’hui 535 000 €.

L’engouement pour le sport est incontestable : nombre de licenciés en hausse, événements sportifs de plus en plus populaires, etc. Pourtant, dans un même temps, clubs, associations sportives, Bureaux des Sports n’échappent pas à la crise : ils sont confrontés à des sponsors de plus en plus frileux et économes et à des subventions publiques en baisse constante. Face à ces problèmes, Kévin Fournier, Adrien Gontero et Mickaël Bardes ont décidé de faire économiser à tous ces acteurs en s’intéressant à leur plus gros poste de dépense : l’équipement. C’est ainsi que les 3 entrepreneurs ont lancé en janvier 2016 la plateforme en ligne, La Centrale du Sport : elle permet aux clubs de personnaliser leur sélection de produits (en intégrant les logos des clubs et sponsors), de faire une demande de devis auprès de distributeurs, de recevoir les propositions sous 48h, de payer les commandes puis de suivre les livraison en temps réel. En 1 an et demi, la startup a convaincu plus de 1 200 clubs et s’appuie sur une trentaine de distributeurs, pour un volume d’affaire générés de 650 000 €.

Le support de plusieurs acteurs du sport pour développer leur technologie

La pertinence de leur offre, l’économie que cela pourrait générer pour l’ensemble de l’écosystème associatif et l’excellente dynamique commerciale ont séduit de nombreux acteurs du sport : Xavier Tahar (Président d’Origin Group, Elite Participations), Vincent Tong Cuong (ex-Directeur Général chez Lagardère Sports), Romain Passot (ex-Directeur Commercial chez Lafuma), Elite Participations (fond d’investissement regroupant plusieurs sportifs professionnels) ou encore l’agence Com’Over ont apporté 535 000€ pour soutenir la croissance de la startup. L’équipe va donc se renforcer considérablement en accueillant dès à présent 13 nouveaux collaborateurs et fait du développement technologique et digital sa priorité. Sans pour autant masquer ses ambitions : « Rendez-vous en 2018 pour une deuxième levée qui nous permettra d’attaquer le marché international ! », conclut Mickael Bardes, co-fondateur de La Centrale du Sport.

En s’appuyant sur le Big Data et le machine learning, Vekia a développé un projet prédictif  de solutions de pilotage de la supply chain. La startup, fondée en 2008 et basée à EuraTechnologies à Lille, lève 12 millions d’euros et vise un développement international. 

En 10 ans Vekia a vécu toutes les grandes mutations récentes du secteur de la distribution et de la logistique. La startup lilloise a progressivement développé des solutions de prévision de la demande client et de gestion des approvisionnements, basées sur le traitement Big Data et le machine learning. Ces solutions disponibles en mode SaaS, conçues notamment par six docteurs en intelligence artificielle, permettent de modéliser précisément les ventes à venir, les attentes des clients et les stocks en entrepôt en s’appuyant sur les historiques de ventes, la saisonnalité ou les promos programmées. In fine, « les retailers » peuvent ainsi optimiser la gestion des stocks (les stocks pourraient ainsi diminuer de 8 à 30%) et les livraisons en magasins.

Un gain de 3 à 4 % du chiffre d’affaires

La startup affirme qu’elle fait gagner à ses clients entre 3% à 4% de chiffre d’affaires, tout en augmentant leur marge et leur faisant économiser du Besoin en Fond de Roulement.Vekia compte aujourd’hui parmi ses clients des références comme Galeries Lafayette, Mr. Bricolage, But ou Leroy Merlin. « Nous sommes reconnus comme leader de l’Intelligence Artificielle et expert en matière de prévision de la demande et de la gestion des approvisionnements. », déclarent Manuel Davy, Président & Fondateur de Vekia et Dominique Rérat, Directeur Général. Déjà référence technologique, Vekia ambitionne de le devenir également d’un point de vue commercial. Après s’être lancé en Italie, en Pologne et au Royaume-Uni, la société va désormais s’attaquer à l’Asie et aux Etats-Unis. C’est l’objectif d’une levée de fonds de 12 millions d’euros. « Ce nouveau tour de table va nous aider à concrétiser notre objectif fondateur consistant à offrir des solutions de Supply Chain de nouvelle génération. Cette levée de fonds  va également nous donner les moyens de nous étendre en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et en Asie, tout en continuant à innover pour conserver notre avance technologique » », précisent  les 2 fondateurs.

SHOTGUN vient d’annoncer une  levée d’1 million d’euros auprès de Newfund et de Business Angels pour devenir l’acteur leader  de la nuit alternative en Europe. La startup propose une application qui permet aux jeunes  de découvrir et d’acheter ses billets pour les meilleures soirées électro. Tout comme Excuse My Party ou d’autres start-ups, SHOTGUN veut  digitaliser le monde des soirées et l’adapter  au nouveaux usages des milleniums.

Accompagner les organisateurs de soirée dans leur transformation digitale

Créée en 2014 par Lucas, Tristan et Romain, SHOTGUN permet aux organisateurs de soirées électro (nightclubs, festivals et collectifs principalement) de communiquer et de vendre leurs billets à la jeunesse festive. Alors le monde traditionnel  de la nuit (notamment les boites de nuit)  tend à s’essouffler devant la révolution des usages, SHOTGUN a, dès le début, fait le pari d’accompagner ce secteur dans sa transformation digitale.

Les plus gros organisateurs parisiens diffusent d’ores et déjà leurs évènements sur l’appli : le Rex Club, les Nuits Fauves, le Faust, Weather Festival, We Love Green, Peacock Society, Contrast, la Quarantaine, Fée Croquer… mais aussi le Sports Beach à Marseille, Les Plages électroniques à Cannes ou Château Perché dans la région lyonnaise. Shotgun revendique près de 200 clients organisateurs et 80 000 utilisateurs à Paris, en France et à l’étranger.

L’application permet à l’utilisateur de découvrir les soirées (techno, house, deephouse, hardcore…) sélectionnées. Il peut écouter les artistes, acheter ses billets, les transférer à ses amis, les revendre, et une fois sur place, acheter ses boissons via une solution cashless intégrée.

Les organisateurs de soirée peuvent quant à eux gérer leur billetterie, suivre les ventes et en savoir plus sur leurs clients depuis un tableau de bord personnalisé. Pour SHOTGUN, un des objectifs majeurs de cette levée de fonds est de continuer de développer, pour ces organisateurs, une solution complète et révolutionnaire. Et sans doute valider leur modèle de monétisation de leur service sur une cible sensible au prix et aux promotions.

« En effet, le nombre d’organisateurs d’évènements est monté en flèche ces dernières années face à l’explosion de la demande. 3000 organisateurs de soirées dans le monde entier à horizon 2020   De plus en plus nombreux et de plus en plus jeunes (la moyenne d’âge des clients de SHOTGUN est de 26 ans), ces organisateurs d’un nouveau genre n’ont à disposition aucun outil qui réponde véritablement à leurs besoins. Organisation, location de lieu, relations artistes, billetterie, communication, marketing, data, cashless… les outils sont soit inexistants, soit inadaptés au milieu et aux usages » précise les dirigeants de Shotgun dans leur communiqué de presse.

 

Meero, la plateforme de production audiovisuelle (photo, vidéo, contenu 360) s’appuyant sur les photographes indépendants, annonce avoir renforcé sa dernière levée de fonds (4,1M€) pour atteindre un total de 15M€. Cette opération doit venir appuyer son ambition : atteindre les 100M€ d’ici 2 ans.

Sur sa première année d’activité, Meero s’est spécialisé sur la production de photos, vidéos et panorama 360 de biens immobiliers (notamment pour illustrer les annonces de location et vente). Cela lui a permis de séduire plus de 9 000 clients. Au-delà de proposer les services de photographes et videastes professionnels aux particuliers comme aux professionnels de l’immobilier, l’offre de la startup se démarque par la rapidité de livraison des contenus (à J+1), la compétitivité de ses tarifs et une plateforme technologique très complète. Meero permet ainsi de récupérer directement ses visuels depuis son espace client, de créer une visite 3D complète du bien à louer et même de décorer les pièces vides avec du mobilier virtuel, grâce à la fonctionnalité Home Staging, développée en partenariat avec Rhinov.

Avec l’ouverture à d’autres marchés, objectif 100 M€ de CA

Après avoir séduit de nombreux groupes immobiliers (Century 21, BNP Paribas Immobilier, Regus ou Capifrance), la startup devrait s’ouvrir à d’autres marchés comme la restauration, l’hôtellerie, etc. Alors que son CA a été multiplié par 10, il devrait donc l’exploser encore (la startup vise les 100 M€ d’ici 2 ans) sous l’effet de cette ouverture mais également d’une stratégie plus orienté vers l’international : disponible dans 10 pays, Meero a en plus ouvert des bureaux à Londres, NewYork cet été et prochainement à Tokyo.

Pour appuyer cette croissance, Meero a levé 15M€, en 2 temps : un peu plus de 4M€ avant l’été auprès de Xavier Niel, Fabrice Grinda, Aglaé Ventures et GFC, Alven Capital et le complément ce mois-ci auprès de White Star Capital.

En développant une suite logicielle pour les véhicules autonomes de niveau 5 (les plus avancés en terme d’autonomie), la startup anglaise FiveAI se positionne comme un partenaire privilégié pour les constructeurs. Elle est d’ailleurs au cœur du projet Streetwise qui vise à lancer les premiers véhicules autoconduits en 2019 au Royaume-Uni et qui a bénéficié d’une aide gouvernementale de 17M€. En parallèle, FiveAI vient de boucler une levée de fonds de 18M€. De quoi affronter la concurrence quelque peu déséquilibrée avec les  géants américains du secteur.

Le véhicule autonome est sans aucun la prochaine grande révolution technologique et industrielle : les géants du numérique (Google, Apple, Uber) et des transports (GM, Renault, Tesla) l’ont bien compris et investissent énormément dans la bataille, chacun en adoptant sa stratégie. Au début de l’été, Tim Cook reconnaissait ainsi que le projet Titan d’Apple allait certainement se recentrer sur la création d’une suite logicielle pour la conduite autonome, y voyant là « la mère de tous les projets d’intelligence artificielle ». Google avait déjà fait ce choix, en misant sur des partenariats avec Fiat ou Chrysler et Microsoft semble s’orienter vers la création d’une plateforme Cloud pour les véhicules connectés.

FiveAI, au coeur d’un consortium anglais pour créer le transport du futur.

Alors que ces géants, tous américains, avancent très vite, le Royaume-uni a décidé se mêler à la bataille en lançant un appel à projets sur le véhicule autonome. Cet appel à projet a été remporté par le collectif Streetwise, mené par FiveAI, qui se verra doté de 17M€ pour créer le transport du futur. FiveAI a développé une plateforme logicielle pour la conduite autonome de niveau 5 (la plus avancée, qui ne nécessite aucune intervention humaine), basée sur l’intelligence artificielle. A travers sa solution, la startup ambitionne de « fournir une solution sûre dans des environnements urbains complexes, sans aucune implication du conducteur ». Pour cela, sa technologie utilise des capteurs (rada, ultrasons, audio, etc.) placés sur la voiture qui vont fournir une vision précise de l’environnement. Des algorithmes de deep learning modélisent en direct la scène en 3D, classifient et positionnent les objets dans l’environnement. Tout se joue ensuite sur la prise de décision automatique : FiveAI a pour cela modélisé les comportements et habitudes des êtres humains et calcule les probabilités qu’un événement se produise en fonction de la situation. Et contrairement à la concurrence, la technologie de FiveAI n’a pas besoin d’avoir en amont une cartographie très précise : la prise d’informations se fait en direct et avec un même niveau de sécurité et de fiabilité. Un élément distinctif qui a plu aux fonds Lakestar Capital, Amadeus Capital Partners, Notion Capital et Kindred qui ont engagé 18M€ dans la startup.

Clairement, l’histoire de FiveAI et donc de Streetwise n’en est qu’à ses débuts : la startup n’a d’ailleurs pas encore sorti son propre véhicule autonome et préfère se concentrer sur le perfectionnement de son logiciel, avant de travailler sur une plateforme de gestion de flotte de véhicules autonomes.