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Selon les chiffres du JDN, c’est encore le secteur du marketing & publicité Tech qui a dominé les levées de fonds en France en 2018. Avec 20,3 % du total des fonds levés, le secteur Adtech/Martech/Publishers se hisse sur le podium devant la Fintech et l’e-RH.

Dans un article du JDN signé Jamal El Hassani, les levées de fonds se sont élevées à 3,3 milliards d’euros en France en 2018, soit une progression de 65 % par rapport aux 2 milliards d’euros investis en 2017 selon la même source. Si le JDN note que ces levées de fonds sont toujours aussi dispersées en France, il y a eu cependant 3 levées de fonds à plus de 100 millions d’euros cette année avec notamment Voodoo (188 M€) dans le domaine du marketing & publicité tech pour jeux vidéos, Deezer (160 M€) dans le domaine du streaming musical et Blablacar (101 M€) dans celui de la mobilité collaborative.

On trouve ensuite dans le Top 10 : Daitaku (Big Data), Evaneo (Retail), Ledger (Fintech), Open Classrooms (e-RH), Scality (Cloud), Recommence (divers), Dynacure (divers). Au total ces 10 levées de fonds ont représenté un quart du total des fonds levés. Ces chiffres devraient être confirmés par l’AFIC qui notait dans son étude au 1er semestre 2018 une trés forte progression (42 %) du capital innovation dans ses chiffres généraux sur le capital investissement. L’association des investisseurs pour le croissance (AFIC)  note d’ailleurs que 2018 a été un année record pour les investissements de capital-innovation européen.

Selon le dernier rapport Pitchbook que l’AFIC mentionne, 20,5 milliards d’euros ont ainsi été investis en 2018 en Europe contre 19,7 milliards d’euros l’année précédente, soit une augmentation de 4,2%. Le nombre d’opérations effectuées ayant quant à lui chuté de 25,9%, la croissance soutenue des montants investis semble notamment portée par la taille accrue des opérations notent les rapporteurs de cette étude.

 

Avec 373 startups et entreprises au prochain Consumer Electronic Show de Las Vegas (8-11 janvier 2019), la France sera le troisième pays après les États-Unis et la Chine. Intelligence artificielle et Consumer Tech seront les thématiques les plus importantes de la délégation française qui a bien lancé son rendez-vous américain lors des CES Innovation Awards décernés en novembre dernier.

Heureusement cette année un espace commun rassemblera les startups de neuf Régions françaises tandis que les régions Grand-Est et Auvergne-Rhône-Alpes exposeront malgré tout chacune de leur côté. C’est mieux que l’édition 2018 où les Régions françaises y exposaient en ordre dispersé jusqu’à même se faire concurrence. L’annuaire du CES 2019 répertorie 373 exposants français et celui de la French Tech propose 320 startups tandis que le Gouvernement français annonce 420 entreprises dont 380 startups. Quoi qu’il en soit, la France devrait être la troisième nation du CES après les USA (1 691 exposants) et la Chine (1 210 exposants).

La French Tech offre un annuaire (in english of course) partagé en dix catégories représentant les grands secteurs d’activités des startups françaises présentes à Las Vegas : Consumer Tech (69 startups), AI (62), Health & Environnement (49), Smart home (40), Mobility & Smart cities (36), Augmented reality & Virtual reality (26), Entertainement (12), Sport (10), Retail (9), Family tech (7). Même s’il est réducteur de résumer une startup à une seule technologie, on voit bien l’importance de l’intelligence artificielle presqu’aussi bien représentée que les Consumer Tech (traductibles par produits technologiques grand public).

L’annuaire du CES vous propose quant à lui 33 catégories avec des exposants répertoriés dans plusieurs catégories. Qu’importe le flacon car au-delà des nomenclatures, la question de la qualité des exposants français (mais aussi peut-être d’autres pays) a été posée après l’édition 2018 par plusieurs medias et spécialistes de la Tech. Ainsi Olivier Ezratty relevait « des erreurs de casting » comme des « solutions B2B2B sans rapport avec les marchés grand public […] puis des sociétés de service qui se déguisent en startup produit mais qui n’ont pas l’ADN correspondante […] En dernier lieu, les produits trop jeunes et les startups pas assez matures pour affronter le monde ». Olivier Ezratty pointait là une soixantaine d’exposants, ce qui restait néanmoins minoritaire parmi les 380 exposants français de l’édition 2018.

Pour le CES 2019, Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État au Numérique comme Éric Morand, directeur du département Tech & Services de l’agence publique Business France, ont travaillé pour unifier et maitriser la présence française. En novembre dernier, 380 produits (via 28 catégories) ont été honorés lors des CES Innovation Awards récompensant les innovations technologiques grand public les plus innovantes et 57 produits français figurent dans cette prestigieuse sélection qui sera exposée en bonne place au CES 2019. En trustant 15% des CES Innovation awards alors qu’elles ne représenteront qu’environ 8% des exposants, les startups et entreprises françaises commencent plutôt bien ce CES 2019.

Un exemple d’IA : un verre de vin avec Edgar ?

Développé depuis trois ans par la startup MYWAH et présenté pour la première fois au CES 2019, Edgar Wine Butler est le seul distributeur automatique capable de verser un verre de vin à sa température de service idéale, immédiatement et en continu. Doté d’innovations matérielles et logicielles s’appuyant en grande partie sur des algorithmes et sur l’intelligence artificielle, Edgar dispose d’une technologie logicielle reposant sur un système propriétaire qui instaure un dialogue permanent entre les packs, la machine et le serveur MYWAH via une puce RFID intégrée au Bag. La jeune société MYWAH créée par Sophie Blum, Sylvain Auvert et Olivier Deveaud ambitionne de modifier en profondeur la manière dont les professionnels de la restauration (restaurants, bars, hôtels, traiteurs, …) vendent et servent le vin au verre. Plus d’infos : https://mywah.fr/

En photo :  Sylvain Auvert, Sophie Blum, Olivier Deveaud et Edgar. ©DR

Alors que les rumeurs d’introduction  en bourse d’Uber se précisent, c’est plusieurs licornes américaines (dont Lift ou Slack) qui devraient rejoindre les marchés boursiers en 2019. Ainsi va le capital risque américain qui, tous les 10 ans, fait éclore de nouvelles stars sur les marchés. Ceux qui dans les années 1990 ont investi dans Microsoft, Apple ou plus récemment dans Google, Facebook  ou Amazon ne le regrettent pas.
Panorama des dix licornes les mieux valorisées actuellement par CB Insight dont trois startups chinoises.

Dans son étude CB Insight dénombre 291 licornes, ces entreprises qui sont  non cotées en bourse et valorisées à plus d’un milliard de dollars. Selon le site d’études en capital risque américain la valorisation actuelle de l’ensemble de ces sociétés atteint pratiquement 1 000 milliards de dollars.

En tête du classement proposé par CB Insight  on retrouve en première position  la plateforme d’actualité en ligne chinoise Toutiao, valorisée à 75 milliards de dollars. Toutiao est une application mobile pour les milleniums et la qualité et valeur de son audience repose sur une approche des interactions possibles via des techniques de machine learning. Bref, un concurrent plus technologique que Facebook qui souhaite se faire une place sur le marché publicitaire.

Toutiao devance devant deux géants des VTC : le chinois Didi Chuxing et l’américain Uber, valorisés respectivement 72 milliards et 56 milliards de dollars. Apple est notamment présent au capital de Didi Chuxing aux cotés de Tencent et Alibaba. Ensuite on trouve SpaceX, l’entreprise de porteur de satellite du fondateur de Tesla Elon Musk, Palentir une entreprise tech de big data positionnée notamment sur les marchés de la sécurité puis WeWork le géant du co-working,

De la 7ème place à la 10ème CB Insight a classé Stripe (Fintech des moyens de paiement), Lu.com une autre fintech mais chinoise dans les paiements avec mobile, Juul le leader américain de la cigarette électronique et Pinterest le réseau social américain. Quant à la France, CB Insight ne recense que deux licornes dont BlaBlaCar que l’on trouve à  la 124ème place du classement avec une valorisation à 1,6 milliard de dollars.

On peut se poser, d’ailleurs,  la question de l’exactitude des valorisations annoncées notamment pour les sociétés non américaines. La SNCF qui vient de prendre une participation au capital de la start-up française n’a, semble-t-il, pas opérer sur la base de valorisation son entrée au capital de la jeune entreprise française.

 

 

 

 

SAP a annoncé le rachat de la jeune entreprise Contextor, une société française positionnée sur le robotic process automation. La société est notamment spécialisée dans la recherche et le développement de logiciels RPA (Robotic Process Automation) fournissant des assistants logiciels et des robots autonomes intelligents dans de nombreux secteurs liés aux services. 

SAP n’a pas décidé d’être uniquement, à travers son incubateur récemment lancé, un animateur de l’éco système des start-ups françaises mais aussi d’investir. L’éditeur allemand a jeté son dévolu sur une jeune entreprise française spécialisée dans la conception de robots logiciels autonomes à partir de l’informatisation de processus robotisés. En clair, Contextor fabrique et industrialise des logiciels intelligents d’un niveau technologique supérieur aux bots.

Contextor, qui est basée dans la région parisienne, travaille au développement de la technologie RPA (Robotic Process Automation) qui permet avec des logiciels de type bots d’automatiser des tâches répétitives. Dans son communiqué, SAP précise qu’à ce jour 100 000 bots ont été déployés par les clients de Contextor pour automatiser leurs processus métiers. Parmi les clients de Contextor on trouve des banques (BNP, la Société Générale, Hello Bank), mais aussi des opérateurs télécom (SFT, Orange Bouygues) , des call centers (Webhelp, Téléperformance)  et des acteurs de l’énergie comme EDF ou Engie. D’une manière générale des secteurs qui cherchent à automatiser leur support et relation client en bénéficiant de l’apport des nouvelles  technologies en Intelligence Artificielle et Machine Learning.

Pour  SAP l’enjeu, à travers ce rachat, ne se situe pas uniquement au niveau de l’automatisation de la relation client par des assistants logiciels, il s’agit également pour l’éditeur allemand d’offrir une solution globale permettant d’intégrer plusieurs process métiers  dans une même chaîne de données intelligentes. « La RPA intelligente, accélérée par l’acquisition de Contextor, permettra aux entreprises d’atteindre le haut niveau d’automatisation nécessaire pour devenir des entreprises intelligentes » a précisé  Markus Noga, Head machine learning chez SAP dans le communiqué de presse diffusé à cette occasion. Avec la technologie RPA de Contextor, SAP prévoit  notamment d’automatiser la moitié des processus métiers supportés par la solution ERP SAP au cours des trois prochaines années.

 

Alors que les valeurs phares de la technologie américaine comme Google, Apple ou Amazon sont chahutées actuellement en bourse, les levées de fonds en capital risque des start-ups continuent à s’envoler aux Etats-Unis comme en témoigne les résultats de l’étude de PcW. 

La semaine passée les valeurs phares de la technologie ont été  chahutées en bourse. Les cours des actions d’Apple, de Google, Facebook et d’Amazon ont baissé significativement entraînant une baisse générale  du Nasdaq, l’indice des valeurs technologiques aux Etats-Unis. Pour de nombreux analystes ces valeurs sont sur-évaluées et c’est une correction nécessaire. Les raisons données sont en partie macro-économiques avec une remontée attendue des taux d’intérêt aux Etats-unis mais aussi conjoncturelles.

Apple, qui reste la première capitalisation mondiale malgré une chute de 11,6% depuis le début du mois, a perdu lundi  2,6% après la publication d’un  article du Wall Street Journal selon lequel la firme à la pomme a revu à la baisse ses commandes de production des trois modèles d’iPhone récemment lancés. Apple ne donnant plus d’informations sur ses ventes d’iPhone, le doute s’est  installé sur la capacité de la firme à progresser aussi rapidement que dans le passé. Facebook de son coté continue à susciter la polémique suite aux failles de sécurité et à l’affaire Cambridge Technology. Mark Zuckerberg est accusé de mener une guerre d’influence auprès des médias pour minimiser les responsabilités de Facebook dans ces différentes affaires. Enfin, Google a un peu déçu les observateurs avec un chiffre d’affaires un peu moins dynamique que prévu lors de la présentation de ces derniers résultats.

Un niveau de capital risque record aux Etats-Unis au troisième trimestre 2018

Mais globalement aucune analyse ne semble remettre en cause les perspectives de croissance à moyen terme  de ces sociétés. « La tech » continue à séduire les investisseurs outre-Atlantique. Selon la dernière étude de PcW, le marché du capital-risque aux Etats-Unis a atteint, au troisième trimestre 2018, un record avec 27,5 milliards de dollars investis dans des start-ups dont 55 deals au dessus de la centaine de millions de dollars. Le volume des transactions adossées à du capital-risque a donc atteint un niveau jamais vu depuis le quatrième trimestre de 2012. Dans son étude PcW Money Tree, la société d’audit indique aussi que le niveau de deal qui a été atteint (1 229) reflète toujours un écosystème sain pour les startups.

Sur un plan plus qualitatif, PcW indique toutefois que le premier niveau  de financement (le seed et le early stage) des start-ups a baissé de 18 %. Celui de niveau intermédiaire et supérieur  a progressé. Le montant médian des transactions  a diminué pour s’établir à 34 M $ au troisième trimestre, par rapport à 42 M $ au deuxième trimestre, bien au-dessus de la fourchette historique des derniers trimestres soulignent les rapporteurs de l’étude. Et du coté des valorisations, si certaines voix s’élèvent pour expliquer que les  licornes américaines sont surévaluées,  le rachat récent de Qualtrix par l’éditeur allemand SAP pour 8 milliards de dollars montre clairement que si les licornes  ne trouvent pas leur salut en bourse, les acteurs historiques de la tech ont la trésorerie nécessaire pour les racheter.

Deux incertitudes cependant !

Il y a cependant deux incertitudes qui pourraient peser sur la valorisation de ces entreprises et sur tout le capital-risque mondial dans les mois qui viennent. La première est liée aux résultats des « pures players » de l’internet non technologiques comme Uber, Airbnb ou encore Amazon. Pour l’instant, le cumul de leurs pertes est impressionnant et leur développement est de plus en plus entravé par une réglementation qui s’organise tant aux Etats-Unis qu’en Europe. La volonté d’Emmanuel Macron de taxer les Gafa sur leurs chiffres d’affaires illustre ces politiques réglementaires visant à limiter leur expansion.

La seconde incertitude  est moins visible et elle est liée à la capacité des entreprises à suivre le rythme d’investissement imposé par la technologie. Selon le Gartner, les dépenses mondiales informatique et digitales  devraient progresser de plus de 3,2 % au niveau mondial en 2019.  Pour la société d’études, les dépenses en informatique liées à la transformation digitale s’accéléraient donc dans un contexte de ralentissement de la croissance économique mondiale. Le nouveau moteur à la mode en matière d’investissement informatique étant  celui de l’intelligence artificielle. Une technologie encore peu mature et qui nécessite de très importants investissements. Il n’est pas sur, en plus, que l’intelligence artificielle puisse être rapidement au centre d’une nouvelle révolution numérique et se diffuse rapidement au niveau des usages avec des coûts acceptables pour les utilisateurs et les entreprises.

Née en France avec notamment à sa tête Bertrand Diard mais désormais franco-américaine depuis son introduction en bourse au Nasdaq, Talend vient d’annoncer le rachat la start-up Stitch qui propose  un service d’intégration de données en libre service sur le cloud. 

Positionnée très tôt sur les services autour des données et de la qualité des données, Talend qui devrait enregistrer cette année un peu plus de 200 M$ de revenus mais encore des pertes conséquentes, autour de 40 M$, mise sur le cloud pour véritablement décoller sur ce marché. C’est dans ce cadre que Talend vient d’annoncer  l’acquisition de Stich, une start-up  présente sur le marché de de l’intégration de données en libre-service dans le cloud.

Stitch offre un service simple d’utilisation, pour transférer des données provenant de différentes sources vers les principales plateformes de data warehouse (entrepôt de données) dans le cloud. Avec cette offre Talend espère pouvoir accompagner la migration des datawharehouse  de ses clients et du marché vers le cloud. Tout en proposant au passage ses services traditionnels dans les domaines de l’intégration, de la transformation et du  nettoyage des données.

Pour Talend l’enjeu est important. Il s’agit notamment de pouvoir répondre aux évolutions actuelles de la demande. De plus en plus d’entreprises souhaitent pouvoir donner un accès plus facile de leurs données à certaines catégories d’employés sans avoir à utiliser les services traditionnels de leur service informatique ou de leurs partenaires.  Pour le Gartner, cité dans le communiqué lié à cette annonce, « d’ici 2020, le nombre d’experts en données et en analyse dans les unités opérationnelles augmentera trois fois plus vite que celui d’experts dans les services informatiques, ce qui obligera les entreprises à repenser leurs modèles organisationnels et les compétences associées ». En plus d’enrichir le portefeuille de produits de Talend, cette acquisition devrait contribuer à renforcer les services offerts par l’entreprise franco-américaine dans la donnée sur le cloud dont AWS, Azure, Google et Snowflake.

 

Afin de mieux partager les moments forts de la Diagonale des Fous, un événement réputé dans le milieu du trail mais dont la couverture médiatique est difficile, SFR a misé sur le digital et les solutions proposées par une jeune entreprise spécialisée dans la digitalisation des événement sportifs.

Cette année, à l’occasion du Grand Raid de la Réunion qui se déroulait du 18 au 21 octobre, SFR Réunion, partenaire majeur de l’événement, a choisi de proposer de nouvelles activations digitales pour les coureurs et les fans. Grâce aux services en mode SaaS de Kapp10, l’opérateur a pu informer plus de 15 000 personnes de la position des coureurs via un chatbot Messenger et une animation Facebook et offrir un diplôme personnalisé aux 4 000 finishers.

Le Grand Raid de la Réunion est un des événements majeurs de l’Ultra-trail dans le monde. Chaque année, mi-octobre, l’élite de la discipline et plus de 6 000 autres participants bravent les sentiers difficiles et la météo tout aussi compliquée de l’île de la Réunion. L’épreuve la plus emblématique, la Diagonale des Fous, est une traversée en diagonale de l’île, soit plus de 160 km pour près de 10 000 m de dénivelé à travers les forêts et les fameux cirques. Pour cette édition 2018, la société a fait appel à Kapp10 pour déployer trois solutions innovantes d’animation live des fans du Grand Raid.

Un suivi live Messenger

Le suivi live Messenger a permis aux suiveurs de l’événement de recevoir les heures, temps de coureur et classement des coureurs de leur choix. Avant la course, l’utilisateur devait simplement saisir les numéros de dossards des coureurs qu’il souhaitait suivre. Il recevait ensuite via le chatbot Messenger de la course une alerte en temps réel à chaque fois que le(s) coureur(s) suivi(s) passai(en)t un point intermédiaire. Plus de 12 000 personnes ont  utilisé cette solution pour suivre la course.

Un suivi live Facebook et un diplôme personnalisé

En complément sur la page officielle Facebook de SFR Réunion, les performances des coureurs « élite » ont été partagées en direct, dans un format image diffusant les informations clés de performance. « Cette animation a été un véritable succès, en allant capter une audience nouvelle et en créant de l’engagement sur une page pourtant récente » précise  Julia Gully, responsable de projets & communication au sein de SRF Réunion. Enfin un diplôme avec photo personnalisée a été envoyé au près de 4 000 finishers, à l’issue de la course. « Cela a permis de mettre  valeur la performance du coureur et la qualité photo mais aussi de booster l’audience  puisque le diplôme était partageable sur tous les réseaux sociaux » précise Julia Gully.

Dans un communiqué, eCap Partner a annoncé en tant que conseil la vente de la jeune entreprise SamBoat à Dream Yacht Charter. Un rachat qui intervient seulement 4 ans après la création de la société de location de bateaux.

Créé en 2014 par Laurent Calando et Nicolas Cargou, SamBoat est une marketplace qui relie les propriétaires et les locataires de bateaux. Selon le communiqué de eCap Partner SamBoat référence plus de 25 000 bateaux de toutes tailles à louer et propose un service d’assurance sur mesure adapté à la location de bateaux privés, ainsi qu’un service de conciergerie pour faciliter ces locations. Ces deux services ont trés tôt fait la différence en terme de qualité de service dans l’offre de la jeune entreprise. De son coté Dream Yacht Charter Dream Yacht Charter est le leader mondial de la location de bateaux de croisière et de catamarans. La société est établie à Maurice et son siège est à Bruxelles. Elle a enregistré un chiffre d’affaires de 109 M € et un EBITDA de 21 M € en 2017 et prévoit une croissance de 30% en 2018, soutenue par plusieurs acquisitions en Allemagne, en Suède et en France.

Une diversification dans le digital et l’ubérisation de son secteur

L’acquisition de SamBoat est présentée comme une étape stratégique pour le groupe Dream Yacht Charter. Dans un premier temps la société a procèdé à une levée de fonds de 5 M € souscrite pour 2,9 M € par NextStage. L’acquisition a été payée en espèces et en actions Dream Yacht Charter. Sur le plan organisationnel SamBoat devient la plateforme de location  location de bateaux à la journée, mais également pour l’ensemble de son offre de location. Dans son communiqué eCap Partner précise également que cela va permettre à Dream Yacht Charter de digitaliser son offre de services en renforçant notamment son offre de crédit-bail entre particuliers.

 

SAP a lancé la semaine passée  SAP.iO Foundry, son premier accélérateur de startups B2B Tech, en France. Situé en plein cœur de Paris et dirigé par Sébastien Gibier, ce nouvel espace de plus de 260 m² accueillera 50 startups sur 5 ans. S’il n’y a rien de bien innovant dans les services proposés aux jeunes entreprises, la 1ère promotion est très « Tech » ce qui devrait intéresser les grands clients français de SAP qui seront à la recherche d’une meilleure co-innovation avec de jeunes entreprises technologiques. 

L’accélérateur de start-up SAP.iO Foundry ne se sera pas comme les autres a précisé SAP lors de l’annonce de son premier incubateur en France. SAP a mis de temps à lancé son incubateur par rapport ses principaux concurrents technologiques mais sans doute parce que l’éditeur de logiciel souhaitait se positionner différemment. Dans son communiqué de presse, l’éditeur allemand précise que les six startups sélectionnées sont déjà matures et structurées et qu’elles permettront  de faire de SAP.iO une initiative complémentaire aux autres structures de l’écosystème. Cette première promotion, composée de 6 startups, sera accompagnée pendant 10 semaines par SAP et Lara Rouyres, marraine de cette promotion. Les startups bénéficieront du parcours, de l’expérience et du réseau de cette multi-entrepreneuse, Vice-président de France Digitale précise SAP dans son communiqué.

Des start-ups de la Tech qui devraient plaire aux clients de SAP

Alors que la plupart des incubateurs peinent à favoriser les relations entre les jeunes entreprises et les grandes sociétés, SAP semblent miser avec SAP.IO Foundry sur la valeur technologique des start-ups sélectionnées pour pouvoir  mieux les intégrer dans son éco système.  Toutes spécialisées dans l’optimisation des process métiers des entreprises, notamment dans l’industrie, les premières startups retenues maîtrisent des  domaines pointus comme l’Intelligence Artificielle, l’IoT ou encore la Blockchain. Voici le détail de promotion 2018

  • Brennus Analytics : Brennus Analytics développe une solution SaaS d’optimisation des prix à destination des entreprises qui souhaitent booster leur profitabilité.
  • Citodi : Citodi est une solution d’intelligence artificielle appliquée à l’optimisation de tournées de livraisons qui prend en compte l’ensemble des variables d’une livraison.
  • Energiency : Energiency a développé un  logiciel d’analyse de la performance énergétique industrielle
  • Scortex : Scortex propose une solution innovante d’inspection intelligente pour l’industrie manufacturière.
  • Supervizor : Supervizor propose des services et logiciels d’analyse automatisée des données comptables et opérationnelles.
  • Wakeo : Wakeo est une plateforme Saas de tracking en temps réel des flux de transport B2B.

Dans un communiqué publié par sa fondation on a appris, aujourd’hui, le décès de Paul Allen, co-fondateur avec Bill Gates de Microsoft, à l’âge de 65 ans. Paul Allen fait partie de cette génération de VC américain qui a investi et financé de nombreuses entreprises de technologies américaines  qui font  des Etats-Unis la première économie dans ce domaine.

Contrairement à Bill Gates qui a gardé les rênes de Microsoft et en a fait le leader de la technologie dans le monde avec une entreprise dont le chiffre d’affaires atteignait (fin juin 2018) plus de 110 Mds de dollars de CA et un résultat avant charges exceptionnelles de plus de 30 Mds de dollars, Paul Allen dès 1986 a fondé Vulcan, une fondation typiquement américaine qui a investi à la fois dans des projets innovants et des projets  philanthropiques.

Comme le souligne le site CRN,  Paul Allen était  à la fois un investisseur avisé en capital risque et un homme soucieux du développement humain en général. Il était guitariste et il a fondé trois musées. Il était  également propriétaire des Seattle Seahawks de la National Football League et des Portland Trail Blazers de la National Basketball Association précise CRN. Comme c’est le cas sur le plan fiscal au Etats-Unis, sa fondation est soumise au  statut dit « The Giving Pledge » en vertu duquel on accepte de  laisser au moins la moitié de ses biens à des causes philanthropiques. Bill Gates avec sa femme Mélinda  la rejoint plus récemment dans cette voie en créant leur propre fondation.

Des projets d’investissements au delà des technologies de l’information

Paul Allen était une des figures du capital risque américain de ces  35 dernières années qui ont crée ce secteur des nouvelles technologies américain qui domine le monde encore actuellement et qui s’élargit aujourd’hui à de nouveaux secteurs.  Paul Allen était, par exemple,  un des investisseurs du  projet d’espace commercial privé sub-orbital SpaceShipOne de Burt Rutan. En 2011, il avait  lancé Stratolaunch Systems, développeur d’un avion à six réacteurs qui devrait pouvoir transporter une fusée à haute altitude, où il pourrait lancer des engins spatiaux à un coût inférieur aux lancements de fusées traditionnels. Plus récemment à travers Vulcan,  il a investi dans différents projets dits « tech for goods  » un secteur d’investissement en plein développement aux Etats-Unis. En Europe ce domaine d’investissement existe également sous l’appellation plus générale de  développement durable.