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8 mois à peine après sa création, l’annuaire en ligne de recherche de formation en entreprise, Skillup boucle déjà une 2ème levée de fond. L’objectif de la startup française est simple : devenir le booking.com de la formation professionnelle.

En France, la formation représente un marché de 32 milliards d’euros, dont entre 8 et 13 milliards d’euros pour la formation professionnelle. Un marché gigantesque qui présente la particularité d’être particulièrement segmenté. Ainsi, entre 55 et 60 000 prestataires sont référencés. Mais seulement 1% d’entre-eux réalisent plus de 3M€ de chiffre d’affaires et 72% sont à moins de 75 000€. Tous ces acteurs sont de plus soumis à un cadre réglementaire très évolutif. In fine, le choix du bon prestataire par les responsables RH des entreprises est de plus en plus compliqué à faire : difficile de connaître à l’avance lla qualité d’une formation, sa cohérence avec les attentes, la réputation du formateur, etc.

En plus de l’annuaire, un outil SaaS pour les RH

Skillup a donc été créé par Hugues Peuchot, Nicolas Mutschler et Jérémie Di Prizio pour faciliter la recherche de formations et éliminer toutes ces inconnues. Aujourd’hui, la platefome regroupe plus de 20 000 formations digitales et présentielles et permet même d’aller jusqu’à la réservation. En complément, à la manière de Booking.com, ces formations son évaluées et notées sur Skillup par les stagiaires. En 8 mois, la platefome est déjà devenu la plus grosse base d’avis et de notation dédiée au marché en France. Enfin, la startup a lancé un outil SaaS de gestion des plans de formation pour les responsables. L’ensemble de ces outils ont déjà servi à quelques 10 000 salariés.

Pour continuer sur son rythme de croissance, la société a bouclé cet été une levée de fonds de 2 M€, auprès Kerala Ventures. Le fond a été séduit par le position « à la Booking.com » : « La formation professionnelle n’a pas encore son « booking.com » et reste un marché opaque, où il n’y a pas de solution performante pour trouver les meilleurs prestataires. Avec une offre extrêmement complète, critérisée et enrichie de milliers d’avis, Skillup révolutionne un secteur toujours plus stratégique pour les entreprises » conclut Antoine Freysz, CEO de Kerala Ventures.

Malgré un marché de plus en plus concurrentiel, le site e-commerce spécialisé dans le vélo et le running, Alltricks, continue sa progression. La société vient de boucler une 2ème levée de fonds en 10 mois.

Lancé en 2008, Alltricks a commencé par être un site ecommerce entièrement dédié au vélo. Aujourd’hui, c’est une platefome qui propose plus de 150 000 produits, de quelques 500 marques, sur du vélo mais aussi du running et plus globalement de l’outdoor. Ces dernières années, pour se distinguer de la concurrence (Private Sport Shop, Ekosport, etc.), la startup a également cherché à diversifier ses services autour d’un positionnement d' »expert du vélo et du running ». Des consultants sont disponibles par téléphone pour prodiguer des conseils en équipement, en montage…
La société a également développé le Tricks’Lab, un réseau de partenaires de montage des pièces achetées sur le site. Elle dispose de son propre atelier d’entretien et de réparation et d’un magasin de 500m2 (BikeXperience) entièrement dédié au vélo, les deux basés dans le 78. En partenariat avec Trek, un laboratoire de fitting a été lancé pour proposer une étude personnalisée de posture sur le vélo.

Ces derniers mois, le pure-player s’est montré de plus en plus offensif en France, en communiquant sur France TV pendant le Tour de France, en sponsorisant plusieurs événements (Roc d’Azur, Étape du Tour). Mais Aujourd’hui, son plus gros enjeu est de d’implanter plus encore son modèle à l’international : il représente déjà 20% d’un chiffre d’affaires qui a atteint 53 millions d’euros en 2016.

Un nouveau top-management pour conquérir l’international

Le seul moyen pour y parvenir a donc été de consolider sa précédente levée de fonds par un nouvel apport de 7,3 millions d’euros. Alltricks a bénéficié du soutien d’Entrepreneur Venture, 123 Investment Managers, de business angels mais aussi de ses actionnaires historiques Partech Ventures, Sonorfi et Financière de la Gommerie. L’équipe dirigeante s’est aussi considérablement renforcée avec l’arrivée de Nicolas Burger (Ex-Billabong Europe & Nike), nouveau Chief Revenue Officer, et de Yohan Michel (ex-Vestiaire Collective) pour le marketing.

Avec sa technologie de modélisation 3D et son offre d’accès à prix bas aux compétences d’architectes, Hubstairs révolutionne le marché du design d’intérieur. La startup lève aujourd’hui 1,2 million d’euros.

L’achat d’éléments de décoration est un poste de dépenses très important pour les Français (400€ de budget moyen par personne par an). Et les succès de magasines spécialisées et l’émission comme D&Co ou La Maison France 5 illustrent parfaitement l’intérêt général autour de cette discipline. Pourtant, faire appel à un architecte d’intérieur reste une pratique réservée aux foyers les plus aisés. En lançant sa première startup Matchimmo, une plateforme d’acquisition immobilière, Alexandre de Vigan remarque cette absence d’offre simple et accessible autour de l’aménagement d’intérieur sur le marché français. C’est pourquoi il lance Hubstairs en avril 2016.

Sur Hubstairs, les clients ont la possibilité de faire appel aux compétences de designers, architectes et décorateurs pour réemménager leur intérieur. En amont, il faut définir un budget pour l’aménagement et l’achat de meubles et envoyer des photos de la pièce et d’éléments d’inspiration. Le prestataire choisi s’appuie ensuite sur le logiciel de simulation et projection d’aménagement 3D développé par Hubstairs pour travailler et présenter son projet 3D au client. Ce dernier bénéficie en complément d’une suggestion de produits à acheter.
Hubstairs a complété cette offre de base (« Coach Déco ») de services complémentaires comme un entretien téléphonique avec l’architecte ou même son déplacement sur place, la réception d’un plan d’aménagement ou d’un devis estimatif des travaux.

Une avance technologie grâce à la modélisation 3D

La startup dispose d’un réseau de partenaires de plus en plus conséquent (150 actuellement mais elle vise les 2 000) qui lui permet de couvrir plusieurs villes dont Bordeaux, Paris et Lyon. Le volume de commandes est donc en croissance permanente (jusqu’à 800 par mois, selon la startup) et plusieurs entreprises seraient même en passe de faire appel aux services d’Hubstairs. Mais à côté de cela, c’est bien la solution propriétaire de modélisation 3D qui a séduit les nouveaux investisseurs. Une technologie qui fait bénéficier à la startup d’une avance conséquente sur de futurs concurrents. Alexandre de Vigan compte d’ailleurs maintenir cette avance en recrutement 15 nouveaux salariés.

Après avoir révolutionné l’accès aux salles de sport pour le grand public, Gymlib a lancé l’an dernier une offre corporate pour accélérer l’implantation de programmes sportifs en entreprise. Pour appuyer la commercialisation de cette nouvelle offre, la startup vient de boucler un tour de table de 3 millions d’euros.

Il y a 4 ans, Sébastien Béquart et Mohamed Tazi lançaient à travers Gymlib.com la commercialisation de pass permettant d’accéder pour un nombre de séances limités aux salles et cours de sport sans abonnement annuel. Cette offre sans engagement et à prix réduit s’inscrit parfaitement dans l’air du temps : les jeunes consommateurs sont en effet de plus en plus réfractaires à l’idée de souscrire des contrats de longue durée, en particulier quand il s’agit du loisir. En parallèle, beaucoup de néo-sportifs ne vont pas au bout de leur résolution et d’autres cherchent plutôt à multiplier les expériences sportives (gym suédoise puis crossfit, natation, etc.), ce qui rend souvent l’abonnement annuel très peu adapté. Gymlib a donc rapidement séduit de nombreux adeptes, d’autant que son réseau de partenaires s’est développé rapidement : aujourd’hui, la startup couvre toute la France avec plus de 1 800 salles de sports, grâce à des partenariats avec les leaders Neoness, Club Med Gym, Keep Cool ou Vita Liberté. L’acquisition de Fieldin en juillet 2015 (qui s’était accompagnée d’une levée de fonds de 1 million d’euros) lui a permis de diversité son offre sur d’autres sports comme le yoga, la gym suédoise, le bodycombat ou la gym suédoise.

« Créer le ticket restaurant du sport »

En 2016, l’équipe de Gymlib.com a lancé une offre entreprise, Gymlib Corporate, qui pourrait bien devenir sa priorité dans la stratégie de développement de la startup. Cette solution permet aux entreprises d’offrir une Carte Sport aux salariés donnant un accès illimité à toutes les activités des réseaux partenaires Gymlib. « Les entreprises fournissent des tickets restaurant pour les repas, des chèques vacances pour les congés, des bons cadeaux pour les loisirs. Mais aucune solution pour le sport ! » remarque Grégoire Véron, Directeur commercial. Cette Carte s’accompagnera de services visant à améliorer l’animation des collaborateurs par le sport mais aussi l’image de marque de l’employeur.

Gymlib a déjà séduit plusieurs dizaines de sociétés, dont Accenture, Deloitte, EY ou Criteo. Avec cette levée de fonds auprès de Breega Capital, Fa Dièse, Kima Ventures et Alyan Group, la startup va doubler ses effectifs, en particulier ceux dédiés à la prospection commerciale.

Grâce à un algorithme d’analyse des flux vidéo, PandaScore fournit en live les statistiques des compétitions de esport. Dans un marché de en pleine croissance et alors que la législation française s’est assouplie, la startup lève 2,5 millions d’euros et cible le Royaume-Uni.

L’esport est en pleine explosion : autour des jeux en ligne les plus populaires (qui comptent des centaines de millions d’utilisateurs à travers le monde), se construisent des compétitions internationales, diffusées en ligne (sur Twitch ou Youtube) et à la TV, des sites de paris, des webzines, des équipes professionnelles, etc. En résumé, le esport a développé en quelques années un écosystème qui représente aujourd’hui un marché de plusieurs milliards d’euros. En France, le esport devrait dépasser les 26 millions d’euros de revenus, selon une étude Superdata et Paypal. Comme pour les sports « traditionnels », la statistique est devenue un élément essentiel dans l’animation éditoriale des médias qui s’intéressent au sport en ligne mais aussi pour les équipes professionnelles et même les joueurs amateurs. C’est pourquoi Flavien Guillocheau et Jonathan Retterer ont lancé PandaScore avec pour objectif de fournir des statistiques fiables et en temps réel à l’ensemble de ces acteurs. Leur solution analyse en live les vidéos diffusées sur les plateformes Youtube et Twitch, reconnait grâce à un algorithme de deep-learning les informations clés (jeu, joueur, équipe, score, temps, action), les traite et les redistribue à travers une API et une connexion WebSockets. Les clients disposent ainsi d’une base de données statistiques historiques, d’informations de pré-match et donc d’un flux de données en direct.

L’ouverture des paris esportifs, une grosse opportunité pour la startup

Parmi les clients que cible PandaScore, on trouve des médias comme L’équipe 21 ou ESL Gaming Network et des clubs professionnels comme le PSG. Mais le cadrage et la reconnaissance juridique de l’esport par la loi Lemaire « Pour une République numérique » ouvre certainement à la startup son marché le plus intéressant, celui du pari esportif. PandaScore a d’ailleurs commencé à travailler avec PMU sur la construction de probabilités visant à établir les côtes des matchs.

Alors que la startup vient à peine de lancer son service payant, elle lève donc 2,5 millions d’euros auprès notamment d’Alven Capital, de 50 Partners et de plusieurs business angels. Son ambition est d’accélérer sur la commercialisation de son API, notamment en ouvrant le marché outre-Manche.

Payfit est une startup spécialisée dans la digitalisation de la gestion de paie et des notes de frais. A peine plus d’un an après le lancement de sa solution SaaS, la société lève 14 millions d’euros auprès du fonds Accel et ambitionne d’envahir massivement le marché européen.

La gestion des paies est un véritable casse-tête pour les TPE, PME, notamment à cause de solutions logicielles bien trop complexes. Au printemps 2016, Firmin Zocchetto, Ghislain de Fontenay et Florian Fournier lançaient donc officiellement la commercialisation d’une offre SaaS de gestion de paie et bouclaient en même temps une première opération de 5 millions d’euros auprès notamment de Xavier Niel et Otium Venture. 15 mois plus tard, la startup a séduit près de 600 clients, dont des références comme Station F, Gameloft, Lendix ou Zenly.

Vers davantage de fonctionnalités et une automatisation des processus

La plateforme SaaS a commencé par proposer l’automatisation de l’édition des bulletins de paie : gestion des différents types de contrats, calcul des réductions, exonérations, intégration des conventions collectives et spécificités locales, indemnités de congés, etc. Une interface employés permet d’accéder à l’ensemble de ses bulletins de paie personnels mais également d’effectuer une demande de congés. Payfit s’est ensuite enrichie d’une solution de déclarations sociales liées à Net-entreprises, avec notamment un système de notifications-alertes à l’approche des dates clés. En janvier de cette année, la solution intégrait même une fonctionnalité de déclaration des notes de frais : les employés peuvent désormais mettre en ligne une note, la soumettre pour validation au manager puis recevoir automatiquement le remboursement sur la paie du mois suivant. A cette occasion, Firmin Zocchetto précisait les ambitions de sa start-up : « “PayFit est une solution qui a vocation à évoluer rapidement pour répondre aux attentes de nos utilisateurs, des professionnels en quête d’outils capables de leur faciliter la vie. Nous sommes fiers de pouvoir présenter cette nouvelle fonctionnalité de gestion des notes de frais qui s’inscrit parfaitement dans notre mission : simplifier et digitaliser les ressources humaines dans les entreprises. »

Dans un contexte concurrentiel assez fort, Payfit a pourtant de grandes ambitions : l’objectif avec cette levée de fonds sera de s’attaquer aux marchés espagnol, anglais, italien et allemand mais également de récupérer de nouveaux collaborateurs et d’avancer technologiquement sur l’automatisation des processus RH (déclarations sociales automatisées, édition de fiches de paie, etc.)

Début 2017, la banque en ligne pour les petites entreprises Qonto levait 1,6 million d’euros, quelques mois à peine après sa création. Ses fondateurs, Alexandre Prot et Steve Anavi, annoncent déjà un nouveau de tour de table de 10 millions d’euros.

Entrepreneurs à succès, Alexandre Prot et Steve Anavi se sont lancés dans l’aventure bancaire BtoB après avoir été confrontés directement au manque de services premium offerts par les banques traditionnelles. Leur objectif, en créant Qonto, a donc de suite été « d’offrir aux petites entreprises le niveau de services qu’elles méritent. » Pour cela, les 2 fondateurs choisissent d’aller totalement à contre-courant des autres banques pour adopter les codes des grandes startups : « Partant d’une page blanche, nous avons pris les standards technologiques et de produit de Google, de service client d’Amazon, et de tarification du secteur du SaaS. », avancent ainsi le duo. Cela leur a permis de développer une plateforme robuste, modulable, 100% web et mobile et surtout riche en services innovants : dépôt de capital et ouverture de compte-courant simplifiés, suivi comptable depuis un dashboard, gestion multi-utilisateurs, virements internationaux, tout cela à travers une offre tarifaire bien plus lisible que la concurrence (abonnement mensuel à partir de 9€/mois).

En développant dès le début une solution bancaire complète plutôt qu’un service basique, l’équipe de Qonto a avancé sur un parti-pris technologique et serviciel fort. Un choix stratégique qui s’est finalement avéré payant : « Notre approche agnostique représentait un énorme pari, mais les retours que nous avons eus de nos 200 utilisateurs en bêta sont sans appel et prometteurs pour la suite. », poursuivent les 2 entrepreneurs.

Vers davantage d’intégration logicielle et l’analyse prédictive des flux financiers

Cette validation par les premiers utilisateurs et le potentiel marché a convaincu les investisseurs historiques, Valar Ventures et Alven Capital, de réinvestir dans la startup. L’objectif est donc désormais de doubler les effectifs et d’enrichir considérablement les fonctionnalités de la plateforme : il est question d’intégrer des plateformes externes comme Slack ou d’analyser les flux financiers avec un objectif d’analyse prédictive à travers un assistant virtuel.

La startup française Upfluence vient de recevoir le Prix Platinum dans le cadre du concours 2017 du CMIT (Club des Directeurs Marketing & Communication de l’IT), grâce à ses outils logiciels permettant d’identifier les influenceurs de tous les secteurs d’activité. Voici son histoire.

Impression

En 2011, deux étudiants lyonnais au profil plutôt technique se disent qu’ils ne doivent pas passer à côté de la déferlante du e-commerce. Ils lancent donc un site de vente en ligne de cravates, qu’ils achètent principalement en Italie. Las, les ventes de décollent pas et les jeunes e-commerçants se retrouvent avec un important stock de cravates « sur les bras ». Les entrepreneurs ont alors l’idée de lancer une campagne dédiée aux influenceurs de l’univers de la mode, dont les bloggeuses et les bloggeurs. Le succès fut rapidement au rendez-vous et ils purent enfin écouler les cravates. « Nous avions le choix entre poursuivre notre commerce en ligne de cravates ou nous intéresser aux outils du marketing d’influence, explique Vivien Garnès, Directeur Général d’Upluence. Notre instinct de geeks et notre passion pour le numérique nous ont conduits à choisir la deuxième solution. Avec deux autres jeunes férus d’informatique, ils fondent alors Upfluence, qui conçoit des logiciels pour identifier et adresser les influenceurs.

60% du chiffre d’affaires à l’étranger

« Nous avons rapidement pris conscience du potentiel de ce marché et plusieurs signaux nous démontrent aujourd’hui que l’activité du marketing d’influence va connaître un essor impressionnant, poursuit Vivien Garnès. Le premier, c’est que les plus grands acteurs du numérique s’y intéressent, ce qui a notamment amené Google a racheter FameBit (voir notre article du 1er juillet 2017). Le second, c’est que le travail vers les influenceurs est de plus en plus internalisé, alors que les marques avaient coutume de confier cette tâche à des agences. Pour le faire, elles auront besoin d’outils, et nous les avons ! »

Aujourd’hui, la startup Upfluence compte déjà une trentaine de collaborateurs et a ouvert 5 agences (à Lyon, à New York, au Royaume-Uni et deux en Suisse, dont une dédiée aux marques du luxe). Upfluence réalise ainsi 60% de son chiffre d’affaires à l’étranger, notamment en Amérique du Nord. Où en sera Upfluence en 2020 ? « Nos produits auront continué d’évoluer, car nous menons une veille continue sur les nouveaux réseaux sociaux et donc sur les nouveaux influenceurs. Par ailleurs, nous aurons ouvert d’autres agences et nous serons probablement une centaine », précise Vivien Garnès. Pour commencer, Upfluence va probablement ouvrir une agence à Paris dans les mois qui viennent.

Enfin, on ne peut s’empêcher de se demander comment Upfluence décide que tel influenceur est important et tel autre non. « Ce travail est fondé sur un algorithme sur lequel nous avons beaucoup travaillé. Il n’est focalisé uniquement sur les chiffres, car certains univers, comme la mode, sont bien plus présents sur les réseaux sociaux que la plomberie, par exemple. Nos logiciels permettent ainsi d’identifier les influenceurs les plus écoutés sur chaque marché », conclut Vivien Garnès.

La Rédaction, Digital CMO

S’inspirant des réseaux de rencontres amoureuses type Tinder, Shapr est une application mobile permettant de développer son réseau professionnel. Fondée par 2 français mais basée à New-York, la startup lève 4 millions de dollars auprès de business angels, eux aussi français.

Ludovic Huraux est un expert de la rencontre 2.0 : en 2016, quelques mois à peine après avoir vendu sa création Attractive World (site de rencontres) à un groupe allemand, il lançait Shapr avec Thomas Bouttefort. A travers cette application, l’objectif est de faciliter le networking. Pour cela, l’application adopte les usages et les fonctionnalités des solutions de dating : algorithmes de matching sur la base de critères communs, prise de contact possible uniquement en cas de « match », chat, etc. En détails, l’utilisateur doit au-préalable renseigner un profil et surtout définir des centres d’intérêt professionnels (webmarketing, SEO, commercial, etc.). Sur la base de ces caractéristiques et à partir de données de géolocalisation, les algorithmes de Shapr proposent tous les jours une sélection de 15 à 20 profils en affinités avec l’utilisateur. Ce dernier indique par ce fameux geste « switch » s’il souhaite rencontrer au non chaque profil. Si les 2 personnes sont en accord, alors elles peuvent entrer en contact. Une utilisation extrêmement simple qui permet de développer très rapidement son réseau professionnel, quel que soit son objectif : trouver du travail, prospecter, chercher des partenariats, etc.

Une levée de fonds pour accompagner la bascule vers un modèle freemium

Du fait de son implantation new-yorkaise, Shapr a commencé par séduire les américains : alors qu’elle compte aujourd’hui plus de 100 000 utilisateurs, 80% d’entre-eux sont basés outre-Atlantique. Mais l’application est de plus en plus utilisée en France, en Angleterre et devrait encore poursuivre sa progression sur le reste des pays européen. Pour continuer à gagner des membres mais aussi à améliorer l’algorithme de matching, la startup a bénéficié du soutien financier de gros business angels français : Frédéric Mazzella et Nicolas Brusson (BlaBlaCar), Sébastien Forest (Alloresto), Denis Dumont (Grand Frais), David Amsellem (conciergerie John Paul), Jean Romain Lhomme (ex-Colony Capital Europe) et Gilles Mentré (Lazard). Cette levée de fonds s’accompagne également d’un changement de modèle : Shapr passe du 100% à un modèle freemium. Les comptes payants pourront ainsi accéder à davantage de profils et anticiper leurs déplacements professionnels.

Avec son moteur de recherche en mode SaaS pour site web et application mobile, Algolia gère au quotidien plus d’un milliard de requêtes. Début juin, la startup américaine fondée par 2 français annonçait avoir bouclé une levée de fonds record de 47 millions d’euros.

Il y a un peu plus d’un an à peine, Algolia était au coeur de l’actualité en opérant une série A de 18 millions de dollars. Sa solution permettant d’intégrer un moteur de recherche à n’importe quel site web ou application mobile était alors utilisée par 600 éditeurs. Aujourd’hui, la startup fondée par Nicolas Dessaigne et Julien Lemoine revendique plus de 8 000 utilisateurs à travers 100 pays, dont 3 000 en version payante. Surtout, elle équipe surtout des références comme Strava, Twitch ou Vevo. Un rythme de croissance très soutenu qui s’explique par la qualité et l’accessibilité de sa solution.

Une search-expérience optimisée

La technologie d’Algolia se décline ainsi sur 3 grands axes : SaaS, mobile et ecommerce. La solution SaaS permet de mettre en place un module de recherche sur son site web, sans avoir à travailler sur son serveur. Le module peut fournir des résultats de recherche personnalisés en fonction des préférences du client mais offre surtout une fiabilité, une pertinence et une vitesse constantes, 24h/24.
Le SDK Android et iOS est l’alternative mobile à la solution SaaS. Conçu pour optimiser l’expérience de recherche sur mobile, quelque soit le type de smartphone, il intègre des fonctionnalités spécifiques très intéressantes comme la recherche hors-ligne, la géolocalisation (adaptation des résultats de recherche en fonction de la localisation de l’utilisateur) ou la typo-tolérante (corrigeant automatiquement les erreurs de frappe). La version ecommerce s’attache à optimiser l’expérience de shopping avec des options de promotion des produits sur les résultats de recherche, de personnalisation de l’affichage produits en fonction des informations utilisateurs mais aussi un tableau de bord d’analyse des recherches. En complément, la startup a développé un « Distributed Search Network » pour adapter l’expérience de recherche à plus de 15 régions différentes et Algolia Places, permettant d’effectuer du search d’adresses de manière simplifiée. Le modèle économique freemium mise en place, basé sur le nombre de requêtes effectuées via la plateforme, permet à Algolia d’être accessible du plus petit éditeur jusqu’aux plus importants.

Avec des bureaux à San Francisco, New York, Atlanta et Paris, Algolia est déjà très bien implantée à l’étranger. Mais avec ce nouveau soutien d’investisseurs (dont le fond américain Accel), la startup va ouvrir de nouveaux pôles, à Londres et dans d’autres capitales européennes et asiatiques, et recruter plus de 60 collaborateurs. L’ambition est affichée est tout simplement de maintenir ce rythme de croissance à 3 chiffres.