DigitalCMO

Pour attirer la lumière et les investisseurs, il faut mieux en ce moment faire partie du cercle très restreint des belles start-ups. Dans un contexte ou les levées de fonds se resserrent sur les start-ups plutôt établies, TECH IN et PwC ont récompensé : Criteo, Chauffeur privé, Doctolib, Visiativ, Salvia Développement, et Speach me.

Cet événement a été organisée dans le cadre du référencement annuel des entreprises publiées par TECH IN au sein du classement des Top 100 Digital, véritable référence en matière de numérique en France co-rédigée par les experts de TECH IN France et PwC France. Pour sa dixième édition l’étude met aussi en avant les bonnes pratiques et conditions d’une croissance durable pour les entreprises du secteur. Coté événementiel, les vainqueurs ont donc reçu leur trophée des mains de Pierre Marty, associé PwC et de Pierre-Marie Lehucher, PDG du groupe Berger-Levrault et Président de TECH IN FRANCE, qui a précisé à cette occasion les motivations de TECH IN sur le numérique   : « Comment, d’ici 5 à 10 ans, faire en sorte que la France fasse émerger 5 ou 10 champions du numérique ? C’est un objectif ambitieux que nous nous sommes fixés. ». Un propos qui fait écho à la volonté des actuelle de l’état de miser plus sur des licornes comme l’a soulignée la  députée Paula Forteza qui  rappelé, au cours de l’événement  que derrière « la start-up nation », il y avait la réalité plus concrète et contrastée des ambitions de toutes ces entreprises à devenir des scale-ups et des champions du numérique demain, ambitions que la France doit absolument soutenir.

Les 6 sociétés récompensées l’on été dans différentes catégories. Le Prix Meilleure croissance 2017 a été attribué à Chauffeur Privé avec +147% en 2017. Celui de la Prix Meilleure Levée de fonds 2017 à Doctolib avec 61 millions levés en 2017. Le Prix Meilleur Parcours en Bourse 2017 à  Visiativ avec un cours évoluant de 18 à 48€. Le Prix Parcours Startup à l’international 2017 à Speach.me qui a ouvert 2 bureaux aux États-Unis. Le Prix RSE 2017 à Salvia Développement qui est très impliqué dans le dynamisme du département de Seine Saint-Denis. Et le Prix Special « Best decade company » à Criteo qui a atteint un CA de 1915 Millions € en 2017. Selon TECH IN ces entreprises françaises de la tech, présentes sur les marchés du logiciel et des services Internet sont la preuve du dynamisme du secteur. Un marché qui affiche affiche un taux de croissance de 8,3 % pour un total de 14,5 milliards d’euros en valeur selon TECH IN.

Shine est une application mobile proposant aux travailleurs indépendants des outils bancaires et de simplification des tâches administratives. Avec quelques 25 000 clients, la startup a connu une croissance très rapide. Pour maintenir ce rythme, elle vient de boucler une levée de fonds de 8 millions auprès de XAnge, Daphni et de business angels.

Selon différentes études on estime  à 900 000 le nombre de freelance en France, avec une croissance de 110% sur les 10 dernières années. Une dynamique très intéressante qui pousse de nombreuses startup à réfléchir à des services novateurs à proposer à ces travailleurs indépendants. D’autant que ces derniers sont confrontés aux mêmes problématiques que les entreprises plus importantes et notamment celles de l’administratif et de la gestion d’activité. D’autant que selon que selon une étude de Plum et l’éditeur Sage, tout ce temps dédié à l’administratif représente 7,7% de temps perdu, soit 43,9 milliards d’euros.

A travers ses services, Shine veut donc s’attaquer directement à cette lourdeur administrative. Premier choix fort de la startup : miser quasi-exclusivement sur le mobile en se déployant des applications iOS et Android. Deuxième choix fort : elle se positionne comme une vraie banque en ligne (hors opérations de crédit). Shine permet donc aux freelance de créer un compte professionnel en ligne en quelques minutes et de disposer d’une carte bancaire. En complément, l’application propose un assistant personnel intelligent qui alerte l’utilisateur des principales échéances administratives (charges à payer, déclaration fiscale…). Il est également possible de créer et d’envoyer des factures et de recevoir par virement ou paiement par carte bancaire les règlements des clients. Récemment, Shine a également lancé Shine Start, un service qui permet aux indépendants d’ouvrir un statut de micro-entrepreneur en ligne en toute simplicité.

Un 2ème tour de table en 2 ans

Avec 25 000 clients, Shine est sur un excellent rythme de croissance. Après un premier tour de table de 2,8 millions d’euros, la jeune pousse a donc reçu le soutien de XAnge, Daphni et de plusieurs investisseurs privés. Son objectif est d’enrichir sa gamme de services (intégration avec des logiciels externes…), notamment dans la perspective de sortir une offre premium. Une vingtaine de nouveaux collaborateurs devraient rejoindre l’équipe actuelle.

Créée en 2009, Evaneos est une plateforme en ligne permettant aux voyageurs de planifier des séjours sur mesure avec l’aide d’agences locales. Avec plus de 300 000 clients accompagnés selon l’entreprise, Evaneos mise sur la data pour ses services . Evaneos vient de boucler une levée de fonds record (70 millions d’euros) auprès de Partech, Level Equity, Quadrille Capital et de ses investisseurs historiques XAnge, Serena Capital et Bpifrance.

Dans son dernier baromètre, l’Organisation Mondiale du Tourisme notait  que les arrivées de touristes internationaux avaient atteint un niveau record à 1,322 milliard. Surtout, cette tendance suit une croissance constante à 4% depuis 2010. Et dans le sillage AirBnB qui a commencé à proposer une plus grande personnalisation de ses séjours, de plus en plus d’intervenants sur ce marché s’orientent vers davantage de personnalisation et de prestation « sur-mesure » pour se différencier notamment auprès des milleniums. C’est la stratégie choisie par Evaneos qui a développé pour les voyageurs une plateforme digitale de réservation s’appuyant sur les agences locales : elle met en relation le touriste avec des experts locaux qui proposeront une prestation sur-mesure et clé en main. L’agent local et sa connaissance du terrain sont donc au coeur du modèle Evaneos.

Un modèle qui mise sur le local et la data

Avec cette quatrième levée de fonds et un modèle ayant fait ses preuves sur des marchés fortement concurrentiels comme l’Allemagne, la France, Italie ou encore l’Espagne, la startup souhaite désormais accélérer sa croissance et développer le concept en dehors de l’Europe, notamment en Amérique du Nord afin de créer une marque globale du voyage d’expériences. La jeune entreprise compte recruter 500 nouvelles agences locales qui viendront compléter son portefeuille existant. Avec un catalogue d’expérience de plus en plus diversifié et une très bonne connaissance des souhaits de ses clients, Evaneos se positionne comme une agence de voyage capable d’anticiper et de satisfaire les besoins spécifiques des milleniums.

À travers ses compétitions running connectées et des services d’animation de communauté, Sport Heroes Group est devenu un des leaders de la Sporttech en France et en Europe. La start-up vient de boucler une levée de fonds de 4 millions d’euros auprès de Genairgy, le fonds d’investissement de la famille Leclerc.

En 2014, sous son nom d’origine, Running Heroes, Sport Heroes Group a développé une solution capable de centraliser et de structurer les données collectées par les applications mobiles et wearables de tracking d’activité sportive. En regroupant toutes ces informations sur une plateforme unique, la startup a pu proposer un concept original : récompenser l’effort par des bons de réductions offerts par des marques. En quelques mois, Boris Pourreau et son équipe ont réussi à fédérer une communauté de quelques 300 000 pratiquants de la course à pied. Dans la foulée, de nombreuses marques ont suivi, en proposant leurs bons d’achat mais aussi en créant des challenges sportifs connectés (la startup déployant alors sa plateforme en marque blanche).

En 2016, à l’occasion de sa deuxième levée de fonds (2 millions d’euros), Sport Heroes Group lançait son service de sport en entreprise, United Heroes. Unités Heroes est une plateforme communautaire permettant de créer des championnats de marche, de course (ex : chaque département d’une entreprise doit cumuler le plus de kilomètres parcourus) et de partager du contenu (conseils nutrition, coaching). Chaque collaborateur a également accès à un dashboard permettant de suivre et analyser son activité physique, son classement au championnat et de recevoir ses récompenses. Ce nouveau tour de table, réalisé en juin de cette année auprès de la famille Leclerc, a pour objectif d’accélérer le service entreprises tout en maintenant la dynamique BtoC.

Aujourd’hui, Sport Heroes Group revendique 300 entreprises clientes, plus d’un million d’utilisateurs à travers toute ses offres. Avec des bureaux à Londres et en Australie, son objectif est de se développer en Europe et à l’international.

L’Assurtech attire de plus en plus les investisseurs. Porté par la progression de nouvelles technologies comme le blockchain, la big data ou le machine Learning, le secteur a atteint 2,29 milliards de dollars d’investissement l’an dernier. Les Etats-Unis, où l’on compte une bonne vingtaine de levées de fonds depuis le début de l’année, font office de locomotive.

2 Milliards investis au niveau mondial  en 2017

Une étude d’Accenture révèle que les investissements mondiaux dans l’Assurtech ont dépassé les 2 milliards de dollars en 2017, pour la deuxième fois de l’histoire seulement. SI 2015 reste le record absolu, l’an dernier a marqué une croissance de 39% par rapport à 2016. Avec des fers de lance comme Oscar Health (valorisé 3 milliards de dollars) ou Root Insurance, les Etats-Unis représentent plus de la moitié de ses investissements. Et l’année 2018 est partie pour être historique, outre-Atlantique. Crunchbase référence ainsi plus de 20 tour de table dans le secteur de l’Assurtech. En France les levées de fonds récentes de +Simple.fr ou d’Alan témoignent aussi de l’appétit des investisseurs pour ce secteur.

4 Assurtech américaines avec des modèles différents

Kelly Klee
Kelly Klee est un courtier en ligne, spécialisée dans l’assurance de maisons, de bateaux, de voitures et d’objets de valeurs. Son offre et ses services s’adressent exclusivement aux 10% des américains les plus aisés. La startup vient de lever 4,5 millions de dollars et s’apprête à lancer 2 nouveaux services : un conseiller virtuel pour l’assurance personnelle et un outil d’analyse et de scoring basé sur un questionnaire.

Huckleberry
Fondée il y a à peine 1 an, Huckleberry propose des assurances en ligne aux dirigeants de petites entreprises. En digitalisant l’ensemble du processus de couverture (de la souscription jusqu’à suivi de sinistre), la société souhaite faire gagner du temps aux entrepreneurs. La véritable originalité de la startup : pour poser un diagnostic et présenter l’offre adéquat, elle s’appuie sur les informations issues de sites tiers et les analyse. Elle vient de boucler un tour de table de 4 millions de dollars.

Cover
Cover est une application mobile permettant d’assurer rapidement tout objet ou bien : voiture, téléphone portable, animal de compagnie, maison, bijoux… Il suffit pour cela te prendre en photo le bien, de le caractériser à travers l’application. Les conseillers Cover se chargent de benchmarker les différentes offres et de faire remonter l’offre la plus intéressante. La société a déjà levé 11 millions de dollars.

Kin Insurance
Kin propose une gamme de services d’assurance habitation en ligne. La startup se charge d’analyser des données personnelles issues de services tiers ou de sa propre base pour établir un profil et un score du souscripteur et lui proposer la meilleure assurance habitation, tout cela en moins de 15 minutes. Kin a déjà connu 3 tours de table : 650 000 dollars levés en 2016, 4 millions en 2017 et 13,1 millions cette année.

 

Le Village by CA Paris fêtera le 20 juin prochain ses 4 années d’existence et en profitera pour organiser la 1ère cérémonie des Village Awards récompensant des duos start-ups et grands groupes. Ideta, Dial Once, Silkpay, TeachOnMars, Jooxter et Velco font partis des start-ups nominées pour l’occasion

Neuf duos startup – grand groupe en compétition le 20 juin prochain

Pour cette première édition des Village Awards, le Village by CA Paris a souhaité miser sur la coopération entre start-ups et grands groupes. Un axe important pour le Crédit Agricole qui cherche notamment à offrir des débouchés aux jeunes entreprises innovantes financées et qui a d’ailleurs publié une étude sur le sujet. Parmi les duos on retrouve coté grands comptes Sodexo, PSA et Cap Gemini, Sanofi, IBM et bien sur le Crédit Agricole. L’objectif sera de  récompenser les meilleures initiatives et coopérations entre startups et grands groupes lors d’une grande soirée le 20 juin prochain. Le jury, qui désignera le duo gagnant sera composé de David Finel – CEO de Sharepay, Pierre Giu – CEO d’Orosound, Anaïs Richardin – Rédactrice en chef de Maddyness, Claude Terosier -CEO de Magic Makers, Camille Buss – Startup Manager au Village by CA Paris, et Zouheir Guedri – CEO de Data&data.

Cap vers l’international avec l’ouverture d’un Village by CA à Milan

Dans son communiqué sur cette soirée, Le Village by CA Paris précise qu’il a accueilli en 4 ans  plus de 160 startups et 130 millions de fonds ont été levés par ces dernières. Lors de la soirée, la nouvelle promotion 2018 sera présentée. L’ensemble du réseau est composé de 25 entités représentant  plus de 450 partenaires et 600 startups. Le Village by CA a par ailleurs annoncé l’’ouverture prochaine d’un Village à Milan.

Leader mondial des solutions de CRM, Salesforce a annoncé lors de son événement annuel à Paris, le 6 juin dernier, le lancement des solutions « Essentials », destinées aux startups et aux TPE.

L’étape française du Salesforce World Tour 2018 a eu lieu le 6 juin à la Porte de Versailles devant 12 000 personnes. Lors de cette démonstration de force, le numéro 1 mondial de la relation client a annoncé qu’il lançait les solutions « Salesforce Essentials », destinées à séduire les startups et les TPE, avec des tarifs plus bas que les abonnements classiques. Parker Harris, cofondateur de Salesforce a précisé : « C’est la même version que la plateforme que nous proposons par ailleurs, mais la configuration et l’utilisation sont simplifiées, car les startups ne peuvent pas payer des consultants ».

Trois grands clients de Salesforce sont venus présenter leur expérience : Aibus, Petit Bateau et les cinémas Gaumont-Pathé.

Ce rendez-vous a également été l’occasion pour Salesforce de rappeler la santé financière de l’entreprise, qui a fait un « chèque » de 6,5 milliards de dollars pour acquérir MuleSoft, éditeur spécialisé dans les API. Alexandre Dayon (en photo), Président et Chief Strategy Officer de Salesforce (à qui il a revendu en 2008 son entreprise InStranet) a indiqué que le chiffre d’affaires de Salesforce pour son dernier exercice avait atteint 10,5 Mds$, soit une progression de 25% par rapport au précédent. En ce qui concerne les emplois, il a affirmé que l’écosystème Salesforce allait générer 3,3 millions d’emplois directs et indirects dans le monde au cours des 5 prochaines années (dont 150 000 en France). La conférence a mis en avant l’esprit des « trailblazers » (pionniers), dont se revendique Salesforce, qui fêtera ses 20 ans l’an prochain.

Pascal Boiron, Digital CMO

Le baromètre Capgemini & eCAP Partner des startups du numérique pour le 1er trimestre 2018 met en lumière les montants de plus élevés des levées de fonds.

Au premier trimestre 2018, les levées de fonds de 10 M€ ou plus ont fait un bond de 58% par rapport au même trimestre de 2017. C’est l’un des principaux enseignements du baromètre Capgemini & eCAP Partner des startups du numérique pour les trois premiers mois de l’année 2018.

Si le nombre de levées de fonds est en léger recul par rapport à 2017 (112 levées de fonds au premier trimestre 2018 pour les entreprises innovantes de moins de 7 ans et non cotées en bourse), le montant moyen des levées de fonds a quant à lui fortement progressé : + 58%. 457 millions d’euros ont ainsi été levés par les startups françaises recensées par Capgemini & eCAP Partner pour ce baromètre. L’opération la plus importante de ce début d’année est celle de la startup Ledger : 61 M€ pour cette entreprise spécialisée dans les « coffres-forts » pour bitcoins. En l’occurrence, le secteur de la finance est celui qui a levé le plus de fonds (111 M€), devant celui des transports. Par ailleurs, ce baromètre met en avant l’engouement des investisseurs étrangers pour la French Tech et ses startups. Dans les faits, les investisseurs étrangers se focalisent sur les levées de fonds les plus importantes : leur présence dans les levées de fonds de 10 M€ et plus a progressé de 150% par rapport au 1er trimestre 2017.

Enfin, on note que les fonds restent très actifs et 101 se sont impliqués dans les levées du premier trimestre, les trois fonds les plus présents ayant été KIMA Ventures, ISAI et 50Partners. 22 investisseurs « corporates » ont investi dans la French Tech début 2018, dont seulement trois se sont engagés dans plusieurs levées de fonds : la RATP, la MAIF et Intel.

Pascal Boiron, Digital CMO

2 ans seulement après un premier tkour de table à 5 millions d’euros, Klaxoon lève 50 millions de dollars. La startup rennaise développe une plateforme et des solutions connectées visant à dynamiser et animer les réunions de travail. Avec cette opération, elle rentre dans la cours des grands et vise le leadership international.

En France, le collaboratif devient un enjeu clé pour les entreprises, notamment du fait du développement de la mobilité des salariés, notamment sous forme de télétravail. Une étude IFOP pour Malakoff Méderic, réalisée en novembre 2017, révèle ainsi que 19% des salariés français travaillent à distance de façon informelle. Les cadres seraient même 42% à adopter régulièrement cette pratique. Aux Etats-Unis et dans les pays nordique, plus d’un tiers des salariés sont amenés à travailler pour leur entreprise depuis leur domicile. Cette croissance ouvre des problématiques, notamment sur le cas spécifique des réunions de travail.

Une box interactive et une plateforme pour dynamiser les réunions

Klaxoon a développé une box interactive permettant à l’organisateur d’une réunion de travail de se connecter à des collaborateurs à distance et de les impliquer pleinement dans les tâches et échanges. Cette box, accompagnée d’une plateforme SaaS et d’applications web, tablette et mobile simplifie le partage de documents en direct, propose une messagerie instantanée mais aussi la création de sondages et de quizz. Avec ces outils, les participants, même à distance, sont totalement engagés dans le processus collectif d’échange et de prise de décision. Exclusivement consacrée aux réunions, la solution Klaxoon est un complément parfait aux outils collaboratifs leaders sur le marché (Facebook Workplace, Slack, G Suite, Salesforce…), plutôt centrés sur les tâches du quotidien ou la gestion de projet.

Commercialisée à partir de 2015, la plateforme Klaxoon a d’abord séduit plusieurs groupes du CAC40, parmi lesquels L’Oréal ou Nestlé, avant de s’ouvrir progressivement aux TPE et PME. Aujourd’hui, la startup revendique 1500 entreprises clientes, soit 100 000 utilisateurs, dont près du tiers à l’étranger. Cette dimension internationale, le fondateur Matthieu Beucher entend bien la développer encore, à la faveur de cette levée de fonds opérée auprès d,Idinvest, bpifrance, Sofiouest et des américains White Star Capital. Pour cela, la société va renforcer son bureau new-yorkais (50 embauches prévues) et s’implanter en Allemagne et en Angleterre.

L’objectif sera également de maintenir l’avance technologique dont elle dispose : lors du dernier CES, Klaxoon avait d’ailleurs présenter un nouvel objet, « La Loupe », capable d’apporter une dimension interactive à n’importe quel ecran.

A l’occasion de la 2ème édition du salon AI Paris, les 11-12 juin, les AI Paris Awards consacreront 2 sociétés françaises à la pointe de l’intelligence artificielle. Le jury révèle aujourd’hui les 4 entreprises finalistes : PriceMoov, Projet Interstellar, Pertimm et TIMi. Une « battle » de pitch consacrera un vainqueur dans 2 catégories, Usage et Techno.

Alors que le marché de l’Intelligence Artificielle devrait connaitre une croissance de +89% en France, selon une étude SpokingPolls, et suite aux annonces du gouvernement, l’écosystème français commence à s’activer : création de fonds dédiés, incubateurs, salons…. Ainsi, après une première édition 2017 réussie, le salon AI Paris rassemblera à nouveau tout le gratin des acteurs de l’IA en France, les 11-12 juin prochains. Quelques 70 exposants et plus de 60 speakers viendront échanger et dresser un panorama complet du marché français. Le salon sera également l’occasion de délivrer les AI Paris Awards. Ces prix récompenseront 2 entreprises françaises à travers 2 catégories (un prix Usages et un prix Technologies) : elles succéderont à Allo Media et DC Brain, les lauréats 2017.

Proposé par CORP AGENCY (également organisateur du salon), Sopra Steria et le Journal du Net, le concours a reçu une quarantaine de candidatures. Un jury composé d’Albert Bifet (Professeur, responsable de l’équipe Data, Intelligence and Graphs, Télécom ParisTech), Frédéric Rivart (CTO, ALLIANCE BIG DATA), Antoine Crochet-Damais (Rédacteur en Chef Adjoint, Journal du Net) et François-Marie Lesaffre (AI & Smart Machines Technical Champion, SOPRA STERIA) a sélectionné 4 finalistes sur la base de critères précis : innovation, avantage consommateur, maturité du projet, performances économique et opérationnelle. Voici les 4 sociétés sélectionnées :

Prix Usages

  • PriceMoov. La startup édite une plateforme de Dynamic Pricing permettant aux commerçants d’optimiser les prix, de les proposer aux moments les plus opportuns mais également de gérer les stocks. PriceMoov s’appuie sur l’historique de données issues des transactions clients et sur des données externes (météo, concurrence, événements…) pour construire une typologie de client. Un algorithme de prédiction doté d’une solution de Machine Learning permet in fine l’optimisation des prix.
  • Projet Interstellar. Toujours en phase projet, il s’agit d’une solution d’optimisation des réseaux de transports publics basée sur le Big Data et l’IA, selon AI Paris.

Prix Techno

  • Pertimm. Fondée il y a une vingtaine d’années par un expert en traitement du langage, Dr Patrick Constant, Pertimm est une société apportant des solutions de recherche sémantique pour les moteurs de recherche et les assistants virtuels. Pertimm a été sélectionné pour sa plateforme Viky.ai, un logiciel SaaS de création de chatbots et assistants vocaux. Capable de gérer parfaitement de nombreuses langues, ces assistants virtuels s’appuient sur l’analyse de milliers de conversations gérées par leurs prédécesseurs.
  • TIMi est un logiciel couvrant tous les projets analytiques d’une entreprise, de la collecte de data à la construction de modèle prédictif, en passant par la construction de KPI et et dashboards. TIMi intègre pleinement le machine Learning, l’Intelligence Artificielle et le Big Data à ses outils.

Ces 4 startups auront 2 minutes pour défendre leur solution devant les spectateurs du salon qui voteront en live.