DigitalCMO

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Selon l’étude réalisée par le Village by CA avec Capgemini, les relations entre start-up et grands groupes gagnent en maturité car les startups prennent davantage conscience de leur valeur. Donc si la monétisation de leurs services reste difficile, l’apport à leur développement par les grands groupes semble progresser selon les résultats de cette enquête.

La relation start-up/grandes entreprises, un modèle bien français, progresse positivement selon les résultats de cette étude réalisée par Le Village by CA et Capgemini. Tout d’abord, 79% des start-up et 86% des grands groupes estiment que leur culture d’entreprise est bien comprise par l’autre partie. Autres points positifs :  parmi les vecteurs de création de valeur identifiés par les grands groupes, 73% d’entre eux citent l’expérience utilisateur, devant le gain en termes d’image (55%) et la réalisation d’un Proof Of Concept (55%).

De leur coté les start-up souhaitent davantage de coopérations commerciales. Pour 74% des startup de plus de 6 mois interrogées, l’augmentation du chiffre d’affaires constitue le critère principal de la création de valeur dans le cadre de ces programmes. Autre demande forte : 84% des startup interrogées trouvent que le délai entre la prise de contact et la prise de décision est lent ou très lent, soit 18% de plus qu’en 2018. Alors que les grands groupes ne sont que 60% à le penser, soit 10% de moins que l’année précédente. Idem du côté des délais d’exécution, jugés lents ou trop lents par 77% des startup (vs. 75% en 2018). Alors que seulement 43% des grands groupes le pensent (vs. 70% l’année dernière), soit une amélioration de la perception de 90% du côté des grands groupes.

Les grandes entreprises n’aident pas à accélérer le business

Au niveau commercial  la perception des délais de paiement sont estimés lents ou très lents par 80% des startup (vs. 64% en 2018) alors qu’ils ne sont que 45% dans les grands groupes à s’en émouvoir (vs. 64% en 2018). Comme le note les rapporteurs de l’étude « l’écart entre les deux parties est très marqué cette année alors qu’en 2018 la perception était identique des deux côtés avec 64% des interrogés qui regrettaient ces délais. » Comme l’étude semble le confirmer, si ces programmes sont parfois utiles en phase de démarrage, ils sont inefficaces dès que la jeune entreprise entame son développement commercial. D’autant qu’elles sont très peu nombreuses à être financées en capital-risque par les grandes entreprises dans le cadre de ces programmes.

Si les résultats de l’étude indiquent qu’elles n’ont pas de problèmes pour collaborer : 71% de startup et 84% des grands groupes trouvaient que les objectifs communs étaient bien définis et compris. Sur le fond les attentes des deux parties sont très différentes. Pour les grands groupe les startup sont avant tout de bons laboratoires à idées et nouveaux produits avec notamment des objectifs précis sur l’expérience utilisateur qui est cité à  hauteur de 73%, devant le gain en termes d’image (55%) et la réalisation d’un Proof Of Concept (55%). En revanche du coté des startup, les attentes sont centrées sur les retombées business : pour  74% des startup de plus de 6 mois, l’augmentation du chiffre d’affaires constitue le critère principal de la création de valeur attendue de la collaboration avec un grand groupe. L’obtention de références ainsi que l’augmentation de leur visibilité sont également deux critères plébiscités par plus de 60% d’entre elles. A noter : les toutes jeunes pousses de moins de 6 mois valorisent en premier lieu l’augmentation de leur visibilité (78%), critère décisif pour leur futur développement.

Lien vers l’étude complète et les graphiques: http://bit.ly/2WdKP88
Lien vers la vidéo de la restitution du 25 Avril 2019: http://bit.ly/2L2ZsdC

Selon les chiffres du JDN, le secteur du Martech reste le second secteur d’investissement en capital-risque au mois de mars 2019. Le secteur du Martech représente 15 % des fonds levés en excluant les levées de fonds les plus importantes dont celle de 150 millions d’euros de Doctolib. 

Selon le baromètre mensuel des levées de fonds du JDN,  les jeunes entreprises françaises ont réuni 363,65 millions d’euros d’investissements en capital au mois de mars 2019 sur la base de 53 tours de table. La Fintech est le premier secteur investi  en mars  avec 54,3 millions d’euros réunis, suivi par le Martech avec l’Adtech et les médias (17,7 millions) et les biotech (12,4). Au total le baromètre du Journal du Net recense 8 levées de fonds dans le secteur du martech avec OSIO, WGF, Muzeek, Inlead, Quidol, Dazzi et Quortex.

Au mois de mars, le baromètre  du JDN indique que hors les levées de fonds de DoctoLib (150 M€ ), Shift Technology (un service spécialisé dans la fraude à l’assurance) pour 53 M€ et Dental Monitoring (45 M€), le total des fonds levés par les jeunes entreprises était de seulement 112 M€. L’année passée le JDN indique que 148 millions d’euros avaient été levés.

Le pionnier californien des sondages en ligne rachète une start-up hollandaise experte du recueil d’avis clients. Avec cette opération, la société dirigée par Zander Lurie vise le marché BtoB et se renforce face à Qualtrics, son concurrent récemment acquis par SAP.

Après son introduction en bourse en septembre dernier, l’éditeur californien SurveyMonkey vient d’acquérir la société hollandaise Usabilla pour 80 millions de dollars. Créée en 2009, Usabilla a développé des solutions d’analyses d’expériences utilisateurs permettant notamment de recueillir les commentaires des clients et visiteurs d’un site web.

Annonçant 450 clients dans 35 pays avec des grands comptes comme Philips, Air France, Orange ou Samsung, la startup hollandaise permettra à SurveyMonkey plutôt centrée sur les Etats-Unis de se renforcer sur le marché européen. Les 130 personnes travaillant pour Usabilla rejoignent le millier d’employés de SurveyMonkey et les bureaux d’Usabilla à Amsterdam deviennent le plus grand bureau européen de SurveyMonkey.

« La solution d’analyse d’expérience utilisateur d’Usabilla […] permet de capturer les données numériques en temps réel, ce qui va nous permettre de réellement améliorer notre offre. […] Grâce à la solution d’Usabilla, les marques peuvent désormais collecter plus de 100 000 éléments de feedback par jour pour améliorer leur expérience digitale […] L’acquisition d’Usabilla renforce notre position dans un marché en plein essor » a déclaré Zander Lurie, CEO de SurveyMonkey.

Créée en 1999, SurveyMonkey annonce aujourd’hui 600 000 clients payants pour un chiffre d’affaires d’environ 240 millions de dollars en 2018. Bien qu’affichant des pertes récurrentes et une croissance faible, la société a réussi son introduction en bourse avec notamment l’arrivée de Salesforce Venture au capital.

Un marché des études et sondages en pleine transformation digitale

Plutôt dédiée au marché BtoC, l’offre de SurveyMonkey disposait néanmoins de solutions BtoB mais avait besoin de la techno d’Usabilla pour compléter son offre avec « un produit clé que nous avons identifié et […] qui est vraiment adjacent à notre solution VOC (voice of the customer) collectant des feedbacks pour aider à comprendre ce que font les utilisateurs d’un site web ou d’une application » a confié Zander Lurie au site web techcrunch.com.

Cette acquisition renforcera SurveyMonkey face à Qualtrics, son concurrent direct dans  les sondages en ligne et la collecte d’expériences clients (CX) racheté par SAP pour huit milliards de dollars en novembre dernier. Avec l’accès à des milliers (et même beaucoup plus encore) d’utilisateurs via les sites web et les apps, le business des enquêtes et sondages en ligne est en pleine révolution.

D’après l’institut Ibis World, le marché des enquêtes en ligne pèsera 1,1 milliard de dollars aux USA en 2019 avec une prévision d’évolution annuelle de 9,1% faisant suite à la croissance de 12,8 % enregistrée depuis 2014. En France, ce marché est également en pleine croissance avec de nouveaux acteurs –agences de pub, start-ups, éditeurs de logiciels – qui proposent un grand nombre de  solutions d’enquêtes et de sondages recensées notamment par  le site comparateur Appviser dont la solution  Spoking Polls partenaire de Digital CMO.

Photo : Zander Lurie, CEO de SurveyMonkey. ©DR

 

Le géant mondial du conseil et de l’audit Accenture vient d’annoncer le rachat de la start-up néerlandaise Storm Digital. Avec cette opération le géant américain consolide ses positions sur le marché de l’expérience client  afin de rivaliser avec les grands acteurs des services informatiques ou les agences de publicité.

Afin de prendre une plus grande part du marché lié à la transformation digitale sur lequel converge différents métiers (publicité et marketing, informatique et digitalisation), Accenture a annoncé le rachat de Storm Digital le 15 mars dernier. Créée en 2006, cette société basée aux Pays-Bas se présente comme une agence de marketing numérique multiservices spécialisée dans les services de recherche & publicité sociale et programmatique. Storm Digital est positionnée sur l’expérience client à la fois par l’intermédiaire d’une offre de conseil mais aussi par des services technologiques analytiques. Storm Digital est notamment bien positionnée aux Pays-Bas sur les banques et compte des clients comme ABN AMRO, Exact, KLM, Rituals et Transavia.

L’acquisition renforce la présence d’Accenture Interactive sur le marché néerlandais ainsi que son positionnement en Europe sur le marché de la publicité programmatique et plus largement de l’expérience client. Parallèlement à Adaptly, une ad-tech américaine récemment acquise, cette opération permet aussi à Accenture de consolider en Europe son pôle digital nommé Accenture Interactive. Avec ce rachat Acccenture vise un renforcement de son offre dans les domaines du programmatique et de la publicité sociale et souhaite être généralement plus présent sur la collecte de données, l’analyse d’audience et la recherche. Des domaines qui étaient jusqu’à présent le cœur de métier des géants mondiaux de la publicité. Pour faire face à la menace d’acteurs comme Accenture ou Capgemini, les pure players de la publicité doivent eux-aussi se renforcer dans le domaine de la donnée et de l’expérience client.

C’est ainsi le cas de Publicis qui vient dans ce domaine de racheter Soft Computing. De son coté WPP vient d’annoncer qu’il souhaitait ouvrir le capital de son activité données et études Kantar. Chez Accenture on estime que cette acquisition permettra de renforcer le positionnement mondial d’Accenture Interactive : «Accenture Interactive a continué à adapter ses services  aux marques mondiales. Avec l’ajout de Storm Digital, nous pouvons aller plus vite et plus loin en termes de taille et d’expertise et contribuer à générer de solides résultats pour nos clients » a déclaré Anatoly Roytman, responsable d’Accenture Interactive Europe, Afrique et Amérique latine dans le cadre de ce rachat.

Photo : Viktor van der Wijk (CEO) & Jasper Dijkstra (Head of Strategy) de Storm Digital. ©Storm Digital

 

Selon les chiffres du JDN, c’est encore le secteur du marketing & publicité Tech qui a dominé les levées de fonds en France en 2018. Avec 20,3 % du total des fonds levés, le secteur Adtech/Martech/Publishers se hisse sur le podium devant la Fintech et l’e-RH.

Dans un article du JDN signé Jamal El Hassani, les levées de fonds se sont élevées à 3,3 milliards d’euros en France en 2018, soit une progression de 65 % par rapport aux 2 milliards d’euros investis en 2017 selon la même source. Si le JDN note que ces levées de fonds sont toujours aussi dispersées en France, il y a eu cependant 3 levées de fonds à plus de 100 millions d’euros cette année avec notamment Voodoo (188 M€) dans le domaine du marketing & publicité tech pour jeux vidéos, Deezer (160 M€) dans le domaine du streaming musical et Blablacar (101 M€) dans celui de la mobilité collaborative.

On trouve ensuite dans le Top 10 : Daitaku (Big Data), Evaneo (Retail), Ledger (Fintech), Open Classrooms (e-RH), Scality (Cloud), Recommence (divers), Dynacure (divers). Au total ces 10 levées de fonds ont représenté un quart du total des fonds levés. Ces chiffres devraient être confirmés par l’AFIC qui notait dans son étude au 1er semestre 2018 une trés forte progression (42 %) du capital innovation dans ses chiffres généraux sur le capital investissement. L’association des investisseurs pour le croissance (AFIC)  note d’ailleurs que 2018 a été un année record pour les investissements de capital-innovation européen.

Selon le dernier rapport Pitchbook que l’AFIC mentionne, 20,5 milliards d’euros ont ainsi été investis en 2018 en Europe contre 19,7 milliards d’euros l’année précédente, soit une augmentation de 4,2%. Le nombre d’opérations effectuées ayant quant à lui chuté de 25,9%, la croissance soutenue des montants investis semble notamment portée par la taille accrue des opérations notent les rapporteurs de cette étude.

 

Avec 373 startups et entreprises au prochain Consumer Electronic Show de Las Vegas (8-11 janvier 2019), la France sera le troisième pays après les États-Unis et la Chine. Intelligence artificielle et Consumer Tech seront les thématiques les plus importantes de la délégation française qui a bien lancé son rendez-vous américain lors des CES Innovation Awards décernés en novembre dernier.

Heureusement cette année un espace commun rassemblera les startups de neuf Régions françaises tandis que les régions Grand-Est et Auvergne-Rhône-Alpes exposeront malgré tout chacune de leur côté. C’est mieux que l’édition 2018 où les Régions françaises y exposaient en ordre dispersé jusqu’à même se faire concurrence. L’annuaire du CES 2019 répertorie 373 exposants français et celui de la French Tech propose 320 startups tandis que le Gouvernement français annonce 420 entreprises dont 380 startups. Quoi qu’il en soit, la France devrait être la troisième nation du CES après les USA (1 691 exposants) et la Chine (1 210 exposants).

La French Tech offre un annuaire (in english of course) partagé en dix catégories représentant les grands secteurs d’activités des startups françaises présentes à Las Vegas : Consumer Tech (69 startups), AI (62), Health & Environnement (49), Smart home (40), Mobility & Smart cities (36), Augmented reality & Virtual reality (26), Entertainement (12), Sport (10), Retail (9), Family tech (7). Même s’il est réducteur de résumer une startup à une seule technologie, on voit bien l’importance de l’intelligence artificielle presqu’aussi bien représentée que les Consumer Tech (traductibles par produits technologiques grand public).

L’annuaire du CES vous propose quant à lui 33 catégories avec des exposants répertoriés dans plusieurs catégories. Qu’importe le flacon car au-delà des nomenclatures, la question de la qualité des exposants français (mais aussi peut-être d’autres pays) a été posée après l’édition 2018 par plusieurs medias et spécialistes de la Tech. Ainsi Olivier Ezratty relevait « des erreurs de casting » comme des « solutions B2B2B sans rapport avec les marchés grand public […] puis des sociétés de service qui se déguisent en startup produit mais qui n’ont pas l’ADN correspondante […] En dernier lieu, les produits trop jeunes et les startups pas assez matures pour affronter le monde ». Olivier Ezratty pointait là une soixantaine d’exposants, ce qui restait néanmoins minoritaire parmi les 380 exposants français de l’édition 2018.

Pour le CES 2019, Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État au Numérique comme Éric Morand, directeur du département Tech & Services de l’agence publique Business France, ont travaillé pour unifier et maitriser la présence française. En novembre dernier, 380 produits (via 28 catégories) ont été honorés lors des CES Innovation Awards récompensant les innovations technologiques grand public les plus innovantes et 57 produits français figurent dans cette prestigieuse sélection qui sera exposée en bonne place au CES 2019. En trustant 15% des CES Innovation awards alors qu’elles ne représenteront qu’environ 8% des exposants, les startups et entreprises françaises commencent plutôt bien ce CES 2019.

Un exemple d’IA : un verre de vin avec Edgar ?

Développé depuis trois ans par la startup MYWAH et présenté pour la première fois au CES 2019, Edgar Wine Butler est le seul distributeur automatique capable de verser un verre de vin à sa température de service idéale, immédiatement et en continu. Doté d’innovations matérielles et logicielles s’appuyant en grande partie sur des algorithmes et sur l’intelligence artificielle, Edgar dispose d’une technologie logicielle reposant sur un système propriétaire qui instaure un dialogue permanent entre les packs, la machine et le serveur MYWAH via une puce RFID intégrée au Bag. La jeune société MYWAH créée par Sophie Blum, Sylvain Auvert et Olivier Deveaud ambitionne de modifier en profondeur la manière dont les professionnels de la restauration (restaurants, bars, hôtels, traiteurs, …) vendent et servent le vin au verre. Plus d’infos : https://mywah.fr/

En photo :  Sylvain Auvert, Sophie Blum, Olivier Deveaud et Edgar. ©DR

Alors que les rumeurs d’introduction  en bourse d’Uber se précisent, c’est plusieurs licornes américaines (dont Lift ou Slack) qui devraient rejoindre les marchés boursiers en 2019. Ainsi va le capital risque américain qui, tous les 10 ans, fait éclore de nouvelles stars sur les marchés. Ceux qui dans les années 1990 ont investi dans Microsoft, Apple ou plus récemment dans Google, Facebook  ou Amazon ne le regrettent pas.
Panorama des dix licornes les mieux valorisées actuellement par CB Insight dont trois startups chinoises.

Dans son étude CB Insight dénombre 291 licornes, ces entreprises qui sont  non cotées en bourse et valorisées à plus d’un milliard de dollars. Selon le site d’études en capital risque américain la valorisation actuelle de l’ensemble de ces sociétés atteint pratiquement 1 000 milliards de dollars.

En tête du classement proposé par CB Insight  on retrouve en première position  la plateforme d’actualité en ligne chinoise Toutiao, valorisée à 75 milliards de dollars. Toutiao est une application mobile pour les milleniums et la qualité et valeur de son audience repose sur une approche des interactions possibles via des techniques de machine learning. Bref, un concurrent plus technologique que Facebook qui souhaite se faire une place sur le marché publicitaire.

Toutiao devance devant deux géants des VTC : le chinois Didi Chuxing et l’américain Uber, valorisés respectivement 72 milliards et 56 milliards de dollars. Apple est notamment présent au capital de Didi Chuxing aux cotés de Tencent et Alibaba. Ensuite on trouve SpaceX, l’entreprise de porteur de satellite du fondateur de Tesla Elon Musk, Palentir une entreprise tech de big data positionnée notamment sur les marchés de la sécurité puis WeWork le géant du co-working,

De la 7ème place à la 10ème CB Insight a classé Stripe (Fintech des moyens de paiement), Lu.com une autre fintech mais chinoise dans les paiements avec mobile, Juul le leader américain de la cigarette électronique et Pinterest le réseau social américain. Quant à la France, CB Insight ne recense que deux licornes dont BlaBlaCar que l’on trouve à  la 124ème place du classement avec une valorisation à 1,6 milliard de dollars.

On peut se poser, d’ailleurs,  la question de l’exactitude des valorisations annoncées notamment pour les sociétés non américaines. La SNCF qui vient de prendre une participation au capital de la start-up française n’a, semble-t-il, pas opérer sur la base de valorisation son entrée au capital de la jeune entreprise française.

 

 

 

 

SAP a annoncé le rachat de la jeune entreprise Contextor, une société française positionnée sur le robotic process automation. La société est notamment spécialisée dans la recherche et le développement de logiciels RPA (Robotic Process Automation) fournissant des assistants logiciels et des robots autonomes intelligents dans de nombreux secteurs liés aux services. 

SAP n’a pas décidé d’être uniquement, à travers son incubateur récemment lancé, un animateur de l’éco système des start-ups françaises mais aussi d’investir. L’éditeur allemand a jeté son dévolu sur une jeune entreprise française spécialisée dans la conception de robots logiciels autonomes à partir de l’informatisation de processus robotisés. En clair, Contextor fabrique et industrialise des logiciels intelligents d’un niveau technologique supérieur aux bots.

Contextor, qui est basée dans la région parisienne, travaille au développement de la technologie RPA (Robotic Process Automation) qui permet avec des logiciels de type bots d’automatiser des tâches répétitives. Dans son communiqué, SAP précise qu’à ce jour 100 000 bots ont été déployés par les clients de Contextor pour automatiser leurs processus métiers. Parmi les clients de Contextor on trouve des banques (BNP, la Société Générale, Hello Bank), mais aussi des opérateurs télécom (SFT, Orange Bouygues) , des call centers (Webhelp, Téléperformance)  et des acteurs de l’énergie comme EDF ou Engie. D’une manière générale des secteurs qui cherchent à automatiser leur support et relation client en bénéficiant de l’apport des nouvelles  technologies en Intelligence Artificielle et Machine Learning.

Pour  SAP l’enjeu, à travers ce rachat, ne se situe pas uniquement au niveau de l’automatisation de la relation client par des assistants logiciels, il s’agit également pour l’éditeur allemand d’offrir une solution globale permettant d’intégrer plusieurs process métiers  dans une même chaîne de données intelligentes. « La RPA intelligente, accélérée par l’acquisition de Contextor, permettra aux entreprises d’atteindre le haut niveau d’automatisation nécessaire pour devenir des entreprises intelligentes » a précisé  Markus Noga, Head machine learning chez SAP dans le communiqué de presse diffusé à cette occasion. Avec la technologie RPA de Contextor, SAP prévoit  notamment d’automatiser la moitié des processus métiers supportés par la solution ERP SAP au cours des trois prochaines années.

 

Alors que les valeurs phares de la technologie américaine comme Google, Apple ou Amazon sont chahutées actuellement en bourse, les levées de fonds en capital risque des start-ups continuent à s’envoler aux Etats-Unis comme en témoigne les résultats de l’étude de PcW. 

La semaine passée les valeurs phares de la technologie ont été  chahutées en bourse. Les cours des actions d’Apple, de Google, Facebook et d’Amazon ont baissé significativement entraînant une baisse générale  du Nasdaq, l’indice des valeurs technologiques aux Etats-Unis. Pour de nombreux analystes ces valeurs sont sur-évaluées et c’est une correction nécessaire. Les raisons données sont en partie macro-économiques avec une remontée attendue des taux d’intérêt aux Etats-unis mais aussi conjoncturelles.

Apple, qui reste la première capitalisation mondiale malgré une chute de 11,6% depuis le début du mois, a perdu lundi  2,6% après la publication d’un  article du Wall Street Journal selon lequel la firme à la pomme a revu à la baisse ses commandes de production des trois modèles d’iPhone récemment lancés. Apple ne donnant plus d’informations sur ses ventes d’iPhone, le doute s’est  installé sur la capacité de la firme à progresser aussi rapidement que dans le passé. Facebook de son coté continue à susciter la polémique suite aux failles de sécurité et à l’affaire Cambridge Technology. Mark Zuckerberg est accusé de mener une guerre d’influence auprès des médias pour minimiser les responsabilités de Facebook dans ces différentes affaires. Enfin, Google a un peu déçu les observateurs avec un chiffre d’affaires un peu moins dynamique que prévu lors de la présentation de ces derniers résultats.

Un niveau de capital risque record aux Etats-Unis au troisième trimestre 2018

Mais globalement aucune analyse ne semble remettre en cause les perspectives de croissance à moyen terme  de ces sociétés. « La tech » continue à séduire les investisseurs outre-Atlantique. Selon la dernière étude de PcW, le marché du capital-risque aux Etats-Unis a atteint, au troisième trimestre 2018, un record avec 27,5 milliards de dollars investis dans des start-ups dont 55 deals au dessus de la centaine de millions de dollars. Le volume des transactions adossées à du capital-risque a donc atteint un niveau jamais vu depuis le quatrième trimestre de 2012. Dans son étude PcW Money Tree, la société d’audit indique aussi que le niveau de deal qui a été atteint (1 229) reflète toujours un écosystème sain pour les startups.

Sur un plan plus qualitatif, PcW indique toutefois que le premier niveau  de financement (le seed et le early stage) des start-ups a baissé de 18 %. Celui de niveau intermédiaire et supérieur  a progressé. Le montant médian des transactions  a diminué pour s’établir à 34 M $ au troisième trimestre, par rapport à 42 M $ au deuxième trimestre, bien au-dessus de la fourchette historique des derniers trimestres soulignent les rapporteurs de l’étude. Et du coté des valorisations, si certaines voix s’élèvent pour expliquer que les  licornes américaines sont surévaluées,  le rachat récent de Qualtrix par l’éditeur allemand SAP pour 8 milliards de dollars montre clairement que si les licornes  ne trouvent pas leur salut en bourse, les acteurs historiques de la tech ont la trésorerie nécessaire pour les racheter.

Deux incertitudes cependant !

Il y a cependant deux incertitudes qui pourraient peser sur la valorisation de ces entreprises et sur tout le capital-risque mondial dans les mois qui viennent. La première est liée aux résultats des « pures players » de l’internet non technologiques comme Uber, Airbnb ou encore Amazon. Pour l’instant, le cumul de leurs pertes est impressionnant et leur développement est de plus en plus entravé par une réglementation qui s’organise tant aux Etats-Unis qu’en Europe. La volonté d’Emmanuel Macron de taxer les Gafa sur leurs chiffres d’affaires illustre ces politiques réglementaires visant à limiter leur expansion.

La seconde incertitude  est moins visible et elle est liée à la capacité des entreprises à suivre le rythme d’investissement imposé par la technologie. Selon le Gartner, les dépenses mondiales informatique et digitales  devraient progresser de plus de 3,2 % au niveau mondial en 2019.  Pour la société d’études, les dépenses en informatique liées à la transformation digitale s’accéléraient donc dans un contexte de ralentissement de la croissance économique mondiale. Le nouveau moteur à la mode en matière d’investissement informatique étant  celui de l’intelligence artificielle. Une technologie encore peu mature et qui nécessite de très importants investissements. Il n’est pas sur, en plus, que l’intelligence artificielle puisse être rapidement au centre d’une nouvelle révolution numérique et se diffuse rapidement au niveau des usages avec des coûts acceptables pour les utilisateurs et les entreprises.

Née en France avec notamment à sa tête Bertrand Diard mais désormais franco-américaine depuis son introduction en bourse au Nasdaq, Talend vient d’annoncer le rachat la start-up Stitch qui propose  un service d’intégration de données en libre service sur le cloud. 

Positionnée très tôt sur les services autour des données et de la qualité des données, Talend qui devrait enregistrer cette année un peu plus de 200 M$ de revenus mais encore des pertes conséquentes, autour de 40 M$, mise sur le cloud pour véritablement décoller sur ce marché. C’est dans ce cadre que Talend vient d’annoncer  l’acquisition de Stich, une start-up  présente sur le marché de de l’intégration de données en libre-service dans le cloud.

Stitch offre un service simple d’utilisation, pour transférer des données provenant de différentes sources vers les principales plateformes de data warehouse (entrepôt de données) dans le cloud. Avec cette offre Talend espère pouvoir accompagner la migration des datawharehouse  de ses clients et du marché vers le cloud. Tout en proposant au passage ses services traditionnels dans les domaines de l’intégration, de la transformation et du  nettoyage des données.

Pour Talend l’enjeu est important. Il s’agit notamment de pouvoir répondre aux évolutions actuelles de la demande. De plus en plus d’entreprises souhaitent pouvoir donner un accès plus facile de leurs données à certaines catégories d’employés sans avoir à utiliser les services traditionnels de leur service informatique ou de leurs partenaires.  Pour le Gartner, cité dans le communiqué lié à cette annonce, « d’ici 2020, le nombre d’experts en données et en analyse dans les unités opérationnelles augmentera trois fois plus vite que celui d’experts dans les services informatiques, ce qui obligera les entreprises à repenser leurs modèles organisationnels et les compétences associées ». En plus d’enrichir le portefeuille de produits de Talend, cette acquisition devrait contribuer à renforcer les services offerts par l’entreprise franco-américaine dans la donnée sur le cloud dont AWS, Azure, Google et Snowflake.