DigitalCMO

Alors que le sport amateur compte d’année en année de plus en plus de licenciés, la captation vidéo des nombreuses rencontres, matchs et compétitions est totalement éclatée. C’est pourquoi Franck Si-Hassen et ses associés ont lancé la startup La Passe Vidéo.

Digitalcmo – De quel constat de départ est parti le projet La Passe Vidéo ?
Franck Si-Hassen –
Autour des terrains de sport amateur, de plus en plus de personnes filment les actions avec leur smartphone. Mais pour retrouver ce qui a été filmé, c’est la croix et la bannière : les vidéos d’un même match ou d’un même club sont dispersées du fait de l’existence de nombreux supports de diffusion (messageries, Facebook, YouTube, Snapchat, Instagram…). Une autre problématique est que souvent ces vidéos sont longues et ennuyeuses. Et évidemment, l’action intéressante est perdue au milieu de la vidéo. Enfin, les sites web des associations ont du mal à avoir autre chose comme contenu frais que le calendrier des matchs, les résultats…

DCMO – Quelle a donc été votre idée ?
FSH –
Nous sommes partis de l’idée de voir les meilleurs moments et uniquement les meilleurs moments d’un match amateur. Nous avons donc développé une application mobile intégrant une fonctionnalité unique permettant de capter ces meilleurs moments. A partir de la caméra de son smartphone, lorsque l’on veut garder une action, on effectue un « signalement » sur l’écran. La caméra va « remonter le temps » pour garder entre 10 et 15 secondes de vidéo avant le moment identifié puis capter les 3 secondes suivantes. En réalité, notre application filme en permanence et efface au fur et à mesure les images sauf bien sûr en cas de d’action signalée. En fin de match, si on a pris plusieurs extraits, l’application monte automatiquement les extraits pour en faire un résumé de la rencontre. La promesse de l’application est donc double : elle garantit de conserver chacun des meilleurs moments unitairement et elle permet de réaliser des vidéos « résumé » courtes et dynamiques.

DCMO – Vous souhaitez donner à votre application une dimension sociale, communautaire : comment cela se traduit-il ?
FSH –
L’objectif à travers l’application est aussi de créer des micro-communautés autour d’un match, d’une équipe, d’un club. Nous cherchons à rapprocher les supporters et membres actifs d’un club au-delà de leur présence au stade, grâce au digital : autrement dit, d’augmenter la proximité avec le club à des personnes qui pourraient parfois en être éloignées géographiquement. Au sein de l’application, cela prend la forme de commentaires sur les vidéos, de votes pour les meilleures actions, de partages individuels des vidéos. Pour les clubs, nous leur permettrons d’insérer une ligne de code sur leur site et sur leur page Facebook (en onglet vidéo) qui permettra de présenter automatiquement toutes les vidéos qui concernent directement les moments forts de leurs équipes. C’est donc aussi un outil de communication pour pousser à aller au stade.

DCMO – Quel est votre modèle économique ?
FSH –
Le service est 100% gratuit pour tous les utilisateurs : les supporters, les clubs, etc.
Nous ne sommes pas là pour prendre de l’argent aux clubs. Notre objectif est de construire une communauté et la monétiser auprès des annonceurs : un modèle publicitaire plutôt classique. Si les vidéos commencent à être vues au niveau des clubs, nous réfléchissons aussi à proposer à ces derniers d’intégrer leurs propres sponsors en début de vidéo.

DCMO – Avez-vous déjà mis en place des partenariats ?
FSH –
L’idée est aussi de s’appuyer sur des fédérations nationales et les ligues sportives. Nous avons d’ailleurs des premiers contacts intéressants avec la Fédération Française de Rugby, très réactive. Leur objectif actuel est bien d’aider les clubs amateurs – qui n’en ont pas forcément les moyens – à se développer et cela passe notamment par de nouvelles solutions digitales. La Passe Vidéo peut les aider en cela en développant la visibilité du rugby amateur à augmenter le plaisir des joueurs et de leurs supporters et donc in fine à recruter de nouveaux licenciés.

DCMO – Vous avez 6 mois d’existence. Quels sont vos objectifs pour 2018 ?
FSH –
Sur la première partie de l’année, nous allons lancer des tests en miniature de notre application sous Android sur des rencontres ciblées. À travers ces tests, notre objectif est d’intégrer toutes les remarques avant de lancer le développement de la version iOS. Nous prévoyons de lancer la version publique (iOS et Android) pour la rentrée sportive de la prochaine saison.

DCMO – Pour finir, pouvez-vous présenter l’équipe de La Passe Vidéo ?
FSH –
Nous avons commencé, avec Pierre Husson, en mars de l’année dernière. Pierre a 25 ans, il est passionné de sport et il est fraichement diplômé de Kedge Bordeaux. Je suis moi-même diplômé de la même école mais j’ai 25 ans d’expérience en plus dans les médias, les études et la publicité. François Alary (25 ans) et André Leprévost (50 ans) nous ont rejoint en juin et gèrent le développement informatique. Notre objectif était de créer 2 binômes mixant profil junior et senior pour permettre de développer des idées et concepts sous plusieurs visions différentes. Et, comme en rugby, épauler la fougue de la jeunesse par l’expérience des anciens… ça avance bien !

Face à la concurrence des GAFAM mais avec une actualité extrêmement favorable (mesures du gouvernement contre l’usage du téléphone au volant), XBrain est l’une des startups les plus prometteuses sur le secteur des assistants vocaux pour automobile.

Le marché des assistants personnels intelligents est le terrain d’une bataille terrible entre les géants du numérique. Il faut dire que les prévisions sont extrêmement optimistes : Tractica estime ainsi que le marché passera de 3 à 16 milliards de dollars sur les 4 prochaines années. Si d’un côté Apple et Google sont très à l’avance sur le mobile, Amazon est leader sur les objets connectés et IBM a de sérieux atouts avec sa plateforme Watson. Parmi les nombreux champs d’application de ces assistants, celui de la voiture connectée est peut-être le plus stratégique (on passe en moyenne 50 minutes par jour dans sa voiture). Google avec Android Auto, Amazon avec Alexa, Apple avec Siri Eye Free ou Logitech avec Logi Zerotouch ont tous développé leur propre assistant vocal, certains en partenariat avec les plus gros constructeurs automobiles (Google avec Audi et Volvo par exemple, Amazon avec BMW…).

Au milieu de ces géants, la startup franco-américaine Xbrain a développé l’un des assistants intelligents pour véhicule connecté les plus performants. S’appuyant sur une plateforme basée sur le cloud, la technologie a été pensée pour un usage en main-libre en offrant une expérience conversationnelle extrêmement proche du langage naturel. Elle permet notamment d’accéder aux informations de la voiture à travers ses appareils personnels mais également de contrôler par commande vocale plus de 40 applications (appels, navigation, météo, musique, etc.). L’assistant fonctionne en mode connecté (accès à des applications en ligne) et déconnecté (services locaux).

Xbrain commercialise sa technologie, notamment sous forme de SDK compatible avec toutes les plateformes majeures (iOS, Android, Windows), auprès des constructeurs automobiles et compagnies d’assurance. Pour les clients de la startup, cette dernière offre une garantie de sécurité sur l’hébergement et la protection des données personnelles des automobilistes et permet de suivre les indicateurs clés d’utilisation du service via un dashboard.

Cette semaine, le gouvernement Phillippe a annoncé vouloir punir plus sévèrement l’usage du téléphone au volant. Une opportunité exceptionnelle en France pour tous les développeurs d’assistants vocaux et en particulier pour Xbrain.

La plateforme mobile Badakan, qui simplifie de recrutement d’extras qualifiés pour le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, lève 2 millions d’euros. Après avoir lancé avec succès son service sur Paris et Lyon, la startup souhaite ouvrir 10 nouvelles villes en France.

L’hôtellerie et la restauration (HR) se portent bien en France, malgré les attentats de 2015 et 2016. Une étude réalisée sur l’année 2017 par PagreGroup révèle ainsi que le secteur est l’un de ceux qui créera le plus d’emplois dans les 15 prochaines années. Mais le recrutement est justement un problème majeur pour l’ensemble de cet écosystème : pénurie de candidats, horaires de travail compliqués, aléas de la météo et de la conjoncture… beaucoup de contraintes alors que les hôtels, restaurants ont justement besoin de flexibilité et de rapidité dans leur recrutement.

Plus d’accompagnement pour prendre le contre-pied des plateformes freelance

La startup Badakan a donc conçu une application mobile & web pour mettre en relation entreprises de la HR et extras qualifiés : elle permet aux restaurants, bars et hôtels de recruter rapidement des professionnels à travers une « marketplace de l’emploi ». Dans un post Medium, les fondateurs de la société, Bruno Calvo et David Layani, précisent les 3 piliers de leur service : souplesse, flexibilité et qualité. Les professionnels, aussi appelés « Badakaners », peuvent choisir les missions les plus adaptées à leur profil et leur disponibilité. Les entreprises les sollicitent en direct jusqu’à 2h avant le début du service. En amont, Badakan s’est chargé de la sélection de sa base de professionnels, grâce à un processus de recrutement bien rôdé et assure également la prise en charge des démarches administratives. Pour les extras, la startup offre un cadre légal et social stable, une garantie de paiement et donc de meilleures conditions de travail. Dans leur post Medium, les fondateurs indiquent justement vouloir s’inscrire en faux avec les plateformes freelance actuelles, comme Codeur ou Malt : « En prenant le contre-pied des plateformes d’indépendants et auto-entrepreneurs, Badakan garantit ainsi la légalité des contrats et gère automatiquement l’ensemble des démarches administratives et la rémunération des extras. »
Avec une base 5 000 travailleurs qualifiés, 400 entreprises clientes sur Paris et 50 sur Lyon, 8 000 missions signées au total, Badakan est devenu un acteur central du recrutement en Hôtellerie-Restauration sur ces 2 villes. Fort de cette levée de fonds de 2millions d’euros, l’objectif est désormais de se lancer sur plusieurs nouvelles villes et d’atteindre au plus vite le cap des 10. L’enveloppe servira également à améliorer la solution de matching intégrée à l’application.

Alors que le bonheur au travail reste une utopie pour beaucoup de travailleurs, la startup Zestmeup a conçu une plateforme web et mobile permettant de booster l’engagement des salarisés. Elle vient de lever 800 000 euros auprès de plusieurs business angels.

Récemment, les entreprises ont réellement pris conscience de la nécessité de développer le bien-être au travail. Mais la tâche est encore loin avant que labeur rime définitivement avec bonheur, selon une étude de l’institut Think, réalisée au printemps dernier. En effet, le sondage révèle que 34% des actifs sont insatisfaits dans le cadre de leur emploi. 1 sur 2 déclare ressentir du stress et 1 sur 4 se sent en « burn out ». Plus inquiétant peut-être, on note une vraie facture entre les actifs très satisfaits et les très insatisfaits. Une inégalité à laquelle Zestmeup compte bien s’attaquer.

La société fondée en 2015 par Christophe Bergeron, Guillaume Nery et Pierre-Henri Freyssingeas a développé une application de mesure de l’humeur et d’engagement des collaborateurs. Disponible sur iOS et Android, elle intègre plusieurs fonctionnalités visant d’abord à libérer la parole en interne : quotidiennement, les employés peuvent partager leur humeur, envoyer des « feedbacks » sur la réussite de projets ou au contraire des difficultés rencontrées, participer à des sondages ou encore délivrer ses idées d’innovation et d’amélioration pour l’entreprise. Avec un socle fonctionnel social, la plateforme mobile a aussi des airs de Linkedin interne : création de profils personnalisés avec partage de compétences et objectifs personnels, création d’équipes pour simplifier les échanges, etc. Pour les équipes RH, une application web permet de gérer toutes les animations (administration de sondage, notifications) et de suivre toutes les statistiques de bien-être et les résultats des sondages.

Un effectif doublé pour lutter contre l’offensive de Better Work

Avec des références comme Orange, Decathlon, Banque Populaire ou Bouygues Construction, Zestmeup a connu un développement commercial soutenu sur ses 2 courtes années d’existance. Cela lui a permis de construire une équipe solide (12 salariés) mais aujourd’hui la startup a besoin de se renforcer face à l’offensive des américains Glint et Better Work. C’est pourquoi elle vient de boucler la première levée de fonds de son histoire : 800 000 € apportés par plusieurs business angels s’intéressant de très près aux problématiques RH (Jean-Stéphane Arcis, Talensoft ; Mickael Cabrol, EasyRecrue ; Mathieu Leclerc, Decathlon). Outre le doublement des effectifs, ce tour de table doit financer l’amélioration de la plateforme en y intégrant un chatbot et des outils machine learning.

Alors que les prochaines années devraient être extrêmement propices au développement du sport en France, la startup Fiters ambitionne de simplifier l’accès au coaching personnalisé, grâce à son application mobile.

La France surfe sur une réussite sportive exceptionnelle, puisqu’après avoir organisé l’Euro 2016, elle a obtenu celle de la Coupe du Monde de rugby 2023, des JO 2024 et de la Ryder Cup en 2018. Tous ces événements seront, et sont déjà pour certains, générateurs d’emplois. Mais ils portent également avec eux la dynamique d’un écosystème de startups qui révolutionnent la pratique du sport. Parmi elles, plusieurs se sont intéressées au fitness et en particulier au coaching personnalisé. Il faut dire que ce marché est particulièrement porteur : une étude Deloitte révèle que le marché du fitness a atteint 2,5 milliards d’euros de CA en France, en 2016, grâce à une croissance de 5%.

La pratique individuelle d’une activité physique, en salle comme en extérieur, est un vrai problème : manque de motivation, absence de programme de suivi et d’objectifs, mauvaise utilisation des accessoires, mais également sélection d’un lieu, etc. Le coaching personnalisé est une solution évidente à ces problèmes mais là encore l’accès à un coach n’est pas si simple. C’est pourquoi la startup Fiters a développé une application mobile, disponible sur iOS et Android, visant à la fois à simplifier l’accès au coaching sportif et aux lieux de pratique.

Un tarif unique et des partenariats stratégiques pour se distinguer de la concurrence

Dans le détail, l’application permet, dès le départ, à ses utilisateurs de définir ses objectifs sportifs. En fonction des programmes choisis, la plateforme lui propose de réserver une séance individuelle ou collective auprès du réseau d’entraineurs agréés et sélectionnés par la startup. Pensée pour une utilisation collaborative et sociale, elle intègre des fonctionnalités de notation des séances, de suivi des coachs et de partage des séances avec d’autres utilisateurs. Si plusieurs sociétés innovantes se sont engagées sur ce créneau (Traime, Fréquence Running ou All Fit Company) Fiters se distingue de la concurrence par les services bien pensés :
– d’abord, les coachs et les lieux sont disponibles de 6h jusqu’à 23h ;
– la startup a noué plusieurs partenariats avec des hôtels qui rendent leurs salles de sport disponibles ;
– elle a défini un tarif unique (40€) pour toutes les séances, quel que soit le lieu, le nombre de personnes présentes, le coach ;
– enfin, une forme de « wallet » offre un suivi des dépenses et aide le sportif à défiscaliser chaque séance à hauteur de 50%.

Basée à Station F, accompagnée par l’accélérateur Big Bang Accelerator, Fiters nourrit de grandes ambitions auprès du grand public. Mais la jeune société n’oublie pas non plus que le potentiel vient aussi des entreprises : elle a lancé un service basé sur son application dédié à l’entrainement sportif en entreprise.

Webhelp,  qui se définit comme le leader européen de l’expérience client et de l’externalisation des processus métiers (BPO), vient de lancer The Nest, un programme start-up. La société française  qui a son origine dans l’externalisation des centres d’appels vient de procéder à différentes acquisitions pour se renforcer sur le marché global de la relation client. Elle vient de racheter notamment la société Green Point positionnée sur la relation client bancaire sur mobile et avait acquis en juin dernier  Direct Medica  un des acteurs majeurs de la relation client dans le secteur de la santé. Elle souhaite aussi en complément attirer des jeunes entreprises.

The Nest : faire profiter les start-ups du savoir faire commercial  de Webhelp

Fortement engagée dans une politique d’acquisitions à l’international et sur certains segments technologiques, Webhelp souhaite aussi utiliser le levier des start-ups pour continuer à se transformer. La création de The Nest va lui permettre de proposer aux jeunes entreprises une approche pratique du développement commercial. The Nest proposera notamment des prestations de gestion de l’expérience client (un des métiers clés de Webhelp), du mentoring et des services plus classiques d’incubateurs comme des workshops réguliers avec la mise à disposition de bureaux  dans les locaux de Webhelp à Paris  ainsi que la mise en relation avec des investisseurs.  Au total une dizaine de start-ups devraient rejoindre ce programme. Trois sociétés font déjà partie de The Nest : Bnbsitter, spécialisée dans les services de gestion et de conciergerie, et partenaire d’Airbnb, Virtuo, qui propose la location de voitures premium via smartphone, Zenpark, qui est un opérateur de parkings mutualisés. Les critères de sélection sont basés sur la croissance de l’activité et les axes de développement stratégique. En outre, les startups doivent avoir levé au minimum 1 million d’euros auparavant. Ce qui limite fortement en France le potentiel des entreprises pouvant rejoindre ce programme.

 

Le spécialiste du mobile marketing automation, FollowAnalytics, vient de boucler un tour de table de 11 millions de dollars. Basée aux Etats-Unis, couvée par le fondateur de Salesforce, la startup a été créée par un français, Samir Addamine, et se développe maintenant  en Europe.

Alors qu’en 2016 le nombre d’utilisateurs de smartphone dans le monde dépassait les 2 milliards, l’année 2017 a été marquée par une forte progression des ventes de e-commerce sur mobile. Selon la société d’études Comscore, la part du mobile sur les ventes de e-commerce aux Etats-Unis est supérieure à 50 % sur les jouets par exemple, de 22 % sur les livres et de 13 % sur les ordinateurs et les produits électroniques.  En termes d’audience, le trafic des applications mobiles dépasse déjà celui des sites web et l’investissement publicitaire se fait de plus en plus  sur mobile. Plus que jamais, les entreprises doivent donc placer le mobile au centre de leur stratégie clients. Dans ce contexte, FollowAnalytics a choisi de se spécialiser sur l’engagement et la fidélisation in-app.

Faire des applications mobiles un canal de la relation client

La startup fondée par Samir Addamine a développé une plateforme SaaS permettant de gérer ses campagnes de notifications push et de messages in-app. Connecté aux principales solutions CRM et AMP du marché, exploitant des datas exogènes, la géolocalisation et d’autres données de profil utilisateur, FollowAnalytics optimise l’engagement des utilisateurs par ses notifications ciblées et contextualisées. Le logiciel assure également un suivi 360° et temps réel de sa base utilisateurs mobile et une analyse de ses campagnes e-marketing. Enfin, des algorithmes de machine learning offre la possibilité de créer des segments et prédire les résultats en fonction de résultats de campagnes passées. Cette approche fait donc de FollowAnalytics un intermédiaire clé entre les marques et l’audience des applications mobiles. Cela donne la possibilité aux éditeurs d’application d’accéder à de nouveaux revenus en plus des services payants et de la publicité. Pour se démarquer de la concurrence américaine (Braze notamment) et française (Batch), FollowAnalytics a choisi de se concentrer sur les grandes entreprises : elle compte ainsi parmi ses clients des grands groupes comme TF1, Xero, BNP Paribas, Allianz ou KFC. Couvée dès son lancement par Salesforce et son fondateur, Marc Benioff, accompagnée ensuite par Zetta Venture Partners, la startup s’est lancée aux Etats-Unis mais a connu son véritable développement commercial en France et en Europe. Avec cette nouvelle levée de fonds, menée par Orange Digital Ventures, elle souhaite ouvrir un bureau à Londres et s’attaquer au marché de l’Europe du Nord.

Quatre  ans après sa création et 1 an et demi après une première levée de 1 million d’euros, Captain Contrat boucle un tour de table de 4 millions d’euros. L’objectif : continuer à digitaliser le service juridique des entreprises

De la création des statuts jusqu’au développement commercial, en passant par la levée de fonds ou le dépôt d’un brevet, le juridique jalonne l’évolution d’une  entreprise mais reste un véritable casse-tête pour les entrepreneurs. Pour remédier à cela, Philippe et Maxime Wagner ont créé Captain Contrat, une plateforme web de services et contenus répondant aux problématiques juridiques et administratives des entreprises.

« Notre mission est de faire du juridique un atout créateur de valeur pour les TPE / PME, l’intégrer dans les phases de décisions stratégiques de l’entreprise pour en faire une force. », indique Maxime Wagner. Dès son lancement, la solution s’est appuyée sur deux fondamentaux forts : une expérience utilisateur simplifiée, ludique et rapide et l’expertise d’un réseau de plus de 100 avocats spécialisés. Pour la TPE/PME, la démarche est en effet extrêmement simple. Elle commence par sélectionner le type de prestation dont elle a besoin. Elle répond ensuite à un court questionnaire afin de préciser ces objectifs. Dans la foulée, un membre de Captain Contrat valide la demande par téléphone et la présente ensuite à un avocat. Ce dernier propose un devis et assure la prestation après validation par l’entreprise. Tout cela en moins de 3 jours. Sur les cas les plus simples, la startup a même développé une technologie d’analyse et de rédaction automatique de documents juridiques ou administratifs. Pour les avocats, elle a créé des outils SaaS marketing et communication permettant de développer leur visibilité. Un service qui devrait trouver un certain écho avec l’ouverture  à la concurrence de ces professions votée  notamment par le gouvernement précédent.

Un service payant pour les entreprises et les avocats

Pour faire de Captain Contrat le « département juridique en ligne » de chaque entreprises, la startup a lancé une offre d’abonnement mensuel intégrant un service juridique façon SAV avec réponse en moins de 3h, outil de rédaction de documents personnalisés et un bilan trimestriel sur la santé juridique de la société. Elle se rémunère par ailleurs en facturant l’accès aux outils pour les avocats et  les démarches administratives pour les entreprises. Depuis sa première levée de fonds, Captain Contrat a triplé son volume de clients (6 000 à l’heure actuelle) et surfe donc sur une excellente dynamique. Mais les ambitions de la jeune entreprise  ne s’arrêtent pas là : avec ce nouveau tour de table opéré auprès de CapHorn Invest, du fond F3A et de business angels, ils souhaitent développer faire évoluer encore leur plateforme, se lancer sur le marché européen et surtout s’attaquer aux grandes entreprises.

“Excel killer” : le surnom d’Anaplan est à la fois explicite et lourd à porter. Cela ne gène pas outre mesure la startup, qui vient de lever, début décembre 2017, 60 millions de dollars (la sixième depuis sa création, pour un total de 300 M$). Entretien avec Brice Faure, le nouveau Directeur Général d’Anaplan France, arrivé en septembre 2017 après avoir passé près de 8 ans chez SAP.

Anaplan

  • Anaplan a été créé en 2007 par un ancien de Cognos/Adaytum Software, Michael Gould, et va donc fêter ses 10 ans : peut-on encore parler d’une startup ?

Brice Faure : Les statuts ont été déposés en 2007, mais le véritable démarrage d’Anaplan date de 2011. En 6 ans, Anaplan est passé d’une poignée de collaborateurs à 700 salariés et compte 800 clients dans le monde, soit plus de 120 000 utilisateurs. Nous avons donc toutes les raisons d’être fiers de ce parcours qui s’apparente à celui d’une startup en forte croissance.

  • Vous portez toujours le surnom de “Excel killer” : n’est-ce pas trop lourd à porter ?

Brice Faure : Anaplan a lui-même utilisé ce raccourci de langage pour faciliter la présentation de sa solution. Ce n’est plus le cas. Nous disons plutôt qu’elle associe la simplicité d’un tableur aux fonctionnalités évoluées des outils de planification et d’aide à la décision dont ont besoins les services des ventes, des finances, du marketing, de la supply chain, etc.

  • De ce point de vue, Anaplan s’adresse donc à tous les services de l’entreprise ?

Brice Faure : La plateforme a été conçue comme un planning “transverse”, qui peut être partagé par tous les services de l’entreprise. Il contribue ainsi à faire en sorte que les “silos” communiquent entre eux, sinon à les faire disparaître à terme. Au final, l’argument principal d’Anaplan est qu’il fait gagner du temps aux entreprises en faisant travailler les différents services ensemble et en même temps.

  • Dans ce cas, qui sont vos interlocuteurs au sein des entreprises ?

Brice Faure : Nos interlocuteurs historiques sont les directions administratives et financières (les DAF). C’est toujours vrai en Europe du Sud, mais nous travaillons de plus en plus avec les directions commerciales aux Etats-Unis et dans les pays anglo-saxons. Par ailleurs, comme nous portons un discours “disruptif”, nous rencontrons de plus en plus fréquemment les Directions des Systèmes d’Information et les responsables de la transformation digitale.

  • Vous avez de nombreux concurrents, dont Salesforce, qui participe à ce dernier tour de table : comment l’expliquez-vous ?

Brice Faure : Par le fait que nous ne sommes pas un concurrent frontal de Salesforce. Nous sommes plutôt complémentaires, et nous sommes en mesure de former un tandem efficace.

  • Combien y a-t-il de salariés chez Anaplan France ?

Brice Faure : Nous sommes aujourd’hui 50, soit 10 personnes de plus que lorsque je suis arrivé en septembre. Nous sommes également présents dans plusieurs autres pays d’Europe, comme la Hollande ou le Royaume-Uni, ce qui représente un effectif global de 150 personnes. La grande nouveauté, c’est l’ouverture d’une filiale en Allemagne, où nous allons construire un datacenter à vocation européenne, ce qui était l’un des buts de cette sixième levée de fonds.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO

En lançant, à l’automne,  son mercato des start-ups appelé OM Innovation Cup, le club de football lançait une initiative digne d’un incubateur confirmé. Résultat : 11 start-ups lauréates qui vont bénéficier d’un programme de visibilité et de financement pour l’année à venir.

11 start-ups lauréates

En lançant l’OM Innovation Cup, le club de football cherchait à sélectionner 11 jeunes entreprises qui feront partie d’un programme de promotion. Sélectionnées par un jury d’experts ces 11 entreprises seront amenées à se développer dans les mêmes conditions que si elles avaient rejoint une structure d’investissement classique.  Côté financement, la start-up gagnante empoche un prix de  50 000 €. Deux autres jeunes entreprises se sont vues  récompensées en amorçage et en innovation d’un prix de 25 000 € chacune.  Désireux d’être un acteur social engagé au sein de la communauté, l’Olympique de Marseille a choisi de développer cette action autour de 4 piliers forts : l’éducation, l’entrepreneuriat et l’insertion professionnelle, la pratique sportive chez les jeunes et enfin l’art contemporain. Le club de football avait ainsi proposé 4 catégories pour déposer un dossier : l’Entertainment et le sport, le digital et la data, la Santé et la nutrition associée au bien-être et enfin le marketing. L’annonce des 11 sociétés retenues est prévue le 27 novembre. Les 11 lauréats retenus à l’issue de la période  de sélection sont : Bassets (des cartes de collection certifiée par une blockain), VoGo (une solution permettant d’enrichir l’expérience spectateur dans les enceintes sportives), Codesna  (un logiciel d’évaluation du stress), Eye Motion (un logiciel d’entrainement visio attentionel), Athlète Avenue (un portail web dédié à la reconversion des sportifs), Exsen (un avatar digital pour sportif), Ballin (détection digitale des futurs pros), Fiitli (le ticket restaurant de la salle de sport), SportBack (comparer ses stats avec les pros), Gwiido (Fan experience avant et après les matchs), Nonli ( présence sur les réseaux sociaux).