DigitalCMO

La startup Blade a développé un ordinateur basé dans le cloud, Shadow. A travers une simple connexion internet, elle permet à ses utilisateurs de bénéficier des mêmes capacités qu’un ordinateur haut de gamme. Elle boucle aujourd’hui l’une des plus importantes levées de fonds de l’année (51 millions d’euros).

Lancé en version publique en avril dernier à peine, Shadow est un service donnant accès, à travers le cloud, à un ordinateur dématérialisé. Équipé d’une carte graphique très performante (GeForce GTX 1070), de 12 Go de mémoire et de trois cœurs Xeon, et d’un stockage de 256 Go, cette ordinateur bénéficie d’une configuration très avancée qui le rend particulièrement intéressant pour le jeu vidéo. A travers n’importe quel device équipé d’une connexion internet (mobile, tablette, PC et même TV), le gamer dispose ainsi de la puissance software et hardware des meilleurs PC. Cela par un simple abonnement mensuel et en s’équipant d’un boitier.

Un marché beaucoup pour large que le gaming

Cette offre révolutionnaire, tant sur le plan technologique que commercial a déjà séduit 3 000 utilisateurs (certains s’avancent même à annoncer la fin du PC tel qu’on le connaît actuellement). Aujourd’hui, essentiellement des joueurs donc mais la startup ne compte pas s’arrêter à son cœur de cible : derrière la puissance graphique et mémorielle se cache aussi une vraie offre de mobilité et des services plus basiques qui devraient séduire de nombreux autres types d’utilisateurs, même professionnels.

Blade ambitionne ainsi d’atteindre les 100 000 clients dès l’an prochain. Pour cela, la startup va développer une stratégie d’expansion à l’international et mettre en place un processus itératif d’amélioration de sa solution. Mais il faudra composer avec la concurrence de LiquidSky qui a sorti un service similaire quelques mois avant. D’où certainement cette levée de fonds massive auprès de nombreux business angels, dont Pierre Kosciusko-Morizet, fondateur de PriceMinister et Michaël Benabou, cofondateur de vente-privee.com.

Alors que le marché des études est en plein transition digitale, Happydemics a décidé de jouer la carte de la monétisation en lançant des sondages s’intégrant directement dans le parcours utilisateurs sur mobile. Après seulement un an d’existence, la startup vient de lever 2 millions d’euros.

Dans un post sur son blog, l’équipe d’Happydemics annonce purement et simplement la fin du sondage par e-mail. Si le diagnostic peut paraître radical, il n’est pas si éloigné de la réalité que cela. Aujourd’hui, les boîtes e-mails traitent et classent automatiquement les sollicitations commerciales et publicitaires, ce qui rend les emailings d’enquête de satisfaction de moins en moins d’efficaces. D’autant qu’un plus de cela, l’internaute est lui-même devenu extrêmement sélectif. Tous ces paramètres font que les taux réponses aux questionnaires sont en baisse permanente et obligent donc les instituts et les annonceurs à revoir les méthodes de recueil sur tous les canaux : réseaux sociaux et applications mobiles. Happydemics a donc développé son concept de Native feedback, autrement dit de sondages s’intégrant naturellement dans le parcours utilisateur sur mobile.

Dans les faits, la platefome développée par la startup française fonctionne comme les très populaires Surveymonkey, Typeform ou encore la solution française Spoking Polls présente sur l’espace start-up du  iMedia Brand Summit.   La solution permet donc de créer des questionnaires assez simplement, en définissant des conditions, en intégrant même des formats divers (images, vidéos, musiques) et on les intègre aux supports souhaités (web, application, newsletter).

Monétiser les parcours mobiles et rentabiliser les internautes mobiles

Mais la  vraie particularité d’Happydemics est sa connexion avec un panel d’éditeurs d’applications mobiles partenaires. Ainsi, la startup annonce être capable de cibler 160 millions de personnes en temps réel, sur de nombreux critères de segmentation : géolocalisation, âge, CSP, intention d’achat, etc. Il est aussi possible de lancer le sondage à un moment-clé du parcours client. Cette intégration en natif des enquêtes permet à Happydemics de revendiquer un taux de réponses presque 10 fois supérieur aux standards habituels. Cela donne aussi un moyen aux éditeurs d’application mobiles de monétiser leur audience sur ce créneau en complément de la publicité. La société lève aujourdhui 2 millions d’euros auprès de Starquest Capital et d’investisseurs privés comme Frédéric Mazzella (BlaBlaCar) ou Alexandre Ichaï. Si ses ambitions sont grandes, elle va devoir composer avec la force de frappe des grands acteurs de l’analytique comme  Google, Salesforce  ou IBM Watson et de nombreuses sociétés de technologies qui se sont lancées sur le créneau de l’analytique mobile . Lancé il y a quelques mois Google Surveys 360  est une solution de sondage et de qualification qui bénéficie de la puissance analytique de google sur son moteur de recherche et permet de monétiser son contenu ou ses bases de manière différente à la publicité.

Début 2016, AB Tasty, spécialiste de la personnalisation d’expérience utilisateur par la data, levait 5 millions d’euros. Un peu plus d’un an plus tard, la startup française est devenu une référence européenne et boucle une nouvelle levée de fonds de 17 millions de dollars  auprès de Korelya Capital, Partech Ventures et des investisseurs historiques Xange Private Equity et Omnes Capital.

Lancé en 2010 par Alix de Sagazan et Rémi Aubert, AB Tasty est née pour pallier au manque d’outils permettant de tester et d’optimiser le parcours utilisateur sur web et mobile. En effet, pendant de longues années, l’enjeu a été l’acquisition du trafic, bien souvent au détriment de la conversion et de la fidélisation. « Nous avons décidé de créer un outil qui permettrait aux marketeurs de se concentrer sur leur taux de conversion, en leur offrant le pouvoir de tester et personnaliser les expériences de leurs utilisateurs. », précisent ainsi les fondateurs dans leur blog. Grâce à deux levées de fonds, en 2014 et 2016, l’équipe a pu se renforcer et développer une suite logicielle dédiée à la personnalisation, l’engagement et l’A/B Testing et structurée sur une couche d’analyse de données.

En amont, le module Data Insights permet notamment d’enregistrer en vidéo les sessions de navigation des visiteurs d’un site web et d’analyser son comportement. Il donne également accès à une cartographie des points chauds sur le site, des dashboards d’analyse du flux de navigation et de segmentation des utilisateurs. Ce module apporte une vision data et décisionnelle sur les fonctionnalités de push marketing et d’A/B Testing. En termes de push marketing justement, il est possible de lancer des fenêtres pop-up de promotion produit ou de relance en cas d’inactivité du visiteur mais aussi d’intégrer des bannières d’inscription newsletter ou de présentation de compte à rebours sur promotion. L’autre gros module d’AB Tasty est évidemment celui consacré aux tests UI/UX. Un éditeur visuel fonctionnant au clic-bouton modifie les pages et permet de construire différents scénarios de navigation, de tester différents designs, etc. Les scénarios peuvent être ciblés en fonction des comportements des utilisateurs (jusqu’à 100 critères de ciblage) et sont ensuite analysés sur un outil de data visualisation. Aujourd’hui, AB Tasty est même interfaçable avec le DMP du client et a intégré du machine learning à son analyse de datas.

« L’avenir du marketing est dans le tout automatisé et les tests »

Convaincu que « l’avenir du marketing sera sans aucun doute alimenté par des processus automatisés qui permettront aux marques et aux marketeurs de délivrer des expériences pertinentes et engageantes à leurs clients, et cela à une grande échelle », Reza Malekzadeh, General Partner chez Partech Ventures, fait partie des investisseurs qui ont décidé d’accompagner la start-up dans son expansion mondiale sur le marché de l’analytique.  Avec 8 milliards d’utilisateurs testés, 450 clients et 120 collaborateurs, AB Tasy est déjà un leader  européen de la data. La levée de fonds de 17 millions de dollars est destinée à percer aux Etats-Unis et sans doute à affronter plus directement les grands éditeurs américains comme Adobe ou Oracle  sur l’analyse des données comportementales.

Dans un contexte où l’intelligence artificielle devient un investissement stratégique pour les entreprises, Julie Desk a développé un assistant virtuel se chargeant d’organiser automatiquement les rdv. La startup française lève aujourd’hui 2,5 millions d’euros auprès de Entrepreneur Venture, SaaS Lab et Side Capital.

En 2013, Julien Hobeika, Nicolas Marlier et Guillaume Michels décident de s’attaquer à l’optimisation des tâches à peu de valeur ajoutée et ciblent la gestion de calendrier. Julie Desk (à l’époque sous le nom de Wepopp) a donc commencé par être une application mobile de prise de rdv. Mais la jeune équipe va rapidement modifier son modèle : « chercher à faire gagner du temps sur la prise de RDV tout en en faisant perdre en forçant à adopter une nouvelle application était contradictoire », affirme ainsi le CEO, Julien Hobeika. Les nouvelles perspectives offertes par l’intelligence artificielle, notamment dans sa compréhension du langage naturel, vont pousser les 3 cofondateurs à simplifier leur service : Julie Desk est donc devenu un assistant virtuel basé sur l’IA, avec lequel on discute par simple envoi d’email.

Un mix entre intelligence artificielle et supervision humaine

Dans les faits, Julie nécessite d’abord d’avoir accès au calendrier de la personne qu’elle va assister : compatible avec Google Calendar, Office 365, Icloud et Exchange, elle va prendre connaissance des habitudes de l’employé (horaires de travail, lieu de déjeuner, déplacements réguliers, etc.) et s’informera sur les adresses sur les adresses importantes, numéros de téléphones, etc. Il suffit par la suite de l’intégrer dans les échanges d’emails pour qu’elle se charge d’organiser la prise de rendez-vous en fonction du calendrier et des habitudes. Pour aller plus loin, Julie peut même prendre en charge la réservation de billets de train (prochainement), de restaurants, etc. L’intérêt de la solution développée par la startup française est dans le fait qu’elle fonctionne en langage naturel, en anglais comme en français. Et plus l’utilisateur communiquera avec elle, plus elle sera performante.
L’IA n’ayant pas atteint la perfection, une équipe, humaine cette fois-ci, supervise en temps réel l’ensemble des messages échangés : un mix intelligence artificielle – opérateurs humains qui est aujourd’hui utilisé par la plupart des prestataires de ce genre de services et qui offre la meilleure garantie. Mais il ne fait aucun doute qu’à terme, l’intervention de l’homme sur Julie Desk se fera de plus en plus rare.

Avec déjà plus de 100 entreprises clientes, la startup vise maintenant le marché anglo-saxon. L’apport des investisseurs va donc servir à accélérer sa commercialisation mais aura aussi pour objectif d’appuyer les développements en IA. « Avec cette nouvelle levée de fonds, nous allons pouvoir accélérer notre développement et augmenter les performances de Julie :
– Des algorithmes plus puissants, pour doubler ses performances et augmenter son autonomie.
– De nouvelles fonctionnalités, pour répondre aux besoins des grands groupes, avec l’intégration de Skype for Business ou la réservation des billets de train par exemple. », conclut Julien Hobeika.

Avec plus de 600 000 étudiants et jeunes diplômés inscrits, JobTeaser est LA plateforme de recrutement de jeunes talents en France. Déjà présente dans une dizaine de pays européens, la startup veut devenir une référence mondiale : pour cela, elle vient de lever 15 millions d’euros auprès d’Alven Capital, Idinvest Partners et Korelya Capital.

Le chômage et la création d’emploi auraient du être des sujets centraux de la campagne présidentielle. Ce ne fut pas le cas mais les débats à venir sur  les modifications du code travail témoignent de la volonté de gagner en flexibilité sur le marché du travail.  C’est souvent dans ces contextes de ruptures réglementaires  qu’émergent les entreprises innovantes : ce n’est donc certainement pas un hasard si la semaine dernière, 3 startups (EasyRecrue, Talent.io et JobTeaser) ont levé 29 millions d’euros. Au coeur du problème chômage, l’insertion des jeunes : en France, 1 personne de moins de 25 ans sur 4 est sans emploi (hors étudiants) ; et ce taux s’établit  à 19,4% sur l’ensemble de la zone Euro. En créant JobTeaser en 2008, Adrien Ledoux et Nicolas Lombard décident d’aider ces jeunes dans leur recherche de travail en leur présentant des entreprises, des métiers et en les coachant (notamment à travers des vidéos). 4 années plus tard, le site devient aussi une plateforme de recherche de stage et de 1er emploi.

Mais c’est en 2013 que la startup connait un véritable coup de boost suite à un choix stratégique fort : en lançant le Career Center, JobTeaser propose aux universités et aux écoles un portail d’accès à l’emploi en marque blanche intégré à leur intranet. D’abord utilisée par 10 écoles, la solution va faire exploser l’activité de la startup jusqu’à atteindre 200 déclinaisons en marque blanche, 1000 entreprises clientes et 600 000 utilisateurs. Pour les écoles, c’est une relation entreprise/étudiant simplifiée, centralisée et mesurable. Les entreprises peuvent, elles, poster leurs actualités, leurs offres d’emplois et communiquer directement avec les étudiants. Ces derniers bénéficient donc d’une bourse à l’emploi et aux stages mais aussi du contenu de formation créé par JobTeaser ou par l’école elle-même.

Vers une base européenne de l’accès au 1er emploi

En 2016, la startup aurait généré 4 millions de CA et vise le double sur l’année en cours. Mais au-delà de la vente de ces services, elle est en parallèle en train de construire une base de données stratégique sur les étudiants, les écoles et les entreprises. Un enjeu stratégique qui a certainement séduit les investisseurs, surtout dans une perspective d’internationalisation : « Dans un contexte où les entreprises recrutent de plus en plus au niveau mondial et où la mobilité des talents est de plus en plus forte, il nous semble évident que JobTeaser a un potentiel de développement à l’international immense », estime Adrien Ledoux. Le fondateur a certainement aussi en tête le taux de chômage de jeunes dans certains pays (40% en Espagne, 34% en Italie, etc.)

Aptiko est une plateforme web de gestion live d’écrans interactifs pour les commerçants. Développée par Imag-in, elle a été lancé officiellement lors du CES Las Vegas 2017. Aujourd’hui, elle permet à la startup de lever 500 000 euros, auprès notamment de Normandie Participations.

L’incroyable dynamique du e-commerce (+50% entre 2012 et 2015) ne suffit pas à déstabiliser totalement le commerce physique qui représente toujours 90% des actes d’achats (selon les chiffres relevés par Aptiko). Mais si cette hégémonie subsiste, elle n’empêche pas les marchands « traditionnels » de réfléchir activement à leur transformation digitale. C’est ainsi que les startups françaises de la digitalisation des points de vente ont été nombreuses à lever des fonds ces derniers mois. Parmi elles, Imag-in, qui s’attaque à la publicité sur lieu de vente, un marché estimé à 1,3 milliard d’euros. La start-up propose une platefome web de gestion en direct d’écrans interactifs, Aptiko, sorte de wordpress pour les magasins.

« Le wordpress des points de vente »

Ces supports tactiles sont de plus en plus présents dans les magasins, grandes surfaces ou centres commerciaux. Leur gros point faible est toutefois qu’ils sont encore trop peu dynamiques : bien souvent, les éléments affichés sont figés à l’installation et n’évoluent que trop rarement. Cela limite évidemment leur utilité. En permettant d’avoir la main directement sur les contenus affichés, Aptiko transforme la relation de la marque au client en affichant des contenus plus adaptés, évolutifs et en lien avec les supports web. Surtout, la plateforme ouvre la voie à davantage d’usages que la simple publicité pour ces écrans : commande de produits absents en magasin, achat sur le support, gestion des files d’attente, etc. C’est aussi un excellent moyen de pousser l’acheteur à se qualifier.

Aujourd’hui, la startup ambitionne même d’ouvrir sa technologie à d’autres clients que les commerçants et veut devenir un acteur important des smart cities. Cela passera par de gros efforts de R&D et une accélération de la commercialisation de la solution.

Sparklane est une solution de prospection commerciale en mode SaaS. Après avoir levé 4 millions d’euros, le mois dernier, auprès de son investisseur historique XAnge et de Entrepreneur Venture, elle s’attaque au marchés anglais et allemand.

Créé en 2009, la société Sparklane a développé une solution de marketing prédictif, Predict. Basée sur des algorithmes Bigdata et de l’intelligence artificielle, cette solution permet d’optimiser la génération de leads, comme le décrit Frédéric Pichard, président de la startup : « Nous collectons et analysons des millions de données liées à l’actualité des entreprises pour identifier les signaux faibles qui indiquent la forte probabilité d’un projet d’achat ». Predict fait ainsi gagner du temps à l’équipe commerciale en attribuant un score (le « Predictive Lead Scoring ») à chaque lead et entreprise de sa base, en faisant découvrir de nouveaux profils potentiels (classement des leads par niveau de score, sélection géographique, etc.). Depuis un dashboard de management, l’utilisateur peut analyser sa prospection en fonction de nombreux paramètres, du contexte externe et géographique et de son historique avec le client potentiel. En complément, un système de notifications envoie des alertes en temps réel lorsqu’une opportunité se présente.

A côté de son service central, Sparklane propose un accompagnement complet sur le traitement et l’analyse de la base de données commerciales, la mise en place de solutions marketing CRM et marketing, l’intégration avec des webservices externes. Avec sa solution propriétaire et ses différents services, la startup compte près de 400 clients, dont des références comme Toshiba, Lenovo ou Boygues.

Une levée de fonds en avril pour s’attaquer à l’Allemagne

Avec le soutien financier de XAnge et Entrepreneur Venture, Sparklane va investir massivement dans l’intelligence artificielle afin d’optimiser encore davantage ses outils de prospection et de qualification. Lors de l’annonce de la levée de fonds, Frédéric Pichard précisait ainsi : « Notre objectif est d’aider les marketeurs et les commerciaux à identifier plus rapidement leurs futurs clients grâce à l’intelligence artificielle“. En parallèle, l’équipe souhaite appuyer son effort commercial en France et en Angleterre, avant d’ouvrir le marché allemand.

Avec son boîtier connecté au port de diagnostic des voitures, la plateforme ouverte Xee permet aux conducteurs de bénéficier de nombreux services basés sur l’analyse de data. La startup Eliocity qui développe cette solution vient de lever 12 millions d’euros auprès de Bridgestone et Total.

A la vue des investissements récents, la mobilité semble être le principal enjeu de l’écosystème startups. Avec comme figure de proue Blablacar, la France a vu éclore de nombreuses sociétés proposant des services d’auto-partage, de gestion des frets, de gestion des parcs automobiles, etc. Un certain nombre de ces acteurs ( Drivy, Ector, Smoove) est passé par l’accélérateur lillois du groupe Mobivia. Aujourd’hui, c’est une nouvelle startup soutenue par le groupe fait parler d’elle, Eliocity.

Eliocity a créé un boitier XeeConnect qui se connecte à la prise de diagnostic des voitures. Ce boitier recueille en direct toute une série de données retransmises par réseau mobile à l’application mobile Xee : localisation, vitesse, informations techniques (feux allumés, niveau essence, etc.). L’application Xee centralise, retraite et analyse l’ensemble de ces informations pour proposer de nombreux services de suivi de votre véhicule mais aussi d’alerte : historique des trajets, suivi des dépenses en carburant et projection, localisation du véhicule en temps réel, alerte SMS en cas d’accident, en cas de niveau d’essence bas, de feux allumés, définition d’un périmètre d’utilisation et d’une plage horaire, etc. Mais surtout, le boitier est compatible avec des applications tierces et Eliocity a même créé un stores dédié aux applications pour véhicules connectés au boitier Xee (presque 20 applications déjà , dont celles de Norauto ou Midas).
A travers sa technologie et son store, Xee se positionne comme un canal de récupération et de traitement de données stratégique pour les acteurs qui souhaitent développer de nouveaux services pour les véhicules connectés. Un positionnement qui a séduit Bridgestone et Total, d’autant que le boitier est compatible avec de très nombreux véhicules.

Les 12 millions d’euros injectés par les investisseurs vont permettent à la startup d’accélérer sa commercialisation en Europe. Il devrait également investir massivement dans de la R&D afin d’améliorer de traitement et la structuration des données recueillies.

Dans un marché des logiciels de gestion d’achats qui, comme les autres, bascule progressivement vers le 100% SaaS, la startup française Ivalua lève 70 millions de dollars auprès de KKR. Son ambition est de devenir un des leaders mondials du secteur.

Les solutions logicielles de gestion des achats permettent aujourd’hui d’améliorer la rentabilité des entreprises en optimisant les processus de approvisionnement et en réduisant les dépenses inutiles : elles représentent un marché de près de 24,5 milliards d’euros. Et comme pour le CRM, les ventes, la comptabilité ou le RH, ce secteur est en pleine transition vers le SaaS, software as a service. Mais si Salesforce sert de figure proue pour les logiciels de ventes, ou SuccessFactors pour le RH, les achats n’ont pas encore trouvé leur référence mondiale. C’est donc tout simplement l’objectif que s’est fixée la startup française Ivalua. « Notre offre unique avec une grande flexibilité et une réelle intégration verticale a permis à Ivalua d’avoir le meilleur taux de rétention de clients du marché. », déclare David Khuat-Duy, PDG Fondateur d’Ivalua.

Une suite logicielle de gestion des achats

Dans les faits, Ivalua Platform est une suite logicielle basée sur le cloud proposant différents modules d’e-achats :
– SRM, une solution de gestion de la relation fournisseurs qui prend la forme de base de données intégrée et accessible aux fournisseurs depuis un portail web ;
– un module de sourcing stratégique permettant de gérer les projets et la communication avec les fournisseurs, de diffuser des appels d’offres, notamment avec une interface dédiée aux interlocuteurs externes ;
– une contratèque regroupant l’ensemble des contrats et catalogues fournisseurs, accessible en mode collaboratif ;
– une interface « procurement » de gestion et centralisation des demandes d’achats ;
– un outil de collaboration avec les équipes comptables pour le suivi des factures ;
– un dashboard de suivi statistique de l’ensemble de ces modules.

En levant 70 millions de dollars, Ivalua boucle l’une des affaires les plus importantes de ce début d’année. La société fait surtout rentrer un investisseur stratégique, KKR : « KKR est le bon partenaire pour nous accompagner dans les prochaines étapes de notre développement avec à la fois un réseau international de premier plan, une grande expertise dans notre domaine de compétence et une réelle expérience dans l’accompagnement d’entreprise en forte croissance et de dirigeants avec de grandes ambitions. », conclut le fondateur d’Ivalua.

En permettant aux annonceurs d’organiser automatiquement leurs campagnes de communication en vitrines de magasins, Message in a Window s’implante sur un marché aux méthodes encore trop peu digitalisé. La startup basée en Pays Basque lève aujourd’hui 800 000€ pour équiper de plus en plus de boutiques. 

*On vous propose de donner votre avis sptarget sur ce projet en fin d’article 

Le potentiel de visibilité et d’attractivité qu’apportent les vitrines de magasins est identifié depuis de longues années déjà par les annonceurs. Mais pour la mise en œuvre de vraies campagnes publicitaires efficaces, ces derniers font face à de nombreux écueils, comme l’explique Vincent Clavé-Navarre, CEO de Message in a Window : « Depuis toujours nombre de marques, petites et grandes ont rêvé de réaliser des campagnes dans les vitrines de magasins [..]. Mais ce rêve butait sur l’immense complexité des démarches à entreprendre, parmi lesquelles l’identification des bons commerces, les discussions de gré à gré avec chacun des commerçants, les spécificités techniques des vitrines et la gestion des opérations d’installation sur tout le territoire. »

Une campagne publicitaire en vitrines en moins de 5 minutes

La startup basée en Pays Basque a donc lancé la première plateforme de réservation de vitrines pour les annonceurs. En quelques clics, Message in a Window permet de sélectionner un réseau de points de communication (parmi près de 20 000 commerçants) et de mettre en place sa campagne sous le format de son choix (sticker, vitrophanie, etc.). L’équipe de la startup se charge ensuite de la mise en place de l’habillage des vitrines. Un processus extrêmement simple donc pour l’annonceur : « nous avons compté qu’il fallait près de 600 heures de travail à une marque pour mettre en place une campagne dans 50 vitrines seulement. Nous leur proposons de n’y passer plus que 5 minutes via notre plateforme et sans bouger, et de bénéficier de tous les indicateurs d’impact. » Car l’autre intérêt est bien là : désormais, les campagnes en vitrines pourront être mesurées et feront remonter des indicateurs aux clients.

Le commerçant a aussi à y gagner en mettant sa vitrine à disposition. D’abord, c’est une animation gratuite pour ses devantures, un moyen de se faire connaitre des marques à travers la plateforme mais aussi et surtout un accès à des revenus supplémentaires (jusqu’à plusieurs milliers d’euros selon Message in a Window).

Aujourd’hui, Message in the Window ( qu’en pensez vous ?sptarget) reçoit le soutien financier (800 000€) de SIDE Capital, un fonds d’investissement et d’accompagnement de jeunes start-ups tech et digitales, de BPI France et de la région Nouvelle Aquitaine. La jeune société entend étendre son réseau de magasins partenaires sur toute la France et accélérer son développement commercial auprès des annonceurs.