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Avec sa solution permettant de centraliser et manager l’ensemble de l’information produit, la startup nantaise Akeneo s’impose depuis 4 ans comme un concurrent sérieux des géants éditeurs de solutions de gestion. Aujourd’hui, elle lève 11 millions d’euros auprès de Partech Ventures et d’Alven Capital pour continuer à gagner des parts de marché.

La multiplication des canaux d’information est un vrai casse-tête pour les commerçants. Et la place qu’ont pris les réseaux sociaux, aussi exponentielle qu’incontrôlable, a donné autant de pouvoirs aux consommateurs qu’au commerçant sur la réputation d’un produit. « Le consommateur est parfois mieux informé sur le produit que le vendeur, car beaucoup d’informations fourmillent en ligne, dans les forums, blogs ou tests de presse. », raconte ainsi Frédéric de Gombert, le président- fondateur d’Akeneo. A côté de cela, beaucoup d’entreprises, même parmi les plus importantes, ont gardé une méthode archaïque pour gérer leur catalogue produits (94% des sociétés utiliseraient encore Excel, selon la startup).

Une centralisation de l’information pour un time-to-market optimisé

A travers sa solution PIM (Product Information Management), Akeneo centralise l’ensemble de l’information d’un catalogue produits sur une plateforme unique et permet en conséquence de la gérer de façon optimale. La solution regroupe pour un même produit ses informations marketing (descriptifs, labels, arguments publicitaires), les fichiers d’illustration et autres fichiers techniques (mode d’emploi, etc.), les données techniques et de conception mais aussi l’ensemble des datas et verbatims venant des consommateurs (commentaires, appréciations). A la première utilisation, Akeneo permet d’importer son catalogue par l’importation de fichiers excel ou de la connecter à une base de données. L’interface offre des modules de tris et de recherche très avancés et des outils d’édition et de traduction. La solution existe en version gratuite et dans une version entreprise plus complète, avec notamment des accès multi-utilisateurs, un support d’accompagnement et un assistant automatique de gestion de projets pour accompagner l’enrichissement du catalogue produit via le logiciel.

A travers sa solution, Akeneo fait gagner énormément de temps aux commerçants, en réduisant le time-to-market et offre une expérience produit identique quel que soit le support de diffusion. « Pour éditer ses catalogues en plusieurs langues, une grande maison de luxe française figurant parmi nos premiers clients employait 4 personnes à temps plein pendant six mois. Il lui faut à présent 2 personnes sur deux», conclut le fondateur de la startup.

Aujourd’hui, Akeneo compte une centaine de clients et a ouvert des bureaux à Düsseldorf et Boston. Avec cette nouvelle levée de fonds, elle va doubler ses effectifs et s’attaquer au marché anglais en ouvrant une succursale à Londres.

Plateforme de marketing mobile-to-store, Databerries a connu une croissance exceptionnelle en moins de 2 ans d’existence. Alors qu’elle réalise déjà des millions d’euros de CA, la startup lève 15 millions d’euros auprès notamment d’Index Ventures pour s’attaquer au marché américain.

Pour l’ensemble des distributeurs, créer du trafic en magasin reste un enjeu essentiel et parfaitement complémentaire à leur développement sur le e-commerce. Pourtant, les méthodes pour augmenter ce trafic sont encore trop souvent archaïques, comme l’avance Benoit Grouchko, CEO de Databerries : « Les distributeurs dépensent plus de 100 milliards d’euros par an dans les médias offline (imprimés publicitaires, radio, affichage, etc.) sans pouvoir mesurer précisément leur efficacité. » C’est face à ce constat que l’ex-Criteo accompagné de François Wyss (COO, ex-Google) et Guillaume Charhon (CTO & serial entrepreneur) va lancer en 2015 une solution SaaS permettant de mettre en place des campagnes de drive to store extrêmement ciblées. Cette solution s’appuie sur des données online et offline pour proposer un « Real Life Targeting », littéralement un ciblage sur la vie réelle.

Le Real Life Targeting sur plus de 10M mobinautes

Dans les faits, Databerries équipe les éditeurs d’applications mobiles de SDK de mesure des comportements et de push publicitaire. Très facile à intégrer, sans conséquence sur l’application en terme UI/UX, le SDK est aujourd’hui installé par plus de 30 publishers pour une audience totale dépassant les 10 millions d’utilisateurs actifs journalisers. Pour eux, le bénéfice est évidemment d’augmenter leurs revenus publicitaires tout en ayant la garantie d’avoir des annonceurs de qualité. Du côté des annonceurs justement, Databerries offre donc une portée d’audience très intéressante avec des datas que seul le mobile peut offrir : 1170 milliards de points de géolocalisation, avec une précision à 15m près, comportement online, etc. Elles sont complétées de datas offline que la startup récolte en point de vente : provenance des clients, fidélité, réceptivité aux campagnes, etc. De quoi obtenir des ROI sans équivalent.

Après avoir séduits de nombreux clients en France et en Europe (Intersport, boulanger, Celio, Fnac, Mobalpa, Mcdonald, etc.), la startup veut s’attaquer au marché américain. « Les États-Unis sont le premier marché publicitaire dans le monde et nous proposons une technologie nettement plus performante que les solutions existantes », précise François Wyss. Elle a donc procédé à une série A de 15 millions d’euros, à laquelle ont participé Index Ventures mais des business angles comme Pascal Gauthier (ex-COO de Criteo) ou Greg Coleman (président de Buzzfeed) et les investisseurs historiques ISAI et Mosaic Ventures.

Chronotruck est une plateforme web de mise en relation entre les transporteurs et les expéditeurs. La startup lève aujourd’hui 3,5 millions d’euros auprès de Seventure Partners et de BPI France avec pour ambition d’optimiser le fret routier et s’implanter massivement en Europe avant l’arrivée d’Uber sur le marché.

Actuellement, en France, près de 25% des camions roulent totalement à vide et les 75% restant sont remplis à 70% seulement. A l’heure où il y a une vraie prise de conscience en matière d’écologie, ces chiffres font mal, surtout quand on sait que le fret routier représente quasiment 8% des émissions de CO2. Avec un léger retard en comparaison à l’engouement que suscite le transport urbain, plusieurs acteurs se sont donc lancés dans l’optimisation du transport routier longue distance : Uber a lancé Uber Freight en fin d’année dernière, la startup française Convargo et donc Chronotruck.

L’anti-Uber mais pas sans ambition

Chronotruck est une place de marché connectant les expéditeurs avec des transporteurs. Concrètement, une entreprise souhaitant livrer sa marchandise renseigne sa demande sur le site. Chronotruck localise les camions disponibles les plus proches et leur envoie les informations sur la demande de l’entreprise. Dès qu’un transporteur accepte la mission, il se charge de la livraison. L’entreprise peut, elle, depuis la plateforme web, suivre l’évolution de cette livraison, recevoir la confirmation et retourner la facture. Avec son service, la start-up promet de faire économiser aux entreprises jusqu’à 70% sur chaque expédition, tout en simplement et accélérant le process de suivi des livraisons. Côté transporteurs, le CA supplémentaire générée par Chronotruck pourrait aller jusqu’à 4 000 € par camion.

Avec une politique tarifaire totalement transparente et à l’avantage de tous les acteurs, un positionnement stratégique d’accompagnement des transporteurs, la jeune société française se positionne comme le anti-Uber du fret routier. « Notre différence c’est que la commission que nous prélevons est moins importante (15 à 18% contre 24 à 25%), précise Rodolphe Allard, co-fondateur et CEO de la société.

Mais cela ne l’empêche pas d’avoir de l’ambition : elle vise notamment la position de leader européen. Et la récente levée de fonds devrait l’aider en cela.

En 5 ans et malgré l’ultra-domination de Airbnb, Guesttoguest a réussi à se faire une place de choix parmi les plateformes de réservation de logements entre particuliers. Cette place, l’entreprise française la doit à un positionnement unique : celui de l’échange d’appartement/maison entre particuliers, 100% gratuit, qui présente un énorme avantage, celui d’être ouvert aux locataires. 

33 millions d’euros  levés et rachat de HomeExchange

La jeune statut-up qui n’avait levé que 2 millions d’euros jusqu’à présent a annoncé début mars une levée  de fonds de 33 millions d’euros  et  le rachat de HomeExchange aux Etats-Unis qui lui donne u accès à 65 000 biens dans 150 pays. Une levée de fonds effectuée auprès des investisseurs historiques et de la MAIF.

La proposition de Guesttoguest n’est pas véritablement nouvelle : l’échange de maison entre famille pour partir en vacances est une pratique courante depuis des dizaines d’années. En réalité, les fondateurs de la startup sont simplement venus appuyer cette pratique relativement courante en France en y apportant les codes et bons usages du digital. Point essentiel de la plateforme, sur Guesttoguest.fr, la personne souhaitant voyager et trouver un logement a accès de façon simple et claire à plus de 250 000 maisons et appartements à travers 187 pays : une offre en soi suffisante pour disrupter le marché, mais qui est bien plus complète que cela. Avec un accès gratuit pour les utilisateurs, la plateforme propose 2 systèmes d’échange :
– L’échange non-réciproque basé sur le fonctionnement très original des Guestpoints. Un utilisateur, lorsqu’il s’inscrit, renseigne une fiche descriptive de sa maison reçoit des points. Il en cumule surtout lorsqu’il héberge un voyageur. Il peut ensuite les dépenser en allant lui-même où il le souhaite.
– L’échange réciproque, plus proche de la démarche « traditionnelle », à l’utilisateur va chez quelqu’un qui vient lui-même chez l’utilisateur.
Dans les 2 cas, l’énorme avantage par rapport à Airbnb est qu’il n’y a pas de transaction financière donc cela devient entièrement accessible aux locataires.

Un modèle économique construit sur les services annexes

GuesttoGuest se rémunère grâce aux services annexes proposés. L’hôte peut demander une caution à l’invité et dans ce cas-là, la société prélève 3,5% du montant. En partenariat avec la MAIF, elle propose également une assurance maison et habitation et une assistance personnelle. Récemment, l’équipe de GuesttoGuest a retravaillé son offre en revoyant le système d’attribution des Guestpoints mais surtout en lançant l’application HappyGuest. Cette dernière permet aux hôtes de créer un livre de maison présentant les pièces, intégrant des vidéos-tuto pour l’utilisation des ustensiles, etc. Très rapidement la start-up devrait proposer par ce biais d’autres services. Une monétisation indirecte qui met l’entreprise française face à Airbnb sur le marché des services connexes autour de la location. Une approche qui est  un des axes de diversification de l’entreprise américaine qui souhaite élargir ses prestations.

 

A travers des solutions d’inscription et d’identification en mode SaaS, Reachfive permet aux éditeurs de site web de collecter des datas de qualité sur l’identité de ses utilisateurs. La startup, qui gère déjà des dizaines de millions de profils, vient de lever 2 millions d’euros.

Quel que soit le secteur (e-commerce, presse, transport, etc.), la qualification de son client est un enjeu de taille. Plus celui est qualifié (socio-démographie, attentes, comportements, etc.), plus l’expérience-utilisateur est riche, adaptée et le ROI devient important. Alors évidemment, le moyen le plus simple pour obtenir ces informations d’un client est de lui demander de les renseigner lui-même : c’est donc naturellement que les plateformes de Customer Identity and Access Management (CIAM), littéralement Gestion de l’accès et identité du client, ont suivi la croissance exponentielle du Bigdata ces dernières années. Ces plateformes ont pour objectif de permettre aux entreprises de d’acquérir, collecter et analyser des données précises sur les utilisateurs par des outils de connexion et d’identification.

Formulaire d’inscription et social log-in en mode SaaS

Arrivée sur le secteur en 2013, Reachfive a développé plusieurs solutions de CIAM adaptée à différentes activitées : fashin, médias, pure-players, consommation, services, voyages, etc. La solution phrase est le RaaS, registration as a Service : il s’agit tout simplement d’un formulaire intégrable à un site web permettant à un utilisateur de s’inscrire. En plus des formulaires classiques, le RaaS de Reachfive intègre la validation en temps réel et automatique des champs renseignés, le paramétrage des restrictions sur les mots de passe et l’authentification en 2 temps (double opt-in). La solution de Social Log-in est un SDK proposant la mise en place de boutons de connexion liés aux comptes sociaux Facebook, Twitter, Google, LinkedIn, Paypal, Instagram ou Pinterest : en cliquant, le compte social du client est automatiquement reconnu et ses informations personnelles sont recueillies. L’intérêt de cette solution réside dans le fait qu’il est possible de récolter les informations publiques de l’utilisateur sur Facebook, etc. Complémentaire aux 2 premiers outils, Single Sign On propose de maintenir la connexion du visiteur lors de sa navigation entre les différents sites de l’entreprise.
Evidemment, ces solutions de front-office sont appuyées par un puissant back-office qui permet d’analyser et manager sa propre base d’utilisateurs, en fonction des critères de qualification mais aussi de datas issues des plateformes tierces, comme Facebook.

En un peu moins de 4 ans, Reachfive a permis à de nombreuses entreprises de collecter des informations précises sur près de 20 millions d’utilisateurs. La startup boucle aujourd’hui un 2ème tour de table, le plus important de son histoire, auprès de plusieurs business angels et de ZTP et l’Association familiale Mulliez. Jeremy Dallois, CEO, annonce déjà avoir s’intention de grossir considérablement les effectifs pour répondre aux enjeux de R&D et commerciaux : Nous avons d’ores et déjà prévu de doubler notre équipe en France d’ici la fin d’année », conclut-il.

En 2017, Oracle va développer son programme « Oracle Startup Cloud Accelerator » dédié aux startups dans 7 nouvelles villes, dont Paris. Entretien avec Dominique Van Deth : Directeur du Programme Startup d’Oracle France.

LOGO ORACLE ROUGE 600DPI

Dominique Van Deth : Notre première motivation est de soutenir l’innovation dans le domaine du cloud, en associant les démarches de R&D et d’open innovation. Pour cela, nus nous sommes focalisés sur 8 villes dans le monde pour l’instant : Bangalore, où le programme a été lancé en avril 2016, Paris, où il va être lancé fin mars 2017, puis d’ici la fin de l’année Bristol, Tel Aviv, Sao Polo, Mumbai, Singapour et New Delhi. Le principe du programme est simple : dans chacune de ces villes, 5 startups seront sélectionnées et bénéficieront pendant 6 mois d’un accès complet à notre offre cloud. En France, le processus va débuter avec une présentation du programme, qui aura lieu le 29 mars au Carrousel du Louvre. Après avoir été sélectionnées, les 5 startups retenues pour la France seront gratuitement accueillies sur notre site de Colombes, auront donc accès à notre offre cloud et seront accompagnées. Il faut préciser qu’il s’agit d’un programme de R&D et d’open innovation : il n’est pas question pour Oracle d’entrer au capital de ces startups. De plus, les jurys en charge des sélections seront composés à la fois de représentants d’Oracle et de membres issus de l’extérieur.

  • Quels types de startups allez-vous privilégier ?

Dominique Van Deth : Nous sommes ouverts à tous les secteurs mais il est clair que nous privilégierons les startups qui ont un minimum d’expérience et de clients. Nous voulons leur donner de la visibilité, notamment en les intégrant à notre catalogue de solutions agréées par Oracle Cloud : il est évident que nous attendons des startups que nous soutiendrons qu’elles développent une forte notoriété. Nous avons une logique de plateforme et elles pourront accéder à la place de marché dédiée, ce qui leur amènera de nouveaux débouchés commerciaux. Enfin, il faut préciser que le programme Startups d’Oracle est coordonné au niveau mondial par Reggie Bradford, lui-même entrepreneur reconnu.

  • Est-ce pour Oracle une nouvelle façon de faire du marketing ?

Dominique Van Deth : Ce n’est pas du marketing, c’est une nouvelle manière de faire de la R&D, axée sur l’open Innovation. Concrètement, nous allons focaliser nos efforts sur un nombre limité de startups en 2017 : 35 au total, dans 7 villes. Pour nous, l’avantage sera de démontrer qu’Oracle sait accompagner les startups dans leur développement et les faire bénéficier de sa connaissance des marchés. Pour les startups, l’un des principaux avantages sera de pouvoir accélérer leur développement à moindre frais. Pour cela, il faut que les startups aient une histoire à raconter. Cela semble évident mais, à mesure que l’on assiste à des pitchs, on constate que cela reste rare.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO   

Depuis 2013, la startup bordelaise L’addition propose de remplacer les traditionnelles caisses enregistreuses par une simple application iPad. Après avoir séduit 2 500 clients, son objectif est d’atteindre les 5 000 d’ici fin 2018 : elle a donc levé 5 millions d’euros pour y parvenir.

D’ici un an, l’utilisation d’un système d’encaissement réglementaire sera progressivement obligatoire pour les restaurants, sandwicheries, bars, etc, l’objectif étant évidemment de lutter plus efficacement contre la fraude. Cela va forcément pousser une grande partie de ces acteurs à renouveler leur équipement, et à le digitaliser par la même occasion. C’est là qu’intervient la jeune entreprise L’addition qui propose un kit digital complet (tablette iPad, application, imprimante portable) venant remplacer les caisses enregistreuses. En installant l’application sur leur terminal mobile, les serveurs (en service à table ou au comptoir) peuvent grâce à L’addition enregistrer les commandes, envoyer les informations en cuisine, encaisser les paiements puis imprimer la note.

D’un service simple mais à forte valeur ajoutée vers une solution complète

Mais en partant de cette offre simple, la startup a, en réalité, développé une solution bien plus complète, basée notamment un puissant back-office. Ce dernier permet aux restaurants, cafés et hôtels d’ajouter à la gestion du service en salle, celle de la communication et des stocks. Ainsi, en amont du service, L’Addition propose un module de réservation intégrable sur site web et page Facebook, accompagné d’outils de communication par SMS et email et d’un système d’alerte. En parallèle, il est possible de préparer le plan de salle et de suivre son évolution en live, pour tous les serveurs, via l’application.

Déployable en mode multi-caisses (plusieurs mini-ipad de prise de commande sont interconnectés), la solution offre de la même manière une visualisation en temps réel de l’état du stock, des flux financiers donc une meilleure gestion de celui-ci, des prix proposés, des échanges avec les cuisines et des serveurs. Et comme l’arrivée massive de solutions de livraison comme Deliveroo a sérieusement changé la donne pour les restaurants, L’Addition intègre également un mode livraison. In fine, pour l’utilisateur, c’est aussi et surtout une comptabilité simplifiée.

Aujourd’hui, la startup équipe donc 2 500 clients et compte bien doubler ce chiffre d’ici 2018, en profitant notamment de cette réglementation. Mais il faut aussi savoir que le taux de renouvellement de l’équipement en caisses est déjà très important : « Sur 160.000 restaurants recensés en France, environ 16.000 renouvellent leur matériel chaque année », indique ainsi Sébastien Constant, cofondateur. Amélioration de la solution et accélération commercialise seront donc les priorités des Bordelais pour atteindre cet objectif de 5 000 clients.

La startup Payintech a développé un bracelet connecté permettant de payer sans contact. Sa technologie, déjà utilisée dans plusieurs festivals, événements sportifs, bars, lui permet de lever 2,5 millions d’euros.

Fondée il y a seulement 6 ans, Paytech veut aujourd’hui devenir « le numéro mondial du paiement cashless pour l’industrie du loisir et du tourisme ». Pour atteindre cet objectif, la jeune entreprise a choisi un positionnement tout autant technologique que serviciel. Ce n’est donc pas une surprise si le cœur de sa solution est un objet : un bracelet, tout aussi performant sur le plan technique que simple d’utilisation, qui vient remplacer le traditionnel porte-monnaie par un paiement sans contact. Elle a aussi choisi un secteur spécifique sur lequel les nouvelles solutions digitales promettent de véritablement changer la donne : le loisir et tourisme.

Prenons un exemple : lors d’un festival musical, les spectateurs sont équipés du bracelet Payintech. Avec celui-ci, qu’ils ont crédité au-préalable via une app mobile ou le site web, ils peuvent payer toutes leurs consommations par un simple contact avec les bornes des stands. L’organisation du festival et ses partenaires peuvent donc supprimer tout ou partie des traditionnelles caisses à cash. Avec son dispositif, Payintech promet donc de réduire par 12 le nombre de caisses à sécuriser sur un événement, mais aussi d’accélérer le processus de paiement (jusqu’à 3 fois plus rapide qu’un paiement par CB ou espèces). Tout cela en faisant en sorte que la solution soit le plus simple possible également pour le caissier.

Un marché français propice au développement de la startup

Plus en détails, le gestionnaire dispose d’un backoffice permettant de gérer les stocks, analyser les ventes et la comptabilité et optimiser le staffing des équipes. Toutes les opérations effectuées via les bracelets et les bornes sont enregistrées et délivrées sur un dashboard d’analyse et de pilotage : ainsi, il est possible d’adapter le nombre de caissiers en fonction des flux, de proposer des promotions sur des produits et/ou endroits précis. Modulable et interfaçable avec les solutions déjà installées, Payintech peut donc d’utiliser aussi comme un outil de complément.
Récemment, la startup a amélioré les capacités du bracelet en lui rajoutant les fonctionnalités comme indépendante du paiement : accès à un parking, à des zones privées, interaction avec des bornes photos, de jeu, etc.

Après avoir ciblé principalement les festivals, elle équipe aujourd’hui les stations de ski, stades de sport, parcs d’attractions, etc. : la taille de son marché s’est donc démultipliée et il n’y pas de meilleur endroit que la France, première destination touristique mondiale pour déployer ce genre de services. C’est ce qui a plu à la Caisse des Dépôts, principal porteur de cette nouvelle levée de fonds : « La Caisse des Dépôts fait confiance à PayinTech pour proposer de nouvelles expériences digitales aux touristes et ainsi contribuer à la valorisation des destinations touristiques », déclare ainsi Marianne Louradour, directrice régionale IDF.

Éditrice de la solution de gestion de parc de véhicules en location, libre-service ou autopartage e-Colibiri, la société Mobility Tech Green lève 5 millions d’euros en ce début d’année. L’annonce de l’opération s’accompagne de la sortie d’un nouveau service : Who Drives.

Mobility Tech Green commercialise depuis quelques années déjà une solution de gestion du parc automobile en location, autopartage ou libre-service, couvrant l’ensemble de la chaîne logistique : e-colibri. La société souhaitant mettre en place e-colibri peut s’appuyer sur un back-office complet de gestion et analyse des véhicules (suivi temps réel, maintenance) et des utilisateurs. Le front office de réservation pour les automobilistes, accessible sur PC et smartphone, intègre les services de réservation, de renseignement de ses informations personnelles et un système de notifications mail/SMS : il est surtout modulable en fonction des besoins de l’entreprise. Les véhicules sont eux équipés d’un tableau de bord connecté au back-office et d’un lecteur de puces pour l’identification des utilisateurs. La solution e-colibri accompagne aujourd’hui les entreprises et collectivités désireuses de faciliter la gestion de leur flotte, les loueurs de véhicules et les plateformes d’auto-partage. E-colibri devrait très prochainement être enrichie d’une nouvelle fonctionnalité qui répondra à une problématique nouvelle pour tous ces acteurs.

Un service de reconnaissance du conducteur en réaction à la nouvelle législation

En effet, une loi votée en octobre dernier impose à une entreprise de dénoncer les infractions routières commises par les employés lorsqu’ils conduisent un véhicule de la société. Le délai laissé aux entreprises étant très court, rares sont celles qui ont anticipé le problème en étant capables d’identifier facilement un conducteur. Mobility Tech Green a donc profiter de l’occasion pour sortir son service Who Drives :  » Depuis le 1er janvier, la demande est très forte, les entreprises étant passibles d’une amende si elles ne sont pas en capacité de communiquer les informations. », explique Pascal Roux, PDG de la startup.

Who Drives est un boîtier placé dans le véhicule permettant d’automatiser l’identification du conducteur. Ce dernier renseigne un code Pin : s’il est reconnu, l’anti-démarrage est débloqué et la voiture peut démarrer. Les informations du chauffeur sont envoyées au back-office de l’employeur : s’il commet une infraction, l’amende est reçue via l’Antai (Agence nationale du traitement automatisé des infractions), Who Drives identifie le conducteur et renvoie automatiquement les informations pour la requête en exonération.

Avec un chiffre d’affaires de 1,5 millions d’euros, Mobility Tech Green a déjà trouvé son marché, équipe notamment La Poste, Zencar et Modulauto et le carnet de commande est déjà bien fourni (10 000 véhicules devraient être équipés des solutions de la startup d’ici 3 ans). Reste que l’objectif qu’elle se fixe, doubler le CA sur le prochain exercice, est très ambitieux, et nécessite une accélération de l’effort commercial : c’est pourquoi la société vient d’opérer un important tour de table auprès de Financière Fonds Privés, pour 5 millions d’euros. L’investissement commercial sera accompagné du recrutement d’ingénieurs et de chefs de projets pour travailler sur la R&D liée à la plateforme.

Après avoir connu le succès en se positionnant comme « le premier opérateur de SAV sur internet », SAV Group a développé son propre logiciel de SAV en mode SaaS. Les perspectives de croissance de ce nouveau service ont permis à la startup de lever 5 millions d’euros.

Il y a 8 ans, Vincent Torres lançait monSAV.com. Via ce site, l’entrepreneur et son équipe sont rapidement devenu un des SAV de référence sur le web. Ils proposent tout simplement de mettre en relation les clients avec les meilleurs centres de réparation, en négociant avec ces derniers des offres groupées et des services adaptés. Pour le client, c’est la garantie de bénéficier d’offres de réparation intéressantes et d’accéder à des extensions de garantie.

D’une plateforme de SAV BtoC à un logiciel SaaS

Fort de cette expérience, SAV Group a donc lancé plus récemment son propre logiciel de SAV en mode SaaS, Revers.io. Revers.io permet de mettre en place un SAV sur son site web en un temps record (sur un sous-domaine du site) et d’assurer le recueil et le traitement des problèmes rencontrés par les clients. Sur les problèmes les plus simples à gérer, la plateforme réalise un retour immédiat en proposant un dépannage interactif ou des notices à imprimer. Plus que l’interface client, c’est le back-office qui fait la puissance de Revers.io. D’abord la plateforme se charge d’intégrer le catalogue de produits de l’utilisateurs, de se connecter à ses différentes API et surtout de créer un écosystème de communication et de gestion des flux financiers entre le commerçant utilisateur de la plateforme, ses fournisseurs, transporteurs et centres de réparation. In fine, l’équipe en charge de la clientèle dispose d’un système de gestions des flux de réclamation : traitement et changement de statut des workflow, système d’alerte par notification push.

Le réseau de transporteurs et de réparateurs que s’est construit SAV Group pour sa plateforme d’origine lui permet de proposer une prise en charge partielle ou complète du transport et des réparations. Par l’utilisation de sa solution, la startup divise par 4 le nombre d’appels et par 3 le nombre d’emails nécessaires pour la prise en charge des réparations. Un considérable gain de temps et donc d’argent !

Avec sa nouvelle solution BtoB, SAV Group se retrouve en concurrence avec des solutions comme Clouddi ou même Salesforce qui souhaite intégrer le support client à son CRM. Pour accélérer sa commercialisation en France et en Europe, la société a eu recours à une levée de fonds : 5 millions d’euros apportés par CapHorn Invest et ses investisseurs historiques. Grâce à cette levée de fonds nous avons les moyens de nos ambitions pour transformer l’expérience SAV des consommateurs partout en Europe, et aider un maximum d’entreprises à optimiser leurs coûts », conclut Vincent Torres.