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Alors que les outils collaboratifs de nouvelles générations,  comme Slack,  sont de plus en plus populaires du coté des utilisateurs, les DSI mais aussi les responsables métiers prennent de plus en plus conscience de la nécessité d’offrir des services collaboratifs sur les toutes les plateformes et notamment mobiles. Mitel et son partenaire Foliateam ont choisi 10 chiffres pour illustrer cette tendance .

 

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40 % des entreprises françaises comptent investir dans les collaborations et communautés sociales pour répondre à leur stratégie client digitale en 2017.

Selon le document communiqué par Mitel et Foliateam « Les outils collaboratifs et la mobilité jouent un rôle crucial auprès du collaborateur d’aujourd’hui, qui doit être capable d’avoir accès à tout type d’information en temps réel et en tout lieu. La multiplication des supports (smartphones, tablettes, ordinateurs portables…) et la possibilité de travailler en dehors des espaces traditionnels lui facilitent ses missions quotidiennes. Un constat qui correspond à la situation de nombreuses entreprises. Selon différentes sources d’études : 81 % des collaborateurs souhaitent plus de flexibilité dans leurs horaires et lieux de travail. Dans le cadre de ce document Mitel  insiste même sur le fait que 40 % des entreprises françaises comptent investir dans les collaborations et communautés sociales pour répondre à leur stratégie client digitale en 2017. « Accès, synchronisation et collaboration sont les nouveaux défis de la mobilité en entreprise notamment pour favoriser la transformation digitale »  ajoute Jean-Denis Garo, Directeur Marketing Europe du Sud de Mitel. Une approche que l’on sait de plus en plus présente dans de nombreux secteurs (transport, maintenance, support client, compagnies aériennes, distribution) qui cherchent une relation client au plus près des recherches et demandes des utilisateurs sur les réseaux sociaux.

 

Il suffit de parcourir les allées des 14 halls d’exposition du Cebit, le grand salon technologique de Hanovre, qui se déroule du 20 au 24 mars à Hanovre (Allemagne), pour constater que l’exposition reste un point focal pour la technologie en Europe. Pas moins de 200 000 personnes (selon les organisateurs) se pressent au cours de la semaine dans le gigantesque parc des expositions de la capitale de la Basse-Saxe. C’est environ deux fois plus qu’au Mobile World Congress.

Il n’en reste pas moins que c’est désormais la manifestation de Barcelone (du 27 février au 2 mars dernier) qui fait figure de principal événement européen en raison de son aura internationale. Le Cebit, lui, semblant s’être replié sur la zone dite DACH (Deutschland, Österreich und die Schweiz, soit Allemagne, Autriche et Suisse), qui demeure une zone économique de tout premier plan en Europe. Pas étonnant de voir quelque 3 000 entreprises ou organisations y réserver un stand, avec des ténors occupant des espaces de plusieurs centaines de mètres carrés, comme Huawei et IBM (qui se partagent la quasi-totalité d’un hall) ou comme Salesforce, qui a, pour la seconde année consécutive, mobilisé un hall entier. Sans oublier les fleurons locaux que sont SAP, Software AG ou encore T-Systems.

Le Cebit peine à se transformer à l’heure du digital

La manifestation brille aussi par son éclectisme : des composants pour datacenters proposés par des entreprises chinoises totalement inconnues aux drones grand public, de la start-up à la multinationale, du DSI à la famille venue approcher les dernières tendances technologiques, on trouve de tout au Cebit. La manifestation se veut avant tout une foire, renouant avec la tradition de Hanovre en la matière. Cette année, la vedette semble appartenir à la réalité virtuelle (avec de multiples applications présentées) et aux véhicules autonomes.

Du côté des personnalités, on retiendra l’inauguration portée par Angela Merkel, la Chancelière allemande, et par Shinzo Abe, le Premier ministre japonais qui a plaidé pour la conclusion rapide d’un accord de libre échange entre son pays et l’UE. Pays partenaire de ce Cebit 2017 – un signe supplémentaire d’une forme de rapprochement entre le Japon et l’Europe sur les questions technologiques -, la 3ème économie mondiale (devant l’Allemagne donc) déplace quelque 120 entreprises sur le salon, dans des domaines comme la robotique, la biométrie ou la mobilité.

Marqué par son échec dans les terminaux mobiles, revers qui a permis aux architectures ARM de se développer… et de venir le titiller aujourd’hui sur les serveurs, Intel investit lourdement sur le marché en devenir de l’automobile connectée et, demain, du véhicule autonome. Le géant du silicium débourse pas moins de 15,3 Md$ pour s’offrir la firme israélienne Mobileye, soit une prime de 34 % par rapport à la valeur boursière de cette société cotée à New-York.

Mobileye fabrique des caméras embarquées utilisées dans des fonctions de conduite assistée (comme les radars de recul) et entend bien être au coeur de la révolution annoncée des véhicules autonomes. Dans une note à ses employés, le patron d’Intel, Brian Krzanich, présente ce rapprochement comme le mariage « des yeux intelligents de la voiture autonome et du cerveau qui pilote ce véhicule ». Les deux entreprises travaillent déjà ensemble sur un partenariat avec BMW visant à déployer une première flotte de 40 voitures autonomes.

Et aussi 15 % du capital de Here avec BMW, Daimler et Audi 

Le montant dépensé par Intel pour se renforcer sur ce secteur en devenir a été jugé élevé par les investisseurs, qui ont sanctionné le titre (- 2 % environ dès les premiers échanges). Pour le géant du silicium, l’acquisition d’une société israélienne lui permet toutefois d’utiliser sa réserve de cash stockée dans ses filiales hors des Etats-Unis (13,6 Md$). La rapatrier dans l’Amérique de Trump lui coûterait 35 % de taxes.

En janvier dernier, Intel avait déjà pris 15 % du capital du spécialiste de la cartographie Here, aux côtés des constructeurs automobiles BMW, Daimler et Audi. Objectif de cet investissement : développer les technologies de navigation pour les voitures autonomes… déjà.

Crédit photo : portalgda via Visual hunt / CC BY-NC-SA

Patatras. Après quelque trois années d’efforts visant à restaurer la confiance des consommateurs et des entreprises, entamées par les révélations d’Edward Snowden sur les pratiques d’espionnage de la NSA, l’industrie Tech  américaine doit faire face à un nouveau scandale. Les révélations de Wikileaks sur les méthodes d’espionnage de la CIA, qui dévoilent un arsenal tout aussi redoutable que celui de la NSA – même si davantage tourné vers la pénétration de systèmes -, devraient une nouvelle fois embarrasser durablement les grands industriels américains. Qui n’ont d’ailleurs pas tardé à réagir à l’instar d’Apple, qui s’est empressé de préciser que les dernières versions de son OS mobile n’étaient pas concernées par les failles dévoilées par Wikileaks.

L’affaire promet toutefois de durer, le site de Julian Assange ayant expliqué n’avoir divulgué, le 7 mars, que 1% des informations en sa possession. Cette nouvelle fuite du renseignement américain pourrait aussi relancer les soupçons de collusion entre les grands industriels de la Tech  et les agences de l’Oncle Sam.

Les milliards envolés de l’industrie Tech US

Rappelons que les révélations Snowden ont eu un impact profond sur les marchés Tech et les exportations des industriels américains. En Russie, où les frontières se sont refermées. En Chine, qui a accéléré ses efforts de développement d’une industrie locale. Mais aussi en Europe, où les questions de souveraineté numérique occupent désormais régulièrement le débat public. Rappelons ainsi que tous les grands industriels américains du Cloud ont ouvert des datacenters en Europe pour répondre aux préoccupations de leurs clients quant à la sécurité des données qu’ils se voient confier. L’effet Snowden a aussi raison du Safe Harbor, un accord sur les transferts de données transatlantiques.

Les conséquences économiques directes des révélations du lanceur d’alertes réfugié en Russie restent toutefois difficiles à mesurer. En 2013, le think tank de Washington Information Technology and Innovation Foundation estimait que les firmes américaines du Cloud perdraient entre 22 et 35 Md$ sur trois ans à cause de Snowden. En 2015, l’organisation avertissait toutefois que les effets réels étaient bien plus profonds que ceux qu’elle avait anticipés au départ et qu’ils n’étaient pas limités au Cloud, nombre de pays ayant mis en place des mesures protectionnistes suite au scandale.

Crédit photo : Abode of Chaos via VisualHunt.com / CC BY

Le spécialiste du CRM en mode Saas Salesforce signe une nouvelle année de croissance spectaculaire de son chiffre d’affaires. A 8,4 milliards de dollars, celui-ci progresse de 26 % sur un an, en intégrant les acquisitions que l’éditeur continue à effectuer de façon boulimique. Acquisitions de start-ups destinées à amener des innovations autour de ses produits coeur – c’est par exemple ainsi que la société a constitué l’essentiel de sa plate-forme d’IA, Einstein -, mais aussi rachats d’éditeurs installés, comme celui de Demandware (pour 2,8 Md$). Un rachat bouclé en juillet qui explique pour partie le bond de 43 % du chiffre d’affaires que connaît la gamme Marketing Cloud. Même si le gros de l’activité de la firme de Marc Benioff reste évidemment le CRM (Sales Cloud, 39 % du total) et les outils pour centres de contacts (Services Cloud, 30 % du total).

Si la firme dirigée par Marc Benioff (en photo) publie un léger bénéfice pour son année fiscale écoulée (180 M$) – le premier depuis 2011 ! -, ce n’est visiblement pas la priorité immédiate de l’entreprise, qui doit sa profitabilité à un crédit d’impôt. Et, s’appuyant sur un solide dernier trimestre fiscal, Marc Benioff ne laisse guère de place au doute quant à ses priorités pour les douze mois qui viennent : « En 2004, quand nous avons été coté en bourse, nous générions 46 M$ de chiffre d’affaires sur un trimestre. Désormais, nous réalisons 2,3 Md$ sur le seul quatrième trimestre fiscal de l’année écoulée et nous avons pour objectif de dépasser les 10 Md$ de chiffre d’affaires sur l’année fiscale qui vient de démarrer« , a expliqué le dirigeant devant les analystes financiers.

La recette de Salesforce pour atteindre cette croissance visée de 21 % si Marc Benioff et ses troupes tiennent le cap ? Des acquisitions probablement, mais aussi de plantureuses dépenses dans le marketing et les forces de vente. Ce poste seul représentait 47 % du chiffre d’affaires au quatrième trimestre de l’année fiscale qui vient de s’achever. Une part considérable – trois fois supérieure à la R&D (à 15 %, un niveau assez bas dans le logiciel) – même si elle a reculé de deux points en un an.

Crédit photo : World Economic Forum via VisualHunt / CC BY-NC-SA

La fin d’année 2016 n’a guère été enthousiasmante pour le marché des serveurs. Selon Gartner, les ventes reculent de 1,9 % au quatrième trimestre, à 14,8 Md$. En nombre d’unités vendues, le tassement est limité à 0,6 % (à un peu moins de 3 millions de serveurs livrés). Sur l’année 2016 dans son ensemble, les dynamiques de marché sont identiques. En nombre d’unités vendues, le marché est à l’équilibre. Mais les revenus générés par les constructeurs reculent de 2,7 % par rapport à 2015. Pour l’analyste du Gartner, Jeffrey Hewitt, le marché est avant tout porté par les grands acteurs du Cloud, qui bâtissent des datacenters géants (dits ‘hyperscale’), tandis que les entreprises continuent à exploiter la virtualisation pour réduire leur nombre de serveurs ou externalisent leur production auprès des fournisseurs de Iaas.

Huawei de plus en plus présent sur le marché  des serveurs

Un poids des grands acteurs du Cloud dont peut d’ailleurs témoigner HPE. Selon Bloomberg, les récents résultats trimestriels décevants du Californien s’expliquent en partie par la décision de Microsoft, le n°2 du Iaas et n°1 du Saas avec son offre Office 365, de se détourner en partie de son matériel. Sur le quatrième trimestre 2016, les ventes de HPE reculent de 11 % par rapport à la période équivalente de 2015, selon Gartner. Le constructeur américain n’en continue pas moins à dominer largement le secteur, avec près de 23 % de parts de marché. Contre 17,4 % au second, Dell.

La déprime est similaire chez IBM, qui encaisse plus de 12 % de décroissance de ses ventes en un an. Si la méforme de ces deux poids lourds profite à la marge à Dell (qui progresse de 1,8 %), c’est surtout le Chinois Huawei qui tire les marrons du feu, avec une croissance de 88 % par rapport à la fin 2015. Même si la firme reste assez loin du n°3 du marché, IBM (avec environ 500 millions de dollars de chiffre d’affaires en moins sur le trimestre), sa dynamique est réelle. Huawei n’hésiterait pas à casser les prix pour gagner de nouveaux marchés.

Crédit photo : Jemimus via Visualhunt.com / CC BY

Victime d’un marché du Cloud public qui lui a largement échappé – le Californien n’offrant pas de service sur le Cloud public et ses leaders ayant tendance à concevoir leurs propres serveurs -, HPE signe un premier trimestre fiscal 2017 décevant. Le chiffre d’affaires s’affiche en recul de 10 % sur un an. A taux de change et périmètres constants, la décroissance est toutefois limitée à 4 %. Tous les segments d’activité (les serveurs, le stockage, les équipements réseau, les services et même le logiciel) sont en recul. Seul les services financiers échappent au jeu de massacre. Le constat est également peu encourageant quand on s’attarde sur le chiffre d’affaires par régions : toutes les zones sont désormais dans le rouge, y compris les Etats-Unis où la croissance de HPE s’est effondrée depuis le quatrième trimestre 2016.

Remontée du dollar face à l’euro

Pour expliquer cette nouvelle contre-performance – il s’agit du troisième trimestre de décroissance de suite pour HPE -, le groupe dirigé par Meg Whitman met en avant plusieurs vents contraires. A commencer par les effets des taux de change ; la remontée du dollar face à l’euro et au yen freinant son activité. La société évoque aussi un environnement difficile sur le marché des serveurs et du stockage. Le groupe cite encore les difficultés d’approvisionnement des composants Flash NAND et les prix élevés de la DRAM.

Ces vent de face contraignent HPE à réduire ses prévisions pour son année fiscale 2017 (avec un recul annoncé de 0,12 $ du bénéfice par action, qui doit désormais figurer dans une fourchette allant de 0,60 à 0,70 $). Au cours de son premier trimestre 2017, malgré le recul net de son chiffre d’affaires, le groupe reste nettement profitable, à 267 millions de dollars (0,16 $ par action). HPE s’attend toutefois à une plongée de sa profitabilité au cours du second trimestre, en raison de coûts exceptionnels : le groupe s’attend à publier un exercice à l’équilibre.

Crédit photo : Eric Draper / HPE

Atos signe une année 2016 que le groupe qualifie de « record« . A 11,7 milliards d’euros, le chiffre d’affaires progresse de 9,7 % par rapport à 2015. A périmètre constant, le bond est toutefois bien plus modeste (+ 1,8 %), mais néanmoins plus significatif qu’en 2015 (+ 0,4 %). Surtout, Atos voit sa marge opérationnelle progresser nettement, passant en un an de 8,3 à 9,4 %. A 620 millions, le résultat net progresse lui aussi, de plus de 40 % epar rapport à 2015. « L’accélération de l’innovation dans la cybersécurité, l’automatisation et l’analytique, reflétant les besoins croissants de nos clients, combinée avec une exécution rigoureuse de notre stratégie ont été des facteurs clés de ce succès« , explique le Pdg, Thierry Breton.

Malgré ces progrès, et une taille désormais voisine de celle de Capgemini (qui a réalisé 12,5 milliards d’euros en 2016), Atos reste moins profitable que sa rivale, qui affiche une marge opérationnelle de 11,5 % et un bénéfice de 921 millions d’euros sur 2016.

Infrastructure, Cloud et Data tirent la croissance 

Encore freinée par la faible rentabilité de son activité Business & Platform Solutions (l’applicatif) – pour laquelle le groupe a lancé un plan de transformation visant à augmenter sa rentabilité en 2017 -, Atos bénéficie en revanche de la remontée des marges de son activité Infrastructure & Data Management, qui pèse à elle seule 56 % du chiffre d’affaires de la société, et du dynamisme de l’activité Big Data & Cybersecurity, issue du rachat de Bull. Cette dernière affiche la croissance et la marge opérationnelle les plus élevées du groupe. Même si cette activité ne pèse qu’environ 6 % du chiffre d’affaires global.

Longtemps en difficulté dans l’Hexagone, Atos y a stabilisé son activité. En 2016, la SSII y connaît une croissance organique de 2,3 % (à 1,7 milliard d’euros), et affiche une marge opérationnelle de 7,3 %, contre 6,2 % en 2015.

Le groupe, qui emploie 100 000 personnes dans le monde, se montre confiant pour 2017. S’appuyant sur un niveau de commandes solide à fin 2016 (avec un carnet de commandes à 21,4 milliards d’euros), la SSII table sur une croissance organique de plus de 2 % sur l’année et sur une marge opérationnelle comprise entre 9,5 et 10 %.

Les entreprises européennes selon une étude récente semblent privilégier le Cloud privé. Le besoin d’être rassuré sur la sécurité explique sans doute cela. Mais aussi la règlementation notamment en matière de protection des données qui devrait de  plus en plus encadrée au niveau européen. Cela explique sans doute le choix des équipes informatiques pour ces solutions face au Cloud publique.

Les acteurs dans le Cloud privé : VMware domine, OpenStack et Microsoft en embuscade

Selon une étude de RightScale, les technologies de VMware continuent à dominer les déploiements de Cloud privé. Sur un panel d’un peu plus de 1 000 entreprises dans le monde au sein duquel un peu plus de 7 sur 10 ont déployé au moins un Cloud privé, VMware vSphere est adopté par 42 % des organisations. La proportion grimpe même à 56 % parmi les entreprises de plus de 1 000 personnes. C’est aussi dans vSphere que le nombre de VM déployé est le plus important : 13 % des entreprises sondées y ont mis en oeuvre plus de 1000 machines virtuelles (4 % seulement pour OpenStack).

rightscale

Si la technologie de VMware recule de 2 points en un an, elle conserve une avance significative sur OpenStack (adopté par 20 % du panel) et vCloud Suite du même VMware (avec 19 %). Notons toutefois que c’est le framework OpenSource qui semble promis à la croissance la plus solide : en plus des 20 % d’entreprises l’ayant déjà adopté, 25 % supplémentaires le testent et envisagent de l’utiliser.

Microsoft tire son épingle du jeu en Cloud privé aussi

Si le tiercé de tête reste le même qu’en 2016, le classement de RightScale est marqué par la progression de Azure Pack ou Stack. La pile logicielle de Microsoft est la seule technologie de Cloud privé à progresser significativement, passant de 9 à 14 % d’entreprises l’ayant déployée. S’y ajoute le fait que 28 % d’entreprises sont en train de tester ou envisagent de mettre en oeuvre la déclinaison d’Azure pour le Cloud privé.

Au plan mondial, les entreprises ont tendance à se détourner du Cloud privé : si, selon RightScale, 72 % des organisations possèdent un environnement de ce type, ce taux est en recul de 5 points en un an. Notons toutefois que, selon le cabinet d’études IDC, l’Europe est lancée sur une courbe inverse, la croissance du Cloud privé y étant supérieure à celle du Cloud public.

Crédit photo : FutUndBeidl via Visual Hunt / CC BY

Leader incontesté du marché de l’analytique, SAS annonce un chiffre d’affaires en hausse pour 2016, emploie près de 14 000 personnes dans le monde et a ouvert de nouveaux bureaux à La Défense. Entretien avec le Directeur de l’Innovation et du Business Développement de SAS France, Mouloud Dey.

  • SAS a annoncé un chiffre d’affaires 2016 de 3,2 milliards de dollars, en hausse de 4%, notamment grâce à logiciels de business intelligence et d’analytique. L’analytique est-il un sujet nouveau pour SAS ?

Mouloud Dey : SAS a fêté l’an dernier son 40ème anniversaire et a en fait toujours fait de l’analytique. En fait, c’est ce terme qui est nouveau, car on parlait à l’origine de statistiques, d’où le nom « Statistical Analysis System ». Donc, non, l’analytique n’est pas un sujet nouveau. Si SAS continue à enregistrer une croissance soutenue, c’est parce que l’entreprise fait sans cesse évoluer son offre. Elle a investit 26% de son chiffre d’affaires en R&D en 2016, ce qui lui a notamment permis de lancer la plateforme SAS Viya, des solutions cloud, des outils de détection des fraudes… Par ailleurs, SAS peut se féliciter d’enregistrer une croissance partout dans le monde. Elle est accentuée, dans la zone Asie-Pacifique et en Amérique latine, mais elle reste soutenue sur les autres territoires. C’est le cas pour l’Europe et pour la France. Nous avons d’ailleurs ouvert de nouveaux bureaux à La Défense en 2016 pour accompagner cette croissance.

  • SAS est connu pour être très présent dans les grandes entreprises, mais son offre est-elle adaptée aux PME ?

Mouloud Dey : SAS est présent dans 97% des entreprises du Fortune 100 et il est logique que l’on communique sur ce sujet, mais nous comptons désormais 83 000 clients dans le monde, dans 148 pays. Ce sont principalement des PME. Il faut savoir que les applications de SAS sont commercialisées à partir de quelques milliers d’euros et que les déclinaisons de nos solutions en mode cloud permettent aux entreprises de n’être facturées que sur la base de leur consommation.

  • SAS communique beaucoup sur l’analytique, mais moins sur l’Internet des objets ou sur la blockchain. SAS est-il absent de ces marchés ?

Mouloud Dey : En ce qui concerne l’IoT, c’était déjà un sujet majeur pour nous en 2016 et cela fera l’objet de plusieurs annonces lors de notre Global Forum, en avril prochain à Orlando. Ce sera également le cas pour le deep learning. Notre approche est pour l’instant différente pour le sujet « blockchain ». Nous suivons attentivement les expérimentations menées par nos clients, notamment dans les domaines de la banque et de l’assurance, et nous sommes persuadés qu’il s’agit d’une technologie prometteuse. Cela étant dit, nous n’en sommes qu’au stade de l’expérimentation.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO