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Née en France avec notamment à sa tête Bertrand Diard mais désormais franco-américaine depuis son introduction en bourse au Nasdaq, Talend vient d’annoncer le rachat prochain  de Stich un service d’intégration de données en libre service sur le cloud. 

Positionnée très tôt sur les services autour des données et de la qualité des données, Talend qui devrait enregistrer cette année un peu plus de 200 M$ de revenus mais encore des pertes conséquentes, autour de 40 M$, mise sur le cloud pour véritablement décoller sur ce marché. C’est dans ce cadre que Talend vient d’annoncer un accord portant sur l’acquisition de Stich, un acteur présent sur le marché de de l’intégration de données en libre-service dans le cloud.

Stitch offre un service simple d’utilisation, pour transférer des données provenant de différentes sources vers les principales plateformes de data warehouse (entrepôt de données) dans le cloud. Avec cette offre Talend espère pouvoir accompagner la migration des datawharehouse  de ses clients et du marché vers le cloud. Tout en proposant au passage ses services traditionnels dans les domaines de l’intégration, de la transformation et du  nettoyage des données.

Pour Talend l’enjeu est important. Il s’agit notamment de pouvoir répondre aux évolutions actuelles de la demande. De plus en plus d’entreprises souhaitent pouvoir donner un accès plus facile de leurs données à certaines catégories d’employés sans avoir à utiliser les services traditionnels de leur service informatique ou de leurs partenaires.  Pour le Gartner, cité dans le communiqué lié à cette annonce, « d’ici 2020, le nombre d’experts en données et en analyse dans les unités opérationnelles augmentera trois fois plus vite que celui d’experts dans les services informatiques, ce qui obligera les entreprises à repenser leurs modèles organisationnels et les compétences associées ». En plus d’enrichir le portefeuille de produits de Talend, cette acquisition devrait contribuer à renforcer les services offerts par l’entreprise franco-américaine dans la donnée sur le cloud dont AWS, Azure, Google et Snowflake.

 

Comme chaque année durant la grande messe Oracle Open World, le PDG de l’éditeur américain, Mark Hurd, a donné sa vision des évolutions à venir en matière de système d’information. Au delà du cloud, il prévoit que 85 % des interactions clients seront automatisées en 2025 validant ainsi un modèle digital dominant pour toutes les entreprises. 

L’année passée, le PDG d’Oracle, Mark Hurd, avait assuré que 85% des applications de production seraient exécutées dans le cloud d’ici 2025. Cette année, Mark Hurd constate que la vitesse de migration des applications d’entreprise vers le cloud est en train de s’accélérer. Il estime que les entreprises s’engagent de plus en plus vite dans la migration de leurs applications vers le cloud. En guise de preuve de cette  accélération vers le cloud, Mark Hurd a déclaré : «L’année dernière, 15% des centres de données appartenant à des entreprises américaines ont été fermés et leurs applications ont migré dans le cloud». Un constat partagé par d’autres éditeurs, comme SAP, qui vient d’annoncer une très forte progression de ses revenus sur le cloud pour son dernier trimestre fiscal.

Au sein de ce mouvement vers le cloud,  Mark Hurd prévoit que l’intelligence artificielle sera intégrée dans 100% des applications et surtout que 85% de toutes les interactions clients seront automatisées. Un chiffre impressionnant qui laisse à penser que le modèle dominant de la relation client de toutes les entreprises sera basé sur du digital. Et surtout que les données clients issues de différents canaux seront centralisées et automatisées entre elles. Un chantier que très peu d’entreprises ont mené jusqu’à présent en France tant les contraintes sont importantes tant sur le plan légal (avec le RGPD) que sur le plan de la pertinence des données qui ne sont pas toujours exploitables par les seules techniques du big data.

Quels profils informatiques pour plus automatiser

Pour que les entreprises puissent réaliser cette automatisation, Mark Hurd estime que 60% des emplois informatiques évolueront et il considère même que  la plupart des futurs métiers n’ont pas encore été  inventés. Très attentif à l’avenir des informaticiens,  il a également déclaré lors de l’Oracle Open World  que l’automatisation  dans l’informatique ne remplacerait pas les emplois existants mais les renouvellerait.  Les nouveaux métiers liés à l’utilisation de l’IA et d’autres technologies émergentes, comme la blockchain,   favoriseront  l’innovation et amélioreront  la productivité a t-il précisé. La Blockchain est pour lui le futur pilier  de pratiquement toutes les applications concernées par l’échange d’informations sécurisées.

La start-up franco américaine Docker, crée par Salomon Hykes , un ancien élève de l’école d’ingénieur Epita, serait en train de boucler une levée de fonds de près de 200 millions de dollars qui donnerait, selon l’avis des investisseurs, le statut de licorne à la jeune entreprise. 

Selon TechCrunch, Docker serait en train de boucler une levée de fonds de près de 200 millions de dollars. Le site d’information technologique américain mentionne que déjà 92 millions de dollars ont  été garantis par les investisseurs. Docker avait déjà levé 95 millions de dollars en 2016.

Le stockage multi-cloud : un marché très concurrentiel

Tiré par la dynamique de migration des applications d’entreprise et grand public sur le cloud, le marché du stockage de données connait aussi une évolution technologique importante. A coté des acteurs traditionnels comme HPE ou Dell, des fournisseurs de cloud comme OVH ou AWS qui offrent également ce service, des start-ups se sont positionnés sur une offre intermédiaire permettant un stockage multi-plateforme des données. La technologie Docker permet par le biais de conteneurs d’isoler les applications les unes des autres sur un système d’exploitation commun. Pour l’utilisateur l’accès aux données devient facile et transparent quelque soit sa plateforme d’accès cloud.  Lors de son événement développeur, la start-up avait annoncé l’arrivée prochaine d’une solution de gestion des données multi-cloud. Une solution destinée à séduire les entreprises qui souhaitent ne pas dépendre que d’un seul fournisseur cloud mais qui nécessite une gestion supplémentaire des données notamment en terme de sécurité. Face à Docker on trouve principalement des concurrents américains, notamment issus du monde open source. Dans un rapport récent sur le marché des conteneurs cloud, la société d’études américaine Forrester mentionnait sur ce marché, à coté de Docker, des sociétés comme Red Hat, Pivotal, IBM, Suze ou encore Rancher Lab.

La levée de fonds en cours de Docker devrait lui donner les moyens de rester dans la course technologique dans ce domaine et commencer à intéresser les grands leaders du cloud comme Azur, Google ou AWS à la recherche de nouveaux services.

 

 

AWS organisait ce mercredi une journée start-up à l’espace Saint Martin à Paris. Une occasion pour le leader du cloud public de démontrer que son offre est de plus en plus avancée pour les start-ups mais pas que. 

En organisant cette journée, AWS avait, semble-t-il,  pour objectif de démontrer que son offre était de plus en plus technologique et avancée. En clair si AWS est la plate-forme des jeunes entreprises elle est aussi de plus en plus celle des start-ups qui ont envie de rivaliser, au niveau technologique, avec des grandes entreprises. A ce titre le programme des conférences  faisait la part belle à tous les concepts et services avancés actuels. Dans ses différentes interventions, AWS a mis l’accent sur l’Hyper Vitesse mais aussi sur les architectures micro services, la continuité de services sans oublier l’intelligence artificielle et le machine learning. Objectif : convaincre le haut du panier des start-ups mais aussi certains observateurs de grandes entreprises que désormais il est plus facile de construire avec AWS une architecture informatique performante et innovante. Un point de vue partagé par différents experts présents sur cette journée. Pour Michel Ribault, de la société Easyteam, un intégrateur leader dans la transformation vers le cloud,  les besoins des entreprises et ceux des start-ups sont en train de converger. « L’hyper- vitesse proposée pour créer des applications à  une vitesse qu’aucune solution on-premise ne peut égaler permet de se concentrer sur la logique business » précise-t-il. L’objectif est le même pour tous ajoute-t-il :  « il s’agit de ne plus avoir à se soucier des serveurs dans la mise en oeuvre d’ architectures sécurisées hautement performante et disponible ». Il y a quand même une différence entre les start-ups et les grandes entreprises dans la mise en oeuvre de ces services note t-il. Il explique que pour les start-ups l’enjeu est de maîtriser nativement ses services alors que pour les entreprises le premier objectif est de sauter plusieurs étapes tout en continuant à miser sur leurs équipes internes pour faciliter le déploiement à grande échelle. Dans les deux cas il s’agit de mieux tirer partie des possibilités technologiques. Un argument qui a animé une grande partie du start-up day.

 

Pourquoi Adobe acteur historique des logiciels de créativité et design met 4,75 milliards de dollars sur la table pour racheter Marketo, un éditeur de logiciels spécialisé dans le marketing automation ! Nos explications

L’éditeur américain Adobe, acteur historique des logiciels photos, design et documents, a annoncé le 20 septembre son intention de racheter Marketo, le leader des solutions de marketing automation BtoB, pour un montant de 4,75 milliards de dollars. Marketo revendique plus de 5 000 clients, 500 partenaires et une communauté engagée de 65 000 membres. Selon différentes sources, le chiffre d’affaires de la société se situerait autour de 300 millions de dollars. Adobe précise que la transaction devrait être conclue au cours du quatrième trimestre de son  exercice fiscal 2018. Jusqu’à cette date, chaque entreprise continuera à fonctionner de manière indépendante.

Marketo avait été racheté en 2016 par Vista Equiy, un fonds d’investissement américain, pour un montant de 1,8 milliard de dollars. Il aura fallu seulement 2 ans à ce fonds d’investissement pour plus que doubler sa mise. Adobe, qui a racheté au printemps dernier Magenta,  l’éditeur de plateforme de e-commerce,  pour 1,68 milliard de dollars se positionne avec ce nouveau rachat comme un acteur clé sur le marché des logiciels destinés aux directions marketings et commerciales. Un segment de marché en très forte croissance, notamment dans le cadre de la transformation digitale des entreprises et de l’automatisation  du marketing.

Adobe ne cache d’ailleurs pas qu’il aimerait avec ce rachat devenir incontournable dans le traitement, l’analyse et la personnalisation  de la donnée marketing sur les marchés BtoB et BtoC. «Pour les spécialistes du marketing de tous les secteurs, il est impératif de se concentrer sur la fourniture d’expériences pertinentes, personnalisées et engageantes», a notamment déclaré Brad Rencher, vice-président exécutif et directeur général de Digital Experience, Adobe. «L’acquisition de Marketo élargit l’avantage d’Adobe en termes d’expérience client  BtoC et BtoB et place l’offre Adobe Experience Cloud au cœur de tout le marketing », a-t-il également précisé dans le communiqué de presse diffusé à l’occasion de ce rachat. Un positionnement revendiqué également par Oracle, SAP, IBM  et Salesforce, à partir de leurs logiciels de relation client et de plusieurs rachats récents. Avec cette acquisition, Adobe devient donc un concurrent de plus en plus direct des grands éditeurs logiciels américains sur une cible de décideurs clé dans le cadre de la transformation digitale des entreprises. Même si pour cela Adobe devra encore se renforcer dans le domaine de l’analytique et de la relation client deux domaines où des acquisitions sont encore possibles.

La Rédaction, Digital CMO

 

 

Capgemini vient d’annoncer la création de Capgemini Invent, une nouvelle ligne de services qui regroupe les expertises de l’entreprise dans les technologies émergentes et les 5 sociétés acquises récemment.

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Capgemini veut être plus qu’une grande ESN (entreprise de services du numérique) : l’entreprise veut se positionner plus clairement sur les technologies émergentes et disruptives qui vont guider la transformation numérique au cours des prochaines années. C’est dans ce but qu’elle crée Capgemini Invent. Il s’agit d’une nouvelle ligne de services, mais aussi d’une nouvelle entité qui réunit les expertises de Capgemini dans les « data sciences », les entreprises récemment acquises (LiquiHub, Fahrenheit 212, Idean, Adaptive Lab et Backelite) ainsi que les partenariats passés entre Capgemini et les startups. « Anticiper les évolutions de demain est devenu de plus en plus complexe. Afin d’identifier de nouvelles sources de valeur et d’assurer leur survie, les entreprises leaders doivent avoir la capacité d’inventer, c’està-dire de repenser radicalement leurs business models, explique Cyril Garcia, directeur général de Capgemini Invent. Capgemini Invent propose un nouveau modèle d’accompagnement de la transformation digitale qui combine de fortes expertises sectorielles avec une large palette de disciplines allant de la stratégie aux technologies en passant par la « data science » et le « creative design ». Nous travaillons également avec un puissant écosystème de partenaires en innovation et de start-ups sur lequel nous nous appuyons pour l’ensemble de nos projets. Avec Capgemini Invent, nous accompagnons nos clients avec un esprit novateur et orchestrons chaque facette de leur transformation avec agilité pour les aider à continuer de croître. »

Capgemini Invent va ainsi se focaliser sur 6 domaines d’expertise : Innovation and Strategy, Customer Engagement, Future of Technology, Insight Driven Enterprise, Operations Transformation et People and Organization.

Par ailleurs, Capgemini ne cache pas son intention de se positionner plus clairement sur la transformation digitale des entreprises. Selon IDC, elles vont investir plus de 2 000 milliards de dollars dans ce domaine d’ici 2021.

 

Pascal Boiron, Digital CMO

Ne l’appelez plus ESN (Entreprise de Services du Numérique) : dites plutôt « Cloud Services Provider ». Pourquoi ? Les réponses de Nicolas Leroy-Fleuriot, fondateur et Président de cette société.

  • Cheops Technology passe cette année le cap des 100 M€ de chiffre d’affaires et a changé de modèle économique, mais les dernières annonces aident-elles les clients à changer eux aussi de modèle économique ?

Nicolas Leroy-Fleuriot : Pour beaucoup d’entreprises, l’enjeu est de développer l’usage du cloud sans abandonner du jour au lendemain leur parc matériel et logiciel, sans oublier toutes les compétences qui y sont liées. Une de nos réponses à ce challenge s’appelle ICOD 400. Concrètement, cela permet aux entreprises qui utilisent des mini-ordinateurs IBM AS/400 – environ 16 000 sont toujours en activité – de travailler en mode cloud sans avoir besoin d’informaticiens chevronnés. Dans les faits, cela décharge l’entreprise et sa DSI d’assurer la maintenance de ces systèmes en 22/24h et 7/7j. La même démarche nous a amené a lancer l’offre « HyperX », que l’on pourrait présenter comme une solution d’appliance as a service avec un paiement à l’usage, comme le permettent les plateforme AWS et Azure, que l’on pourrait surnommer « AMAZURE » (ndlr : AWS d’Amazon & Azure de Microsoft). Un troisième exemple est celui de « HyperWiFi » : il s’agit d’une offre construite avec les technologies d’Aruba qui permet aux entreprises de proposer le WiFi sans avoir à investir lourdement dans l’acquisition des équipements nécessaires.

  • Pour Cheops Technology, cela implique d’avoir un chiffre d’affaires en baisse et de pouvoir le supporter : est-ce le cas ?

Nicolas Leroy-Fleuriot : Nous avons « changé » de modèle économique relativement tôt, en 2010. Il est vrai que pendant quatre ans, le chiffre d’affaires a baissé, mais à partir de 2014, il est reparti à la hausse et nous pensons que le changement de modèle économique est achevé pour nous, ce qui implique de beaucoup s’investir dans la gestion du changement en interne. Le cloud représente désormais plus de 30% de nos revenus, ce qui engendre d’importants bouleversements.

  • A l’origine, Cheops Technology était un « petit » prestataire informatique bordelais. Aujourd’hui, peut-on dire que c’est une ESN qui rayonne à l’échelle nationale, qui vise 150 M€ de CA et qui va s’implanter aux Etats-Unis ?

Nicolas Leroy-Fleuriot : Non. Ce qui est vrai, c’est que nous sommes devenus un acteur national, sachant que nous avons 13 agences en France et que celle de Bordeaux ne génère qu’environ 12% du chiffre d’affaires*. Cela étant dit, le fait d’être implantés à Bordeaux, à deux heures de Paris, devient un atout important, car le territoire bénéficie d’une attractivité qui semblait hors de portée voici quelques années encore. En ce qui concerne l’objectif des 150 M€ de CA, nous ne sommes pas réellement pressés. Côté international, nous serons probablement présents dans la Silicon Valley à partir de 2019, mais il y a d’autres priorités. Parmi celles-ci, on peut parler de celle qui permet à Cheops Technology de se présenter comme un « Cloud Services Provider » et pas seulement comme une Entreprise de Services du Numérique (ndlr : ESN).

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO

 *Le nouveau siège de Cheops Technology sera inauguré le 4 octobre 2018 dans l’agglomération bordelaise.

Capgemini  vient de présenter le projet de digitalisation de 1,5 millions de clients pour le groupe Singapourien SP Group, acteur majeur du secteur de l’énergie en Asie-Pacifique. Objectif : offrir aux clients un libre choix complet grâce au digital dans le cadre de la déréglementation du marché de l’électricité dans cette région du monde.

Trois mots clés dans ce libre choix  : comparateur, CRM et SAP

Alors que les clients français ont l’impression d’être espionné dans le cadre du compteur Linky et que cela est même devenu un acte politique de libre choix que de refuser son installation, Capgemini vient de présenter une réalisation digitale très ouverte pour le fournisseur d’électricité SP Group.

Pour aider les clients à comprendre leurs options et à naviguer de manière transparente entre les détaillants ou à revenir au tarif réglementé, SP Group et Capgemini ont tout d’abord misé sur un comparateur de prix au sein du  nouveau site web de SP Group. Il offre la possibilité aux clients d’avoir  accès à toutes les informations relatives aux différentes options du fournisseur d’énergie. Le client peut visualiser et  comparer toutes les options offertes. En outre, SP Group a créé un nouveau portail  interactif permettant aux clients d’acheter de l’électricité à des prix réglementés et non réglementés  auprès de SP Group. Surtout il peut visualiser les deux comptes sur une seule plate-forme. Au delà de cette expérience client, le projet repose sur des briques informatiques classiques et notamment un CRM qui a été amélioré et enrichi. Le principal axe d’amélioration du CRM a été le déploiement d’une base analytique à partir d’une solution verticale de SAP et la mise place d’une solution data dite de  Business Data Lake3.

Libre choix digital dans un marché ouvert

Et pour finir de présenter ce projet Capgemini insiste sur le bon équilibre choisi entre robustesse informatique et intégration de l’expérience client. «Le marché ouvert de l’électricité est un pas vers le libre choix du consommateur dans un marché où la demande d’énergie augmente, et nous sommes fiers de travailler avec SP Group sur son parcours de transformation», a précisé Gaurav Modi, directeur général Asie du Sud-Est et Hong Kong. Taïwan, Capgemini. «La digitalisation des activités de SP Group est essentielle pour générer des gains d’efficacité et l’objectif principal de Capgemini était de créer une expérience client complète en offrant flexibilité et commodité, tout en mettant en place des processus robustes pour le marché » précise t-il dans le communiqué de presse de présentation de ce projet.

Pour le retour du Grand Prix de France de Formule 1, qui a vu la victoire de Lewis Hamilton,  sur le fameux circuit Paul Ricard au Castellet,  les organisateurs ont misé sur de nouvelles infrastructures télécoms pour digitaliser le spectacle du  grand prix mais aussi tous les événements à venir. A la manoeuvre le groupe Sogetrel, spécialiste des télécoms,  qui œuvre depuis 2013 à renouveler tous les équipements et infrastructures numériques du circuit.

Une infrastructure télécom pour le digital

C’est sur l’investissement télécom que les organisateurs du grand prix de France  ont misé pour faire de la F1 un spectacle plus digital. Et c’est la société Sogetrel qui a procédé à l’installation d’un backbone en fibre optique de plus de 5 kms, capable de supporter le wifi dans les nouvelles tribunes. A l’instar du mouvement engagé dans les grands enceintes sportives pour le football et le rugby, le sport automobile prend les mêmes directions.

Plus de 50 0000 spectateurs vont donc pouvoir sur les différentes événements  partager en temps réel avec leurs smartphones toute la durée de la course ou d’autres  contenus. Au niveau des infrastructures cela s’est matérialisé par la pose de 22 armoires (concentrateurs wifi) sous les nouvelles tribunes et le déploiement d’une  solution en matériels  basée sur le fournisseur de réseaux Extrême networks. A total la nouvelle infrastructure télécom totalise 280 bornes Wifi et a nécessité  25 km de câbles et 45 Switch. Parallèlement Sogetrel a  procédé à la migration des  32 caméras analogiques situées sur les pistes en les remplaçant par des caméras IP de dernière génération. Sogetrel a également remplacé le mur d’image du PC Course pour un mur d’images dynamiques sur 10 écrans 60 pouces.

Dans un communiqué de presse Xavier Vignon, Président de Sogetrel, commente l’évolution du spectacle de la F1 : « En 2018, un circuit de F1 est devenu bien plus que du goudron, des stands et des tribunes ! Le numérique y joue désormais un rôle central, tant pour les spectateurs qui souhaitent partager leurs émotions en temps réel sur les réseaux sociaux que pour les organisateurs et les équipes qui s’appuieront sur les infrastructures déployées par Sogetrel pour organiser, suivre et sécuriser la course. La course au spectacle sportif digital entre les différents sport est engagée.

 

A l’occasion de l’AWS Summit Paris, Amazon a précisé ses ambitions dans tous les domaines du numérique et son intention de casser systématiquement les prix.

Le 19 juin 2018, Amazon organisait son AWS Summit au Palais des Congrès de la Porte Maillot. Le géant du e-commerce voulait démontrer qu’il était également un géant de l’IT. L’opération a plutôt réussi : l’événement a réuni 4 500 personnes et Amazon a présenté plus de 100 solutions dans tous les domaines du numérique, depuis l’intelligence artificielle jusqu’à l’IoT, en passant par le stockage ou les bases de données. Le Directeur Technique (CTO) d’Amazon, Werner Vogels, avait fait le déplacement pour préciser la stratégie du GAFA : son ambition est d’être chaque fois supérieur au niveau technique avec des prix très bas. AWS en a notamment fait la démonstration avec sa solution de base de données en mode cloud Aurora. D’un côté, Werner Vogels a ouvertement critiqué son principal concurrent dans le domaine des bases de données, Oracle. De l’autre, AWS indique tout simplement sur son site : « Les performances et la disponibilité des bases de données commerciales pour un 10e de leur coût ». En l’occurrence, Werner Vogels a affirmé que l’offre Aurora était celle qui connaissait la plus forte de l’histoire d’Amazon Web Services.

Amazon et l’IA

AWS a par ailleurs mis en avant trois de ses références prestigieuses (SNCF, Renault et NYSE Euronext), qui ont insisté sur les motivations techniques de leur choix du cloud d’Amazon. AWS souhaitait également prouver sa capacité à animer un écosystème composé de développeurs (plusieurs solutions dédiées ont été présentées, dont Cloud9), des partenaires (une trentaine étaient présents) et des startups (plus de 20 ont été mises en lumière).

Autre thématique forte de cet AWS Summit Paris : l’intelligence artificielle, et notamment le machine learning. Amazon entend bien jouer les premiers rôles dans le domaine de l’IA, d’autant que la marque compte l’utiliser pour son activité de commerce et qu’elle y consacre un bonne part de son colossal budget de R&D (22,6 milliards de dollars en 2017, voir notre article).

Pour le spectacle, Amazon avait également convié à cet AWS Summit l’équipe qui s’est chargée du développement d’Alexa, commercialisée avec l’enceinte Echo depuis peu (13 juin 2018), tandis qu’une enceinte Echo géante trônait au centre de l’AWS Summit.

Pascal Boiron, Digital CMO