DigitalCMO

Dans tous les secteurs d’activités le cloud et la transformation digitale restent des challenges à relever. Mais dans le secteur de la finance et de l’Asset Management cela demande encore plus d’efforts et de précisions surtout quand on a la volonté d’aller plus loin dans cette transformation.
Jean-Christophe Normand, DSI adjoint de Carmignac Risk Managers, nous donne ici quelques clés pour que cette mutation vers le cloud apporte aux métiers toute sa valeur ajoutée.

Digital CMO – Jusqu’où doit-on placer le curseur dans le cadre d’un projet cloud et de transformation digitale ?

Jean-Christophe Normand – Si on écoute les acteurs actuels du cloud et leurs discours sur l’hyper puissance, il semble qu’il n’y ait pas de limites à ce que nous pouvons mettre en place. C’est une vision que je partage. Pourquoi se limiter au seul objectif de la transformation des infrastructures informatiques ? Même si le challenge des entreprises autour du cloud et du digital est principalement guidé par leur souhait de revoir leur infrastructure data center et les technologies qui y sont utilisées afin d’augmenter puissance, souplesse, fiabilité et sécurité de leur système d’information, il faut se projeter plus loin.
Quitte à investir dans ces technologies, pourquoi ne pas miser dès le départ sur des services innovants comme l’intelligence artificielle, le machine learning et toutes les technologies permettant d’optimiser des environnements digitaux. C’est mon sentiment général et c’est aussi dans ce sens que nous souhaitons aborder la transformation vers le cloud.
Il me semble nécessaire de mettre en parallèle les deux approches et de ne pas attendre que l’on dispose de la puissance du cloud pour tester et démarrer de nouveaux services. Bien entendu, le sujet de la consolidation de nos data centers dans un seul centre informatique est une opportunité offerte par le cloud mais les enjeux de développement autour d’un DevOps performant sont tout aussi cruciaux. En clair, j’ai l’intime conviction que grâce à cela nous allons délivrer davantage et plus rapidement de valeurs à nos métiers. Cela demande néanmoins de se réorganiser, de travailler différemment et d’intégrer de nouvelles compétences.

Digital CMO – Justement quels sont selon vous les apports extérieurs pour conduire aujourd’hui des projets de ce type?

Jean-Christophe Normand – Aujourd’hui on a tendance à présenter le cloud et le digital comme un simple rapprochement de l’informatique et des métiers mais c’est un peu plus complexe que cela. En réalité, nous sommes davantage dans un triangle de compétence réunissant les métiers, les partenaires et notre informatique. Sur le plan strictement technique, les apports extérieurs concernent l’acquisition rapide d’expertises sur ces nouvelles technologies, la connaissance des outils qui y sont reliés et l’accompagnement à la transformation pour fiabiliser et sécuriser notre système d’informations.
Sur le plan fonctionnel, les apports extérieurs sont aujourd’hui associés à l’agilité et à la créativité avec un écosystème de professionnels et de startups capables de produire de la valeur pour l’entreprise à partir de nouveaux outils mis à disposition par ces technologies. Notre plus gros challenge est alors humain avec l’animation de l’ensemble de ces acteurs pour véritablement tirer profit de cette transformation.

Digital CMO – Comment peut-on animer ses équipes pour véritablement tirer parti de la transformation vers le cloud ?

Jean-Christophe Normand – Comme je l’ai expliqué précédemment si l’objectif est uniquement d’améliorer le fonctionnement de la DSI par rapport aux métiers ce n’est pas suffisant. Dans un monde cloud, il est nécessaire que chaque collaborateur puisse être capable de collaborer avec l’ensemble de l’écosystème et gagner en expertise donc en efficacité. Il nous faut une bonne addition des compétences et des complémentarités pour arriver à la performance. L’inspiration extérieure que l’on utilise pour aller dans ce sens : c’est le sport et plus particulièrement un sport tactique qui demande des capacités d’adaptation rapide à de nombreuses situations.
Nous avons choisi le rugby pour illustrer notre approche. Fabrice Landreau, l’ancien international et maintenant directeur sportif du Stade  Français, est intervenu auprès de nos équipes pour nous aider à créer cette dynamique. C’est un sport où tous les joueurs doivent s’appuyer sur des valeurs fondamentales de confiance : « j’ai confiance dans ce que je fais et je peux compter sur l’équipe » ; de cohésion : « chacun évolue avec les autres » ; d’autonomie : « je suis capable d’être responsable de la mission qui m’est confiée » ; d’excellence : « l’envie du travail bien fait » et le plaisir : « donner le meilleur de soi ».  C’est un sport où celui qui est bon, c’est celui qui va avoir un temps d’avance, qui anticipe les changements, qui analyse, qui innove et qui sécurise sa position de leader. « Une équipe cloud qui gagne, est une équipe constituée de gens ordinaires mais doté d’une détermination extraordinaire » disait Fabrice Landreau.
NDLR : Cette approche de gestion des équipes visant à s’inspirer de l’apport extérieur de professionnels du sport est née dans le cadre de création d’un club DSI nommé le XVDSI. Pour Olivier Renaud, Président d’Easyteam, qui est à l’initiative de ce club, le XVDSI doit pouvoir inspirer le management des équipes informatique tout en favorisant l’innovation à travers des rencontres avec les écoles d’ingénieurs, des dirigeants d’entreprises  et les start-ups.

Site web de Carmignac Risk Managers : https://www.carmignac.fr/fr_FR

Alors qu’IBM vient d’annoncer une vente d’1,8  milliards de dollars de logiciels à la société indienne HCL Technologies dont le logiciel Unica d’automatisation du marketing, il semble que c’est désormais à travers Watson et ses capacités en Intelligence artificielle qu’IBM va continuer à développer ses offres données et analytiques.
Un point de vue partagé par Olivier Borel, responsable d’IBM France pour les solutions logicielles autour du marketing, rencontré par Digital CMO sur le dernier salon One to One Digital Marketing.

Parmi les solutions proposées par IBM, quelle est la place de Watson, la solution d’intelligence artificielle lancée en 2012 ?

Watson est la personnification du savoir-faire d’IBM en matière d’intelligence artificielle dite cognitive. Ces travaux ne sont pas récents et ont commencé par de la recherche fondamentale puis ensuite de la recherche appliquée dans de nombreux domaines et souvent dans de grands projets. Plus récemment, il y environ 4 ou 5 années, nous nous sommes appliqués à utiliser ces capacités algorithmiques pour les spécialiser dans nos offres logicielles et en particulier dans cette famille de solutions qui touchent à l’engagement client et au marketing.

Qu’avez-vous amélioré ?

Nous prenons des processus traditionnels du marketing et de l’engagement client que nous rendons plus agiles et plus alertes. Nous facilitons le travail du marketeur au quotidien grâce à cette puissance cognitive qui va s’appliquer dans plusieurs domaines comme l’analytique pour détecter des comportements et des modèles afin de faire des recommandations ou de la prédiction. Nous l’appliquons aussi pour présenter des informations difficiles à appréhender et ainsi permettre à ces professionnels du marketing de mieux comprendre leur clientèle pour l’engager ensuite de façon plus efficiente.

Quels sont les autres domaines d’applications ?

C’est l’usage des solutions pour les praticiens en proposant un assistant qui facilite la présentation des données ou la mise en évidence de certains phénomènes. L’idée est d’établir des comparaisons qui sont parfois fastidieuses à réaliser pour les professionnels du marketing. Le travail sur des gros volumes et la répétition d’actions unitaires est simplifié, augmenté et assisté par l’intelligence artificielle personnifiée par Watson. C’est pour cela que notre suite logicielle s’appelle Watson Marketing. Cela signifie que la nouvelle ère de solutions optimisées par  l’intelligence artificielle infuse tous les processus métiers pour en augmenter l’efficacité.

Qui sont vos clients qui ont adopté cette gamme de logiciels ? Certains secteurs y sont plus sensibles que d’autres ?

Tous nos clients traditionnels bénéficient de facto de ces nouvelles avancées via les mises à jour des versions des logiciels. A partir du moment où l’on est concerné par l’engagement client et les stratégies marketing, on est forcement concerné par l’exploitation des données comme les préférences clients ou les donnés comportementales. Ces données doivent être converties en information métier. L’intelligence artificielle assiste les spécialistes du genre que sont souvent les data scientists dans cet exercice de compréhension, d’amélioration et de systématisation de ces découvertes.

L’intelligence artificielle est un sujet à la mode. Vos clients et prospects en sont-ils demandeurs ou avez-vous encore à l’expliquer ?

C’est un sujet qui est maintenant rentré dans les esprits. Il est admis que cela constitue une aide précieuse dans de nombreux métiers. Aujourd’hui ce qui peut être discutable ou relever d’une courbe de maturité pour les entreprises, c’est d’acter ces nouvelles capacités analytiques à des use case qui soient pertinents. Dans l’intelligence artificielle il y a quelque chose de fondamental, c’est cette capacité à grandir, à apprendre et à devenir de plus en plus pertinent en fonction de l’historique, de la base de faits et des volumes traités. Dans certains domaines, l’intelligence artificielle va fournir des bénéfices pas encore extraordinaires mais tout cela va très vite. Ce qu’on faisait faire à Watson il y a un an est aujourd’hui décuplé et nul doute que prochainement on pourra miser encore plus sur ces technologies pour accompagner un métier et des professionnels. Ces capacités d’intelligence artificielle ont été infusées depuis deux années et release après release, nous les faisons évoluer dans nos logiciels qui trouvent ainsi de plus en plus d’usages.

En savoir plus sur Watson : https://www.ibm.com/fr-fr/customer-engagement/commerce

Le prix Gottlieb Duttweiler attribué à Watson

Développé par IBM depuis 2005, Watson est un logiciel d’intelligence artificielle nommé aussi en l’honneur de Thomas J Watson, premier PDG d’IBM de 1914 à 1956. Le treizième prix de L’institut Gottlieb Duttweiler vient d’être attribué ce programme d’intelligence artificielle et c’est la première que cette prestigieuse distinction honore non pas une personne mais une entité virtuelle. Avant le programme Watson, Kofi Annan (2008), Václav Havel (1990) ou Jimmy Wales (2015), cofondateur de Wikipédia, avaient reçu ce prix. John E. Kelly III, vice-président senior d’IBM, recevra le prix le 7 mai 2019 à Rüschlikon (canton de Zurich) où est implanté l’Institut Gottlieb Duttweiler.

Site web : https://www.gdi.ch/en

BlackBerry a confirmé le rachat de la startup Cylance qui édite des solutions de cybersécurité. La firme canadienne dépensera 1,4 milliard de dollars pour être un acteur majeur sur le marché de la sécurité. 

Star des années 2000 avec son téléphone portable très prisé des cadres des secteurs financiers et bancaires parce que très sécurisé, la firme canadienne en rachetant Cylance mise sur le marché de la sécurité pour se relancer. Crée en 2012 et positionnée sur la protection de terminal, Cylance a été fondée par Stuart McClure, ancien directeur technique de McAfee et Ryan Permeh, ancien directeur scientifique d’Intel Security. Cette jeune entreprise américaine a notamment bénéficié d’une levée de fonds de Dell Ventures de 42 M$ en 2015. Cylance qui vient d’ouvrir un bureau en France propose de protéger les terminaux – postes de travail mais aussi serveurs – contre les logiciels malveillants en s’appuyant, non pas sur des bases de signatures comparables à celles des antivirus classiques, mais sur un algorithme alimenté par des graphes synthétisant des marqueurs comportementaux observés au sein de logiciels malveillants.

Cylance a recours à l’intelligence artificielle, ou plus précisément à l’apprentissage machine supervisé, pour classifier les échantillons, et ainsi identifier ceux qui présentent un caractère malveillant. L’agent résident, déployé en local sur les machines à protéger, ne pèse que quelques dizaines de méga-octets et se contente de consommer 5 % de ressources CPU pour l’analyse des flux entrants. Il communique à intervalles réguliers avec une console d’administration en mode Cloud hébergée sur l’infrastructure de Cylance. En interne, l’éditeur procède à une analyse statique et dynamique des nouveaux échantillons collectés dans la nature. Il met à jour son modèle algorithmique d’analyse environ tous les six mois, mais peut transmettre à ses clients des graphes mis à jour de manière plus fréquente, lorsque c’est nécessaire.

La console d’administration génère des flux syslogs standard pour intégration dans des systèmes de gestion des informations et des événements de sécurité. Des API spécifiques sont en outre proposées pour offrir une intégration plus étroite avec d’autres outils de sécurité. Cylance se classe parmi les éditeurs de solution de protection des points de terminaison. Il vient en cela concurrencer les leaders historiques du secteur tels qu’Intel Security, Kaspersky Lab, Sophos, Symantec et Trend Micro. Il est classé par Gartner parmi les visionnaires du secteur, aux côtés de BitDefender, F-Secure, Panda Security, Eset, mais également SentinelOne.

Comme chaque année durant la grande messe Oracle Open World, le PDG de l’éditeur américain, Mark Hurd, a donné sa vision des évolutions à venir en matière de système d’information. Au delà du cloud, il prévoit que 85 % des interactions clients seront automatisées en 2025 validant ainsi un modèle digital dominant pour toutes les entreprises. 

L’année passée, le PDG d’Oracle, Mark Hurd, avait assuré que 85% des applications de production seraient exécutées dans le cloud d’ici 2025. Cette année, Mark Hurd constate que la vitesse de migration des applications d’entreprise vers le cloud est en train de s’accélérer. Il estime que les entreprises s’engagent de plus en plus vite dans la migration de leurs applications vers le cloud. En guise de preuve de cette  accélération vers le cloud, Mark Hurd a déclaré : «L’année dernière, 15% des centres de données appartenant à des entreprises américaines ont été fermés et leurs applications ont migré dans le cloud». Un constat partagé par d’autres éditeurs, comme SAP, qui vient d’annoncer une très forte progression de ses revenus sur le cloud pour son dernier trimestre fiscal.

Au sein de ce mouvement vers le cloud,  Mark Hurd prévoit que l’intelligence artificielle sera intégrée dans 100% des applications et surtout que 85% de toutes les interactions clients seront automatisées. Un chiffre impressionnant qui laisse à penser que le modèle dominant de la relation client de toutes les entreprises sera basé sur du digital. Et surtout que les données clients issues de différents canaux seront centralisées et automatisées entre elles. Un chantier que très peu d’entreprises ont mené jusqu’à présent en France tant les contraintes sont importantes tant sur le plan légal (avec le RGPD) que sur le plan de la pertinence des données qui ne sont pas toujours exploitables par les seules techniques du big data.

Quels profils informatiques pour plus automatiser

Pour que les entreprises puissent réaliser cette automatisation, Mark Hurd estime que 60% des emplois informatiques évolueront et il considère même que  la plupart des futurs métiers n’ont pas encore été  inventés. Très attentif à l’avenir des informaticiens,  il a également déclaré lors de l’Oracle Open World  que l’automatisation  dans l’informatique ne remplacerait pas les emplois existants mais les renouvellerait.  Les nouveaux métiers liés à l’utilisation de l’IA et d’autres technologies émergentes, comme la blockchain,   favoriseront  l’innovation et amélioreront  la productivité a t-il précisé. La Blockchain est pour lui le futur pilier  de pratiquement toutes les applications concernées par l’échange d’informations sécurisées.

La start-up franco américaine Docker, crée par Salomon Hykes , un ancien élève de l’école d’ingénieur Epita, serait en train de boucler une levée de fonds de près de 200 millions de dollars qui donnerait, selon l’avis des investisseurs, le statut de licorne à la jeune entreprise. 

Selon TechCrunch, Docker serait en train de boucler une levée de fonds de près de 200 millions de dollars. Le site d’information technologique américain mentionne que déjà 92 millions de dollars ont  été garantis par les investisseurs. Docker avait déjà levé 95 millions de dollars en 2016.

Le stockage multi-cloud : un marché très concurrentiel

Tiré par la dynamique de migration des applications d’entreprise et grand public sur le cloud, le marché du stockage de données connait aussi une évolution technologique importante. A coté des acteurs traditionnels comme HPE ou Dell, des fournisseurs de cloud comme OVH ou AWS qui offrent également ce service, des start-ups se sont positionnés sur une offre intermédiaire permettant un stockage multi-plateforme des données. La technologie Docker permet par le biais de conteneurs d’isoler les applications les unes des autres sur un système d’exploitation commun. Pour l’utilisateur l’accès aux données devient facile et transparent quelque soit sa plateforme d’accès cloud.  Lors de son événement développeur, la start-up avait annoncé l’arrivée prochaine d’une solution de gestion des données multi-cloud. Une solution destinée à séduire les entreprises qui souhaitent ne pas dépendre que d’un seul fournisseur cloud mais qui nécessite une gestion supplémentaire des données notamment en terme de sécurité. Face à Docker on trouve principalement des concurrents américains, notamment issus du monde open source. Dans un rapport récent sur le marché des conteneurs cloud, la société d’études américaine Forrester mentionnait sur ce marché, à coté de Docker, des sociétés comme Red Hat, Pivotal, IBM, Suze ou encore Rancher Lab.

La levée de fonds en cours de Docker devrait lui donner les moyens de rester dans la course technologique dans ce domaine et commencer à intéresser les grands leaders du cloud comme Azur, Google ou AWS à la recherche de nouveaux services.

 

 

AWS organisait ce mercredi une journée start-up à l’espace Saint Martin à Paris. Une occasion pour le leader du cloud public de démontrer que son offre est de plus en plus avancée pour les start-ups mais pas que. 

En organisant cette journée, AWS avait, semble-t-il,  pour objectif de démontrer que son offre était de plus en plus technologique et avancée. En clair si AWS est la plate-forme des jeunes entreprises elle est aussi de plus en plus celle des start-ups qui ont envie de rivaliser, au niveau technologique, avec des grandes entreprises. A ce titre le programme des conférences  faisait la part belle à tous les concepts et services avancés actuels. Dans ses différentes interventions, AWS a mis l’accent sur l’Hyper Vitesse mais aussi sur les architectures micro services, la continuité de services sans oublier l’intelligence artificielle et le machine learning. Objectif : convaincre le haut du panier des start-ups mais aussi certains observateurs de grandes entreprises que désormais il est plus facile de construire avec AWS une architecture informatique performante et innovante. Un point de vue partagé par différents experts présents sur cette journée. Pour Michel Ribault, de la société Easyteam, un intégrateur leader dans la transformation vers le cloud,  les besoins des entreprises et ceux des start-ups sont en train de converger. « L’hyper- vitesse proposée pour créer des applications à  une vitesse qu’aucune solution on-premise ne peut égaler permet de se concentrer sur la logique business » précise-t-il. L’objectif est le même pour tous ajoute-t-il :  « il s’agit de ne plus avoir à se soucier des serveurs dans la mise en oeuvre d’ architectures sécurisées hautement performante et disponible ». Il y a quand même une différence entre les start-ups et les grandes entreprises dans la mise en oeuvre de ces services note t-il. Il explique que pour les start-ups l’enjeu est de maîtriser nativement ses services alors que pour les entreprises le premier objectif est de sauter plusieurs étapes tout en continuant à miser sur leurs équipes internes pour faciliter le déploiement à grande échelle. Dans les deux cas il s’agit de mieux tirer partie des possibilités technologiques. Un argument qui a animé une grande partie du start-up day.

 

Pourquoi Adobe acteur historique des logiciels de créativité et design met 4,75 milliards de dollars sur la table pour racheter Marketo, un éditeur de logiciels spécialisé dans le marketing automation ! Nos explications

L’éditeur américain Adobe, acteur historique des logiciels photos, design et documents, a annoncé le 20 septembre son intention de racheter Marketo, le leader des solutions de marketing automation BtoB, pour un montant de 4,75 milliards de dollars. Marketo revendique plus de 5 000 clients, 500 partenaires et une communauté engagée de 65 000 membres. Selon différentes sources, le chiffre d’affaires de la société se situerait autour de 300 millions de dollars. Adobe précise que la transaction devrait être conclue au cours du quatrième trimestre de son  exercice fiscal 2018. Jusqu’à cette date, chaque entreprise continuera à fonctionner de manière indépendante.

Marketo avait été racheté en 2016 par Vista Equiy, un fonds d’investissement américain, pour un montant de 1,8 milliard de dollars. Il aura fallu seulement 2 ans à ce fonds d’investissement pour plus que doubler sa mise. Adobe, qui a racheté au printemps dernier Magenta,  l’éditeur de plateforme de e-commerce,  pour 1,68 milliard de dollars se positionne avec ce nouveau rachat comme un acteur clé sur le marché des logiciels destinés aux directions marketings et commerciales. Un segment de marché en très forte croissance, notamment dans le cadre de la transformation digitale des entreprises et de l’automatisation  du marketing.

Adobe ne cache d’ailleurs pas qu’il aimerait avec ce rachat devenir incontournable dans le traitement, l’analyse et la personnalisation  de la donnée marketing sur les marchés BtoB et BtoC. «Pour les spécialistes du marketing de tous les secteurs, il est impératif de se concentrer sur la fourniture d’expériences pertinentes, personnalisées et engageantes», a notamment déclaré Brad Rencher, vice-président exécutif et directeur général de Digital Experience, Adobe. «L’acquisition de Marketo élargit l’avantage d’Adobe en termes d’expérience client  BtoC et BtoB et place l’offre Adobe Experience Cloud au cœur de tout le marketing », a-t-il également précisé dans le communiqué de presse diffusé à l’occasion de ce rachat. Un positionnement revendiqué également par Oracle, SAP, IBM  et Salesforce, à partir de leurs logiciels de relation client et de plusieurs rachats récents. Avec cette acquisition, Adobe devient donc un concurrent de plus en plus direct des grands éditeurs logiciels américains sur une cible de décideurs clé dans le cadre de la transformation digitale des entreprises. Même si pour cela Adobe devra encore se renforcer dans le domaine de l’analytique et de la relation client deux domaines où des acquisitions sont encore possibles.

La Rédaction, Digital CMO

 

 

Capgemini vient d’annoncer la création de Capgemini Invent, une nouvelle ligne de services qui regroupe les expertises de l’entreprise dans les technologies émergentes et les 5 sociétés acquises récemment.

image002

Capgemini veut être plus qu’une grande ESN (entreprise de services du numérique) : l’entreprise veut se positionner plus clairement sur les technologies émergentes et disruptives qui vont guider la transformation numérique au cours des prochaines années. C’est dans ce but qu’elle crée Capgemini Invent. Il s’agit d’une nouvelle ligne de services, mais aussi d’une nouvelle entité qui réunit les expertises de Capgemini dans les « data sciences », les entreprises récemment acquises (LiquiHub, Fahrenheit 212, Idean, Adaptive Lab et Backelite) ainsi que les partenariats passés entre Capgemini et les startups. « Anticiper les évolutions de demain est devenu de plus en plus complexe. Afin d’identifier de nouvelles sources de valeur et d’assurer leur survie, les entreprises leaders doivent avoir la capacité d’inventer, c’està-dire de repenser radicalement leurs business models, explique Cyril Garcia, directeur général de Capgemini Invent. Capgemini Invent propose un nouveau modèle d’accompagnement de la transformation digitale qui combine de fortes expertises sectorielles avec une large palette de disciplines allant de la stratégie aux technologies en passant par la « data science » et le « creative design ». Nous travaillons également avec un puissant écosystème de partenaires en innovation et de start-ups sur lequel nous nous appuyons pour l’ensemble de nos projets. Avec Capgemini Invent, nous accompagnons nos clients avec un esprit novateur et orchestrons chaque facette de leur transformation avec agilité pour les aider à continuer de croître. »

Capgemini Invent va ainsi se focaliser sur 6 domaines d’expertise : Innovation and Strategy, Customer Engagement, Future of Technology, Insight Driven Enterprise, Operations Transformation et People and Organization.

Par ailleurs, Capgemini ne cache pas son intention de se positionner plus clairement sur la transformation digitale des entreprises. Selon IDC, elles vont investir plus de 2 000 milliards de dollars dans ce domaine d’ici 2021.

 

Pascal Boiron, Digital CMO

Ne l’appelez plus ESN (Entreprise de Services du Numérique) : dites plutôt « Cloud Services Provider ». Pourquoi ? Les réponses de Nicolas Leroy-Fleuriot, fondateur et Président de cette société.

  • Cheops Technology passe cette année le cap des 100 M€ de chiffre d’affaires et a changé de modèle économique, mais les dernières annonces aident-elles les clients à changer eux aussi de modèle économique ?

Nicolas Leroy-Fleuriot : Pour beaucoup d’entreprises, l’enjeu est de développer l’usage du cloud sans abandonner du jour au lendemain leur parc matériel et logiciel, sans oublier toutes les compétences qui y sont liées. Une de nos réponses à ce challenge s’appelle ICOD 400. Concrètement, cela permet aux entreprises qui utilisent des mini-ordinateurs IBM AS/400 – environ 16 000 sont toujours en activité – de travailler en mode cloud sans avoir besoin d’informaticiens chevronnés. Dans les faits, cela décharge l’entreprise et sa DSI d’assurer la maintenance de ces systèmes en 22/24h et 7/7j. La même démarche nous a amené a lancer l’offre « HyperX », que l’on pourrait présenter comme une solution d’appliance as a service avec un paiement à l’usage, comme le permettent les plateforme AWS et Azure, que l’on pourrait surnommer « AMAZURE » (ndlr : AWS d’Amazon & Azure de Microsoft). Un troisième exemple est celui de « HyperWiFi » : il s’agit d’une offre construite avec les technologies d’Aruba qui permet aux entreprises de proposer le WiFi sans avoir à investir lourdement dans l’acquisition des équipements nécessaires.

  • Pour Cheops Technology, cela implique d’avoir un chiffre d’affaires en baisse et de pouvoir le supporter : est-ce le cas ?

Nicolas Leroy-Fleuriot : Nous avons « changé » de modèle économique relativement tôt, en 2010. Il est vrai que pendant quatre ans, le chiffre d’affaires a baissé, mais à partir de 2014, il est reparti à la hausse et nous pensons que le changement de modèle économique est achevé pour nous, ce qui implique de beaucoup s’investir dans la gestion du changement en interne. Le cloud représente désormais plus de 30% de nos revenus, ce qui engendre d’importants bouleversements.

  • A l’origine, Cheops Technology était un « petit » prestataire informatique bordelais. Aujourd’hui, peut-on dire que c’est une ESN qui rayonne à l’échelle nationale, qui vise 150 M€ de CA et qui va s’implanter aux Etats-Unis ?

Nicolas Leroy-Fleuriot : Non. Ce qui est vrai, c’est que nous sommes devenus un acteur national, sachant que nous avons 13 agences en France et que celle de Bordeaux ne génère qu’environ 12% du chiffre d’affaires*. Cela étant dit, le fait d’être implantés à Bordeaux, à deux heures de Paris, devient un atout important, car le territoire bénéficie d’une attractivité qui semblait hors de portée voici quelques années encore. En ce qui concerne l’objectif des 150 M€ de CA, nous ne sommes pas réellement pressés. Côté international, nous serons probablement présents dans la Silicon Valley à partir de 2019, mais il y a d’autres priorités. Parmi celles-ci, on peut parler de celle qui permet à Cheops Technology de se présenter comme un « Cloud Services Provider » et pas seulement comme une Entreprise de Services du Numérique (ndlr : ESN).

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO

 *Le nouveau siège de Cheops Technology sera inauguré le 4 octobre 2018 dans l’agglomération bordelaise.

Capgemini  vient de présenter le projet de digitalisation de 1,5 millions de clients pour le groupe Singapourien SP Group, acteur majeur du secteur de l’énergie en Asie-Pacifique. Objectif : offrir aux clients un libre choix complet grâce au digital dans le cadre de la déréglementation du marché de l’électricité dans cette région du monde.

Trois mots clés dans ce libre choix  : comparateur, CRM et SAP

Alors que les clients français ont l’impression d’être espionné dans le cadre du compteur Linky et que cela est même devenu un acte politique de libre choix que de refuser son installation, Capgemini vient de présenter une réalisation digitale très ouverte pour le fournisseur d’électricité SP Group.

Pour aider les clients à comprendre leurs options et à naviguer de manière transparente entre les détaillants ou à revenir au tarif réglementé, SP Group et Capgemini ont tout d’abord misé sur un comparateur de prix au sein du  nouveau site web de SP Group. Il offre la possibilité aux clients d’avoir  accès à toutes les informations relatives aux différentes options du fournisseur d’énergie. Le client peut visualiser et  comparer toutes les options offertes. En outre, SP Group a créé un nouveau portail  interactif permettant aux clients d’acheter de l’électricité à des prix réglementés et non réglementés  auprès de SP Group. Surtout il peut visualiser les deux comptes sur une seule plate-forme. Au delà de cette expérience client, le projet repose sur des briques informatiques classiques et notamment un CRM qui a été amélioré et enrichi. Le principal axe d’amélioration du CRM a été le déploiement d’une base analytique à partir d’une solution verticale de SAP et la mise place d’une solution data dite de  Business Data Lake3.

Libre choix digital dans un marché ouvert

Et pour finir de présenter ce projet Capgemini insiste sur le bon équilibre choisi entre robustesse informatique et intégration de l’expérience client. «Le marché ouvert de l’électricité est un pas vers le libre choix du consommateur dans un marché où la demande d’énergie augmente, et nous sommes fiers de travailler avec SP Group sur son parcours de transformation», a précisé Gaurav Modi, directeur général Asie du Sud-Est et Hong Kong. Taïwan, Capgemini. «La digitalisation des activités de SP Group est essentielle pour générer des gains d’efficacité et l’objectif principal de Capgemini était de créer une expérience client complète en offrant flexibilité et commodité, tout en mettant en place des processus robustes pour le marché » précise t-il dans le communiqué de presse de présentation de ce projet.