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Photo : Olivier Chapuis (CB News) et Franck Papazian (Mediaschool)

Depuis l’annonce voici quelques jours du rachat du média CB News par le groupe MediaSchool, la principale question concerne les motivations de l’acquéreur.

En effet, la croissance du groupe MediaSchool ne cesse de s’accélérer depuis sa création il y a 14 ans. Au printemps 2016, MediaSchool comptait 21 écoles, en France mais aussi à Londres, Bruxelles, Barcelone ou Shngai : l’Euopean Communication School, l’Institut Européen de Jounalisme, Sup de Web, Sup de Prod, sans oublier ses établissements de formation continue (l’Institut Muli Média et Mediaschool Executive Education.

Historiquement spécialisé dans le journalisme et la communication, MediaSchool a entamé une première diversification en juin 2016, en rachetant le groupe IPF et ses trois écoles : EPH (événementiel et tourisme), ETS (management) et Iris (informatique et numérique). Le groupe IPF accueille 1 800 étudiants chaque année et MediaSchool 5 000. Mais l’ambitieux président de MediaSchool, Franck Papazian,  ne cache pas qu’il souhaite rapidement développé son groupe et atteindre le seuil de 20 000 étudiants en 2020, ce qui impliquera de nouvelles acquisitions.

En attendant, MediaSchool vient d’annoncer en ce début mai qu’il rachetait un journal créé voici plus de 30 ans par Christian Blachas : CB News. Ce média dédié à la communication et à la publicité a connu plusieurs années difficile avant d’être redressé sous la houlette d’une nouvelle équipe dirigeante (dont Olivier Chapuis, Xavier Dordor et Jean-Jacques Raynaut).

En fait, il semble que MediaSchool n’entend pas en rester là et est en train de constituer un groupe capable de proposer tous les types de formation.

Une des grandes inquiétudes vient donc logiquement des écoles concurrentes de MediaSchool, qui craignent que CB News ne parlent plus d’elles, ou pas en bien. « Il n’y a pas de crainte à avoir sur ce point, affirme Franck Papazian. Je me porterai personnellement garant de l’équité du traitement de toutes les écoles. » Par ailleurs, il indique que « d’autres acquisitions seront finalisées d’ici fin 2017 ».

Ces acquisitions concerneront d’autres médias, mais pourront également être réalisées dans d’autres secteurs d’activités que la formation, la communication ou les médias. « Nous voulons que notre groupe ait une vision à 360° et soit présente dans le plus grands nombre de filières », précise Franck Papazian. Cette ambition se retrouve dans le management du groupe : la ligne éditoriale de CB News sera conservée mais Franck Papazian et les autres dirigeants de MediaSchool auront leur mot à dire sur les évolutions du titre, tandis que l’équipe dirigeante de CB News intègre la direction de MediaSchool et participera donc aux décisions qui concerneront, par exemple, les écoles. « Nous voulons rester agile, ce qui implique de ne pas créer de silos », conclut Franck Papazian.

Pascal Boiron, Digital CMO

Orange Bank, la banque mobile d’Orange, sera lancée en France le 6  juillet prochain. Une initiative liée aux efforts  d’Orange pour trouver dans le digital des relais de croissance. Le secteur bancaire reste toutefois difficile d’accès comme en témoigne le rachat récent du réseau  du  Compte Nickel par la  banque PNB- Paribas

400 millions d’euros de CA de chiffres d’affaires en 2018

Cela sera une goutte d’eau sur le marché bancaire français mais Orange vise quand même  400 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018 et l’objectif  d’Orange Bank est de compter, à terme, plus de 2 millions de clients en France. Pour cela l’opérateur français mise sur son réseau de distribution dont il cherche à amortir le coût. Un peu à l’image de la Poste mais en prenant le chemin des services financiers quand le réseau de la Poste ou de certaines banques ont décidé de se lancer dans la commercialisation des abonnements téléphoniques mobiles.

Orange qui compte 30 millions de clients cherchera donc avant tout à séduire ses clients traditionnels. Sans le dire Orange vise aussi par des nouveaux services, comme le transfert d’argent par SMS, des catégories d’utilisateurs, dont les besoins ne correspondent pas aux services mobiles, parfois un peu chers, proposés par les banques traditionnelles. La carte bancaire d’Orange Bnak  sera gratuite,  et Orange précise qu’il n’y aura pas de frais de tenue de compte et qu’aucune condition de revenu ne sera exigée pour les clients. L’expérience acquise avec Orange Money  sur la zone Afrique Moyen-Orient, et plus récemment le lancement d’Orange Finanse  en Pologne serviront également à développer des offres ciblées en France sur certaines catégories d’utilisateurs à faible revenu. Mais surtout Orange vise les nouvelles habitudes de paiement sans contacts pour des petits montants. Pour certaines transactions  sans contact il deviendra plus évident et  simple de se servir de son téléphone que de sa carte de paiement surtout pour les jeunes.

 

Uber n’a pas d’obligations de publier ses résultats mais la start-up américaine  a partagé ceux-ci avec Bloomberg. La croissance est au rendez-vous ce qui devrait rassurer les investisseurs en dépit d’une perte record en 2016

Une forte croissance de chiffre d’affaires en 2016 qui rassure

Uber enregistre bien une croissance de start-up.  Selon les informations données à Bloomberg au cours de son exercice 2016 Uber a enregistré pour 20 milliards de dollars de réservations, soit une croissance de 125% sur un an (hors activités chinoises cédées).

Cette progression  lui a permis d’enregistrer un chiffre d’affaires de 6,5 milliards de dollars, dont 2,9 milliards de dollars générés au cours du seul quatrième trimestre (+74%). Les pertes ajustées sont toutefois  importantes  puisqu’elles atteignent 2,8 milliards de dollars sur l’année (hors activités chinoises), dont 991 millions de dollars au titre du quatrième trimestre.

En publiant ces résultats Uber a sans doute voulu rassurer les marchés financiers et les investisseurs. Et en dépit des problèmes légaux que rencontre la start-up américaine tant aux Etats-Unis qu’en Europe, Uber devrait continuer en 2017 à progresser sur son marché de base la réservation de voiture. Avec les changements de tarifications et de commissions annoncés et appliqués par Uber  les pertes devraient être moindres en 2017. Il restera à convaincre les investisseurs que la deuxième partie du modèle, à savoir les voitures autonomes et ses services, puisse générer dans le futur des profits récurrents et durables.

Le collectif d’entreprises spécialisées dans la réalité virtuelle, VR-Connection, et le Lyon Olympique Universitaire viennent de signer un partenariat inédit en France : ensemble, ils vont travailler à la création d’expériences en réalité virtuelle appliquées au rugby. Une démarche dans la droite ligne des outils de RV déjà déployés aux USA.

Sans qu’il en ait pleinement conscience, le fan de rugby vit déjà une expérience immersive : suivi du quotidien du club et des joueurs sur les réseaux sociaux, vidéos filmées dans les vestiaires, mais aussi réalité augmentée. Cela fait par exemple plusieurs années que Canal Plus utilise sa « palette » pour analyser les actions d’une équipe. Avec l’amélioration des caméras vidéo à 360, l’intérêt évidemment des GAFA pour ces technologies, l’amélioration de ces expériences est devenu un enjeu de taille, sur l’ensemble de l’entertainment et en particulier sur le sport. Aux Etats-Unis, la réalité virtuelle a déjà fait son entrée dans les stades et dans le salon des supporters. Ainsi, au lancement de la saison NBA (basket-ball), la franchise des Golden State Warriors a diffusé son match face aux Pelicans en RV, grâce à un partenariat avec la startup NextVr. Depuis, la ligue diffuse chaque semaine un match en version immersive.

La réalité virtuelle pour les supporters mais aussi pour les joueurs

VR-connections et le LOU surfent donc sur cette tendance et l’adapte au rugby, un sport au potentiel énorme selon explique Alexandre Ibanez, co-fondateur de la VR-Connection, mais qui nécessitera du travail d’adaptation : « Compte tenu de la dimension athlétique et de l’engagement physique du rugby, adapter ce sport en réalité virtuelle constitue un challenge de taille. ». Des stands devraient prochainement être mis en place dans le stade et au sein des entreprises afin de faire vivre aux fans une expérience unique.

Mais la réalité virtuelle a aussi un intérêt purement sportif pour les clubs. Toujours outre-Atlantique, des sociétés comme Strivr ou EON Sports VR ont développé des technologies permettant d’étudier le jeu dès adversaires : elles combinent même parfois réalité virtuelle et augmentée ! L’objectif pour le collectif français et le club de rugby sera de valider les premiers tests et de travailler à la conception d’un outil de décision pour les joueurs et le club : « Les premiers tests déjà développés ensemble démontrent que la réalité virtuelle pourrait apporter un vrai plus au rugby aussi bien comme support d’activation commerciale que pour la préparation des joueurs » déclare Franck Isaac-Sibille, Vice-Président du club lyonnais.

En misant sur une technologie encore jeune et dont le potentiel sera pleinement exploité dans 10 ans, selon les spécialistes, VR-connection et le LOU font un pari sur l’avenir. Mais en étant parmi les premiers en s’attaquer véritablement au sujet « réalité virtuelle et sport » en France, ils prennent certainement une avance décisive

Altice vient d’annoncer l’acquisition pour 285 M€ de Teads, la start-up spécialiste des formats vidéos innovants de Pierre Chappaz. Teads, qui venait récemment de lever 43 millions d’euros, ne sera pas une nouvelle licorne française susceptible de rivaliser avec les grands réseaux sociaux vidéos américains sur le marché publicitaire.

Une acquisition rationnelle de Patrick Drahi

Pour 2016, Teads annonce une croissance de 44 % de son chiffre d’affaires, qui devrait s’établir à 187,7 millions d’euros. Pour 2017, le spécialiste de la vidéo publicitaire espère une croissance similaire. Altice, le propriétaire de SFR, a d’ailleurs lié 25 % du prix d’acquisition de la jeune entreprise à sa performance en terme de chiffres d’affaires sur 2017. Le prix payé par Altice correspondra donc à une année de chiffre d’affaires. Une acquisition  jugée rationnelle par Altice, qui met en avant l’actif commercial et technologique de la société de Pierre Chappaz. Teads dispose par exemple de relations avec 94 des 100 meilleurs annonceurs dans le monde et surtout, précise Altice,  une puissante plate-forme d’éditeur numérique avec des ressources technologiques importantes logées dans son centre d’innovation R & D à Montpellier et à New York avec plus de 100 ingénieurs et programmeurs. Et même si Teads a été bâti sur de nombreux rachats avec un effectif jeune de 500 employés, elle dispose de réserves de cash suffisantes pour se repositionner comme une régie commerciale innovante.

Un rachat qui vient renforcer le modèle de convergence de Altice et SFR

Avec ce rachat, le groupe Altice- SFR devrait renforcer son modèle de convergence dans les télécoms, les médias et les mobiles. Très clairement, cette acquisition donne une force de frappe technique sur la vidéo publicitaire au groupe de Patrick Drahi. Cela va notamment permettre à Altice de monétiser son audience mobile, de manière très innovante. Un point mis en avant très clairement par Altice dans le cadre de ce rachat. « Cette acquisition permettra à Altice d’offrir à ses clients des solutions de publicité basées sur les données, pour des plateformes multi-écrans, notamment la télévision, le numérique, le mobile et les tablettes » souligne dans son communiqué de presse Altice. Dans ce cadre, il est possible que l’objectif initial de Pierre Chappaz (créer  une plate-forme publicitaire  vidéo  intelligente et innovante qui vienne bousculer la domination des grands réseaux sociaux américains) ne voit jamais le jour.

La Rédaction, Digital CMO

SFR vient de publier ses résultats annuels. Le chiffre d’affaires reste en baisse, malgré une légère croissance sur  le dernier trimestre de l’année fiscale. La dette reste importante à un moment où l’entreprise annonce 400 millions d’euros d’investissements dans les contenus. 

En intégrant ses nouvelles activités médias (Next RadioTV et Altice Media Group France), SFR a publié un chiffre d’affaires en baisse  de 0,4% à 10,991 milliards d’euros (grand public -3,2%, entreprises -4,9%, opérateurs -0,4%). SFR annonce également une perte de 218 millions d’euros contre un bénéfice de 682 millions d’euros un an plus tôt. La dette de l’entreprise progresse sur la période de 395 millions d’euros à 14,796 milliards d’euros.

400 millions dans les contenus en 2017

Dans son communiqué de presse, SFR donne un large aperçu des résultats enregistrés dans le cadre de sa stratégie de convergence. Même si le nombre d’abonnés continue de reculer  (-520 000 sur un total de 14,62 millions en 2016), aussi bien dans le fixe que dans le mobile. Toutefois, SFR porte un regard optimiste sur sa stratégie d’associer étroitement médias et télécoms.

SFR précise qu’en quelques mois, il créé le kiosque numérique SFR Presse qui compte 65 titres à la date d’aujourd’hui (10 mars 2017) et a dépassé les 10 millions de téléchargements (1,5 M de téléchargements pour le seul mois de janvier 2017). SFR rappelle qu’il a lancé cinq chaînes de sport (SFR Sport 1, 2, 3, 4 et 5) grâce à des droits de diffusion télévisuelle exclusifs prestigieux comme la « Premier League » anglaise, la Fédération Française de Basket, la Fédération Anglaise de Rugby, les World Series of Boxing et la Fédération française d’Athlétisme. Selon SFR les chaînes SFR Sport 1,2,3 totaliseraient 3,5 millions de téléspectateurs. Surtout en plus du lancement de  BFM Sport et BFM Paris. Altice, à  l’instar d’un Netflix, a a financé sa première création originale et inédite « Les Médicis, Maîtres de Florence », diffusée en exclusivité sur SFR Play, qui selon SFR rassemble 1,2 million d’abonnés. Pour 2017, SFR annonce des investissements additionnels en contenu, y compris  à travers l’acquisition des droits de grands événements sportifs,  des créations originales et des titres supplémentaires de vidéo à la demande pour un total d’environ 350 à 400 millions d’euros.

La Rédaction, Digital CMO

Pour sa 4ème édition le iMedia Brand Summit qui se tiendra  les 13 et 14 juin à Biarritz, avec plus de 500 décideurs du digital, accueillera en ouverture  Tom Cochran, ex-Digital Leader du Président Obama et actuel Vice Président d’Acquia. Il  reviendra  notamment sur son expérience à la Maison Blanche et l’héritage digital du Président Obama ainsi que sur la mise en place des politiques digitales dans ce domaine.

We, the people

Dans un communiqué de presse iMedia Brand Summit précise que cette intervention permettra de revenir sur « l’héritage digital du Président Obama ». Selon le communiqué,  Tom Cochran expliquera  dans son intervention  comment l’Administration Obama a concrétisé cela en utilisant des plates-formes numériques, des technologies « open source » et une culture propre à la transformation.  Au delà des aspects technologiques, il expliquera  aussi  comment la transparence, la participation et la collaboration se sont retrouvées au cœur du développement numérique de la Maison Blanche à cette époque. Il reviendra notamment sur l’approche digitale qui a été mise en place pour satisfaire le besoin d’expression des doléances des citoyens. Cela c’est traduit notamment par la mise en place d’une  plateforme open source «We, the People»,  soit, pour la petite histoire, les premiers mots du préambule de la constitution des Etats-Unis d’Amérique. Une approche innovante à l’époque et dont le concept fut même repris par différentes personnalités politiques françaises, dont Ségolène Royale,  mais qui n’a pas été déclinée concrètement. Bien qu’il y ait une multitude d’initiatives au niveau local pour des modes d’expression collaboratifs, il n’ y a pas en France à l’heure actuelle une plateforme de référence dans ce domaine.

L’intervention de Ton Cochran permettra aussi de mettre en lumière les autres modes de communication directs. On sait notamment que Donald Trump utilise abondamment Twitter comme un canal d’information direct.  La comparaison avec les pratiques digitales actuelles du nouveau président sera intéressante. Comme le soulignent les responsables du salon, la prise de parole de l’ex Digital Leader de Barack Obama garde tous son sens à l’heure actuelle, tant au niveau public qu’à celui des entreprises. « Aujourd’hui, les populations ont des attentes de plus en plus élevées et exigent cette ouverture aux organisations et aux marques avec lesquelles elles interagissent. Transposer cette expérience pour répondre aux demandes croissantes des clients, au même titre qu’à celles des électeurs et des citoyens fait partie des enjeux actuels » précisent-ils.

La Rédaction, Digital CMO

 

 

Après les Etats-Unis et l’Allemagne,  Facebook annonce le lancement de son outil de fact-checking en France.  Le réseau social américain qui vient d’annoncer pour son exercice fiscal annuel plus de 12 Mds de dollars de profit (+100 %) et une croissance de 54 % de ses revenus publicitaires  à  27,6 milliards de dollars a fait de la qualité de son audience et de ses contenus un objectif prioritaire.

Quatre axes pour limiter les fausses informations

La future politique de Facebook dans ce domaine s’articulera autour de 4 axes : faciliter les signalements par les utilisateurs, travailler avec des médias dans la vérification des informations, indiquer au grand public les informations contestées et limiter l’accès à la publicité pour les auteurs de fausses informations. Sur ce volet Facebook a décidé d’être strict et une information labellisée contestée ne pourra pas être convertie en publicité ni faire l’objet d’un post sponsorisé. Parallèlement le réseau social américain  veut impliquer les médias. Pour analyser les publications signalées par sa communauté, Facebook s’appuiera sur des tiers, disposant d’une expertise dans la vérification d’informations et adhérant à la charte élaborée par le réseau international de fact-checking Poynter. En France, Facebook s’appuiera sur les médias suivants : l’AFP, BFMTV, L’Express, France Médias Monde, France Télévisions, Libération, Le Monde et 20 Minutes.

Concrètement lorsqu’une publication sera qualifiée de fausse information par deux des organisations de fact-checking, elle sera identifiée comme étant contestée. Cette publication affichera alors un pictogramme et mentionnera que l’information est contestée. Un message invitera l’utilisateur à se rendre sur le site de l’un des vérificateurs tiers pour en savoir plus. Lorsqu’un utilisateur envisagera de partager une publication identifiée comme non fiable, un avertissement « contesté par des tiers » s’affichera. Par ailleurs, la visibilité de ces publications pourra être réduite dans les fils d’actualité des utilisateurs.

1, 23 milliards d’utilisateurs quotidiens pourront signaler les fausses informations

Mais surtout Facebook compte sur ses membres. Chacun pourra effectuer un signalement en cliquant sur le coin droit d’une publication. Grâce à ce signalement, les utilisateurs contribueront à la détection des fausses informations. Lors de la publication de ses résultats financiers Facebook a insisté sur la forte progression de ses membres actifs quotidiens qui ont progressé de 18 % en un an pour atteindre 1,23 milliards de membres dont 1,15 milliard sur mobile. Sur une base mensuelle Facebook revendique 1,8 milliards de membres actifs. La fidélisation  de cette masse et sa monétisation future passe sans aucun doute par un contenu de qualité.

 

Le groupe de presse IDG (International Data Group) a annoncé ce 19 janvier 2017 qu’il était racheté par le groupe chinois Oceanwide, associé au fond d’investissement du groupe américain, IDG Capital, dirigé par le patron d’IDG Chine, Hugo Shong.

IDG détient aussi la série de livre à succès « Pour Les Nuls » et le cabinet d’études IDC

Ce dénouement intervient quasiment un an après la mise en vente d’IDG, géré par la banque Goldman Sachs. Pour rappel, IDG avait été créé en 1964, à Boston, par Patrick Mac Govern et publie plusieurs centaines de médias spécialisés dans le numérique dans 97 pays. Son magazine le plus connu est PCWorld (près de 40 millions de lecteurs dans une cinquantaine de pays), mais le groupe IDG détient aussi la série de livre à succès « Pour Les Nuls » et le cabinet d’études IDC. Il ne faut pas cacher que ce rachat n’est pas une bonne nouvelle, le jour précédent l’investiture du 45ème président des Etats-Unis, Donald Trump. Pourquoi ?

Une audience mondiale

Revenons au déroulement des faits. Au printemps 2014, le fondateur d’IDG, Patrick Mc Govern, décède. Moins de deux ans plus tard, fin 2015, le groupe commence à devenir ingérable et sa mise en vente devient quasiment officielle début 2016, lorsque Goldman Sachs prend la gestion de la transaction. Deux acheteurs potentiels s’affirment alors : le groupe chinois Oceanwide, fondé par Lu Zhiqiang et IDG Capital, dirigé par le patron d’IDG Chine, Hugo Shong.

Oceanwide sera le principal actionnaire

La bonne idée de Goldman Sachs a été de préconiser aux deux prétendants de se rapprocher. Les négociations ont pris près d’un an, mais elles ont abouti. Selon la dépêche Reuters qui annonce ce rachat, les montants de la transaction et la nouvelle répartition du capital ne sont pas encore connus (on sait simplement qu’Oceanwide sera le principal actionnaire). Auparavant, l’agence Reuters avait juste indiqué qu’IDG était en pourparlers avancés pour être vendu pour une somme comprise « entre 500 M$ et 1 milliard de dollars, ce qui donne une très large fourchette…

Le cas IDC

Oceanwide est actionnaire de Lenovo

Ce rachat inquiète les autorités étasuniennes pour plusieurs raisons. La première, c’est que le conglomérat chinois Oceanwide avait déjà racheté en 2016 l’assureur américain Genworth Fiancial Inc. pour 3,8 milliards d’euros. La seconde, c’est que le cabinet d’études IDC est très largement utilisé dans l’industrie du numérique. Or, Oceanwide est actionnaire de Lenovo, qui dispute la place de numéro 1 mondial des PC à l’Américain HP. Kirk Campbell, président d’IDC, a simplement répondu à Reuters qu’il ne s’attendait pas à ce que les clients du cabinet en prennent ombrage.

Reste que, la veille de l’investiture de Donald Trump, la Chine, 1er constructeur mondial de matériels numériques, devient leader mondial des médias sur le numérique et des études de marché sur le numérique. A part ça, tout va pour le mieux entre la Chine et les Etats-Unis d’Amérique…

Pascal Boiron, Digital CMO

Alors que la croissance d’Apple patine, la firme à la pomme a récemment communiqué sur les revenus générés par l’App Store pour  les développeurs : 60 milliards de dollars depuis 2008 selon Apple, dont 20 milliards en 2016 avec une croissance record boostée par les jeux.

Une croissance de 40 % en 2016 tirée par les jeux

Avec 240 millions d’achats générés sur l’App Store le 1er janvier 2017,  le début de l’année a été à la hauteur de l’ensemble de l’année 2016, précise Apple dans un communiqué. La firme de Cupertino déclare notamment qu’en 2016 les revenus générés par l’intermédiaire de l’App Store ont progressé de 40 % par rapport à 2015 pour s’élever à 20 milliards de dollars. Et depuis 2008, l’année de son lancement, l’App Store a permis aux développeurs et éditeurs de générer 60 milliards de dollars de revenus. Si Apple met autant en avant ces chiffres, c’est qu’il estime avoir réussi à créer, en à peine 8 ans,  un écosystème vertueux autour de ces plateformes.  Philip Schiller, vice-président senior d’Apple et président Worldwide Marketing, a insisté sur cet aspect en déclarant :  «Nous voulons remercier toute notre communauté de développeurs pour les nombreuses applications innovantes qu’ils ont créées – qui, avec nos produits – aident à enrichir vraiment la vie des gens ». Pour certains analystes, les revenus de l’App Store restent cependant trop dépendants des jeux. Cela semble vrai. Selon Apple, Super Mario Run de Nintendo a fait l’objet de plus de 40 millions de téléchargements en seulement quatre jours.  Et ce jeu pourrait détrôner très prochainement Pokemon Go, le jeu le plus téléchargé en 2016. Par ailleurs, d’autres observateurs estiment que  le catalogue d’applications disponible est désormais saturé. Faire fortune via l’App Store avec une application astucieuse payante ne semble plus possible. Néanmoins, Apple semble avoir trouvé des relais de croissance.

Des relais de croissance se dessinent pour les années à venir

A coté des jeux, Apple note que ses revenus par abonnement progressent fortement. Selon Apple les revenus par abonnement mensuel à différents services, comme Netflix, HBO Now, Line, Tinder ou MLB.com, ont atteint  2,7 milliards de dollars. Une hausse de 74% par rapport à 2015. Apple insiste moins sur ses propres services par abonnement (Apple Pay, iCloud et Apple Music). Mais il semble que ces services soient de mieux en mieux installés. Apple Music totalisait déjà 17 millions d’abonnés – majoritairement payants – en septembre dernier. Pour l’instant, il semble qu’Apple hésite sur la stratégie à mener dans le futur. Continuer à proposer des services à succès ou continuer à développer son écosystème. Face à Messenger, à l’Intelligence artificielle ou aux chatbots, Apple ne peut pas laisser les développeurs se détourner de ses plateformes. La marque à la pomme revendique plus de 21 000 applications iMessage collaboratives. Et, pour la première fois, les utilisateurs peuvent demander à Siri, son interface vocale, de réserver des vols, de faire des paiements ou de renvoyer un appel. L’App Store reste une plateforme centrale dans la stratégie d’Apple.

La Rédaction, Digital CMO