DigitalCMO

Sigilium a été créée en 2015 avec pour objectif de transformer les signatures e-mail en espaces de communication, sachant que chaque salarié en France envoie en moyenne 2 000 e-mails par an hors de son entreprise.

Si Sigilium est une startup née en 2015, elle a été créée par deux professionnels expérimentés de la création et de la mise en forme de sites web : Xavier Trannoy et Thomas Darde (voir la photo) ont travaillé ensemble sur de nombreux projets depuis 2007.

Forts de ces 10 années d’expérience, ils ont notamment remportés au début des années 2010 le marché de la Fondation Saint Jean de Dieu, qui soigne 20 000 personnes chaque année au sein de 6 centres médicaux en France et dans des établissements implantés à l’étranger. Satisfait du travail d’identité, le client leur demande d’aller plus loin et de développer un système de génération automatique de signatures des e-mails, pour la déployer à l’indentique sur les différentes entités de la fondation.

Logo-Sigilium

« Nous nous sommes alors aperçus que cet espace souvent considéré comme simplement utilitaire pouvait devenir un véritable espace de communication, explique Xavier Trannoy. Nous avons alors décidé avec Thomas Darde de nous focaliser sur le développement d’un système de gestion centralisée des signatures d’e-mails, destiné aux services communication et marketing afin qu’ils puissent piloter  et délivrer de l’information là où ils ont l’attention récurrente de leurs interlocuteurs.

s startups aux très grandes entreprises, dont Saint-Gobain, en passant par les PME et les ETI. « Nous devrions commencer à travailler d’autres grandes entreprises et accélérer notre développement à l’international à partir de septembre 2017, précise Xavier Trannoy. Toutefois, nous n’avons pas et ne projetons pas pour l’instant d’organiser de levées de fonds, car nous ne projetons pas de créer de nouveaux bureaux. Par ailleurs, la plateforme est déjà disponible en anglais et nous avons des utilisateurs en Asie, en Russie ou en Afrique. »

A ce jour, Sigilium travaille avec 70 entreprises mais ne communiquera le nombre d’utilisateurs que fin 2017. « Notre solution est proposée en mode SaaS et notre système de facturation est simple : il est fondé sur le nombre d’utilisateur et sur un prix mensuel ». Concrètement, lorsque le seuil des 100 utilisateurs est franchi, le prix est en moyenne de 1 € par utilisateur et par mois. Côté concurrence, Sigilium ne se reconnaît qu’un concurrent direct en France et affirme qu’il est « 5 à 6 fois moins chers que les produits américains comparables ». Le 30 juin 2017, Sigilium a été l’un des trois lauréats des prix « martech » du CMIT (Club des Directeurs Marketing & Communication de l’IT).

La Rédaction, Digital CMO

La startup basque Setavoo se développe partout en France grâce au succès de sa plateforme « Pop Vox », service et plateforme d’échanges entre les habitants et les représentants du territoire.

Logo SETAVOO

Pour la startup Setavoo, tout a débuté avec la conviction qu’il fallait créer un service simple permettant d’améliorer les échanges entre les citoyens et les élus et techniciens des territoires (communes, villles, communautés de communes ou d’agglomération, parcs régionaux ou nationaux, départements, etc.). C’est ainsi qu’est né le service « Pop Vox », dans l’un des plus beaux villages de France, Labastide-Clairance, dans le Pays Basque.

LOGOTYPE PopVox

« La plateforme avait d’abord pour vocation de diffuser des informations liées aux nombreux événements culturels qui rythment la vie des communes, mais nous avons rapidement constaté qu’elle pouvait être un vecteur de communication efficace entre les citoyens et les élus, explique Philippe Massé , fondateur de gérant de Setavoo (en photo). Le service Pop Vox (évocation claire de l’expression latine « vox populi »). Dans un second temps, l’efficacité du système nous a conduit à le déployer dans d’autres communes du Pays Basque, comme Anglet, Guéthary ou Biarritz. Aujourd’hui, nous sommes entrés dans une troisième phase de notre développement et Pop Vox va être déployé dans des villes d’autres régions, ce qui nous amène également à créer des agences à Lille ou à Marseille. »

Smart citizen : un marché jeune mais déjà très concurrentiel

Les plateformes destinées au « smart citizen » sont déjà nombreuses, même si ce marché est jeune et largement immature, poursuit Philippe Massé. Dans ce contexte, il est essentiel que le délai entre la sollicitation et la réponse soit le plus court possible, ce qui implique qu’il soit simple, ergonomique et peu chronophage pour les équipes chargées de répondre. »

Concrètement, le « smart citizen » devient sans le savoir un agent du territoire, notamment en faisant remonter des informations liées à des incidents, des dégradations ou des dysfonctionnements qui demandent normalement de fréquentes tournées d’inspection. « Deux autres conditions nous semblent essentielles, ajoute Philippe Massé. La première est que le système doit apprendre, c’est-à-dire conserver les questions et les réponses pour que la réactivité soit maximale. La seconde, c’es que le smart citizen doit participer à l’évolution du service. Par exemple, cela a permis de faire évoluer le système pour qu’il permette aux citoyens de poser des questions directement, via la plateforme, durant les réunions de quartier, ou encore d’intégrer les hashtags aux questions. »

Pascal Boiron, Digital CMO

Philippe Massé et les représentants de plusieurs communes du Pays Basque utilisatrices de Pop Vox seront présentes à Bayonne ce 4 juillet 2017 pour les Rencontres Numériques de l’ANTIC.

Le sport est sans doute le contenu qui se prête le plus aux nouvelles expériences digitales. Tous les producteurs de médias et de contenus sportifs ont en tête cette mutation. En attendant l’apport des technologies immersives liées notamment à la réalité augmentée, le multi-canal et la donnée sont au centre des stratégies digitales. Eurosport et CA technologies ont décidé de s’associer pour offrir aux fans de cyclisme une expérience digitale  multi-écrans dynamique (TV, web, mobile via l’application Eurosport). associée à des données exclusives  de courses.

Se mesurer par la donnée à des coureurs professionnels

Le partenariat technologique annoncé par CA Technologies  permettra  à Eurosport de fournir des informations exclusives sur les courses cyclistes à travers les retransmissions télévisées et via son application mobile Eurosport. A l’aide de ses outils d’analyse, CA Technologies a permis à Eurosport de proposer ainsi  une carte interactive de suivi des coureurs tout au long du tour d’Italie. Les données fournies par l’application d’Eurosport, ainsi que sur le site web de la chaîne ont permis aux fans de suivre toute la course avec des données  complémentaires de type GPS (altitude, vitesse, temps de passage) et biométriques (cadence, puissance, fréquence cardiaque) de chaque coureur, en temps réel.

L’objectif pour Eurosport c’est bien de proposer une immersion plus poussée dans la course par la donnée. « Notre collaboration avec CA Technologies nous aide à projeter les fans de cyclisme en immersion dans le peloton. Leurs solutions logicielles intégrées contribuent à offrir une expérience multi-écrans exclusive pour nos fans avec des informations essentielles pour une meilleure compréhension des courses explique Viviane Paxinos, vice-présidente, des partenariats publicitaires internationaux chez Eurosport dans le cadre de cette annonce. Car l’enjeu n’est pas seulement de proposer un contenu additionnel au spectacle sportif mais aussi de tester le développement de nouveaux services. Pour l’instant, cela se matérialise par un concours baptisé « Home of Cycling Series ». Ce challenge incite les fans de cyclisme à profiter pleinement des données de course et à se mesurer à des coureurs professionnels. D’une durée de 3 mois de juin à août 2017, ce concours vise  à la fois les grands fans pratiquant le vélo de manière intensive et les amateurs pour lesquels c’est un loisir. Il restera dans le futur à Eurosport à monétiser de manière différente ces données dans le cadre de services qui restent à imaginer autour du coaching ou encore de la stratégie de course. Un domaine de diversification certain pour tous les contenus sportifs.

Pour plus d’informations sur « The 10th Rider Challenge » et les modalités de participations : strava.com/eurosport.

Créé en 1983, l’Institut Multi-Médias (IMM) a pour vocation d’accompagner les cadres dirigeants des secteurs des médias et de la communication, via de la formation continue et avec des missions à l’étranger (voir notre article).

imm_Isarël_01

Les premiers séjours ont été organisés aux Etats-Unis et celui qui a eu lieu cette année du 26 mars au 1er avril (le 31ème) avaient pour thème « les intelligences artificielles ». Les 35 participants sont allés à New York, San Francisco et Los Angeles pour rencontrer les responsables de sociétés mondialement connues comme Facebook, IBM Watson, KickStarter, NBCUniversal, Google, Netklix, UCLA ou Orange.

Le niveau d’excellence de l’Institut Multi-Médias lui permet de mettre en avant de prestigieux anciens élèves, dont Audrrey Azoulay, ancienne Ministre de la Culture et de la Communication, Guillaume Blanchot, Directeur Général du CSA, Edouard Braud, Strategic Partner Manager Media de Facebook en France, Pierre Fraidenraich, Directeur Général de BFM Business, Franck Appietto, Directeur Général de C8 et Directeur Général des Programmes de Flux de Canal +, Nora Melhli, Responsable des créations originales et des contenus délinéarisés chez Altice, Bruno Patino, Directeur Editorial d’Arte, Thomas Nirschl, Directeut Marketing Digital du Monde…sans oublier des responsables d’Eurosport, de Radio France, de France Télévision, de l’INA, d’Orange, de Mediamétrie, de Microsoft, d’Eutelsat, de la Société Générale, etc. En 2013, l’IMM a rejoint le groupe MediaSchool, dont Digital CMO a récemment interviewé le PDG, Franck Papazian, au lendemain du rachat de CB News (voir l’article).

En novembre 2017, l’IMM va organisé, en plus de la mission aux Etats-Unis, un voyage d’étude en Israël. Digital CMO a demandé pourquoi à Rosa Luna-Palma, sa Directrice Générale.

  • L’IMM annonce qu’il va organiser en novembre 2017 une mission en Istraël. Pourquoi ce choix et cela remet-il en cause la mission aux Etats-Unis en 2018 ?

Rosa Luna-Palma : Non, la mission en Israël a vocation à renforcer notre offre et l’ouverture de l’IMM vers l’extérieur, pas à remplacer le séjour aux Etats-Unis, qui aura bien lieu en 2018. Bien sûr, nous avions d’autres choix possibles qu’Israël, mais notre choix s’est arrêté sur ce pays pour deux raisons principales. La première, c’est la concentration de compétences technologiques que l’on trouve sur ce territoire. A telle enseigne qu’il n’est pas rare que les nouvelles technologies et les versions beta sont souvent développées dans ce pays avant de traverser l’Atlantique. La seconde est la force de la collaboration entre les universités et l’univers des nouvelles technologies. En Israël, les universités jouent un rôle comparable à celui des incubateurs et ce modèle nous semble intéressant. Ce n’est pas par hasard qu’Israël est surnommée la « start-up nation ». Concrètement, nous voulons limiter la délégation à 25 personnes afin d’avoir des rendez-vous d’une qualité exceptionnelles à Jérusalem et à Tel Aviv.

  • Quel sera la programme et quel est le public visé ?

Rosa Luna-Palma : Les secteurs concernés sont les médias, les opérateurs télécoms, les acteurs d’Internet et les producteurs de conteurs. Au sein de ces domaines d’activité, de nombreuses fonctions peuvent être concernées, depuis les directeurs généraux jusqu ‘au DAF, en passant par les directeurs du marketing, de la communication, les DSI, les chief data officer, etc. La nouveauté pour cette mission, c’est que nous l’ouvrons à des responsables qui ne suivent pas de cursus à l’Institut Multi-Médias. En ce qui concerne le programme des journées du 5 au 9 novembre 2017, il y aura à la fois des rencontres avec l’institut israélien de technologie (Technion), les équipes de Google, de Microsoft Ventures ou de Waze en Israël, mais aussi Hot, Sosa, TIME, Keshet, Wibbitz et des start-up locales.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO

Prix pour les 5 jours, transport et hébergement compris : 4 759 € H.T. (4 250 € H ?T. pour les adhérents du club IMM et les partenaires).

Renseignements : infos@institutmultmedias.com

Photo : Olivier Chapuis (CB News) et Franck Papazian (Mediaschool)

Depuis l’annonce voici quelques jours du rachat du média CB News par le groupe MediaSchool, la principale question concerne les motivations de l’acquéreur.

En effet, la croissance du groupe MediaSchool ne cesse de s’accélérer depuis sa création il y a 14 ans. Au printemps 2016, MediaSchool comptait 21 écoles, en France mais aussi à Londres, Bruxelles, Barcelone ou Shngai : l’Euopean Communication School, l’Institut Européen de Jounalisme, Sup de Web, Sup de Prod, sans oublier ses établissements de formation continue (l’Institut Muli Média et Mediaschool Executive Education.

Historiquement spécialisé dans le journalisme et la communication, MediaSchool a entamé une première diversification en juin 2016, en rachetant le groupe IPF et ses trois écoles : EPH (événementiel et tourisme), ETS (management) et Iris (informatique et numérique). Le groupe IPF accueille 1 800 étudiants chaque année et MediaSchool 5 000. Mais l’ambitieux président de MediaSchool, Franck Papazian,  ne cache pas qu’il souhaite rapidement développé son groupe et atteindre le seuil de 20 000 étudiants en 2020, ce qui impliquera de nouvelles acquisitions.

En attendant, MediaSchool vient d’annoncer en ce début mai qu’il rachetait un journal créé voici plus de 30 ans par Christian Blachas : CB News. Ce média dédié à la communication et à la publicité a connu plusieurs années difficile avant d’être redressé sous la houlette d’une nouvelle équipe dirigeante (dont Olivier Chapuis, Xavier Dordor et Jean-Jacques Raynaut).

En fait, il semble que MediaSchool n’entend pas en rester là et est en train de constituer un groupe capable de proposer tous les types de formation.

Une des grandes inquiétudes vient donc logiquement des écoles concurrentes de MediaSchool, qui craignent que CB News ne parlent plus d’elles, ou pas en bien. « Il n’y a pas de crainte à avoir sur ce point, affirme Franck Papazian. Je me porterai personnellement garant de l’équité du traitement de toutes les écoles. » Par ailleurs, il indique que « d’autres acquisitions seront finalisées d’ici fin 2017 ».

Ces acquisitions concerneront d’autres médias, mais pourront également être réalisées dans d’autres secteurs d’activités que la formation, la communication ou les médias. « Nous voulons que notre groupe ait une vision à 360° et soit présente dans le plus grands nombre de filières », précise Franck Papazian. Cette ambition se retrouve dans le management du groupe : la ligne éditoriale de CB News sera conservée mais Franck Papazian et les autres dirigeants de MediaSchool auront leur mot à dire sur les évolutions du titre, tandis que l’équipe dirigeante de CB News intègre la direction de MediaSchool et participera donc aux décisions qui concerneront, par exemple, les écoles. « Nous voulons rester agile, ce qui implique de ne pas créer de silos », conclut Franck Papazian.

Pascal Boiron, Digital CMO

Orange Bank, la banque mobile d’Orange, sera lancée en France le 6  juillet prochain. Une initiative liée aux efforts  d’Orange pour trouver dans le digital des relais de croissance. Le secteur bancaire reste toutefois difficile d’accès comme en témoigne le rachat récent du réseau  du  Compte Nickel par la  banque PNB- Paribas

400 millions d’euros de CA de chiffres d’affaires en 2018

Cela sera une goutte d’eau sur le marché bancaire français mais Orange vise quand même  400 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018 et l’objectif  d’Orange Bank est de compter, à terme, plus de 2 millions de clients en France. Pour cela l’opérateur français mise sur son réseau de distribution dont il cherche à amortir le coût. Un peu à l’image de la Poste mais en prenant le chemin des services financiers quand le réseau de la Poste ou de certaines banques ont décidé de se lancer dans la commercialisation des abonnements téléphoniques mobiles.

Orange qui compte 30 millions de clients cherchera donc avant tout à séduire ses clients traditionnels. Sans le dire Orange vise aussi par des nouveaux services, comme le transfert d’argent par SMS, des catégories d’utilisateurs, dont les besoins ne correspondent pas aux services mobiles, parfois un peu chers, proposés par les banques traditionnelles. La carte bancaire d’Orange Bnak  sera gratuite,  et Orange précise qu’il n’y aura pas de frais de tenue de compte et qu’aucune condition de revenu ne sera exigée pour les clients. L’expérience acquise avec Orange Money  sur la zone Afrique Moyen-Orient, et plus récemment le lancement d’Orange Finanse  en Pologne serviront également à développer des offres ciblées en France sur certaines catégories d’utilisateurs à faible revenu. Mais surtout Orange vise les nouvelles habitudes de paiement sans contacts pour des petits montants. Pour certaines transactions  sans contact il deviendra plus évident et  simple de se servir de son téléphone que de sa carte de paiement surtout pour les jeunes.

 

Uber n’a pas d’obligations de publier ses résultats mais la start-up américaine  a partagé ceux-ci avec Bloomberg. La croissance est au rendez-vous ce qui devrait rassurer les investisseurs en dépit d’une perte record en 2016

Une forte croissance de chiffre d’affaires en 2016 qui rassure

Uber enregistre bien une croissance de start-up.  Selon les informations données à Bloomberg au cours de son exercice 2016 Uber a enregistré pour 20 milliards de dollars de réservations, soit une croissance de 125% sur un an (hors activités chinoises cédées).

Cette progression  lui a permis d’enregistrer un chiffre d’affaires de 6,5 milliards de dollars, dont 2,9 milliards de dollars générés au cours du seul quatrième trimestre (+74%). Les pertes ajustées sont toutefois  importantes  puisqu’elles atteignent 2,8 milliards de dollars sur l’année (hors activités chinoises), dont 991 millions de dollars au titre du quatrième trimestre.

En publiant ces résultats Uber a sans doute voulu rassurer les marchés financiers et les investisseurs. Et en dépit des problèmes légaux que rencontre la start-up américaine tant aux Etats-Unis qu’en Europe, Uber devrait continuer en 2017 à progresser sur son marché de base la réservation de voiture. Avec les changements de tarifications et de commissions annoncés et appliqués par Uber  les pertes devraient être moindres en 2017. Il restera à convaincre les investisseurs que la deuxième partie du modèle, à savoir les voitures autonomes et ses services, puisse générer dans le futur des profits récurrents et durables.

Le collectif d’entreprises spécialisées dans la réalité virtuelle, VR-Connection, et le Lyon Olympique Universitaire viennent de signer un partenariat inédit en France : ensemble, ils vont travailler à la création d’expériences en réalité virtuelle appliquées au rugby. Une démarche dans la droite ligne des outils de RV déjà déployés aux USA.

Sans qu’il en ait pleinement conscience, le fan de rugby vit déjà une expérience immersive : suivi du quotidien du club et des joueurs sur les réseaux sociaux, vidéos filmées dans les vestiaires, mais aussi réalité augmentée. Cela fait par exemple plusieurs années que Canal Plus utilise sa « palette » pour analyser les actions d’une équipe. Avec l’amélioration des caméras vidéo à 360, l’intérêt évidemment des GAFA pour ces technologies, l’amélioration de ces expériences est devenu un enjeu de taille, sur l’ensemble de l’entertainment et en particulier sur le sport. Aux Etats-Unis, la réalité virtuelle a déjà fait son entrée dans les stades et dans le salon des supporters. Ainsi, au lancement de la saison NBA (basket-ball), la franchise des Golden State Warriors a diffusé son match face aux Pelicans en RV, grâce à un partenariat avec la startup NextVr. Depuis, la ligue diffuse chaque semaine un match en version immersive.

La réalité virtuelle pour les supporters mais aussi pour les joueurs

VR-connections et le LOU surfent donc sur cette tendance et l’adapte au rugby, un sport au potentiel énorme selon explique Alexandre Ibanez, co-fondateur de la VR-Connection, mais qui nécessitera du travail d’adaptation : « Compte tenu de la dimension athlétique et de l’engagement physique du rugby, adapter ce sport en réalité virtuelle constitue un challenge de taille. ». Des stands devraient prochainement être mis en place dans le stade et au sein des entreprises afin de faire vivre aux fans une expérience unique.

Mais la réalité virtuelle a aussi un intérêt purement sportif pour les clubs. Toujours outre-Atlantique, des sociétés comme Strivr ou EON Sports VR ont développé des technologies permettant d’étudier le jeu dès adversaires : elles combinent même parfois réalité virtuelle et augmentée ! L’objectif pour le collectif français et le club de rugby sera de valider les premiers tests et de travailler à la conception d’un outil de décision pour les joueurs et le club : « Les premiers tests déjà développés ensemble démontrent que la réalité virtuelle pourrait apporter un vrai plus au rugby aussi bien comme support d’activation commerciale que pour la préparation des joueurs » déclare Franck Isaac-Sibille, Vice-Président du club lyonnais.

En misant sur une technologie encore jeune et dont le potentiel sera pleinement exploité dans 10 ans, selon les spécialistes, VR-connection et le LOU font un pari sur l’avenir. Mais en étant parmi les premiers en s’attaquer véritablement au sujet « réalité virtuelle et sport » en France, ils prennent certainement une avance décisive

Altice vient d’annoncer l’acquisition pour 285 M€ de Teads, la start-up spécialiste des formats vidéos innovants de Pierre Chappaz. Teads, qui venait récemment de lever 43 millions d’euros, ne sera pas une nouvelle licorne française susceptible de rivaliser avec les grands réseaux sociaux vidéos américains sur le marché publicitaire.

Une acquisition rationnelle de Patrick Drahi

Pour 2016, Teads annonce une croissance de 44 % de son chiffre d’affaires, qui devrait s’établir à 187,7 millions d’euros. Pour 2017, le spécialiste de la vidéo publicitaire espère une croissance similaire. Altice, le propriétaire de SFR, a d’ailleurs lié 25 % du prix d’acquisition de la jeune entreprise à sa performance en terme de chiffres d’affaires sur 2017. Le prix payé par Altice correspondra donc à une année de chiffre d’affaires. Une acquisition  jugée rationnelle par Altice, qui met en avant l’actif commercial et technologique de la société de Pierre Chappaz. Teads dispose par exemple de relations avec 94 des 100 meilleurs annonceurs dans le monde et surtout, précise Altice,  une puissante plate-forme d’éditeur numérique avec des ressources technologiques importantes logées dans son centre d’innovation R & D à Montpellier et à New York avec plus de 100 ingénieurs et programmeurs. Et même si Teads a été bâti sur de nombreux rachats avec un effectif jeune de 500 employés, elle dispose de réserves de cash suffisantes pour se repositionner comme une régie commerciale innovante.

Un rachat qui vient renforcer le modèle de convergence de Altice et SFR

Avec ce rachat, le groupe Altice- SFR devrait renforcer son modèle de convergence dans les télécoms, les médias et les mobiles. Très clairement, cette acquisition donne une force de frappe technique sur la vidéo publicitaire au groupe de Patrick Drahi. Cela va notamment permettre à Altice de monétiser son audience mobile, de manière très innovante. Un point mis en avant très clairement par Altice dans le cadre de ce rachat. « Cette acquisition permettra à Altice d’offrir à ses clients des solutions de publicité basées sur les données, pour des plateformes multi-écrans, notamment la télévision, le numérique, le mobile et les tablettes » souligne dans son communiqué de presse Altice. Dans ce cadre, il est possible que l’objectif initial de Pierre Chappaz (créer  une plate-forme publicitaire  vidéo  intelligente et innovante qui vienne bousculer la domination des grands réseaux sociaux américains) ne voit jamais le jour.

La Rédaction, Digital CMO

SFR vient de publier ses résultats annuels. Le chiffre d’affaires reste en baisse, malgré une légère croissance sur  le dernier trimestre de l’année fiscale. La dette reste importante à un moment où l’entreprise annonce 400 millions d’euros d’investissements dans les contenus. 

En intégrant ses nouvelles activités médias (Next RadioTV et Altice Media Group France), SFR a publié un chiffre d’affaires en baisse  de 0,4% à 10,991 milliards d’euros (grand public -3,2%, entreprises -4,9%, opérateurs -0,4%). SFR annonce également une perte de 218 millions d’euros contre un bénéfice de 682 millions d’euros un an plus tôt. La dette de l’entreprise progresse sur la période de 395 millions d’euros à 14,796 milliards d’euros.

400 millions dans les contenus en 2017

Dans son communiqué de presse, SFR donne un large aperçu des résultats enregistrés dans le cadre de sa stratégie de convergence. Même si le nombre d’abonnés continue de reculer  (-520 000 sur un total de 14,62 millions en 2016), aussi bien dans le fixe que dans le mobile. Toutefois, SFR porte un regard optimiste sur sa stratégie d’associer étroitement médias et télécoms.

SFR précise qu’en quelques mois, il créé le kiosque numérique SFR Presse qui compte 65 titres à la date d’aujourd’hui (10 mars 2017) et a dépassé les 10 millions de téléchargements (1,5 M de téléchargements pour le seul mois de janvier 2017). SFR rappelle qu’il a lancé cinq chaînes de sport (SFR Sport 1, 2, 3, 4 et 5) grâce à des droits de diffusion télévisuelle exclusifs prestigieux comme la « Premier League » anglaise, la Fédération Française de Basket, la Fédération Anglaise de Rugby, les World Series of Boxing et la Fédération française d’Athlétisme. Selon SFR les chaînes SFR Sport 1,2,3 totaliseraient 3,5 millions de téléspectateurs. Surtout en plus du lancement de  BFM Sport et BFM Paris. Altice, à  l’instar d’un Netflix, a a financé sa première création originale et inédite « Les Médicis, Maîtres de Florence », diffusée en exclusivité sur SFR Play, qui selon SFR rassemble 1,2 million d’abonnés. Pour 2017, SFR annonce des investissements additionnels en contenu, y compris  à travers l’acquisition des droits de grands événements sportifs,  des créations originales et des titres supplémentaires de vidéo à la demande pour un total d’environ 350 à 400 millions d’euros.

La Rédaction, Digital CMO