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Journaliste et présentatrice de journaux télévisés sur BFM TV, Valérie Béranger, a lancé cet été 2017 une startup dédiée aux enfants (JTVKids), qui ne sera opérationnelle que début 2018. Quels sont les enjeux ?  

photo JTVK

  • On vous connaît surtout comme journaliste de BFM TV, où vous avez travaillé pendant plus de 10 ans, notamment en tant que présentatrice de journaux télévisés, après être passée par France 3, LCI, l’AFP (Agence France Presse) ou Libération. Aujourd’hui, vous lancez JTVKids : quel rapport et quel est le concept ?

 

Valérie Béranger : Le rapport, c’est que j’ai attrapé le “virus” de l’entreprenariat voilà plus de 10 ans, lorsque j’ai commencé à travailler sur BFM TV. En l’occurrence, j’ai lancé l’entreprise JTVKids voici seulement quelques mois, au début de l’été 2017, avec pour principal objectif que l’on s’adresse aux enfants “autrement”. Nous sommes partis d’un constat simple : on compte en moyenne 10 écrans par foyer alors qu’aucun n’est complètement approprié au public des enfants. Tout comme les adultes ont décidé voici plusieurs années qu’ils ne devaient plus attendre “le 20 heures” pour accéder à l’information, les enfants ne souhaitent plus que l’on décide de leur emploi temps à leur place et veulent de l’interactivité, ce que ne permettent pas aujourd’hui les médias dits “traditionnels”.

  • Comment cette interactivité va-t-elle se concrétiser ?

 

Valérie Béranger : Nous allons converser avec notre public, via un compagnon virtuel. Ce petit compagnon s’appelera M’Peola au masculin et Alicia au féminin. Il sera le lien entre l’enfant, notre équipe, les parents et les professeurs. La démarche est fondée sur la confiance entre l’enfant et son petit compagnon : ce dernier n’a pas du tout intérêt à ce que l’enfant la lui retire. En résumé, il faut s’imposer de remplacer “esprit mercenaire” (tendance qu’ont beaucoup de journalistes) par “intelligence collective”.

  • Cette personnalisation très forte pourrait exiger de mettre un humain en face de chaque enfant : quel autre modèle économique proposez-vous ?

 

Valérie Béranger : Les progrès de la technologie nous apportent une bonne partie de la réponse. Nous nous appuyons donc sur l’intelligence artificielle, qui est elle-même relayée par des ingénieurs, dont le rôle est d’adapter les contenus produits à chaque enfant. En résumé, il n’existe plus un seul et unique modèle économique qui soit appelé à durer tant et tant d’années. Depuis juillet 2017, j’ai fait évoluer le mien à quatre reprises, donc j’en suis bien convaincue. Quoi que l’on en dise et que l’on pense, il faut impérativement s’intéresser dès maintenant à toutes celles et ceux qui sont nés après 2005, car ils vont créer les modèles économiques de demain. Ce qui me semble plus clair aujourd’hui que lorsque j’étais salariée, c’est qu’il est important d’être formée pour gérer une entreprise et gérer jusqu’à sa trésorerie !

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO    

Alors que le groupe Altice vient de dévisser en bourse sous la pression d’investisseurs de plus en plus sceptiques sur le modèle de convergence télécom et média proposé par Patrick Drahi, la société de conseil américaine Activate vient de publier pour la troisième année consécutive son rapport sur l’avenir des médias et de la tech. Principale conclusion : le secteur devrait continuer à croître plus vite que celui de l’économie en général pour atteindre 400 milliards de dollars.

400 milliards de dollars l’industrie de la Tech et des médias dans 5 ans

Pris dans un sens large, le secteur des médias et de la tech (regroupant les secteurs des médias BtC, le  eSports, le streaming musical, l’économie des applications collaboratives et des messageries ainsi que les bots) devrait atteindre dans 5 ans le chiffre record de 400 milliards de dollars de revenus. Selon le rapport Activate Tech & Média Outlook qui vient d’être publié par Activate, la croissance de ce secteur sera supérieure sur les cinq prochaines années à la croissance moyenne du PIB mondial. La croissance de cette industrie sera tirée notamment par les applications de  messagerie et de bot qui vont devenir une véritable source de revenu pour les médias. Sans donner plus de précisions sur la manière dont les médias pourraient monétiser ces services délivrés par des plateformes comme  Facebook (Facebook Messenger)  et Apple (Apple iMessage),  Activate affirme que les revenus par utilisateur  pourraient passer de zéro  en 2016 à 5 – 6 $ en 2022. Mais c’est du coté de la télévision à la demande payante que Activate voit les plus belles perspectives de développement. Selon la société de conseil il y a avec des bons « bundle » de contenus une piste pour augmenter le prix des abonnements. Un avis partagé par Netflix qui vient d’augmenter ses tarifs  en  le justifiant par ses investissements dans des nouveaux contenus originaux. Par ailleurs Activate souligne aussi qu’il est facile par une bonne gestion des mots de passe d’accroitre le nombre des utilisateurs payants. Même au Etats-Unis souligne Activate la notion de foyer évolue et devient de plus en plus large. « Les entreprises de technologie et de médias doivent commencer à considérer que nous sommes maintenant dans une «Amérique post-ménage», où le ménage «commun» ou universel ne peut plus être défini comme une famille traditionnelle » souligne Activate dans son rapport. « Un grand nombre de personnes utilisant un mot de passe partagé ne vivent pas dans le même ménage que le titulaire du compte et 40% des Millennials ne paient pas pour leurs propres abonnements haut débit ou cellulaire » ajoute Activate. Parmi les nouvelles tendances, Activate estime que l’eSport réunira une audience de  près de 500 millions de fans dans le monde d’ici 2020. Enfin Activate recommande que les médias investissent dès à présent sur les assistants vocaux.   Les haut-parleurs intelligents pourraient être la catégorie de produit la plus importante depuis le smartphone, et seront un facteur clé dans l’adoption des robots vocaux souligne les auteurs du rapport.

L »application sociale de football Benchr vient d’annoncer, selon Frenchweb, une levée de fonds de 750 000 €. Crée par Michael Guez et Thierry Coste en 2017 cette application est devenue très populaire en peu de temps grâce notamment à son partenariat avec BeIN qui l’utilise en second écran.

Du second écran social  à un nouveau média pour les fans de football

L’application Benchr permet de voter sur le jeu et les joueurs, mais aussi de commenter les décisions des arbitres ou donner des notes aux plus beaux buts. Cette application est le complément social aux diffusions des matchs de la ligue de football et permet une véritable animation sociale. Sur chaque rencontre l’application permet de donner un avis (les votes Benchr)  de 1 à 5 mais propose aussi des QCM avec photos et des questions textes. Les données recueillies sont ensuite partagées  avec la communauté. L’engagement est suscité par un système de récompense et de gratification permettant notamment de gagner des places pour les matchs.

Grâce à cette approche très data, la société peut fournir des analyses post matchs sur la base de l’avis des internautes sur des questions très précises comme la performance d’une équipe ou d’un joueur. Cette approche permet à Benchr de mettre en avant la les avis de sa communauté en lieu et place des traditionnels points de vue d’experts, consultants sportifs et même des journalistes que l’on trouve sur les médias traditionnels. Et pour renforcer la diffusion de ses analyses Benchr a choisi de se lancer  sur Snapchat. On pourra y retrouver une approche trés médias avec des news, de l’actualité mais aussi des trucs et astuces liées à l’utilisation de l’app.  Cette approche sur Snap permettra aussi de  relayer les différents jeux concours que propose la société pour monétiser son audience.

 

 

Le “clean tag” (aussi appelé “reverse graffiti”) est né au Etats-Unis voici plusieurs années déjà. En Europe, il est largement répandu au Royaume-Uni et en Allemagne. En France, sa montée en puissance ne fait que commencer.

Le concept est simple. Partant du constat que les centres urbains sont en général pollués et/ou sales, des graphistes américains ont imaginé voici plusieurs années des pochoirs permettant “d’imprimer” des messages publicitaires sur les sols ou sur les murs en utilisant un jet d’eau haute pression (de type Kärcher).

Au-delà de l’effet visuel inhabituel de ces messages (voir ci-dessous), l’avantage de ces “clean tags” est de pouvoir être placés à proximité des zones et des publics ciblés (gares, arrêts de bus ou de tram, pistes cyclables, lycées, magasins, stades, etc.).

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Quelle est la durée de vie d’un graffiti de ce type ? “Elle est en moyenne de 1 semaine à un mois, principalement en fonction du nombre de passages sur le tag”, explique Renaud Guillaume, fondateur de l’agence de communication Mescudi, implantée dans l’Est de la France, qui vient de lancer le système “Puballo”.

Il existe pour l’instant peu d’acteurs sur le marché des “clean tags”, mais plusieurs opérations vont débuter d’ici la fin 2017 et populariser la technique. “Il faut préciser qu’aucune loi n’interdit en France le nettoyage des voies publiques, ajoute Renaud Guillaume. Nous avons créé plusieurs forfaits intégrant la conception du message, du visuel, la fabrication des pochoirs en aluminium et la réalisation de 30 tags au minimum.”

Pascal Boiron, Digital CMO

L’Association des Aéroports Francophones (AAF) a édité un guide pratique de l’utilisation des réseaux sociaux au sein des 150 plateformes réunies au sein de la structure. Les explications de Laurent Verbiguié, Président de la Commission Informatique et Innovation de l’AAF.  

  • Que représente aujourd’hui l’Association des Aéroports francophones ?

Laurent Verbiguié : Elle réunit plus de 150 aéroports au niveau mondial, que ce soit en France métropolitaine ou d’outre-mer, en Suisse, au Canada, en Afrique francophone, ou encore en Asie ou en Europe de l’est. Elle compte ainsi environ 1 200 membres actifs et a trois missions principales : réaliser des études, faciliter le partage des meilleures pratiques entre les membres et analyser les évolutions réglementaires qui régissent les activités des aéroports. Sur cette base, l’association réunit ses membres deux fois par an, dont un grand congrès chaque mois de novembre : l’an dernier, il avait lieu à la Martinique et il aura lieu cette année à Montpellier. Par ailleurs, les commissions – dont celle que je préside “IT & Innovation” – se réunissent quatre à cinq fois par an.

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  • Pourquoi vous êtes-vous intéressés au sujet des réseaux sociaux dans les aéroports ? Y ont-ils d’ailleurs leur place ?

Laurent Verbiguié : Avant de répondre à cette question, je veux préciser que ce n’est pas le seul sujet d’intérêt de cette commission. Elle s’est également intéressée au sujet de la cybersécurité, à l’agilité dans l’innovation ou encore au traitement de la data. En ce qui concerne les réseaux sociaux, notre premier objectif était de démystifier le sujet des réseaux sociaux dans les aéroports, en faisant passer le message que, oui, ils y ont bien toute leur place ! Pour cela, nous avons lancé un programme en 2016, fondés sur des échanges entre les membres, puis sur des entretiens – qui ont concerné près de la moitié des membres de l’association, puis sur la rédaction d’un guide pratique de l’utilisation des réseaux sociaux (ndlr : voir la vidéo de présentation et le guide est téléchargeable ci-dessous) et enfin sa publication en avril 2017.

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  • Quelles sont les principales conclusions de cette analyse ?

Laurent Verbiguié : Il faut tout d’abord préciser que l’analyse ne portait pas sur la fidélisation et la conquête de clients, car les aéroports délèguent les activités commerciales aux compagnie aériennes et aux commerçants. Par contre, il nous revient d’améliorer sans cesse l’information des voyageurs et de faciliter le travail de nos agents. Les principales conclusions de notre travail sont qu’il est important d’automatiser le plus possible l’animation des réseaux sociaux dans les aéroports et d’intégrer à terme de nouveaux réseaux sociaux : les quatre principaux qui ont été analysés sont Facebook, Twitter, Linkedin et Instagram.

Je donnerai deux exemples pour conclure : il est important que les informations émanant d’un groupe de passagers qui manifeste ses difficultés sur les réseaux sociaux soient captées par nos agents et notamment par les postes de régie et de contrôle. Dans le même esprit, il est nécessaire d’informer les passagers sur les problèmes rencontrés dans d’autres aéroports et qui risque de perturber leur voyage.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO   

Fondateur et Pdg de Qwant, Eric Leandri explique le positionnement de ce moteur de recherche français.

  • Où en est Qwant aujourd’hui ?

Eric Léandri : Le premier point, c’est que Qwant est rentable. L’entreprise a été créée en 2011 et le site a été lancé en 2013. Par ailleurs, nous enregistrons une très forte croissance en 2017 : environ 300%. Cette année, nous avons levé près de 20 millions d’euros et nous disposons désormais de 30 millions de cash. Cela va nous permettre d’accélérer le développement de Qwant, qui comptera 150 salariés fin 2017* et 250 en 2018. En résumé, Qwant est plein développement.

  • Qwant s’est également diversifié et est présent dans un nombre croissant de pays européen : quel est son positionnement ?

Eric Léandri : Nous avons effectivement lancé Qwant Junior, Qwant Music ou Qwant Game, développé des versions spécifiques pour certains territoires, comme la Bretagne ou le Pays Basque. Nous sommes également désormais directement implantés en Allemagne, en Italie, en Pölogne… Ces différentes initiatives participent à notre développement, mais elles ne caractérisent pas notre positionnement. Celui-ci consiste en priorité à protéger la vie privée des utilisateurs (note de la rédaction : voir cette vidéo de Qwant).

  • Qwant est souvent présenté comme un “Google à la française”, mais l’entreprise a-t-elle la moindre chance de faire sa place face au géant qu’est devenu Google ?

Eric Léandri : Oui! La première preuve de cela est que nous avons réussi en 2017 à prendre un point de part de marché à Google, ce que personne n’avait réussi à faire jusqu’à présent. Le second point est que notre positionnement correspond à une tendance forte qui concerne désormais quasiment tous les pays européens et qui, pour la résumer, conduit ces pays à organiser une réponse à la mainmise des GAFAs sur les données. Le troisième point est que nous sommes réalistes : nous visons une part de marché de 5% à 8% du marché européen des moteurs de recherche d’ici 2020. Dans les faits, Qwant est la seule alternative à Google en Europe.

Propos recueillis par Pascal Boiron

* Qwant a notamment recruté durant l’été Jean-Claude Ghinozzi, auparavant General Manager chez Microsoft France de la division Retail, Sales & Marketing. Il a été nommé Directeur Général adjoint de Qwant, et occupe le poste de Chief Commercial & Marketing Officer.

La 20ème édition de La Mêlée Numérique qui a débuté à Toulouse ce lundi 18 septembre et dont Digital CMO est un des partenaires sera celle de tous les records avec environ 7 000 visiteurs attendus, plus de 400 intervenants et 150 partenaires.

Depuis la première édition de la Mêlée Numérique en 2000, tout a été multiplié par au moins 14 : la durée, le nombre de visiteurs, de partenaires, d’intervenants… Cette année, la Mêlée Numérique (le “Festival de l’homo numericus”) s’étend sur 7 jours et occupe pour le première fois le week-end (23 et 24 septembre) afin de s’ouvrir au grand public (voir l’ensemble du programme).  

L’événement débutera ce lundi 18 septembre 2017 à Toulouse au Quai des Savoirs (allée Jules Guesde), notamment avec une série de tables rondes et d’ateliers sur le e-commerce et l’engagement de plus en plus marqué du commerce physique dans la vente électronique. “On parle aujourd’hui de phygital pour désigner cette tendance”, explique Jean-Philippe Horard, responsable de la programmation de la Mêlée Numérique #20.

L’édition se poursuit le mardi avec une journée dédiée à la data dont le programme est très riche (voir notre article). Le mercredi, les deux grands temps forts seront les rencontres “Meet The Big”, qui permettent aux startups et aux grands comptes de se rencontrer et de se présenter dans le cadre de pitchs croisés, ainsi que les interventions dédiées à l’international, dont celles des délégations étrangères (l’Aragon, Québec, le Japon et le lendemain, l’Afrique). Cette troisième journée s’achèvera avec l’anniversaire de la Cantine du Quai des Savoirs (le premier) et la soirée Worldtech, qui réunira de nombreux professionnels du numérique d’Occitanie. Jeudi 21, la Mêlée Numérique rejoindra les locaux de l’association La Mêlée rue d’Aubuisson et ceux de l’école voisine, l’ENSEEITH. notamment sur les thèmes de la smart city, du financement des startups ou encore des transports du futur, et prendra fin avec une table ronde très attendue sur “Les femmes leaders du numérique”.

Le vendredi 22 septembre sera la dernière journée “professionnelle” de la Mêlée Numérique 2017. Elle abordera de nombreuses thématiques, dont la e-santé, les réseaux sociaux, les médias, le tourisme, l’enseignement ou encore les métiers de l’intelligence artificielle. Cette journée sera clôturée par “La Nuit Digitale”, qui aura lieu à la Cantine de la rue d’Aubuisson.

En parallèle, sur l’allée Jules Guesde, auront lieu les essais de la seconde édition de course de robots à Toulouse (la “Toulouse Robot Race”). Elle accueillera cette année deux robots de l’équipe de France Championne du Monde (depuis fin juillet). La course proprement dite aura lieu le lendemain, samedi 23 septembre, toujours allée Jules Guesde, à partir de 13 heures, avec la participation d’équipes de Lyon, de Mulhouse, de Bordeaux et de plusieurs équipes toulousaines. Par ailleurs, un programme de démonstrations permettra durant tout le week-end aux familles de s’initier au numérique avec pour angle général “Comment ça marche ?”, sachant que les sessions seront animées par Frédéric Courant (le “Fred” de “C’est pas sorcier”).  

Pascal Boiron

Thomas Husson est vice-Président du cabinet d’études Forrester, analyste principal, notamment en charge du marketing et de la stratégie. Selon lui, la publicité – y compris digitale – n’en a plus pour longtemps, notamment en France. Selon lui, cette tendance a trois explications principales, qu’il a précisées lors de son intervention au i Media Brand Summit.

D’après Thomas Husson, la première explication de la disparition de la publicité est liée à la lenteur avec laquelle l’économie française se transforme, dans un contexte où l’évolution des technologies ne cesse de s’accélérer. « Faisons simplement un bond en arrière de 10 ans. En juin 2007, l’iPhone n’existait pas encore dans l’Hexagone et et Facebook ne réunissait en France qu’environ 50 000 personnes. Les choses ont beaucoup évolué depuis mais, paradoxalement, la structure de l’économie française a peu changé. Depuis 2000, seules 10 entreprises ont fait leur entrée au CAC 40 : Vinci, Arcelor, Publicis, Renault, Unibail, Technip, Safran, Solvay, Sodexo et Atos. Faisons la comparaison avec le Fortune 500 : au cours des 17 dernières années, 52% des entreprises qui y figuraient ont disparu, sans que cela nuise à l’économie des Etats-Unis, au contraire. Au final, on ne trouve qu’une seule entreprise française parmi les 30 marques les plus valorisées dans le monde : LVMH ! »

Ce premier constat conduit Thomas Husson à présenter sa seconde explication. « La transformation numérique des entreprises françaises est trop lente. Une des meilleures illustrations de ce phénomène a été l’engouement des marques de l’Hexagone pour les smartphones et pour la portabilité des sites conçus pour des PC sur ces nouveaux terminaux. Dans les faits, on constate que ce sont surtout les formats qui ont été adaptés, un peu les contenus, mais très peu ou pas du tout le contexte et le processus d’achat. Le résultat, c’est que 62% des clients français ont une mauvaise expérience des marques, alors que la proportion n’est que de 15% en Allemagne ou de 14% au Royaume-Uni.

Selon lui, la troisième raison qui rend la disparition de la publicité crédible est la montée en puissance phénoménale du « ad blocking » : plus de 65% des internautes utiliseraient désormais des bloqueurs de publicité…

Pour lire la totalité de l’article, consulter gratuitement le livre blanc réalisé sur les tendances du marketing digital sur la base des interventions proposées lors du i Media Brand Summit 2017 :

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Sigilium a été créée en 2015 avec pour objectif de transformer les signatures e-mail en espaces de communication, sachant que chaque salarié en France envoie en moyenne 2 000 e-mails par an hors de son entreprise.

Si Sigilium est une startup née en 2015, elle a été créée par deux professionnels expérimentés de la création et de la mise en forme de sites web : Xavier Trannoy et Thomas Darde (voir la photo) ont travaillé ensemble sur de nombreux projets depuis 2007.

Forts de ces 10 années d’expérience, ils ont notamment remportés au début des années 2010 le marché de la Fondation Saint Jean de Dieu, qui soigne 20 000 personnes chaque année au sein de 6 centres médicaux en France et dans des établissements implantés à l’étranger. Satisfait du travail d’identité, le client leur demande d’aller plus loin et de développer un système de génération automatique de signatures des e-mails, pour la déployer à l’indentique sur les différentes entités de la fondation.

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« Nous nous sommes alors aperçus que cet espace souvent considéré comme simplement utilitaire pouvait devenir un véritable espace de communication, explique Xavier Trannoy. Nous avons alors décidé avec Thomas Darde de nous focaliser sur le développement d’un système de gestion centralisée des signatures d’e-mails, destiné aux services communication et marketing afin qu’ils puissent piloter  et délivrer de l’information là où ils ont l’attention récurrente de leurs interlocuteurs.

s startups aux très grandes entreprises, dont Saint-Gobain, en passant par les PME et les ETI. « Nous devrions commencer à travailler d’autres grandes entreprises et accélérer notre développement à l’international à partir de septembre 2017, précise Xavier Trannoy. Toutefois, nous n’avons pas et ne projetons pas pour l’instant d’organiser de levées de fonds, car nous ne projetons pas de créer de nouveaux bureaux. Par ailleurs, la plateforme est déjà disponible en anglais et nous avons des utilisateurs en Asie, en Russie ou en Afrique. »

A ce jour, Sigilium travaille avec 70 entreprises mais ne communiquera le nombre d’utilisateurs que fin 2017. « Notre solution est proposée en mode SaaS et notre système de facturation est simple : il est fondé sur le nombre d’utilisateur et sur un prix mensuel ». Concrètement, lorsque le seuil des 100 utilisateurs est franchi, le prix est en moyenne de 1 € par utilisateur et par mois. Côté concurrence, Sigilium ne se reconnaît qu’un concurrent direct en France et affirme qu’il est « 5 à 6 fois moins chers que les produits américains comparables ». Le 30 juin 2017, Sigilium a été l’un des trois lauréats des prix « martech » du CMIT (Club des Directeurs Marketing & Communication de l’IT).

La Rédaction, Digital CMO

La startup basque Setavoo se développe partout en France grâce au succès de sa plateforme « Pop Vox », service et plateforme d’échanges entre les habitants et les représentants du territoire.

Logo SETAVOO

Pour la startup Setavoo, tout a débuté avec la conviction qu’il fallait créer un service simple permettant d’améliorer les échanges entre les citoyens et les élus et techniciens des territoires (communes, villles, communautés de communes ou d’agglomération, parcs régionaux ou nationaux, départements, etc.). C’est ainsi qu’est né le service « Pop Vox », dans l’un des plus beaux villages de France, Labastide-Clairance, dans le Pays Basque.

LOGOTYPE PopVox

« La plateforme avait d’abord pour vocation de diffuser des informations liées aux nombreux événements culturels qui rythment la vie des communes, mais nous avons rapidement constaté qu’elle pouvait être un vecteur de communication efficace entre les citoyens et les élus, explique Philippe Massé , fondateur de gérant de Setavoo (en photo). Le service Pop Vox (évocation claire de l’expression latine « vox populi »). Dans un second temps, l’efficacité du système nous a conduit à le déployer dans d’autres communes du Pays Basque, comme Anglet, Guéthary ou Biarritz. Aujourd’hui, nous sommes entrés dans une troisième phase de notre développement et Pop Vox va être déployé dans des villes d’autres régions, ce qui nous amène également à créer des agences à Lille ou à Marseille. »

Smart citizen : un marché jeune mais déjà très concurrentiel

Les plateformes destinées au « smart citizen » sont déjà nombreuses, même si ce marché est jeune et largement immature, poursuit Philippe Massé. Dans ce contexte, il est essentiel que le délai entre la sollicitation et la réponse soit le plus court possible, ce qui implique qu’il soit simple, ergonomique et peu chronophage pour les équipes chargées de répondre. »

Concrètement, le « smart citizen » devient sans le savoir un agent du territoire, notamment en faisant remonter des informations liées à des incidents, des dégradations ou des dysfonctionnements qui demandent normalement de fréquentes tournées d’inspection. « Deux autres conditions nous semblent essentielles, ajoute Philippe Massé. La première est que le système doit apprendre, c’est-à-dire conserver les questions et les réponses pour que la réactivité soit maximale. La seconde, c’es que le smart citizen doit participer à l’évolution du service. Par exemple, cela a permis de faire évoluer le système pour qu’il permette aux citoyens de poser des questions directement, via la plateforme, durant les réunions de quartier, ou encore d’intégrer les hashtags aux questions. »

Pascal Boiron, Digital CMO

Philippe Massé et les représentants de plusieurs communes du Pays Basque utilisatrices de Pop Vox seront présentes à Bayonne ce 4 juillet 2017 pour les Rencontres Numériques de l’ANTIC.