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SAP a annoncé le rachat de la jeune entreprise Contextor, une société française positionnée sur le robotic process automation. La société est notamment spécialisée dans la recherche et le développement de logiciels RPA (Robotic Process Automation) fournissant des assistants logiciels et des robots autonomes intelligents dans de nombreux secteurs liés aux services. 

SAP n’a pas décidé d’être uniquement, à travers son incubateur récemment lancé, un animateur de l’éco système des start-ups françaises mais aussi d’investir. L’éditeur allemand a jeté son dévolu sur une jeune entreprise française spécialisée dans la conception de robots logiciels autonomes à partir de l’informatisation de processus robotisés. En clair, Contextor fabrique et industrialise des logiciels intelligents d’un niveau technologique supérieur aux bots.

Contextor, qui est basée dans la région parisienne, travaille au développement de la technologie RPA (Robotic Process Automation) qui permet avec des logiciels de type bots d’automatiser des tâches répétitives. Dans son communiqué, SAP précise qu’à ce jour 100 000 bots ont été déployés par les clients de Contextor pour automatiser leurs processus métiers. Parmi les clients de Contextor on trouve des banques (BNP, la Société Générale, Hello Bank), mais aussi des opérateurs télécom (SFT, Orange Bouygues) , des call centers (Webhelp, Téléperformance)  et des acteurs de l’énergie comme EDF ou Engie. D’une manière générale des secteurs qui cherchent à automatiser leur support et relation client en bénéficiant de l’apport des nouvelles  technologies en Intelligence Artificielle et Machine Learning.

Pour  SAP l’enjeu, à travers ce rachat, ne se situe pas uniquement au niveau de l’automatisation de la relation client par des assistants logiciels, il s’agit également pour l’éditeur allemand d’offrir une solution globale permettant d’intégrer plusieurs process métiers  dans une même chaîne de données intelligentes. « La RPA intelligente, accélérée par l’acquisition de Contextor, permettra aux entreprises d’atteindre le haut niveau d’automatisation nécessaire pour devenir des entreprises intelligentes » a précisé  Markus Noga, Head machine learning chez SAP dans le communiqué de presse diffusé à cette occasion. Avec la technologie RPA de Contextor, SAP prévoit  notamment d’automatiser la moitié des processus métiers supportés par la solution ERP SAP au cours des trois prochaines années.

 

Alors que les valeurs phares de la technologie américaine comme Google, Apple ou Amazon sont chahutées actuellement en bourse, les levées de fonds en capital risque des start-ups continuent à s’envoler aux Etats-Unis comme en témoigne les résultats de l’étude de PcW. 

La semaine passée les valeurs phares de la technologie ont été  chahutées en bourse. Les cours des actions d’Apple, de Google, Facebook et d’Amazon ont baissé significativement entraînant une baisse générale  du Nasdaq, l’indice des valeurs technologiques aux Etats-Unis. Pour de nombreux analystes ces valeurs sont sur-évaluées et c’est une correction nécessaire. Les raisons données sont en partie macro-économiques avec une remontée attendue des taux d’intérêt aux Etats-unis mais aussi conjoncturelles.

Apple, qui reste la première capitalisation mondiale malgré une chute de 11,6% depuis le début du mois, a perdu lundi  2,6% après la publication d’un  article du Wall Street Journal selon lequel la firme à la pomme a revu à la baisse ses commandes de production des trois modèles d’iPhone récemment lancés. Apple ne donnant plus d’informations sur ses ventes d’iPhone, le doute s’est  installé sur la capacité de la firme à progresser aussi rapidement que dans le passé. Facebook de son coté continue à susciter la polémique suite aux failles de sécurité et à l’affaire Cambridge Technology. Mark Zuckerberg est accusé de mener une guerre d’influence auprès des médias pour minimiser les responsabilités de Facebook dans ces différentes affaires. Enfin, Google a un peu déçu les observateurs avec un chiffre d’affaires un peu moins dynamique que prévu lors de la présentation de ces derniers résultats.

Un niveau de capital risque record aux Etats-Unis au troisième trimestre 2018

Mais globalement aucune analyse ne semble remettre en cause les perspectives de croissance à moyen terme  de ces sociétés. « La tech » continue à séduire les investisseurs outre-Atlantique. Selon la dernière étude de PcW, le marché du capital-risque aux Etats-Unis a atteint, au troisième trimestre 2018, un record avec 27,5 milliards de dollars investis dans des start-ups dont 55 deals au dessus de la centaine de millions de dollars. Le volume des transactions adossées à du capital-risque a donc atteint un niveau jamais vu depuis le quatrième trimestre de 2012. Dans son étude PcW Money Tree, la société d’audit indique aussi que le niveau de deal qui a été atteint (1 229) reflète toujours un écosystème sain pour les startups.

Sur un plan plus qualitatif, PcW indique toutefois que le premier niveau  de financement (le seed et le early stage) des start-ups a baissé de 18 %. Celui de niveau intermédiaire et supérieur  a progressé. Le montant médian des transactions  a diminué pour s’établir à 34 M $ au troisième trimestre, par rapport à 42 M $ au deuxième trimestre, bien au-dessus de la fourchette historique des derniers trimestres soulignent les rapporteurs de l’étude. Et du coté des valorisations, si certaines voix s’élèvent pour expliquer que les  licornes américaines sont surévaluées,  le rachat récent de Qualtrix par l’éditeur allemand SAP pour 8 milliards de dollars montre clairement que si les licornes  ne trouvent pas leur salut en bourse, les acteurs historiques de la tech ont la trésorerie nécessaire pour les racheter.

Deux incertitudes cependant !

Il y a cependant deux incertitudes qui pourraient peser sur la valorisation de ces entreprises et sur tout le capital-risque mondial dans les mois qui viennent. La première est liée aux résultats des « pures players » de l’internet non technologiques comme Uber, Airbnb ou encore Amazon. Pour l’instant, le cumul de leurs pertes est impressionnant et leur développement est de plus en plus entravé par une réglementation qui s’organise tant aux Etats-Unis qu’en Europe. La volonté d’Emmanuel Macron de taxer les Gafa sur leurs chiffres d’affaires illustre ces politiques réglementaires visant à limiter leur expansion.

La seconde incertitude  est moins visible et elle est liée à la capacité des entreprises à suivre le rythme d’investissement imposé par la technologie. Selon le Gartner, les dépenses mondiales informatique et digitales  devraient progresser de plus de 3,2 % au niveau mondial en 2019.  Pour la société d’études, les dépenses en informatique liées à la transformation digitale s’accéléraient donc dans un contexte de ralentissement de la croissance économique mondiale. Le nouveau moteur à la mode en matière d’investissement informatique étant  celui de l’intelligence artificielle. Une technologie encore peu mature et qui nécessite de très importants investissements. Il n’est pas sur, en plus, que l’intelligence artificielle puisse être rapidement au centre d’une nouvelle révolution numérique et se diffuse rapidement au niveau des usages avec des coûts acceptables pour les utilisateurs et les entreprises.

Selon la société d’études Tractica on y voit plus clair désormais sur les services et les applications qui sont développées grâce à l’IA. Dans son dernier rapport, la société d’études américaine recense 10 segments de marché et un éco-sytème de 1 000 fournisseurs. Le signe de la naissance d’un véritable marché.

Selon la société d’études Tractica, l‘écosystème du marché de l’intelligence artificielle se développe et se diversifie rapidement, avec notamment un référentiel de 1 000 entreprises dont les services et les innovations sont concentrés sur ce marché. Ce rapport devrait permettre aux entreprises et aux investisseurs d’y voir plus clair sur un marché  qui, aux yeux de beaucoup d’analystes, reste  principalement articulé autour de développements et calculs informatiques bénéficiant de la puissance informatique du cloud. En résumé, un simple marché de services informatiques.

Tractica remarque cependant  qu’au delà des simples  outils de calcul informatique, une offre  plus étendue de fournisseurs de solutions, de plate-forme et de services professionnels axés sur les applications est en train de se constituer. Le rapport d’études  identifie plus de 1 000 entreprises positionnées sur l’innovation dans le domaine de  l’intelligence artificielle, dont certaines sont des poids lourds technologiques bien connus, mais dont beaucoup sont des start-ups qui se concentrent sur des applications d’intelligence artificielle spécifiques comme par exemple les assistants vocaux. Dans son étude, Tractica constate également  que  par rapport à il y a quelques mois, le marché de l’intelligence artificielle commence à se structurer autour d’applications réelles avec notamment plusieurs segments de marché bien identifiés. Tractica identifie ainsi les marchés suivants : l’hyperscalaire (NDLR : la puissance informatique) et les  services professionnels, les  plateformes d’assistants numériques virtuels (VDA), les plateformes de développement de l’IA, le marché de la vision informatique (CV), celui du  traitement du langage naturel (Natural Language Processing), de l’apprentissage automatique (Deep Learning),  et du raisonnement machine (Machine Raisoning) et pour finir le marché lié aux infrastructures informatiques (matériel, réseau, stockage) et bien sur les composants.

Dans un communiqué, eCap Partner a annoncé en tant que conseil la vente de la jeune entreprise SamBoat à Dream Yacht Charter. Un rachat qui intervient seulement 4 ans après la création de la société de location de bateaux.

Créé en 2014 par Laurent Calando et Nicolas Cargou, SamBoat est une marketplace qui relie les propriétaires et les locataires de bateaux. Selon le communiqué de eCap Partner SamBoat référence plus de 25 000 bateaux de toutes tailles à louer et propose un service d’assurance sur mesure adapté à la location de bateaux privés, ainsi qu’un service de conciergerie pour faciliter ces locations. Ces deux services ont trés tôt fait la différence en terme de qualité de service dans l’offre de la jeune entreprise. De son coté Dream Yacht Charter Dream Yacht Charter est le leader mondial de la location de bateaux de croisière et de catamarans. La société est établie à Maurice et son siège est à Bruxelles. Elle a enregistré un chiffre d’affaires de 109 M € et un EBITDA de 21 M € en 2017 et prévoit une croissance de 30% en 2018, soutenue par plusieurs acquisitions en Allemagne, en Suède et en France.

Une diversification dans le digital et l’ubérisation de son secteur

L’acquisition de SamBoat est présentée comme une étape stratégique pour le groupe Dream Yacht Charter. Dans un premier temps la société a procèdé à une levée de fonds de 5 M € souscrite pour 2,9 M € par NextStage. L’acquisition a été payée en espèces et en actions Dream Yacht Charter. Sur le plan organisationnel SamBoat devient la plateforme de location  location de bateaux à la journée, mais également pour l’ensemble de son offre de location. Dans son communiqué eCap Partner précise également que cela va permettre à Dream Yacht Charter de digitaliser son offre de services en renforçant notamment son offre de crédit-bail entre particuliers.

 

AWS organisait ce mercredi une journée start-up à l’espace Saint Martin à Paris. Une occasion pour le leader du cloud public de démontrer que son offre est de plus en plus avancée pour les start-ups mais pas que. 

En organisant cette journée, AWS avait, semble-t-il,  pour objectif de démontrer que son offre était de plus en plus technologique et avancée. En clair si AWS est la plate-forme des jeunes entreprises elle est aussi de plus en plus celle des start-ups qui ont envie de rivaliser, au niveau technologique, avec des grandes entreprises. A ce titre le programme des conférences  faisait la part belle à tous les concepts et services avancés actuels. Dans ses différentes interventions, AWS a mis l’accent sur l’Hyper Vitesse mais aussi sur les architectures micro services, la continuité de services sans oublier l’intelligence artificielle et le machine learning. Objectif : convaincre le haut du panier des start-ups mais aussi certains observateurs de grandes entreprises que désormais il est plus facile de construire avec AWS une architecture informatique performante et innovante. Un point de vue partagé par différents experts présents sur cette journée. Pour Michel Ribault, de la société Easyteam, un intégrateur leader dans la transformation vers le cloud,  les besoins des entreprises et ceux des start-ups sont en train de converger. « L’hyper- vitesse proposée pour créer des applications à  une vitesse qu’aucune solution on-premise ne peut égaler permet de se concentrer sur la logique business » précise-t-il. L’objectif est le même pour tous ajoute-t-il :  « il s’agit de ne plus avoir à se soucier des serveurs dans la mise en oeuvre d’ architectures sécurisées hautement performante et disponible ». Il y a quand même une différence entre les start-ups et les grandes entreprises dans la mise en oeuvre de ces services note t-il. Il explique que pour les start-ups l’enjeu est de maîtriser nativement ses services alors que pour les entreprises le premier objectif est de sauter plusieurs étapes tout en continuant à miser sur leurs équipes internes pour faciliter le déploiement à grande échelle. Dans les deux cas il s’agit de mieux tirer partie des possibilités technologiques. Un argument qui a animé une grande partie du start-up day.

 

Dominique Van Deth a participé et géré le programme start-ups d’Oracle et dispose d’une expérience de terrain dans le domaine du Corporate Venture  et de la gestion  de l’innovation. Il nous donne sa vison du marché des start-ups et des relations avec les grandes entreprises à un moment  où le modèle de Corporate Venture à la française semble devoir être réinventé.

 

Digital CMO – Quelles sont les priorités les start-up françaises pour les mois à venir  ? Sécuriser les financements, miser sur le corporate venture, investir dans de nouvelles ruptures technologiques ?

Dominique Van Deth  : il y a un fort intérêt médiatique pour les levées de fonds même si certaines voix s’élèvent comme celle de Denis Fagès qui dans une tribune est intervenu pour expliquer qu’il fallait arrêter d’associer la réussite d’une start-up au montant de ses levées de fonds.  En réalité, de moins en moins de  start-ups lèvent des fonds sur leur seul projet et j’observe que c’est de plus en plus leur capacité à générer une bonne traction commerciale qui leur permet de lever des fonds. Certaines start-ups l’ont bien compris et elles ont renforcé leur stratégie dans ce domaine en investissant de plus en plus dans une communication orientée client par le biais d’actions de content marketing ou de growth hacking sur les influenceurs. J’observe que cela leur permet aussi d’éduquer le marché sur des solutions qui sont nouvelles pour les utilisateurs.  La levée de fond devient alors un complément pour accélérer la croissance sur le marché national et encore plus à l’international, un sujet qui est crucial pour l’avenir de beaucoup de start-ups. Enfin, par rapport aux enjeux que je perçois pour cette année, je trouve que les start-ups ne mettent pas assez l’accent sur le recrutement. Le marché de l’emploi technologique est tendu et pour maintenir leur croissance,  elles devront investir plus en recrutement.

Digital CMO – Vous intervenez dans un certain nombre de grands groupes sur la relation avec les start-ups ! Qu’est ce qui pourrait changer dans les mois qui viennent dans ce domaine ?

Dominique Van Deth : Avec  les accélérateurs corporate,  on a vécu ces derniers mois un effet de mode qui doit maintenant être rationalisé et pérennisé. J’ai l’impression que dans les grands groupes, les comités de direction souhaitent maintenant que les accélérateurs soient plus alignés avec les objectifs stratégiques de l’entreprise. Et beaucoup souhaitent se tourner davantage  vers l’intrapreneuriat qui est une source complémentaire d’innovation très importante. Les accélérateurs privés, eux, vont devoir évoluer vers un modèle de fond, accompagnés en partie par les pouvoirs publics ou par la Bpi. Pour les fonds de corporate ventre,  c’est plus difficile de prévoir ce qui va se passer. Ils sont souvent tiraillés dans leurs actions  entre la logique financière et la logique stratégique. Les start-ups doivent être vigilantes car, dans certains cas, l’entrée d’un fond de corporate venture peut limiter la croissance future et les perspectives de sortie. C’est un point que j’ai déjà abordé dans une tribune.  Globalement, pour les startups, les relations avec les grands groupes  restent compliquées. Pour preuve, le dernier rapport David avec Goliath 2017 indique que, en comparaison avec 2016, 27% des startups se déclarent moins satisfaites de leurs relations avec les grands groupes contre seulement 18% qui estiment être  plus satisfaites.

Digital CMO :  Pour mieux suivre l’innovation que conseillez-vous aux grands groupes et aux investisseurs ?

Dominique Van Deth : J’aimerai bien prédire le futur et le partager avec les lecteurs, mais c’est un exercice extrêmement délicat. Plus sérieusement, il faut savoir que les disruptions technologiques se préparent sur des temps assez longs et c’est assez facile à identifier. En revanche, je trouve que les grandes entreprises et les investisseurs ne travaillent pas assez sur les signaux faibles. J’en vois deux actuellement qui seront utiles pour mieux investir ou mieux coopérer avec des start-ups. Il faut, par exemple, étudier le comportement des « non-clients et repérer les concurrents  et initiatives start-ups offrant des solutions à ces non-clients. C’est une méthode agile. La difficulté pour les acteurs établis comme les grands groupes, c’est que les nouveaux marchés ne sont pas intéressants pour eux au départ car ils sont à faible volume et à faible marge. Cette approche permet d’anticiper l’avenir de manière simple et de faire du corporate venture autrement.

 

eCAP PARTNER annonce pour la start-up WizVille une levée de fonds de 2M€ réalisée avec Newfund, un fonds early stage qui vient de lever un second fonds de 130 millions d’euros.

Wizville : un  nouveau éditeur sur le feed-back client

Crée par Timothée de Laitre, Romain Lauwerier et Clément Bruchon, WizVille se définit comme la première plateforme de gestion des retours clients tout-en-un. WizVille a une approche d’éditeur de logiciel à partir de composants commercialisés en tant que services et qui répondent, selon la société,  à tous les besoins du feedback client : de la collecte à l’analyse et au partage des données, afin de mesurer, d’améliorer et de promouvoir la satisfaction du client. Parmi ses clients WizVille cite un certain nombre de grands comptes dont Total, Etam, Les Mousquetaires, 5àsec, Schmidt, Celio ou Invivo.  A l’occasion de cette levée de fonds, Anne-Sophie Nedellec, Investisseur chez Newfund, a précisé les motivations côté investisseur. : « L’expérience client est au cœur des stratégies de distribution: c’est l’ADN de WizVille. Les fondateurs ont une connaissance approfondie de leur marché et ont conçu un produit complet et simple. pour devenir le premier acteur de la gestion du feedback.  » a t-elle notamment précisé dans le communiqué  de eCAP PARTNER.

Cette transaction renforce  le portefeuille de eCAP PARTNER sur le marché des solutions middleware SaaS de la relation client suite aux transactions récentes concernant  Moskitos (iPaaS) et BeezUp (plate-forme de gestion des flux de données de commerce électronique).

La Rédaction, Digital CMO

Pourquoi Adobe acteur historique des logiciels de créativité et design met 4,75 milliards de dollars sur la table pour racheter Marketo, un éditeur de logiciels spécialisé dans le marketing automation ! Nos explications

L’éditeur américain Adobe, acteur historique des logiciels photos, design et documents, a annoncé le 20 septembre son intention de racheter Marketo, le leader des solutions de marketing automation BtoB, pour un montant de 4,75 milliards de dollars. Marketo revendique plus de 5 000 clients, 500 partenaires et une communauté engagée de 65 000 membres. Selon différentes sources, le chiffre d’affaires de la société se situerait autour de 300 millions de dollars. Adobe précise que la transaction devrait être conclue au cours du quatrième trimestre de son  exercice fiscal 2018. Jusqu’à cette date, chaque entreprise continuera à fonctionner de manière indépendante.

Marketo avait été racheté en 2016 par Vista Equiy, un fonds d’investissement américain, pour un montant de 1,8 milliard de dollars. Il aura fallu seulement 2 ans à ce fonds d’investissement pour plus que doubler sa mise. Adobe, qui a racheté au printemps dernier Magenta,  l’éditeur de plateforme de e-commerce,  pour 1,68 milliard de dollars se positionne avec ce nouveau rachat comme un acteur clé sur le marché des logiciels destinés aux directions marketings et commerciales. Un segment de marché en très forte croissance, notamment dans le cadre de la transformation digitale des entreprises et de l’automatisation  du marketing.

Adobe ne cache d’ailleurs pas qu’il aimerait avec ce rachat devenir incontournable dans le traitement, l’analyse et la personnalisation  de la donnée marketing sur les marchés BtoB et BtoC. «Pour les spécialistes du marketing de tous les secteurs, il est impératif de se concentrer sur la fourniture d’expériences pertinentes, personnalisées et engageantes», a notamment déclaré Brad Rencher, vice-président exécutif et directeur général de Digital Experience, Adobe. «L’acquisition de Marketo élargit l’avantage d’Adobe en termes d’expérience client  BtoC et BtoB et place l’offre Adobe Experience Cloud au cœur de tout le marketing », a-t-il également précisé dans le communiqué de presse diffusé à l’occasion de ce rachat. Un positionnement revendiqué également par Oracle, SAP, IBM  et Salesforce, à partir de leurs logiciels de relation client et de plusieurs rachats récents. Avec cette acquisition, Adobe devient donc un concurrent de plus en plus direct des grands éditeurs logiciels américains sur une cible de décideurs clé dans le cadre de la transformation digitale des entreprises. Même si pour cela Adobe devra encore se renforcer dans le domaine de l’analytique et de la relation client deux domaines où des acquisitions sont encore possibles.

La Rédaction, Digital CMO

 

 

Sur le premier semestre l’année  2018, les investissements en publicité digitale ont progressé de plus de 15 % portant la part de marché du digital à 39 % des investissements totaux en médias. Selon les chiffres du Syndicat des Régies Internet et de PcW la dynamique est portée par le mobile, le social et la vidéo. Le cap d’une part de marché à 50 % se profile donc pour 2019.

Selon les chiffres du SRI, le marché de la publicité digitale  a atteint  2,264 M€ au 1er semestre 2018, il est en croissance de +15,5% par rapport au 1er semestre 2017. Tous les segments de marché progressent. Le search (soit principalement Google) progresse de +8,5% et représente désormais 47% du marché total avec une chiffre d’affaire net total de 1 078 M€. Le display, un moment à la peine,  progresse fortement à + 29,9% et représente 37 %  du marché global et un CA net total de 875 M€.  Les autre médias digitaux (comme le emailing) progressent de 6% pour atteindre un total de 366 M€.

Sur le display c’est bien le social qui  tire la croissance (+61,8%) et dont les investissements atteignent  désormais 467M€. Alors que le marché traditionnels des bannières progresse que de 6 %, la vidéo qui représente 41 % des formats du display tire lui aussi la croissance. Le social et le display vidéo bénéficient par ailleurs de la forte croissance du mobile dont l’usage est en pleine croissance. Le mobile représente 51% des investissements display (444M€), avec une progression de +60% et les réseaux sociaux représentent 83% des investissements sur mobile, en progression de +73,4% (371M€). En résumé search et réseau social dominent de plus en plus le marché des médias digitaux.  Même si le SRI ne parlent pas directement de Google et Facebook, il indique qu’au 1er semestre 2018, le search et les réseaux sociaux représentent 79% du marché display et search réunis contre 77% au 1er semestre  2017.

Pour le retour du Grand Prix de France de Formule 1, qui a vu la victoire de Lewis Hamilton,  sur le fameux circuit Paul Ricard au Castellet,  les organisateurs ont misé sur de nouvelles infrastructures télécoms pour digitaliser le spectacle du  grand prix mais aussi tous les événements à venir. A la manoeuvre le groupe Sogetrel, spécialiste des télécoms,  qui œuvre depuis 2013 à renouveler tous les équipements et infrastructures numériques du circuit.

Une infrastructure télécom pour le digital

C’est sur l’investissement télécom que les organisateurs du grand prix de France  ont misé pour faire de la F1 un spectacle plus digital. Et c’est la société Sogetrel qui a procédé à l’installation d’un backbone en fibre optique de plus de 5 kms, capable de supporter le wifi dans les nouvelles tribunes. A l’instar du mouvement engagé dans les grands enceintes sportives pour le football et le rugby, le sport automobile prend les mêmes directions.

Plus de 50 0000 spectateurs vont donc pouvoir sur les différentes événements  partager en temps réel avec leurs smartphones toute la durée de la course ou d’autres  contenus. Au niveau des infrastructures cela s’est matérialisé par la pose de 22 armoires (concentrateurs wifi) sous les nouvelles tribunes et le déploiement d’une  solution en matériels  basée sur le fournisseur de réseaux Extrême networks. A total la nouvelle infrastructure télécom totalise 280 bornes Wifi et a nécessité  25 km de câbles et 45 Switch. Parallèlement Sogetrel a  procédé à la migration des  32 caméras analogiques situées sur les pistes en les remplaçant par des caméras IP de dernière génération. Sogetrel a également remplacé le mur d’image du PC Course pour un mur d’images dynamiques sur 10 écrans 60 pouces.

Dans un communiqué de presse Xavier Vignon, Président de Sogetrel, commente l’évolution du spectacle de la F1 : « En 2018, un circuit de F1 est devenu bien plus que du goudron, des stands et des tribunes ! Le numérique y joue désormais un rôle central, tant pour les spectateurs qui souhaitent partager leurs émotions en temps réel sur les réseaux sociaux que pour les organisateurs et les équipes qui s’appuieront sur les infrastructures déployées par Sogetrel pour organiser, suivre et sécuriser la course. La course au spectacle sportif digital entre les différents sport est engagée.