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Dans une étude récente, le cabinet d’études américain eMarketer prévoit une diminution de la part de marché mondiale de Google et une forte augmentation de celle de Facebook sur le marché mondial de la publicité digitale. Le cabinet d’études estime notamment que le marché mondial de la publicité digitale passera de 228 milliards de dollars en 2017 à un peu plus de 306 milliards de dollars en 2019.

Facebook 19,2 % d’un marché mondial estimé à 306,6 milliards de dollars en 2019

Alors que par la voix de Marc Zuckerberg lui même, Facebook vient d’annoncer une refonte complète de son algorithme, afin de privilégier les échanges et les interactions entre membres plutôt que la mise en avant des informations des marques et des médias dans son fil de news, le cabinet eMarketer prévoit que la part de marché de Facebook va passer au niveau mondial de 16,9 %  19, 4 % entre 2017 et 2019.

Le cabinet d’études estime que celle de Google va en revanche baisser – certes, faiblement  – pour passer de 31,7 % à 31,2 % du marché mondial. En plein débat sur les « Fake News » (notamment en France, où le président de la république Emmanuel Macron est directement intervenu sur le sujet, par le biais d »une proposition de  projet de loi), il semble que les contenus de Facebook ne freinent pas la volonté des marques d’investir sur le réseau social sur le moyen terme. Selon eMarketer, Facebook a devant lui deux années de forte croissance. Une analyse en contradiction avec les propos de Mark Zuckerberg dans son billet, dans lequel il estimait que les changements en cours pour « réparer son réseau » ne serait pas du goût des investisseurs en donnant moins la priorité à l’audience des marques.

A qui Facebook va prendre des parts de marché ?

D’après les chiffres de eMarkerter, Facebook devrait prendre des parts de marché à la catégorie « autres », notamment aux médias traditionnels, qui verraient leur part de marché chuter de 31,4 % du marché mondial à 23,5 %. Un phénomène qui serait aussi porté par la montée en puissance des acteurs chinois du web, tels Alibaba, Baidu et Tencent, dont la part de marché cumulée serait à l’horizon 2019 de 19,1 % du marché mondial. A noter également que eMarketer prévoit que Amazon dépassera les 1 % du marché mondial en 2019 et que Twitter progressera pour représenter 1,2 % du marché mondial.

La Rédaction, Digital CMO

 

Infopro Digital, éditeur par ailleurs de l’Usine Nouvelle et de nombreux médias professionnels, a annoncé début janvier l’acquisition de Companeo le spécialiste des bases de données B2B en France. Une acquisition qui renforce sa transformation digitale. 

Dans un communiqué le groupe de médias et salons professionnels  Infopro Digital  a annoncé le rachat du  groupe Companeo  qui est à l’origine de la marketplace de services B2B Companeo.com. Cette plateforme diversifiée sur de nombreux services (assurance, informatique, comptabilité et gestion…)  autour la détection de projets et de leads est présente en France et en Europe. Dans son communiqué Infopro Digital précise que Companeo.com a généré plus de 10 millions de leads qualifiés pour ses cinq mille fournisseurs agréés en Europe. « Une fois réunies, Infopro Digital et Companeo vont disposer des bases de données comportementales B2B les plus complètes et performantes du marché avec plus de 3 millions de décideurs professionnels » précise Infopro Digital. Le groupe de médias professionnels  met également la main sur Webikeo une plateforme d’organisation de Webinars en ligne qui compte plus de 500 clients et qui a déjà organisées plus de 10 000 webinars suivis par près de 250 000 participants.

Avec cette acquisition, Infopro Digital cherche à mieux développer les services (Comback, Vecteurs Plus…)  qu’il a déjà mis en place autour de la génération de leads dans de nombreux secteurs et sans doute à mieux monétiser, grâce à l’expérience internetde Companeo,  ses bases liées à ses nombreux médias et salons. Le groupe s’est notamment construit à partir de l’acquisition de nombreux médias professionnels comme l’Usine Nouvelle,  le Moniteur ou LSA. La seconde étape de son développement digital semble donc être liée à une meilleure exploitation des données comme l’explique le dirigeant du groupe .  « Infopro Digital souhaite devenir un acteur incontournable dans le marketing digital B2B dont les perspectives de croissance sont très fortes. Avec l’acquisition de Companeo, nous développons notre activité de mises en relation digitale (leads) et retrouvons un groupe d’entrepreneurs que nous connaissons depuis de nombreuses années.» précise  Christophe Czajka, président et fondateur du groupe Infopro Digital. Il  s’agira notamment de mieux exploiter les investissements réalisés en 2016  dans ses deux DMP (Data Management Plateforme) et sur le  Big Data et être capable de délivrer des services fortement automatisés tout en gardant la qualité de ses audiences. Une transformation digitale que peux de groupes de presse ont réussi jusqu’à présent et qui passe par des investissements informatiques importants.

 

 

Alors que le groupe Altice vient de dévisser en bourse sous la pression d’investisseurs de plus en plus sceptiques sur le modèle de convergence télécom et média proposé par Patrick Drahi, la société de conseil américaine Activate vient de publier pour la troisième année consécutive son rapport sur l’avenir des médias et de la tech. Principale conclusion : le secteur devrait continuer à croître plus vite que celui de l’économie en général pour atteindre 400 milliards de dollars.

400 milliards de dollars l’industrie de la Tech et des médias dans 5 ans

Pris dans un sens large, le secteur des médias et de la tech (regroupant les secteurs des médias BtC, le  eSports, le streaming musical, l’économie des applications collaboratives et des messageries ainsi que les bots) devrait atteindre dans 5 ans le chiffre record de 400 milliards de dollars de revenus. Selon le rapport Activate Tech & Média Outlook qui vient d’être publié par Activate, la croissance de ce secteur sera supérieure sur les cinq prochaines années à la croissance moyenne du PIB mondial. La croissance de cette industrie sera tirée notamment par les applications de  messagerie et de bot qui vont devenir une véritable source de revenu pour les médias. Sans donner plus de précisions sur la manière dont les médias pourraient monétiser ces services délivrés par des plateformes comme  Facebook (Facebook Messenger)  et Apple (Apple iMessage),  Activate affirme que les revenus par utilisateur  pourraient passer de zéro  en 2016 à 5 – 6 $ en 2022. Mais c’est du coté de la télévision à la demande payante que Activate voit les plus belles perspectives de développement. Selon la société de conseil il y a avec des bons « bundle » de contenus une piste pour augmenter le prix des abonnements. Un avis partagé par Netflix qui vient d’augmenter ses tarifs  en  le justifiant par ses investissements dans des nouveaux contenus originaux. Par ailleurs Activate souligne aussi qu’il est facile par une bonne gestion des mots de passe d’accroitre le nombre des utilisateurs payants. Même au Etats-Unis souligne Activate la notion de foyer évolue et devient de plus en plus large. « Les entreprises de technologie et de médias doivent commencer à considérer que nous sommes maintenant dans une «Amérique post-ménage», où le ménage «commun» ou universel ne peut plus être défini comme une famille traditionnelle » souligne Activate dans son rapport. « Un grand nombre de personnes utilisant un mot de passe partagé ne vivent pas dans le même ménage que le titulaire du compte et 40% des Millennials ne paient pas pour leurs propres abonnements haut débit ou cellulaire » ajoute Activate. Parmi les nouvelles tendances, Activate estime que l’eSport réunira une audience de  près de 500 millions de fans dans le monde d’ici 2020. Enfin Activate recommande que les médias investissent dès à présent sur les assistants vocaux.   Les haut-parleurs intelligents pourraient être la catégorie de produit la plus importante depuis le smartphone, et seront un facteur clé dans l’adoption des robots vocaux souligne les auteurs du rapport.

L’éditeur américain SAS vient de publier le retour d’expérience dans l’analytique  très intéressant de la société d’études canadienne Numéris. Cette société qui a vu ses coûts d’interrogation de panels exploser ces dernières années utilise les solutions analytiques pour optimiser cette phase de son process sur les études et augmenter ses capacités de conseil.

Les objectifs de Numeris : diminuer les coûts et augmenter la partie conseil 

Numeris est le leader canadien de la fourniture de données sur les mesures d’audience et les comportements d’achat des consommateurs. Une société d’études un peu comparable à GFK et médiamétrie réunies. La société offre en outre des services de conseil aux producteurs TV, publicitaires et agences de communication. Pas vraiment engagée dans la transformation digitales, les données qu’elle exploite sont toutes tirées d’appels téléphoniques, mais de moins en moins de participants répondent à ses sollicitations souligneNuméris. Dans ce domaine la société  d’études a vu ses coûts d’interrogation téléphoniques des panelistes exploser. Elle rappelle notamment qu’il est de plus en plus difficile d’atteindre le quota de 180 000 répondants qui est traditionnellement de mise sur ce marché, ainsi que les 11 000 mesures d’audience requises pour produire des estimations d’audience audio et vidéo fiables.« Il y a dix ans, 90 à 92 % des foyers acceptaient de répondre par téléphone aux enquêtes d’audience. Aujourd’hui ce taux a chuté à 65 %, » soulignait dans le cadre de cette étude de cas Derrick Gray, Director of Audience Measurement Science chez Numeris. Afin de pouvoir disposer d’une vue consolidée et interroger plus régulièrement toutes ces bases Numeris a investi sur l’analytique. Le renforcement de la capacité analytique permet  également à la société d’études de travailler avec moins de répondants et surtout cela permet de développer une capacité de conseil additionnelle en partageant les données et les analyses de plusieurs départements. En clair moins de répondants mais plus de certitudes grâce à l’analytique sur les réponses et la qualité de celles-ci. Pour beaucoup d’analystes la capacité à interroger plus facilement en language naturel et à obtenir plus facilement des données analytiques permet aux entreprises d’augmenter leurs capacités décisionnelles et de diminuer les coûts d’acquisition de l’information. Le défi étant de traiter des données de plus en plus hétérogènes et de moins en moins sourcées. Reste à convaincre les clients que ces méthodes sont plus efficaces et pertinentes que celles qui étaient utilisées dans le passé.

 

Fondée par Serge Kampf en 1967, Capgemini, la plus grande société de services informatiques française fait partie des leaders mondiaux et fête ses 50 ans. Elle se projette dans l’ère digitale. Une mutation déjà revendiquée par Capgemini qui déclare enregistrer une croissance annuelle moyenne de 30 % dans ce domaine et qui représente, selon la société, déjà 35 % de son activité.

Une start-up française crée en 1967 devenue un leader mondial

« Nous célébrons ce 50ème anniversaire avec toujours la même passion qui nous caractérise : un esprit de conquête et d’entreprenariat. Nous sommes fiers de notre réussite, que nous devons bien sûr à ceux qui nous font confiance, nos clients, nos collaborateurs, nos actionnaires, nos partenaires ; mais nous la devons bien évidemment aussi à son fondateur, un bâtisseur exceptionnel et un grand capitaine d’industrie, » commente Paul Hermelin, Président-directeur général du groupe Capgemini. « Ce sont les femmes et les hommes qui donnent de la valeur à la technologie : c’est cette vision de Serge Kampf qui préside encore à la culture de Capgemini. Pour écrire la suite de son histoire, le groupe continuera à se transformer, à innover et à prendre des risques, toujours mû par une envie intacte et la même détermination qu’avaient ceux qui ont fait de ce groupe ce qu’il est aujourd’hui. » ajoute-t-il dans un communiqué pour lancer cette campagne de communication autour des 50 ans de la société. Et pour illustrer l’esprit d’innovation qui anime toujours les  200 000  employés qui constituent les effectifs du groupe français cette campagne a été lancée autour d’une devise « Envie de futur depuis 1967 ».

Tout en rappelant l’historique de la société qui a été créée par « un entrepreneur  dans une ville de province » le groupe de services informatiques français qui  compte aujourd’hui plus de 6 000 clients issus de tous les secteurs annonce qu’il mise sur le digital pour les années à venir. Les dirigeants soulignent que groupe Capgemini est désormais un acteur majeur  reconnu dans les services Digital et Cloud, qui représentent actuellement 35 % de son chiffre d’affaires.

Rester une start-up et investir dans les start-ups

Pour garder l’état d’esprit de ses débuts et renforcer son leadership sur le digital Capgemini a lancé  l’InnovatorsRace50, un concours mondial qui récompense cinq jeunes start-ups en leur donnant accès à un financement sans prise de participation pour démarrer leur activité. Présentées lors de la journée VivaTech à Pari , les 5 start-ups retenues, dont 2 françaises, étaient représentatives de l’innovation dans un grand nombre de secteurs d’activités.  Les  services Publics avec  Lili smart basée à Lyon, la FinTech et mobilité avec Finn.ai de  Vancouver, consommateurs et bien-être avec Hippogriff qui est établie à Sundbyberg en Suède, process et transformation numériques avec Cupris qui est  basé à Londres, et la sécurité et les données ecommerce avec Foxintelligence dont le siège est  à Paris.

Enfin en juin 2017, Capgemini a lancé le programme mondial MoveFifty, qui incarne les valeurs fondamentales de solidarité. Dans le cadre de cette initiative, tous les employés de Capgemini se mobilisent pour récolter jusqu’à 100 000 € en parcourant un maximum de kilomètres et en partageant leurs exploits sur les réseaux sociaux accompagné du hashtag : #Capgemini50. MoveFifty. Un vrai challenge de sponsoring digital au service de trois projets caritatifs dans le domaine de l’éducation : Ciudad Quetzal, Enlight et Cap Sur Le Code.

Invité de la soirée organisée par  TECH IN France, Nicolas Dufourcq, Président de Bpifrance, a délivré plusieurs messages aux entrepreneurs de la tech et du logiciel. Et notamment celui-ci : « la tech française doit désormais voir très grand  dans le logiciel ».

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Qu’est ce que TECH IN ?

Bertrand Diard, Président de TECH IN,  en invitant entrepreneurs, investisseurs et membres de son association ce 20 juin 2017, sur une péniche parisienne, souhaitait insister sur le bilan très positif de son association d’éditeurs du logiciel. Face au Syntec Numérique, TECH IN (anciennement AFDEL)  a cherché ces derniers mois, sous la houlette de son président, à être plus influent dans la filière du numérique. TECH IN a notamment beaucoup oeuvré pour que le numérique soit au coeur de la campagne présidentielle de tous les candidats. Maintenant que Emmanuel Macron est élu, il semble que cette mission soit achevée.

Mais pour Bertrand Diard, il y a encore beaucoup de sujets à traiter pour son association qui compte 400 entreprises du numérique et du logiciels. Et parmi ces sujets, la question du financement devrait continuer à tenir une bonne place dans les activités d’influence de TECH IN. L’association milite notamment pour une allocation plus massive de l’assurance vie au service du capital risque en France. En décembre dernier, l’association avait fait trois propositions dans le cadre d’un livre blanc intitulé « Funds for Buildings Unicorns » : favoriser l’investissement des particuliers dans les PME innovantes, orienter l’épargne des français vers les PME innovantes, encourager l’investissement des entreprises dans les PME innovantes. Pour l’instant, il ne semble pas, au regard des mesures annoncées par Emmanuel Macron sur le salon Viva Tech, que ces propositions soient reprises dans cet ordre. En annonçant un fonds dédié à l’innovation de 10 milliards d’euros dans les secteurs de l’internet des objets, de l’intelligence artificielle, de la santé connectée, de la numérisation des cleantechs et des technologies vertes., le président de la République a seulement réitéré une position affirmée pendant sa campagne. « La France est en train devenir la nation des startups. Il ne faut plus que les startups quittent le pays quand il s’agit de se développer », a-t-il notamment déclaré lors de l’inauguration du salon Viva Tech. Pour l’instant on dispose de peu d’informations sur la façon dont ce fonds va se financer. Selon certains sources, cela pourrait prendre la forme d’un Trust, avec des participations publiques et privées.

Le message de Bpifrance aux adhérents de Tech IN

Cette volonté de voir grand semble être désormais le cap donné par Nicolas Dufourcq et Bpifrance pour les cinq années à venir. Le président de Bpifrance a rappelé que, cette année, l’activité d’investissement de la banque publique avait enregistré un record de 16 milliards d’euros de crédits dans l’innovation. Sur ce total, près de 700 millions de prêts ont été accordés à des startups à EBIDTA (Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation and Amortization) négatif et à un taux d’intérêt moyen  concurrentiel de 4 %, sur le modèle de ce qui se pratique dans la Silicon Valley. Mais surtout, Nicolas Dufourcq a insisté sur le rôle clé de Bpifrance dans le capital risque français. « En 2017 nous avons engagé 1,5 milliard d’euros dans environ 180  fonds privés, représentant un potentiel d’investissement multiplicateur de 7 milliards dans l’innovation » a-t-il rappelé. Pour Nicolas Dufourcq la tech française ne manque pas d’argent, mais d’entrepreneurs dans le logiciel capables de voir aussi grand que ce qu’ont fait dans le passé les fondateurs d’Oracle ou SAP, a t-il précisé. Pour cela il faut faire trois choses, a t-il ajouté : « trouver des créateurs d’entreprises à forte personnalité, mieux financer à travers une dizaine de fonds de capital risque dotés au minimum de 500 M€ et augmenter la part du non-coté dans les portefeuilles des grands gestionnaires de fonds ».

La Rédaction, Digital CMO

 

Selon le baromètre Capgemini Consulting et eCap Partner, 2016 a été l’année de tous les records dans le financement des start-ups. Le montant cumulé des levées de fonds effectuées par les startups en 2016 a  atteint 1,3 Md€ (+ 19% par rapport à 2015), sur un total de 2,2 milliards investis dans la totalité des jeunes entreprises françaises. Durant les cinq dernières années, c’est donc près de 8 milliards d’euros qui ont été investi dans la tech et les startups françaises. Mais si en nombre de startups financées  la France est sans doute, au regard de sa population, championne du monde, la French Tech hexagonale ne brille pas en nombre de licornes et d’entreprises mondiales référencées. Un challenge à relever pour le nouveau gouvernement après l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence française.

Un total de 2,2 milliards d’euros investis en 2016

En incluant les startups créées il y a plus de 7 ans, Capgemini Consulting estime que  le montant des levées réalisées en 2016 est de 2,2 Md€. Cette augmentation s’explique principalement par un accroissement du nombre de levées (+16% sur la période), précise la société de service informatique française, mais aussi par les levées de fonds de 100M€ et 150M€ de la startup Sigfox, spécialisée dans l’Internet des objets.

Selon les auteurs de ce baromètre, on a investi de plus en plus dans la mobilité et les fintechs en 2016, et beaucoup moins dans les applications d’entreprises ou les solutions de marketing automation. Selon le baromètre de Capgemini, les secteurs « Marketing et Communication » et « Applications et technologies d’entreprises », qui représentaient à eux deux 23,5% du nombre de levées de fonds en 2015, ne représentaient plus en 2016 que de 18,5% des montants investis. En revanche, la data et le cloud ont continué à attirer les investisseurs comme en témoignent les levées de fonds dans la data avec Dataiku, Biboard, OpenDataSoft, Saagie, Tellmeplus et, dans le  Cloud, avec Scality, NanoCloud ou encore Genymobile. Cap Gemini remarque que le segment des « nouvelles mobilités », représenté par des acteurs tels que Blablacar, CityScoot, Drivy ou Zenpark a tiré son épingle du jeu tout comme les fintechs qui génèrent toujours un nombre important d’investissements. Parmi les sociétés financées dans ce domaine : Lendix, Yellloan, Unilend, Ulule, Kisskiss BankBank, Captain Crowd, Sowefund, Pumkin, Slimpay, Payfit, Lydia solutions, Moneytis.

Quel avenir pour le financement de la tech et du  numérique après la présidentielle ?

Dans son étude Capgemini consulting remarque qu’en 2016, le nombre de prises de position par des acteurs étrangers est resté stable. « Les investisseurs étrangers sont moins présents dans l’absolu : ils se sont positionnés sur 11% des levées en 2016 contre 15% en 2015 », soulignent les auteurs de l’étude. Capgemini Consulting conclut que les startups françaises apparaissent de moins en moins dépendantes des capitaux étrangers pour les levées majeures. « Alors que près de 60% d’entre elles impliquaient au moins un acteur étranger en 2015, elles ne sont plus que 40% en 2016 » fait remarquer la société de service. Un constat difficile à partager tant il est ardu, en dehors de Blablacar et de Sigfox, de citer des startups qui semblent avoir le potentiel d’un positionnement mondial. Pour beaucoup d’observateurs, trop de nos startups prometteuses sont financées sur leurs derniers tours de table par des capitaux étrangers. Capgemini Consulting fait d’ailleurs remarquer que les investisseurs nord-américains ont délaissés en 2016  les levées de moins de 5M€ pour se concentrer sur les levées majeures, tandis que les acteurs européens ont un comportement opposé, privilégiant les levées de tailles moyenne. L’absence de fonds de capitaux-risques de taille importante en France n’est pas une nouveauté, tout comme l’absence de stratégie liée à la mobilisation de l’épargne vers ces fonds. Cela devient néanmoins un sujet préoccupant pour l’avenir d’autant que si la réglementation peut freiner l’appétit commercial des géants du web américains, qui ont émergés ces cinq dernières années, à l’image d’Uber ou de AirBnB, on sait dans l’histoire économique qu’il est difficile de freiner le progrès technologique. La stratégie du financement du numérique et de la tech en France  est donc à renouveler. Deux axes semblent d’ailleurs se dégager  au regard des enjeux politiques à venir  : accompagner la transformation digitale des entreprises  en mobilisant les jeunes non qualifiés et être capable de créer des champions mondiaux qui restent en France.

La Rédaction, Digital CMO

Alors que Oodrive vient d’annoncer une levée de fonds de 65 millions d’euros et une stratégie marketing et commerciale agressive, Dropbox, le concurrent américain  se renforce avec  la nomination de Franck Le Tendre en qualité de Directeur Général France et Europe de l’Ouest

Muscler la France et l’Europe

Dropbox vient d’annoncer l’arrivée de Franck Le Tendre  afin, précise la société, d’accélérer son développement en Europe de l’ouest. L’objectif : renforcer les ambitions de l’entreprise en matière d’investissement et de croissance sur le marché européen. De formation INSEEC et ESCP, Franck Le Tendre (45 ans) bénéficie d’une forte expérience dans la tech . Il également travaillé 4 ans chez Unica (racheté par IBM), 6 ans chez SAP avant de rejoindre Pursway où il a occupé des fonctions de direction générale et de direction des ventes. Il rejoint l’équipe européenne placée sous la responsabilité de Philip Lacor, vice-président EMEA.

Dropbox : une approche forte sur la dématérialisation

La start-up américaine qui précise qu’elle vient de  franchir le cap du milliard de dollars de chiffre d’affaires récurrent et qui revendique 500 millions d’utilisateurs à travers le monde a procédé ces dernières semaines à plusieurs annonces. Notamment sur les axes de la collaboration, de la numérisation et de la mobilité. Début avril la société a annoncé une nouvelle interface mettant plus en avant les possibilités de collaboration que l’aspect stockage qui a fait son succès de départ. Une évolution confirmée par les annonces dans le domaine de la mobilité et surtout dans celui de la dématérialisation. Sur ce dernier axe, Dropbox a notamment une carte à jouer précisent différents analystes. Pour Stéphane Ochs, Consultant Expert ECM, Dirigeant de SISADEMAT : « la dématérialisation collaborative  dans le cadre de la transformation, digitale des entreprises est un processus de plus en plus décentralisé ». « Cela favorise la collaboration et la productivité mais cela demande une approche spécifique notamment en matière de sécurité et d’intégration aux solutions existantes de Gestion de Contenu d’Entreprise   » ajoute-t-il.

 

 

 

Orange Bank, la banque mobile d’Orange, sera lancée en France le 6  juillet prochain. Une initiative liée aux efforts  d’Orange pour trouver dans le digital des relais de croissance. Le secteur bancaire reste toutefois difficile d’accès comme en témoigne le rachat récent du réseau  du  Compte Nickel par la  banque PNB- Paribas

400 millions d’euros de CA de chiffres d’affaires en 2018

Cela sera une goutte d’eau sur le marché bancaire français mais Orange vise quand même  400 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018 et l’objectif  d’Orange Bank est de compter, à terme, plus de 2 millions de clients en France. Pour cela l’opérateur français mise sur son réseau de distribution dont il cherche à amortir le coût. Un peu à l’image de la Poste mais en prenant le chemin des services financiers quand le réseau de la Poste ou de certaines banques ont décidé de se lancer dans la commercialisation des abonnements téléphoniques mobiles.

Orange qui compte 30 millions de clients cherchera donc avant tout à séduire ses clients traditionnels. Sans le dire Orange vise aussi par des nouveaux services, comme le transfert d’argent par SMS, des catégories d’utilisateurs, dont les besoins ne correspondent pas aux services mobiles, parfois un peu chers, proposés par les banques traditionnelles. La carte bancaire d’Orange Bnak  sera gratuite,  et Orange précise qu’il n’y aura pas de frais de tenue de compte et qu’aucune condition de revenu ne sera exigée pour les clients. L’expérience acquise avec Orange Money  sur la zone Afrique Moyen-Orient, et plus récemment le lancement d’Orange Finanse  en Pologne serviront également à développer des offres ciblées en France sur certaines catégories d’utilisateurs à faible revenu. Mais surtout Orange vise les nouvelles habitudes de paiement sans contacts pour des petits montants. Pour certaines transactions  sans contact il deviendra plus évident et  simple de se servir de son téléphone que de sa carte de paiement surtout pour les jeunes.

 

Transformation digitale toujours difficile pour IBM. Le chiffre d’affaires trimestriel  enregistre une nouvelle baisse en dépit d’une amélioration de ses performances dans les domaines porteurs actuels de l’informatique : l’analytique, le cloud et  l’Intelligence Artificielle.

+ 35 % sur le Cloud

Pour le 20ème trimestre consécutif IBM enregistre une nouvelle baisse de son chiffre d’affaires. La baisse atteint 2,8% au premier trimestre du nouvel exercice fiscal  contre 1,3% au cours du trimestre précédent. IBM annonce un chiffre d’affaires de  18,16 milliards de dollars sur cette période. Les profits baissent aussi à 1,75 milliard de dollars sur ce trimestre. Sur le plan géographique, le chiffre d’affaires baisse de 1% sur le continent américain  (8,7 milliards de dollars), de 4% en Europe  (5,4 milliards de dollars) et de 3% en Asie/Pacifique (4,0 milliards de dollars).

La transformation digitale d’IBM reste donc difficile. La transition vers les services cloud, la sécurité, l’analytique, la mobilité et l’intelligence artificielle est plus lente que prévue. Même si la  croissance de ces activités est bien à 2 chiffres (13%) et génère  7,8 milliards de dollars de chiffre d’affairesmais soit plus de 42% du chiffre d’affaires trimestriel. Mais cette progression ne permet pas de compenser le recul des ventes sur ses marchés historiques notamment la vente de matériels informatiques. La baisse en valeur est de 16  % et seule l’activité stockage progresse de 7 %. En revanche IBM est en train de devenir un acteur significatif dans le cloud qui  enregistre une croissance de 35% pour un total de 14,5 milliards de dollars de revenus. IBM précise même dans son communiqué de presse que les 10 plus grandes banques mondiales, les  9 principaux acteurs de la distribution dans le monde  sur 10  et 8 des 10 principales compagnies aériennes sont à présent des clients du Cloud-as-a-service d’IBM.