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Sur le premier semestre l’année  2018, les investissements en publicité digitale ont progressé de plus de 15 % portant la part de marché du digital à 39 % des investissements totaux en médias. Selon les chiffres du Syndicat des Régies Internet et de PcW la dynamique est portée par le mobile, le social et la vidéo. Le cap d’une part de marché à 50 % se profile donc pour 2019.

Selon les chiffres du SRI, le marché de la publicité digitale  a atteint  2,264 M€ au 1er semestre 2018, il est en croissance de +15,5% par rapport au 1er semestre 2017. Tous les segments de marché progressent. Le search (soit principalement Google) progresse de +8,5% et représente désormais 47% du marché total avec une chiffre d’affaire net total de 1 078 M€. Le display, un moment à la peine,  progresse fortement à + 29,9% et représente 37 %  du marché global et un CA net total de 875 M€.  Les autre médias digitaux (comme le emailing) progressent de 6% pour atteindre un total de 366 M€.

Sur le display c’est bien le social qui  tire la croissance (+61,8%) et dont les investissements atteignent  désormais 467M€. Alors que le marché traditionnels des bannières progresse que de 6 %, la vidéo qui représente 41 % des formats du display tire lui aussi la croissance. Le social et le display vidéo bénéficient par ailleurs de la forte croissance du mobile dont l’usage est en pleine croissance. Le mobile représente 51% des investissements display (444M€), avec une progression de +60% et les réseaux sociaux représentent 83% des investissements sur mobile, en progression de +73,4% (371M€). En résumé search et réseau social dominent de plus en plus le marché des médias digitaux.  Même si le SRI ne parlent pas directement de Google et Facebook, il indique qu’au 1er semestre 2018, le search et les réseaux sociaux représentent 79% du marché display et search réunis contre 77% au 1er semestre  2017.

Pour le retour du Grand Prix de France de Formule 1, qui a vu la victoire de Lewis Hamilton,  sur le fameux circuit Paul Ricard au Castellet,  les organisateurs ont misé sur de nouvelles infrastructures télécoms pour digitaliser le spectacle du  grand prix mais aussi tous les événements à venir. A la manoeuvre le groupe Sogetrel, spécialiste des télécoms,  qui œuvre depuis 2013 à renouveler tous les équipements et infrastructures numériques du circuit.

Une infrastructure télécom pour le digital

C’est sur l’investissement télécom que les organisateurs du grand prix de France  ont misé pour faire de la F1 un spectacle plus digital. Et c’est la société Sogetrel qui a procédé à l’installation d’un backbone en fibre optique de plus de 5 kms, capable de supporter le wifi dans les nouvelles tribunes. A l’instar du mouvement engagé dans les grands enceintes sportives pour le football et le rugby, le sport automobile prend les mêmes directions.

Plus de 50 0000 spectateurs vont donc pouvoir sur les différentes événements  partager en temps réel avec leurs smartphones toute la durée de la course ou d’autres  contenus. Au niveau des infrastructures cela s’est matérialisé par la pose de 22 armoires (concentrateurs wifi) sous les nouvelles tribunes et le déploiement d’une  solution en matériels  basée sur le fournisseur de réseaux Extrême networks. A total la nouvelle infrastructure télécom totalise 280 bornes Wifi et a nécessité  25 km de câbles et 45 Switch. Parallèlement Sogetrel a  procédé à la migration des  32 caméras analogiques situées sur les pistes en les remplaçant par des caméras IP de dernière génération. Sogetrel a également remplacé le mur d’image du PC Course pour un mur d’images dynamiques sur 10 écrans 60 pouces.

Dans un communiqué de presse Xavier Vignon, Président de Sogetrel, commente l’évolution du spectacle de la F1 : « En 2018, un circuit de F1 est devenu bien plus que du goudron, des stands et des tribunes ! Le numérique y joue désormais un rôle central, tant pour les spectateurs qui souhaitent partager leurs émotions en temps réel sur les réseaux sociaux que pour les organisateurs et les équipes qui s’appuieront sur les infrastructures déployées par Sogetrel pour organiser, suivre et sécuriser la course. La course au spectacle sportif digital entre les différents sport est engagée.

 

Le Village by CA Paris fêtera le 20 juin prochain ses 4 années d’existence et en profitera pour organiser la 1ère cérémonie des Village Awards récompensant des duos start-ups et grands groupes. Ideta, Dial Once, Silkpay, TeachOnMars, Jooxter et Velco font partis des start-ups nominées pour l’occasion

Neuf duos startup – grand groupe en compétition le 20 juin prochain

Pour cette première édition des Village Awards, le Village by CA Paris a souhaité miser sur la coopération entre start-ups et grands groupes. Un axe important pour le Crédit Agricole qui cherche notamment à offrir des débouchés aux jeunes entreprises innovantes financées et qui a d’ailleurs publié une étude sur le sujet. Parmi les duos on retrouve coté grands comptes Sodexo, PSA et Cap Gemini, Sanofi, IBM et bien sur le Crédit Agricole. L’objectif sera de  récompenser les meilleures initiatives et coopérations entre startups et grands groupes lors d’une grande soirée le 20 juin prochain. Le jury, qui désignera le duo gagnant sera composé de David Finel – CEO de Sharepay, Pierre Giu – CEO d’Orosound, Anaïs Richardin – Rédactrice en chef de Maddyness, Claude Terosier -CEO de Magic Makers, Camille Buss – Startup Manager au Village by CA Paris, et Zouheir Guedri – CEO de Data&data.

Cap vers l’international avec l’ouverture d’un Village by CA à Milan

Dans son communiqué sur cette soirée, Le Village by CA Paris précise qu’il a accueilli en 4 ans  plus de 160 startups et 130 millions de fonds ont été levés par ces dernières. Lors de la soirée, la nouvelle promotion 2018 sera présentée. L’ensemble du réseau est composé de 25 entités représentant  plus de 450 partenaires et 600 startups. Le Village by CA a par ailleurs annoncé l’’ouverture prochaine d’un Village à Milan.

Amazon vient d’acheter les droits pour diffuser au Royaume Uni une vingtaine de matchs de Premier League de football, mais ce n’est pas la première incursion du géant du net dans le sport. Rappel.

A quelques jours de l’ouverture de la coupe du monde de football en Russie, l’annonce a fait beaucoup de bruit Outre-manche et dans le monde des droits télévisés. De prime abord, il peut sembler surprenant de voir un géant du e-commerce faire irruption au milieu des diffuseurs traditionnels du football. En fait, ce n’est pas la première incursion d’Amazon dans ce domaine.

En ce qui concerne l’accord, il porte sur la diffusion de 20 matchs par an à partir de la saison 2019-2020, pour une période de trois années. Amazon entre ainsi en concurrence avec les deux grands diffuseurs locaux du Footbal : Sky et BT. Cerise sur le gâteau : parmi les 20 matchs qu’il diffusera, Amazon va proposer les 10 matchs du « boxing day » du 26 décembre 2019, c’est-à-dire les rencontres les plus populaires au Royaume Uni, mais également le jour où les achats sont les plus importants. Quel est l’intérêt de diffuser ces matchs pour Amazon ? Les expériences d’Amazon dans le domaine du sport ont montré que les personnes qui regardaient un match grâce à Amazon achetaient en priorité chez Amazon. Le géant du e-commerce achète donc pour une somme relativement modique (le prix officiel n’est pas public mais les estimations de la presse britannique évoquent environ 600 M€) une bonne partie des achats réalisés au lendemain de Noël. Le fonctionnement est simple : il suffira de s’abonner pendant un mois d’essai, donc gratuit, à Amazon Prime Video, de regarder les matchs et, le cas échéant, de le résilier avant terme.

Cette logique avait déjà conduit Amazon à acquérir les droits de diffusion exclusifs de l’US Open pour le Royaume Uni (l’US Open a lieu fin août-début septembre) ou encore les droits de diffusion du football américain pour les Etats-Unis. Ces deux accords ont été annoncés en avril.

En France, cette annonce a un écho particulier, car elle intervient quelques semaines après que le diffuseur historique du football en France, Canal+, ait perdu l’ensemble de ses droits et au moment où Amazon lance (à moitié prix, les premiers jours) dans l’Hexagone son enceinte intelligente Echo et de son assistante vocale Alexa.

Pascal Boiron, Digital CMO

 

Platform.sh, la jeune entreprise française spécialiste du PaaS, vient de lever 34 M $. Le tour de table  a été dirigé par Partech, basé aux États-Unis, avec Idinvest Partners, Benhamou Global Ventures (BGV), SNCF Digital Ventures etHi Inov, le fond innovation spécialisé de la famille Dessantrangle. Investisseurs VC et industriel, à l’image de la SNCF, misent sur cette start-up qui veut rendre le développement et exploitation d’application dans le cloud : rapide, fiable et simple. D’ailleurs elle a déposé  l’expression « deploy Fridays » pour illustrer l’efficacité de sa solution.

Une approche originale du DevOps et des développeurs

Après Cedexis racheté par Citrix, c’est une autre start-up française innovante du cloud qui semble prendre le chemin des Etats-Unis avec cette levée de fonds menée par Partech. Déjà bien connue dans le milieu informatique et par les DSI, la société crée par Frédéric Palais mise sur une nouvelle génération de services PaaS pour réduire la complexité du travail des développeurs. Pour Fred Palais l’enjeu c’est la complexité des services qui sont à gérer sur le cloud public qu’il faut résoudre pour bénéficier des avantages du cloud. « La page d’accueil AWS à elle seule vous permet de naviguer entre 131 produits. La catégorie IBM Cloud Computing comprend 162, juste un échantillon de plus de 2000 dans leur catalogue il faut réduire cette complexité notamment au niveau développement en misant sur les technologies DevOps.

Issue d’un spin off de Commerce Guys, l’entreprise à l’origine de Drupal Commerce, Platform.sh édite une plateforme DevOpsqui permet aux développeurs de gérer l’ensemble du cycle de vie de leurs applications. Pour cela elle s’appuie sur une stratégie open source de conteneurs.  « De cette manière, on a la certitude qu’il n’y a pas de différence entre la préproduction à la production, précise  Frédéric Plais. Coté client et notamment de la DSI cela permet de gérer la mise à jour des fonctionnalités en toute sécurité. Une approche prisée par les directions métiers qui  sur des applications digitales souhaitent tester en live de nouvelles applications.  Une approche qui selon Platform.sh permettrait  une réduction de 90% des efforts liés au développement d’application  en comparaison avec des solutions internes et surtout des gains humains et économiques sur les services managés. En clair, Platform.sh souhaite rendre la vie plus facile aux équipes de développement.

Rendu public le 28 mars 2018, le « Rapport Villani » sur l’intelligence artificielle indique que la France est « en dehors » du top 5 mondial et préconise 10 principaux axes d’action pour que l’Hexagone rattrape son retard. Examen.

A l’heure où ces lignes sont écrites, les équipes du Président de la République, Emmanuel Macron, sont en train de préparer son intervention sur le sujet. Elle est fondée sur un rapport du député de l’Essonne Cédric Villani, mathématicien récompensé par la médaille Fields (équivalent du Prix Nobel, mais pour les mathématiques et pour les personnes âgées de moins de 40 ans). Ce rapport compte plus de 240 pages et résulte d’une demande du Premier Ministre, Edouard Philippe, formulée en septembre 2017. Le document, qui a été corédigé par Yann Bonnet, Directeur Général du Conseil National du Numérique, et par Marc Schoenauer, Directeur de Recherche à l’INRIA, résume plus de 420 entretiens avec des fournisseurs et des utilisateurs de solutions d’intelligence artificielle.

L’attente était d’autant plus grande que l’attente est forte (voir l’enquête de Spoking Polls) et l’infographie de Statista ci-dessous.

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Un rapport « consensuel et lucide »

De très nombreux experts ou acteurs impliqués dans l’intelligence artificielle ont d’ores et déjà réagi à la publication de ce rapport. Les plus alarmistes évoquent un rapport « lucide ». C’est le cas de Laurent Alexandre, fondateur de Doctissimo, qui a noté que le rapport ne place pas la France « dans le top 5 » dans le domaine de l’intelligence artificielle. « Il a vu juste, mais ce n’est qu’une première étape », a-t-il ajouté lors d’une interview sur Europe 1. Très alarmiste, cette intervention explique que la France a laissé le « monopole » de l’IA aux Etats-Unis et à la Chine : « La France va devenir un nain géopolitique », conclut-il. Il rejoint le rapport sur la question de la rémunération des chercheurs. En l’occurrence, le rapport que les salaires soient doublés dès le début de carrière, mais cette hypothèse ne semble séduire ni Matignon ni l’Elysée.

40% d’étudiantes pour l’IA

Le rapport Villani prône par ailleurs davantage de mixité et propose notamment de 40% des étudiantes en intelligence artificielle soient des femmes à partir de 2020. L’intenttion est louable, mais est-elle réaliste, sachant que la proportion d’étudiantes dans ce domaine en France reste inférieure à 15%. Il semble très ambitieux d’affirmer que la France va passer de 15% à 40% en moins de deux ans !

« Ce rapport est très consensuel, car il préconise une plus grande représentation des femmes et des efforts dans le domaine de la recherche, explique Virginie Dupin, vice-Présidente marketing EMEA de Pros, éditeur de logiciels utilisant des outils d’intelligence artificielle depuis une trentaine d’années*. L’on pourrait faire les mêmes commentaires pour les quatre secteurs prioritaires pour l’IA : la santé, la mabilité & les transports, la sécurité et l’environnement. On ne peut qu’être d’accord, mais est-ce vraiment disruptif ou la simple continuité de ce que de nombreuses entreprises ont engagé ? »

Virginie Dupin, vice-Présidente marketing EMEA de Pros

Virginie Dupin, vice-Présidente marketing EMEA de Pros

Des vertus pédagogiques saluées

« Le grand mérite de ce rapport serait de lever les nombreuses craintes qui freinent le développement de l’intelligence artificielle en Europe », ajoute Virginie Dupin. Depuis la publication de ce rapport, le 28 mars 2018, les réactions se multiplient, chacun défendant son point de vue : « Comment soutenir les petites entreprises innovantes dans le secteur face aux géants technologiques ? », demande Franck Gayraud, Directeur Général et cofondateur d’Arcure, cabinet conseil spécialisé dans l’intelligence artificielle. « L’Intelligence Artificielle (IA) se positionne progressivement comme une technologique majeure de la recherche biomédicale. Face à une masse considérable de données à traiter, les nouveaux outils d’IA posent l’enjeu de l’apprentissage par les données à travers le développement d’algorithmes et de méthodologies pertinentes », explique Yves Lévy, Président Directeur Général de l’INSERM, qui vient de signer un accord dans ce domaine avec la startup californienne OWKIN, cofondée par Gilles Wainrib et qui a mené à bien une levée de fonds de 11 millions de dollars en janvier 2018.

L’intelligence artificielle omniprésente

Tous les domaines sont concernés, y compris les ressources humaines. « La transformation digitale a déjà débuté, explique David Bernard, Directeur Général d’AssessFirst, cabinet spécialisé dans le recrutement prédictif. Elle a commencé par éliminer les libraires (Amazon), les chauffeurs de taxis (Uber, Lyft), les hôtelliers (Airbnb), les studios de photos (Instagram), les agences matrimoniales (Meetic, Match, Tinder), le SMS (Whatsapp), et arrive maintenant dans les RH. On parle aujourd’hui d’obsolescence des compétences. En effet, d’ici 5 ans maximum, 50% des compétences que l’on détient aujourd’hui seront rendues totalement moisies par la technologie. A l’inverse, 80% des métiers de demain sont encore inconnus alors qu’ils constituent un levier business immense »

« Nous nous félicitons que le gouvernement ait répondu rapidement et favorablement à la forte dynamique de l’écosystème. Il adresse un message d’espoir fort aux acteurs de l’IA (ndlr : intelligence artificielle) française en annonçant des mesures adossées à une analyse fine et qui vont dans le bon sens. Nous voulons y voir le premier pas vers un acte fort de souveraineté, et travaillerons à ce que la France et l’Europe réussissent avec l’IA ce qui a été raté avec le Web, inventé par des chercheurs Européens, mais industrialisé aux USA et en Chine », conclut Patrick Albert, président du Hub France IA.

Le 29 mars 2018 dans l’après-midi, le Président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé la création d’un programme national pour l’intelligence artificielle et la mobilisation d’1,5 milliard d’euros sur le sujet d’ici 2022, dont 500 millions d’euros de capitaux privés (voir son intervention en vidéo).

Pascal Boiron, Digital CMO

* Pros est un éditeur de logiciels de CPQ (Configure – Price – Quote) étasunien, qui utilise des outils d’intelligence artificielle depuis en trentaine d’années.

Dans une étude récente, le cabinet d’études américain eMarketer prévoit une diminution de la part de marché mondiale de Google et une forte augmentation de celle de Facebook sur le marché mondial de la publicité digitale. Le cabinet d’études estime notamment que le marché mondial de la publicité digitale passera de 228 milliards de dollars en 2017 à un peu plus de 306 milliards de dollars en 2019.

Facebook 19,2 % d’un marché mondial estimé à 306,6 milliards de dollars en 2019

Alors que par la voix de Marc Zuckerberg lui même, Facebook vient d’annoncer une refonte complète de son algorithme, afin de privilégier les échanges et les interactions entre membres plutôt que la mise en avant des informations des marques et des médias dans son fil de news, le cabinet eMarketer prévoit que la part de marché de Facebook va passer au niveau mondial de 16,9 %  19, 4 % entre 2017 et 2019.

Le cabinet d’études estime que celle de Google va en revanche baisser – certes, faiblement  – pour passer de 31,7 % à 31,2 % du marché mondial. En plein débat sur les « Fake News » (notamment en France, où le président de la république Emmanuel Macron est directement intervenu sur le sujet, par le biais d »une proposition de  projet de loi), il semble que les contenus de Facebook ne freinent pas la volonté des marques d’investir sur le réseau social sur le moyen terme. Selon eMarketer, Facebook a devant lui deux années de forte croissance. Une analyse en contradiction avec les propos de Mark Zuckerberg dans son billet, dans lequel il estimait que les changements en cours pour « réparer son réseau » ne serait pas du goût des investisseurs en donnant moins la priorité à l’audience des marques.

A qui Facebook va prendre des parts de marché ?

D’après les chiffres de eMarkerter, Facebook devrait prendre des parts de marché à la catégorie « autres », notamment aux médias traditionnels, qui verraient leur part de marché chuter de 31,4 % du marché mondial à 23,5 %. Un phénomène qui serait aussi porté par la montée en puissance des acteurs chinois du web, tels Alibaba, Baidu et Tencent, dont la part de marché cumulée serait à l’horizon 2019 de 19,1 % du marché mondial. A noter également que eMarketer prévoit que Amazon dépassera les 1 % du marché mondial en 2019 et que Twitter progressera pour représenter 1,2 % du marché mondial.

La Rédaction, Digital CMO

 

Infopro Digital, éditeur par ailleurs de l’Usine Nouvelle et de nombreux médias professionnels, a annoncé début janvier l’acquisition de Companeo le spécialiste des bases de données B2B en France. Une acquisition qui renforce sa transformation digitale. 

Dans un communiqué le groupe de médias et salons professionnels  Infopro Digital  a annoncé le rachat du  groupe Companeo  qui est à l’origine de la marketplace de services B2B Companeo.com. Cette plateforme diversifiée sur de nombreux services (assurance, informatique, comptabilité et gestion…)  autour la détection de projets et de leads est présente en France et en Europe. Dans son communiqué Infopro Digital précise que Companeo.com a généré plus de 10 millions de leads qualifiés pour ses cinq mille fournisseurs agréés en Europe. « Une fois réunies, Infopro Digital et Companeo vont disposer des bases de données comportementales B2B les plus complètes et performantes du marché avec plus de 3 millions de décideurs professionnels » précise Infopro Digital. Le groupe de médias professionnels  met également la main sur Webikeo une plateforme d’organisation de Webinars en ligne qui compte plus de 500 clients et qui a déjà organisées plus de 10 000 webinars suivis par près de 250 000 participants.

Avec cette acquisition, Infopro Digital cherche à mieux développer les services (Comback, Vecteurs Plus…)  qu’il a déjà mis en place autour de la génération de leads dans de nombreux secteurs et sans doute à mieux monétiser, grâce à l’expérience internetde Companeo,  ses bases liées à ses nombreux médias et salons. Le groupe s’est notamment construit à partir de l’acquisition de nombreux médias professionnels comme l’Usine Nouvelle,  le Moniteur ou LSA. La seconde étape de son développement digital semble donc être liée à une meilleure exploitation des données comme l’explique le dirigeant du groupe .  « Infopro Digital souhaite devenir un acteur incontournable dans le marketing digital B2B dont les perspectives de croissance sont très fortes. Avec l’acquisition de Companeo, nous développons notre activité de mises en relation digitale (leads) et retrouvons un groupe d’entrepreneurs que nous connaissons depuis de nombreuses années.» précise  Christophe Czajka, président et fondateur du groupe Infopro Digital. Il  s’agira notamment de mieux exploiter les investissements réalisés en 2016  dans ses deux DMP (Data Management Plateforme) et sur le  Big Data et être capable de délivrer des services fortement automatisés tout en gardant la qualité de ses audiences. Une transformation digitale que peux de groupes de presse ont réussi jusqu’à présent et qui passe par des investissements informatiques importants.

 

 

Alors que le groupe Altice vient de dévisser en bourse sous la pression d’investisseurs de plus en plus sceptiques sur le modèle de convergence télécom et média proposé par Patrick Drahi, la société de conseil américaine Activate vient de publier pour la troisième année consécutive son rapport sur l’avenir des médias et de la tech. Principale conclusion : le secteur devrait continuer à croître plus vite que celui de l’économie en général pour atteindre 400 milliards de dollars.

400 milliards de dollars l’industrie de la Tech et des médias dans 5 ans

Pris dans un sens large, le secteur des médias et de la tech (regroupant les secteurs des médias BtC, le  eSports, le streaming musical, l’économie des applications collaboratives et des messageries ainsi que les bots) devrait atteindre dans 5 ans le chiffre record de 400 milliards de dollars de revenus. Selon le rapport Activate Tech & Média Outlook qui vient d’être publié par Activate, la croissance de ce secteur sera supérieure sur les cinq prochaines années à la croissance moyenne du PIB mondial. La croissance de cette industrie sera tirée notamment par les applications de  messagerie et de bot qui vont devenir une véritable source de revenu pour les médias. Sans donner plus de précisions sur la manière dont les médias pourraient monétiser ces services délivrés par des plateformes comme  Facebook (Facebook Messenger)  et Apple (Apple iMessage),  Activate affirme que les revenus par utilisateur  pourraient passer de zéro  en 2016 à 5 – 6 $ en 2022. Mais c’est du coté de la télévision à la demande payante que Activate voit les plus belles perspectives de développement. Selon la société de conseil il y a avec des bons « bundle » de contenus une piste pour augmenter le prix des abonnements. Un avis partagé par Netflix qui vient d’augmenter ses tarifs  en  le justifiant par ses investissements dans des nouveaux contenus originaux. Par ailleurs Activate souligne aussi qu’il est facile par une bonne gestion des mots de passe d’accroitre le nombre des utilisateurs payants. Même au Etats-Unis souligne Activate la notion de foyer évolue et devient de plus en plus large. « Les entreprises de technologie et de médias doivent commencer à considérer que nous sommes maintenant dans une «Amérique post-ménage», où le ménage «commun» ou universel ne peut plus être défini comme une famille traditionnelle » souligne Activate dans son rapport. « Un grand nombre de personnes utilisant un mot de passe partagé ne vivent pas dans le même ménage que le titulaire du compte et 40% des Millennials ne paient pas pour leurs propres abonnements haut débit ou cellulaire » ajoute Activate. Parmi les nouvelles tendances, Activate estime que l’eSport réunira une audience de  près de 500 millions de fans dans le monde d’ici 2020. Enfin Activate recommande que les médias investissent dès à présent sur les assistants vocaux.   Les haut-parleurs intelligents pourraient être la catégorie de produit la plus importante depuis le smartphone, et seront un facteur clé dans l’adoption des robots vocaux souligne les auteurs du rapport.

L’éditeur américain SAS vient de publier le retour d’expérience dans l’analytique  très intéressant de la société d’études canadienne Numéris. Cette société qui a vu ses coûts d’interrogation de panels exploser ces dernières années utilise les solutions analytiques pour optimiser cette phase de son process sur les études et augmenter ses capacités de conseil.

Les objectifs de Numeris : diminuer les coûts et augmenter la partie conseil 

Numeris est le leader canadien de la fourniture de données sur les mesures d’audience et les comportements d’achat des consommateurs. Une société d’études un peu comparable à GFK et médiamétrie réunies. La société offre en outre des services de conseil aux producteurs TV, publicitaires et agences de communication. Pas vraiment engagée dans la transformation digitales, les données qu’elle exploite sont toutes tirées d’appels téléphoniques, mais de moins en moins de participants répondent à ses sollicitations souligneNuméris. Dans ce domaine la société  d’études a vu ses coûts d’interrogation téléphoniques des panelistes exploser. Elle rappelle notamment qu’il est de plus en plus difficile d’atteindre le quota de 180 000 répondants qui est traditionnellement de mise sur ce marché, ainsi que les 11 000 mesures d’audience requises pour produire des estimations d’audience audio et vidéo fiables.« Il y a dix ans, 90 à 92 % des foyers acceptaient de répondre par téléphone aux enquêtes d’audience. Aujourd’hui ce taux a chuté à 65 %, » soulignait dans le cadre de cette étude de cas Derrick Gray, Director of Audience Measurement Science chez Numeris. Afin de pouvoir disposer d’une vue consolidée et interroger plus régulièrement toutes ces bases Numeris a investi sur l’analytique. Le renforcement de la capacité analytique permet  également à la société d’études de travailler avec moins de répondants et surtout cela permet de développer une capacité de conseil additionnelle en partageant les données et les analyses de plusieurs départements. En clair moins de répondants mais plus de certitudes grâce à l’analytique sur les réponses et la qualité de celles-ci. Pour beaucoup d’analystes la capacité à interroger plus facilement en language naturel et à obtenir plus facilement des données analytiques permet aux entreprises d’augmenter leurs capacités décisionnelles et de diminuer les coûts d’acquisition de l’information. Le défi étant de traiter des données de plus en plus hétérogènes et de moins en moins sourcées. Reste à convaincre les clients que ces méthodes sont plus efficaces et pertinentes que celles qui étaient utilisées dans le passé.