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Pour Franck Nassah, Vice President Digital Business Innovations chez PACce sont les usages digitaux qui portent désormais la croissance du marché des investissements IoT. La société détudes française table sur une croissance annuelle moyenne denviron 19% pour la période 2017 – 2021.

  • Quel est le marché le plus dynamique actuellement autour des services  IoT ?

Franck Nassah : il s’agit du « digital factory », qui représente plus d’un tiers du marché à lui seul ! Ceci s’explique par le nombre, mais aussi la taille des projets autour des usines de nouvelle génération. Il faut également souligner le support du gouvernement à travers le plan « Usine du Futur », pour aider les PME industrielles, mais aussi les grands comptes, à moderniser leur outil de production. Il n’est pas rare aujourd’hui de voir émerger une « usine pilote »,  sans pouvoir anticiper de façon certaine un déploiement à plus grande échelle de ces nouvelles approches, d’où un segment de marché qui va continuer de croître un peu plus rapidement que le marché total.

  • En plein débat sur les équilibres énergétiques, que peut apporter l’IoT au secteur de l’énergie ?

Franck Nassah : Pendant longtemps, on a vu l’IoT comme un moyen informatique de mieux gérer les infrastructures électriques et d’eau. Mais c’est sans compter sur les évolutions des usages et le marché du  « smart energies & resources ». S’il représente désormais plus de 20% du marché total, il devrait en revanche être le moins dynamique dans les années à venir (moins de 15% de croissance annuelle en moyenne). Nous anticipons en effet un retard significatif dans le déploiement des compteurs intelligents, parce que les services liés à ces compteurs (au-delà de la télé-relève, qui reste un service pour l’interne et non les clients) sont aujourd’hui insuffisants pour inciter les ménages à changer leurs compteurs ou accepter de partager leurs données personnelles. Le marché sera donc tiré par les « smart grids » (les réseaux intelligents), qui doivent permettre aux opérateurs de gérer plus finement la distribution d’électricité. Nous trouvons ensuite tous les sujets relatifs aux véhicules connectés.  Un domaine qui est en pleine croissance, avec l’objectif d’arriver à la voiture autonome et qui va générer une industrie de services connectés qui sera au coeur de l’écosystème des constructeurs dans l’avenir.

Le dernier marché des services IoT liés à la transformation digitale, et qui est indirectement relié au secteur de l’énergie, c’est celui de la construction et du bâtiment. Le  « smart home & buildings » est un secteur qui génère plus d’un milliard d’investissements IT (matériel, logiciels, services, personnel interne) en 2017. Une grande partie des services connectés visent à améliorer la gestion de l’énergie et à rendre les bâtiments (quels qu’ils soient) plus écologiques. Ce marché va  fortement se développer sur les services proposés aux occupants ou aux opérateurs pour la maintenance, le pilotage de l’énergie, l’aménagement des espaces, la gestion des déchets, la sécurité, la sûreté, le bien être et la santé, etc. et aura  une croissance annuelle moyenne supérieure à 20% entre 2017 et 2021.

  • Si vous deviez donner à nos lecteurs cinq chiffres utiles  qui résument le développement du marché des services  l’IoT quels seraient-ils ?

Franck NassahTout d’abord la taille du marché IoT, qui est de plus de 12,5 milliards d’euros en 2017. La croissance ensuite sur la période 2017 – 2021, qui devrait être supérieure à 19% (contre moins de 3% pour les investissements IT). Le marché des services autour de l’IoT, qui s’élève à près de 5 milliards d’euros. La croissance de ce marché de services sur la période 2017 – 2021, qui sera supérieure à 22% (contre 4% pour les services IT). Et enfin la dynamique sur 2021, date à laquelle le marché des services IoT devraient représenter plus de 30% du marchés des services IT.

La Rédaction, Digital CMO

Pour en savoir plus sur les prévisions de PAC

 

 

Brand Voice digital : Grâce à l’automatisation des données collectées sur le terrain en temps réel, via l’Internet des objets, il est désormais possible avec le numérique de produire de la nourriture, du carburant ou des fibres plus efficacement que jamais.

Avec une population mondiale estimée à plus de 9 milliards de personnes d’ici 2050, les chercheurs estiment que la production agricole doit doubler pour répondre aux demandes imminentes.

La Commission nationale de l’APLU (Association of Public and Land-grant Universities) a récemment annoncé un effort global et coordonné pour relever ce défi. La commission a également souligné l’importance de la mise en place de divers efforts transdisciplinaires, tels que celui développé entre Hewlett Packard Enterprise (HPE) et l’Université Purdue (Indiana), qui abrite l’une des plus grandes écoles d’agriculture du monde.

Pour produire de la nourriture, du carburant et des fibres plus efficacement que jamais, Purdue collabore avec HPE afin de combiner recherche, innovations et technologies telles que l’Internet des objets (IoT) pour révolutionner la recherche agricole avec l’agriculture numérique.

Comment l’agriculture numérique peut-elle faire cette différence? Par exemple, plutôt que de mesurer manuellement et d’entrer des données concernant les caractéristiques d’humidité de 45 000 échantillons de maïs, les capteurs IoT peuvent intégrer de nombreuses indications en temps réel, alors que les plantes sont encore sur le terrain, ce qui permet d’effectuer les modifications nécessaires immédiatement*.

“Purdue est le banc d’essai de l’agriculture numérique associée à l’IoT, pour améliorer la découverte et le développement économique”, explique Karen Plaut, Ph.D., doyenne par intérim du Purdue University College of Agriculture. « Nous travaillons à transformer l’agriculture en Amérique et dans le monde. »

Traiter des téraoctets de données chaque jour

Basé sur la station de recherche de l’ACRE (Agronomy Center for Research and Education) de l’université Purdue, les projets d’agriculture numérique collectent des téraoctets de données quotidiennement, en utilisant plusieurs types de capteurs, de caméras et de relevés. Pour regrouper, traiter et transmettre de tels volumes de données au supercalculateur HPE de Purdue, l’université tire parti d’une combinaison de technologies informatiques sans fil et de pointe de HPE et d’Aruba, une société de Hewlett Packard Enterprise.

Ce traitement est fondé sur le recours à des points d’accès robustes Aruba de la série 270 et par les contrôleurs de mobilité Aruba de la série 7000, afin de fournir des communications et des transmissions de données rapides et sécurisées. Pour la visibilité et l’optimisation Wi-Fi, Purdue utilise AirWave pour une gestion et un dépannage rationalisés, ce qui permet de s’assurer que les ressources restent concentrées sur la recherche agricole plutôt que sur l’administration réseau.

HPE Edgeline IoT Systems fournit une connectivité sécurisée et continue avec les capacités de “deep learning” nécessaires pour traiter les résultats de recherche de Purdue de façon cohérente.

Si l’on tient compte des milliers de projets de recherche sur le déficit alimentaire, la sécurité, la traçabilité, ou encore la nécessité de développer une agriculture durable, il est aisé de mesurer l’impact d’une automatisation de la collecte et de l’analyse des données avec les solutions HPE et Aruba.

Les chercheurs de Purdue construisent et expérimentent également des drones, pour améliorer l’efficacité de la collecte de données sur la croissance des plantes. Actuellement, les images captées par les drones sont téléchargées puis distribuées aux différentes unités de recherche, afin d’étudier leur pertinence. Dans le futur, les caméras des drones pourraient transmettre des images en temps réel via l’infrastructure HPE Aruba pour que les producteurs puissent prendre des décisions fondées sur des données scientifiques.

* “Le nouveau bâtiment de recherche agricole prouve qu’il est possible d’améliorer la santé et le bien-être de chaque individu sur la planète et qu’il n’est pas seulement conçu pour les agriculteurs”.

Le classement des 20 meilleurs projets IoT de 2017 (réalisé par l’IoT Institute), montre que tous les industriels sont désormais engagés, en général avec les grands acteurs de l’IT, eux-mêmes de plus en plus impliqués.

Le classement proposé par l’IoT Institute pour 2017 cite d’abord les sociétés utilisatrices plutôt que leurs fournisseurs, qui sont désormais de plus en plus souvent les grands noms du secteur IT plutôt que de petites entreprises ou des startups dédiées. Dans ce panorama qui résume le “top 20” d’IoT Institute, les entreprises sont citées par ordre alphabétique et non sous la forme d’un classement.

ABB : la robotique intelligente

ABB a largement adopté le concept de “maintenance prédictive”, en utilisant des capteurs connectés pour surveiller les besoins d’entretien de ses robots sur les cinq continents et déclencher des réparations avant la rupture des pièces.

Airbus: l’usine du futur

Les avions de ligne sont faits de millions de composants et exigent des dizaines de milliers d’étapes de montage. Lle coût des erreurs au cours du processus peut être énorme. Pour faire face à la complexité, Airbus a lancé une initiative de fabrication numérique appelée “Factory of the Future” pour rationaliser les opérations et renforcer la capacité de production. L’entreprise a intégré des capteurs aux outils et machines de l’atelier et a donné aux travailleurs des technologies portables, y compris des lunettes intelligentes industrielles, conçues pour réduire les erreurs et renforcer la sécurité sur le lieu de travail.

Amazon : réinventer l’entreposage

L’idée de base de la technologie Kiva, qu’Amazon a acquise pour 775 millions de dollars en 2012, est qu’il est plus logique de faire localiser des palettes de produits par des robots plutôt que d’avoir des employés à la recherche des produits. En 2014, les robots ont aidé l’entreprise à réduire ses coûts d’exploitation de 20%, selon Dave Clark, vice-président senior chez Amazon.

Boeing : utiliser l’IoT pour améliorer l’efficacité de la fabrication

Boeing travaille aujourd’hui sur l’objectif de rendre ses offres de services plus importantes que ses produits, tout en étant le fournisseur d’informations le plus précieux dans l’aviation. L’entreprise a déjà fait des progrès significatifs dans la transformation de son activité. Boeing et sa filiale Tapestry Solutions ont déployé de manière agressive la technologie IoT pour améliorer l’efficacité dans les usines et les chaînes d’approvisionnement. La société augmente également les volumes de capteurs connectés embarqués dans ses avions.

Bosch : évolution du programme “Track and Trace”

En 2015, Bosch a lancé ce qui serait le premier banc d’essai du Consortium Internet Industriel. La principale source d’inspiration du programme Track and Trace est que les travailleurs passent une grande partie de leur temps à chercher des outils. L’entreprise a donc ajouté des capteurs à ses outils pour les suivre, à commencer par un outil sans fil. À mesure que la résolution du suivi devient plus précise, Bosch prévoit d’utiliser le système pour guider les opérations d’assemblage.

Caterpillar : un pionnier de l’IoT

Fabricant d’équipements lourds, Caterpillar est depuis longtemps un pionnier de l’IoT. Récemment, l’entreprise a montré les fruits de ses investissements dans la technologie. Par exemple, lorsqu’on voit comment il utilise l’IoT et la réalité augmentée pour donner aux opérateurs de la machine une vue d’ensemble du processus de fabrication et de maintenance, depuis les niveaux de carburant jusqu’au moment où les filtres à air doivent être remplacés.

Fanuc : aider à minimiser les temps d’arrêt dans les usines

Le fabricant de robots Fanuc s’attache à réduire les temps d’arrêt dans les installations industrielles. L’utilisation de capteurs au sein de sa robotique, en association avec des analyses basées sur le cloud, permet à l’entreprise de prédire quand une défaillance est imminente. En 2016, General Motors a décerné au système Zero Downtime (ZDT) de Fanuc le “prix de l’innovation fournisseur de l’année”.

Gehring : un pionnier dans la fabrication connectée

Gehring Technologies, une entreprise de 91 ans spécialisée dans la fabrication de machines pour l’affûtage du métal, a commencé tôt à adopter la technologie IoT. Désormais, elle permet à ses clients de suivre en temps réel des indicateurs concernant le fonctionnement des machines Gehring avant de passer commande.

Hitachi : une approche intégrée de l’IoT

La société japonaise se démarque des autres sociétés industrielles en termes d’intégration et d’expérience, à travers les technologies opérationnelles et informatiques. Alors que la plupart des autres groupes industriels s’appuient sur des partenariats pour combler les lacunes dans leurs connaissances IoT, Hitachi est plus indépendant. La société compte plus de 16 000 employés concentrés sur la technologie. Bien qu’il offre une plate-forme IoT connue, sous le nom de Lumada, Hitachi fabrique également une pléthore de produits tirant parti des technologies connectées, y compris les trains, que l’entreprise commence à vendre en tant que service. Hitachi a également développé un modèle de production amélioré par l’IoT qui, selon elle, a réduit ses délais de production de moitié au sein de sa division Omika Works, qui fabrique des infrastructures pour l’électricité, la circulation, la sidérurgie et d’autres industries.

John Deere : tracteurs autonomes et plus

Comme le domaine de l’agriculture devient plus une science et moins un art transmis de génération en génération, John Deere répond en déployant la technologie de l’Internet des objets – peut-être plus particulièrement avec les tracteurs autonomes. Comme le Washington Post l’a écrit en 2015, Google n’a pas mené la révolution du véhicule autonome : John Deere l’a fait. L’entreprise se trouve également être un pionnier dans la technologie GPS. Les systèmes les plus avancés utilisés dans les tracteurs sont précis à 2 centimètres. En outre, la société a déployé la technologie télématique pour des applications de maintenance prédictive.

Kaeser Kompressoren : l’air comme un service

Fondé en 1919, le fabricant allemand de pompes à air, de sécheurs et de filtres à air comprimé innove en matière d’intégration des communications numériques dans ses produits. La société propose des “jumelles numériques” pour ses produits et prend en charge la maintenance prédictive. L’une des innovations les plus remarquées de cet industriel a été de commercialiser la production d’air sous la forme d’un service, ce qui est une évolution remarquable pour une entreprise qui vend des machines depuis un siècle.

Komatsu : innovation dans l’industrie minière et l’équipement lourd

Le fabricant d’équipement lourd japonais a une pléthore d’innovations liées à l’IoT. A partir de 2011, il a déployé des technologies connectées dans ses sites de production japonais. Komatsu a relié tous ses robots à ses installations de production centrales à Internet, ce qui permet aux gestionnaires de surveiller en temps réel les opérations internationales. L’entreprise est une force innovante dans le secteur minier. Ses énormes camions autopropulsés peuvent être repérés dans “Mine of the Future” en Australie de Rio Tinto . Komatsu a récemment acquis le fabricant d’équipements miniers américain Joy Global, qui avait développé des foreuses connectées pour l’extraction du charbon lesquelles peuvent envoyer jusqu’à 7 000 points de données par seconde au centre de données de l’entreprise, sans liaison filaire

KUKA : vers la robotique connectée

Le spécialiste allemand de la robotique KUKA a une stratégie IoT qui s’étend à des usines entières. Par exemple, Jeep a demandé à l’entreprise de contribuer à la construction d’une usine capable de produire une carrosserie toutes les 77 secondes. L’entreprise a répondu en aidant son client à construire une usine compatible IoT, avec des centaines de robots reliés à un cloud privé. L’usine peut produire plus de 800 véhicules par jour.

Maersk : pour une logistique intelligente

Expédiant des millions de conteneurs dans 121 pays à travers le monde, la compagnie maritime danoise a adopté l’Internet des objets pour suivre ses actifs et optimiser la consommation de carburant et les routes de ses navires. La technologie s’est avérée particulièrement utile pour les conteneurs réfrigérés, dont le contenu pourrait se gâter en l’absence de contrôle de la température. Sachant que l’entreprise dépense un milliard de dollars par an pour le transport de conteneurs d’expédition vides, Maersk a fait appel à des capteurs et à des analyses de données pour savoir comment il les stocke et les localise. La société utilise la technologie blockchain pour optimiser ses opérations d’approvisionnement.

Magna Steyr : fabrication d’automobiles intelligentes

Le constructeur automobile autrichien Magna Steyr est un précurseur en matière d’usines intelligentes. La société, qui compte 161 000 employés dans le monde, peut suivre précisément les actifs allant des outils aux pièces de véhicules, en générant automatiquement un réapprovisionnement si nécessaire. Magna teste également l’utilisation de “l’emballage intelligent”, en l’améliorant avec Bluetooth, pour aider à suivre les composants dans ses entrepôts. Des véhicules autonomes au sein de ses installations aident repérer les composants lors du montage, optimisant dynamiquement les itinéraires. Magna a une longue histoire dans la fabrication automobile sur mesure, construisant différents types de voitures sur la même chaîne de montage depuis 1999. Maintenant, elle utilise la technologie portable pour guider ses employés dans la production de véhicules sur mesure. L’année dernière, l’entreprise a remporté le prix “Automotive Innovations” du Center of Automotive Management.

Microgrid : innovations en temps réel

RTI et une poignée de partenaires ont créé une technologie innovante qui divise le réseau électrique en une gamme de microgrids qui peuvent chacun être gérés séparément. Cette stratégie peut aider les services publics à gérer le réseau complexe d’énergie qui va des panneaux solaires aux éoliennes en passant par le gaz naturel traditionnel, le charbon et les centrales nucléaires. Une telle technologie microgrid deviendra une nécessité. La méthode monolithique traditionnelle de transmission de l’énergie électrique n’est tout simplement pas à la hauteur de la gestion d’une grille qui tire l’essentiel de son énergie de sources renouvelables.

North Star BlueScope Steel : assurer la sécurité des travailleurs

La technologie portable a bénéficié progrès remarquables et remarqués depuis la création de Fitbit il y a une décennie, mais les cas d’utilisations sous-jacents pour la plupart des appareils portables grand public n’ont visiblement pas suffisamment évolué depuis cela. Dans le domaine industriel, cependant, le fabricant d’acier North Star BlueScope Steel a déployé des vêtements portatifs dans des casques et des bracelets, pour un projet de validation de principe visant à aider les gestionnaires à surveiller la sécurité des employés et à repérer les scénarios dangereux avant qu’ils ne causent des blessures. Les wearables suivent également les paramètres de santé tels que la température corporelle, le pouls et les niveaux d’activité, permettant aux superviseurs de donner une pause aux travailleurs taxés lorsque cela est nécessaire. De plus, le North Star BlueScope Steel utilise des capteurs connectés pour surveiller les températures extrêmes de l’environnement ainsi que la présence de radiations et de gaz toxiques.

Rio Tinto : la mine du futur

Le conglomérat minier britannico-australien a lancé une initiative minière automatisée innovante à Pilbara, une région isolée de l’Australie occidentale, avec d’importantes mais profondes réserves de minerai de fer. Les camions sans conducteur et les trains transportent le minerai loin des sites miniers, tandis qu’une technologie de forage autonome permet à un travailleur à distance de superviser plusieurs exercices à partir d’une seule console. Les navires pourraient également à l’avenir être “sans pilote”. La société possède un centre de contrôle, à Perth, qui se connecte à ses mines ainsi qu’à ses opérations ferroviaires et portuaires, où des ingénieurs, des analystes, des programmeurs et des techniciens guident à distance les opérations minières.

Shell : inventeur de champs de pétrole intelligent

Nommée entreprise pétrolière la plus innovante dans une enquête de Rigzone en 2016, Shell rapporte que ses champs de pétrole intelligents peuvent obtenir 10% de pétrole en plus et 5% de gaz en plus que les champs traditionnels. L’entreprise relie ses puits de haute technologie à un câble à fibre optique, qui permet aux employés distants de surveiller les opérations à distance. La société a récemment lancé une initiative de jumelage numérique pour une plate-forme offshore dans le sud de la mer du Nord.

Stanley Black & Decker : la technologie connectée pour la construction et au-delà

Le fabricant d’outils est un pionnier de l’IoT à plusieurs égards. La société, qui exploite 16 unités de fabrication, a déployé des technologies connectées pour tout, de la sécurité commerciale à ses installations de production en passant par l’outillage connecté utilisé dans les usines de ses clients. Le programme d’usine intelligente de la société à Reynosa, au Mexique, a entraîné une augmentation de 24% de la production de bois. Cependant, l’entreprise s’illustre plus particulièrement avec son initiative de localisation des matériels, qui utilise des signaux radio pour surveiller l’emplacement des outils, surveiller les progrès de la construction et se conformer aux règles de l’OSHA (Occupational Safety and Health Administration). La division DeWalt de la société lance également une initiative appelée “Construction Internet of Things”, qui utilisera un réseau maillé Wi-Fi et une plateforme IoT pour surveiller les travailleurs et l’équipement sur le chantier. Déjà, DeWalt a débuté un service de batterie connectée qui peut non seulement surveiller les niveaux des batteries, mais arrêter les outils si un voleur tente de les retirer d’une zone définie.

L’agence Sodenada s’est implantée au coeur de l’IoT Valley, à Toulouse, et lance son premier “objet connecté” dédié au marketing. Elle promet que ce ne sera pas le dernier !

Logo

Agence de communication créée en 2014, Sodenada s’est implantée directement au coeur de l’IoT Valley (à l’époque appelée TIC Valley), aux portes de Toulouse. Quel est le rapport entre les objets connectés et la communication ? “Si nous avons voulu faire partie de cet écosystème, c’est que nous avons cru dès le départ que les technologies de l’Internet des objets pouvaient être déclinées avec bonheur dans les domaines du marketing et du commerce”, explique Dominique Amaro, cofondateur de Sodenada. Et Sébastien Olive, l’autre cofondateur de l’agence, de renchérir : “Nous avons beaucoup travaillé avec les startups de l’IoT valley sur des sujets comme la réalité augmentée, avec Ubleam par exemple. Aujourd’hui nous lançons notre propre objet connecté, conçu avec l’entreprise Thingz, qui a la forme d’une statuette représentant une licorne » (ndlr : voir l’image ci-dessous). Elle permet à l’agence de notifier à ses clients en temps réel les publications de l’agence, par le biais d’un code couleur. Pour Sodenada, les prochaines étapes sont d’ajouter un effet sonore ou une empreinte digitale pour indiquer une publication, puis d’intégrer un bouton à la statuette pour que les clients informent l’agence de leurs besoins. 

Licorne-Connectee

Concrètement, une première marque va déployer le système à partir de janvier 2018. Dans quel domaine ? Pour l’instant, Sodenada garde le secret, mais on peut imaginer que les applications sont attendues dans les secteurs de la grande distribution, de la mode, du cosmétique, de l’agroalimentaire… “Comme cela a été le cas pour les sites Internet, tous les secteurs d’activités sont à terme concernés”, affirme Dominique Amaro. “Les premières démonstrations du produit, à commencer par celle qui a eu lieu au sein de l’IoT Valley lors de l’Innovation Day du 21 septembre, nous montre que tous les secteurs peuvent s’approprier cet objet connecté, qui doit être considéré comme un nouveau média, explique Sébastien Olive”.

Domin-AmaroSebast-Olive Dominique Amaro (en haut) et Sébastien Olive, cofondateurs et dirigeants de l’agence Sodenada.

Cet enthousiasme va conduire Sodenada à présenter son premier objet connecté lors du prochain CES de Las Vegas. “Ce n’est que le début d’une gamme d’objets connectés”, précise Sébastien Olive. Dans cette perspective, l’entreprise n’écarte ni une levée de fonds ni l’autoproduction, si le nombre d’objets connectés à fabriquer reste raisonnable. “Ce que permet ce nouveau média que l’objet connecté, c’est tout d’abord de redéfinir la relation avec le client”, conclut sébastien Olive.

Pascal Boiron, Digital CMO   

Après plusieurs années de R&D, Allo Media a lancé cet automne 2016 une solution baptisée « Cookie Vocal » permettant d’analyser 100% des conversations entre les clients et les marques, récompensée lors du concours organisé par le CMIT.

logo

« L’entreprise Allo Media a été créée en 2011 et s’était d’abord spécialisée dans l’édition d’annuaires téléphoniques sectoriels, rappelle Romain Sambarino, fondateur et patron de l’entreprise. Notre expérience nous a amené au constat suivant : ce n’est pas la spécialisation des annuaires qui importe, ni le nombre d’appels téléphoniques générés, mais l’analyse des conversations et l’écoute en temps réel des clients ».

Allo Media a donc développé une solution d’analyse des conversations entre les marques et leurs clients, avec leur accord. « Nous sommes à la fois positionnés en avant-vente, afin d’identifier les leads les plus prometteurs, et en après-vente notamment pour que les marques aient connaissance au plus vite des problèmes rencontrés par leurs clients, notamment via appels reçus par leurs services support », explique Romain Sambarino.

La commercialisation du « Cookie Vocal » a officiellement débuté à l’automne 2016. « Nous avons depuis levé 3,5 M€ et nous allons passé la cap des 20 salariés », précise Romain Sambarino. Par ailleurs, Allo Media fait partie des trois startups du martech récompensées lors du concours organisé pour la deuxième fois par le CMIT (Club des Directeurs Marketing & Communication de l’IT).

Allo Media commercialise sa solution en mode SaaS et prépare de nouvelles levées de fonds, notamment pour compléter son offre de connecteurs avec les différents CRM ou DMP (c’est déjà le cas pour les principales plateformes disponibles), mais également pour accélérer son développement à l’étranger : une version anglaise du Cookie Vocal va ainsi être lancée dès septembre 2017. « Le potentiel de ce marché est gigantesque, car les marques reçoivent chaque année  plus de 270 milliards d’appels. Nous n’avons pas l’ambition de les traiter tous, mais nous avons l’intention de prendre une part de marché significative, d’autant que nous n’avons pas à ce jour de concurrents directs », conclut Romain Sambarino.

Pascal Boiron, Digital CMO   

Pour l’édition 2017 du Tour de France, Amaury Sport Organisation et Dimension Data misent sur le machine learning pour porter l’expérience des fans vers une dimension toujours plus décisionnelle et prédictive.

Il y a 2 ans, Amaury Sport Organisation introduisait pour la première fois le suivi GPS des cyclistes sur le Tour de France : une petite révolution pour la fan-expérience qui cachait en réalité plus de 10 ans de développement. Cette année, l’événement cycliste le plus suivi au monde et son partenaire, Dimension Data, voient plus loin en introduisant le machine learning dans l’exploitation des données GPS. Ces datas, de plus en plus précises (jusqu’à 3 milliards sur les 3 semaines contre 128 millions l’an dernier), offrent une analyse détaillée de la vitesse, de la distance entre les coureurs ou de la composition des groupes. Complétées par les informations météos et le détail du parcours (dénivelé, sprints intermédiaires, classement montagne), elles sont désormais exploitées avec un objectif d’analyses prédictives : des algorithmes de machine learning permettront de prédire, sur chaque étape, la probabilité de différents scénarios de course. Basée exclusivement sur le cloud, cette « solution-projet » développée par Dimension Data est pilotée à distance et est très facilement déployée auprès de tous les partenaires médias de l’événement, dont France TV.

Fidéliser les fans et recruter les digital-natives

Si le support technologique est impressionnant (GPS, support cloud, machine learning), les 2 partenaires n’en oublient pas pour autant l’objectif principal de ce projet : améliorer la fan-expérience. « Aujourd’hui, nos followers veulent être immergés dans l’événement. Ils s’impliquent plus que jamais au niveau numérique dans les médias sociaux, et souhaitent une expérience deuxième écran en direct et attractive pendant le Tour. La technologie nous permet de transformer complètement leur expérience de la course. », précise ainsi Christian Prudhomme, directeur du Tour de France. En partageant des analyses data sur Twitter et Facebook ou même en offrant un suivi live complet sur site web, ASO cherche à offrir de nouveaux canaux à ses fans, mais c’est aussi un excellent moyen de recruter les digital-natives : « Ce qui est particulièrement passionnant pour nous, c’est le fait que nous aidons A.S.O. à attirer une nouvelle génération de fans nés dans l’ère du numérique, et le fait que les technologies avancées comme le machine learning ouvrent de nouvelles possibilités dans la fourniture de données, demandée par les fans d’aujourd’hui. », conclut Scott Gibson, directeur Digital Practice de Dimension Data.Tour

La startup français Rythm a conçu un bandeau connecté, Dreem, permettant de mesurer et optimiser la qualité du sommeil. Elle lève 10 millions d’euros auprès de Maif Avenir, un an à peine après avoir bouclé un tour de table du même montant.

Les objets connectés ont ouvert de nouvelles perspectives pour la médecine, notamment en permettant l’enregistrement des données physiques et médicales du grand public au quotidien. En se concentrant en priorité sur le sommeil, la société française Rythm promet, elle, de donner un sacré coup d’accélérateur aux neurotechnologies. En effet, la baisse générale de la qualité de sommeil est devenu un vrai problème de santé publique en France : on estime ainsi que 30% des français dorment moins de 6 heures par nuit (en deça du seuil réparateur) et 69% ont des rythmes de sommeil déréglés. Le sujet est donc très vaste, sans véritable solution médicale ou technologique et surtout le grand public est relativement peu sensibilité à son impact extrêmement négatif sur la santé.

Dreem : un condensé de technologies innovantes

La startup a développé un bandeau connecté mesurant le sommeil, proposant des programmes sonores et des conseils personnalisés sur la base des données remontées. La richesse de Dreem vient d’abord de sa capacité à collecter et restituer des datas : score de sommeil intelligent, hypnogramme détaillé, profil et tendances de sommeil, etc. Beaucoup de variables que le porteur du bandeau peut ensuite analyser depuis un dashboard web et mobile. Mais là où Dreem nous amène très loin, c’est sur l’exploitation en direct, en embarqué et en automatique de ces datas. Grâce à un ordinateur miniature et des algorithmes d’intelligence artificielle, Dreem adapte ses interactions en fonction des datas collectées. Il propose ainsi :
– des programmes sonores (musique, words, ambiance, programme de méditation, exercice de respiration) permettant de réduire le temps d’endormissement jusqu’à -30%.
– des stimulations sonores influant sur l’activité cérébrale pendant le sommeil : des « bruits roses » sont envoyés à des moments clés et rallongent, optimisent et augmentent la fréquence des périodes de sommeil profond. Cette découverte est d’ailleurs à l’origine de la création de Rythm.
– un réveil intelligent, Smart Alarm : il réveille au moment optimal en fonction de des phases de sommeil, et en toute discrétion grâce à notre technologie de conduction osseuse.

Tout au long de la conception de son bandeau, Rythm s’est entouré des meilleurs scientifiques et a collaboré avec les meilleures écoles : Bard College, ESPCI Paritech, Polytechnique et des spécialistes comme Emmanuel Mignot (Directeur du Centre du Sommeil de l’Université de Stanford) ou Christof Koch (Président de l’Institut Alen pour les Sciences du Cerveau). Les 2 levées de fonds successives ont également permis de recruter plus de 50 chercheurs et techniciens de très haut niveau. Si le bandeau est encore certainement trop cher (499€) pour envahir massivement le marché grand public, il est déjà un support scientifique exceptionnel.

Face aux nombreuses marques de montres et bracelets connectées, la toute jeune société Shapeheart a décidé de lancer un brassard pour smartphone connecté complémentaire aux principales applications de running. La campagne Kickstarter qui accompagne ce lancement est un vrai succès.

Aujourd’hui, les sportifs souhaitant mesurer leur activité physique ont 2 possibilités : s’équiper d’un objet connecté ou installer une application smartphone dédiée. Dans le premier cas, la mesure est extrêmement précise et riche (rythme cardiaque, vitesse, déplacement). Le problème est que bien souvent le support digital offert par les différents fournisseurs (Withings, Fitbit, Polar) n’est pas à la hauteur du volume exceptionnel de données enregistrées. A contrario, les applications mobiles comme Strava, Runkeeper ou Runtastic offrent des éléments d’animation de communauté, des fonctionnalités de training, de gamification très abouties mais doivent se contacter de données GPS et de simples estimations pour les éléments physiologiques. C’est pour pallier au point faible de ces applications que Alban Oudin et Antoine Schwoob ont créé leur brassard connecté, Shapeheart.

S’appuyer sur le software des applications smartphones de tracking

Shapeheart prend la forme d’un brassard pour smartphone classique à ceci près qu’il est enrichi de 2 fonctionnalités clés : un système breveté de double-bandes aimantées permettant de fixer et détacher son smartphone plus rapidement ; un boitier de mesure de la fréquence cardiaque. Peut-être plus que l’objet en lui-même, c’est la stratégie de développement du Shapeheart qui est intéressante. D’abord, la startup a choisi de commercialiser son brassard en 2 versions : une déclinaison connectée intégrant le boitier qui fait l’objet de la campagne Kickstarter, une déclinaison non-connectée, basique, dont l’objectif est d’installer la marque et qui sera donc en vente beaucoup plus tôt. Surtout, la société, sélectionnée récemment au Tremplin Paris, a choisi de ne pas développer son propre logiciel mais de s’appuyer exclusivement sur les applications smartphone déjà fortement implantées auprès des sportifs : le Shapeheart est donc compatible avec Nike Plus, Runtastic, Runkeeper, Endomondo, etc. Un choix assez atypique par rapport à d’autres objets connectés, comme PIQ ou Hexoskin, mais qui pourrait s’avérer payant : en effet, comme nous l’avons exposé précédemment, la combinaison software/hardware est très difficile à gérer pour les nouveaux acteurs de l’IoT et même pour les plus anciens.

Le Tremplin, incubateur parisien dédié aux startups du sport, a révélé sa 3ème promotion. Si une nouvelle fois la sélection est diversifiée (plateforme SaaS, communautés, coaching), elle fait la part belle aux objets connectés avec l’intégration de PIQ et Tech4Race.

En moins de 5 ans, PIQ est devenu l’une des startups mondiales du sport avec le plus fort potentiel. Avec le soutien de fonds d’investissement références (Ginko Partners, 360 Capital Partners, Swisscom Ventures) et d’un géant de l’électronique (Foxconn), avec un CEO très expérimenté à sa tête (Cédric Mangaud), la société franco-suisse a développé un objet connecté révolutionnaire : le capteur PIQ est capable d’enregistrer les mouvements du sportifs avec une extrême précision. Il est surtout accompagné de PIQ-Robot, un algorithme traitant en temps réel les milliers de données remontées, et de Gaia, une base unique d’intelligence artificielle interprétant cet énorme volume de datas. Adaptable à n’importe quel sport (la boxe, le ski, le golf, le tennis et le kite ont déjà leur version PIQ), plutôt abordable pour le grand public (à partir de 99€), l’objet connecté pourrait à terme se placer au coeur de l’écosystème du sport amateur. C’est d’ailleurs clairement l’ambition de la startup qui travaille actuellement à la création d’une plateforme sociale favorisant le challenge sportif. En intégrant le Tremplin, malgré un développement très avancé, l’équipe de PIQ fait donc aussi un pas vers cette stratégie de positionnement central et semble privilégier le marché français pour s’attaquer aux géants Fitbit ou Xiaomi.

Après l’entrainement, l’objet connecté arrive sur les compétitions

Moins connu, moins avancé sur le plan technologique mais tout aussi intéressante, la startup Tech4Race a développé un tracker GPS pour les organisateurs de courses outdoor. Alors qu’aujourd’hui le chronométrage se fait à partir de puces RFID, Tech4Race propose d’équiper les coureurs d’un tracker permettant de suivre leur position en live pour plus de sécurité, d’animation sur les réseaux sociaux. S’appuyant sur le réseau Lora et avec une autonomie de 100 heures, ce tracker pourrait progressivement équiper de plus en plus de compétitions. La société bretonne devra cependant faire face à plusieurs challenge : le coût de son objet (difficile de rivaliser avec le prix d’une puce RFID) et la concurrence (les français de Capturs et Dotvision sont déjà sur le marché). Mais le choix de s’attaquer au marché des organisateurs d’événements est stratégique et Tech4Race répond directement à une demande de services toujours plus innovants de la part des compétiteurs.

OpinionWay vient de publier les résultats de son deuxième baromètre sur l’IoT, à l’occasion du salon Distree#Connect 2017, les 24 et 25 avril à Paris. L’institut de sondage a interrogé début mars plus de 1 000 Français de plus de 18 ans.

Par rapport à l’an dernier, et donc à la première édition de ce baromètre, les principaux changements concernent la connaissance que les Français ont du marché des objets connectés (du moins, celle qu’ils pensent avoir) et les usages les plus prometteurs de ces objets.

Tout d’abord, le sentiment de connaître ce marché progresse fortement : 58% des personnes interrogées estiment ainsi qu’elles ont une bonne connaissance du marché de l’IoT, alors que la proportion n’était que de 44% au printemps 2016. Cela étant dit, ce sentiment est contredit par d’autres résultats. Le premier est que « seulement » 52% des personnes interrogées pensent qu’elles possèdent au moins un objet connecté (35% voici un an). En réalité, cette proportion est bien plus importante, ce qui montre que de nombreux Français détiennent des objets connectés sans en être conscients. Le second concerne le type d’objets connectés qu’ils connaissent le mieux. Dans ce domaine, la vedette incontestée est la montre connectée (53% des sondés la cite), suivie par le smartphone (37%). Là encore, la liste des objets connectés cités laisse à penser que la connaissance réelle de l’Internet des objets est moins forte qu’on l’imagine. Ainsi, 29% des personnes interrogées pensent qu’elles possèdent un objet connecté parce qu’elles ont acheté une « smart TV » (29% des réponses), une alarme (12%), une montre connectée (11%), un détecteur de fumée ou une voiture connectée (10%).

Les avis sont plus tranchés en ce qui concerne les usages des objets connectés. Sur ce point, 73% des personnes interrogées citent en premier lieu le secteur de la santé. C’est l’usage le plus cité, loin devant la surveillance (55%) et la domotique (52%).

Par ailleurs, ce baromètre fait le point, un an après la première édition, sur les freins du marché des objets connectés. Le premier reste le prix, trop élevé selon 46% des sondés. Le second est lié à la confidentialité des données collectées, qui n’est pas suffisamment garantie pour 42% des membres du panel. Le troisième point est l’irruption dans ce classement des freins du risque de dépendance aux objets connectés. C’est un fait nouveau qui sera suivi attentivement pour les prochaines éditions de ce baromètre.

La Rédaction

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