DigitalCMO

Après plusieurs années de R&D, Allo Media a lancé cet automne 2016 une solution baptisée « Cookie Vocal » permettant d’analyser 100% des conversations entre les clients et les marques, récompensée lors du concours organisé par le CMIT.

logo

« L’entreprise Allo Media a été créée en 2011 et s’était d’abord spécialisée dans l’édition d’annuaires téléphoniques sectoriels, rappelle Romain Sambarino, fondateur et patron de l’entreprise. Notre expérience nous a amené au constat suivant : ce n’est pas la spécialisation des annuaires qui importe, ni le nombre d’appels téléphoniques générés, mais l’analyse des conversations et l’écoute en temps réel des clients ».

Allo Media a donc développé une solution d’analyse des conversations entre les marques et leurs clients, avec leur accord. « Nous sommes à la fois positionnés en avant-vente, afin d’identifier les leads les plus prometteurs, et en après-vente notamment pour que les marques aient connaissance au plus vite des problèmes rencontrés par leurs clients, notamment via appels reçus par leurs services support », explique Romain Sambarino.

La commercialisation du « Cookie Vocal » a officiellement débuté à l’automne 2016. « Nous avons depuis levé 3,5 M€ et nous allons passé la cap des 20 salariés », précise Romain Sambarino. Par ailleurs, Allo Media fait partie des trois startups du martech récompensées lors du concours organisé pour la deuxième fois par le CMIT (Club des Directeurs Marketing & Communication de l’IT).

Allo Media commercialise sa solution en mode SaaS et prépare de nouvelles levées de fonds, notamment pour compléter son offre de connecteurs avec les différents CRM ou DMP (c’est déjà le cas pour les principales plateformes disponibles), mais également pour accélérer son développement à l’étranger : une version anglaise du Cookie Vocal va ainsi être lancée dès septembre 2017. « Le potentiel de ce marché est gigantesque, car les marques reçoivent chaque année  plus de 270 milliards d’appels. Nous n’avons pas l’ambition de les traiter tous, mais nous avons l’intention de prendre une part de marché significative, d’autant que nous n’avons pas à ce jour de concurrents directs », conclut Romain Sambarino.

Pascal Boiron, Digital CMO   

Pour l’édition 2017 du Tour de France, Amaury Sport Organisation et Dimension Data misent sur le machine learning pour porter l’expérience des fans vers une dimension toujours plus décisionnelle et prédictive.

Il y a 2 ans, Amaury Sport Organisation introduisait pour la première fois le suivi GPS des cyclistes sur le Tour de France : une petite révolution pour la fan-expérience qui cachait en réalité plus de 10 ans de développement. Cette année, l’événement cycliste le plus suivi au monde et son partenaire, Dimension Data, voient plus loin en introduisant le machine learning dans l’exploitation des données GPS. Ces datas, de plus en plus précises (jusqu’à 3 milliards sur les 3 semaines contre 128 millions l’an dernier), offrent une analyse détaillée de la vitesse, de la distance entre les coureurs ou de la composition des groupes. Complétées par les informations météos et le détail du parcours (dénivelé, sprints intermédiaires, classement montagne), elles sont désormais exploitées avec un objectif d’analyses prédictives : des algorithmes de machine learning permettront de prédire, sur chaque étape, la probabilité de différents scénarios de course. Basée exclusivement sur le cloud, cette « solution-projet » développée par Dimension Data est pilotée à distance et est très facilement déployée auprès de tous les partenaires médias de l’événement, dont France TV.

Fidéliser les fans et recruter les digital-natives

Si le support technologique est impressionnant (GPS, support cloud, machine learning), les 2 partenaires n’en oublient pas pour autant l’objectif principal de ce projet : améliorer la fan-expérience. « Aujourd’hui, nos followers veulent être immergés dans l’événement. Ils s’impliquent plus que jamais au niveau numérique dans les médias sociaux, et souhaitent une expérience deuxième écran en direct et attractive pendant le Tour. La technologie nous permet de transformer complètement leur expérience de la course. », précise ainsi Christian Prudhomme, directeur du Tour de France. En partageant des analyses data sur Twitter et Facebook ou même en offrant un suivi live complet sur site web, ASO cherche à offrir de nouveaux canaux à ses fans, mais c’est aussi un excellent moyen de recruter les digital-natives : « Ce qui est particulièrement passionnant pour nous, c’est le fait que nous aidons A.S.O. à attirer une nouvelle génération de fans nés dans l’ère du numérique, et le fait que les technologies avancées comme le machine learning ouvrent de nouvelles possibilités dans la fourniture de données, demandée par les fans d’aujourd’hui. », conclut Scott Gibson, directeur Digital Practice de Dimension Data.Tour

La startup français Rythm a conçu un bandeau connecté, Dreem, permettant de mesurer et optimiser la qualité du sommeil. Elle lève 10 millions d’euros auprès de Maif Avenir, un an à peine après avoir bouclé un tour de table du même montant.

Les objets connectés ont ouvert de nouvelles perspectives pour la médecine, notamment en permettant l’enregistrement des données physiques et médicales du grand public au quotidien. En se concentrant en priorité sur le sommeil, la société française Rythm promet, elle, de donner un sacré coup d’accélérateur aux neurotechnologies. En effet, la baisse générale de la qualité de sommeil est devenu un vrai problème de santé publique en France : on estime ainsi que 30% des français dorment moins de 6 heures par nuit (en deça du seuil réparateur) et 69% ont des rythmes de sommeil déréglés. Le sujet est donc très vaste, sans véritable solution médicale ou technologique et surtout le grand public est relativement peu sensibilité à son impact extrêmement négatif sur la santé.

Dreem : un condensé de technologies innovantes

La startup a développé un bandeau connecté mesurant le sommeil, proposant des programmes sonores et des conseils personnalisés sur la base des données remontées. La richesse de Dreem vient d’abord de sa capacité à collecter et restituer des datas : score de sommeil intelligent, hypnogramme détaillé, profil et tendances de sommeil, etc. Beaucoup de variables que le porteur du bandeau peut ensuite analyser depuis un dashboard web et mobile. Mais là où Dreem nous amène très loin, c’est sur l’exploitation en direct, en embarqué et en automatique de ces datas. Grâce à un ordinateur miniature et des algorithmes d’intelligence artificielle, Dreem adapte ses interactions en fonction des datas collectées. Il propose ainsi :
– des programmes sonores (musique, words, ambiance, programme de méditation, exercice de respiration) permettant de réduire le temps d’endormissement jusqu’à -30%.
– des stimulations sonores influant sur l’activité cérébrale pendant le sommeil : des « bruits roses » sont envoyés à des moments clés et rallongent, optimisent et augmentent la fréquence des périodes de sommeil profond. Cette découverte est d’ailleurs à l’origine de la création de Rythm.
– un réveil intelligent, Smart Alarm : il réveille au moment optimal en fonction de des phases de sommeil, et en toute discrétion grâce à notre technologie de conduction osseuse.

Tout au long de la conception de son bandeau, Rythm s’est entouré des meilleurs scientifiques et a collaboré avec les meilleures écoles : Bard College, ESPCI Paritech, Polytechnique et des spécialistes comme Emmanuel Mignot (Directeur du Centre du Sommeil de l’Université de Stanford) ou Christof Koch (Président de l’Institut Alen pour les Sciences du Cerveau). Les 2 levées de fonds successives ont également permis de recruter plus de 50 chercheurs et techniciens de très haut niveau. Si le bandeau est encore certainement trop cher (499€) pour envahir massivement le marché grand public, il est déjà un support scientifique exceptionnel.

Face aux nombreuses marques de montres et bracelets connectées, la toute jeune société Shapeheart a décidé de lancer un brassard pour smartphone connecté complémentaire aux principales applications de running. La campagne Kickstarter qui accompagne ce lancement est un vrai succès.

Aujourd’hui, les sportifs souhaitant mesurer leur activité physique ont 2 possibilités : s’équiper d’un objet connecté ou installer une application smartphone dédiée. Dans le premier cas, la mesure est extrêmement précise et riche (rythme cardiaque, vitesse, déplacement). Le problème est que bien souvent le support digital offert par les différents fournisseurs (Withings, Fitbit, Polar) n’est pas à la hauteur du volume exceptionnel de données enregistrées. A contrario, les applications mobiles comme Strava, Runkeeper ou Runtastic offrent des éléments d’animation de communauté, des fonctionnalités de training, de gamification très abouties mais doivent se contacter de données GPS et de simples estimations pour les éléments physiologiques. C’est pour pallier au point faible de ces applications que Alban Oudin et Antoine Schwoob ont créé leur brassard connecté, Shapeheart.

S’appuyer sur le software des applications smartphones de tracking

Shapeheart prend la forme d’un brassard pour smartphone classique à ceci près qu’il est enrichi de 2 fonctionnalités clés : un système breveté de double-bandes aimantées permettant de fixer et détacher son smartphone plus rapidement ; un boitier de mesure de la fréquence cardiaque. Peut-être plus que l’objet en lui-même, c’est la stratégie de développement du Shapeheart qui est intéressante. D’abord, la startup a choisi de commercialiser son brassard en 2 versions : une déclinaison connectée intégrant le boitier qui fait l’objet de la campagne Kickstarter, une déclinaison non-connectée, basique, dont l’objectif est d’installer la marque et qui sera donc en vente beaucoup plus tôt. Surtout, la société, sélectionnée récemment au Tremplin Paris, a choisi de ne pas développer son propre logiciel mais de s’appuyer exclusivement sur les applications smartphone déjà fortement implantées auprès des sportifs : le Shapeheart est donc compatible avec Nike Plus, Runtastic, Runkeeper, Endomondo, etc. Un choix assez atypique par rapport à d’autres objets connectés, comme PIQ ou Hexoskin, mais qui pourrait s’avérer payant : en effet, comme nous l’avons exposé précédemment, la combinaison software/hardware est très difficile à gérer pour les nouveaux acteurs de l’IoT et même pour les plus anciens.

Le Tremplin, incubateur parisien dédié aux startups du sport, a révélé sa 3ème promotion. Si une nouvelle fois la sélection est diversifiée (plateforme SaaS, communautés, coaching), elle fait la part belle aux objets connectés avec l’intégration de PIQ et Tech4Race.

En moins de 5 ans, PIQ est devenu l’une des startups mondiales du sport avec le plus fort potentiel. Avec le soutien de fonds d’investissement références (Ginko Partners, 360 Capital Partners, Swisscom Ventures) et d’un géant de l’électronique (Foxconn), avec un CEO très expérimenté à sa tête (Cédric Mangaud), la société franco-suisse a développé un objet connecté révolutionnaire : le capteur PIQ est capable d’enregistrer les mouvements du sportifs avec une extrême précision. Il est surtout accompagné de PIQ-Robot, un algorithme traitant en temps réel les milliers de données remontées, et de Gaia, une base unique d’intelligence artificielle interprétant cet énorme volume de datas. Adaptable à n’importe quel sport (la boxe, le ski, le golf, le tennis et le kite ont déjà leur version PIQ), plutôt abordable pour le grand public (à partir de 99€), l’objet connecté pourrait à terme se placer au coeur de l’écosystème du sport amateur. C’est d’ailleurs clairement l’ambition de la startup qui travaille actuellement à la création d’une plateforme sociale favorisant le challenge sportif. En intégrant le Tremplin, malgré un développement très avancé, l’équipe de PIQ fait donc aussi un pas vers cette stratégie de positionnement central et semble privilégier le marché français pour s’attaquer aux géants Fitbit ou Xiaomi.

Après l’entrainement, l’objet connecté arrive sur les compétitions

Moins connu, moins avancé sur le plan technologique mais tout aussi intéressante, la startup Tech4Race a développé un tracker GPS pour les organisateurs de courses outdoor. Alors qu’aujourd’hui le chronométrage se fait à partir de puces RFID, Tech4Race propose d’équiper les coureurs d’un tracker permettant de suivre leur position en live pour plus de sécurité, d’animation sur les réseaux sociaux. S’appuyant sur le réseau Lora et avec une autonomie de 100 heures, ce tracker pourrait progressivement équiper de plus en plus de compétitions. La société bretonne devra cependant faire face à plusieurs challenge : le coût de son objet (difficile de rivaliser avec le prix d’une puce RFID) et la concurrence (les français de Capturs et Dotvision sont déjà sur le marché). Mais le choix de s’attaquer au marché des organisateurs d’événements est stratégique et Tech4Race répond directement à une demande de services toujours plus innovants de la part des compétiteurs.

OpinionWay vient de publier les résultats de son deuxième baromètre sur l’IoT, à l’occasion du salon Distree#Connect 2017, les 24 et 25 avril à Paris. L’institut de sondage a interrogé début mars plus de 1 000 Français de plus de 18 ans.

Par rapport à l’an dernier, et donc à la première édition de ce baromètre, les principaux changements concernent la connaissance que les Français ont du marché des objets connectés (du moins, celle qu’ils pensent avoir) et les usages les plus prometteurs de ces objets.

Tout d’abord, le sentiment de connaître ce marché progresse fortement : 58% des personnes interrogées estiment ainsi qu’elles ont une bonne connaissance du marché de l’IoT, alors que la proportion n’était que de 44% au printemps 2016. Cela étant dit, ce sentiment est contredit par d’autres résultats. Le premier est que « seulement » 52% des personnes interrogées pensent qu’elles possèdent au moins un objet connecté (35% voici un an). En réalité, cette proportion est bien plus importante, ce qui montre que de nombreux Français détiennent des objets connectés sans en être conscients. Le second concerne le type d’objets connectés qu’ils connaissent le mieux. Dans ce domaine, la vedette incontestée est la montre connectée (53% des sondés la cite), suivie par le smartphone (37%). Là encore, la liste des objets connectés cités laisse à penser que la connaissance réelle de l’Internet des objets est moins forte qu’on l’imagine. Ainsi, 29% des personnes interrogées pensent qu’elles possèdent un objet connecté parce qu’elles ont acheté une « smart TV » (29% des réponses), une alarme (12%), une montre connectée (11%), un détecteur de fumée ou une voiture connectée (10%).

Les avis sont plus tranchés en ce qui concerne les usages des objets connectés. Sur ce point, 73% des personnes interrogées citent en premier lieu le secteur de la santé. C’est l’usage le plus cité, loin devant la surveillance (55%) et la domotique (52%).

Par ailleurs, ce baromètre fait le point, un an après la première édition, sur les freins du marché des objets connectés. Le premier reste le prix, trop élevé selon 46% des sondés. Le second est lié à la confidentialité des données collectées, qui n’est pas suffisamment garantie pour 42% des membres du panel. Le troisième point est l’irruption dans ce classement des freins du risque de dépendance aux objets connectés. C’est un fait nouveau qui sera suivi attentivement pour les prochaines éditions de ce baromètre.

La Rédaction

Crédit illustration : © morganimation – Fotolia.com

Avec son badge connecté permettant de géolocaliser les objets, Wistiki vient de réaliser une première en France : lever 2 millions d’euros auprès du grand public en financement participatif. Un record qui s’accompagne de l’investissement de nombreux investisseurs de renom (Xavier Niel, Martin Bouygues, etc.) pour un montant équivalent.

Cette année, près de 8,4 milliards d’objets connectés seront utilisés à travers le monde, selon une étude récente de Gartner. Le chiffre est impressionnant évidemment, mais en réalité la courbe de croissance devrait dans les prochaines années être portée par le marché BtoB. Car, sur le grand public, la technologie connectée peine réellement à convaincre : la vente de wearables, par exemple, (qui représente la majorité du marché) ont été en baisse l’an dernier et leur taux d’abandon est souvent mis en avant (jusqu’à 50% d’abandon après 6 mois). Il faut dire qu’une partie de ces objets n’apporte pas toujours de plus-value ou reste encore trop peu accessible sur le plan technique ou financier.

Alors quand un démarque un objet connecté avec une offre simple et des tarifs abordables, les consommateurs sont forcément séduits. C’est donc le cas de Wistiki dont la promesse est de vous aider à retrouver facilement ses objets perdus. Le porte-clé Wistiki s’accroche sur l’objet à ne pas perdre (clés, porte-monnaie et prochainement animaux domestiques). Ce dernier est lié à une application mobile qui permet de le faire sonner lorsqu’il est perdu mais aussi de le géolocaliser sur une carte intégrée et de bénéficier de l’aide de la communauté d’utilisateurs : Wistiki enregistre sa dernière position, lorqu’un autre utilisateur passe à proximité de votre Wistiki alors sa position est mise à jour et une alerte vous est envoyée.
Derrière cette offre d’une simplicité sans nom se cache en réalité une merveille de technologie et des partis-pris forts. D’abord, l’autonomie de Wistiki atteint les 2 ans, malgré sa petite taille (11g et 5mm d’épaisseur). Ensuite, sa portée bluetooth est tout de même de 100 mètres, le son émis peut aller jusqu’à 90 décibels. Pour concevoir tout cela, la startup a choisi de miser sur le 100% Made in France : tous les composants sont conçus et assemblés en France et le porte-clé a été designé par le très réputé Philippe Starck.

Une levée de fonds record en crowdfunding

Profitant de la réforme de 2016 portant le montant maximal de collecte en crowdfunding à 2,5 millions d’euros, la startup a réussi à séduire 200 investisseurs privés et signer un record national de 2 millions d’euros levés en financement participatif. Une preuve que le grand public est conquis par cet objet mais aussi les investisseurs de renom, puisque ce montant a été doublé par leurs apports. Les frères Lussato, fondateurs de la société, visent désormais l’international, en commençant par l’Europe puis l’Asie et les USA.

L’industrie automobile américaine se transforme à grande vitesse. Ford vient d’annoncer un investissement de 1 milliard d’euros dans l’intelligence artificielle. Et les constructeurs américains ont décidé aussi de peser sur la réglementation des voitures autonomes pour accélérer les tests. 

Ford: 1 milliard dans l’IA pour la voiture autonome

Ford vient d’annoncer un investissement d’un milliard de dollars sur cinq ans dans Argo AI. Cette jeune start-up combine une expertise robotique dans les véhicules autonomes et des compétences dans le domaine de l’intelligence artificielle.  Fondé par des anciens dirigeants de Google et d’Uber, Argo AI sera le bras armé de Ford pour le développement d’un véhicule entièrement autonome que le constructeur automobile américain annonce à l’horion de 2021.

Dans son communiqué Ford a notamment précisé que Argo AI regroupera toutes les équipes du constructeur travaillant sur ce projet. Et notamment l’équipe d’ingénieurs  développant le système de pilotes virtuels de Ford – le logiciel d’apprentissage automatique qui agit comme le cerveau des véhicules autonomes – qui sera regroupée avec l’équipe robotique d’Argo AI. Ford insiste sur le fait qu’il s’agit d’un investissement stratégique.

«La prochaine décennie sera définie par l’automatisation de l’automobile et les véhicules autonomes auront un impact aussi important sur la société que la ligne de montage mobile de Ford a crée il y a 100 ans», a déclaré le PDG de Ford Mark Fields à l’occasion de cette annonce. Ford veut aussi créer  avec cet investissement une technologie qui pourrait être commercialisée  sous licence à d’autres fournisseurs  dans l’avenir. Avec cet investissement Ford semble indiquer que la voiture autonome sera une réalité à très court terme si la réglementation le permet.  Techcrunch révélait que les constructeurs automobiles américains, dont General Motors, pesaient de tous leurs poids pour accélérer  leurs tests des véhicules autonomes et faire évoluer la réglementation dans ce domaine aux Etats-Unis. Il s’agit notamment de commencer à prouver au grand public que les constructeurs sont sur la bonne voie dans ce domaine notamment au niveau de la sécurité des solutions proposées. La limite actuelle de 2 500 véhicules autonomes autorisés par an n’est pas suffisante selon les constructeurs américains cités par Techcrunch.

Selon le cabinet d’études Gartner, au niveau mondial, 8,4 milliards d’objets connectés seront en usage en 2017, une progression de 31% par rapport à l’année dernière. A eux seuls, les Etats-Unis, l’Europe de l’Ouest et la Chine représenteront les deux-tiers de ce total. Si le marché grand public – avec l’automobile, les téléviseurs intelligents, les set-top boxes et les caméras de sécurité – domine en termes de nombre d’objets connectés (63 % du total en 2017, cette proportion étant appelée à se maintenir en 2020), ce sont les applications B2B qui dopent les investissements dans l’IoT.

964 Mds investis par les entreprises

Pour le Gartner, les dépenses d’infrastructures pour les besoins des entreprises vont ainsi atteindre 964 milliards de dollars en 2017, soit une croissance de 14 % par rapport à 2016. A comparer aux 726 milliards investis pour des applications IoT grand public. Ce segment connaît toutefois une croissance plus rapide ; elle s’élève à 36 % en 2017. En 2020, le cabinet d’études prévoit d’ailleurs que les deux segments s’équilibreront, pesant chacun entre 1400 et 1500 milliards de dollars. A cette échéance, plus de 20 milliards d’objets seront connectés, pronostique le cabinet.

A ces investissements colossaux en infrastructures, s’ajoutent les dépenses en services, chiffrées à 273 milliards de dollars en 2017 par le Gartner, connectivité incluse.

Crédit photo : Steve A Johnson via Visual hunt / CC BY-NC-SA

S’appuyant sur le Big Data et l’intelligence artificielle, Energiency développe depuis presque 3 ans l’un des logiciels d’analyse de la performance énergétique industrielle les plus performants du marché. Aujourd’hui, la startup lève 2,7 millions d’euros pour s’attaquer au marché français et européen et fournir une solution adaptée à a montée en puissance des objets connectés dans ce secteur. 

20% d’économie d’énergie pour les industriels connectés

La promesse de base d’Energiency tient en une phrase : en équipant votre entreprise industrielle de son logiciel, et sans le moindre changement ou équipement matériel, vous économiserait jusqu’à 20% de facture d’énergie ! Pour atteindre cet objectif, la solution de la startup fonctionne à partir de 4 piliers : le traitement de la data, l’intelligence artificielle, le collaboratif et les objets connectés. Les solutions web d’Energiency vont recueillir l’ensemble des données issues des SI d’un site (ou en multi-sites pour les groupes industriels), les analyser puis les restituer sous la forme d’un dashboard alimenté en direct et accessible depuis le web. L’analyse est le point-clé de ce premier processus puisque les algorithmes développés par la société rennaise sont capables de modéliser le comportement énergétiques des machines, d’établir un diagnostic voire des prévisions et d’envoyer des alertes en cas de problème. Un plan d’actions adapté est même proposé en temps réel en fonction de la situation du moment.

Disponible en mode SaaS, le logiciel d’Energiency est mis en place sans compétence particulière et offre des outils collaboratifs de partage d’informations. Finalement, le fonctionnement ressemble à s’y méprendre à toute les plateformes de business ou marketing-analytics et est simplement adapté aux problématiques énergétiques. La dimension objet connecté en plus.

D’après son CEO, Arnaud Legrand, le potentiel de la technologie développée par la startup est immense : «L’intelligence artificielle n’en est qu’à ses débuts, mais son potentiel au service du climat et de la maîtrise de l’énergie est énorme. Les industriels investissent aujourd’hui massivement dans les capteurs connectés et l’internet des objets industriel, mais leurs données sont encore largement sous exploitées faute d’outils adaptés. » Après avoir équipé plusieurs industriels en Europe et Asie, Energiency veut accélérer sa croissance et a donc fait appel au soutien financier de ISAI et Go Capital, avec West Web Valley, InnoEnergy et 50 Partners, pour un tour de table de 2,7 millions d’euros.