DigitalCMO

Microsoft a annoncé début avril 2018 qu’il allait investir 5 milliards de dollars dans ses solutions d’IoT au cours des quatre prochaines années.

L’annonce a été faite par la vice-Présidente de Microsoft, Julia White : le géant de Redmond va investir 5 milliards de dollars (un peu plus de 4 milliards d’euros) dans ses solutions pour l’Internet des objets (IoT). A titre de comparaison, c’est quatre fois plus que l’investissement direct de l’Etat français dans l’intelligence artificielle d’ici 2022 (somme à laquelle doivent s’ajouter 500 millions d’euro collectés auprès des entreprises privées, voir notre article).

Pourquoi Microsoft fait-il cette annonce maintenant ? Tout d’abord pour affirmer qu’il l’un des pionniers sur secteur. “Nous nous sommes investis dans l’IoT avant même que le terme n’ait été inventé”, rappelle Julia White dans son message. Par ailleurs, c’est le moyen pour l’entreprise de montrer qu’elle a de bons résultats financiers (près de 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour un résultat net supérieur à 21 milliards d’euros) et peut donc “facilement” mobiliser 4 milliards d’euros au cours des quatre prochaines années pour l’IoT. De plus, c’est une manière d’affirmer que l’entreprise fonde bien son développement sur de nouveaux leviers de croissance.

Microsoft au service de la réduction des coûts

Dans son message, Julia White cite des prévisions du cabinet A.T. Kearney sur les conséquences bénéfiques de l’IoT sur l’activité des entreprises. En se fondant sur ces prévisions, elle indique que l’IoT va permettre aux entreprises de réaliser des réductions de coûts de 177 milliards de dollars et des gains de productivité de près de 2 000 milliards d’ici 2020. “Cette évolution va concerner l’ensemble des secteurs d’activité, depuis les maisons connectées et les voitures autonomes jusqu’aux villes intelligentes et à tous les systèmes qui utilisent des consommables…”, précise Julia White.

Microsoft cite les noms de plusieurs références qui utilisent sa plateforme d’IoT, comme  Steelcase, Kohler, Chevron, United Technologies, Johnson Controls, Schneider Electric ou le ministère des transports de l’Alaska.  

La Rédaction, Digital CMO

Pionnier de la digitalisation des enceintes sportives, Oracle travaille depuis des années à l’exploitation des données de comportement des fans et au déploiement de nouvelles solutions de monétisation pour les clubs et franchises américaines. Aujourd’hui, l’entreprise californienne en est convaincue, la prochaine étape est l’exploitation d’assistants vocaux comme Alexa.

En Europe comme aux Etats-Unis, le remplissage des stades a longtemps été le principal et quasi-unique enjeu commercial des clubs, fédérations ou franchises sportifs. Si cela a permis de créer un historique de données d’achat de billets très riche et précieux, son exploitation n’est que toute récente. Surtout, il est devenu tout aussi important de connaître et accompagner le comportement des supporters dans les stades que de maîtriser leurs actes d’achat de places. Il est en effet très compliqué de savoir qui accompagne l’acheteur lors de l’événement sportif, d’analyser ses dépenses pendant l’événement. C’est pourquoi les acteurs du sport ont, ces dernières années, beaucoup investi dans des outils mobiles permettant de proposer dans les enceintes des jeux, des animations live, de commander ses boissons, etc. Au-delà d’augmenter les revenus et les interactions avec les fans, cela a permis la collecte de données précieuses dans l’analyse de leur comportement.

L’analyse des comportements dans les enceintes sportives, le nouvel enjeu des clubs et franchises

Avec sa solution Oracle Hospitality, Oracle souhaite centraliser tous ces outils mobiles et la billetterie pour permettre aux clubs d’améliorer leurs programmes de fidélisation et de recrutement et de pousser la fan-expérience vers plus de personnalisation. L’exploitation combinée des données d’achat et des données de comportement in-situ sur un back-end commun ouvre de nouvelles perspectives et devrait permettre de meilleures prévisions.

Mais Oracle voit bien plus loin en termes de fan-expérience puisque l’entreprise travaille à l’intégration d’Alexa à ses solutions mobiles. L’objectif sera de permettre aux spectateurs de passer leur commande de boisson ou de nourriture oralement, sans même bouger de leur place. La commande serait ensuite envoyée automatiquement au staff du point de vente qui se chargerait de la livraison sur place. Un moyen simple de désengorger les points de vente et de proposer un service à la hauteur de ceux proposer dans les salons de plus en plus connectés des fans de sport. La société travaille même à l’intégration d’Alexa pour l’achat de billets.

 

Source : SportTechie

Un milliard de dollars ! Le prix payé par Amazon pour acheter Ring et ses sonnettes peut sembler exorbitant. Pourtant, cela ne semble pas cher payé au vu des apports du système dans la connaissance des clients.

Certes, Amazon est connue pour avoir d’importantes réserves d’argent cash (plus de 100 milliards de dollars, tandis que son Pdg, Jeff Bezos, gagne plus de 2000 $ par… seconde). En l’occurrence, Amazon est également connue pour ne pas investir sans avoir de bonnes raisons de le faire. Dans le cas du rachat de Ring pour un milliard de dollars, la transaction a d’abord semblé disproportionnée : après tout, Ring n’est qu’un des très nombreux fournisseurs de sonnettes connectées (en format vidéosurveillance), dont les Etasuniens sont friands.

A y regarder de plus près, on constate que l’acquisition d’Amazon est très pertinente. D’un côté », son système d’assistance vocale « Alexa », intégré à ses enceintes intelligentes Echo, permet à Amazon de suivre le comportement des acheteurs lorsqu’ils sont chez eux ; de l’autre, ce système donne la possibilité à Amazon de savoir « quand » les acheteurs ne sont pas chez eux, qui vient leur rendre visite et d’ouvrir la porte (avec son smartphone) si un livreur de chez Amazon vient sonner à la porte de l’acheteur (une première expérience avait été menée avec « l’Amazon Key ».

Quant à savoir les nouvelles possiblités ouvertes « Ring », il suffit de regarder cette courte vidéo.

Dans les faits, Amazon se présente comme un concurrent de plus en plus « frontal » et « direct » de Google, laissant Apple et Facebook de c^té, mais en gardant Microsoft en ligne de mire, notamment chez les professionnels du marketing. Quant à savoir comment cette innovation sera perçue et interprétée dans l’Hexagone, il suffit de jeter un œil à cette (très courte) vidéo, pour en avoir un bon aperçu…

Pascal Boiron, Digital CMO 

Dans son rapport sur l’Internet des objets en 2018, la SEE indique que l’on devrait compter environ 40 objets connectés par Français en 2022.

Dans son étude sur les objets connectés, la Société de l’Electricité, de l’Electronique et des Technologies de l’Information et de la Communication (SEE), évoque des estimations qui vont jusqu’à jusqu’à deux milliards d’objets connectés d’ici 2022 en France, soit 40 objets par personne. Cette étude, citée par le site spécialisé VIPress.net, a été rédigée à l’issue de plus de deux années de travail, à partir de 2015. Elle a associé des industriels et des spécialistes du domaine et fait un point particulier sur la question de la cybersécurité, principal frein au développement de L’IoT. Selon la SEE ce problème appelle des solutions au niveau des architectures, des protocoles et des objets, sans oublier les systèmes de détection d’intrusion et le problème épineux de l’identification et de l’allocation de droits d’accès. Elle introduit de nouveaux concepts de sécurité aptes à contrer les vulnérabilités propres à l’IoT : objets « Secure by Design », autorité centrale chargée de gérer le système de sécurité versus approche décentralisée de type « blockchain », techniques d’auto apprentissage pour les systèmes de détection d’intrusion.

Selon la SEE, les technologies de l’IoT devraient en tout cas permettre, en France comme dans la plupart des pays industrialisés, de gagner quelques points de croissance, évalués à horizon 2021/2025 aux environs de 3 à 3,5% de PIB. La valeur ajoutée induite par l’IoT va en effet bien au-delà du marché direct de la vente d’équipements : il ouvre la voie à des gains de productivité dans tous les secteurs de l’économie et permet d’évoluer d’un modèle de consommation fondé essentiellement sur la possession, avec une faible utilisation, vers un modèle de partage et d’utilisation maximale des actifs. L’IoT peut ainsi devenir l’allié d’un développement plus durable, analyse la SEE. Par ailleurs, la croissance des dépenses liées à l’Internet des objets est aujourd’hui trois fois plus rapide que celle des marchés de l’IT., notamment parce qu’il conjugue les radiocommunications, le cloud et le big data.

La Rédaction, Digital CMO  

Capgemini publie estime que le nombre d’achats réalisés via les assistants vocaux va être multiplié par 6 d’ici trois ans. Une tendance qui pourrait bien révolutionner le marché mondial du e-commerce surtout si l’avénement des technologies d’intelligence artificielle se confirme rendant possible une assistance de plus en plus prédictive. 

L’étude s’intitule intitulée « Conversational Commerce : Why Consumers Are Embracing Voice Assistants in Their Lives ». Elle a été réalisée par le Digital Transformation Institute de Capgemini, qui a interrogé plus de 5 000 consommateurs aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et en France. Une de ses principales conclusions est que le rôle des assistants vocaux va littéralement révolutionner le commerce au cours des trois années qui viennent. Le nombre d’achats réalisés via des assistants vocaux devrait ainsi être multiplié par 6 d’ici fin 2020, soit une progression de 500%. Selon cette étude, moins d’un quart des consommateurs (24%) privilégieraient « volontiers l’assistance vocale plutôt qu’un site Internet ». Fin 2020, cette proportion devrait atteindre 40%.

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Près d’un achat sur 5 en 2020

Autre constat : seuls 3% des achats sont réalisés aujourd’hui via des assistants vocaux. Cette proportion devrait dépasser 18% en 2020, soit près d’un achat sur 5. Cette évolution serait un important bouleversement pour le commerce, car elle ferait passer la part des achats dans les magasins physiques à moins de 50%, tandis que le e-commerce « traditionnel » (via des sites Internet) serait d’environ 37%. Ce changement serait lié à la fois à la progression des ventes d’assistants vocaux (138,25 millions d’enceintes « intelligentes » vendues dans le monde en 2020, contre 23,55 millions en 2017, selon les études compilées par Stylistme) et par l’évolution des habitudes d’achat des consommateurs. « Les assistants vocaux vont complètement révolutionner la façon dont les marques et les consommateurs interagissent, explique Mark Taylor, en charge de l’Expérience Client au sein de l’activité Digital Customer Experience de Capgemini. Ce qui séduit dans les assistants vocaux, c’est qu’ils sont profondément ancrés dans nos vies quotidiennes et qu’ils offrent aux consommateurs une richesse et une simplicité d’interaction totalement inédites. Les marques qui seront capables de capitaliser sur l’énorme intérêt suscité par les assistants vocaux vont non seulement établir des relations plus étroites avec leurs clients, mais aussi se créer des opportunités de croissance significatives. »

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Autrement dit, les marques et les enseignes qui seront incapables de vendre via des assistants vocaux en 2020 risquent de laisser de côté près d’un cinquième du commerce. Aux Etats-Unis Capgemini mentionne que Walmart travaille déjà sur le sujet  avec Google, tout comme Starbucks avec Amazon ou encore Capital One, dans le monde bancaire, avec Amazon encore. En France, Capgemini mentionne la chaine de distribution de comestique  Séphora. Via l’Assistant Google, Sephora propose que l’on puisse réserver par la voix  des services beauté, jouer avec l’enseigne via des quiz et écouter des podcasts beauté animés par des influenceurs de la marque.

Pascal Boiron, Digital CMO

La montée en puissance rapide de l’entreprise française Sigfox, présentée comme le leader mondial de l’ioT et la future “licorne” de l’Hexagone, fait face à des attaques venant – sans surprise – des Etats-Unis.

La principale attaque contre le Français Sigfox émane du média étasunien “Light Reading”. Son dernier article sur Sigfox début ainsi : “Les perspectives pour le développeur de technologies IoT et opérateur de réseau Sigfox se sont affaiblies suite à l’exode de plusieurs cadres dirigeants cette année et, selon une source proche de l’entreprise, les difficultés financières montent.”

De fait, l’entreprise a enregistré les départs, en quelques mois, de Xavier Drilhon, ancien adjoint de Ludovic Le Moan, PDG de Sigfox, de Thierry Siminger, ancien Président de l’activité Moyen-Orient et Afrique, de Rémy Lorrain, précédemment vice-Président des opérations et des réseaux, de Stuart Lodge, vice-Président exécutif des ventes mondiales, de Thomas Nicholls, Directeur de la Communication, et de la personne en charge des relations avec la presse qui, selon Sigfox, “ne sera remplacée que courant janvier”.

Ces départs (dont la liste n’est pas exhaustive selon Light Reading) viennent renforcer l’argumentaire des concurrents de Sigfox, au premier rang desquels on trouve LoRa, alliance qui réunit plus de 20 membres sponsors, dont IBM, Cisco ou… Orange !

Selon l’article du “Light Reading”, Sigfox “ risque de manquer de financement d’ici juin” et n’aurait “généré que 30 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016”. Dans le même temps, l’article indique que Sigfox a levé un total d’environ 300 millions de dollars, “mais il brûle rapidement ces fonds alors qu’il s’empresse de construire des réseaux et de faire face à ses coûts salariaux, qui ont fortement augmenté, suite à une augmentation considérable des effectifs au cours des deux dernières années (370 employés, contre moins de 200 il y a environ deux ans).

Puis, l’article ne dissimule pas le scénario imaginé par le futur du champion français, basé à Toulouse : “Si Sigfox ne trouve pas de financement supplémentaire pour poursuivre sa stratégie actuelle, une possibilité est qu’elle soit acquise par une société de technologie beaucoup plus importante et intéressée par sa propriété intellectuelle.” Dont acte.

Quant à la conclusion, elle laisse peu de doutes sur l’origine des informations : “Le principal défi technologique de Sigfox provient d’une autre technologie sans spectre, appelée LoRa, dont les partisans se targuent d’un écosystème et d’un modèle économique plus “ouvert”, ainsi que des nouvelles normes cellulaires NB-IoT et LTE-M.”

On attend désormais la contre-attaque de Sigfox et de son PDG Ludovic Le Moan (qui doit également composer avec Anne Lauvergeon, Présidente du Conseil d’Administration de Sigfox, anciennne Présidente d’Areva et proche collaboratrice du Président de la République française François Mitterrand).

Julien Corti, Digital CMO

Forrester a publié une étude qui accrédite l’idée que le marché de l’IoT va passer en 2018 au stade commercial, alors qu’il s’agissait surtout d’expérimentations jusqu’à présent.

Dans son dernier rapport sur le marché de l’IoT, dédié aux prédictions pour 2018, le cabinet Forrester cite 10 tendances fortes qui vont selon ses analystes marquer l’année 2018.  L’ensemble pourrait être résumé par le fait que ce marché, qui n’a pas tenu ses promesses pour 2017 en termes de chiffre d’affaires, va passer en 2018 au stade de la commercialisation, alors qu’il était principalement à l’étape des tests et des expérimentations jusqu’à présent.

Les prédictions de Forrester sur les objets connectés peuvent être classées au sein de 10 rubriques :

  1. Le développement des objets permettant de passer commande vocalement va doubler en 2018 et concerner une grande part du Top 500 des marques, à l’exception du secteur de la finance et des métiers où le niveau de sécurité/ confidentialité doit rester très élevé.
  2. En même temps qu’elle va compliquer la tâche des entreprises et des marketeurs avec l’entrée en vigueur en mai 2018 de la GDPR (General Data Protection Regulation), l’Union va assouplir les règles sur la collecte de données via les objets connectés, ce qui devrait permettre aux entreprises françaises de combler une partie de leur retard sur leurs homologues d’Outre-Atlantique (35% des entreprises hexagonales “revendent” les données qu’elles collectent ainsi, contre 45% des entreprises étasuniennes).
  3. L’utilisation des objets connectés dans le marketing va fortement progresser (notamment avec les enceintes intelligentes comme Alexa d’Amazon, le Google Assistant ou les montres connectés. Par contre, Forrester estime que le chiffre d’affaires générés par la vente des objets grand publics dits “connectés” ne progressera pas dans les mêmes proportions.
  4. Les “best practices” vont conduire à un développement rapide du marché de l’IoT, non pas de bouche à oreille, mais par capillarité, sachant que de nombreuses solutions d’IoT seront traitées localement, sans passer par le cloud.
  5. En 2017, de nombreuses plateformes industrielles de l’IoT, qui se trouvaient au sein de clouds privés, ont migré vers de grands clouds publics, comme ceux d’Amazon, de Microsoft, d’IBM, etc. Cette tendance devrait, selon Forrester, fortement s’accentuer en 2018.
  6. Les plateformes de gestion des objets connectés et de la collecte    des données étaient jusqu’à présent réservées à des spécialistes et l’ergonomie n’était pas leur point fort. Cette situation va rapidement évoluer en 2018, notamment parce de nombreux salariés “non techniciens” travaillant au sein des services métiers ou des services dits “horizontaux”, comme le marketing, la finance ou les RH, demanderont à pouvoir utiliser plus facilement ces plateformes.
  7.  Le nombre de fournisseurs de plateforme de gestion de l’IoT va commencer à fortement se réduire, ce qui correspond à la fois à un phénomène mainte fois observé de concentration sur un marché en forte croissance et aux exigences de plus en plus grandes des entreprises utilisatrices et de leurs clients, notamment en termes de design et de facilité d’utilisation, ce qui demande des investissements financiers importants.
  8. Les solutions d’IoT devront pouvoir être déployées à l’échelle mondiale d’emblée, contrairement aux habitudes qui conduisaient les fournisseurs de solutions IoT sur des territoires limités.
  9. Les ensembles d’objets connectés feront l’objets de cyberattaques de en plus nombreuses et de plus en plus dangereuses, ce qui fera de la sécurisation des objets connectés l’un des principaux enjeux de 2018 et des années suivantes.
  10. Une des conséquences les plus visibles de cette exigence de traçabilité concerne la blockchain, qui sera de plus en plus utilisée pour valider la source des données recueillies.

Pascal Boiron, Digital CMO   

Pour Franck Nassah, Vice President Digital Business Innovations chez PACce sont les usages digitaux qui portent désormais la croissance du marché des investissements IoT. La société détudes française table sur une croissance annuelle moyenne denviron 19% pour la période 2017 – 2021.

  • Quel est le marché le plus dynamique actuellement autour des services  IoT ?

Franck Nassah : il s’agit du « digital factory », qui représente plus d’un tiers du marché à lui seul ! Ceci s’explique par le nombre, mais aussi la taille des projets autour des usines de nouvelle génération. Il faut également souligner le support du gouvernement à travers le plan « Usine du Futur », pour aider les PME industrielles, mais aussi les grands comptes, à moderniser leur outil de production. Il n’est pas rare aujourd’hui de voir émerger une « usine pilote »,  sans pouvoir anticiper de façon certaine un déploiement à plus grande échelle de ces nouvelles approches, d’où un segment de marché qui va continuer de croître un peu plus rapidement que le marché total.

  • En plein débat sur les équilibres énergétiques, que peut apporter l’IoT au secteur de l’énergie ?

Franck Nassah : Pendant longtemps, on a vu l’IoT comme un moyen informatique de mieux gérer les infrastructures électriques et d’eau. Mais c’est sans compter sur les évolutions des usages et le marché du  « smart energies & resources ». S’il représente désormais plus de 20% du marché total, il devrait en revanche être le moins dynamique dans les années à venir (moins de 15% de croissance annuelle en moyenne). Nous anticipons en effet un retard significatif dans le déploiement des compteurs intelligents, parce que les services liés à ces compteurs (au-delà de la télé-relève, qui reste un service pour l’interne et non les clients) sont aujourd’hui insuffisants pour inciter les ménages à changer leurs compteurs ou accepter de partager leurs données personnelles. Le marché sera donc tiré par les « smart grids » (les réseaux intelligents), qui doivent permettre aux opérateurs de gérer plus finement la distribution d’électricité. Nous trouvons ensuite tous les sujets relatifs aux véhicules connectés.  Un domaine qui est en pleine croissance, avec l’objectif d’arriver à la voiture autonome et qui va générer une industrie de services connectés qui sera au coeur de l’écosystème des constructeurs dans l’avenir.

Le dernier marché des services IoT liés à la transformation digitale, et qui est indirectement relié au secteur de l’énergie, c’est celui de la construction et du bâtiment. Le  « smart home & buildings » est un secteur qui génère plus d’un milliard d’investissements IT (matériel, logiciels, services, personnel interne) en 2017. Une grande partie des services connectés visent à améliorer la gestion de l’énergie et à rendre les bâtiments (quels qu’ils soient) plus écologiques. Ce marché va  fortement se développer sur les services proposés aux occupants ou aux opérateurs pour la maintenance, le pilotage de l’énergie, l’aménagement des espaces, la gestion des déchets, la sécurité, la sûreté, le bien être et la santé, etc. et aura  une croissance annuelle moyenne supérieure à 20% entre 2017 et 2021.

  • Si vous deviez donner à nos lecteurs cinq chiffres utiles  qui résument le développement du marché des services  l’IoT quels seraient-ils ?

Franck NassahTout d’abord la taille du marché IoT, qui est de plus de 12,5 milliards d’euros en 2017. La croissance ensuite sur la période 2017 – 2021, qui devrait être supérieure à 19% (contre moins de 3% pour les investissements IT). Le marché des services autour de l’IoT, qui s’élève à près de 5 milliards d’euros. La croissance de ce marché de services sur la période 2017 – 2021, qui sera supérieure à 22% (contre 4% pour les services IT). Et enfin la dynamique sur 2021, date à laquelle le marché des services IoT devraient représenter plus de 30% du marchés des services IT.

La Rédaction, Digital CMO

Pour en savoir plus sur les prévisions de PAC

 

 

Brand Voice digital : Grâce à l’automatisation des données collectées sur le terrain en temps réel, via l’Internet des objets, il est désormais possible avec le numérique de produire de la nourriture, du carburant ou des fibres plus efficacement que jamais.

Avec une population mondiale estimée à plus de 9 milliards de personnes d’ici 2050, les chercheurs estiment que la production agricole doit doubler pour répondre aux demandes imminentes.

La Commission nationale de l’APLU (Association of Public and Land-grant Universities) a récemment annoncé un effort global et coordonné pour relever ce défi. La commission a également souligné l’importance de la mise en place de divers efforts transdisciplinaires, tels que celui développé entre Hewlett Packard Enterprise (HPE) et l’Université Purdue (Indiana), qui abrite l’une des plus grandes écoles d’agriculture du monde.

Pour produire de la nourriture, du carburant et des fibres plus efficacement que jamais, Purdue collabore avec HPE afin de combiner recherche, innovations et technologies telles que l’Internet des objets (IoT) pour révolutionner la recherche agricole avec l’agriculture numérique.

Comment l’agriculture numérique peut-elle faire cette différence? Par exemple, plutôt que de mesurer manuellement et d’entrer des données concernant les caractéristiques d’humidité de 45 000 échantillons de maïs, les capteurs IoT peuvent intégrer de nombreuses indications en temps réel, alors que les plantes sont encore sur le terrain, ce qui permet d’effectuer les modifications nécessaires immédiatement*.

“Purdue est le banc d’essai de l’agriculture numérique associée à l’IoT, pour améliorer la découverte et le développement économique”, explique Karen Plaut, Ph.D., doyenne par intérim du Purdue University College of Agriculture. « Nous travaillons à transformer l’agriculture en Amérique et dans le monde. »

Traiter des téraoctets de données chaque jour

Basé sur la station de recherche de l’ACRE (Agronomy Center for Research and Education) de l’université Purdue, les projets d’agriculture numérique collectent des téraoctets de données quotidiennement, en utilisant plusieurs types de capteurs, de caméras et de relevés. Pour regrouper, traiter et transmettre de tels volumes de données au supercalculateur HPE de Purdue, l’université tire parti d’une combinaison de technologies informatiques sans fil et de pointe de HPE et d’Aruba, une société de Hewlett Packard Enterprise.

Ce traitement est fondé sur le recours à des points d’accès robustes Aruba de la série 270 et par les contrôleurs de mobilité Aruba de la série 7000, afin de fournir des communications et des transmissions de données rapides et sécurisées. Pour la visibilité et l’optimisation Wi-Fi, Purdue utilise AirWave pour une gestion et un dépannage rationalisés, ce qui permet de s’assurer que les ressources restent concentrées sur la recherche agricole plutôt que sur l’administration réseau.

HPE Edgeline IoT Systems fournit une connectivité sécurisée et continue avec les capacités de “deep learning” nécessaires pour traiter les résultats de recherche de Purdue de façon cohérente.

Si l’on tient compte des milliers de projets de recherche sur le déficit alimentaire, la sécurité, la traçabilité, ou encore la nécessité de développer une agriculture durable, il est aisé de mesurer l’impact d’une automatisation de la collecte et de l’analyse des données avec les solutions HPE et Aruba.

Les chercheurs de Purdue construisent et expérimentent également des drones, pour améliorer l’efficacité de la collecte de données sur la croissance des plantes. Actuellement, les images captées par les drones sont téléchargées puis distribuées aux différentes unités de recherche, afin d’étudier leur pertinence. Dans le futur, les caméras des drones pourraient transmettre des images en temps réel via l’infrastructure HPE Aruba pour que les producteurs puissent prendre des décisions fondées sur des données scientifiques.

* “Le nouveau bâtiment de recherche agricole prouve qu’il est possible d’améliorer la santé et le bien-être de chaque individu sur la planète et qu’il n’est pas seulement conçu pour les agriculteurs”.

Le classement des 20 meilleurs projets IoT de 2017 (réalisé par l’IoT Institute), montre que tous les industriels sont désormais engagés, en général avec les grands acteurs de l’IT, eux-mêmes de plus en plus impliqués.

Le classement proposé par l’IoT Institute pour 2017 cite d’abord les sociétés utilisatrices plutôt que leurs fournisseurs, qui sont désormais de plus en plus souvent les grands noms du secteur IT plutôt que de petites entreprises ou des startups dédiées. Dans ce panorama qui résume le “top 20” d’IoT Institute, les entreprises sont citées par ordre alphabétique et non sous la forme d’un classement.

ABB : la robotique intelligente

ABB a largement adopté le concept de “maintenance prédictive”, en utilisant des capteurs connectés pour surveiller les besoins d’entretien de ses robots sur les cinq continents et déclencher des réparations avant la rupture des pièces.

Airbus: l’usine du futur

Les avions de ligne sont faits de millions de composants et exigent des dizaines de milliers d’étapes de montage. Lle coût des erreurs au cours du processus peut être énorme. Pour faire face à la complexité, Airbus a lancé une initiative de fabrication numérique appelée “Factory of the Future” pour rationaliser les opérations et renforcer la capacité de production. L’entreprise a intégré des capteurs aux outils et machines de l’atelier et a donné aux travailleurs des technologies portables, y compris des lunettes intelligentes industrielles, conçues pour réduire les erreurs et renforcer la sécurité sur le lieu de travail.

Amazon : réinventer l’entreposage

L’idée de base de la technologie Kiva, qu’Amazon a acquise pour 775 millions de dollars en 2012, est qu’il est plus logique de faire localiser des palettes de produits par des robots plutôt que d’avoir des employés à la recherche des produits. En 2014, les robots ont aidé l’entreprise à réduire ses coûts d’exploitation de 20%, selon Dave Clark, vice-président senior chez Amazon.

Boeing : utiliser l’IoT pour améliorer l’efficacité de la fabrication

Boeing travaille aujourd’hui sur l’objectif de rendre ses offres de services plus importantes que ses produits, tout en étant le fournisseur d’informations le plus précieux dans l’aviation. L’entreprise a déjà fait des progrès significatifs dans la transformation de son activité. Boeing et sa filiale Tapestry Solutions ont déployé de manière agressive la technologie IoT pour améliorer l’efficacité dans les usines et les chaînes d’approvisionnement. La société augmente également les volumes de capteurs connectés embarqués dans ses avions.

Bosch : évolution du programme “Track and Trace”

En 2015, Bosch a lancé ce qui serait le premier banc d’essai du Consortium Internet Industriel. La principale source d’inspiration du programme Track and Trace est que les travailleurs passent une grande partie de leur temps à chercher des outils. L’entreprise a donc ajouté des capteurs à ses outils pour les suivre, à commencer par un outil sans fil. À mesure que la résolution du suivi devient plus précise, Bosch prévoit d’utiliser le système pour guider les opérations d’assemblage.

Caterpillar : un pionnier de l’IoT

Fabricant d’équipements lourds, Caterpillar est depuis longtemps un pionnier de l’IoT. Récemment, l’entreprise a montré les fruits de ses investissements dans la technologie. Par exemple, lorsqu’on voit comment il utilise l’IoT et la réalité augmentée pour donner aux opérateurs de la machine une vue d’ensemble du processus de fabrication et de maintenance, depuis les niveaux de carburant jusqu’au moment où les filtres à air doivent être remplacés.

Fanuc : aider à minimiser les temps d’arrêt dans les usines

Le fabricant de robots Fanuc s’attache à réduire les temps d’arrêt dans les installations industrielles. L’utilisation de capteurs au sein de sa robotique, en association avec des analyses basées sur le cloud, permet à l’entreprise de prédire quand une défaillance est imminente. En 2016, General Motors a décerné au système Zero Downtime (ZDT) de Fanuc le “prix de l’innovation fournisseur de l’année”.

Gehring : un pionnier dans la fabrication connectée

Gehring Technologies, une entreprise de 91 ans spécialisée dans la fabrication de machines pour l’affûtage du métal, a commencé tôt à adopter la technologie IoT. Désormais, elle permet à ses clients de suivre en temps réel des indicateurs concernant le fonctionnement des machines Gehring avant de passer commande.

Hitachi : une approche intégrée de l’IoT

La société japonaise se démarque des autres sociétés industrielles en termes d’intégration et d’expérience, à travers les technologies opérationnelles et informatiques. Alors que la plupart des autres groupes industriels s’appuient sur des partenariats pour combler les lacunes dans leurs connaissances IoT, Hitachi est plus indépendant. La société compte plus de 16 000 employés concentrés sur la technologie. Bien qu’il offre une plate-forme IoT connue, sous le nom de Lumada, Hitachi fabrique également une pléthore de produits tirant parti des technologies connectées, y compris les trains, que l’entreprise commence à vendre en tant que service. Hitachi a également développé un modèle de production amélioré par l’IoT qui, selon elle, a réduit ses délais de production de moitié au sein de sa division Omika Works, qui fabrique des infrastructures pour l’électricité, la circulation, la sidérurgie et d’autres industries.

John Deere : tracteurs autonomes et plus

Comme le domaine de l’agriculture devient plus une science et moins un art transmis de génération en génération, John Deere répond en déployant la technologie de l’Internet des objets – peut-être plus particulièrement avec les tracteurs autonomes. Comme le Washington Post l’a écrit en 2015, Google n’a pas mené la révolution du véhicule autonome : John Deere l’a fait. L’entreprise se trouve également être un pionnier dans la technologie GPS. Les systèmes les plus avancés utilisés dans les tracteurs sont précis à 2 centimètres. En outre, la société a déployé la technologie télématique pour des applications de maintenance prédictive.

Kaeser Kompressoren : l’air comme un service

Fondé en 1919, le fabricant allemand de pompes à air, de sécheurs et de filtres à air comprimé innove en matière d’intégration des communications numériques dans ses produits. La société propose des “jumelles numériques” pour ses produits et prend en charge la maintenance prédictive. L’une des innovations les plus remarquées de cet industriel a été de commercialiser la production d’air sous la forme d’un service, ce qui est une évolution remarquable pour une entreprise qui vend des machines depuis un siècle.

Komatsu : innovation dans l’industrie minière et l’équipement lourd

Le fabricant d’équipement lourd japonais a une pléthore d’innovations liées à l’IoT. A partir de 2011, il a déployé des technologies connectées dans ses sites de production japonais. Komatsu a relié tous ses robots à ses installations de production centrales à Internet, ce qui permet aux gestionnaires de surveiller en temps réel les opérations internationales. L’entreprise est une force innovante dans le secteur minier. Ses énormes camions autopropulsés peuvent être repérés dans “Mine of the Future” en Australie de Rio Tinto . Komatsu a récemment acquis le fabricant d’équipements miniers américain Joy Global, qui avait développé des foreuses connectées pour l’extraction du charbon lesquelles peuvent envoyer jusqu’à 7 000 points de données par seconde au centre de données de l’entreprise, sans liaison filaire

KUKA : vers la robotique connectée

Le spécialiste allemand de la robotique KUKA a une stratégie IoT qui s’étend à des usines entières. Par exemple, Jeep a demandé à l’entreprise de contribuer à la construction d’une usine capable de produire une carrosserie toutes les 77 secondes. L’entreprise a répondu en aidant son client à construire une usine compatible IoT, avec des centaines de robots reliés à un cloud privé. L’usine peut produire plus de 800 véhicules par jour.

Maersk : pour une logistique intelligente

Expédiant des millions de conteneurs dans 121 pays à travers le monde, la compagnie maritime danoise a adopté l’Internet des objets pour suivre ses actifs et optimiser la consommation de carburant et les routes de ses navires. La technologie s’est avérée particulièrement utile pour les conteneurs réfrigérés, dont le contenu pourrait se gâter en l’absence de contrôle de la température. Sachant que l’entreprise dépense un milliard de dollars par an pour le transport de conteneurs d’expédition vides, Maersk a fait appel à des capteurs et à des analyses de données pour savoir comment il les stocke et les localise. La société utilise la technologie blockchain pour optimiser ses opérations d’approvisionnement.

Magna Steyr : fabrication d’automobiles intelligentes

Le constructeur automobile autrichien Magna Steyr est un précurseur en matière d’usines intelligentes. La société, qui compte 161 000 employés dans le monde, peut suivre précisément les actifs allant des outils aux pièces de véhicules, en générant automatiquement un réapprovisionnement si nécessaire. Magna teste également l’utilisation de “l’emballage intelligent”, en l’améliorant avec Bluetooth, pour aider à suivre les composants dans ses entrepôts. Des véhicules autonomes au sein de ses installations aident repérer les composants lors du montage, optimisant dynamiquement les itinéraires. Magna a une longue histoire dans la fabrication automobile sur mesure, construisant différents types de voitures sur la même chaîne de montage depuis 1999. Maintenant, elle utilise la technologie portable pour guider ses employés dans la production de véhicules sur mesure. L’année dernière, l’entreprise a remporté le prix “Automotive Innovations” du Center of Automotive Management.

Microgrid : innovations en temps réel

RTI et une poignée de partenaires ont créé une technologie innovante qui divise le réseau électrique en une gamme de microgrids qui peuvent chacun être gérés séparément. Cette stratégie peut aider les services publics à gérer le réseau complexe d’énergie qui va des panneaux solaires aux éoliennes en passant par le gaz naturel traditionnel, le charbon et les centrales nucléaires. Une telle technologie microgrid deviendra une nécessité. La méthode monolithique traditionnelle de transmission de l’énergie électrique n’est tout simplement pas à la hauteur de la gestion d’une grille qui tire l’essentiel de son énergie de sources renouvelables.

North Star BlueScope Steel : assurer la sécurité des travailleurs

La technologie portable a bénéficié progrès remarquables et remarqués depuis la création de Fitbit il y a une décennie, mais les cas d’utilisations sous-jacents pour la plupart des appareils portables grand public n’ont visiblement pas suffisamment évolué depuis cela. Dans le domaine industriel, cependant, le fabricant d’acier North Star BlueScope Steel a déployé des vêtements portatifs dans des casques et des bracelets, pour un projet de validation de principe visant à aider les gestionnaires à surveiller la sécurité des employés et à repérer les scénarios dangereux avant qu’ils ne causent des blessures. Les wearables suivent également les paramètres de santé tels que la température corporelle, le pouls et les niveaux d’activité, permettant aux superviseurs de donner une pause aux travailleurs taxés lorsque cela est nécessaire. De plus, le North Star BlueScope Steel utilise des capteurs connectés pour surveiller les températures extrêmes de l’environnement ainsi que la présence de radiations et de gaz toxiques.

Rio Tinto : la mine du futur

Le conglomérat minier britannico-australien a lancé une initiative minière automatisée innovante à Pilbara, une région isolée de l’Australie occidentale, avec d’importantes mais profondes réserves de minerai de fer. Les camions sans conducteur et les trains transportent le minerai loin des sites miniers, tandis qu’une technologie de forage autonome permet à un travailleur à distance de superviser plusieurs exercices à partir d’une seule console. Les navires pourraient également à l’avenir être “sans pilote”. La société possède un centre de contrôle, à Perth, qui se connecte à ses mines ainsi qu’à ses opérations ferroviaires et portuaires, où des ingénieurs, des analystes, des programmeurs et des techniciens guident à distance les opérations minières.

Shell : inventeur de champs de pétrole intelligent

Nommée entreprise pétrolière la plus innovante dans une enquête de Rigzone en 2016, Shell rapporte que ses champs de pétrole intelligents peuvent obtenir 10% de pétrole en plus et 5% de gaz en plus que les champs traditionnels. L’entreprise relie ses puits de haute technologie à un câble à fibre optique, qui permet aux employés distants de surveiller les opérations à distance. La société a récemment lancé une initiative de jumelage numérique pour une plate-forme offshore dans le sud de la mer du Nord.

Stanley Black & Decker : la technologie connectée pour la construction et au-delà

Le fabricant d’outils est un pionnier de l’IoT à plusieurs égards. La société, qui exploite 16 unités de fabrication, a déployé des technologies connectées pour tout, de la sécurité commerciale à ses installations de production en passant par l’outillage connecté utilisé dans les usines de ses clients. Le programme d’usine intelligente de la société à Reynosa, au Mexique, a entraîné une augmentation de 24% de la production de bois. Cependant, l’entreprise s’illustre plus particulièrement avec son initiative de localisation des matériels, qui utilise des signaux radio pour surveiller l’emplacement des outils, surveiller les progrès de la construction et se conformer aux règles de l’OSHA (Occupational Safety and Health Administration). La division DeWalt de la société lance également une initiative appelée “Construction Internet of Things”, qui utilisera un réseau maillé Wi-Fi et une plateforme IoT pour surveiller les travailleurs et l’équipement sur le chantier. Déjà, DeWalt a débuté un service de batterie connectée qui peut non seulement surveiller les niveaux des batteries, mais arrêter les outils si un voleur tente de les retirer d’une zone définie.