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Avec les rumeurs sur l’obsolescence programmée sur l’iPhone, mais aussi les tendances sur le zéro papier et bien sûr les enjeux liés à la consommation d’énergie, le secteur des nouvelles technologies est en première ligne sur les sujets de développement durable. Une étude en cours menée par Spoking Polls laisse à penser que la maîtrise de l’obsolescence technologique ne repose pas que sur des considérations financières.

Selon les premiers résultats de l’étude, si la maîtrise de l’obsolescence technologique est une évidence pour toutes les entreprises interrogées (81 %) ce n’est pas uniquement dû à la volonté de faire des économies sur le plan financier. Elles sont, pour l’instant, seulement 41 % à donner cette raison. C’est aussi pour elles la possibilité de montrer que l’entreprise est engagée en matière de développement durable (17%) et de maîtriser le rythme d’intégration de l’innovation (17%).

Les autres questions de l’étude devraient permettre de trouver d’autres explications. On demande par exemple quels sont les produits les plus concernées par l’obsolescence technologique (PC, Mac, smartphone, imprimante…) ou quelles sont les fonctions les plus sensibles à l’allongement de la durée de vie des produits IT. Ou encore quels sont les enjeux ayant un impact sur leur stratégie de conservation des équipements IT & telecom (règles financières, productivité…) et les critères priorisés lors des achats de ces équipements.

Egalement un enjeu de développement durable ?

Les résultats devraient permettre de mieux comprendre les stratégies qui pourraient se dessiner dans le domaine par les entreprises. On connaîtra notamment la politique de renouvellement des équipements IT & Telecom qu’elles souhaitent mener. Les personnes interrogées se positionnent enfin sur les actions à engager en faveur du développement durable en bonne intelligence avec le fonctionnement de leur entreprise (meilleure robustesse des produits, recyclage…). Il leur est en particulier demandé si elles sont prêtes à acheter des produits IT reconditionnés et quels seraient les freins potentiellement d’un recours au reconditionnement.

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Selon la société d’études Tractica on y voit plus clair désormais sur les services et les applications qui sont développées grâce à l’IA. Dans son dernier rapport, la société d’études américaine recense 10 segments de marché et un éco-sytème de 1 000 fournisseurs. Le signe de la naissance d’un véritable marché.

Selon la société d’études Tractica, l‘écosystème du marché de l’intelligence artificielle se développe et se diversifie rapidement, avec notamment un référentiel de 1 000 entreprises dont les services et les innovations sont concentrés sur ce marché. Ce rapport devrait permettre aux entreprises et aux investisseurs d’y voir plus clair sur un marché  qui, aux yeux de beaucoup d’analystes, reste  principalement articulé autour de développements et calculs informatiques bénéficiant de la puissance informatique du cloud. En résumé, un simple marché de services informatiques.

Tractica remarque cependant  qu’au delà des simples  outils de calcul informatique, une offre  plus étendue de fournisseurs de solutions, de plate-forme et de services professionnels axés sur les applications est en train de se constituer. Le rapport d’études  identifie plus de 1 000 entreprises positionnées sur l’innovation dans le domaine de  l’intelligence artificielle, dont certaines sont des poids lourds technologiques bien connus, mais dont beaucoup sont des start-ups qui se concentrent sur des applications d’intelligence artificielle spécifiques comme par exemple les assistants vocaux. Dans son étude, Tractica constate également  que  par rapport à il y a quelques mois, le marché de l’intelligence artificielle commence à se structurer autour d’applications réelles avec notamment plusieurs segments de marché bien identifiés. Tractica identifie ainsi les marchés suivants : l’hyperscalaire (NDLR : la puissance informatique) et les  services professionnels, les  plateformes d’assistants numériques virtuels (VDA), les plateformes de développement de l’IA, le marché de la vision informatique (CV), celui du  traitement du langage naturel (Natural Language Processing), de l’apprentissage automatique (Deep Learning),  et du raisonnement machine (Machine Raisoning) et pour finir le marché lié aux infrastructures informatiques (matériel, réseau, stockage) et bien sur les composants.

Selon les données du site Culture Banque reprises par Statista, Orange aurait acquis depuis son lancement il y a près d’un an environ 200 000 clients. Un niveau encore loin de celui de Boursorama et ING Direct qui ont tous les deux dépassé le million de clients. Pour se développer Orange mise sur une augmentation de sa prime d’acquisition  tandis que de nombreuses start-ups se positionnent sur les services.

Il y a près d’un an, Orange Bank annonçait son lancement sur  le marché trés concurrentiel  des banques en ligne. La banque de l’opérateur, qui s’est fixée un objectif de 2 millions de clients d’ici 10 ans, devrait tout juste avoir passé le cap des 200 000 clients selon les informations données par le site Culture Banque. Même si les acteurs de la banque en ligne bénéficient de l’ouverture du marché depuis  la loi sur la mobilité  bancaire visant à renforcer la concurrence sur les frais bancaires, le décollage de la banque en ligne est moins rapide que prévu. D’une part, parce que les banques traditionnelles ont renforcé leurs offres en ligne et surtout d’autre part, parce que de nombreuses start-ups se sont positionnées sur des  services bancaires innovants  tant pour les particuliers que pour les entreprises.
La course à l’innovation par les services est un axe important de conquête et de fidélisation des clients et les banques traditionnelles l’ont bien compris en rachetant notamment des jeunes pousses comme, par exemple, la Société Générale l’a fait avec la jeune entreprise Treezor. Celle-ci  a développé une plateforme technique de services bancaires et de paiement via des API qu’elle met à disposition des banques mais aussi des acteurs du e-commerce ou des Fintechs. Ces services permettent notamment de personnaliser des cartes de paiement pour des particuliers ou des entreprises. C’est donc bien aussi sur le terrain des innovations technologiques que va se jouer l’avenir de la banque en ligne.

 

 

La société d’études IDC vient de publier une série de chiffres sur la montée en puissance de la robotisation en Europe. Elle prévoit notamment que 21 milliards de dollars seront investis dans les robots en 2022 en Europe  contre 15 milliards de dollars en 2018. Des chiffres faibles au regard des innovations en automatisation annoncée. 

Selon les chiffres de la société d’études,  le taux de croissance annuel moyen  du marché des robots en Europe ne devrait pas dépasser en moyenne 10 % sur la période 2018-2022. Un taux de croissance finalement assez faible sur un secteur aussi innovant mais dont le développement inquiète en Europe notamment en terme d’emplois.

C’est sans doute ce qui explique que la société d’études ne prévoit pas un développement multi-sectoriel de ce marché. Selon IDC, le marché des robots restera concentré sur  des secteurs traditionnels comme la distribution BtoC mais aussi la distribution professionnelle où l’on voit bien l’usage que l’on pourrait faire des robots en matière de transport autonome ou de drones. Parmi les autres secteurs porteur,  IDC cite l’énergie, les équipements collectifs,  les transports mais aussi  le secteur public. On note  également la prudence des prévisions d’IDC en terme d’usages. IDC estime que les robots serviront à 52 % à des usages industriels dans l’équipement ou le nucléaire. En revanche le cabinet d’études prévoit une percée modeste des usages (8 % du total ) dans le secteur domestique et concède que 41 % de la demande future sera liée à de nouveaux usages. Au total une vision prudente de ce marché alors que plusieurs innovations majeures pourraient révolutionner l’automatisation de nombreux métiers. Les avancées dans la blockchains, l’intelligence artificielle ou encore les interfaces vocales  devraient robotiser un grand nombre de fonctions dans le secteur tertiaire  et du commerce.  Combiner ces innovations aux robots sera sans doute un des facteurs d’un développement plus large et plus important de ce marché.

Apple, qui vient d’annoncer de nouveaux modèles (iPhone XS, iPhone XS Max et l’iPhone XR), continue de miser sur une augmentation moyenne de ses prix. Une stratégie qui lui a réussit jusqu’à présent mais qui pourrait être plus difficile à maintenir dans le futur dans le contexte d’augmentation des droits de douane aux Etats-Unis et des tendances marketings défavorables à l’obsolescence programmée.

Comme l’indique le graphique publié par Statista, le prix de l’iPhone s’est envolé à partir du modèle 6S. Comme l’indique le  graphique de Statista, le premier iPhone – lancé en juin 2007 aux États-Unis – était plutôt cher à 499 dollars pour 4 gigaoctects. Puis les tarifs ont progressivement baissé avant de repartir à la hausse à partir de l’iPhone 4S et surtout à partir du modèle 6S. La nouvelle génération annoncée hier par Apple pour 2018 consolide cette stratégie avec un prix moyen au dessus des 1 000 € et une gamme avec des modèles de plus en plus grands. Une stratégie qui semble lui réussir puisque onze plus tard se sont plus d’un milliard de smartphones qui ont été vendus après la sortie de son premier iPhone en 2007.  Première capitalisation boursière depuis cet été, Apple continue à miser sur le haut gamme technologique et le design pour garder son rang. Deux facteurs pourraient cependant pénaliser cette stratégie dans le futur.

Trump fait chuter le cours de bourse d’Apple avant le lancement de ses nouveaux iPhone

En déclarant que pour éviter d’avoir à payer les droits de douane sur les produits importés de Chine, Apple n’avait qu’à cas rapatrier la production de ses iPhone aux Etats-Unis, le président Trump à fait baisser lundi sensiblement son cours de bourse par ses déclarations. D’autant qu’Apple s’est empressé de déclarer que dans ce  cadre il  devrait augmenter les prix de ses iPhone de 20% pour compenser une éventuelle augmentation du coût du travail liée à une relocalisation du montage final du smartphone sur le sol américain.  De quoi affoler les milieux financiers qui se posent des questions sur la bonne stratégie d’Apple en matière de prix notamment vis à vis de ses concurrents chinois. Au delà de cette actualité se sont sans doute les tendances marketings actuelles sur la fin de l’obsolescence programmée qui inquiètent le plus les investisseurs.  Un iPhone au prix psychologique trop cher et la montée en puissance de ces tendances pourraient limiter les parts de marché de la firme à la pomme.

 

 

Le marché du smart home est-il enfin en phase de décollage ? C’est la tendance semble-t-il observée par Statista dans son rapport Digital Market Outlook publié à l’occasion du Salon IFA 2018 qui se déroule du 31 août au 5 septembre à Berlin.

Au regard des données actualisées du rapport d’études  Digital Market Outlook de Statista, les maisons des Européens sont de plus en plus intelligentes. En 2018, cette étude  estimait que 10,4 % des logements français seraient équipés d’appareils connectés, soit une progression d’environ 3 % par rapport à 2017. Cela reste néanmoins bien moins qu’en Norvège, où plus de 30 % des logements en disposent. Dans l’ensemble, les pays du Nord de l’Europe sont les plus avancés dans l’adoption d’objets connectés pour la maison. Bien que le marché du smart home tarde à décoller l’innovation dans ce secteur permet de penser que le taux d’équipement des ménages dans ce domaine va progresser. Une tendance que l’on peut constater sur Le salon IFA 2018 dédié aux nouvelles technologies grand public qui se déroule jusqu’au 5 septembre à Berlin et où les innovations autour des objets connectés dominent.

Comme c’est souvent le cas en France, il faudra sans doute une incitation fiscale ou réglementaire pour voir véritablement le marché décoller en France. Mais la poussée des tendances écologiques est favorable au développement de ce marché tout comme les préoccupations des français en matière de sécurité.

 

Statista vient de publier une étude sur les 1 000 premiers sites de eCommerce aux Etats-Unis. Si Amazon continue à dominer largement comme le montre l’illustration, la forte croissance enregistrée attire de plus en plus de nouveaux entrants. 

Une croissance attendue du eCommerce de 11 % par an aux US

Selon l’étude publiée par Statista, le marché du commerce électronique aux États-Unis s’établit aujourd’hui à 398 milliards de dollars. Selon les données de l’étude la croissance attendue sera de 11 % par an en moyenne jusqu’en 2020.  Si Amazon continue à largement dominer le marché américain comme l’indique  l’infographie fournie par Statista, le marché semble s’ouvrir  de plus en plus à de nouveaux entrants.

L’étude « The US eCommerce Market 2018 » est d’ailleurs  basée sur une analyse des 1 000 plus grands magasins en ligne. Il répertorie notamment les sites  en fonction des ventes nettes générées en 2017 aux États-Unis. Une étude qui devrait intéresser les grands acteurs de la distribution française  à quelques semaines de la  Paris Retail Week dont le thème principale sera le Smart Phygital. Un modèle hydride que tentent de développer tous les acteurs du retail français pour résister à la montée en puissance des pure player de e-commerce. Selon une analyse récente du cabinet Deloitte il semble que ce modèle soit le seul qui puisse résister à la poussée des pure player du eCommerce en Europe.

 

Selon la société d’études Spoking Polls, le marché français de l’intelligence artificielle en en train d’enregistrer une progression record : 283 M€ en 2018, soit une croissance de 89% par rapport à 2017.

En France, la fusée « marché de l’intelligence artificielle » (IA) est lancée. Selon l’analyse de la société d’études Spoking Polls, les investissements dans les solutions logicielles dédiées à l’IA devraient être supérieures à 283 M€ en 2018 (soit + 89% par rapport à 2017). Deux facteurs incitent à augmenter cette estimation. La première est que la prévision de Spoking Polls écarte les dépenses en matériels et en services numériques. La seconde est qu’elle ne tient pas compte des prestations de conseil associée à la « transformation humaine » liées à la montée en puissance de l’intelligence artificielle (évolutions des méthodes de travail, nouvelles organisations, nouvelles pratiques managériales, formations, etc.) Selon cette lecture, les investissements avoisineraient près de 1  milliard d’euros dès cette année précisent les auteurs de cette étude, et ce sont les grands cabinets de conseils et d’audit (de type Deloitte, KPMG, Accenture, EY, Capgemini et les acteurs  du BPM au sens large, comme Webhelp…) qui devraient en bénéficier en premier lieu. Cela étant dit, l’étude de Spoking Polls nous propose de nous projeter en 2023 et d’estimer le poids de ce marché dans 5 ans.

L’IA en France : plus de 10 milliards € en 2023

Selon l’étude de Spoking Polls, le marché français de l’IA devrait représenter plus de 1,5 milliard d’euros en 2023. Mais si l’on prend en compte les investissements nécessaires en matériels et en services numériques, on atteint 4,5 milliards d’euros. Et si l’on inclut les services de conseil, on passe la barre des 10 milliards d’euros. De fait, on mesure mieux l’enjeu de l’investissement consenti fin mars 2018 par l’Etat français : 1,5 milliard d’euros d’ici fin 2022 (voir l’article de Digital CMO sur le sujet).

Par ailleurs, l’étude de Spoking Polls prévoit un « renversement de tendance » en 2020. En 2018 et l’an prochain, la part des startups dans les investissements dans l’IA sera supérieure à 50%. En 2020, ce sont les entreprises dites « traditionnelles » qui prendront le relais et représenteront plus de la moitié des investissements. Quant aux startups, l’étude de Spoking Polls ne se hasarde pas à affirmer que la montée en puissance de l’IA permettra l’émergence de « licornes » françaises (une licorne étant selon la définition une startup valorisée à plus d’1 milliard de dollars), mais les auteurs indiquent que l’écosystème français des startups « était très segmenté en 2017 et le restera en 2018 ».

Métiers et secteurs porteurs

Autre point : l’analyse précise que les investissement dans l’intelligence artificielle vont se concentrer en France sur trois métiers et dans trois secteurs d’activité. En ce qui concerne les métiers, les trois fonctions les plus concernées sont selon Spoking Polls « le marketing et communication, le service financier et le département informatique ». Pour ce qui est des secteurs d’activité, l’étude explique que la croissance du marché français sera principalement tirée par les secteurs « commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration » (23%), « Activités financières et d’assurance » (21%) et « Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale » (15%).

La Rédaction, Digital CMO

Le capital risque américain continue à alimenter la bourse américaine avec de nouvelles sociétés. Après l’introduction de Snapchat, Dropbox a enfin fait son entrée en bourse dans de bonnes conditions de valorisation pour les actionnaires historiques. La société américaine de stockage dans le cloud continue cependant à perdre de l’argent.

Dropbox a réussi son  entrée au Nasdaq,  puisque le prix de son action, fixé à 21 dollars, dépasse les prévisions des observateurs et témoigne d’une demande forte des investisseurs, selon les principaux observateurs de marchés technologiques. Ce prix par action permet à Dropbox de disposer à son entrée en bourse d’une valorisation supérieure à celle de Linkedin lors de son introduction mais inférieure à celle de Twitter, comme l’illustre le graphique de Statista.

Un milliard de dollars de CA et 111 M$ de pertes en 2017

Au regard de ses performances en termes de chiffres d’affaires au cours de l’année passée, la valorisation de Dropbox semble justifiée. La société de stockage en mode cloud a effet enregistré 1,11 milliard de dollars de chiffre d’affaires en 2017, contre 844,8 millions de dollars un an plus tôt. En revanche, la société n’est pas encore profitable et la perte a atteint 111,7 millions de dollars l’an dernier, contre 210,2 millions de dollars en 2016. Une forte réduction du déficit, qui devrait se poursuivre cette année. Mais la confiance des investisseurs ne se situe pas à ce niveau. Les analystes estiment que Dropbox a un potentiel de conversion au payant de sa base installée très important. La société américaine revendique 11,0 millions d’utilisateurs payants (sur un total de 500 millions) dans 180 pays fin 2017, contre 8,8 millions d’abonnés un an auparavant, pour un revenu annuel moyen de 111,91 dollars. La levée de fonds opérés devrait lui  permettre d’intensifier la conversion des utilisateurs gratuits, notamment dans les entreprise, où les services informatiques ne peuvent pas toujours offrir la souplesse du cloud en matière de partage et de stockage de données.

La Rédaction, Digital CMO

 

 

Google, Amazon, Facebook, Microsoft, tous ces géants de la tech américaine ont encore enregistré une hausse importante de leurs revenus en 2017, mais c’est la firme à la pomme qui affiche la meilleure performance avec un chiffre d’affaires frôlant les 230 milliards de dollars. Les statistiques sont claires : les GAFAM sont,  année après année,  toujours plus gros et diversifiés. Peut-on les arrêter ?

Selon les données compilées par Statista dans le Digital Economy Compass 2018, la croissance des GAFAM a encore fait un bon en 2017 comme l’indique clairement l’infographie ci dessous mais surtout ces acteurs ont réussi à se diversifier au fil des ans. Si Facebook et Google tirent encore la majeure partie de leur revenu de la publicité, qui représente même 98 % du chiffre d’affaires du réseau social de Mark Zuckerberg, les autres ont réussi à se diversifier. Microsoft apparaît comme le plus diversifié des GAFAM, puisque seuls 62 % de son revenu découle de ses logiciels selon les données de Statista. Amazon en dehors du e-commerce  est devenu le leader mondial du Cloud avec AWS et se diversifie sur d’autres technologies comme les objets connectés avec le rachat de Ring. Quand à Apple il n’est pas complètement dépendant des ventes d’Iphone. Son activité est diversifiée dans les ordinateurs, la musique et les objets connectés. Et tous ont également des ambitions dans les services bancaires et le paiement.

Peut-on les arrêter ?

Rien donc ne semble pouvoir arrêter la marche en avant des GAFAM. Si en Asie la Chine a su  créer ses propres champions du digital, le vieux continent continue à penser que le droit et la fiscalité pourront freiner la progression des GAFAM sur le marché européen. Une stratégie qui semble avoir échoué sur le plan fiscal depuis 15 ans même si ces entreprises pourraient être visés par une taxation européenne qui devrait mettre fin aux montages fiscaux avantageux dont ils usent. De même le RGPD européen et sa déclinaison française devraient obliger les GAFAM a  plus d’obligations sur l’utilisation des données de leurs membres mais cela ne ralentira pas leur croissance fondée sur la qualité de leurs services et de leurs innovations. Les GAFAM ont le champs libre en Europe et n’ont pas de véritable concurrence.