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La société d’études IDC vient de publier une série de chiffres sur la montée en puissance de la robotisation en Europe. Elle prévoit notamment que 21 milliards de dollars seront investis dans les robots en 2022 en Europe  contre 15 milliards de dollars en 2018. Des chiffres faibles au regard des innovations en automatisation annoncée. 

Selon les chiffres de la société d’études,  le taux de croissance annuel moyen  du marché des robots en Europe ne devrait pas dépasser en moyenne 10 % sur la période 2018-2022. Un taux de croissance finalement assez faible sur un secteur aussi innovant mais dont le développement inquiète en Europe notamment en terme d’emplois.

C’est sans doute ce qui explique que la société d’études ne prévoit pas un développement multi-sectoriel de ce marché. Selon IDC, le marché des robots restera concentré sur  des secteurs traditionnels comme la distribution BtoC mais aussi la distribution professionnelle où l’on voit bien l’usage que l’on pourrait faire des robots en matière de transport autonome ou de drones. Parmi les autres secteurs porteur,  IDC cite l’énergie, les équipements collectifs,  les transports mais aussi  le secteur public. On note  également la prudence des prévisions d’IDC en terme d’usages. IDC estime que les robots serviront à 52 % à des usages industriels dans l’équipement ou le nucléaire. En revanche le cabinet d’études prévoit une percée modeste des usages (8 % du total ) dans le secteur domestique et concède que 41 % de la demande future sera liée à de nouveaux usages. Au total une vision prudente de ce marché alors que plusieurs innovations majeures pourraient révolutionner l’automatisation de nombreux métiers. Les avancées dans la blockchains, l’intelligence artificielle ou encore les interfaces vocales  devraient robotiser un grand nombre de fonctions dans le secteur tertiaire  et du commerce.  Combiner ces innovations aux robots sera sans doute un des facteurs d’un développement plus large et plus important de ce marché.

Apple, qui vient d’annoncer de nouveaux modèles (iPhone XS, iPhone XS Max et l’iPhone XR), continue de miser sur une augmentation moyenne de ses prix. Une stratégie qui lui a réussit jusqu’à présent mais qui pourrait être plus difficile à maintenir dans le futur dans le contexte d’augmentation des droits de douane aux Etats-Unis et des tendances marketings défavorables à l’obsolescence programmée.

Comme l’indique le graphique publié par Statista, le prix de l’iPhone s’est envolé à partir du modèle 6S. Comme l’indique le  graphique de Statista, le premier iPhone – lancé en juin 2007 aux États-Unis – était plutôt cher à 499 dollars pour 4 gigaoctects. Puis les tarifs ont progressivement baissé avant de repartir à la hausse à partir de l’iPhone 4S et surtout à partir du modèle 6S. La nouvelle génération annoncée hier par Apple pour 2018 consolide cette stratégie avec un prix moyen au dessus des 1 000 € et une gamme avec des modèles de plus en plus grands. Une stratégie qui semble lui réussir puisque onze plus tard se sont plus d’un milliard de smartphones qui ont été vendus après la sortie de son premier iPhone en 2007.  Première capitalisation boursière depuis cet été, Apple continue à miser sur le haut gamme technologique et le design pour garder son rang. Deux facteurs pourraient cependant pénaliser cette stratégie dans le futur.

Trump fait chuter le cours de bourse d’Apple avant le lancement de ses nouveaux iPhone

En déclarant que pour éviter d’avoir à payer les droits de douane sur les produits importés de Chine, Apple n’avait qu’à cas rapatrier la production de ses iPhone aux Etats-Unis, le président Trump à fait baisser lundi sensiblement son cours de bourse par ses déclarations. D’autant qu’Apple s’est empressé de déclarer que dans ce  cadre il  devrait augmenter les prix de ses iPhone de 20% pour compenser une éventuelle augmentation du coût du travail liée à une relocalisation du montage final du smartphone sur le sol américain.  De quoi affoler les milieux financiers qui se posent des questions sur la bonne stratégie d’Apple en matière de prix notamment vis à vis de ses concurrents chinois. Au delà de cette actualité se sont sans doute les tendances marketings actuelles sur la fin de l’obsolescence programmée qui inquiètent le plus les investisseurs.  Un iPhone au prix psychologique trop cher et la montée en puissance de ces tendances pourraient limiter les parts de marché de la firme à la pomme.

 

 

Le marché du smart home est-il enfin en phase de décollage ? C’est la tendance semble-t-il observée par Statista dans son rapport Digital Market Outlook publié à l’occasion du Salon IFA 2018 qui se déroule du 31 août au 5 septembre à Berlin.

Au regard des données actualisées du rapport d’études  Digital Market Outlook de Statista, les maisons des Européens sont de plus en plus intelligentes. En 2018, cette étude  estimait que 10,4 % des logements français seraient équipés d’appareils connectés, soit une progression d’environ 3 % par rapport à 2017. Cela reste néanmoins bien moins qu’en Norvège, où plus de 30 % des logements en disposent. Dans l’ensemble, les pays du Nord de l’Europe sont les plus avancés dans l’adoption d’objets connectés pour la maison. Bien que le marché du smart home tarde à décoller l’innovation dans ce secteur permet de penser que le taux d’équipement des ménages dans ce domaine va progresser. Une tendance que l’on peut constater sur Le salon IFA 2018 dédié aux nouvelles technologies grand public qui se déroule jusqu’au 5 septembre à Berlin et où les innovations autour des objets connectés dominent.

Comme c’est souvent le cas en France, il faudra sans doute une incitation fiscale ou réglementaire pour voir véritablement le marché décoller en France. Mais la poussée des tendances écologiques est favorable au développement de ce marché tout comme les préoccupations des français en matière de sécurité.

 

Statista vient de publier une étude sur les 1 000 premiers sites de eCommerce aux Etats-Unis. Si Amazon continue à dominer largement comme le montre l’illustration, la forte croissance enregistrée attire de plus en plus de nouveaux entrants. 

Une croissance attendue du eCommerce de 11 % par an aux US

Selon l’étude publiée par Statista, le marché du commerce électronique aux États-Unis s’établit aujourd’hui à 398 milliards de dollars. Selon les données de l’étude la croissance attendue sera de 11 % par an en moyenne jusqu’en 2020.  Si Amazon continue à largement dominer le marché américain comme l’indique  l’infographie fournie par Statista, le marché semble s’ouvrir  de plus en plus à de nouveaux entrants.

L’étude « The US eCommerce Market 2018 » est d’ailleurs  basée sur une analyse des 1 000 plus grands magasins en ligne. Il répertorie notamment les sites  en fonction des ventes nettes générées en 2017 aux États-Unis. Une étude qui devrait intéresser les grands acteurs de la distribution française  à quelques semaines de la  Paris Retail Week dont le thème principale sera le Smart Phygital. Un modèle hydride que tentent de développer tous les acteurs du retail français pour résister à la montée en puissance des pure player de e-commerce. Selon une analyse récente du cabinet Deloitte il semble que ce modèle soit le seul qui puisse résister à la poussée des pure player du eCommerce en Europe.

 

Selon la société d’études Spoking Polls, le marché français de l’intelligence artificielle en en train d’enregistrer une progression record : 283 M€ en 2018, soit une croissance de 89% par rapport à 2017.

En France, la fusée « marché de l’intelligence artificielle » (IA) est lancée. Selon l’analyse de la société d’études Spoking Polls, les investissements dans les solutions logicielles dédiées à l’IA devraient être supérieures à 283 M€ en 2018 (soit + 89% par rapport à 2017). Deux facteurs incitent à augmenter cette estimation. La première est que la prévision de Spoking Polls écarte les dépenses en matériels et en services numériques. La seconde est qu’elle ne tient pas compte des prestations de conseil associée à la « transformation humaine » liées à la montée en puissance de l’intelligence artificielle (évolutions des méthodes de travail, nouvelles organisations, nouvelles pratiques managériales, formations, etc.) Selon cette lecture, les investissements avoisineraient près de 1  milliard d’euros dès cette année précisent les auteurs de cette étude, et ce sont les grands cabinets de conseils et d’audit (de type Deloitte, KPMG, Accenture, EY, Capgemini et les acteurs  du BPM au sens large, comme Webhelp…) qui devraient en bénéficier en premier lieu. Cela étant dit, l’étude de Spoking Polls nous propose de nous projeter en 2023 et d’estimer le poids de ce marché dans 5 ans.

L’IA en France : plus de 10 milliards € en 2023

Selon l’étude de Spoking Polls, le marché français de l’IA devrait représenter plus de 1,5 milliard d’euros en 2023. Mais si l’on prend en compte les investissements nécessaires en matériels et en services numériques, on atteint 4,5 milliards d’euros. Et si l’on inclut les services de conseil, on passe la barre des 10 milliards d’euros. De fait, on mesure mieux l’enjeu de l’investissement consenti fin mars 2018 par l’Etat français : 1,5 milliard d’euros d’ici fin 2022 (voir l’article de Digital CMO sur le sujet).

Par ailleurs, l’étude de Spoking Polls prévoit un « renversement de tendance » en 2020. En 2018 et l’an prochain, la part des startups dans les investissements dans l’IA sera supérieure à 50%. En 2020, ce sont les entreprises dites « traditionnelles » qui prendront le relais et représenteront plus de la moitié des investissements. Quant aux startups, l’étude de Spoking Polls ne se hasarde pas à affirmer que la montée en puissance de l’IA permettra l’émergence de « licornes » françaises (une licorne étant selon la définition une startup valorisée à plus d’1 milliard de dollars), mais les auteurs indiquent que l’écosystème français des startups « était très segmenté en 2017 et le restera en 2018 ».

Métiers et secteurs porteurs

Autre point : l’analyse précise que les investissement dans l’intelligence artificielle vont se concentrer en France sur trois métiers et dans trois secteurs d’activité. En ce qui concerne les métiers, les trois fonctions les plus concernées sont selon Spoking Polls « le marketing et communication, le service financier et le département informatique ». Pour ce qui est des secteurs d’activité, l’étude explique que la croissance du marché français sera principalement tirée par les secteurs « commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration » (23%), « Activités financières et d’assurance » (21%) et « Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale » (15%).

La Rédaction, Digital CMO

Le capital risque américain continue à alimenter la bourse américaine avec de nouvelles sociétés. Après l’introduction de Snapchat, Dropbox a enfin fait son entrée en bourse dans de bonnes conditions de valorisation pour les actionnaires historiques. La société américaine de stockage dans le cloud continue cependant à perdre de l’argent.

Dropbox a réussi son  entrée au Nasdaq,  puisque le prix de son action, fixé à 21 dollars, dépasse les prévisions des observateurs et témoigne d’une demande forte des investisseurs, selon les principaux observateurs de marchés technologiques. Ce prix par action permet à Dropbox de disposer à son entrée en bourse d’une valorisation supérieure à celle de Linkedin lors de son introduction mais inférieure à celle de Twitter, comme l’illustre le graphique de Statista.

Un milliard de dollars de CA et 111 M$ de pertes en 2017

Au regard de ses performances en termes de chiffres d’affaires au cours de l’année passée, la valorisation de Dropbox semble justifiée. La société de stockage en mode cloud a effet enregistré 1,11 milliard de dollars de chiffre d’affaires en 2017, contre 844,8 millions de dollars un an plus tôt. En revanche, la société n’est pas encore profitable et la perte a atteint 111,7 millions de dollars l’an dernier, contre 210,2 millions de dollars en 2016. Une forte réduction du déficit, qui devrait se poursuivre cette année. Mais la confiance des investisseurs ne se situe pas à ce niveau. Les analystes estiment que Dropbox a un potentiel de conversion au payant de sa base installée très important. La société américaine revendique 11,0 millions d’utilisateurs payants (sur un total de 500 millions) dans 180 pays fin 2017, contre 8,8 millions d’abonnés un an auparavant, pour un revenu annuel moyen de 111,91 dollars. La levée de fonds opérés devrait lui  permettre d’intensifier la conversion des utilisateurs gratuits, notamment dans les entreprise, où les services informatiques ne peuvent pas toujours offrir la souplesse du cloud en matière de partage et de stockage de données.

La Rédaction, Digital CMO

 

 

Google, Amazon, Facebook, Microsoft, tous ces géants de la tech américaine ont encore enregistré une hausse importante de leurs revenus en 2017, mais c’est la firme à la pomme qui affiche la meilleure performance avec un chiffre d’affaires frôlant les 230 milliards de dollars. Les statistiques sont claires : les GAFAM sont,  année après année,  toujours plus gros et diversifiés. Peut-on les arrêter ?

Selon les données compilées par Statista dans le Digital Economy Compass 2018, la croissance des GAFAM a encore fait un bon en 2017 comme l’indique clairement l’infographie ci dessous mais surtout ces acteurs ont réussi à se diversifier au fil des ans. Si Facebook et Google tirent encore la majeure partie de leur revenu de la publicité, qui représente même 98 % du chiffre d’affaires du réseau social de Mark Zuckerberg, les autres ont réussi à se diversifier. Microsoft apparaît comme le plus diversifié des GAFAM, puisque seuls 62 % de son revenu découle de ses logiciels selon les données de Statista. Amazon en dehors du e-commerce  est devenu le leader mondial du Cloud avec AWS et se diversifie sur d’autres technologies comme les objets connectés avec le rachat de Ring. Quand à Apple il n’est pas complètement dépendant des ventes d’Iphone. Son activité est diversifiée dans les ordinateurs, la musique et les objets connectés. Et tous ont également des ambitions dans les services bancaires et le paiement.

Peut-on les arrêter ?

Rien donc ne semble pouvoir arrêter la marche en avant des GAFAM. Si en Asie la Chine a su  créer ses propres champions du digital, le vieux continent continue à penser que le droit et la fiscalité pourront freiner la progression des GAFAM sur le marché européen. Une stratégie qui semble avoir échoué sur le plan fiscal depuis 15 ans même si ces entreprises pourraient être visés par une taxation européenne qui devrait mettre fin aux montages fiscaux avantageux dont ils usent. De même le RGPD européen et sa déclinaison française devraient obliger les GAFAM a  plus d’obligations sur l’utilisation des données de leurs membres mais cela ne ralentira pas leur croissance fondée sur la qualité de leurs services et de leurs innovations. Les GAFAM ont le champs libre en Europe et n’ont pas de véritable concurrence.

Les 10 principaux acteurs du smartphone n’ont lancé « que » 110 nouveaux modèles en 2017, contre 155 en 2016, soit une baisse supérieure à 29% ! Principale explication : les coût liés aux lancements de nouveaux produits.

Parmi les 10 premiers acteurs du marché des smartphones, 8 ont lancé moins ou autant de nouveaux modèles qu’en 2016. C’est une évolution sans précédent pour cette industrie relativement jeune, car cela correspond à une baisse de plus de 29% du nombre de lancements (110 au lieu de 155).

En fait, les deux seules marques qui font exception à cette règle sont les industriels chinois Huawei 25 nouveaux produits au lieu de 22 l’année précédente) et Oppo (12 nouveaux modèles au lieu de 9).

C’est ce qui ressort de l’infographie publiée par Statista sur la base des chiffres de GSMArena, à l’occasion du grand rendez-vous mondial de la téléphonie mobile qu’est devenu le Mobile World Congress (MWC) de Barcelone.

On notera que la baisse la plus spectaculaire est celle d’un autre constructeur chinois (repreneur des activité PC d’IBM) : Lenovo. Dans son cas, la baisse est de 84,6% (de 26 à 4 nouveaux smartphones).

Parmi les explications, on trouve bien sûr le manque d’innovations majeures dans le domaine de la téléphonie mobile en 2017 (les principaux progrès viennent d’être annoncés lors de l’édition 2018 : forte baisse des prix, disparition quasi-total des « bord », généralisation du format 16/9ème et montée en puissance de l’intelligence artificielle), mais surtout le coût très élevé du lancement d’un nouveau modèle (publicités, actions marketing et communication…).

Dans le registre « minimaliste », on trouve les deux géants étasuniens Apple et Google, qui n’ont respectivement lancé que 3 et 2 nouveaux produits, soit ni plus ni moins qu’en 2016. Cette concentration sur un nombre restreint de nouveautés leur permet d’investir davantage sur chacune d’elles…

La Rédaction, Digital CMO

Les Echos et le site d’études Statista viennent de publier la seconde édition de leur palmarès « Les Champions de la Croissance ». Ce classement  réunit 500 entreprises françaises aux performances exceptionnelles entre 2013 et 2016. Et dans le top 10 on trouve 8 entreprises issues du digital ou de la technologie.

Dans le cadre de cette étude Statista a analysé les données de 10 000 entreprises qui ont été invitées par courrier à participer au concours. Le champion de la croissance sur cette période est un concurrent français d’Uber. Chauffeur Privé, récmment racheté par Daimler,  a réalisé une croissance de 8 000 % sur la période et réalisait en 2016 un peu plus de 48 M€ de chiffres d’affaires. Il devance un acteur de l’habillement grossiste TJMAX. Ensuite on trouve majoritairement des sociétés issues du digital ou du monde des nouvelles technologies.  Famoco (7,6 M€)  qui a développé une solution de paiement sans contact pour Android.  VLC Travel (40 M€) une agence de voyage d’affaires en ligne. Sendinblue (7,5M€)  qui a récemment levée des fonds records  pour sa plateforme SMS et email. Actility (16,5 M€), une solution de réseaux et services pour l’internet des objets qui a levé 71 millions d’euros. Allocab (6,3 M€) une plateforme de réservation de moto taxis et de VTC. My Show Must Go On, producteur d’événements vivants avec un chiffre d’affaires de 2,6 M€. S4M (15,6 M€) une adtech spécialisée dans l’analyse du traffic mobile. Et enfin Everbe (5,6 M€)   un spécialiste du conseil et recrutement en RH sur le cloud.

On pouvait déjà l’observer sur l’édition 2018 du CES de Las Vegas, les expérimentations concrètes de l’intelligence artificielle sont de plus en plus nombreuses. Preuve de ce développement rapide au niveau mondial : pratiquement tous les secteurs d’activités ont démarré des projets d’envergure, et notamment le secteur des services aux entreprises, le secteur public ainsi que celui de la santé.

Un marché qui va croître de 58 % en 2018

Selon la société d’études Tractica, les revenus mondiaux générés par les déploiements de logiciels, de matériels et de services d’intelligence artificielle (IA) passeront de 14,9 milliards de dollars en 2017 à 23,6 milliards de dollars en 2018, soit une augmentation de 58% d’une année sur l’autre. Selon le cabinet d’études, la croissance sera tirée par la maturité des technologies dans le domaine de l’analyse des données. «Les résultats des premiers déploiements d’IA en entreprise sont assez forts en termes d’amélioration de l’efficacité opérationnelle, de réduction des dépenses et d’amélioration  des analyses de données», explique Keith Kirkpatrick, analyste principal de Tractica dans le cadre de cette étude. En effet, une grande partie du succès de l’IA est due au fait que la plupart des tâches actuellement déléguées à la technologie AI sont basées sur des données et sont doc faciles à mesurer ou à comparer avec les méthodes déjà en place, font remarquer les rapporteurs de cette étude. L’IA permet d’automatiser plus de tâches. Un point de vue partagé par certains analystes qui estiment que le coût social de cette révolution informatique sera important dans tous les secteurs d’activités. Keith Kirkpatrick ajoute qu’à plus long terme, les domaines d’application du marché de l’IA iront au-delà des cas d’utilisation liés à l’analyse de données pour s’élargir à des applications sophistiquées autour de la reconnaissance d’image et qu’elle sera fondée sur l’utilisation d’un langage naturel.

De ce fait Tractica, constate que c’est dans le secteur des services aux entreprises que l’on trouve le plus  de projets basés sur l’Intelligence Artificielle. L’automatisation de nombreuses fonctions administratives, de calcul, de vérification, de support clients seront remplacés par des solutions à base d’IA. Un scénario qui en France pénalise temporairement le développement de ce secteur d’activité de l’informatique en dépit d’un écosystème de startups de plus en plus dense.

La Rédaction, Digital CMO