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En France, Hewlett-Packard Enterprise a conçu son programme dédié aux startups dès 2014. Plus de 60 jeunes entreprises ont été accompagnées par HPE depuis. La liste de celles qui seront retenues pour cette quatrième promotion (entre 15 et 20) sera dévoilée mi-mars 2018.

En France, depuis le lancement de son programme dédié aux startups, HPE a accompagné 62 jeunes entreprises innovantes. Pour ce faire, Hewlett-Packard Enterprise a mobilisé plus de 50 experts au sein de la société, marraines ou parrains, qui ont joué leur rôle de mentors pour les aider à prendre toute leur place dans la transformation numérique de l’économie et des entreprises.

Pour cette année 2018, la quatrième promotion devrait compter entre 15 et 20 startups (la liste sera dévoilée courant mars).

Cette vision stratégique de la transformation digitale est d’autant plus forte que le programme « startups » de HPE est soutenu par un nombre croissant de partenaires, d’influenceurs et d’investisseurs, dont l’accélérateur francilien Wilco (ex Scientipôle), Maddyness, Presse Citron, Digital Grenoble, France Angels, 50 partners, Serena Capital, Frenchtech In The Alps, Campus Numérique In The Alps et bien d’autres. HPE travaille, entre autres, avec Inventhys et Surycat. Opendatasoft, Nanocloud, Azetone et Tilkee ont rejoint la communauté Cloud28+, le marketing fait appel à Doz et Beekast.

Dans quels domaines les jeunes entreprises doivent-elles être actives ? Concrètement, HPE a voulu conserver un spectre très large, qui va de l’IoT à la mobilité, en passant par le cloud computing, les fintechs  et l’ensemble des services numériques aux entreprises.

De plus, HPE ne se contente pas de demander à « ses » experts d’ouvrir leur carnet d’adresse, les liens tissés avec les StartUp peuvent donner lieu à des opportunités de business concrètes et une relation dans la durée. HPE travaille sur des dossiers clients avec entre autres Inventhys et Surycat. Opendatasoft, Nanocloud, Azetone et Tilkee ont rejoint la communauté Cloud28+ crée à l’initiative du constructeur, les services marketing de Doz et Beekast sont utilisés …

Autre preuve de l’engament de HPE : les jeunes entreprises sélectionnées seront associées et/ou participeront à des événements dans lesquels la marque s’investit.  Ce sera le cas de Viva Tech 2018 (du 24 au 26 mai 2018 à la Porte de Versailles) et de nombreux autres événements.

Fin 2018, HPE aura accompagné environ 80 startups dans leurs premiers pas : « c’est notre fierté et notre contribution concrète à la transformation digitale de l’économie ! », cite Maud Samagalski, la Directrice Marketing et Communication de HPE en France (en photo).

Pascal Boiron, Digital CMO       

Le marché de la publicité digitale est de nouveau en forte croissance. Selon l’observatoire du Syndicat des Régies Internet, la  croissance a atteint 12% en 2017 et le marché des médias digitaux est désormais légèrement supérieur à 4 milliards d’euros. En 2017, la croissance a été tirée par la dynamique sur les médias sociaux et le mobile. Pour 2018, le SRI espère un meilleur partage de la valeur entre les acteurs face à la domination actuelle de Google et Facebook qui captent 78 % des investissements digitaux en France.

5 chiffres à retenir pour votre planification marketing

  • Le digital est toujours le 1er média investi par les annonceurs devant la télévision avec 34,4 % des investissements publicitaires
  • Alors que la croissance sur le display semblait pénalisée par phénomène avéré des  adblockers, ce segment enregistre une croissance positive de 12 % tirée par le format vidéo qui progresse de 38 %. La croissance du display sur le digital  est aussi tirée par les réseaux sociaux  qui accaparent 46 % des investissements pour une valeur de 669 M€. Sur les formats classiques la progression n’est que de 4 % note l’observatoire.
  • Le search et Google se portent toujours bien. La progression est de 8%, soit 50% du marché global pour un chiffre d’affaires net de 2 050 M€.
  • Le search et les médias sociaux représentent à eux seuls 78% du marché global et captent 90% des revenus sur le mobile. Le SRI constate que ces médias digitaux sont dominés principalement par Facebook et Google, qui pèsent de plus en plus sur le marché, mais aussi sur sa  croissance. Ces deux acteurs contribuent à 92% de la croissance de la publicité digitale note le SRI. Les rapporteurs de l’étude note cependant  le maintien cette année des positions des autres intervenants. »Alors qu’elle était négative en 2016, la contribution des autres acteurs est passée en 2017 en positif avec une croissance de +8% » souligne le SRI. Les autres canaux digitaux  progressent  de 7 % en dépit de la part écrasante  des investissements sur Google et Facebook. Le SRI note que le part de marché des comparateurs, de l’e-mailing est de 15% du marché global pour un chiffre d’affaire  net de 695 M€.
  • Enfin, le mobile est en forte hausse en 2017 avec  705 M€  investis par les annonceurs  et dont la croissance est tirée par le social. Hors social la part du mobile sur le display est de 24 %.

Le SRI souhaite un meilleur partage de la valeur en 2018

Pour 2018, le SRI appelle à une meilleur répartition de la valeur de ce marché. Par l’intermédiaire de Sophie Pocin, sa présidente, le SRI rappelle qu’il  a lancé de nombreuses initiatives pour se démarquer et pour restaurer la confiance des annonceurs. « Avec le Label Digital Ad Trust, le SRI et l’ensemble du marché s’engagent vers davantage d’excellence à travers une proposition de valeur enrichie, qui n’est pas sans coût pour les publishers commente Sophie Pocin. Nous considérons cette initiative comme un acte fondateur majeur d’un nouveau modèle de marché de la « publicité responsable », dont nous attendons maintenant concrètement les résultats : retour à l’équilibre et partage de la valeur rappelle-t-elle. » Il reste à l’écosystème des médias digitaux français à profiter pour 2018 d’une réglementation plus contraignante autour des données et surtout à innover dans le modèle de création publicitaire et de contenus pour séduire les annonceurs et leurs régies.
La Rédaction, Digital CMO

Laurence Faguer a fondé le cabinet Customer Insight, qui repère les innovations en digital, mobile et retail aux Etats-Unis, et aide les entreprises françaises à transposer ces stratégies qui fait leur preuve Outre-Atlantique. Elle donne ses impression sur l’édition 2018 du Retail’s Big Show de New York (14-16 janvier 2018), organisée par la National Retail Federation (NRF).

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  • Quelle est la principale tendance que vous retenez de cette édition 2018 du Retail’s Big Show ?

Laurence Faguer : Selon moi, c’est la mise en application concrète dans les points de vente des solutions fondées sur l’intelligence artificielle. Jusqu’à l’an dernier, l’intelligence artificielle était surtout considérée comme un concept, qui pouvait faire l’objet de tests. Cette année, plusieurs marques et enseignes ont présenté des cas concrets de déploiement à grande échelle. C’est une évolution fondamentale.

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L’édition 2018 du Retail’s Big Show a eu lieu à New York du 14 au 16 janvier.

  • Les enseignes de la grande distribution ne se sentent-elle pas menacées par la montée en puissance du commerce électronique, des chatbots ou des assistants vocaux ?

Laurence Faguer : Au contraire ! Elles considèrent ceci comme une chance, car «at the end of the day», c’est le taux de conversion qui s’en trouve amélioré ! Le grand sujet est comment se servir du parcours et du profil online du client pour le faire venir en magasin, grâce à l’Intelligence Artificielle (IA). De nouvelles solutions, comme Stories proposé par l’entreprise Ysance, ont été très remarquées. Autre exemple : les chatbots: c’est nouveau cette année, ils accompagnent les clients jusqu’à la commande, sur le site, le mobile ou via Facebook Messenger, avec de la reconnaissance d’images et des recommandations personnalisées qui exploitent toutes les capacités de l’intelligence artificielle.

Il y a un autre point qui donne confiance aux représentants du retail : selon une étude réalisée par IBM, près de 98% des représentants de la « génération Z » interrogés – c’est-à-dire les personnes nées entre le milieu des années 1990 et 2010 – souhaitent acheter dans un magasin physique.

  • Quel est le rôle des marques dans ce contexte ?

 Laurence Faguer : Elles sont à l’avant-garde des évolutions technologiques, notamment dans le domaine du prêt-à-porter. Des marque comme Levi’s ou American Eagle Outfitters sont allées très loin dans l’utilisation de l’intelligence artificielle pour créer un vrai « conversationnel commerce » avec le client en ligne ou sur son mobile, en l’aidant dans le choix parfait du vêtement, selon son historique d’achat, ses mensurations, ses préférences.  American Eagle Outfitters a décidé d’installer son service « social media » au sein même de sa nouvelle boutique ouverte à Union Square à New York, afin que les collaborateurs de ce service soit en contact direct avec les clients. Par ailleurs, il ne faut pas oublier le rôle moteur des marques de l’industrie du numérique dans ces évolutions. Parmi les nombreux exemples, on peut citer ceux d’Intel, de Pinterest, de Google…

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO

Consulter le blog de Laurence Faguer

Brand Voice digital : cet automne 2017, HPE a présenté à Madrid, lors de son événement mondial annuel “Discover”, les nouvelles offres de l’entreprise dans 5 domaines fondamentaux pour la transformation digitale des entreprises : le big data, l’internet des objets, les solutions de back-up, les base de données et le systèmes relationnels, tels que le plateforme HANA de SAP.   

Cette fin novembre 2017, la CEO de Hewlett Packard Enterprise a à la fois présenté son bilan, le nouveau visage de l’entreprise, les offres en cours de lancement chez HPE et son successeur à la tête de HPE, Antonio Neri.,  “Nous avons mené à bien notre notre propre transformation numérique et nous vous présentons aujourd’hui une nouvelle entreprise, à la fois plus forte et plus agile”, a expliqué Meg Whitman, actuelle CEO de Hewlett Packard Enterprise. Selon elle, le numérique sera “hyper-connecté aux équipements situés en bout de réseau, ce qui explique l’importance des technologies acquises avec Aruba.C’est là que vous interagissez avec les clients, que vous fabriquez les produits, que les collaborateurs travaillent et c’est là que les données seront analysées”.

Elle a également ajouté que les entreprises ne souhaitent désormais payer que les ressources qu’elles consomment.

Généralisation du paiement à l’usage pour les clients 

« Notre vision de l’informatique hybride, c’est de pouvoir mettre chaque charge de travail dans le bon environnement, celui-ci étant différent pour chaque application », a exposé ensuite Alain Andreoli, senior vice-Président et Directeur Général de l’entité Hybrid IT chez HPE. Dans cette perspective, HPE a créé l’entité de services “Pointnex”t et a lancé plusieurs solutions “on-premises”, réunies sous l’appellation “GreenLake”, fondées sur un paiement à l’utilisation.

Cinq solutions ont ainsi été présentées à Madrid, concernant le big data, l’internet des objets, les solutions de back-up, les base de données et le systèmes relationnels, tels que le plateforme HANA de SAP. Par ailleurs, au travers des services de conseil de son entité Pointnext, HPE aidera ses clients à définir, déployer et intégrer l’offre retenue, puis fournira des recommandations pour optimiser les systèmes et les processus.

Les exemples décrits de ce court dossier permettent d’apprécier les perspectives ouvertes par les nouvelles technologies proposées par HPE :

http://www.digitalcmo.fr/tribune-voici-comment-les-solutions-wi-fi-darubahpe-ont-permis-au-levis-stadium-de-battre-tous-les-records-de-connectivite/

http://www.digitalcmo.fr/tribune-hewlett-packard-enterprise-envoie-un-superordinateur-dans-lespace-pour-accelerer-la-mission-vers-mars/

http://www.digitalcmo.fr/tribune-comment-hpe-et-la-recherche-sassocient-sur-le-projet-intelligent-iot/?doing_wp_cron=1512411172.4045729637145996093750

http://www.digitalcmo.fr/comment-hpe-aide-les-professions-juridiques/:

http://www.digitalcmo.fr/pourquoi-hpe-a-concu-un-ordinateur-pour-lere-du-big-data/

La Rédaction, Digital CMO

Pour mieux cerner les enjeux de l’automatisation des process marketing dans les métiers de la finance, il est utile de rappeler quelques données incontournables.

La première est que, au cours des 50 prochaines années, près de 58 milliards de dollars devraient être transférés à la génération suivante, ce qui représente à la fois une opportunité et une menace pour l’industrie des services financiers. Pourquoi ? Historiquement, selon le cabinet Deloitte, les transferts de richesse ont conduit 90% des héritiers à changer leur relations avec les sociétés financières, voire à en changer. La second point à prendre en compte est que les clients sont aujourd’hui beaucoup plus à l’aise avec les technologies et exigent que les connexions numériques apportent de nouveaux services et ouvrent de nouvelles possibilités. Selon Pew Research, plus de 75% des consommateurs étasuniens de plus de 13 ans possèdent un smartphone, et trois quarts de ces propriétaires disent qu’ils qu’ils utilisent ces terminaux pour rechercher ou acheter des produits ou des services. Ce second point amène au troisième constat : une expérience connectée et multi-appareils devient incontournable.Selon les données de Google, 65% des consommateurs commencent en effet leur parcours d’achat sur un smartphone, 61% continuent sur un ordinateur et 4% continuent sur une tablette.

Autre donnée marquante : selon Edelman, 87% demandent que cet achat ait un sens. Autrement dit, les clients ne s’engagent ou ne partagent leurs données personnelles qui si la marque propose un engagement.  Cette attente est encore plus complexe en Europe, avec la mise en place en mai 2018 du RGPD* (Règlement Général  sur la Protection des Données ou GDPR, pour “General Data Protection Regulation”).

Voici trois exemples de ce que les solutions d’automatisation proposées par Marketo apportent aux acteurs de la finance.

Générations Federal Credit Union multiplie son taux de clics par 10.

La philosophie de GFCU (Générations Federal Credit Union) est simple : faire ce qu’il faut avec la génération actuelle pour démontrer à la suivante qu’elle peut lui faire confiance. Fondée en 1940, GFCU est devenue l’une des plus grandes coopératives de crédit sur le vaste territoire de San Antonio, avec plus de 52 000 membres et 560 millions de dollars d’actifs. De fait, la fidélisation de la clientèle est une priorité absolue pour GFCU. Pour cela Generations Federal Credit Union engagent sans cesse de nouvelles conversations avec ses membres et clients, leur envoie courriers et des e-mails personnalisés utilise les réseaux sociaux ou encore va directement à leur rencontre.

Concrètement, le taux d’ouverture des e-mails a triplé depuis que GFCU travaille avec Marketo et les taux de clics ont été multiplié par 10, tandis que le niveau de conversion a plus que doublé.

Charles Schwab accélère les cycles de décision

Charles Schwab est une banque et une société de courtage, basée à San Francisco. L’entreprise a été fondé en 1971 par Charles R. Schwab. Elle figure en bonne place sur la liste des grandes banques des États-Unis et c’est l’une des plus grandes sociétés de courtage du pays. La société fournit des services aux particuliers ainsi qu’aux institutions qui investissent en ligne et offre une plateforme de négociation électronique pour l’achat et la vente de titres financiers.

Pour un cadre salarié, le processus qui va de sa décision de quitter son entreprise à son départ effectif et celle de créer sa propre structure peut prendre de deux à trois ans. Pour l’entreprise Charles Schwab, ce cycle d’achat long implique d’ouvrir sans cesse de nouvelles perspectives à ces clients et investisseurs. Avant Marketo, les équipe de Charles Schwab ont utilisé une plateforme d’automatisation d’ancienne génération, difficile à utiliser et permettait même pas de savoir si les e-mails étaient simplement arrivés à bon port. Avec Marketo, l’entreprise peut désormais s’adresser à de futurs indépendants, avec la possibilité de mettre en place de nombreux flux de connaissances, personnalisés en fonction du niveau de maturité du projet de leur prospect, Elle peut ainsi diffuser des contenus pertinents et personnalisés vers des cibles clairement identifiées. Ces nouveaux process, largement automatisés, permettent aux cadres salariés de prendre leur décision plus sereinement et plus rapidement.

Nouveau positionnement pour Jupiter Asset Management

Jupiter est un groupe de gestion de fonds d’investissement créé en 1985 à Londres, en tant que fonds d’investissement. Depuis, l’entreprise a élargi ses activités, à la fois au niveau géographique et en ce qui concerne ses métiers, sachant que les investisseurs ont été plus en plus attirés par son approche “dynamique” de la gestion d’actifs. Jupiter Asset Management gère ainsi 48,4 milliards de livres sterling – nous travaillons dur pour conserver notre culture boutique. Nous croyons que c’est pourquoi certains des meilleurs gestionnaires de fonds de l’industrie choisissent de poursuivre leur carrière avec nous.

En ce qui concerne sa politique marketing, Jupiter Asset Management souhaitait numériser l’ensemble de ses activités et se repositionner au niveau commercial, plutôt en tant que gestionnaire de relations qu’en tant que gestionnaire de fonds d’investissement. “Pour bien mener cet accompagnement au changement, nous créons des «exosquelettes», c’est-à-dire des modèles de gestion du numérique qui permettent aux équipes des ventes et du marketing d’agir plus rapidement. Nous avons ainsi fait plusieurs ateliers avec les uns et les autres”, a déclaré Stewart Conway, Directeur de la Stratégie Numérique de Jupiter Asset Management. « Alors que l’automatisation du marketing est généralement associée à celle des campagnes d’e-mailing, Jupiter utilise sa plateforme comme le «cerveau» de sa gestion des relations numériques avec ses clients et prospects”, précise Stewart Conway. Les solutions de Marketo sont donc liées directement au CRM de la marque et à son site web.

Aujourd’hui, pour Jupiter Asset Management, l’enjeu consiste à pouvoir engager avec ses clients des conversations personnalisées en temps réel. « Nous sommes sur le point d’arriver à un niveau où le site comprend et réagit lorsqu’une conversation est engagée entre un vendeur et un prospect”, conclut Stewart Conway.  

* RGPD (ou GDPR) : le Règlement européen Général sur la Protection des Données va entrer en vigueur le 25 mai 2018. Il s’agit d’un ensemble de 99 articles (impliquant plus de 400 obligations pour les entreprises). Les services marketing et commerciaux des marques seront parmi les plus impliqués et surveillés après la mise en place de cette nouvelle réglementation. Le consentement de l’acheteur devient un prérequis à toute collecte d’information (de fait, il n’est plus possible de “pré-cocher” les cases indiquant que l’internaute accepte de fournir des informations). Par ailleurs, les internautes peuvent consulter et modifier ces informations.Autre exemple : l’entreprise est condamnée même s’il est prouvé que le manquement est dû à la faute d’un sous-traitant.

Il faut rappeler que les sanctions liées au RGPD sont bien plus fortes que celles que proposaient la CNIL, dont les sommes plafonds des amendes sont passées de de 150 000 euros avant octobre 2016 à 3 millions d’euros. Avec le RGPD, les plafonds peuvent atteindre 10 millions d’euros, voire 20 millions, notamment en cas de manquement au droit à la rectification ou au droit à l’oubli. Pour les entreprises, l’amende “forfaitaire” ira de 2% à 4% du chiffre d’affaires mondial. Enfin, deux points sont à noter particulièrement. Le premier est le renversement de la charge de la preuve : ce n’est plus à la CNIL de démontrer que l’entreprise n’est pas en conformité, mais à l’entreprise d’apporter la preuve qu’elle est en conformité. La seconde est que le risque n’est pas simplement financier : il concerne la dégradation de l’image de l’entreprise, dont la condamnation est rendue publique.

La Rédaction, Digital CMO, sur la base des informations de Marketo

Eric Léal a créé l’agence digitale Trajectoires voici juste un an et elle comptera 17 salariés pour trois implantations (Toulouse, Paris et le Pays Basque). Entretien avec un “serial entrepreneur”* qui coure de succès en analyses des contenus.

Photo Equipe

  • “Une agence digitale de plus !”, pouvait-on penser lors de la création de Trajectoires fin 2016. Un an plus tard, vous êtes déjà 12, vous recrutez 5 personnes supplémentaires et vous venez d’ouvrir une agence au Pays Basque : comment expliquez-vous un tel parcours ?

Eric Léal : Il vaut effectivement mieux utiliser le mot “parcours”, pour ne pas répéter “trajectoire”. Plus sérieusement, je pense que notre modeste succès est d’abord fondé sur la conviction qu’il est essentiel de lier contenu et performance marketing ! Dans les faits, il y a eu trois grandes phases. Celle du monologue : les marques, organismes ou collectivités s’adressaient aux acheteurs, usagers ou citoyens. Puis il y a eu celle du dialogue : jusqu’à il y a peu, nous trouvions remarquable de pouvoir répondre à ces discours qui venaient “d’en haut”, même si cela n’était vraiment “en temps réel”. Aujourd’hui, nous sommes entrés dans une troisième phase dans laquelle la conversation doit déboucher sur une conversion. Ce n’est pas le mariage de la carpe et du lapin, c’est celui du numérique et du marketing !

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  • Sur la base de ce principe, quels indicateurs utilisez-vous pour accréditer l’efficacité de vos actions ?

Eric Léal :  Comme il n’y a pas une seule réponse, il n’y a pas de question unique. Comment peut-on imaginer qu’un club de rugby de Top 14, une ONG, une collectivité ou une société commerciale utilisent les mêmes KPI ? Concrètement, nous adoptons les indicateurs de nos clients et nous nous fondons sur eux pour évaluer l’efficacité de notre travail. Le grand changement que nous prenons comme cap, c’est qu’il est désormais plus pertinent de compter le nombre de ses clients que de mesurer son audience. Aujourd’hui, nous travaillons avec une dizaine de grands clients qui représentent les différents secteurs que j’ai cités, les derniers étant la Ville de Toulouse et la communauté des communes de Toulouse Métropole, qui sont 37 et représentent près de 1,5 million d’habitants.

  • Etes-vous en train de préparer une levée de fonds ?

Eric Léal : Non, pas pour l’instant ! Nous venons d’ouvrir notre troisième agence, dans le Pays Basque, à Olatu Leku (ndlr* : Anglet). En 2018, notre développement sera focalisé sur ces trois points de présence forts que sont Paris, Toulouse et le Pays Basque (ndlr : Trajectoires vient de remporter le marché lancé par les villes de Bayonne, Pampelune et Fontarrabie pour l’élaboration et la mise en œuvre de la communication digitale du projet européen Creacity, dont le responsable est espagnol, Joanes Andueza). C’est dans cette perspective que nous allons recruter 5 nouveaux salariés dans les mois qui viennent.

 Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO

* Avant de créer l’agence Trajectoires, Eric Léal a notamment été le Directeur Général du groupe Atchik, créé à Toulouse en 1999 ety qu’il a dirigé jusqu’en 2009.

** ndlr = note de la rédaction.

HPE a développé une technologie qui permet aux équipes juridiques de se déplacer plus rapidement, plus sereinement et avec une sécurité accrue.

A titre d’exemple, voici un entretien avec le directeur des systèmes d’information du plus grand cabinet d’avocats de l’Utah (état d’environ 2,8 millions d’habitants dont la capitale est Salt Lake City.

HPE a en effet récemment lancé une nouvelle gamme d’offres spécialement conçues pour aider les petites et moyennes entreprises à améliorer leurs performances informatiques. Dans cet article, David Clark, directeur des technologies de l’information au cabinet d’avocats Kirton McConkie, basé à Salt Lake City, explique comment les produits HPE, y compris le HPE Simplivity 380, ont un impact sur l’entreprise.

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  • Quelles-sont les activités du cabinet Kirton McConkie ?

 

David Clark : Nous sommes un cabinet d’avocats qui propose une gamme de services complète. Il est basé à Salt Lake City et compte 150 avocats, assistés de 125 employés. Il faut préciser que l’entreprise est active dans la région depuis plus de 50 ans.

  • Depuis combien de temps êtes-vous client HPE?

 

David Clark : Jusqu’à quelle époque puis-je remonter ? Si celle de Compaq peut être prise en compte, je dois préciser que j’ai commencé ma carrière en vendant des serveurs Compaq, voici plus de 30 ans. Dans ce cas, on peut dire que je connais HPE depuis trois décennies.

  • Mais aujourd’hui, comment est organisée votre équipe informatique ?

 

David Clark :Dans l’ensemble, nous sommes comparables à de nombreux autres groupes informatiques juridiques. Avec moi, nous sommes cinq au sein de la DSI : un administrateur réseau, un expert en solutions matérielles, un formateur/bibliothécaire/help desk et un spécialiste du service d’assistance. En tant que directeur informatique, je prends les décisions finales concernant l’achat de technologies et la stratégie à suivre. Mais je dirais que chaque membre de mon équipe a la haute main sur la technologie qui utilise et maîtrise le mieux.

  • Quels sont les principaux critères de décision que vous utilisez pour prendre des décisions concernant l’achat et le déploiement de composants de l’infrastructure informatique?

 

David Clark : Voici de longues années que je suis un fervent utilisateur des solutions de Hewlett Packakard (peu importe pour moi que l’on dise HP ou HPE). Selon moi, le fait que nous ayons cette conversation est d’autant plus symbolique que la raison principale pour laquelle je suis allé avec SimpliVity (technologie développée par HPE) était que nous pouvions l’installer sur un serveur ProLiant (à l’origine une solution Compaq).

Dans la mesure du possible, j’achète toutes les infrastructures et tous les produits HPE généralement parce que je ne suis pas satisfait des autres marques au niveau du service. Si je fais entièrement confiance à HPE, c’est tout simplement parce que je n’ai eu quasiment aucun problème avec leurs technologies au cours des trois dernières années.

  • Quel-est  votre environnement informatique et comment l’utilisez-vous ?

 

David Clark : En plus des serveurs HPE ProLiant, nous avons actuellement deux SimpliVity que nous utilisons notamment pour le stockage des données, avec environ huit téraoctets d’espace disque utilisable. Tout est virtualisé, à l’exception de deux serveurs physiques, que nous ne pouvons par définition pas virtualiser. Nous avions environ 100 utilisateurs des solutions de stockage HPE VDI jusqu’à cette fin octobre 2017 et nous en avons désormais 150 utilisateurs, alors même que nous migrons les employés de l’ancienne technologie vers la nouvelle. Avec les postes de travail distants, les employés peuvent accéder à toutes les applications qu’ils utiliseraient s’ils étaient physiquement dans le bureau. Je peux accéder au système de stockage VDI 24/24h et 7/7j.

  • Quelle-est actuellement votre stratégie de sauvegarde ?

 

David Clark : Concrètement, nous ne sommes pas vraiment satisfaits de notre stratégie de sauvegarde actuelle. L’un de nos projets pour 2018 porte justement sur notre stratégie de sauvegarde et de récupération. En l’occurrence, nous étudions sérieusement la possibilité d’adopter la solution SimpliVity. Nous serions irresponsables si nous ne le faisions pas, car, il n’y a aucune raison de ne pas l’utiliser pour sauvegarder des serveurs virtuels aussi bien que des hyperviseurs.

  • Comment votre position par rapport au cloud va-t-elle évoluer ?

 

David Clark : Nous utilisons d’ores et déjà un certain nombre de produits fondés sur le cloud. Nous sommes donc déjà dedans. D’ailleurs, qui ne l’est pas ? dans le cloud ou si un ordinateur basé sur des données est encore en vol. Toutefois, je ne sais pas si le fait  de migrer l’ensemble de nos données non structurées locales justifie des coûts aussi élevés que ceux que l’on nous présente avec les types de technologies disponibles aujourd’hui. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons opté pour SimpliVity : que nous ne cherchons pas à en mettre plus sur le cloud, pour l’instant.

  • Au jour le jour, comment utilisez-vous SimpliVity?

 

David Clark : Pour les collaborateurs de l’entreprises, c’est un bureau virtuel sécurisé, hébergé en interne. Ils peuvent y faire tout ce qu’ils pourraient faire s’ils étaient assis devant un bureau “classique”. Mieux, vous pouvez désormais vous déconnecter de votre bureau, rentrer chez vous et vous reconnecter à votre VDI. Vous revenez exactement là où vous vous étiez arrêtés. Par ailleurs, j’ai présenté SimpliVity aux avocats en leur expliquant que s’ils perdaient leur ordinateur, toutes leurs données seraient protégées dans leur VDI. Ils pourraient retourner au travail tout de suite.

J’utilise également certaines des solutions de tableau de bord obtenir des indicateurs sur le stockage et le niveau d’utilisation, mais nous savons que nous n’utilisons pour le moment qu’une partie des possibilités du système.

Brand Voice digital : les performances enregistrées dans les tribunes grâce à l’infrastructure sans fil d’Aruba, installée dans le Levi’s Stadium de Santa Clara (San Francisco) lors du 50ème Super Bowl, ont ouvert de nouvelles perspectives de services “en temps réel” pour les événements sportifs.

À la mi-temps du Super Bowl 2016, le Wi-Fi et le Système d’Antennes Distribuées (DAS) du Levi’s Stadium avaient transmis ou téléchargé plus de données que l’année précédente au cours du match entier. Plus de 38% des participants (27 316 utilisateurs uniques) se sont connectés au Wi-Fi du stade à un moment ou à un autre pendant le Super Bowl (qui opposait les “Panthers de Carolina” aux “Broncos de Denver”, ces derniers ayant remporté la victoire par 24 à 10).

La performance de la connectivité de Levi’s Stadium était tout simplement incroyable”, a déclaré Michelle McKenna-Doyle, responsable de la communication de la National Football League (NFL), dans un communiqué de presse. Et d’ajouter : « Il a battu tous les records précédents et a apporté une connectivité sans équivalent et pertinente pour que les supporters puissent partager leur passion et leurs souvenirs. Nous étions très heureux.« 

Données : elles font le siège

Pour les points d’accès, le Levi’s Stadium a bénéficié d’un design et d’une technologie exceptionnels, afin de collecter les énormes quantités de données pendant ce “grand match” qu’est un Super Bowl. Aruba a consacré cinq années à rechercher, développer et tester des points d’accès placés sous les sièges, allant même jusqu’à réaliser un déploiement partiel dans le quartier voisin de Candlestick Park, dans le but d’apprendre comment fonctionnent ces points dans un stade de football.

Placer les points d’accès sous les sièges plutôt que sur les mains courantes du stade signifie qu’ils sont plus bas et exposés à moins d’interférences”, explique Chuck Lukaszewski, vice-président de la stratégie et des normes sans fil d’Aruba.

3,5 Gbs/s en Wi-Fi !

Le Levi’s Stadium a travaillé avec Aruba au cours des deux dernières années pour préparer le réseau à l’afflux de trafic simultané et assurer un débit de plus de 3,5 gigabits par seconde pour l’ensemble de l’événement. En fait, le réseau a fonctionné à près de quatre gigabits par seconde pendant quasiment quatre heures.

Il a fallu près de 650 kilomètres de câbles, 12 000 ports réseau et 1 200 points d’accès sous les sièges pour que le réseau fonctionne et que les supporters tweetent sans aucune difficulté. Le Levi’s Stadium peut donc s’enorgueillir d’avoir été le premier site à offrir aux supporters 3,5 gigabits par seconde de bande passante Wi-Fi.

Chuck Lukaszewski attribue le succès du système lors du Super Bowl au partenariat entre Aruba, le Levi’s Stadium et les dirigeants de l’équipe des “49ers de San Francisco” (qui joue au Levi’s Stadium à Santa Clara), sans oublier les capacités d’ingénierie et de recherche de HPE. « Le Levi’s Stadium avait des attentes très élevées. Il voulait que 100% des spectateurs puissent se connecter en simultané, alors que les autres stades n’attendaient que 25%, mais cela nous a permis de faire beaucoup de recherches, de personnalisations et de tests pour bien préparer le Super Bowl. Les performances de ce réseau Wi-Fi n’auraient pas pu être atteintes sans notre excellente relation avec les uns et les autres.« 

Intégrer la technologie mobile dans les événements sportifs

Il est maintenant acquis que les supporters vont utiliser leur smartphone pendant tous les événements sportifs auxquels ils assisteront. De fait, les sites des stades et des clubs vont avoir de nouveaux arguments pour améliorer l’expérience des utilisateurs (par exemple, le trafic par utilisateur a progressé de plus de 30% d’une année sur l’autre au Levi’s Stadium). Pour piloter ce niveau d’engagement mobile, les sites ont besoin d’une infrastructure sans fil capable de gérer un volume important de données. Et puisqu’il est de notoriété publique que les supporters sont  les premiers à se plaindre ouvertement sur les réseaux sociaux si le sans-fil est inégal pendant le match, les directeurs de stade veulent être sûrs d’avoir l’infrastructure adaptée avant le coup d’envoi.

Ce 50ème Super Bowl, qui a battu tous les records, montre également que les sites et les équipes peuvent accroître l’engagement des supporters. Alors qu’une grande partie des données transférées provenaient de vidéos téléchargées du jeu ou de tweets en direct du stade, de nombreux spectateurs ont pu utiliser une application dédiée au Super Bowl, pour passer des commandes de nourriture, d’objets-souvenirs ou de boissons. Cela leur a permis de tirer le meilleur parti de leur présence dans le stade et de voir le plus de jeu possible, sans avoir à patienter dans de longues files d’attente.

 

Voici donc comment les solutions Wi-Fi d’Aruba/HPE ont permis au Levi’s Stadium de battre tous les records de connectivité.

Avec Media Track, l’agence de communication CoSpirit constitue un groupe qui compte plus de 130 salariés, pour un chiffre d’affaires d’environ 15 millions d’euros. Son fondateur et Président Florian Grill, qui est intervenu avec Waze et Carrefour lors du dernier Hub Forum (voir notre article) présente sa vision de la transformation digitale de l’économie.

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  • Quel est aujourd’hui le métier de CoSpirit ?

 

Florian Grill : CoSpirit est dédié à la communication locale des enseignes de distribution dites “à réseau”. Concrètement, notre métier consiste à mettre en place la stratégie et les outils qui vont permettre à l’enseigne et aux dirigeants des points de vente de générer davantage de trafic. En l’occurrence, nous sommes positionnés sur un marché qui pèse 12 milliards d’euros – celui de la communication locale des enseignes – et qui représente plus du tiers des sommes investies en France da ns la communication. Nous travaillons principalement sur des petits volumes, mais en très grand nombre : plusieurs centaines de points de ventes, plus de 300 agences pour la gestion de l’affichage de longue durée, 8 500 espaces d’affichage temporaire… Pour disposer d’un maillage suffisant, nous avons mis en place un réseau de 200 inspecteurs sur le terrain et un Pôle Conseil Magasin de 20 personnes, basé à Lyon.

Par ailleurs, généralement pour accompagner nos clients enseignes, CoSpirit s’est développé en Espagne, en Italie et en Belgique.  

 

  • Comment définissez-vous un média digital de chalandise ?

 

Florian Grill : Avant tout, il faut toujours garder à l’esprit que l’on ne doit pas parler de transformation digitale en continuant de penser l’entreprise comme une addition de silos. Dans ce contexte, il n’est pas question de gérer le numérique “à part” et d’imposer son jargon à tous les services. Il faut, au contraire, se focaliser sur les priorités de chaque service. Dans ce contexte, l’exemple type d’un “média digital de chalandise”, c’est Waze. Nous avons fait une présentation commune avec Carrefour et Waze, lors du Hub Forum 2017. Waez n’entend pas se substituer à l’affichage longue durée mais le compléter, notamment en tenant compte de l’accessibilité, de la visibilité ou du niveau de fréquentation de chaque point de vente. Nous avons développé avec leurs équipes une série d’indicateurs, dont le nombre d’impressions, de navigations ou de visites dans les magasins, pour les intégrer à notre nouveau portail.

  • Quelle est la vocation du portail internet que vous avez créé ?

 

Florian Grill : Elle est de générer un trafic additionnel mesurable. Pour cela, il fallait que cette plateforme soit personnalisable et permette de tenir compte des spécificités de chaque magasin. Carrefour a choisi de le retenir pour son réseau de points de vente intégré. Par ailleurs, il a été présenté aux franchisés, qui ont massivement dit “oui” aux déploiement de cette solution chez eux. Toutes les installations seront finalisées d’ici fin 2017.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO  

Fabrice Bonan avait cofondé Talend avec Bertrand Diard en 2005 : ils ont à nouveau créé une entreprise ensemble 10 ans plus tard, baptisée Influans. Spécialisée dans les campagnes marketing personnalisées, elle a présentée la nouvelle évolution de solution au salon Paris Retail Week et vient de lever 6 ME. Entretien avec Fabrice Bonan, Chief Product Officer (CPO) d’Influans.

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  • Où en est Influans moins de 2 ans après sa création ?

Fabrice Bonan : Influans vient de mener à bien sa première levée de fonds, de 6 millions d’euros, après d’acteurs du venture capital comme Idinvest, Partech Ventures ou Iris Capital ainsi qu’avec des Business Angels comme John Brennan (Silver Lake) ou Pierre Kosciusko-Morizet (PriceMinister). C’est une belle somme pour une toute première levée de fonds. Nous avons aujourd’hui une trentaine de collaborateurs en France et en Tunisie et nous conduisons un nombre croissant de POC (ndlr :Proof Of Concept) en Europe comme aux Etats-Unis.

  • Influans va-elle être un concurrent potentiel de Talend, dont vous quitté la direction voici trois ans ?

Fabrice Bonan : Non, et ce pour une raison simple : Talend est une entreprise très technique, qui est devenue la colonne vertébrale du système d’information. Avec Influans, nous nous adressons directement aux professionnels du marketing. Nous avons beaucoup travaillé sur le design de la plateforme pour qu’elle puisse être utilisée par des non-informaticiens. Cela étant dit, nous travaillons toujours étroitement avec les services informatiques à un moment ou à un autre.

Par ailleurs, nous faisons face à un grand nombre de concurrents spécialisés sur une des étapes de la chaîne de valeur : Influans travaille sur toutes les étapes, ce qui est un gage d’efficacité et de rapidité.

  • Influans revendique des résultats 30 fois supérieurs à ceux des campagnes marketing traditionnelles : comment peut-on arriver à de tels résultats ?

Fabrice Bonan : Concrètement, ce sont les résultats des premiers POC que nous avons menés. La création d’une campagne est très rapide et nous la réalisons fréquemment durant les réunions de présentation. Elle est fondée sur deux grandes étapes. La première consiste à choisir les produits qui vont faire l’objet de la campagne, ou de laisser faire notre algorithme pour le ou les sélectionner. La seconde consiste à choisir les clients à qui le message va être adressé, soit avec des méthodes dites “traditionnelles”, soit -là encore à faire appel à notre algorithme pour déterminer la cible. Dans tous les cas, on peut associer les modes manuels ou automatiques afin de modifier la granularité à l’envi, sachant que la plateforme n’est limitée ni pour les volumes des champs ni pour leur format.

  • Vous vous démarquez également en ce qui concerne la tarification avec des prix fondés sur les résultats des campagnes et les transactions. Qu’est-ce cela signifie ?

Fabrice Bonan : C’est simple, dans le cas peu probable où une campagne n’aboutirait à aucune transaction, les prestations seront gratuites pour le clients. Concrètement, Influans ne se rémunère que via une commission sur les transactions finalisées.

  • Vous avez participé à l’édition 2017 de Paris Retail Week : pensez-vous que le retail européen est en train de combler son retard sur le retail des Etats-Unis dans le domaine des technologies marketing ?

Fabrice Bonan : Nous serons davantage présents sur cet événement l’an prochain. En ce qui concerne le retard de l’Europe sur les Etats-Unis, il nous semble moins important qu’on le dit. Cela explique d’ailleurs que les retailers américains – que nous connaissons bien – soient enthousiastes à l’idée de voir apparaître une plateforme marketing comme celle d’Inlfuans, qui n’a pas d’équivalent en Amérique du Nord. Enfin, les retailers européens que nous rencontrons font preuve d’une maturité que l’on ne met pas suffisamment en avant en matière de marketing.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO