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Eric Léal a créé l’agence digitale Trajectoires voici juste un an et elle comptera 17 salariés pour trois implantations (Toulouse, Paris et le Pays Basque). Entretien avec un “serial entrepreneur”* qui coure de succès en analyses des contenus.

Photo Equipe

  • “Une agence digitale de plus !”, pouvait-on penser lors de la création de Trajectoires fin 2016. Un an plus tard, vous êtes déjà 12, vous recrutez 5 personnes supplémentaires et vous venez d’ouvrir une agence au Pays Basque : comment expliquez-vous un tel parcours ?

Eric Léal : Il vaut effectivement mieux utiliser le mot “parcours”, pour ne pas répéter “trajectoire”. Plus sérieusement, je pense que notre modeste succès est d’abord fondé sur la conviction qu’il est essentiel de lier contenu et performance marketing ! Dans les faits, il y a eu trois grandes phases. Celle du monologue : les marques, organismes ou collectivités s’adressaient aux acheteurs, usagers ou citoyens. Puis il y a eu celle du dialogue : jusqu’à il y a peu, nous trouvions remarquable de pouvoir répondre à ces discours qui venaient “d’en haut”, même si cela n’était vraiment “en temps réel”. Aujourd’hui, nous sommes entrés dans une troisième phase dans laquelle la conversation doit déboucher sur une conversion. Ce n’est pas le mariage de la carpe et du lapin, c’est celui du numérique et du marketing !

Logo Trajectoires

  • Sur la base de ce principe, quels indicateurs utilisez-vous pour accréditer l’efficacité de vos actions ?

Eric Léal :  Comme il n’y a pas une seule réponse, il n’y a pas de question unique. Comment peut-on imaginer qu’un club de rugby de Top 14, une ONG, une collectivité ou une société commerciale utilisent les mêmes KPI ? Concrètement, nous adoptons les indicateurs de nos clients et nous nous fondons sur eux pour évaluer l’efficacité de notre travail. Le grand changement que nous prenons comme cap, c’est qu’il est désormais plus pertinent de compter le nombre de ses clients que de mesurer son audience. Aujourd’hui, nous travaillons avec une dizaine de grands clients qui représentent les différents secteurs que j’ai cités, les derniers étant la Ville de Toulouse et la communauté des communes de Toulouse Métropole, qui sont 37 et représentent près de 1,5 million d’habitants.

  • Etes-vous en train de préparer une levée de fonds ?

Eric Léal : Non, pas pour l’instant ! Nous venons d’ouvrir notre troisième agence, dans le Pays Basque, à Olatu Leku (ndlr* : Anglet). En 2018, notre développement sera focalisé sur ces trois points de présence forts que sont Paris, Toulouse et le Pays Basque (ndlr : Trajectoires vient de remporter le marché lancé par les villes de Bayonne, Pampelune et Fontarrabie pour l’élaboration et la mise en œuvre de la communication digitale du projet européen Creacity, dont le responsable est espagnol, Joanes Andueza). C’est dans cette perspective que nous allons recruter 5 nouveaux salariés dans les mois qui viennent.

 Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO

* Avant de créer l’agence Trajectoires, Eric Léal a notamment été le Directeur Général du groupe Atchik, créé à Toulouse en 1999 ety qu’il a dirigé jusqu’en 2009.

** ndlr = note de la rédaction.

HPE a développé une technologie qui permet aux équipes juridiques de se déplacer plus rapidement, plus sereinement et avec une sécurité accrue.

A titre d’exemple, voici un entretien avec le directeur des systèmes d’information du plus grand cabinet d’avocats de l’Utah (état d’environ 2,8 millions d’habitants dont la capitale est Salt Lake City.

HPE a en effet récemment lancé une nouvelle gamme d’offres spécialement conçues pour aider les petites et moyennes entreprises à améliorer leurs performances informatiques. Dans cet article, David Clark, directeur des technologies de l’information au cabinet d’avocats Kirton McConkie, basé à Salt Lake City, explique comment les produits HPE, y compris le HPE Simplivity 380, ont un impact sur l’entreprise.

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  • Quelles-sont les activités du cabinet Kirton McConkie ?

 

David Clark : Nous sommes un cabinet d’avocats qui propose une gamme de services complète. Il est basé à Salt Lake City et compte 150 avocats, assistés de 125 employés. Il faut préciser que l’entreprise est active dans la région depuis plus de 50 ans.

  • Depuis combien de temps êtes-vous client HPE?

 

David Clark : Jusqu’à quelle époque puis-je remonter ? Si celle de Compaq peut être prise en compte, je dois préciser que j’ai commencé ma carrière en vendant des serveurs Compaq, voici plus de 30 ans. Dans ce cas, on peut dire que je connais HPE depuis trois décennies.

  • Mais aujourd’hui, comment est organisée votre équipe informatique ?

 

David Clark :Dans l’ensemble, nous sommes comparables à de nombreux autres groupes informatiques juridiques. Avec moi, nous sommes cinq au sein de la DSI : un administrateur réseau, un expert en solutions matérielles, un formateur/bibliothécaire/help desk et un spécialiste du service d’assistance. En tant que directeur informatique, je prends les décisions finales concernant l’achat de technologies et la stratégie à suivre. Mais je dirais que chaque membre de mon équipe a la haute main sur la technologie qui utilise et maîtrise le mieux.

  • Quels sont les principaux critères de décision que vous utilisez pour prendre des décisions concernant l’achat et le déploiement de composants de l’infrastructure informatique?

 

David Clark : Voici de longues années que je suis un fervent utilisateur des solutions de Hewlett Packakard (peu importe pour moi que l’on dise HP ou HPE). Selon moi, le fait que nous ayons cette conversation est d’autant plus symbolique que la raison principale pour laquelle je suis allé avec SimpliVity (technologie développée par HPE) était que nous pouvions l’installer sur un serveur ProLiant (à l’origine une solution Compaq).

Dans la mesure du possible, j’achète toutes les infrastructures et tous les produits HPE généralement parce que je ne suis pas satisfait des autres marques au niveau du service. Si je fais entièrement confiance à HPE, c’est tout simplement parce que je n’ai eu quasiment aucun problème avec leurs technologies au cours des trois dernières années.

  • Quel-est  votre environnement informatique et comment l’utilisez-vous ?

 

David Clark : En plus des serveurs HPE ProLiant, nous avons actuellement deux SimpliVity que nous utilisons notamment pour le stockage des données, avec environ huit téraoctets d’espace disque utilisable. Tout est virtualisé, à l’exception de deux serveurs physiques, que nous ne pouvons par définition pas virtualiser. Nous avions environ 100 utilisateurs des solutions de stockage HPE VDI jusqu’à cette fin octobre 2017 et nous en avons désormais 150 utilisateurs, alors même que nous migrons les employés de l’ancienne technologie vers la nouvelle. Avec les postes de travail distants, les employés peuvent accéder à toutes les applications qu’ils utiliseraient s’ils étaient physiquement dans le bureau. Je peux accéder au système de stockage VDI 24/24h et 7/7j.

  • Quelle-est actuellement votre stratégie de sauvegarde ?

 

David Clark : Concrètement, nous ne sommes pas vraiment satisfaits de notre stratégie de sauvegarde actuelle. L’un de nos projets pour 2018 porte justement sur notre stratégie de sauvegarde et de récupération. En l’occurrence, nous étudions sérieusement la possibilité d’adopter la solution SimpliVity. Nous serions irresponsables si nous ne le faisions pas, car, il n’y a aucune raison de ne pas l’utiliser pour sauvegarder des serveurs virtuels aussi bien que des hyperviseurs.

  • Comment votre position par rapport au cloud va-t-elle évoluer ?

 

David Clark : Nous utilisons d’ores et déjà un certain nombre de produits fondés sur le cloud. Nous sommes donc déjà dedans. D’ailleurs, qui ne l’est pas ? dans le cloud ou si un ordinateur basé sur des données est encore en vol. Toutefois, je ne sais pas si le fait  de migrer l’ensemble de nos données non structurées locales justifie des coûts aussi élevés que ceux que l’on nous présente avec les types de technologies disponibles aujourd’hui. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons opté pour SimpliVity : que nous ne cherchons pas à en mettre plus sur le cloud, pour l’instant.

  • Au jour le jour, comment utilisez-vous SimpliVity?

 

David Clark : Pour les collaborateurs de l’entreprises, c’est un bureau virtuel sécurisé, hébergé en interne. Ils peuvent y faire tout ce qu’ils pourraient faire s’ils étaient assis devant un bureau “classique”. Mieux, vous pouvez désormais vous déconnecter de votre bureau, rentrer chez vous et vous reconnecter à votre VDI. Vous revenez exactement là où vous vous étiez arrêtés. Par ailleurs, j’ai présenté SimpliVity aux avocats en leur expliquant que s’ils perdaient leur ordinateur, toutes leurs données seraient protégées dans leur VDI. Ils pourraient retourner au travail tout de suite.

J’utilise également certaines des solutions de tableau de bord obtenir des indicateurs sur le stockage et le niveau d’utilisation, mais nous savons que nous n’utilisons pour le moment qu’une partie des possibilités du système.

Brand Voice digital : les performances enregistrées dans les tribunes grâce à l’infrastructure sans fil d’Aruba, installée dans le Levi’s Stadium de Santa Clara (San Francisco) lors du 50ème Super Bowl, ont ouvert de nouvelles perspectives de services “en temps réel” pour les événements sportifs.

À la mi-temps du Super Bowl 2016, le Wi-Fi et le Système d’Antennes Distribuées (DAS) du Levi’s Stadium avaient transmis ou téléchargé plus de données que l’année précédente au cours du match entier. Plus de 38% des participants (27 316 utilisateurs uniques) se sont connectés au Wi-Fi du stade à un moment ou à un autre pendant le Super Bowl (qui opposait les “Panthers de Carolina” aux “Broncos de Denver”, ces derniers ayant remporté la victoire par 24 à 10).

La performance de la connectivité de Levi’s Stadium était tout simplement incroyable”, a déclaré Michelle McKenna-Doyle, responsable de la communication de la National Football League (NFL), dans un communiqué de presse. Et d’ajouter : « Il a battu tous les records précédents et a apporté une connectivité sans équivalent et pertinente pour que les supporters puissent partager leur passion et leurs souvenirs. Nous étions très heureux.« 

Données : elles font le siège

Pour les points d’accès, le Levi’s Stadium a bénéficié d’un design et d’une technologie exceptionnels, afin de collecter les énormes quantités de données pendant ce “grand match” qu’est un Super Bowl. Aruba a consacré cinq années à rechercher, développer et tester des points d’accès placés sous les sièges, allant même jusqu’à réaliser un déploiement partiel dans le quartier voisin de Candlestick Park, dans le but d’apprendre comment fonctionnent ces points dans un stade de football.

Placer les points d’accès sous les sièges plutôt que sur les mains courantes du stade signifie qu’ils sont plus bas et exposés à moins d’interférences”, explique Chuck Lukaszewski, vice-président de la stratégie et des normes sans fil d’Aruba.

3,5 Gbs/s en Wi-Fi !

Le Levi’s Stadium a travaillé avec Aruba au cours des deux dernières années pour préparer le réseau à l’afflux de trafic simultané et assurer un débit de plus de 3,5 gigabits par seconde pour l’ensemble de l’événement. En fait, le réseau a fonctionné à près de quatre gigabits par seconde pendant quasiment quatre heures.

Il a fallu près de 650 kilomètres de câbles, 12 000 ports réseau et 1 200 points d’accès sous les sièges pour que le réseau fonctionne et que les supporters tweetent sans aucune difficulté. Le Levi’s Stadium peut donc s’enorgueillir d’avoir été le premier site à offrir aux supporters 3,5 gigabits par seconde de bande passante Wi-Fi.

Chuck Lukaszewski attribue le succès du système lors du Super Bowl au partenariat entre Aruba, le Levi’s Stadium et les dirigeants de l’équipe des “49ers de San Francisco” (qui joue au Levi’s Stadium à Santa Clara), sans oublier les capacités d’ingénierie et de recherche de HPE. « Le Levi’s Stadium avait des attentes très élevées. Il voulait que 100% des spectateurs puissent se connecter en simultané, alors que les autres stades n’attendaient que 25%, mais cela nous a permis de faire beaucoup de recherches, de personnalisations et de tests pour bien préparer le Super Bowl. Les performances de ce réseau Wi-Fi n’auraient pas pu être atteintes sans notre excellente relation avec les uns et les autres.« 

Intégrer la technologie mobile dans les événements sportifs

Il est maintenant acquis que les supporters vont utiliser leur smartphone pendant tous les événements sportifs auxquels ils assisteront. De fait, les sites des stades et des clubs vont avoir de nouveaux arguments pour améliorer l’expérience des utilisateurs (par exemple, le trafic par utilisateur a progressé de plus de 30% d’une année sur l’autre au Levi’s Stadium). Pour piloter ce niveau d’engagement mobile, les sites ont besoin d’une infrastructure sans fil capable de gérer un volume important de données. Et puisqu’il est de notoriété publique que les supporters sont  les premiers à se plaindre ouvertement sur les réseaux sociaux si le sans-fil est inégal pendant le match, les directeurs de stade veulent être sûrs d’avoir l’infrastructure adaptée avant le coup d’envoi.

Ce 50ème Super Bowl, qui a battu tous les records, montre également que les sites et les équipes peuvent accroître l’engagement des supporters. Alors qu’une grande partie des données transférées provenaient de vidéos téléchargées du jeu ou de tweets en direct du stade, de nombreux spectateurs ont pu utiliser une application dédiée au Super Bowl, pour passer des commandes de nourriture, d’objets-souvenirs ou de boissons. Cela leur a permis de tirer le meilleur parti de leur présence dans le stade et de voir le plus de jeu possible, sans avoir à patienter dans de longues files d’attente.

 

Voici donc comment les solutions Wi-Fi d’Aruba/HPE ont permis au Levi’s Stadium de battre tous les records de connectivité.

Avec Media Track, l’agence de communication CoSpirit constitue un groupe qui compte plus de 130 salariés, pour un chiffre d’affaires d’environ 15 millions d’euros. Son fondateur et Président Florian Grill, qui est intervenu avec Waze et Carrefour lors du dernier Hub Forum (voir notre article) présente sa vision de la transformation digitale de l’économie.

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  • Quel est aujourd’hui le métier de CoSpirit ?

 

Florian Grill : CoSpirit est dédié à la communication locale des enseignes de distribution dites “à réseau”. Concrètement, notre métier consiste à mettre en place la stratégie et les outils qui vont permettre à l’enseigne et aux dirigeants des points de vente de générer davantage de trafic. En l’occurrence, nous sommes positionnés sur un marché qui pèse 12 milliards d’euros – celui de la communication locale des enseignes – et qui représente plus du tiers des sommes investies en France da ns la communication. Nous travaillons principalement sur des petits volumes, mais en très grand nombre : plusieurs centaines de points de ventes, plus de 300 agences pour la gestion de l’affichage de longue durée, 8 500 espaces d’affichage temporaire… Pour disposer d’un maillage suffisant, nous avons mis en place un réseau de 200 inspecteurs sur le terrain et un Pôle Conseil Magasin de 20 personnes, basé à Lyon.

Par ailleurs, généralement pour accompagner nos clients enseignes, CoSpirit s’est développé en Espagne, en Italie et en Belgique.  

 

  • Comment définissez-vous un média digital de chalandise ?

 

Florian Grill : Avant tout, il faut toujours garder à l’esprit que l’on ne doit pas parler de transformation digitale en continuant de penser l’entreprise comme une addition de silos. Dans ce contexte, il n’est pas question de gérer le numérique “à part” et d’imposer son jargon à tous les services. Il faut, au contraire, se focaliser sur les priorités de chaque service. Dans ce contexte, l’exemple type d’un “média digital de chalandise”, c’est Waze. Nous avons fait une présentation commune avec Carrefour et Waze, lors du Hub Forum 2017. Waez n’entend pas se substituer à l’affichage longue durée mais le compléter, notamment en tenant compte de l’accessibilité, de la visibilité ou du niveau de fréquentation de chaque point de vente. Nous avons développé avec leurs équipes une série d’indicateurs, dont le nombre d’impressions, de navigations ou de visites dans les magasins, pour les intégrer à notre nouveau portail.

  • Quelle est la vocation du portail internet que vous avez créé ?

 

Florian Grill : Elle est de générer un trafic additionnel mesurable. Pour cela, il fallait que cette plateforme soit personnalisable et permette de tenir compte des spécificités de chaque magasin. Carrefour a choisi de le retenir pour son réseau de points de vente intégré. Par ailleurs, il a été présenté aux franchisés, qui ont massivement dit “oui” aux déploiement de cette solution chez eux. Toutes les installations seront finalisées d’ici fin 2017.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO  

Fabrice Bonan avait cofondé Talend avec Bertrand Diard en 2005 : ils ont à nouveau créé une entreprise ensemble 10 ans plus tard, baptisée Influans. Spécialisée dans les campagnes marketing personnalisées, elle a présentée la nouvelle évolution de solution au salon Paris Retail Week et vient de lever 6 ME. Entretien avec Fabrice Bonan, Chief Product Officer (CPO) d’Influans.

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  • Où en est Influans moins de 2 ans après sa création ?

Fabrice Bonan : Influans vient de mener à bien sa première levée de fonds, de 6 millions d’euros, après d’acteurs du venture capital comme Idinvest, Partech Ventures ou Iris Capital ainsi qu’avec des Business Angels comme John Brennan (Silver Lake) ou Pierre Kosciusko-Morizet (PriceMinister). C’est une belle somme pour une toute première levée de fonds. Nous avons aujourd’hui une trentaine de collaborateurs en France et en Tunisie et nous conduisons un nombre croissant de POC (ndlr :Proof Of Concept) en Europe comme aux Etats-Unis.

  • Influans va-elle être un concurrent potentiel de Talend, dont vous quitté la direction voici trois ans ?

Fabrice Bonan : Non, et ce pour une raison simple : Talend est une entreprise très technique, qui est devenue la colonne vertébrale du système d’information. Avec Influans, nous nous adressons directement aux professionnels du marketing. Nous avons beaucoup travaillé sur le design de la plateforme pour qu’elle puisse être utilisée par des non-informaticiens. Cela étant dit, nous travaillons toujours étroitement avec les services informatiques à un moment ou à un autre.

Par ailleurs, nous faisons face à un grand nombre de concurrents spécialisés sur une des étapes de la chaîne de valeur : Influans travaille sur toutes les étapes, ce qui est un gage d’efficacité et de rapidité.

  • Influans revendique des résultats 30 fois supérieurs à ceux des campagnes marketing traditionnelles : comment peut-on arriver à de tels résultats ?

Fabrice Bonan : Concrètement, ce sont les résultats des premiers POC que nous avons menés. La création d’une campagne est très rapide et nous la réalisons fréquemment durant les réunions de présentation. Elle est fondée sur deux grandes étapes. La première consiste à choisir les produits qui vont faire l’objet de la campagne, ou de laisser faire notre algorithme pour le ou les sélectionner. La seconde consiste à choisir les clients à qui le message va être adressé, soit avec des méthodes dites “traditionnelles”, soit -là encore à faire appel à notre algorithme pour déterminer la cible. Dans tous les cas, on peut associer les modes manuels ou automatiques afin de modifier la granularité à l’envi, sachant que la plateforme n’est limitée ni pour les volumes des champs ni pour leur format.

  • Vous vous démarquez également en ce qui concerne la tarification avec des prix fondés sur les résultats des campagnes et les transactions. Qu’est-ce cela signifie ?

Fabrice Bonan : C’est simple, dans le cas peu probable où une campagne n’aboutirait à aucune transaction, les prestations seront gratuites pour le clients. Concrètement, Influans ne se rémunère que via une commission sur les transactions finalisées.

  • Vous avez participé à l’édition 2017 de Paris Retail Week : pensez-vous que le retail européen est en train de combler son retard sur le retail des Etats-Unis dans le domaine des technologies marketing ?

Fabrice Bonan : Nous serons davantage présents sur cet événement l’an prochain. En ce qui concerne le retard de l’Europe sur les Etats-Unis, il nous semble moins important qu’on le dit. Cela explique d’ailleurs que les retailers américains – que nous connaissons bien – soient enthousiastes à l’idée de voir apparaître une plateforme marketing comme celle d’Inlfuans, qui n’a pas d’équivalent en Amérique du Nord. Enfin, les retailers européens que nous rencontrons font preuve d’une maturité que l’on ne met pas suffisamment en avant en matière de marketing.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO     

Alors que l’investissement  dans la Fintech est de plus en plus dynamique comme en témoigne la dernière étude KMPG, Cyril Chiche, fondateur de Lydia App *, nous présente sa vision de la Fintech et les services innovants proposés par sa startup.

Qu’est-ce qui vous a poussé à créer Lydia App ?
Cyril Chiche – Une interrogation simple. Pourquoi quelqu’un qui est dans une salle de marché peut envoyer des sommes importantes  à l’autre bout du monde en quelques secondes, alors que moi il me faut 3 jours pour rembourser un ami ? Cela vient du fait que les systèmes informatiques  des banques sont obsolètes. Il faut bien sûr reconnaitre que les systèmes d’information  mis en place par les banques dans les années 1990  traitent  des milliards d’informations  au quotidien avec un niveau de sécurité exceptionnel, mais la contrepartie est que tous les processus sont lents. L’outil le plus moderne proposé par les banques est la carte bancaire et pourtant cela date déjà des années 70.

Malgré tout, dans certains pays, on a vu apparaitre le paiement mobile, notamment au Japon, en Corée et même au Kenya. En France, on nous explique que la technologie n’est pas encore prête. Alors que dans les faits, ce sont les mécanismes mis en place par les banques qui freinent ces usages.

En conséquence, nous avons imaginé un service  qui répondait aux nouveaux usages du digital, notamment la pratique du temps réel sur mobile  et nous avons décidé de partir d’une feuille blanche pour construire le moyen idéal de paiement entre particuliers.

Pouvez-vous nous détailler les services proposés par Lydia App ?
Cyril Chiche – Nous avons d’abord une application BtoC qui permet aux particuliers  d’envoyer et de recevoir de l’argent mais aussi de payer auprès de professionnels (coach sportif, kiné, commerçants, etc.). En parallèle, nous proposons un service pour les professionnels qui leur offre la possibilité d’encaisser de l’argent via Lydia. A noter que Lydia n’est pas un système fermé puisque dans le cas où la personne n’a pas Lydia, on envoie un lien de paiement sécurisé (page de paiement web classique). Pour les professionnels  nous avons aussi  une API permettant d’intégrer les différents systèmes d’encaissement Lydia. Casio et Toshiba, notamment, ont intégré le système d’encaissement Lydia sur leurs caisses.
Enfin, nous avons créé une carte bancaire MasterCard, rattachée au compte Lydia. Avec elle, il est possible de débiter le solde Lydia en direct (ce solde est d’ailleurs transformé en compte courant) mais aussi de  faire des achats de groupe (type cagnotte) et enfin de définir en temps réel son code PIN, son plafond de dépense, bloquer/débloquer sa carte, etc.

Comment jugez-vous toutes les innovations récentes de l’écosystème Fintech ?
Cyril Chiche – Chez Lydia comme dans d’autres Fintech, nous misons sur une rupture technologique et d’usage  qui permet de passer  de l’asynchrone à l’instantané pour tout un tas de transaction financières du quotidien. Cela va changer radicalement  le mode de consommation et permettre de monétiser de nombreux petits services. Il est indispensable que les services financiers offerts aux particuliers soient en ligne avec cette tendance, voire en avance. Prenons l’exemple du Bon Coin : l’innovation d’usage est énorme sauf à partir du paiement où on est encore au paiement en espèce. Nous devons aider à digitaliser certaines pratiques.

Vous avez lancé récemment LydiaBot : avez-vous des ambitions autour de l’IA ?
Cyril Chiche – Chez Lydia, nous sommes très « branchés » serviciel. Le Bot s’est imposé à nous car c’est un moyen de faire des transactions à travers les outils que les particuliers utilisent déjà : c’est pourquoi nous avons développé un Bot sur Slack, et bientôt sur Messenger. C’est une manière de montrer que nous sommes très intégrés dans le mode de vie et les outils du quotidien. Globalement, peu importe l’interface, c’est l’intégration dans l’usage qui compte.

* Lydia App a été fondé par Antoine Porte et Cyril Chiche. Antoine Porte est en charge du produit, du développement technique et de l’UX. Quand l’aventure Lydia a commencé, il n’avait que 25 ans. Avant cela, il était déjà responsable technique pour MyLittleParis. Cyril Chiche est en charge du business, de la partie administrative et finance de Lydia. Auparavant, il a créé 2 startups dans les logiciels et a participé à une première aventure dans une startup dans les années 1990.

Entreprise française, Otonomy Aviation fête son 10ème anniversaire et s’est imposée comme l’un des leaders de la sécurité des avions, principalement pour les jets d’affaires. Elle collecte un nombre croissant de données.

Implantée en France, à Mérignac près de Bordeaux, Otonomy Aviation fête cette année son dixième anniversaire. Après 10 ans d’existence, on ne peut plus réellement parler de startup, mais la jeune entreprise conserve le fonctionnement d’une jeune pousse, notamment en matière d’innovation et de stratégie marketing. Ses principaux métiers ? Concevoir et fabriquer des caméras haute-définition intégrées à l’intérieurs et à l’extérieur des appareils. Ils sont donc liés à la fois à la sécurité et au divertissement. Avec une équipe de 30 salariés (dont 27 en France, elle s’est imposée dans le monde fermé et par définition très discret de la sécurisation des avions, principalement des jets d’affaires (pour des entreprises ou des états). De fait, elle collecte un volume de données durant les vols qui croît très rapidement.

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Exemples des matériels conçus et fabriqués par Otonomy Aviation

80% du chiffre d’affaires à l’export

Une des premières originalités d’Otonomy Aviation, c’est que la France ne représente que 20% de son chiffre d’affaires. “Notre seul concurrent est aux Etats-Unis et nous n’en avons pas en Europe ou ailleurs dans le monde, explique Maxime Danielli, ingénieur d’affaires chez Otonomy Aviation. En matière de marketing, nous sommes positionnés sur une niche et nous avons une stratégie adaptée”. De fait, les principales cibles d’Otonomy Aviation sont principalement celles des constructeurs (Gulfstream, Dassault, Airbus, Boeing…), les OEM (Original Equipment Manufacturer) et les entreprises qui aménagent ou réaménagent les avions.Quant aux salons, Otonomy Aviation se focalise sur trois événements au niveau mondial : NBAA aux Etats-Unis, EBACE (en Suisse) pour l’Europe et MEBAA à Dubaï pour le Moyen-Orient et l’Afrique. Des projets de développement, Otonomy Aviation en a plusieurs mais – comme le veut l’usage dans ce secteur plus que dans tous les autres – elle ne les dévoile pas encore. C’est aussi secret que le nom de ses clients.

Maxime-Danielli Maxime Danielli, Ingénieur d’affaires chez Otonomy Aviation

Pascal Boiron, DigitalCMO

En janvier 2016, le leader européen du dating, Meetic, rachète la startup Pretty Fun Therapy, co-fondée par Xavier de Baillenx* qui devient « Innovation Lead » du groupe. Avec son équipe et l’expertise d’un laboratoire scientifique spécialisé en intelligence artificielle, il a développé le 1er chatbot européen de dating intégrant le traitement du langage naturel. Explications.

Xavier de Bailleux

Xavier de Bailleux

« Avec Lara, notre objectif de départ était de répondre à une problématique clé bien précise : acquérir de nouveaux utilisateurs », souligne Xavier de Baillenx, « Innovation Lead » de Meetic. Lancé en avril 2016, au moment où Facebook ouvrait sa plateforme aux chatbots des marques, son bot « Lara de Meetic » est aujourd’hui présent sur Messenger et sur les sites du groupe. « Dans une première étape, Lara posait simplement des questions et pouvait, au travers de l’ergonomie conversationnelle, accompagner l’utilisateur jusqu’à la création du compte », précise Xavier de Baillenx. Manifestement cette stratégie touche sa cible : Meetic enregistre en quelques mois une hausse de 30 % de son taux d’inscription.

Du chatbot au coach de dating

« Ensuite, nous avons développé de nouveaux cas d’usage, l’objectif étant de réinventer la façon d’interagir avec les utilisateurs  tout au long de leur parcours d’engagement », poursuit  Xavier de Baillenx. Ainsi, Lara est désormais capable d’analyser des  éléments de langage selon 50 catégories de critères (astrologie, taille, imperfections, hobbies, etc.) et de poursuivre une discussion avec le célibataire qu’elle accompagne dans sa recherche de profils. « L’utilisateur peut décrire avec ses propres mots sa personne idéale à Lara, ce qui nous permet de recueillir davantage d’insights sur nos membres et d’enrichir les nouveaux services de coach dating que nous leur proposons. »

18 mois après son lancement, plus de 300 000 utilisateurs discutent tous les mois avec Lara, dans une dizaine de langues différentes, et 90 %  d’entre se déclarent « prêts à renouveler ces échanges ».

Constance Dalmon

* Xavier de Baillenx est intervenu le 14 juin à Biarritz, dans le cadre de la conférence plénière « talkaBOT, my customer statisfaction » du iMedia Brand Summit 2017.

Alors que le marché des applications mobiles a certainement atteint son point culminant, l’enjeu pour les éditeurs est sur l’engagement et la rétention des utilisateurs. Pour cela, la notification push est devenu un outil stratégique. Dans un article récent s’appuyant sur une étude d’Urban Airship, Sporttechie analyse l’utilisation faite des notifications par les acteurs du sport.

Pendant 3 mois, Urban Airship, startup américaine éditant une plateforme d’engagement mobile, a analysé le comportement de 63 millions d’utilisateurs d’applications mobiles. Premier enseignement d’importance de l’étude : seulement la moitié des nouveaux utilisateurs d’application activent les notifications push sur iOS. Ce taux augmente fortement sur Android, passant à 85%. Vient ensuite l’analyse de l’engagement grâce à cette solution et c’est là que le résultat est étonnant : en effet, les éditeurs qui n’utilisent pas la notification push ont perdu 95% de leur public sur les 90 jours d’étude ! Preuve qu’il est plus que jamais indispensable de passer par ce canal pour créer de la fidélisation. L’étude rend obsolète  une autre idée reçue : il ne faut pas avoir peur d’envoyer régulièrement des notifications. Lorsqu’elles sont envoyées à un rythme hebdomadaire, le taux de rétention des visiteurs est multiplié par 5 par rapport à une non-utilisation. Et on passe même à x9 pour une utilisation quotidienne. Selon Urban Airship, cette stratégie d’animation quotidienne, voire même plus fréquente, est particulièrement efficace pour les éditeurs du secteur du sport et de l’entertainment.

De cette étude, Urbain Airship livre 3 axes de développement pour les éditeurs :
– obtenir des optin, autrement pousser les utilisateurs à accepter les notifications. Pour cela, il faut leur expliquer les avantages d’être informés de la sorte, mais aussi ne jamais abandonner les optout en leur proposant régulièrement l’accès aux notifications.
– pousser les mobinautes à se qualifier pour leur adresser un message le plus pertinent et le plus personnalisé possible mais aussi analyser leur comportent sur l’application.
– avoir une vraie stratégie de contenus, en variant les formats. Aujourd’hui, une notification peut intégrer une image, un Gif ou même une vidéo : il faut exploiter ses possibilités.

Vers des notifications push plus riches

Ces 3 règles sont pleinement intégrées à la stratégie digitale des plus grandes franchises NBA, comme le précise Sporttechie : « La meilleure chose à faire est d’écouter vos fans, d’écouter ce qu’ils veulent, de regarder la façon dont ils s’engagent et d’essayer de les maintenir sur notre support », déclare ainsi Michael Conley, responsable du numérique pour les Cleveland Cavaliers. Dit autrement, il est indispensable de connaitre le comportement des fans sur mobile et de leur pousser du contenu ciblé pour concurrencer la multitude de sources d’information. Avec l’arrivée de notifications push plus riche (vidéo, emoji, image, texte), les clubs de sport ont la main pour engager davantage leurs fans : « Nous savons que notre public est informé et peut obtenir des informations provenant de sources multiples », clonclut Ryan Montoya, CTO des Sacramento Kings. « Notre objectif est de diffuser les dernières nouvelles et les mises à jour des joueurs, ainsi que le contenu qui implique les fans au-delà du terrain ».

Abreuvés d’indicateurs et de KPI censés mesurer leurs résultats, les professionnels du marketing mettent également en place des solutions numériques de plus en plus complexes et performantes pour automatiser le plus possibles la collecte et le traitement d’un volume toujours croissant de données.

C’est dans ce contexte que l’agence Aressy va organiser l’édition 2017 de son BtoB Summit (la quatrième), sur le thème « émotionnel versus relationnel ». « C’est une thématique de plus en plus présente dans les réflexions des professionnels du marketing et que nous avons identifiée au sein du ThinkTank Ensemble B2B (qui réunit 10 experts du marketing / communication BtoB :
Aressy, Companeo, C-Radar, GetQuanty, InfoPro Digital, News Leads, Stein IAS, TBMS,Limber, Oracle Marketing Cloud, explique Laurent Ollivier, Directeur Général et cofondateur de l’agence Aressy. Nous ne souhaitons bien sûr pas remettre en cause l’apport évidents des outils du numérique dans le travail des services marketing, mais nous constatons que les notions émotionnelles font un retour en force dans les relations BtoB, qui ont trop souvent été réduites à une série de métriques. S’il est évident que le marketing BtoC est très différent du marketing BtoB, nous constatons que c’est la puissance du message et sa force émotionnelle qui feront la différence dans les relations entre les entreprises ».

Le BtoB Summit 2017 aura lieu le 6 juillet 2017 dans le cadre de l’Université de Jussieu, qui vient d’être rénovée. Conscients que les marketeurs cherchent constamment à optimiser leur temps, les organisateurs ont organisé l’agenda de la journée en trois parties. Après une conférence plénière du Rédacteur en chef de B2B Marketing ,Joël Harrison , une session de 16 ateliers spécialisés (réunis sous l’appellation « Action ») occuperont la matinée. Le début de l’après-midi sera ensuite dédié à l’inspiration, avec des interventions dédiées à la thématique principale de la journée : « émotionnel versus relationnel ». La seconde partie de l’après-midi sera consacrée au renforcement du poids des directeurs marketing au sein des comités exécutifs. « Quatre sessions seront organisées sur ce thème, chaque fois avec la participation de 5 responsables présents au sein des comités exécutifs et représentants les principales fonctions que l’on y retrouve : les directeurs généraux, les Directeurs Administratifs et Financiers, les directeurs commerciaux et les Directeurs des Systèmes d’Information », précise Laurent Ollivier.

Le BtoB Summit 2017 sera clôturé par des interventions sur les actions marketing à l’international et par un cocktail.

Pascal Boiron, Digital CMO