DigitalCMO

Meero, la plateforme de production audiovisuelle (photo, vidéo, contenu 360) s’appuyant sur les photographes indépendants, annonce avoir renforcé sa dernière levée de fonds (4,1M€) pour atteindre un total de 15M€. Cette opération doit venir appuyer son ambition : atteindre les 100M€ d’ici 2 ans.

Sur sa première année d’activité, Meero s’est spécialisé sur la production de photos, vidéos et panorama 360 de biens immobiliers (notamment pour illustrer les annonces de location et vente). Cela lui a permis de séduire plus de 9 000 clients. Au-delà de proposer les services de photographes et videastes professionnels aux particuliers comme aux professionnels de l’immobilier, l’offre de la startup se démarque par la rapidité de livraison des contenus (à J+1), la compétitivité de ses tarifs et une plateforme technologique très complète. Meero permet ainsi de récupérer directement ses visuels depuis son espace client, de créer une visite 3D complète du bien à louer et même de décorer les pièces vides avec du mobilier virtuel, grâce à la fonctionnalité Home Staging, développée en partenariat avec Rhinov.

Avec l’ouverture à d’autres marchés, objectif 100 M€ de CA

Après avoir séduit de nombreux groupes immobiliers (Century 21, BNP Paribas Immobilier, Regus ou Capifrance), la startup devrait s’ouvrir à d’autres marchés comme la restauration, l’hôtellerie, etc. Alors que son CA a été multiplié par 10, il devrait donc l’exploser encore (la startup vise les 100 M€ d’ici 2 ans) sous l’effet de cette ouverture mais également d’une stratégie plus orienté vers l’international : disponible dans 10 pays, Meero a en plus ouvert des bureaux à Londres, NewYork cet été et prochainement à Tokyo.

Pour appuyer cette croissance, Meero a levé 15M€, en 2 temps : un peu plus de 4M€ avant l’été auprès de Xavier Niel, Fabrice Grinda, Aglaé Ventures et GFC, Alven Capital et le complément ce mois-ci auprès de White Star Capital.

Entreprise française, Otonomy Aviation fête son 10ème anniversaire et s’est imposée comme l’un des leaders de la sécurité des avions, principalement pour les jets d’affaires. Elle collecte un nombre croissant de données.

Implantée en France, à Mérignac près de Bordeaux, Otonomy Aviation fête cette année son dixième anniversaire. Après 10 ans d’existence, on ne peut plus réellement parler de startup, mais la jeune entreprise conserve le fonctionnement d’une jeune pousse, notamment en matière d’innovation et de stratégie marketing. Ses principaux métiers ? Concevoir et fabriquer des caméras haute-définition intégrées à l’intérieurs et à l’extérieur des appareils. Ils sont donc liés à la fois à la sécurité et au divertissement. Avec une équipe de 30 salariés (dont 27 en France, elle s’est imposée dans le monde fermé et par définition très discret de la sécurisation des avions, principalement des jets d’affaires (pour des entreprises ou des états). De fait, elle collecte un volume de données durant les vols qui croît très rapidement.

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Exemples des matériels conçus et fabriqués par Otonomy Aviation

80% du chiffre d’affaires à l’export

Une des premières originalités d’Otonomy Aviation, c’est que la France ne représente que 20% de son chiffre d’affaires. “Notre seul concurrent est aux Etats-Unis et nous n’en avons pas en Europe ou ailleurs dans le monde, explique Maxime Danielli, ingénieur d’affaires chez Otonomy Aviation. En matière de marketing, nous sommes positionnés sur une niche et nous avons une stratégie adaptée”. De fait, les principales cibles d’Otonomy Aviation sont principalement celles des constructeurs (Gulfstream, Dassault, Airbus, Boeing…), les OEM (Original Equipment Manufacturer) et les entreprises qui aménagent ou réaménagent les avions.Quant aux salons, Otonomy Aviation se focalise sur trois événements au niveau mondial : NBAA aux Etats-Unis, EBACE (en Suisse) pour l’Europe et MEBAA à Dubaï pour le Moyen-Orient et l’Afrique. Des projets de développement, Otonomy Aviation en a plusieurs mais – comme le veut l’usage dans ce secteur plus que dans tous les autres – elle ne les dévoile pas encore. C’est aussi secret que le nom de ses clients.

Maxime-Danielli Maxime Danielli, Ingénieur d’affaires chez Otonomy Aviation

Pascal Boiron, DigitalCMO

En janvier 2016, le leader européen du dating, Meetic, rachète la startup Pretty Fun Therapy, co-fondée par Xavier de Baillenx* qui devient « Innovation Lead » du groupe. Avec son équipe et l’expertise d’un laboratoire scientifique spécialisé en intelligence artificielle, il a développé le 1er chatbot européen de dating intégrant le traitement du langage naturel. Explications.

Xavier de Bailleux

Xavier de Bailleux

« Avec Lara, notre objectif de départ était de répondre à une problématique clé bien précise : acquérir de nouveaux utilisateurs », souligne Xavier de Baillenx, « Innovation Lead » de Meetic. Lancé en avril 2016, au moment où Facebook ouvrait sa plateforme aux chatbots des marques, son bot « Lara de Meetic » est aujourd’hui présent sur Messenger et sur les sites du groupe. « Dans une première étape, Lara posait simplement des questions et pouvait, au travers de l’ergonomie conversationnelle, accompagner l’utilisateur jusqu’à la création du compte », précise Xavier de Baillenx. Manifestement cette stratégie touche sa cible : Meetic enregistre en quelques mois une hausse de 30 % de son taux d’inscription.

Du chatbot au coach de dating

« Ensuite, nous avons développé de nouveaux cas d’usage, l’objectif étant de réinventer la façon d’interagir avec les utilisateurs  tout au long de leur parcours d’engagement », poursuit  Xavier de Baillenx. Ainsi, Lara est désormais capable d’analyser des  éléments de langage selon 50 catégories de critères (astrologie, taille, imperfections, hobbies, etc.) et de poursuivre une discussion avec le célibataire qu’elle accompagne dans sa recherche de profils. « L’utilisateur peut décrire avec ses propres mots sa personne idéale à Lara, ce qui nous permet de recueillir davantage d’insights sur nos membres et d’enrichir les nouveaux services de coach dating que nous leur proposons. »

18 mois après son lancement, plus de 300 000 utilisateurs discutent tous les mois avec Lara, dans une dizaine de langues différentes, et 90 %  d’entre se déclarent « prêts à renouveler ces échanges ».

Constance Dalmon

* Xavier de Baillenx est intervenu le 14 juin à Biarritz, dans le cadre de la conférence plénière « talkaBOT, my customer statisfaction » du iMedia Brand Summit 2017.

Alors que le marché des applications mobiles a certainement atteint son point culminant, l’enjeu pour les éditeurs est sur l’engagement et la rétention des utilisateurs. Pour cela, la notification push est devenu un outil stratégique. Dans un article récent s’appuyant sur une étude d’Urban Airship, Sporttechie analyse l’utilisation faite des notifications par les acteurs du sport.

Pendant 3 mois, Urban Airship, startup américaine éditant une plateforme d’engagement mobile, a analysé le comportement de 63 millions d’utilisateurs d’applications mobiles. Premier enseignement d’importance de l’étude : seulement la moitié des nouveaux utilisateurs d’application activent les notifications push sur iOS. Ce taux augmente fortement sur Android, passant à 85%. Vient ensuite l’analyse de l’engagement grâce à cette solution et c’est là que le résultat est étonnant : en effet, les éditeurs qui n’utilisent pas la notification push ont perdu 95% de leur public sur les 90 jours d’étude ! Preuve qu’il est plus que jamais indispensable de passer par ce canal pour créer de la fidélisation. L’étude rend obsolète  une autre idée reçue : il ne faut pas avoir peur d’envoyer régulièrement des notifications. Lorsqu’elles sont envoyées à un rythme hebdomadaire, le taux de rétention des visiteurs est multiplié par 5 par rapport à une non-utilisation. Et on passe même à x9 pour une utilisation quotidienne. Selon Urban Airship, cette stratégie d’animation quotidienne, voire même plus fréquente, est particulièrement efficace pour les éditeurs du secteur du sport et de l’entertainment.

De cette étude, Urbain Airship livre 3 axes de développement pour les éditeurs :
– obtenir des optin, autrement pousser les utilisateurs à accepter les notifications. Pour cela, il faut leur expliquer les avantages d’être informés de la sorte, mais aussi ne jamais abandonner les optout en leur proposant régulièrement l’accès aux notifications.
– pousser les mobinautes à se qualifier pour leur adresser un message le plus pertinent et le plus personnalisé possible mais aussi analyser leur comportent sur l’application.
– avoir une vraie stratégie de contenus, en variant les formats. Aujourd’hui, une notification peut intégrer une image, un Gif ou même une vidéo : il faut exploiter ses possibilités.

Vers des notifications push plus riches

Ces 3 règles sont pleinement intégrées à la stratégie digitale des plus grandes franchises NBA, comme le précise Sporttechie : « La meilleure chose à faire est d’écouter vos fans, d’écouter ce qu’ils veulent, de regarder la façon dont ils s’engagent et d’essayer de les maintenir sur notre support », déclare ainsi Michael Conley, responsable du numérique pour les Cleveland Cavaliers. Dit autrement, il est indispensable de connaitre le comportement des fans sur mobile et de leur pousser du contenu ciblé pour concurrencer la multitude de sources d’information. Avec l’arrivée de notifications push plus riche (vidéo, emoji, image, texte), les clubs de sport ont la main pour engager davantage leurs fans : « Nous savons que notre public est informé et peut obtenir des informations provenant de sources multiples », clonclut Ryan Montoya, CTO des Sacramento Kings. « Notre objectif est de diffuser les dernières nouvelles et les mises à jour des joueurs, ainsi que le contenu qui implique les fans au-delà du terrain ».

Abreuvés d’indicateurs et de KPI censés mesurer leurs résultats, les professionnels du marketing mettent également en place des solutions numériques de plus en plus complexes et performantes pour automatiser le plus possibles la collecte et le traitement d’un volume toujours croissant de données.

C’est dans ce contexte que l’agence Aressy va organiser l’édition 2017 de son BtoB Summit (la quatrième), sur le thème « émotionnel versus relationnel ». « C’est une thématique de plus en plus présente dans les réflexions des professionnels du marketing et que nous avons identifiée au sein du ThinkTank Ensemble B2B (qui réunit 10 experts du marketing / communication BtoB :
Aressy, Companeo, C-Radar, GetQuanty, InfoPro Digital, News Leads, Stein IAS, TBMS,Limber, Oracle Marketing Cloud, explique Laurent Ollivier, Directeur Général et cofondateur de l’agence Aressy. Nous ne souhaitons bien sûr pas remettre en cause l’apport évidents des outils du numérique dans le travail des services marketing, mais nous constatons que les notions émotionnelles font un retour en force dans les relations BtoB, qui ont trop souvent été réduites à une série de métriques. S’il est évident que le marketing BtoC est très différent du marketing BtoB, nous constatons que c’est la puissance du message et sa force émotionnelle qui feront la différence dans les relations entre les entreprises ».

Le BtoB Summit 2017 aura lieu le 6 juillet 2017 dans le cadre de l’Université de Jussieu, qui vient d’être rénovée. Conscients que les marketeurs cherchent constamment à optimiser leur temps, les organisateurs ont organisé l’agenda de la journée en trois parties. Après une conférence plénière du Rédacteur en chef de B2B Marketing ,Joël Harrison , une session de 16 ateliers spécialisés (réunis sous l’appellation « Action ») occuperont la matinée. Le début de l’après-midi sera ensuite dédié à l’inspiration, avec des interventions dédiées à la thématique principale de la journée : « émotionnel versus relationnel ». La seconde partie de l’après-midi sera consacrée au renforcement du poids des directeurs marketing au sein des comités exécutifs. « Quatre sessions seront organisées sur ce thème, chaque fois avec la participation de 5 responsables présents au sein des comités exécutifs et représentants les principales fonctions que l’on y retrouve : les directeurs généraux, les Directeurs Administratifs et Financiers, les directeurs commerciaux et les Directeurs des Systèmes d’Information », précise Laurent Ollivier.

Le BtoB Summit 2017 sera clôturé par des interventions sur les actions marketing à l’international et par un cocktail.

Pascal Boiron, Digital CMO

Marketo, fournisseur de logiciels et de solutions de marketing, annonce la création de l’Alliance for ABM Success, un consortium de leaders de l’account-based marketing (ABM) qui s’est formé pour aider les entreprises à adopter, mettre en place et réussir dans ces services de qualification. Parmi les autres entreprises qui composent ce consortium aux côtés de Marketo on trouve DigitalPi, Elixiter, LeadMD, Fathom et Perkuto.

Les objectifs de cette alliance : rendre créative l’automatisation du marketing

Dans le cadre de cette alliance, Marketo souhaite mieux étudier et partager les bonnes pratiques (les fameuses best practices) autour des services d’Account Based Marketing ( ABM ) que les entreprises mettent en oeuvre pour améliorer la qualité de leurs contacts commerciaux. Après avoir investi dans la modernisation de leur relation client en investissant notamment sur des CRM en mode SaaS plus agiles que ceux qui étaient intégrés aux ERP, les entreprises françaises, notamment les grandes, ont  souvent intégré en complément un module de marketing automation. Sur le marché français de nombreuses entreprises ont ainsi investi sur une solution  Salesforce complétée par un outil de marketing automation de type  Marketo.

Ces solutions qui restent très techniques ont permis d’automatiser et surtout d’absorber un nombre croissant d’opérations dans la remontée de contacts qualifiés. Néanmoins, la plupart des actions liées à une meilleure qualification  des contacts commerciaux et à leur partage restent encore liées à l’historique des process commerciaux des sociétés. Pour développer l’usage et l’intégration de ses solutions, Marketo estime qu’il est nécessaire de partager les bonnes pratiques dans ce domaine. Comme le précise l’éditeur américain, l’alliance  a été créée pour partager les meilleures pratiques d’ABM et servir de plate-forme ouverte de discussion et de collaboration avec les ventes, le  marketing mais aussi les clients qui ont leur mot à dire sur la démarche commerciale de leurs fournisseurs.  « Les entreprises sont désireuses de mettre en œuvre les technologies ABM pour stimuler la collaboration entre les ventes et le marketing et une approche plus ciblée pour engager des actions commerciales, mais l’ ABM n’est pas une approche unique et il faut tenir compte des autres bonnes pratiques  » précise  Mike Telem, vice-président, marketing de produit  Marketo, dans le cadre de cette annonce.  Si l’enjeu de l’ABM est de permettre de manière automatisée de mieux cibler les actions commerciales  il reste à savoir si ces pratiques permettront de gagner en créativité dans l’animation d’un marketing désormais largement piloté par les données et leur analyse. Un véritable enjeu pour beaucoup de directions marketing qui ont massivement investi dans la technologie ces derniers mois.

Le secteur des études se digitalise de plus en plus aussi. Rencontré au printemps des études, YouGov est un Institut International d’études de marché, pionner des études online.
Propriétaire d’un panel de 5 millions de personnes dans le monde et 175 000 en France, l’entreprise anime cette communauté au quotidien via différents canaux. Guillemette Petit, Responsable Marketing France et Jean-Romain Lehr, Directeur Associé, nous présentent YouGov.

  • Pouvez-vous nous présenter YouGov en quelques mots ?

Jean-Romain Lehr : YouGov est une société Anglo-Saxonne créée en 2000 à Londres sur un concept alors simple : réaliser des enquêtes en ligne uniquement.
Aujourd’hui, cela pourrait sembler être une évidence mais à l’époque, il s’agissait d’une vraie innovation. Fini le téléphone ou le face-à-face, chaque étude réalisée se fera en ligne ! Au début, certaines marques pouvaient montrer quelques réticences à cette nouvelle méthodologie, craignant alors le manque de fiabilité des résultats.
Ces doutes n’ont cependant pas fait long feu. En effet, l’Institut YouGov a rapidement su prouver la qualité et la solidité de ses datas notamment avec les résultats des élections municipales de Londres en 2001. Nous avons été les plus précis sur les résultats d’intentions de vote. Une réussite qui a véritablement lancé la machine !
Aujourd’hui, l’Institut est d’ailleurs le numéro 1 au Royaume-Uni en termes de reprises presse. Nous sommes très présents à l’International avec plus de 30 bureaux dans le monde.

  • Maintenant que les enquêtes online est sont monnaie-courante, quelle est la force de YouGov ?

Guillemette Petit : Notre force, c’est la communauté YouGov, à savoir notre panel propriétaire. Nous mettons tout en œuvre pour animer et fidéliser chaque membre de ce panel afin de les rendre actifs et réactifs. Nous comptons aujourd’hui 175 000 personnes en France et 5M dans le Monde.
Jean-Romain Lehr : L’autre force de YouGov est la présence d’une équipe dédiée à l’innovation basée à Palo Alto, qui permet de répondre au mieux à l’évolution des besoins des marques. Sur la base de ce panel, nous proposons à nos clients des solutions innovantes :
– BrandIndex, un ad et brand tracker en temps réel et continu, avec plus de 700 marques suivies au quotidien.
– Omnibus en 48h, qui consiste à interroger 1000 personnes représentatives de la population française (sur la méthode des quotas, avec possibilité de créer des omnibus ciblés (femmes, millénials, etc.)
– YouGov France développe actuellement Profiles, un outil de segmentation offrant une granularité unique sur le marché. Un outil déjà implémenté au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en Allemagne.

  • Justement, votre gros enjeu est le panel. Quelles sont les outils, méthodes d’animation de votre panel ?

Guillemette Petit : D’abord, la promesse que nous faisons à nos panélistes est de mettre en avant de leurs opinions. Il faut savoir que YouGov vient de « You Govern », « Tu Gouvernes » : avec sa voix, le panéliste participe à la société de demain, à la prise de décisions par les des entreprises, etc.
Ainsi, pour prouver à nos panélistes que leur voix est entendue, dès qu’une étude est reprise dans la Presse, nous leur envoyons directement un email avec l’article en question. D’autre part, chaque fois qu’un panéliste répond à une de nos études, il cumule des points qu’il pourra ensuite transformer en chèque cadeau ou virement bancaire. Il est également possible de cumuler des points via un système de parrainage.
Enfin, un dernier point, très important : nous proposons en moyenne entre 2 et 3 enquêtes par mois à nos panélistes. Beaucoup de R&D a été faite chez YouGov, et il s’agit du meilleur ratio pour ne pas que les répondants se sentent trop ou pas assez sollicités. Aussi, pour éviter une lassitude, nous varions toujours les sujets : si nous commençons par une enquête marques, la suivante sera sur un sujet société puis un sujet politique. Et toutes les enquêtes durent moins de 16 minutes.

  • Comment utilisez-vous les réseaux sociaux pour le recrutement ? la fidélisation ?

Guillemette Petit : Pour commencer, à la fin des articles publiés sur les médias partenaires, il est quasi-systématiquement intégré un lien permettant de rejoindre le panel.
Sur les réseaux sociaux à proprement parlé, nous faisons des Facebook Ads afin de recruter des panélistes et partageons aussi via Linkedin et Twitter les différentes reprises presse et résultats d’études avec nos différentes communautés. Nous sommes en train d’établir une toute nouvelle stratégie sur Facebook afin de l’utiliser comme un vrai canal de communication avec nos panélistes.

Créée en 2014, l’agence digitale Mister Bing Bang balaye d’un revers de patte de singe (sa mascotte) les bonnes vieilles méthodes de tracking et de ciblage comportemental. Son concept pour permettre aux sites d’e-commerce et aux marques de toucher leur cible : des campagnes percutantes sous le signe de « l’émotion efficace ».

Dans l’infobésité et le brouhaha du web, difficile d’entendre et de se faire entendre. Pour permettre aux sites d’e-commerce et aux marques de toucher les consommateurs intelligemment, sans les saturer, l’agence digitale Mister Bing Bang propose de jouer sur « l’émotion efficace ».  « Nous travaillons sur ce concept qui est aujourd’hui beaucoup utilisé, depuis la création de l’agence en 2014, commente Georges Ragueb, Directeur de création et Président de Mister Bing Bang. Nous croyons au pouvoir de l’émotion, car positive ou négative, l’émotion fait sens et se mémorise. On garde en tête une chanson, une série…  C’est la même chose dans la communication ou le marketing, l’émotion efficace passe par le divertissement. Nous n’avons d’ailleurs rien inventé, c’est un retour aux sources, aux origines de la publicité qui faisait rire ou pleurer.»

Les technologies numériques au service de l’émotion

Pour mesurer l’efficacité émotionnelle de ses campagnes, Mister Bing Bang les teste auprès de panels de consommateurs équipés de bracelets connectés munis de capteurs, qui analysent des informations telles que la température du corps ou le pouls. « Notre méthodologie de « l’émotion efficace» met les techniques du divertissement, comme  l’animation ou le jeu vidéo,  au service de la communication des marques », ajoute Georges Ragueb. Pour cela, l’agence mobilise toute une panoplie de technologies digitales (3D, réalité augmentée, serious games…) et travaille en partenariat avec un écosystème de développeurs web. « Pour se démarquer, il faut parfois suivre son intuition, bousculer, casser les codes, ne pas laisser indifférent… Quel est le point commun entre un carburant, une mutuelle ou une usine de recyclage ? Pas grand-chose, sinon l’ambition qu’on veut bien leur prêter et l’histoire que l’on va raconter », conclut Georges Ragueb.

Constance Dalmon

Portrait chinois : Mister Big Bang s’est prêté au jeu du « si j’étais…»

Un animal ? Un singe

Un sport ? L’hectathlon

Un héro de fiction ? L’homme élastique

Un bruit ? Une fanfare

Une devise ? Enlighten the screen…

 

 

 

 

 

Comprendre en temps réel pourquoi un internaute achète ou n’achète pas sur le site qu’il est en train de visiter. C’est ce que propose ContentSquare  avec « l’UX Performance Center », une solution d’analytics et de recommandations de nouvelle génération, combinant intelligence artificielle et algorithmes avancés.

Après avoir levé 20 millions de dollars à l’automne 2016, la startup parisienne ContentSquare lève le voile sur son nouveau projet : l’UX Performance Center. Une plateforme combinant la puissance d’une intelligence artificielle et des algorithmes avancés pour permettre aux équipes digitales des e-commerçants et des marques de scruter à la loupe le comportement des internautes. « Cette plateforme est le fruit de 5 ans de R&D sur le marché de l’UX (ndlr : User Experience), explique Lucie Buisson, Chef de produit chez ContentSquare. Elle ne se limite pas à diffuser des alertes. Comme un data analyst, elle propose des recommandations portant sur l’optimisation du parcours utilisateur, l’amélioration de l’engagement client ou encore la progression du taux de conversion. Pour mesurer le ressenti du visiteur, nous travaillons notamment sur la notion d’état émotionnel, plus particulièrement sur  le contexte (à quel moment de la journée se connecte-t-il ? est-il dans le métro ou le bus, ou bien tranquillement installé dans son canapé ?…) et sur l’intention (vient-t-il simplement comparer des prix ?  a-t-il déjà repéré un produit ?…).

Déployé sur de premiers sites pilotes, l’UX Performance Center fédère un centre de notifications personnalisé (affichant en temps-réel les alertes positives, négatives et les évolutions significatives des KPIs), un outil de recommandations « sur mesure » pour l’amélioration de l’expérience utilisateur et un module « Discovery » fournissant des alertes et recommandations supplémentaires (les “likes/dislikes” de l’utilisateur sur les précédentes alertes et recommandations activant les capacités d’apprentissage de l’assistant d’intelligence artificielle). « Avec cette solution, notre ambition est de démocratiser l’accès à la donnée, en particulier au sein des équipes digitales et marketing qui doivent pouvoir en mesurer l’impact. L’objectif est que chaque contributeur, intervenant sur le contenu, le design ou encore l’ergonomie du site, puisse recevoir des alertes et des recommandations ciblées sur son domaine de compétence », ajoute Lucie Buisson.

Evangéliser le marché

Quasiment inexistant il y a 5 ans, le marché de l’UX est désormais considéré comme l’un des plus prometteurs pour les 5 prochaines années. Et la petite startup fondée en 2012 par Jonathan Cherki au sein de l’incubateur de l’ESSEC compte bien capitaliser son avance technologique pour affirmer son leadership en France comme à l’international. ContentSquare, qui compte parmi ses clients Lacoste, Best Western et L’Occitane, emploie aujourd’hui 150 personnes et s’est implanté  à Londres en 2016, ainsi qu’à New York en janvier 2017. « Nous avons pas mal de concurrents aux Etats-Unis, mais c’est un challenge passionnant car nous sommes sur un marché émergeant innovant, où il n’y a pas encore de standard. Cela implique aussi d’évangéliser le marché, de développer la formation et l’usage dans le cadre des politique de changement des entreprises », conclut Lucie Buisson.

Constance Dalmon

 

Le Club des Directeurs Marketing et Communication de l’IT (CMIT) publie le premier volume de « Marketing Stories «  un livre blanc sur la vision du marketing digital. Ce document contient huit portraits de directeurs marketing de la tech s’exprimant sur leur approche du marketing digital dans leur entreprise. A la lecture des stratégies menées par ces CMO  on constate que  les questions restent nombreuses sur les approches  et que chacun définit encore  le marketing digital à l’aune des objectifs de sa propre entreprise.

 

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Découvrez huit mots clés qui définissent leur approche du digital

Pour Eric Markiewics, directeur marketing d’Oodrive, un acteur du stockage en ligne,  c’est la notion de Paid Owned and Earned Media (POEM) qui définit le mieux ce que doit être aujourd’hui  le marketing digital. Pour Maxime Baumard, directeur marketing de IAdvize, une solution de contacts web, sa définition  Make Sales People Happy est beaucoup plus large et fortement liée aux objectifs commerciaux de sa société dans le domaine du e-commece. Pour Florence Ropion, directrice marketing de Dell, un fabriquant d’ordinateurs, c’est le montant de l’investissement dans le digital qui définit le mieux la stratégie d’une entreprise dans ce domaine. Entre 20 et 30 % actuellement pour le constructeur informatique américain. Elodie Vigneron, directrice de la communication  de la société Longow,  de son coté définit le digital comme la capacité à combiner la génération de lead et la notoriété. Une approche prisée dans le secteur  des technologies de l’information. Pour Maud Samagalski, directrice marketing d’HPE, un autre constructeur informatique américain,  c’est l’accès aux données qui définit le mieux le digital actuel. Un point de vue partagé par Michel Mariet, directeur marketing et digital d’Oracle, qui estime qu’au delà des données c’est  la trace numérique qui doit définir les approches en marketing digital. Pour Jean Denis Garo, directeur marketing Europe du Sud  de Mitel, un acteur américain de la téléphonie et du collaboratif, se sont les évolutions actuelles sur la mobilité qui vont faire évoluer les définitions du marketing digital. Et Enfin Michaël Rolland de la société Econocom, un spécialiste du service informatique,  considère que le marketing digital c’est surtout un aspect de la transformation digitale de l’entreprise.