DigitalCMO

La digitalisation dans le secteur des études devient un sujet majeur. En dehors des évolutions attendues sur la collecte des données et sur l’utilisation du big data en complément des approches traditionnelles par panel, la visualisation est devenue incontournable dans la restitution des résultats. C’est ce domaine qu’à choisi l’IFOP en partenariat avec Coheris  pour élargir l’accès à ses données pour la Présidentielle 2017.

Mieux visualiser le Rolling Présidentielles 2017

Un « rolling » est un baromètre en continu, réalisé chaque jour sur le principe d’un cumul de vagues d’enquêtes quotidiennes. L’échantillon global est renouvelé partiellement chaque jour, en intégrant les données recueillies le jour même et en excluant les données les plus anciennes. Cela fait donc beaucoup de données à comparer et à mettre en évidence sur des canaux de plus en plus digitaux, qui partagent mal les graphiques traditionnels des instituts d’études. Pour s’adapter aux évolutions de la consommation des donnés des études, l’IFOP a décidé de miser sur une nouvelle forme d’accès aux résultats.

Dans le cadre de ces Présidentielles 2017, les données issues de ces sondages seront  exploitées quotidiennement avec  la solution Coheris Liberty Insight et mises à disposition de tous à travers un portail web accessible à l’adresse www.ifopdata.com.  Les internautes pourront  facilement explorer les données en navigant à travers différents tableaux de bord interactifs et suivre ainsi en temps réel l’évolution sur plusieurs jours, portant sur différentes statistiques comme :  l’intention de vote au premier tour, par catégorie, la sûreté du choix au premier tour, les reports de voix du premier au second tour et bien d’autres indices.

Les internautes vont pouvoir concurrencer les analystes politiques des médias

Dans un communiqué, l’IFOP précise les objectifs de sa démarche. « Pour ce Rolling Présidentielles 2017, nous souhaitions repousser les limites des restitutions classiques des sondages et proposer aux internautes la possibilité d’afficher les résultats selon les critères de leur choix. Notre objectif était d’avoir une structure simple mais efficace, et que nous puissions charger de nouvelles données chaque jour, en toute autonomie. La solution Coheris Liberty Insight nous donne cette flexibilité tout en nous permettant d’intégrer plusieurs sources de données. Cette solution nous permet de proposer une application web avec un accès dynamique aux résultats de nos études.» explique notamment  Thomas Duhard, directeur de la production et de l’innovation de l’IFOP », dans le cadre de cette initiative.

Les internautes vont donc pouvoir être aussi des analystes politiques  en accédant comme les spécialistes politique des médias à ces données. L’impact sur les réseaux sociaux devrait être important et sans doute contribuer à l’amélioration des commentaires tant sur Twitter que Facebook. Cette initiative  s’inscrit d’ailleurs parfaitement dans la volonté du réseau social de partager plus de contenu pertinent. On ne peut qu’espérer que cela sera le cas.

La Rédaction, Digital CMO

 

Leader européen du dépôt-vente d’équipements d’occasion, Troc.com  dynamise la fréquentation de ses magasins physiques avec une campagne d’animation inédite  sous le signe de l’économie circulaire.

Du store to web au web to store… Créée en 1984 sous le nom de Troc de L’Ile, l’enseigne de dépôt-vente d’équipements d’occasion pour la maison et les loisirs (115 magasins dans 6 pays d’Europe) a essaimé sur le web en 2008 avec Troc.com. Elle a donné fin janvier le coup d’envoi de son  « Tour de France du relooking de meubles », qui se déroulera jusqu’au 13 mai prochain dans plus d’une trentaine de magasins participants. Objectif : dynamiser la fréquentation de son réseau national de points de vente avec une opération « tendance », qui surfe sur les valeurs de l’économie d’usage et du « do it yourself ».

Pour cela, Troc.com s’est associé à la startup lorraine Passion Déco, spécialisée dans le coaching « déco » et l’organisation de « Déco parties ». Concrètement, tous les passionnés de décoration d’intérieur  et de matériel de « récup » peuvent ainsi participer gratuitement à des ateliers-tutos, animés par des pro de l’upcycling. Au programme : des conseils pour dénicher des objets vintage, pour customiser et relooker des meubles qui deviendront des pièces uniques et entameront une seconde vie…

Une opération pour la bonne cause

Avec ce tour de France, le leader européen du dépôt-vente d’équipements d’occasion entend également marquer son engagement en faveur de l’économie solidaire et du développement durable. Troc.com s’est en effet engagé à verser 20 € par participant à l’association Cœur de Forêt, qui œuvre à travers le monde pour la protection et la valorisation des forêts et des peuples qui y vivent.

Constance Dalmon

Alors que le Mobile World Congress se termine demain, le cabinet d’études IDC confirme dans une étude récente que ce secteur connaîtra dans les années qui viennent une croissance plus lente. Il faudra attendre l’avénement de la 5G et des services liés aux objets connectés pour que le marché redémarre réellement.

Une croissance de seulement 2,1 % sur la période 2015-2020

Le cabinet IDC vient de publier une mise à jour de ses données sur le marché des mobiles et prévoit que les revenus liés au marché de la mobilité au niveau mondial atteindront 1,57 trillion de dollars en 2017, soit une augmentation de 2,6% par rapport à 2016. Pour l’avenir, IDC prévoit même un ralentissement de la croissance, puisque qu’il anticipe une croissance moyenne de 2,1% sur la période 2015-2020 de ce marché, qui devrait atteindre à cet horizon 1,67 trillion de dollars. Dans le cadre de ces évolutions, IDC estime que se sont les services liés à la connectivité (sécurité, paiement, objets connectés, voiture autonome…) qui tireront la dynamique, suivis par  les achats de téléphones, de tablettes et d’ordinateurs portables.  Sur le grand public, IDC souligne que le marché de la mobilité sera étroitement lié à la capacité des opérateurs à proposer des offres intégrées et à créer un écosystème le plus riche possible. En attendant l’avènement de la 5G et des services liés aux objets connectés, ce marché devrait rester très concurrentiel, tant au niveau des plateformes que des services. Si piloter son automobile ou n’importe quelle voiture avec son smartphone n’est pas encore une réalité,  les constructeurs automobiles ont pour la plupart déjà intégré différents services de connectivité sur mobile. Dans le secteur de la  santé, il semble que le chemin soit moins difficile sur le plan technologique et le début d’une assistance médicale pilotée à partir d’un mobile et de sa connectivité avec des objets connectés semble se dessiner. D’ailleurs, c’est sans doute  dans cette combinaison entre objets connectés et mobilité qu’il faut voir les principaux facteurs de développement de ce marché après 2020. En attendant les opportunités semblent être plus du coté des paiements et du e-commerce mobile.

Une intégration nécessaire des données mobiles dans l’avenir

Sur le marché des entreprises, IDC estime  que l’intégration avec l’informatique est la seule voie de développement possible. «La mobilité est passée d’une utilisation de niche à une technologie informatique de base pour le développement des entreprises», a déclaré Phil Hochmuth, directeur de programme Enterprise Mobility chez IDC dans le cadre de la présentation de ces données de marché. «Les mobiles et les applications transforment la façon dont les employés font leur travail et les plates-formes d’applications mobiles comme les services créent de nouveaux modèles d’affaires, ainsi que des opportunités d’interaction avec les clients » ajoute-t-il. En clair, les mobiles sont devenus un nouveau canal d’interaction et créent des données qu’il faut intégrer dans le système d’information. Une vision partagée par un certain nombre d’éditeurs, qui estiment que les comportements mobiles et leurs interactions doivent faire partie des données digitales de base des entreprises. Les banques et les assurance, mais aussi le secteur des services, sont notamment des domaines concernés par cette intégration, au regard de leurs investissements dans leurs applications mobiles ces deux dernières années.

La Rédaction, Digital CMO

 

Fort de ses bons résultats 2016, Capgemini accélère dans le digital et annonce le rachat d’une société finlandaise spécialisée dans l’expérience utilisateur. Un moyen de se positionner rapidement sur la convergence digitale et IT et concurrencer les agences spécialisées sur un marché dont le taux de croissance est supérieur à celui des services informatiques traditionnels.

Capgemini en plein forme pour ses 50 ans

Capgemini aura 50 ans cette année et son président entend bien garder le cap notamment dans le digital. « L’année 2016 a confirmé le développement rapide de Cap Gemini sur les segments de marché tirés par l’innovation et sa place de partenaire de référence dans la transformation digitale des entreprises. Nous avons lancé notamment une offre de services « Digital Manufacturing » destinée à accompagner les entreprises dans l’ère de l’industrie 4.0. Nos offres Digital et Cloud représentent 30% de notre chiffre d’affaires » a notamment souligné Paul Hermelin à l’occasion de la publication des résultats annuels.

Au niveau financier le groupe  Capgemini a réalisé en 2016 un chiffre d’affaires de 12 539 millions d’euros, en progression de 5,2% par rapport à celui de 2015.  La croissance à taux de change et périmètre constants est de 2,6% ; l’écart provenant  essentiellement de la consolidation du chiffre d’affaires d’IGATE sur 12 mois en 2016 contre 6 mois en 2015. Sur le quatrième trimestre de l’année, la croissance ressort à 1,9% à taux de change constants. Le développement rapide des activités liées au Digital et au Cloud s’est poursuivi avec une croissance en 2016 de 29% à taux de change constants est -il également précisé dans le communiqué de presse.

Un rachat dans le digital pour se positionner sur la convergence

Parallèlement à la publication de ses résultats, Capgmini a annoncé le rachat d’une société spécialisée dans le digital. Fondée à Helsinki en Finlande en 1999, Idean est spécialisée en « digital user experience » (UX), « customer experience » (CX) et stratégie digitale.  Idean n’est pas une grosse structure mais  compte quand même 150 collaborateurs spécialisés dans le digital  (digital strategists, experience designers et développeurs front-end) et surtout dispose d’une portefeuille de clients grands comptes.  Idean compte parmi ses références : LG, Mercedes-Benz, Sony, Volkswagen, 23andMe, Airbus, Cole Haan, Ericsson, IBM, Intel, Kesko. Ce rachat sera sans aucun doute un excellent observatoire de la transformation digitale pour Capgemini et témoigne de la volonté des grands leaders du marché des services informatiques de se développer dans ce domaine avec des acquisitions ciblées. Une stratégie qui est aussi celle d’entreprise de service numérique (ESN) de taille intermédiaire à l’image du groupe Open. D’autant que la transformation digitale des entreprises semble s’appuyer de plus en plus sur des technologies complexes.

 

Spécialisée dans la transformation digitale, l’agence française FABERNOVEL complète son implantation à l’international en rachetant VELVET Group, entreprise implantée à Shanghai.

VELVET Group avait été créé en 2013 en Chine par Patrice Nordey (auparavant patron de l’Atelier BNP-Paribas Asie pendant 6 ans).

Cette acquisition permet à FABERNOVEL de compléter son implantation à l’étranger. L’agence française était déjà présente, outre Paris et Toulouse, à San Francisco, à Lisbonne et, depuis l’automne 2016, à New York. Dans son communiqué, FABERNOVEL explique : « La Chine est le plus vaste marché digital au monde, et l’un des plus avancés en termes d’usages avec en 2016, 731 millions d’utilisateurs connectés à internet dont l’essentiel, 695 millions, venant du mobile. La Chine est également le premier marché e-commerce avec 899.09 milliards de dollars de transactions attendues en 2016, soit 47% du e-commerce mondial. Un marché qui devrait continuer à grossir de plus de 20% par an d’ici à 2020 selon les analystes pour dépasser les 2 400 milliards de dollars. Shanghai est devenue une plateforme d’innovation qui peut rivaliser avec San Francisco. »

Patrice Nordey devient CEO de FABERNOVEL Asia, filiale qui compte d’ores et déjà plus de 20 salariés (au total, les effectifs de FABERNOVEL dépassent désormais 200 personnes).

Cette acquisition permet également à FABERNOVEL d’accompagner en Chine nombre de grandes marques françaises du luxe, du prêt-à-porter et de l’hôtellerie, dont L’Oreal, LVMH, Max Mara, Mango, Galeries Lafayette, Accor Hôtel, Louboutin, Timberland…

Enfin, cette opération de croissance externe permet à FABERNOVEL d’atteindre une autre surface financière : son chiffre d’affaires devrait passer de 20 millions d’euros en 2016 à 50 M€ en 2018.

Pour rappel, FABERNOVEL a été créée en 2003 par Stéphane Distinguin, figure connue du numérique qui a notamment participé à la création du NUMA à Paris (ex Silicon Sentier), qui a été membre du Conseil National du Numérique, qui est l’un des dirigeants de Cap Digital, qui est membre du directoire de KissKissBankBank, etc.

Constance Dalmon, Digital CMO

IBM et la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique (SACEM) ont annoncé une alliance stratégique d’une durée de 10 ans pour développer URights, une nouvelle plateforme hébergée sur le Cloud d’IBM, destinée à protéger la valeur de la musique en ligne pour les créateurs et éditeurs. La plateforme permettra à la SACEM d’apporter une valeur ajoutée aux ayants droit, en optimisant l’analyse des données et la reconnaissance de leurs créations, pour leur garantir une rémunération plus juste mais aussi proposer de nouveaux services marketing. L’analyse des performances et tendances de chaque plateforme devenant de plus en plus nécessaire dans le monde musical.

La SACEM ne veut pas se faire déborder par des concurrents Tech

Alors que les revenus de la musique en ligne continuent à progresser fortement permettant au marché de la musique d’enregistrer une croissance de 8,5 % sur 9 mois, la SACEM veut participer aux enjeux d’un meilleur contrôle de la consommation de ces contenus en ligne.  «Dans un environnement global, de plus en plus fragmenté, en constante évolution, notre volonté est d’accroître la valeur des droits de nos membres pour les œuvres musicales comme pour les œuvres audiovisuelles. Aux côtés des créateurs et des éditeurs, nous sommes engagés à soutenir durablement la création et à leur garantir un avenir pérenne en investissant dans des technologies innovantes et dans des systèmes d’information permettant d’améliorer l’identification de leurs œuvres, pour tous les usages en ligne quelle que soit la plateforme précise à cette occasion Jean-Noël Tronc, Directeur Général-Gérant de la SACEM. L’année dernière, la SACEM a comptabilisé près de 982,5 milliards d’actes de téléchargement et de streaming, presque deux fois plus qu’en 2015. La SACEM a réparti des droits d’auteur à 293 000 créateurs et éditeurs en France et dans le monde, au titre de 2 millions d’œuvres.

Une ouverture à d’autres marchés.

Et l’enjeu pour la Sacem est bien dans ce contexte de fidéliser ses ayants droits, et d’éviter que des concurrents offrent grâce la technologie un meilleur service, notamment sur des données marketing, permettant de mieux comparer les différentes plateformes de streaming. Bâtie sur le Cloud d’IBM et s’appuyant sur les solutions analytiques d’IBM, la plateforme URights est conçue pour exploiter de très gros volumes de données. Sur le plan technologique, la solution IBM BigInsights pour Apache Hadoop permet de gérer et d’analyser les milliards de lignes déclarées par les exploitants de services numériques, tandis qu’IBM Watson Explorer offre la possibilité d’analyser tout autre type de données, structurées ou non, afin de définir des tendances et de les matérialiser. Il s’agit aussi pour IBM et la SACEM  de concevoir une plateforme qui pourra trouver des débouchés auprès de différents partenaires, y compris sur les marchés de l’audiovisuel et du graphisme.

La Rédaction, Digital CMO

 

Sheryl Sandberg, COO de Facebook,  a participé la semaine passée à une session d’échange avec les étudiants du nouvel incubateur des politiques publiques de Sciences Po, programme pionnier en France soutenu par le réseau social américain mais aussi par Carrefour et la Caisse des Dépôts et Consignations. Objectif : innover par le digital  dans le sens de l’intérêt général.

Faire émerger des start-ups au service de l’intérêt général

Dans un communiqué Facebook précise que cet incubateur, dont le réseau social  est un des partenaires, vise à encourager les responsables de demain à trouver des solutions innovantes et concrètes aux questions de politiques publiques. Facebook le définit comme un “Think and Do Thank“ et précise qu’il accompagnera les étudiants issus de Sciences Po et des écoles partenaires, Ecole 42 et SupInternet, pendant un cycle complet d’innovation, des premiers travaux de créativité jusqu’à la réalisation d’un prototype pouvant déboucher sur la création de startups au service de l’intérêt général. Dans le cadre de programme 30 étudiants de ces écoles  seront soutenus avec notamment des sessions d’échanges avec les principaux dirigeants de la société. De son coté Sciences Po insiste sur le fait que les partenaires publics comme privés (collectivités, gouvernement, administrations, institutions, entreprises, autres acteurs économiques et sociaux) pourront consulter l’incubateur pour résoudre des problématiques touchant à l’intérêt général.

Alors que Facebook a préféré Londres pour établir ses fonctions opérationnelles en Europe, la France reste pour la firme américaine un vivier important de talents. « Les universités françaises produisent des talents renommés mondialement, que ce soit dans les sciences sociales ou dans l’ingénierie. Nous sommes ravis de partager notre culture de l’innovation et de l’inclusion des jeunes générations avec notre partenaire Sciences Po, et d’être partie prenante de ce programme inédit », a notamment déclaré Sheryl Sandberg à propos de ce partenariat entre Facebook et Sciences Po. Ce programme visant à attirer des talents français vient après l’annonce récente du choix de Paris pour installer son équipe de recherche européenne sur l’intelligence artificielle, FAIR Paris. Facebook a aussi annoncé sa future présence sur l’incubateur Station F de Xavier Niel.

 

A quoi peuvent bien servir des milliards d’informations, provenant de plus d’un million d’équipements entretenus par KONE, le fabricant d’ascenseurs et d’escaliers mécaniques ? « A enrichir l’expérience client dans Salesforce », précise notamment le fabricant, qui souhaite ainsi se différencier par sa qualité de service.

Intégrer l’IoT dans le CRM pour réinventer le service client

Le leader des ascenseurs et des escaliers mécaniques a annoncé  avoir étendu à ses services de maintenance l’utilisation de Salesforce.
En intégrant à Salesforce les données de ses équipements connectés, KONE  déclare souhaiter améliorer la disponibilité et la qualité de ses services de maintenance et leur gestion à distance. Coté technique, cela passe par le déploiement de Salesforce Service Cloud Lightning et Field Service Lightning, qui vont permettre aux techniciens mobilisés sur le terrain et aux équipes de gestion des services de bénéficier d’une vision globale des informations et historiques d’intervention sur les équipements de leurs clients.

Le premier objectif affiché par KONE semble de simplifier les systèmes d’information de maintenance existants et de faciliter l’accès aux données. Ce projet vise notamment à offrir aux opérateurs de ses centres de contacts et aux 20 000 technicien opérant sur site les mêmes informations.  Au delà de cet objectif, KONE souhaite aussi se servir des informations provenant d’un million d’équipements entretenus par le fabricant (ils transportent chaque jour plus d’un milliard de personnes). Les données provenant des équipements connectés seront dirigées vers le Service Cloud Lightning. A terme KONE, mise sur cette intégration pour réinventer sa relation client, et sans doute miser davantage sur les services pour se différencier, notamment en matière de flux de déplacement des personnes. D’ailleurs, le fabricant en a fait un label (People Flow®) avec pour objectif d’améliorer la mobilité dans les villes, grâce à des solutions intégrées pour circuler en douceur, en toute sécurité, de manière confortable et sans attente dans et entre les bâtiments. En 2015, le chiffre d’affaires de KONE était de 8,647 milliards d’euros avec environ 50 000 collaborateurs dans 60 pays.

La Rédaction, Digital CMO

Mathieu Bacquin est le CEO de Self & innov, une jeune start-up bordelaise permet aux entreprises d’établir elles-mêmes un diagnostic quant à leur éligibilité aux différents dispositif fiscaux comme le CIR. Quelques semaines avant de boucler une première levée de fonds, il a accepté de répondre à nos questions.

DigitalCMO – Quel est votre constat de départ ?
Mathieu Bacquin – Le métier de conseil représente près de 1% du PIB français. C’est donc un secteur important, que je connais particulièrement puisque j’y travaille depuis 15 ans : sur ces années, j’ai constaté que le principal problème du marché était que les grands groupes avaient régulièrement recourt au conseil, tandis que les TPE, PME et startups très peu. Une des conséquences directes est que, sur les 5 milliards d’euros d’aides à l’innovation distribués chaque année, une trop grande partie part dans les grandes entreprises. Alors même qu’à l’origine, ces aides sont conçues pour les TPE/PME.

DigitalCMO – Quelles sont les causes de ce déséquilibre ?
Mathieu Bacquin – La principale barrière pour ces catégories d’entreprises est évidemment le budget requis. Mais il y a aussi un problème de perception : le conseil est bien souvent perçu comme intrusif. C’est pour contourner ces 2 freins que nous avons développé nos Selftoriels : il s’agit d’un parcours guidé qui, à la différence des Moocs ou tutos que l’on peut trouver actuellement sur le web, abouti à une production finale concrète. Nous avons commencé par traiter à travers ces Selftoriels les questions de financement et de R&D : en les utilisant, l’entreprise peut donc déterminer si elle a droit à une aide, quel serait le montant et commencer à mettre en place le dossier. Tout cela pour des tarifs parfaitement adaptés à notre cible, qui vont du gratuit jusqu’à 970€.

DigitalCMO – Justement, quelle est votre cible et comment allez-vous la séduire ?
Mathieu Bacquin – Nous estimons à environ 20 000 le nombre de sociétés bénéficiant d’aides pour la R&D. Sauf qu’en réalité, je dirai qu’entre 100 et 200 000 seraient éligibles. Nous ciblons donc ces entreprises qui passent à côté, faute d’information, d’accompagnement et de bugdet. L’intérêt de notre solution est bien sûr dans son accès à bas prix mais aussi dans sa dimension « Do it yourself » : nous donnons aux entreprises les moyens de faire leur diagnostic par elle-même.

DigitalCMO – Quelles sont les prochaines étapes de votre startup ?
Mathieu Bacquin – Ce mois-ci, nous allons boucler une première levée de fonds de 60 000€. L’objectif est de faire décoller la startup, avant de réaliser une deuxième levée, probablement à fin 2017. En parallèle, nous travaillons à l’application de nos solutions à d’autres domaines : évaluation de la valeur de son brevet, analyse des profils de collaborateurs recherchés, etc.
Mais notre priorité reste évidemment de faire grossir le nombre de clients et de construire une croissance sur les premiers selforiels R&D et Innovation. N’oublions pas que le marché est énorme puisque 50% des entreprises (hors agriculture et commerce) sont concernées par l’innovation.

Amazon est plus que l’un ou l’autre : c’est une marque. Ce positionnement lui permet de faire (à peu près) tout ce qu’il veut, y compris concevoir une assistant vocal (Echo et sa version compacte Echo Dot), des tablettes, des piles, des multiprises, des adaptateurs, etc. Bien sûr, Amazon n’oublie pas de commercialiser les services associés.

Si ce « GAFA » (Google, Apple, Facebook et Amazon) peut se permettre tout cela, c’est notamment grâce aux excellents résultats des ventes de l’année 2016. La capitalisation boursière d’Amazon dépasse aujourd’hui 366 milliards de dollars. Pourquoi ? La marque aime alimenter les médias avec des records, mais s’il ne fallait en retenir qu’un, c’est bien celui du 19 décembre 2016. Ce jour là, Amazon a pour la première fois expédié plus d’un milliard d’articles partout dans le monde. Aucun e-commerçant n’avait fait mieux auparavant.

En découvrant de tels résultats, les marques distribuées par Amazon pensent qu’elles peuvent bien laisser Amazon « s’amuser » avec son Echo : il ne s’en est vendu « que » 4 à 5 millions d’exemplaires en 2016, alors…

Lancé en 2015 mais toujours pas vendu en France

Amazon consacre beaucoup d’énergie à vanter les mérites de son assistant vocal, qui est à la fois une enceinte, un système à commande vocale, une radio… Bref, c’est un OVNI, qui n’a toujours pas de concurrent (voir le test réalisé par CNET France).

Dans le même temps, Amazon limite volontairement sa commercialisation : il n’était vendu qu’aux Etats-Unis avant d’être également disponible au Royaume-Uni et en Allemagne. Durant les fêtes de la fin d’année 2016, Amazon affirme qu’il s’est vendu 9 fois plus de systèmes Echo (et des déclinaisons) que fin 2015. Pour rappel, Echo n’est toujours pas vendu en France et dans les autres pays européens que ceux cités plus haut.

Ce faisant, Amazon a inventé et développe la « e-marque distributeur ». En effet, au-delà de ce succès d’estime, Amazon a créé la gamme « AmazonBasics » (dont les piles ou les multiprises citées au début de l’article). En termes de nombre d’unités vendues, cette gamme est certainement plus dangereuse pour les concurrents et néanmoins partenaires commerciaux d’Amazon…

Lucie Descremps, Digital CMO