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Chronotruck est une plateforme web de mise en relation entre les transporteurs et les expéditeurs. La startup lève aujourd’hui 3,5 millions d’euros auprès de Seventure Partners et de BPI France avec pour ambition d’optimiser le fret routier et s’implanter massivement en Europe avant l’arrivée d’Uber sur le marché.

Actuellement, en France, près de 25% des camions roulent totalement à vide et les 75% restant sont remplis à 70% seulement. A l’heure où il y a une vraie prise de conscience en matière d’écologie, ces chiffres font mal, surtout quand on sait que le fret routier représente quasiment 8% des émissions de CO2. Avec un léger retard en comparaison à l’engouement que suscite le transport urbain, plusieurs acteurs se sont donc lancés dans l’optimisation du transport routier longue distance : Uber a lancé Uber Freight en fin d’année dernière, la startup française Convargo et donc Chronotruck.

L’anti-Uber mais pas sans ambition

Chronotruck est une place de marché connectant les expéditeurs avec des transporteurs. Concrètement, une entreprise souhaitant livrer sa marchandise renseigne sa demande sur le site. Chronotruck localise les camions disponibles les plus proches et leur envoie les informations sur la demande de l’entreprise. Dès qu’un transporteur accepte la mission, il se charge de la livraison. L’entreprise peut, elle, depuis la plateforme web, suivre l’évolution de cette livraison, recevoir la confirmation et retourner la facture. Avec son service, la start-up promet de faire économiser aux entreprises jusqu’à 70% sur chaque expédition, tout en simplement et accélérant le process de suivi des livraisons. Côté transporteurs, le CA supplémentaire générée par Chronotruck pourrait aller jusqu’à 4 000 € par camion.

Avec une politique tarifaire totalement transparente et à l’avantage de tous les acteurs, un positionnement stratégique d’accompagnement des transporteurs, la jeune société française se positionne comme le anti-Uber du fret routier. « Notre différence c’est que la commission que nous prélevons est moins importante (15 à 18% contre 24 à 25%), précise Rodolphe Allard, co-fondateur et CEO de la société.

Mais cela ne l’empêche pas d’avoir de l’ambition : elle vise notamment la position de leader européen. Et la récente levée de fonds devrait l’aider en cela.


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