DigitalCMO

Sans encore une solution technologique ni même d’agrément mais avec une équipe de choc et un projet bien ficelé, la fintech Margo Bank lève 6,4 millions d’euros. Toute la fine fleur des Business Angels français et le fond daphni rejoignent les fondateurs, anciens de Captain Train.

Préférant cibler les grands groupes ou les startups, les Fintech sont peu nombreuses à s’intéresser réellement aux TPE/PME, alors même que ces dernières représentent 99,8% des entreprises européennes (selon le rapport annuel de la Commission Européenne 2014-2015 relayé par Margot Bank). Face à ce constat, après avoir cédé Captain Train aux anglais de Trainline, Jean-Daniel Guyot et ses associés ont donc commencé à travailler sur le projet Margo Bank. Pour se placer en opposition aux autres acteurs, ils ont décidé de cibler ces entreprises au cœur de l’économie, celles réalisant plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires, mais aussi de miser sur la relation humaine autant que sur la technologie : « Nous sommes convaincus que la valeur ajoutée de la banque réside avant tout dans la relation humaine, dans la qualité du service, ainsi que dans la simplicité et l’intégration des outils numériques. », déclare ainsi Jean Daniel Guyot.

L’offre de Margot Bank s’appuiera donc sur 2 piliers :
– la proposition de services numériques bancaires disponibles en cross plateform : dépôt, paiement, crédit, etc.
– et suivi personnalisé du client assuré par des chargés d’affaires locaux.

Vers une Fintech technologique et humaine

Pour cela, la start-up est en train de développer une plate-forme dont l’infrastructure se veut « souple et évolutive ». Surtout, elle intègre pleinement l’exploitation des données utilisateurs et les nouveaux enjeux de sécurité, en particulier ceux liés au secteur bancaire. À terme, la solution de Margo Bank pourrait également proposer des services de comptabilité et de gestion (factures, notes de frais, etc.). L’enjeu sera également le recrutement de nombreux chargés d’affaires pour assurer le suivi de qualité sur lequel la start-up mise tant.

C’est pourquoi les fondateurs ont réalisé ce mois-ci une levée de fonds de 6,4 millions d’euros levés auprès de daphni et de nombreux fleur Business Angels français (Xavier Niel, Marc Simoncini, Jacques-Antoine Granjon, Thibaud Elzière, Franck Le Ouay, Rachel Delacour, Thierry Petit et AlexLebruni). Avec un projet aussi bien défini, c’est un gros marché, une équipe qui n’a plus rien à prouver est un borde exceptionnel, Margot parle pourrait devenir une des fines Tech est plus importante dans les prochaines années.


Articles récents