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Vainqueur en mars 2018 du Trophée « strat-up martech » du CMIT (le Club des Distecteurs Marketing et Communication de l’IT), PlayBots a été repérée pour son assistant virtuel, qui « remet de l’humain » dans les relations B to B. Entretien avec Jonathan Stock, fondateur et dirigeant de PlayBots.

Que peut apporter une startup sur le marché déjà très concurrentiel des agents conversationnels, largement occupé par les GAFAMs ?

Jonathan Stock : Les showrooms sont de plus en plus beaux, mais les retours des acheteurs montrent que l’expérience semble à la fois impersonnelle et solitaire. Dans le domaine du B to B, on peut véritablement parler d’une étape d’avant-vente, car les acheteurs se sont déplacés pour comparer les produits et obtenir des réponses. Dans les faits, ils se retrouvent devant un formulaire et c’est eux qui doivent donner des renseignements. Ils sont logiquement réticents : 81% d’entre eux ne remplissent pas lesdits formulaires. Quant à obtenir des réponses rapidement, ils ne sont pas davantage satisfaits : plus d’une entreprise sur deux prend au moins 5 jours pour répondre aux questions de ses leads. Ce contexte nous a convaincu de nous focaliser sur le segment « B to B », où l’on peut vraiment parler d’avant-vente, alors que les assistants virtuels dans le secteur B to C sont principalement dédié aux services après-vente et à l’assistance des acheteurs.

Notre préconisation et notre principe sont qu’il faut mettre en relation tous les visiteurs des showrooms vers des commerciaux dédiés. Il faut réhumaniser le B to B !

  • Quelles étaient les compétences réunies par l’équipe de base de PlayBots ?

Jonathan Stock : Pierre Clocher, notre Directeur Technique, était auparavant développeur dans le domaine de SaaS. De mon côté, j’ai une dizaine d’années d’expérience dans le domaine du jeu vidéo, avec un intérêt marqué pour l’aspect « story telling ». Nous sommes aujourd’hui une « petite » startup qui compte 5 salariés et qui vient de s’implanter au cœur de Paris, près de la station de métro Réaumur-Sébastopol. Nous savons que nous avons de grands concurrents potentiels, mais nous marquons notre différence en nous adressant en priorité aux services commerciaux des acteurs du B to B.

  • Quelle sera votre prochaine grande étape pour 2018 ?

Jonathan Stock : Ce sera de finaliser une levée de fonds d’au moins 500 K€. Cela nous permettra de recruter, notamment afin de développer tous les connecteurs nécessaires pour intégrer notre solution aux outils déjà en place, comme les CRM, les ERP, les DMP ou les messageries. Cette levée de fonds nous permettra par ailleurs d’avancer plus vite.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO


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