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Brand Voice digital : de la survie des astronautes à la résolution plus rapide des problèmes, l’ordinateur spatial HPE est la première étape dans le développement de ressources informatiques embarquées dans l’espace.

Le 14 août 2017, la fusée CRS-12, conçue par SpaceX (entreprise créée par Elon Musk), a été lancée par le Kennedy Space Center, en Floride. Elle a permis d’envoyer le module “Dragon Spacecraft” dans la Station spatiale internationale (ISS). Ce module transportait un supercalculateur HPE.

Ce supercalculateur, baptisé “Spaceborne Computer”, est une composante essentielle de l’expérience lancée voici plus d’un an par la NASA et HPE. Le but ? Exploiter un système informatique commercial haut de gamme (COTS) dans l’espace, ce qui n’avait jamais été fait auparavant. L’enjeu est que le système fonctionne de manière homogène dans les conditions les plus difficiles de l’espace, et ce pendant un an (soit la durée – actuellement – d’un trajet entre la Terre et Mars).

Faire avancer la mission vers Mars

Bon nombre des calculs nécessaires pour les projets de la recherche spatiale sont encore effectués sur Terre, principalement en raison des capacités de calcul limitées dans l’espace. Cette limite crée de nombreux problèmes lorsqu’il s’agit de transmettre des données vers ou depuis l’espace. Cela signifiait qu’il fallait jusqu’à 20 minutes pour que les communications atteignent la Terre, puis 20 minutes de plus pour que les réponses de la Terre atteignent les astronautes. Un tel laps de temps rendait toute exploration sur le terrain difficile, et même potentiellement dangereuse dans le cas où les astronautes sont confrontés à des scénarii critiques.

Une mission sur Mars nécessitera des ressources informatiques embarquées à la fois sophistiquées et fiables. HPE fait un premier pas dans cette direction en envoyant un supercalculateur dans l’espace. Les prochaines étapes de cette expérience impliqueront éventuellement l’envoi d’autres nouvelles technologies telles que le “Memory-Driven Computing”. Elles permettront par ailleurs d’en apprendre davantage sur la façon dont l’ordinateur “spatioporté” réagit dans l’espace.

Les leçons de la mission sur la lune

Lorsque les États-Unis ont réussi à envoyer deux hommes sur la Lune, ils ont captivé le monde et inspiré de nombreux progrès technologiques, depuis la micropuce jusqu’à la mousse à mémoire de forme. La mission vers Mars est la prochaine opportunité d’accélérer l’innovation technologique. L’expérience “Spaceborne Computer” montrera ce qui doit être fait pour faire progresser l’informatique dans l’espace. De plus, elle va conduire à d’importants progrès pour le calcul haute performance (HPC) sur Terre.

HPC dans l’espace

L’ordinateur spatial inclut les systèmes de classe HPE Apollo 40 avec une interconnexion HPC haute vitesse exécutant un système d’exploitation Linux open source. Généralement, pour que la NASA autorise l’utilisation d’ordinateurs, l’équipement doit être «renforcé» – ou durci pour résister aux conditions dans l’espace : les rayonnements, les éruptions solaires, les particules subatomiques, les micrométéorites, l’énergie électrique instable, le refroidissement irrégulier. Ce durcissement physique est chronophage, coûteux et ajoute du poids. HPE a donc adopté une approche différente : les systèmes ont été “durcis” avec des logiciels. En l’occurrence, le procédé a passé au moins 146 tests de sécurité avant que la NASA lui délivre un certificat permettant son utilisation dans l’espace.

NASA & HPE : trois décennies de partenariat

Hewlett Packard Enterprise entretient une relation de longue date avec la NASA (plus de 30 ans), notamment via le rachat de Silicon Graphics (SGI). Cette relation a initié le co-développement de la première image monovoie IRIX au monde, en 1998. Ce faisant, nous avons fait de grandes innovations, y compris le co-développement de l’un des plus grands et des plus rapides supercalculateurs, Columbia. Aujourd’hui, l’ordinateur “Spaceborne” contient des nœuds de calcul de la même puissance que ceux du premier supercalculateur de la NASA, “Pléiades” (qui fait partie des 10 supercalculateurs les plus puissants au niveau mondial).

Pour conclure, il faut rappeler que cette expérience ne permet pas seulement à HPE de renforcer sa collaboration avec la NASA : elle a également été commanditée par le Centre pour l’Avancement de la Science dans l’Espace (CASE), l’organisation en charge de la gestion de la Station Spatiale Internationale (ISS), ce qui renforce encore la motivation des équipes de Hewlett Packard Enterprise.


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