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Alors que le bonheur au travail reste une utopie pour beaucoup de travailleurs, la startup Zestmeup a conçu une plateforme web et mobile permettant de booster l’engagement des salarisés. Elle vient de lever 800 000 euros auprès de plusieurs business angels.

Récemment, les entreprises ont réellement pris conscience de la nécessité de développer le bien-être au travail. Mais la tâche est encore loin avant que labeur rime définitivement avec bonheur, selon une étude de l’institut Think, réalisée au printemps dernier. En effet, le sondage révèle que 34% des actifs sont insatisfaits dans le cadre de leur emploi. 1 sur 2 déclare ressentir du stress et 1 sur 4 se sent en « burn out ». Plus inquiétant peut-être, on note une vraie facture entre les actifs très satisfaits et les très insatisfaits. Une inégalité à laquelle Zestmeup compte bien s’attaquer.

La société fondée en 2015 par Christophe Bergeron, Guillaume Nery et Pierre-Henri Freyssingeas a développé une application de mesure de l’humeur et d’engagement des collaborateurs. Disponible sur iOS et Android, elle intègre plusieurs fonctionnalités visant d’abord à libérer la parole en interne : quotidiennement, les employés peuvent partager leur humeur, envoyer des « feedbacks » sur la réussite de projets ou au contraire des difficultés rencontrées, participer à des sondages ou encore délivrer ses idées d’innovation et d’amélioration pour l’entreprise. Avec un socle fonctionnel social, la plateforme mobile a aussi des airs de Linkedin interne : création de profils personnalisés avec partage de compétences et objectifs personnels, création d’équipes pour simplifier les échanges, etc. Pour les équipes RH, une application web permet de gérer toutes les animations (administration de sondage, notifications) et de suivre toutes les statistiques de bien-être et les résultats des sondages.

Un effectif doublé pour lutter contre l’offensive de Better Work

Avec des références comme Orange, Decathlon, Banque Populaire ou Bouygues Construction, Zestmeup a connu un développement commercial soutenu sur ses 2 courtes années d’existance. Cela lui a permis de construire une équipe solide (12 salariés) mais aujourd’hui la startup a besoin de se renforcer face à l’offensive des américains Glint et Better Work. C’est pourquoi elle vient de boucler la première levée de fonds de son histoire : 800 000 € apportés par plusieurs business angels s’intéressant de très près aux problématiques RH (Jean-Stéphane Arcis, Talensoft ; Mickael Cabrol, EasyRecrue ; Mathieu Leclerc, Decathlon). Outre le doublement des effectifs, ce tour de table doit financer l’amélioration de la plateforme en y intégrant un chatbot et des outils machine learning.


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