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Dans une étude récente, Hootsuite, l’éditeur spécialiste des réseaux sociaux, publie une étude analytique basée sur l’algorithme d’Instagram qui donne les bonnes mauvaises périodes pour publier sur le réseau social. L’enjeu pour les marques : publier moins mais mieux et avec le maximum d’impact et donc obtenir un meilleur ROI de ses campagnes.

Hootsuite  à l’aide de données issues d’Unmetric, un  outil de benchmarking des médias sociaux, a analysé le comportement des 20 meilleurs comptes Instagram évoluant dans 11 secteurs d’activité différents sur une période de 18 mois afin de déterminer les créneaux où le taux d’engagement sur les publications étaient les plus forts.
Cette étude n’est pas le sésame des community managers sur les réseaux sociaux mais donne quelques clés pour mieux maitriser l’algorithme d’Instagram. Pour rappel celui-ci donne bien sûr la  la priorité aux contenus récents susceptible d’intéresser l’utilisateur en appliquant l’alchimie suivante : la mesure de la relation avec les comptes Instagram avec lesquels l’utilisateur interagit beaucoup, l’intérêt qu’il porte aux thèmes  des publications et enfin l’actualité récente qu’il consomme de cette manière. Même si l’étude enfonce quelques portes ouvertes sur le sujet, elle donne quelques idées sectorielles que vous pouvez retrouver en détail par ailleurs sur ce lien : https://blog.hootsuite.com/fr/les-meilleurs-et-les-pires-moments-pour-publier-sur-instagram/

Voyage et tourisme : miser sur le blues du retour au travail en début de semaine 

En ce qui concerne les marques du secteur du voyage et du tourisme, le jour d’engagement le plus fort est le vendredi, jour où les abonnés prévoient leurs week-ends, suivi du mardi et du lundi. De plus les abonnés semblent plus disposés à interagir le matin : en effet, entre 9h et 11h ainsi que 13h semblent être les horaires les plus appropriés. En revanche, il est déconseillé de publier après 13h ou bien pendant le week-end.

Distribution : les clients font leurs courses entre midi et 2 heures tous les jours sauf le lundi et le jour des enfants

Les marques de retail ou de commerce de détail rencontrent un fort taux d’engagement à midi les mardi, jeudi et vendredi. Plus largement, la pause déjeuner (11h-13h) semble être le moment idéal pour communiquer sur Instagram et il faut donc éviter de publier en dehors de cette période.

Services professionnels : on réfléchit en fin de semaine et pas le lundi le jour des réunions 

Ces entreprises publient souvent des contenus instructifs comme des liens vers des vidéos ou vers leurs notes de blog. Le meilleur moment pour publier ce type de publication est le vendredi entre 9h et 10h, suivi du mardi et du mercredi. Cela peut s’expliquer par le fait qu’il s’agit de contenus professionnels qui pourront être consultés une fois au travail. Dans cette même logique, il faut donc éviter de publier le soir et le week-end.

Technologie : cela intéresse tous les jours 

Les créneaux les plus efficaces pour communiquer lorsqu’on est une entreprise du domaine des technologies sont le mardi et le lundi à 14h. Toutefois il n’y a pas de « mauvaises heures » pour publier et les entreprises peuvent donc également communiquer d’autres jours de la semaine.

Pour finir Hootsuite donne quelques bonnes pratiques concernant la publication sur Instagram. Outre la maitrise de son audience, il est nécessaire de tester ses campagnes et surtout de soigner ses contenus et bien sur d’automatiser

Ce sont plus de 30 000 fans qui ont bénéficié des services médias digitaux de Kapp10 lors de la course de la Diagonale des Fous en octobre dernier. Focus sur les nouveaux services qui permettent de digitaliser et développer les audiences médias digitaux des événements sportifs 

Dans le cadre de son partenariat historique avec le Grand Raid de la Réunion, évènement majeur du circuit mondial d’ultra-trail, SFR Réunion mise avec réussite depuis 2 ans sur le digital. Son objectif est de récompenser les coureurs, d’animer ses réseaux et d’informer les suiveurs à travers des services innovants conçus et développé par Kapp10. 

3 services médias digitaux importants pour SFR Réunion 

Un Direct Live adressé par notification Messenger à plus de 30 000 personnes 

Via un chatbot connecté sur la messagerie Messenger et développé par Kapp10, l’opérateur a pu envoyer 650 000 notifications en temps réel aux 30 000 personnes venues suivre la position des coureurs. « Ce canal offre des performances optimales en termes de taux de pénétration et de fidélisation des suiveurs » affirme Julia Gully, responsable communication chez SFR Réunion. 

Envoi de diplômes personnalisés : la data sportive au service de l’émotionnel

Plus de 6 500 diplômes avec photo du coureur, au « look and feel » de SFR Réunion, ont été diffusés par SMS et emails à l’ensemble des participants. Le succès a été au rendez-vous avec un taux d’ouverture de 98% et un taux de partage sur les réseaux sociaux de 20% ! SFR Réunion a su miser dès 2018 sur ce type de récompense pour amplifier la dimension émotionnelle de l’épreuve.

C’est d’ailleurs historiquement grâce à cette offre que nous nous sommes fait connaître dans le milieu du trail et du running en Nouvelle-Aquitaine” rappelle Gillen Gamiochipi. 

Un direct live Facebook automatisé

En complément, sur la page officielle Facebook de SFR Réunion, les performances des coureurs « élite » ont été partagées en direct, dans un format image diffusant les informations clés de performance. “Cette animation a été un véritable succès, en allant capter une audience nouvelle et en créant de l’engagement sur une page pourtant récente” précise Julia Gully. 

En 2020, la stratégie de Kapp10 consistera à proposer toujours de nouvelles solutions d’information Live par la data sportive sur les canaux Messenger, Facebook et Instagram. Ils sont parfaitement adaptés à toutes les compétitions sportives (matchs, courses, championnats…).

Gartner, le spécialiste américaine des études et conseils dans le secteur des hautes technologies (4Mds de dollars de chiffre d’affaires), vient de publier les résultats d’une de ses études précisant que d’ici 2025, 80% des spécialistes du marketing ayant investi dans la personnalisation abandonneront leurs investissements en raison d’un manque de retour sur investissement, de risques réglementaires liés à la gestion des données des clients mais aussi  de la complexité croissante des solutions technologiques de traitement des données. Faut-il y croire ?

Selon Gartner  27% déjà  des spécialistes du marketing estiment que les difficultés en matière de collecte, intégration et protection des données constituent le principal obstacle  à leurs investissements dans la personnalisation de leurs stratégies marketing. Mais pour Gartner le principal frein réside dans le manque de confiance des consommateurs. Sans le citer précisément Gartner mets en cause tout le secteur du digital qui selon lui, avec ses excès, a généré la riposte des régulateurs et une certaine prise de conscience des régulateurs. De plus la technologie semble actuellement trop complexe pour satisfaire les besoins de personnalisation des CMO. Selon Gartner, alors que la personnalisation représente 14% du budget marketing, plus d’un dirigeant marketing sur quatre considère la technologie comme un obstacle majeur à la personnalisation.

«Les données personnelles constituent depuis longtemps le carburant qui alimente le marketing à chaque étape du parcours client. La recherche de nouvelles solutions et la mise au point de nouveaux moyens pour exploiter les données semblent être illimitées » indique  Charles Golvin, analyste principal en charge du département CMO au sein de Gartner. Toutefois cela n’a pas permis de répondre aux ambitions des spécialistes du marketing et, dans certains cas, cela a même des effets pervers, avec un début de rejet des campagnes publicitaires.

Pour Gartner la solution est dans plus de technologie et donc dans l’IA

Face à cette situation, le cabinet d’études et de conseil américain préconise davantage de tests, notamment sur les techniques de consentement, avant de déployer ce type de solutions. Au delà de ce coté pratique et habituel, Gartner a formulé, comme c’est son habitude, une série de prédictions. Le cabinet qui est aussi une société de conseils et services en informatique estime donc en premier que c’est grâce à un déploiement massif de l’intelligence artificielle que les CMO pourraient résoudre leurs  soucis technologiques actuels en matière de solution de personnalisation. Donc plus de technologie va aider à résoudre les problèmes technologiques actuels sans que l’on sache trés bien quel sera l’impact financier pour les entreprises…

D’ici 2024, l’identification des émotions par l’intelligence artificielle influera sur plus de la moitié des publicités en ligne estime ainsi Gartner. Autre prédiction : d’ici 2022, 25% des départements marketing auront un spécialiste du comportement ou un ethnographe dans leur équipe. Le cabinet Gartner ne parle plus donc de data scientists. Là encore la technologie devant sans doute permettre de s’affranchir du travail nécessaire sur les données. Enfin, pour finir, Gartner estime qu’un tiers de problèmes d’images de marque des annonceurs sera lié à une mauvaise utilisation et à un manque d’éthique sur les données personnelles.  Un point que l’on peut trouver contradictoire avec le premier faisant de l’Intelligence Artificielle le Graal de la personnalisation marketing.

La FDJ récemment privatisée vient d’annoncer le rachat de Bimédia un éditeur de solutions d’encaissement pour les distributeurs de tabacs, de journaux et les librairies. Une annonce rapide après son introduction en bourse qui témoigne de la volonté de la FDJ de contrôler son principal réseau de distribution.

Même si cette annonce est soumise aux conditions suspensives habituelles, notamment à l’approbation de l’Autorité de la concurrence, la FDJ devrait acquérir Bimédia auprès du fonds d’investissement Idinvest Partners pour une valeur de 50 millions d’euros financée sur les fonds propre du groupe de jeux français. Bimédia est un éditeur de logiciels spécialisé dans les caisses enregistreuses principalement auprès des distributeurs de tabacs, de presse et des librairies. Avec près de 140 collaborateurs en France, Bimedia est présent dans plus de 6 400 points de vente en France dont près de 90% sont des buralistes et marchands de journaux.

Consolider son réseau physique rapidement (80 % de ses revenus)

Crées en 2002 à La Roche-sur-Yon, le groupe Bimedia  propose des solution de caisse tactile mais aussi des services dématérialisés et surtout possède un réseau publicitaire très dense qui lui permet de commercialiser une offre publicitaire sur le point de vente. Son offre E-shop lui permet de commercialiser des forfaits téléphoniques, des abonnements à Netflix ou Spotify dans les points de vente équipés. Sa régie publicitaire assez traditionnelle dans son offre propose des services publicitaires dans 7 786 points de vente. Bimédia adresse aussi les entreprisses locales dans chaque région avec ses solutions services dématérialisés (paiement, virements, réseau publicitaire, etc.).

Dans son communiqué la FDJ précise que cette acquisition va lui permettre d’accélérer le développement de son activité “Paiements et services”, conformément à son plan stratégique à l’horizon 2025. Pour l’instant les nouveaux services (50 M€ avec le rachat de Sporting Group racheté par sa filiale FDJ Gaming) représente une goute d’eau dans son chiffre d’affaires qu’elle estime à 1,9 milliards en 2019 et dont elle prévoit une croissance de 3 à 4 % pour les cinq prochaines années. Mais dans la réalité ce rachat lui permet surtout de contrôler son principal réseau de distribution physique qui a été jusqu’à présent l’un des axes de développement principaux avec une forte présence dans les médias. Un modèle qui semble résister aux évolutions digitales actuelles même si les paris numériques devraient représenter 20 % des mises d’ici la fin de l’année selon les chiffres de la FDJ. Une dynamique tirée principalement par les paris sportifs en progression de 14 %  en 2019 pour un montant de 370 M€ de chiffres d’affaires.

 

Très  engagé désormais dans le développement durable et responsable par l’intermédiaire de son Président en France Carlo Purassenta, Microsoft France a annoncé le lancement effectif de la nouvelle Ecole IA Microsoft à Biarritz créée en partenariat avec Simplon.co. 

Comme l’a rappelé à la rentrée  Carlo Purassatenta Président de Microsoft  France, la société de Bill Gates porte de nouvelles valeurs autour de l’innovation. Dans ce cadre,  elle a lancé la nouvelle école IA qui sera installée à Biarritz en partenariat avec le  Crédit Agricole Pyrénées-Gascogne. Objectif : favoriser  l’emploi  de personnes éloignées du marché du travail par les nouvelles technologies. Cette école fera donc partie des 20 écoles qui seront créées dans l’hexagone.

Pourquoi Biarritz ? Tout simplement peut-être parce que le Crédit Agricole construit de nouveaux locaux en centre ville à destination des jeunes entreprises et de l’innovation mais aussi parce que la Région Nouvelle-Aquitaine a investi massivement dans son image sur l’innovation ces deux dernières années. Du coté de Microsoft, l’objectif est double. D’une part favoriser l’émergence de nouveaux talents dans un domaine qui correspond selon les experts à la nouvelle vague d’investissement dans l’informatique mais aussi démontrer que l’IA peut être un outil contre l’exclusion.

Dans le cadre ce projet que l’on perçoit comme test au regard de la taille de la promotion (18 apprenants âgés de 24 à 54 ans), les personnes sélectionnées vont acquérir des compétences numériques clés pour les métiers de demain pendant une durée de 7 mois. Cette initiative a été réalisée en  partenariat avec l’entreprise sociale et solidaire Simplon destinée aux personnes éloignées de l’emploi ayant des connaissances de base en programmation. Il faudra attendre un déploiement plus large pour évaluer l’impact de cette initiative qui intervient tard par rapport à d’autres projets plus ambitieux comme l’Ecole 42 et toutes les initiatives privées autour de la formation des décodeurs.

Objectif  moyen terme : un programme inclusif par l’Intelligence Artificielle

L’Ecole IA Microsoft proposera donc une formation  suivie d’un contrat de professionnalisation d’un an au sein de l’écosystème des entreprises partenaires de Microsoft. En septembre dernier, Microsoft inaugurait également une Ecole IA Microsoft à Bordeaux et annonçait l’arrivée dans cette même ville d’un Microsoft experiences Lab d’ici la fin de l’année 2019. Co-créée avec l’écosystème bordelais (Invest In Bordeaux, Onepoint, Talan, Sanofi, CGI, Metsys, Azeo) et Simplon, ces deux initiatives clés pour le développement de l’écosystème local seront hébergées au sein de la Cité du Numérique de Bègles.

 

Apple a annoncé les résultats financiers de son quatrième trimestre fiscal 2019 clos le 28 septembre 2019. Le chiffre d’affaires trimestriel a atteint 64 milliards de dollars, soit une hausse de 2 % par rapport au même trimestre en 2018 et le bénéfice par action diluée (BPA) a progressé de 4 % pour s’établir à 3,03 dollars.

Tim Cook le CEO d’Apple a profité de la publication de ces résultats pour donner quelques indications sur la dynamique actuelle : ” L’engouement extraordinaire des clients et des critiques à l’égard de la nouvelle génération d’iPhone, la sortie aujourd’hui des AirPods Pro dotés de la technologie de réduction du bruit, le très attendu lancement de Apple TV nous rendent optimistes pour le trimestre des fêtes de fin d’année” a-t-il précisé dans son communiqué.

Apple semble avoir inversé la tendance sur l’iPhone

Surtout Apple estime avoir endiguer la baisse de ses ventes d’iPhone. Bien que les ventes d’iPhone aient diminué de 9% sur l’année fiscale, elles étaient en hausse de 4 % par rapport au trimestre précédent sur ce quatrième trimestre. Et surtout Apple estime qu’il va être dans les mois qui viennent beaucoup moins dépendants des revenus de l’iPhone. Pour cela, il mise sur les services tels que Apple Pay, Apple Music, iTunes et l’App Store qui ont générés 430 millions de dollars au quatrième trimestre soit près de 100 millions de dollars de plus que l’année passée sur la même période.

Avec l’Apple TV, concurrent de Netflix et de Amazon Prime, il compte accélérer encore la croissance de ses revenus dans la TV payante grâce à des investissements massifs dans des contenus originaux. Apple aurait investi déjà  6 milliards de dollars dans les contenus pour rivaliser notamment avec Netflix. Il devrait continuer à investir massivement. Il faut dire qu’Apple ne manque pas de cash. Selon ses chiffres: Apple a distribué au quatrième trimestre plus de 21 milliards de dollars à ses actionnaires dont 18 milliards de dollars en rachat d’actions et 3,5 milliards de dollars en dividendes et équivalents.

Selon les chiffres de CB Insights, le montant total des investissements technologiques en France a baissé de plus de moitié au troisième trimestre 2019 par rapport au deuxième trimestre. Cet investissement s’est chiffré à 708 millions de dollars contre 1,5 milliards de dollars au deuxième trimestre de l’année 2019. Sur la même période, le nombre de financements a baissé de 20%.

Les chiffres de ce trimestre sont surprenants d’autant que la dynamique depuis le début de l’année était trés positive. Selon les chiffres de CB Insight, ce sont un peu plus de 3,4 Mds de dollars qui ont été investis dans des startups françaises depuis le début de l’année 2019. Des chiffres qui permettaient à la France de devancer l’Allemagne jusqu’à présent dans le financement de l’innovation mais qui restaient trés loins de ceux qui sont investis chaque trimestre en Grande Bretagne.

Selon les chiffres de CB Insights, 14,2 Mds de dollars ont en effet été investis dans les jeunes entreprises en Grande-Bretagne et 4,2 milliards de dollars en Allemagne sur les trois premiers trimestres 2019. De son coté, le JDN dans son baromètre mensuel des investissements startups indiquait que les jeunes pousses françaises avaient levé 254 M€ cet été et un peu plus de 500 M€ en septembre. Pour Octobre, le JDN indique que 440 M€ ont été investis dans des startups françaises.

Quelles pourraient être les craintes des investisseurs ?

Alors qu’Emmanuel Macron a réaffirmé cet été ses ambitions dans le financement des startups en promettant un montant de 5 milliards d’euros  d’ici 2025 pour créer 25 licornes françaises et en évoquant même la création d’un Nasdaq à la française, des opinions contradictoires circulent sur la dynamique future en matière d’investissement dans les startups.

Parmi celles-ci il y a bien sûr la crainte que les récents déboires d’Uber ou de WeWork en Bourse ne permettent pas aux société de capital-risque  de rentabiliser leurs investissements. L’industrie du capital-risque a besoin de la Bourse pour ses sorties et il est vrai que dans ce domaine l’appétit des investisseurs institutionnels  pour les valeurs technologiques et innovantes est de plus en plus  timide. Notamment pour des entreprises qui n’ont jamais été profitables avant leur entrée en bourse en dépit de forte croissance de leur chiffre d’affaires.

L’autre crainte vient de l’innovation même et de la dynamique des marchés. Ces dernières années ce sont les investissements dans l’Adtech, les médias et la publicité qui ont séduit les grands acteurs du capital-risque notamment aux Etats-Unis. Dans le secteur informatique, le Cloud a attiré également fortement les investisseurs. En revanche, les projets autour de l’intelligence artificielle ou de la simple transformation digitale semblent actuellement moins séduire. Par contre, le secteur de la Biotech semble créer une nouvelle dynamique tout comme le développement durable mais avec des perspectives de retour sur investissements assez longs qui peuvent freiner les investissements pour les mois qui viennent.

 

 

Créée il y a deux ans par des anciens de la télévision, Brut qui produit des vidéos virales pour la génération des 15-35 ans vient d’annoncer une levée de fonds de 40 millions de dollars. Un montant qui devrait servir à la monétisation d’une audience de plus de 33 millions d’internautes amateurs de vidéos sur Facebook et Instagram.

Brut propose des vidéos d’informations et de divertissements sur les réseaux sociaux. Brut est accessible sur huit plateformes sociales :  LinkedIn, Twitter (@brutofficiel), Facebook et Instagram (brutofficiel) et Brut Amérique sur Twitter (@brutamerica), Facebook et Instagram (@brutamerica; @brutindia; @brutnature; @brutmexico). Les dirigeants de Brut revendiquent  une production vidéo de qualité et engagée.

Dans son communiqué de presse Brut  insiste notamment sur son approche éditoriale . «Nous mobilisons le public le plus ambitieux – la génération Y –  et suscitons un dialogue social positif autour de questions clés. Notre ligne éditoriale aborde les sujets les plus importants pour eux: l’impact social, l’environnement, la responsabilisation face au pouvoir et l’autonomisation des femmes et des minorités » a précisé  Guillaume Lacroix, fondateur et PDG de Brut dans ce communiqué. Bref tout ce que ne font pas les médias traditionnels dont les audiences sont vieillissantes et qui peinent, en dépit de leur transformation digitale, à se réinventer sur internet.

De plus face aux fake news, Brut se positionne pour une information de qualité, ce qui devrait favoriser sa présence sur les réseaux sociaux comme Facebook  qui est justement à la recherche de ce type de contenus et ne souhaitent pas rémunérer  mieux les médias traditionnels pour leurs contenus comme en témoignent les réactions récentes sur le sujet des droits voisins de Google et Facebook.

Une plateforme média à engagement également

Parallèlement à ces choix éditoriaux visant à ne pas reproduire des cycles d’information sans fin qui répètent les mauvaises nouvelles, Brut mise sur le coté engagé de son audience et le fort impact de ses vidéos publicitaires  sans pour autant préciser les moyens mis en oeuvre pour mesurer cet aspect. Au niveau de la levée de fonds, Brut a annoncé avoir collecté environ 40 millions de dollars de fonds levés par Red River West. Parmi les autres investisseurs figurent Aryeh Bourkoff, fondateur et PDG de LionTree LLC, et Eric Zinterhofer, associé fondateur de Searchlight Capital Partners.

 

 

 

Bien sûr Amazon Web Services continue à dominer largement le marché des infrastructures et des services cloud mais selon l’étude du groupe Synergy Research l’offre est de plus en plus large au niveau mondial sans oublier les acteurs locaux comme OVH en France.

Amazon Web Services (AWS), la plate-forme cloud très profitable du géant planétaire de l’e-commece continue à dominer le marché mondial des infrastructures et services cloud selon les estimations du groupe d’études Synergy Research.  La part de marché d’Amazon sur le marché en croissance des infrastructures de cloud computing s’élevait à 33% au deuxième trimestre de 2019, soit plus du double de la part de marché cumulée de Microsoft et Google. Sur ce marché qui devrait s’élevait, selon Synergy Research, à 100 milliards de dollars  cette année, on note cependant que l’offre est de plus en plus large.

Parti en retard sur le marché du cloud, Microsoft avec Azur devrait continuer à se transformer et migrer ses clients vers ses offres cloud  pour poursuivre sa progression. La transformation de son modèle de vente de logiciel vers le cloud et les offres Saas vont lui donner l’opportunité de progresser fortement dans les mois qui viennent. Microsoft, qui vient d’ailleurs d’annoncer des résultats financiers records,  profite à plein de cette transformation. Pour son quatrième trimestre fiscal 2019, Microsoft a annoncé un chiffre d’affaires  de 33,7 milliards de dollars et 10,6 Md$ de bénéfices.

AWS domine toujours le marché du cloud avec 33 % de part de marché

De son coté, Google, qui est un acteur historique du cloud, devrait lui aussi fortement progresser sur ce marché dans les mois qui viennent. Google mise notamment sur une approche à valeur ajoutée du marché du cloud dans l’exploitation des données. En effet, c’est bien sur le terrain des données que les acteurs concurrents de AWS devraient tenter de rattraper leur retard. Des acteurs historiques comme IBM, Oracle ou Salesforce sont très bien positionnés, du fait de leur savoir faire en base de données,  pour accompagner les clients dans cette transformation digitale.

Dans ce mouvement, la pression concurrentielle sur Amazon devrait donc se renforcer dans les mois qui viennent. Avec cette particularité que pour des raisons de sécurité et de confidentialité le marché du cloud est aussi un marché dominé par la géographie économique. La présence de Tencent et Alibaba, les deux géants du web chinois,  dans le classement de Synergy est là pour en témoigner. En France, le marché reste dominé par les acteurs mondiaux avec quelques acteurs locaux comme OVH sans oublier les sociétés de services informatiques. L’offre des acteurs locaux français manque cependant encore de visibilité.

 

Le SRI (le syndicat des régies internet) vient de publier les résultats de son observatoire sur le 1er semestre 2019. Au delà de la croissance toujours forte des médias digitaux (+13 %), le SRI a profité de cette édition pour changer de méthodologie, réévaluer le marché et aborder la tendances de la publicité native dans un contexte de plus grande défiance  vis-à-vis des médias digitaux.

Une nouvelle méthodologie

Le SRI a profité de cette publication de chiffres pour adopter une  nouvelle méthodologie et le marché de la publicité digitale a été réévalué par le SRI à 5,2 Mds€ pour l’ensemble de l’année 2018. Selon le SRI, ce redressement résulte d’une réévaluation du levier Social et du format vidéo, d’une estimation plus exhaustive du périmètre Display, notamment pour les acteurs hors SRI, et d’une une meilleure valorisation des nouveaux acteurs, par exemple le Retail Média.  Un segment qui de marché qui regroupe notamment  le chiffre d’affaires publicitaire  réalisée par des sites e-commerce comme Amazon. Certains analystes du marché publicitaire voient d’ailleurs en Amazon un futur acteur majeur de la publicité digitale en France.

Du coté des chiffres, les médias  digitaux continuent à progresser fortement. Sur le 1er semestre 2019 le marché des médias digitaux s’établit à 2,8 milliards d’euros en progression de 13 % par rapport à la même période de l’année précédentes. Les tendances restent inchangées souligne le SRI. Le Social et le Search comptent pour plus des ¾ (77%) des recettes de publicité digitale et continuent de contribuer largement à la croissance du marché. Un temps malmené le marché du display se développe de nouveau et sa contribution de 22% à la croissance est due à l’émergence de nouveaux formats. En résumé : le search  (1,190 Mds€) représente 43% du marché de la publicité digitale, le social (659M€) représente 24% du marché de la publicité digitale, le display (550M€) représente 20 % et les autres médias digitaux comme l’emailing, l’affiliation et les comparateurs (385M€) représentent 14 % du marché.

La publicité native pèse 778 M€

Peu disert sur les tendances qualitatives du marché de la publicité digitale, le SRI donne cependant quelques pistes d’évolution à venir. Pour cette édition semestrielle, l’Observatoire de l’e-pub propose un éclairage sur la publicité Native, ou Native Advertising que certains définissent comme du contenu de marques ou encore éditorial et dont le format s’intègre mieux aux contenus éditoriaux. Un format qui devrait permettre aux éditeurs et aux agences  de renouveller le format des campagnes qu’ils proposent et qui souffrent actuellement du phénomène d’adblocking mais aussi d’une absence d’innovation notamment par rapport aux services proposés par les GAFA.

Le SRI estime  ce segment de marché à  778 M€, en croissance de 19% sur le premier semestre 2019. Ce sont les réseaux sociaux qui captent l’essentiel de ce format avec 85% du segment et tire la croissance alors que le display ne  compte que pour 15%.  Des chiffres qui traduisent l’écart croissant entre les GAFA et les médias traditionnels dont les capacités d’innovation technologiques et créatives sont plus faibles en dépit de la haute valeur ajoutée de leurs contenus.