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Sur le marché trés concurrentiel de la donnée et de la Dataviz, ISAI Cap Venture le fond de Corporate Venture de Cap Gemini et de ISAI vient d’annoncer une prise de participation minoritaire dans la jeune entreprise Toucan Toco.

Toucan Toco développe des solutions de reporting de données et de dataviz. La société revendique près de 5000 clients pour sa solution en mode SaaS. La jeune entreprise française est positionnée sur la mise à disposition des données pour les différentes organisations métiers des entreprises. Elle est positionnée sur un créneau de marché stratégique dans le domaine de la Business Intelligence comme en témoigne le rachat récent par Salesforce de Tableau Software.

Capgemini estime que le le marché mondial de la Business Intelligence devrait avoisiner les 150 milliards de dollars d’ici 2025. Et que  les données vont être amenées à jouer un rôle central dans les décisions stratégiques des différents métiers. Dans ce contexte, les grands projets de transformation lancés par les responsables métiers reposeront avant tout sur une meilleure compréhension des opérations et des indicateurs associés estime Capgemini. Pour se positionner sur ce marché Toucan Toco a imaginé une approche marketing par le data story telling. Un concept qui devrait permettre aux métiers d’accéder plus facilement à plus de données. Dans ce domaine les innovations reposent notamment sur l’intelligence artificielle et demandent des investissements technologiques importants que semble prêts à accompagner Capgemini. 

En comptant la prise de participation minoritaire de ISAI Cap Venture, la levée de fonds de Toucan Toco mené par Balderton Capital  a permis à la start-up de lever 12 millions d’euros. Capgemini et ISAI concrétise ainsi un premier investissement commun à travers leur fond corporate lancé il y a seulement quelques mois. “L’objectif étant d’allier un spécialiste du capital risque à un partenaire susceptible d’être un accélérateur de croissance pour la start-up », explique Lucia Sinapi-Thomas, directeur général de Capgemini Ventures dans le communiqué de presse publié pour l’occasion. 

Capgemini et son fondateur Serge Kampf ont été pendant très longtemps l’un des principaux sponsors dans le rugby (Biarritz, Grenoble) mais ce n’est plus le cas. Aujourd’hui le numéro deux mondial des services informatiques qui vient d’annoncer des résultats record a choisi de se repositionner dans cet univers en évoquant la transformation digitale du sport et les nouveaux usages digitaux du fan.

 

Capgemini est encore sponsor dans le rugby mais du rugby à 7. Il sponsorise notamment le tournoi international HSBC à 7. Mais cela ne l’empêche pas de s’intéresser aux mutation actuelles digitales dans le secteur du sport. C’est du moins ce que constate Capgemini dans une étude qu’il a mené récemment auprès de 10 363 fans de sport dans neuf pays sur l’impact des technologies digitales sur les supporteurs et sur l’avenir du sport, un secteur prioritaire pour Capgemini qui a fait du digital et du cloud un axe prioritaire de son développement. Le digital et le cloud représentent désormais plus de 50% de l’activité du Groupe. Avec une croissance supérieure à 20% Capgemini a réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de 14 125 millions d’euros en progression de 7,0% par rapport à 2018.

Selon les résultats de l’étude menée par Capgemini Research Institute 69% des supporteurs ont déjà recours à des technologies émergentes comme la réalité virtuelle (RV), l’intelligence artificielle (IA) et la réalité augmentée (RA) dans leur expérience d’événements sportifs.

Ce chiffre paraît toutefois élevé au regard de la pénétration actuelle de certaines technologies et des investissements réalisés par le secteur du sport dans ce domaine même si l’étude couvre également les pays asiatiques. Plus crédible en revanche, il ressort de ce rapport qu’une expérience digitale positive renforce l’engagement des supporteurs : 56% des interrogés par Capgemini Research Institute ont déclaré qu’ils comptaient assister à davantage de matchs de leur équipe en stade et 60% à plus de matchs en ligne.

Faire du fan un fervent supporteur consommateur

L’étude mets aussi en avant l”augmentation des dépenses grâce au digital pour près de la moitié  (49 %) des répondants. Sur le plan géographique, ce sont les supporters d’Asie du Sud-Est et de l’Inde qui sont les plus avancés dans ces usages. Aux Etats-Unis un supporteur sur deux déclare avoir recours à ses services.

Pour Capgemini il y a donc bien un potentiel digital à exploiter dans le sport à condition de respecter quelques conditions de base propres aux tendances actuelles du digital comme la protection des données personnelles. Capgemini recommande aux acteurs du sport de travailler surtout la transformation des fans en fervents supporteurs en définissant une « fan experience » digitale et en proposant des expériences « hyper-personnalisées.

Bref, Capgemini propose d’adapter au sport les pratiques de Customer Expérience propres à d’autres secteurs. Il restera à trouver du coté des acteurs du sport et de ses industries les moyens financiers nécessaires à ces investissements digitaux. Jusqu’à présent la monétisation classique des événements sportifs a plutôt évolué positivement avec notamment des droits TV en hausse constante. La montée en puissance du digital mais aussi la consommation média différente du sport des milleniums pourraient cependant changer les choses dans les années à venir.

Pour consulter le rapport de Capgemini Research Insitute , cliquez ici

Photo : Match USA / Afrique du Sud lors de la Sydney Sevens 2020. Crédit photo : Mike Lee – KLC fotos for World Rugby

Avec une perte annoncée de près de 9 milliards de dollars lors de la présentation de ses résultats , Uber suscite de plus en plus d’interrogations de la part des analystes. Un petit résumé des doutes et des questions à l’aune d’un cumul de pertes de près de 19 milliards sur les 4 dernières années.

La 1ère question qui vient à la lecture des résultats d’Uber est : pourquoi Uber continue à perdre autant d’argent ?  La réponse est en partie liée à la stratégie actuelle d’Uber. Comme cela est souvent le cas avec les grands acteurs de la tech financée par le capital-risque et qui sont entrés en bourse, les investisseurs exercent une forte pression pour que ces sociétés enregistrent à la fois une très forte croissance et un début de rentabilité. C’est sur cette base que le cours de l’action peut atteindre des sommets. Comme  c’est par exemple  le cas pour Amazon qui grâce aux activités cloud de AWS  peut afficher un niveau de  rentabilité tout en  continuant  à investir massivement dans l’e-commerce pour continuer à croître en terme de chiffre d’affaires. C’est grâce à ce modèle qu’Amazon a dépassé les 1000 milliards de dollars de capitalisation.

Pour coller à ce modèle  voulu par les investisseurs,  Uber a investi massivement en marketing (4,6 milliards selon les chiffres communiqués), s’est diversifié dans la livraison de repas et le transport de marchandises et continue à développer ses projets de voitures automnes. Le résultat est spectaculaire. Les réservations brutes ont explosé mais le chiffres d’affaires progresse moins vite et les pertes s’accroissent. Pour l’instant Uber n’a pas encore trouvé une poule aux oeufs d’or comme a pu le faire Amazon.

La seconde question qui vient à la lecture de ses résultats est  liée à la promesse d’Uber d’être à terme un  leader en service en voiture autonome. En ce qui concerne la voiture autonome les coûts de l’électrique et les développements technologiques  liés à la voiture autonome ont explosé pour tous les constructeurs  et rendent la perspective d’une solution  plus lointaine que prévue. Par ailleurs les enjeux sur le développement durable sont aussi en train de rebattre les cartes dans le développement des services de mobilité.

Uber première star de l’ère du digital à ne pas réussir son parcours en bourse ?

Uber, lors de la présentation de ces résultats, a annoncé aux investisseurs une faible rentabilité en 2021 et un objectif de 25 % de marge dans le long terme. C’est possible si Uber croît moins vite. Mais dans le monde de l’investissement cela veut dire une chute de l’action, une perte de confiance et le début d’une stratégie de stop and go entre croissance et rentabilité pour les dirigeants d’Uber.  Plus gênant : cela peut être aussi l’élément déclencheur d’une perte de confiance des investisseurs dans toutes les valeurs digitales qui ont émergé ces dernières années et que l’ensemble des analystes jugent sur-évaluées. Bref, si on veut éviter que la bulle digitale explose il faudrait mieux que Uber réussisse l’année prochaine.

 

A l’occasion de la conférence Forrester Tendances 2020 qui s’est déroulée mardi 4 février au cercle d’Aumale à Paris, la société d’études Forrester et Adobe ont partagé leur vision actuelle en matière d’expérience client. Au delà du débat sur les outils nécessaire à la production de la donnée, il semble bien que les enjeux à venir des CMO soient  de plus en plus liés à la bonne évaluation des expériences de leurs clients.

En ouverture de cette conférence, c’est Thomas Husson, VP Principal Analyst de Forrester qui a pris la parole pour introduire cette journée. Il a notamment développé trois thèmes. Le premier, sans surprise, a été celui de l’accélération du rythme de l’innovation dans le marketing avec notamment la montée en puissance des objets connectés et de la connectivité généralisée. Il a ensuite insisté, face à l’audience des CMO et experts présents, sur la nécessité de mieux accompagner “la technologisation” de ces fonctions. “Si 22 % du budget des CMO, selon nos études, est consacré au déploiement d’outils, on note deux priorités régulièrement citées par les directeurs marketings que nous interrogeons  : l’organisation et le recrutement ” a-t-il souligné dans sa présentation d’ouverture.

Un thème repris par France Heringer, directrice qualité expérience et vente d’Orange, au cours de l’une des tables ronde de la matinée. Pour France Heringer : ” le plus difficile aujourd’hui dans l’expérience client c’est de travailler sur la culture des équipes tout en ignorant pas le ROI nécessaire”. Thomas Husson soulignait d’ailleurs la pression  de la performance de plus en plus importante  qui était exercée sur cette fonction avec des obligations de performance sur tous les canaux du digital. Enfin, Thomas Husson soulignait les évolutions en cours avec la nécessité pour  les CMO de ne pas rater le virage de l’expérience client. Une expérience client qui doit se décliner, selon Forrester,  autour de la maîtrise des 3 E  : l’Effectiveness (l’efficacité), l’Ease (la facilité) et l’Emotion (l’émotion ou sensibilité).

 

Luc Damman, Directeur Général Adobe Europe de l’Ouest : les clients achètent des expériences pas des produits

Cette conférence a donné également l’occasion à Adobe de revenir sur sa vision du marché. Luc Damman, son Directeur Général pour l’Europe de l’Ouest a rappelé les différentes étapes de l’engagement d’Adobe sur la technologisation de la fonction du directeur marketing. Tout d’abord à travers le rachat il y a 10 ans de Omnitur dans le domaine du web analytique puis celui de la société française Néolane dans l’emailing et surtout le plus important et récent celui de Marketo dans le marketing automation. Aujourd’hui l’ensemble des offres et services sont rassemblés dans l’Adobe Experience Cloud avec l’objectif d’optimiser le management de l’expérience client.

“Notre vision est que les clients achètent des expériences pas des produits” souligne Luc Damman. “Nos clients travaillent de plus en plus sur cet aspect. C’est le cas notamment de Prada, l’un de nos grands clients qui a investi fortement avec nous pour maitriser à la fois les données, leur interprétation intelligente et la créativité nécessaire au succès de toute campagne marketing” a-t-il conclu dans son intervention.

Un point également souligné par la représentante d’Orange, France Heringer, dans une table ronde,  qui a donné pour sa société les grands axes de développement de sa customer expérience  à l’horizon 2025 : la conversation avec les clients par les chatbots, la maîtrise de l’IA et de l’humain ainsi que les enjeux RSE dont le marketing durable et l’inclusion numérique. Un cocktail qui nous semble faire part égale aux enjeux de culture et de technologisation liée à la montée en puissance du digital.

Le marché de la publicité digitale a progressé  en 2019 de 12 % selon les derniers chiffres du Syndicat des Régies Internet. Le marché publicitaire du digital ne connait donc pas la crise en dépit d’un contexte réglementaire plus contraignant sur la protection des données tant en Europe qu’aux Etats-Unis. Il bénéficie  cette année aussi de la montée puissance de nouveaux médias. 

Selon le chiffres publiés par le SRI, les investissements publicitaires en digital ont atteint en5  862 M€ en 2019. Contrairement aux années passées, tous les canaux publicitaires du digital ont largement progressé.  Ce sont les investissements publicitaires sur les réseaux sociaux qui ont le plus progressé avec une croissance en 2019 de 21 % mais  nettement inférieure à celle de 2018.  1 447 M€ ont été investis par les entreprises françaises sur les réseaux sociaux. La recherche sur internet (le search), dominé par Google, a progressé de 9 %. Ce canal  digital représentait en  2019 42% du marché avec un montant investi de 2 478 M€. A noter que 63% des investissements publicitaires du search sont réalisés sur mobile. Enfin,  la publicité traditionnelle sur internet -que l’on appelle le display-  renoue cette année avec une croissance à deux chiffres. Selon les résultats de l’étude du SRI, la croissance  du display a été de 13 % portant le marché en valeur à 1 165 M€. Les autres canaux de la publicité digitale (les comparateurs, l’affiliation…) continuent d’enregistrer une croissance inférieure au marché du digital dans son ensemble et ne représentent plus que 13 % du marché total.

Les nouveaux médias et formats tirent la croissance du display

Selon le SRI, la publicité traditionnelle sur internet est dynamisée par les nouveaux formats. La vidéo tire le marché à la hausse et est devenue cette année  le 1er format avec une croissance de 19 % à 491 M€. Les formats plus classiques ont faiblement progressé en revanche avec une croissance de 4 %  à 463 M€.  Le SRI note que la dynamique est tirée par les formats publicitaires natifs intégrés au rédactionnel. Les opérations spéciales représentent 17 % du marché du display. Le SRI souligne surtout sur le marché un élargissement des canaux. A coté des acteurs de l’édition et de l’information (491 M€), les acteurs positionnés sur le streaming vidéo ou musical font une percée avec une progression affichée de 16 % pour atteindre 304 millions d’euros. La radio et la TV arrivent aussi à se positionner sur le digital avec une croissance soutenue à 10,3% (153 M€). Enfin la distribution et les services enregistrent  -avec notamment la montée en puissance d’Amazon sur le marché publicitaire- une forte croissance cette année.

Au delà de la présentation de ces chiffres, le SRI a profité de l’occasion pour rappeler une de ses missions à savoir la défense de l’image de marque de la publicité digitale. Une mission réalisée  à travers le label Digital Ad trust qui a fêté ses deux ans et qui regroupe 142 sites rassemblant quotidiennement 30,4 Millions de visiteurs uniques. Il faut dire que le contexte réglementaire, mais aussi le comportement des annonceurs, poussent les acteurs du marché de la publicité digitale  à plus de rigueur face à deux enjeux. D’une part, la saturation digitale qui reste un sujet de fond au regard du phénomène des adblockers notamment chez les jeunes. D’autre part les nouveaux comportements en matière de protection des données. Sur ce terrain, Google dans ses annonces récentes sur la protection des donnée sur le cookies mais aussi Apple qui a fait de la protection des données sur les apps un nouveau crédo ont donné le ton pour plus de rigueur et de valeur dans la gestion de la publicité sur internet.

Pour télécharger l’étude complète (PDF) : http://www.sri-france.org/wp-content/uploads/2020/01/20200130_ePub_2019_VDEF-Post-présentation.pdf

 

Quand les ventes de l’iPhone vont bien les résultats d’Apple vont bien. Sur le premier trimestre de son exercice fiscal 2020, le chiffre d’affaires d’Apple s’est établi à 91,82 milliards de dollars, soit une hausse de de 9%. Avec 22,24 milliards de dollars,  le bénéfice établit un nouveau record sur ce trimestre. Sur le chiffre d’affaires enregistré, les ventes d’iPhone ont généré 55,96 milliards d’euros, en hausse de 7,7%. La stratégie produit et de prix sur l’iPhone 11 de Tim Cook, le CEO d’Apple, semble désormais  porter ses fruits.

Mais ce qu’il faut retenir de la publication de ces chiffres ne se situe pas au niveau des bonnes performances de l’iPhone mais des services. La division des services, qui comprend Apple Pay, Apple Music, iTunes et l’App Store, entre autres, a atteint un chiffre d’affaires record au premier trimestre de l’exercice 2020. Le chiffre d’affaires trimestriel services d’Apple a atteint 12,7 milliards de dollars. Il a été multiplié par 6 en 4 ans comme l’illustre  le graphique de Statista. Le rééquilibrage du chiffres d’affaires entre les produits et les services est donc en cours. D’autant  qu’Apple se lance  aussi face à Netflix et les autres opérateurs  comme Amazon et Disney sur le marché du streaming vidéos. 

Bonne nouvelle pour les médias et les studios, la demande en contenu marketing devrait continuer à progresser l’année prochaine selon le World Media Group. Mais les annonceurs restent toujours aurant exigeants et souhaitent de plus en plus engager les consommateurs et surtout pouvoir le mesurer.

Le World Media Group est une une alliance stratégique des plus grandes marques de presse et de médias aux monde. Cette association regroupe notamment The Atlantic, Bloomberg Media Group, The Economist, Forbes, Fortune, National Geographic, Reuters, The New York Times, Time, The Wall Street Journal et The Washington Post. Selon les chiffres du World Media Group cité par eMarketer,  80% des professionnels du marketing dans le monde interrogés en octobre 2019 par l’association ont déclaré s’attendre à une croissance des campagnes axées sur le contenu au cours des deux prochaines années et 19% ont déclaré anticiper une stabilisation. Seulement 2% des répondants ont déclaré qu’il y aurait une baisse.

La dynamique observée en 2019 se poursuit donc en 2020. Dans son étude de l’année passée le World Media Group notait deux facteurs importants pour illustrer cette demande en contenu marketing. D’une part,  l’évolution de l’offre avec la montée en puissance des studios producteurs de contenus tant au niveau des groupes de presse que des agences de publicité. En France, c’est Webedia qui illustre le mieux  l’évolution de l’offre dans le domaine. Les groupes de presse français étant plus contraints dans leurs développements sur ce créneau pour des raisons structurelles. D’autre part, l’association faisait remarquer que pour le contenu marketing, les annonceurs établissait un lien de plus en plus direct  entre le contenu et l’engagement des consommateurs. 

Les annonceurs veulent des bonnes histoires, courtes et engageantes sur des canaux qui mesurent l’engagement

Au niveau des annonceurs la demande pour le contenu marketing est claire : la priorité c’est la qualité. Le World Media Group dans son étude de 2019 mentionnait les conditions du succès énoncées par les répondants sur ce point. 71% des répondants ont noté l’importance de l’histoire comme le facteur le plus important lors de la création d’une campagne axée sur le contenu, suivi de l’authenticité (62%) et de l’exécution créative (38%). Mais les annonceurs veulent aussi des contenus ciblés et mesurables. 66% des répondants ont déclaré que l’adéquation de l’environnement éditorial au choix de la plate-forme est le principal contributeur au succès de ce type campagne. Le deuxième facteur de notation le plus élevé étant l’alignement de la marque sur le contenu et le troisième était que le contenu doit pouvoir durer dans le temps. Des contraintes importantes et qui ne sont pas faciles à manier dans les nouveaux formats vidéos, de réalité virtuelle ou encore de podcast qui sont demandés aujourd’hui par les annonceurs. Si ces critères de qualité doivent être respectés cela débouche  sur la production d’une grande diversité de contenus en fonction d’une grande variété de plateforme et avec pour résultat une explosion des budgets dans ce domaine. Pour l’industrie du contenu, la réponse à ces exigences passe par la convergence des médias et du marketing avec de forts investissements technologiques. Et pour ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas suivre cette voie, le développement de services ou d’abonnements payants.

Amazon Web Services (AWS) a annoncé en janvier que la Bundesliga, la première ligue allemande de football, l’avait choisi pour héberger ses services pour les fans. La Bundesliga utilisera l’apprentissage automatique et les analyses AWS pour améliorer l’expérience des fans et fournir de nouvelles statistiques sur les jeux et les joueurs pendant la saison 2019-2020 et les suivantes.

Alors qu’AWS vient d’annoncer qu’il avait déposé un recours en justice pour suspendre temporairement le contrat  cloud du siècle attribué par le Pentagone à Microsoft (au détriment de la firme de Jeff Bezos), le leader mondial du cloud continue d’afficher ses références dans les services digitaux. Selon un communiqué de presse, AWS est devenu le fournisseur cloud officiel de la Bundesliga et proposera ses services pour faire du live une expérience plus riche pour les fans. La Bundesliga utilisera plusieurs services cloud : l’intelligence artificielle, l’apprentissage automatique (Machine Learning), les services d’analyses, de calculs, de bases de données et de stockages proposés par AWS. L’objectif est de fournir des statistiques en temps réel et des prédictions sur les résultats. Par ailleurs, cela permettra aussi de recommander des séquences de match personnalisées sur mobile, en ligne et en streaming.

Le cloud et des services web pour de nouveaux supports d’information

Dans son communiqué AWS précise que la première ligue nationale de football d’Allemagne pourra créer de nouveaux services en développant une plateforme de statistiques de nouvelle génération sur AWS (développée à partir de Amazon SageMaker), un service entièrement géré pour créer, former et déployer des modèles  de Machine Learning.

La Bundesliga prévoit aussi d’offrir  aux fans des prévisions en temps réel : le moment où un but est susceptible d’être marqué par exemple. Le fan pourra aussi, grâce aux informations statistiques, identifier les opportunités potentielles de buts par rencontre, avoir une vue statistique des mouvements dans un match à partir de données tirées de plus de 10 000 matchs de Bundesliga. Sur le plan des services vidéos, la Bundesliga prévoit également de tirer parti des services AWS Machine Learning tel qu’Amazon Personalize, un service de Machine Learning pour créer des recommandations personnalisées en temps réel afin d’offrir aux fans de football  des séquences de jeu personnalisées, des promotions marketing ou des résultats de recherche en fonction de leurs équipes, joueurs ou matchs préférés.

Au niveau de la valorisation de la vidéo, AWS précise dans son communiqué que la Bundesliga va utiliser un autre service de Machine Learning : Amazon Rekognition, son service de reconnaissance faciale. La Bundesliga va l’utiliser pour construire une base d’archives de plus de 150 000 heures de vidéo avec des métadonnées sur le jeu ou les joueurs afin de proposer -via un moteur de recherches- de nouveaux services vidéos.

 

Pour certains c’est du code informatique intelligent, pour d’autres un algorithme qui apprend de ses erreurs et pour d’autres encore c’est la technologie va révolutionner le secteur du digital et de la tech. Mais pour tous, c’est un marché avec un avenir prometteur. Selon Tractica, le marché de l’intelligence artificielle sera multiplié par 10 à horizon 2025. Un rapport et des prévisions complètes sont disponibles dans la dernière étude du cabinet d’études américain.

Afin d’y voir plus clair sur ce marché la société Tractica a choisi en premier lieu de bien segmenter le marché de l’intelligence artificielle. Première chose intéressante : 330 cas d’usages de l’intelligence artificielle sont référencés dans cette étude. Cela permet aux auteurs de ce rapport d’affirmer que l’intelligence artificielle est désormais sortie de ses secteurs traditionnels (la recherche, la défense, le secteur public) et que cette technologie  est désormais présente dans un grand nombre d’industries comme les services à la consommation, les télécoms ou encore certains services grands publics. Afin d”avoir une vue à 360 degrés des investissements en intelligence artificielle des entreprises, notamment celles appartenant au classement des Fortune 500, Tractica a construit une taxonomie de plus de 330 cas d’utilisations de l’IA dans 28 secteurs industriels.

Un marché qui dépassera 126 milliards de dollars en 2025

En plus de cette segmentation en 28 secteurs, Tractica a analysé dans ce rapport les trois grands cas d’utilisations de l’intelligence artificielle en matière  d’analyse de données sur des volumes importants  : l’analytique, la vision et le langage. C’est bien sûr dans le domaine de l’analytique et notamment des moteurs de recherche que les choses ont le plus avancées en matière d’apport de l’intelligence artificielle. La puissance et la capacité de traitement des données des moteurs de recherche et des algorithmes est de plus en plus importante grâce à l’apport de cette technologie dans le développement des algorithme.

Mais un décollage de ce marché ne sera possible, selon Tractica, que dans l’hypothèse ou l’IA permettra de trouver des solutions informatiques aux performances  comparables à celles du  cerveau humain. Selon Tractica, l’avenir de ce marché semble reposer sur la capacité de la technologie à reproduire au niveau informatique les apports de la vision et du langage chez les humains. Tractica confirme ainsi que l’avenir de l’IA repose sur les méthodes  de développement de Deep Learning qui sont en cours chez tous les grands acteurs de l’informatique.

 

 

Effet de mode en cette fin d’année ou tendance de fond pour les années à venir, Salesforce, Accenture et Vlocity ont annoncé  une collaboration nouvelle avec ENGIE afin d’accompagner ses clients du monde entier vers un avenir « zéro carbone ». Déjà fortement engagé avec Salesforce, ENGIE franchit une nouvelle étape de sa relation client avec l’éditeur de CRM américain.

Comme beaucoup d’acteurs du secteur énergétique, ENGIE s’est fixé dès 2016 l’objectif de devenir le leader mondial de la transition énergétique. Pour cela le groupe français s’est d’abord donné les moyens d’interagir finement avec ses clients. Il a donc investi dans un premier temps dans la facturation et la personnalisation de ses services afin d’effectuer sa transition numérique et de développer ses interactions avec ses clients. Il semble prêt désormais pour une seconde étape.

Pour celle-ci ENGIE a fait appel à Accenture, Salesforce et Vlocity pour déployer une plateforme unifiée de CRM permettant d’accompagner ses clients dans leur transition zéro carbone. Le projet a été réparti entre deux  partenaires complémentaires à Salesforce. Accenture contribue à la définition du modèle économique, des processus opérationnels et de l’architecture informatique et assure la mise en œuvre et le déploiement des technologies nécessaires à l’échelle mondiale. Vlocity propose pour sa part des solutions cloud et mobiles omnicanales et spécialisées sur la plateforme Salesforce.

ENGIE force de proposition, grâce au CRM, pour réduire la consommation d’énergie

Avec cette plateforme, ENGIE  déclare avoir la possibilité de disposer d’une vision complète de ses clients et de pouvoir interagir avec eux avec plus d’intelligence. Cette plateforme, basée sur les technologies cloud de Salesforce, permettra aux 100 000 employés de la société d’avoir plus de pro-activité dans le domaine de la réduction de la consommation d’énergie. L’idée est donc d’amener le plus d’information client  possible à la totalité des employés du groupe pour des actions plus efficaces et plus personnalisées. Une généralisation  du CRM favorisée par le modèle cloud.

Pour ENGIE c’est aussi un double positionnement assumé à la fois dans le digital client et le développement durable par un meilleur conseil. « À cause du dérèglement climatique, le monde que nous connaissons subit des transformations radicales. Désormais, il n’est plus possible d’ignorer les problématiques qui ne nous touchent pas directement […] Nous avons décidé d’apporter notre contribution en éliminant nos émissions de dioxyde de carbone et en aidant d’autres entreprises à faire de même. Notre association avec Accenture, Salesforce et Vlocity joue un rôle clé dans ce processus en nous offrant une vision globale de nos clients et la possibilité d’accélérer le pas vers un avenir plus respectueux de l’environnement. Désormais, les énergies décarbonées et les technologies numériques seront les moteurs de notre activité. » a précisé Isabelle Kocher, CEO d’ENGIE à l’occasion de cette annonce.