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L’association IAB (Interactive Advertising Bureau) regroupant 650 membres vient de publier une étude intéressante sur l’évolution attendue des dépenses publicitaires aux Etats-Unis. Et les réponses données n’incitent pas à l’optimisme.

Aux Etats-Unis, l’IAB regroupe 650 médias, annonceurs, société technologiques, annonceurs en relation avec le secteur publicitaire. L’association vient de publier les résultats d’un sondage mené auprès de 400 décideurs médias et les résultats ne sont vraiment pas optimistes pour l’avenir. Selon 74% des acheteurs, planificateurs et marques de médias, le Coronavirus aura un impact sur le secteur publicitaire  plus important que la crise financière de 2008. Toujours selon cette étude de l’IAB, 70% des acheteurs médias américains ont déjà ajusté ou suspendu leurs dépenses publicitaires prévues tandis que 16% hésitent encore.

Près du quart (24%) des répondants ont suspendu toutes les dépenses publicitaires pour la fin du premier trimestre mais aussi pour le deuxième trimestre se terminant fin juin. Néanmoins 46% ont indiqué avoir  juste adapté  leurs dépenses publicitaires pour ces deux  périodes. Plus précisément, 73% des acheteurs indiquent que la crise sanitaire aura un impact de 20 % en baisse sur leurs investissements sur la période 2020/2021. Les dépenses digitales étant impactées de la même manière que les dépenses publicitaires traditionnelles.

Le digital impacté à la même hauteur que les autres médias publicitaires

Selon les résultats de cette étude, les dépenses publicitaires digitales sont annoncées en baisse de 33% et celles des médias traditionnels en baisse de 39%. Alors que le digital a dépassé la barre des 50 % du total des dépenses publicitaires aux Etats-Unis, les acheteurs semblent considérer que le digital n’est plus un investissement publicitaire qui peut échapper à la crise. Cela peut se comprendre au regard de son poids dans les dépenses totales mais aussi du fait de la multiplication des canaux digitaux qui semblent aujourd’hui trop nombreux. Sur un plan plus qualitatif, les répondants à cette étude estiment qu’il faut créer un marketing portant sur des valeurs. Mais surtout une tendance se détache liée au ciblage de l’audience montrant que le bon investissement sur la bonne audience va devenir la règle.

 

L’Association nationale professionnels du marketing vient d’annoncer une initiative à laquelle Digital CMO apporte tout son soutien. L’Adetem vient d’annoncer le lancement de #HackezLaCrise qui se déroulera en ligne du 1er au 02 avril 2020.

Cela devient chaque jour plus évident. La crise sanitaire devrait être suivie d’une crise économique importante un peu partout dans le monde. Pour l’instant, un choc financier comparable à celui de 2008 semble s’éloigner du fait des mesures de soutient à l’économie décidée par tous les gouvernements dont le Gouvernement français. Les mesures de 300 milliards d’euros annoncées par Bruno Lemaire devraient permettre aux entreprises de passer le cap du confinement sanitaire de six semaines. Mais l’Insee prédit quand même une baisse de 3 % du PIB de la France cette année. Par ailleurs, les défis économiques semblent nombreux dans le moyen terme, notamment dans une économie fortement mondialisée qui ne retrouvera pas son rythme de croisière avant plusieurs mois.

Dans ce contexte, l’Adetem a choisi de lancer une initiative parmi les directeurs et directrices marketing qui leur permet de rester en contact et de maintenir le lien mais aussi de commencer à agir pour l’avenir. Lancée par Elie Liberman, administrateur et co-président du club B2B de l’Adetem, le Business Hackathon de l’Adetem #HackezLaCrise vous permettra de participer à une réflexion globale. L’idée est de réfléchir aux solutions possibles pendant la crise, à celles qu’il faudra mettre en place à la sortie de la crise et enfin de penser à celles qu’il faudra anticiper au  delà de la sortie de crise. En participant, vous pourrez choisir dans ce Hackathon #HackezLaCrise de proposer une problématique, de collaborer à l’identification des solutions, de codévelopper un prototype opérationnel ou de proposer de nouvelles idées.

Participez au #HackezLaCrise

Une occasion pour tous les CMO, directeurs et directrices marketing, digital et tech de prouver que leur fonction peut être incontournable à la sortie de la crise. Une crise qui selon certaines analyses devrait révéler les forces et faiblesses d’une fonction qui s’est considérablement transformée ces derniers mois.

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Le Gouvernement vient d’annoncer un plan d’aide spécifique start-up en quatre volets. L’objectif est de sauver un secteur dans lequel le Gouvernement, les fonds de capital-risque et les business angels ont investi plus de douze milliards d’euros sur les six dernières années. Cet écosystème de 8 000 sociétés commençait juste à faire émerger quelques licornes mais par nature reste extrêmement fragile.

Les quatre volets du plan du Gouvernement

“C’est un plan d’urgence qui vise à soutenir la trésorerie des startups dont l’activité est affectée par le Covid-19. Il mobilise tous les leviers de financement usuels des startups : bridges, crédit impôt recherche, prêts spécifiques, aides à l’innovation” a précisé Cédric O, le secrétaire d’Etat au numérique lors de sa présentation il y a deux jours.

Pour palier au plus urgent le gouvernement a annoncé une enveloppe de 80 millions d’euros financée par le Programme d’investissements d’avenir (PIA) et gérée par Bpifrance. Ces montants vont servir à financer des bridges entre deux levées de fonds qui risquent de prendre désormais plus de temps compte tenu du contexte.

Autre mesure spécifique : deux milliards de prêts garantis à l’intérieur de l’enveloppe de 300 milliards d’euros annoncée par Bruno Lemaire. Ils pourront représenter jusqu’à 25 % du CA de l’année 2019.  Ces prêts (à faible taux à partir de 0,25 %) seront  distribués à la fois par les banques privées et par Bpifrance, interlocuteur privilégié des startups.

Les deux autres mesures sont destinées à soutenir la trésorerie de ces entreprises. La plus significative sera le remboursement du CIR (crédit d’impôt recherche) et un traitement accéléré des demandes de remboursement des crédits de TVA par la Direction générale des finances publiques (DGFiP).

Enfin, le gouvernement devrait rembourser aux jeunes entreprises 250 M€ en accélérant le paiement des aides à l’innovation du PIA comme les concours d’innovation ou en versant par anticipation les tranches non encore distribuées pour les dossiers déjà validés.

Quel impact sur l’écosystème des startups françaises ?

Dans le cadre de ce plan d’aide, le Gouvernement a aussi annoncé qu’il maintenait ses efforts en faveur du financement des jeunes d’entreprises en 2020 pour un montant de 1,3 milliards d’euros. Une annonce importante au regard de la manière dont s’est développé le capital-risque en France ces dernières années. La Bpi a notamment joué un rôle d’investisseur leader dans un grand nombre de dossiers qui ont donné confiance aux autres investisseurs qui ont alors investi ou se sont servi de la garantie Bpi. Sur une moyenne de deux milliards d’euros investis en moyenne chaque année dans les startups, la part de la Bpi est proche d’un milliard. Il s’agit donc bien d’éviter que les autres investisseurs se retirent du marché français.

Mais si cette stratégie a permis de doper le marché français du capital-risque, cela s’est traduit aussi par un émiettement important des investissements. La France est la championne du monde en nombre de création de startups mais le nombre de licornes est faible. La prise de conscience de cette faiblesse a conduit à une augmentation  de la taille des levées de fonds ces derniers mois et à la création d’un indice Next40, véritable incubateur à Licorne. Il n’en reste pas moins que la structure de l’écosystème des startups françaises est extrêmement fragile avec notamment une part importante de sociétés dépendant des incubateurs régionaux ou de corporate venture. Il faudra donc que ces structures, notamment les grandes entreprises,  jouent pleinement leur rôle de soutien pendant la crise à venir pour maintenir cet écosystème. Sur le moyen terme c’est loin d’être garanti.

Le capital-risque a horreur du vide et pense déjà à de nouveaux secteurs comme l’économie de la distanciation

La crise internet de 2000 et celle des subprimes de 2008 ont changé les comportements des fonds de capital-risque et de leurs investisseurs. Beaucoup de fonds, en dépit des annonces de levées de fonds, ne disposent pas dans la réalité de ces fonds. Même situation du coté des startups qui n’auront pas forcément la possibilité de mobiliser les fonds levés. Parce qu’ils sont indexés sur des critères de performances ou tout simplement parce que les fonds n’en disposent plus.

Face à une situation de crise, le premier réflexe des fonds de venture capital est de “nettoyer” leur portefeuille en se concentrant sur les deux ou trois pépites qu’ils ont pu identifier et puis très rapidement de penser à l’avenir en investissant dans les secteurs que la crise fait émerger. On évoque déjà beaucoup dans le secteur du capital-risque les technologies d’avenir. Un secteur d’investissement est en train de se dessiner avec  la distanciation, le télétravail, le télé-enseignement, la visioconférence médicale et le télédiagnostic et bien d’autres technologies. Mais aussi celui d’un secteur de santé 3.0 avec davantahe d’intelligence artificielle, de robotisation, d’aide automatisée aux personnes vulnérables. Le capital risque a horreur du vide.

 

 

En partenariat avec Adobe, nous vous proposons de faire le point sur une technique de marketing qui a fait ses preuves dans l’analyse des données clients. Au delà de sa définition initiale, nous revenons sur les deux grands modèles d’attribution marketing.

Comment se définit l’attribution marketing ?

La multiplication des données, notamment celles des canaux digitaux, conduit les directions marketing à mieux évaluer  la vente ou la conversion d’un client dans le cadre de leurs campagnes marketing. Pour y arriver, de plus en plus d’entre-eux passent par une stratégie d’attribution marketing qui permet l’analyse de l’ensemble des points de contact avec un client et donc de proposer  la mise en place d’actions de façon segmentée. Il existe plusieurs modèles d’attribution marketing  qui peuvent être regroupés en 2deux grandes familles : les modèles d’attribution par simple contact et les modèles d’attribution dits  « multi-touch » 

Les modèles d’attribution par simple contact

Ces modèles offrent aux spécialistes du marketing la solution simple d’appliquer tous les crédits à un seul point de contact dans le parcours client. Il existe trois modèles d’attribution à touche unique largement utilisés:

  • Les modèles au premier clic donnent 100% de crédit à l’action qui a conduit à la première visite de votre site web.
  • Les modèles de création de clic de prospect donnent tout le crédit à la dernière action qu’un visiteur réalise avant de remplir un formulaire de contact et de devenir un lead.
  • Les modèles au dernier clic donnent tout le crédit au canal marketing qui a transformé une piste en opportunité.

Sans aucun doute, les modèles par simple contact sont les plus faciles à mettre en œuvre et à comprendre. Mais ils ont des inconvénients évidents : ils attribuent tout le crédit à une seule activité interdisant aux spécialistes du marketing de connecter les revenus à des stratégies multicanaux. Bien que ceux-ci puissent fonctionner dans des scénarios B2C, où le parcours client a tendance à être plus court et plus simple, ils sont insuffisants pour l’attribution des revenus B2B. Par exemple, un modèle de premier clic ne vous aidera jamais à comprendre l’impact d’une campagne de retargeting car, par définition, cela ne sera pas le premier clic. 

Les modèles d’attribution marketing multi-touch

Contrairement aux modèles à simple contact, l’attribution « multi-touch » donne aux spécialistes du marketing la possibilité d’allouer différents crédits de revenus à différentes activités. Il existe cinq modèles multi-touch particulièrement populaires:

  • Les modèles linéaires donnent un poids égal à chaque point de contact. Donc, si vous avez trois points de contact, chacun recevra un tiers du crédit.
  • Les modèles décroissants ou de décroissance temporelle donnent plus de crédit aux points de contact qui sont plus proches de la conversion.
  • Les modèles en U attribuent 40% des crédits de revenus à chaque première touche et à la création de leads. Ils répartissent également les 20% restants entre chaque autre touche.
  • Les modèles en W attribuent 30% de crédit à chaque première visite, à la session de création de leads et à la session de création d’opportunités. Ils répartissent les 10% restants entre toutes les autres activités.
  • Les modèles à chemin complet attribuent des revenus aux activités tout au long du parcours client. Dans ces modèles, 22,5% des crédits de revenus sont affectés à la première touche, à la touche de création de leads, à la touche de création d’opportunités et à la touche de revenus fermés. Ils répartissent les 10% restants entre tous les autres points de contact.

Les modèles d’attribution  « multi-touch » sont particulièrement utiles dans les environnements marketing B2B  où les parcours clients sont régulièrement prolongés et non linéaires

 

Pour en savoir plus : 

En conclusion, un modèle d’attribution marketing vous permet de créer sur vos données clients des scénarios avec des ROI. Pour cela nous vous conseillons cependant de respecter quelques règles. La première c’est de définir clairement votre stratégie de données sur tous les canaux, la seconde c’est d’investir dans des outils et des solutions qui vont vous permettre de calculer facilement et rapidement  sur des volumes de données importants vos attributions et leur impact en terme de ROI. Enfin pour conclure, n’hésitez pas sélectionner des outils qui mesurent clairement chaque canal de vente. La qualité des données est l’une des clés du succès de ce type de stratégie.

Pour en savoir plus sur l’attribution marketing : contactez-nous.

 

Historiquement le télétravail et le travail collaboratif en France accusent un certain retard notamment par rapport à d’autres pays européens. Pourtant l’année passée, un nombre accru de salariés ont eu recours à ces nouvelles formes de travail : 29 % selon l’étude ci-dessous. La crise sanitaire actuelle devrait accélérer cette tendance et peut-être doper les projets digitaux collaboratifs dans ce domaine.

Selon les données du graphique publié par Statista, le télétravail a séduit un nombre grandissant de travailleurs l’année passée. Ils seraient 29 % d’après les chiffres publiés dans une  étude Ifop menée pour Malakoff Médéric Humanis. En moyenne, les salariés font 7 jours de télétravail par mois. Ce nouveau mode de travail séduit principalement les travailleurs pour la réduction du temps des trajets (54 %) et la souplesse des horaires (36 %) tandis que 67 % des managers estiment qu’il permet des gains de productivité.

Pourtant la France reste dans cet usage en deçà de ce que l’on peut constater dans d’autres pays européens. D’une part, parce que le contexte réglementaire est assez encadré d’un point de vue juridique même si les lois relatives au télétravail ont été allégées en 2018. D’autre part, parce que les entreprises françaises n’ont pas encore véritablement investi dans les nouvelles technologies digitales permettant de généraliser les pratiques de télétravail et du collaboratif. Ce qui est simple aujourd’hui pour une startup fonctionnant dans un environnement ouvert en mode cloud est plus compliqué pour une entreprise plus grande ne disposant pas toujours des bonnes ressources informatiques et dont la sécurité du système d’information est une priorité.

Le marché des solutions logicielles collaboratives annoncé en croissance

Mais le principal frein reste la capacité à trouver des modes d’organisation et des solutions logicielles collaboratives  permettant de gagner en productivité dans ce domaine. Un espace que les startups qui sont positionnées dans les nouvelles formes de travail collaboratif pourront exploiter. Selon Industry Research.co le marché de la collaboration d’entreprise a été évalué à 32,74 milliards de dollars en 2018 et devrait enregistrer un taux de croissance annuel moyen  de plus de 10,7% pour les cinq prochaines années.

Ce marché dispose, selon cette étude, d’une base solide avec le développement d’outils de mobilité mis en place par les entreprises dans le cadre de leurs stratégies BYOD (Bring your own device) équipement mobile des salariés) et de la digitalisation des systèmes d’information qui facilite l’accès aux données et aux applications. Mais surtout ce marché, notent les auteurs de ce rapport, est porté par le dynamisme des  solutions de collaboration basées sur le cloud comme  Zoom, Vidyo ou encore Bluejeans.

Une étude récente publiée par emarketer.com donne des indications sur les forces et faiblesses des CMO. Une étude utile à un moment où cette fonction a évolué avec le digital et à qui on va demander beaucoup pour trouver des solutions business durant cette crise.

Pour présenter les résultats de son étude qualitative menée auprès de 60 CMO aux Etats-Unis, le site américain emarketer.com insiste sur des compétences essentielles. Parmi celles-ci, la nécessité d’entrer de plain-pied dans l’ère du digital et de la donnée. Pour les rapporteurs de l’étude, les directeurs de marketing doivent d’abord tout connaître sur leurs clients et maîtriser l’expérience client.

L’étude insiste sur une autre compétence essentielle. Il faut que le CMO aille au delà du marketing en  prenant en compte la stratégie globale de l’entreprise. Et surtout il doit être capable de simuler l’impact de ses décisions  sur la croissance et le développement de l’entreprise. Pour les rapporteurs de cette étude cela devrait permettre de regagner le terrain perdu par les directeurs marketing par rapport aux autres fonctions clés de l’entreprise sur certains critères de performances.

Dans l’étude C-Suite du cabinet Deloitte on note que sur des critères comme la capacité à prouver l’impact financier de ses actions, la communication entre départements, ou encore sur la compréhension des enjeux business, les CMO sont jugés en retrait par rapport aux DAF et DSI. Deux fonctions qui semblent avoir réussi leur transformation plus rapidement que les directions marketing.

La crise actuelle comme un révélateur de la fonction marketing ?

Pour emarketer.com cela ne veut pas dire pour autant que la fonction de CMO est menacée. La crise actuelle devrait même être une chance pour cette fonction. La nécessité pour les CEO de mieux suivre les clients, de coller aux nouveaux usages qui vont émerger ou encore de mieux comprendre leurs futures décisions va nécessiter de profonds investissements. Le CMO va devoir trouver des nouvelles pistes de croissance, de développement. Son écoute par la direction générale va augmenter. Cela veut dire que son rôle de leader dans l’entreprise va se renforcer.

Un avis repris par Ann Lewes qui dirige le marketing de l’éditeur Adobe depuis plus d’une décennie et qui a été interviewée en support de cette étude par emarketer.com. Elle assume dans cette interview tous les rôles nouveaux qu’il faut désormais tenir pour répondre aux exigences du poste. Elle conseille d’ailleurs pour cela de miser sur la réorganisation de ses équipes et surtout d’assumer un rôle de leader du business que l’analyse de la connaissance client et des données lui permettent d’exercer plus facilement. En étant plus directement rattaché au CEO, le CMO dispose d’une meilleure vue des enjeux et cela lui permet de trouver des solutions nouvelles en évitant un marketing trop traditionnel. Un marketing qui risque d’être obsolète à la sortie de cette crise.

Photo ©Moose Photos Pexels.com

 

 

Open CNP, le fonds de Corporate Venture de CNP Assurances, a annoncé avoir investi, aux côtés d’Hugues le Bret, (fondateur du compte bancaire Nickel) et de Side Capital, 6 M€ dans Paylead. La jeune entreprise propose un programme de fidélisation en e-commerce où les banques sont intégrées à la relation client avec les acheteurs.

Paylead est le nouvel investissement d’Open CNP, le fonds de Corporate Venture  de 100 M€ de CNP Assurances. Ce fonds a déjà investi dans October, H4D, Alan, Stratumn, MyNotary, Lydia, YesWeHack, Intercloud et CybelAngel. Paylead propose de créer des programmes de fidélité basés sur des données anonymisées recueillies après consentement des utilisateurs. Pour cela Paylead s’appuie sur la directive DSP2 pour analyser les habitudes de consommations et les dépenses des consommateurs.

Par rapport à d’autres prestataires dans ce domaine l’originalité de Paylead repose sur sa capacité à impliquer des acteurs bancaires ou des fintechs. Pour chaque achat effectué chez un marchand partenaire, le consommateur reçoit du cashback ou de l’épargne reversés sur son compte instantanément. Comme pour Lydia , qui a levé récemment 40  millions d’euros,  c’est la capacité technologique de ces startups à traiter de la donnée par des algorithmes qui semble séduire les investisseurs du monde bancaire et des assurances. Il est vrai que l’acquisition de nouveaux clients à l’ère du digital est devenu un enjeu pour tout le secteur. Il y a deux ans, BNP Paribas n’a pas hésité ainsi à racheter les 500 000 clients de Nickel environ 200 millions d’euros selon certaines sources. Ce qui donne un lead bancaire à 400 € dans le cadre de cette opération.

C’est donc bien l’appétit des investisseurs pour de nouveaux modèles d’acquisition client dans le secteur bancaire et de l’assurance qui semble tirer les investissements dans les fintechs françaises. Il reste à Paylead à prouver qu’il est capable de construire un modèle de consentement et de fidélisation supérieur aux services que proposent les acteurs publicitaires sur les cookies. Sur un marché de la donnée marketing en pleine mutation avec les annonces récentes de Google sur les cookies, Paylead tente une approche de la fidélisation davantage à valeur ajoutée que la simple analyse du parcours client à travers les données des cookies. Reste à se faire une place sur ce marché trés concurrentiel qui va demander des investissements en recherche et développement avec l’IA de plus en plus importants dans les années qui viennent.

 

 

Les dépenses publicitaires pour la politique sont en train d’exploser aux Etats-Unis. Dans des chiffres cités par e-marketer, elles devraient atteindre sur le cycle 2019/2020 prés de 7 milliards de dollars. Et c’est la TV qui devrait s’attribuer la plus grande part ces dépenses largement devant le digital.

Selon les chiffres communiqués par le site américain e-marketer, les dépenses publicitaires politiques devraient atteindre pour les années 2019 et 2020 un niveau record de 6,89 milliards de dollars. Ces chiffres prennent en compte les dépenses des différents candidats à la campagne présidentielle, aux élections du Congrès  mais aussi les campagnes publicitaires de lobbying et toutes les campagnes fédérales et locales. Par rapport au cycle 2015/2016 ces dépenses en publicité vont enregistrer un bond spectaculaire de 63,3 %.

Pour le site e-marketer, la télévision domine toujours la publicité politique. Pour la campagne 2019/2020, les investissements  en TV atteindront 4,55 milliards de dollars. Une manne pour les chaines de télévision puisque les dépenses en publicités télévisées politiques représenteront 3,2% de toutes les publicités télévisées et 66,0% de toutes les dépenses publicitaires politiques.

Même si Internet progresse avec des investissements estimés à 1,34 milliards de dollars selon les chiffres d’e-marketer, celui-ci note que la part de la télévision dans la publicité politique a légèrement augmenté par rapport à l’année électorale précédent car ce média  prend des parts de marché à  la radio et à  la presse écrite. Sur Internet, il semble que cela soit Facebook qui capte la majorité des investissements publicitaires en politique. Ce qui tendrait à dire que Facebook a aujourd’hui pour les hommes politiques américains une audience comparable à celle de la télévision.

Jeux Olympiques à Paris en 2024, Coupe du Monde de Rugby en France en 2023 mais aussi l’accélération de l’innovation dans le sport avec de nouveaux usages dans le  domaine de la santé et des données tendent à structurer un secteur qui séduit un nombre croissant d’investisseurs. C’est dans ce cadre que la Caisse d’Epargne et Seventure Partners on annoncé  trois investissements dans le cadre d’un fonds d’investissement français dédié à l’économie du sport nommé  Sport & Performance Capital.

Le fonds  Sport & Performance Capital lancé par la Caisse d’Epargne et Seventure est présenté comme un fonds d’environ 80 M€ destiné à financer des startups et des PME évoluant dans le domaine du sport et du mieux-vivre.  Ce fonds n’est pas un fonds d’amorçage. Dans son communiqué de presse la Caisse d’Epargne et Seventure précise que ce fonds d’investissement dédié au sport permettra de sélectionner une quinzaine d’entreprises de l’économie du sport afin de les soutenir, de les financer et de les accompagner dans leur développement jusqu’en 2029. Pour rappel, avec 750 M€ sous gestion, Seventure Partners est l’un des principaux acteurs européens du capital innovation et fait partie du Groupe BPCE

Pour l’instant ce fonds a déjà investi dans trois jeunes entreprises. La première se situe dans l’e-commerce et se nomme Hardloop. Cette jeune entreprise aide les débutants ou les athlètes de haut-niveau à trouver le meilleur matériel pour leurs aventures sportives d’extérieur (ski, escalade ou encore randonnée). La seconde est MOVE’N SEE qui se positionne sur le marché de la vidéo. La jeune entreprise a créé PIXIO un robot caméraman destiné à se filmer pendant des heures soi-même sans l’apport d’un cadreur. Les sportifs sont bien sûr la cible principale de la société mais ce robot-caméra est également très utile pour d’autres usages comme pour des conférences, des répétitions de spectacles, des tournages ou encore des spectacles de danse.

Le troisième investissement de ce fonds se situe dans la donné sportive avec SkillCorner : cette jeune entreprise parisienne développe des algorithmes d’intelligence artificielle appliqués aux sports collectifs professionnels. A partir d’une simple vidéo de matchs, les algorithmes identifient chaque joueur, chaque fait de jeu, chaque tactique pour offrir des analyses et des visualisations. Cette jeune entreprise tente de combiner deux services digitaux : l’accès à des données live de matchs et des visualisations innovantes. A noter qu’AWS (Amazon Web Services)  vient d’annoncer un partenariat avec la Bundesligua, la ligue de football allemande, qui va dans le même sens.

 

La jeune entreprise française DataGalaxy spécialiste de la gestion des données en entreprise et qui revendique une trentaine de références vient d’annoncer une levée de fonds de 1,7 million d’euros auprès de Newfund.

Après ISAI Cap Venture qui vient d’investir dans Toucan Toco c’est au tour du fonds Newsfund d’annoncer son entrée au capital de DataGalaxy, startup créée en 2015 à Lyon. Le marché de la gestion des données est devenu un segment de marché à part entière avec la montée en puissance des solutions collaboratives en mode SaaS spécifiques qui cherchent à s’imposer face aux grands éditeurs de logiciels américains comme Oracle, Salesforce ou encore Adobe. Leur atout : répondre aux besoins spécifiques des entreprises en matières de RGPD et de gestion des données. C’est dans ce cadre que DataGalaxy a annoncé la semaine passée une levée de fonds  de 1,7 million d’euros en amorçage auprès de Newfund et d’Evolem Start. Selon les Echos il s’agit d’un premier tour de table, les fondateurs ayant financé en fonds propres et avec l’aide de subventions leurs premiers développements.

DataGalaxy, qui sera présent sur le salon du Big Data  le 9 et 10 mars prochain à Paris, se positionne sur l’accès aux données des entreprises. Les solutions  de gestion des données de DataGalaxy s’adressent aussi bien aux responsables de Business Intelligence des entreprises qu’aux CDO ou encore Data Scientist. L’objectif de la jeune entreprise est d’offrir une cartographie des données de chaque entreprise et d’en faciliter l’accès tant pour les métiers que pour les informaticiens.

Un positionnement comparable à celui de Tableau Software racheté récemment par Salesforce. La jeune entreprise est également sur le créneau de  Talend, une entreprise française qui est  désormais quotée au Nasdaq,  et qui a été un des premiers éditeurs  à se positionner sur le marché de l’intégration de données en mode cloud. L’approche de DataGalaxy est cependant plus large puisqu’il s’agit aussi de valoriser les bases de données actuelles des entreprises afin de définir de nouveaux usages et surtout de partager les données plus facilement.