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Mirakl, l’éditeur de solutions d’e-commerce en mode Cloud français, a annoncé une levée de fonds record de 300 millions de dollars. Comme pour d’autres levées de fonds majeures opérées en 2020, les fonds sont majoritairement américains

Mirakl est un éditeur de solutions de place de marché en e-commerce. Une activité de développement logiciel et d’intégration informatique qui nécessite un investissement permanent dans la technologie.

Elle compte parmi ses clients des entreprises françaises  comme Carrefour ou encore Darty à la recherche de solutions en e-commerce.

En juillet, la société avait annoncé que ses  marketplaces avait  généré 1,2 milliard de dollars de GMV (Gross Merchandise Value).

Et surtout elle enregistre une forte accélération de sa croissance en plein crise sanitaire :  en l’espace de 6 mois, Mirakl déclare avoir ajouter 25 clients à son portefeuille et lancé 18 nouvelles marketplaces dans la première moitié de 2020.

Cette  levée de fond de 300 millions de dollars propulse l’entreprise dans le cercle étroit des licornes d’origine française. Ce tour de table a été mené par les fonds américains 83North, Bain Capital Ventures, Elaia Partners et Felix Capital et valorise à 1,5 milliard de dollars l’entreprise.

Selon le site Option Finance la présence américaine dans les derniers tours de table des startups françaises est de plus en plus fréquent. Et cela en dépit des efforts du Gouvernement pour créer des licornes françaises. Un souhait réaffirmé par Emmanuel Macron  lors de sa récente intervention sur le numérique avec les principaux acteurs de la filière française.

Alors que les levées de fonds se sont considérablement ralenties avec la crise sanitaire, le Village by CA Paris vient d’annoncer l’accueil de quatre nouvelles startups. Une occasion d’analyser les domaines d’investissements choisis : le deeptech et le durable domine.

Le Village by CA Paris  et ses entreprises partenaires comme PSA, Naval Group, Crédit Agricole Assurances, SAP, Microsoft ont annoncé l’accueil de 4 nouvelles sociétés. Une occasion de faire le point sur les domaines qui intéressent les investisseurs et les grandes entreprises. La première citée est MyPSSI dans le domaine de la CybersécuritéMyPSSI est une solution de pilotage de la conformité et des risques de sécurité informatique.

La seconde société sélectionnée est LiveMarket positionnée dans le FoodTech et le développement durableLiveMarket est la première solution digitale permettant aux agriculteurs de commercialiser directement leur production auprès des milliers de professionnels de la restauration en France.

La troisième société se situe dans l’intelligence artificielle et les infrastructures email. EmailTree AI est une solution de gestion  des emails basée sur des techniques d’intelligence artificielle. L’IA permet d’analyser le contenu d’un email et  de générer une réponse avec des éventuelles actions automatiques pour enrichir les bases de données clients  pour les services clients et supports techniques.

Enfin on notera la sélection d’un seul dossier digital mais avec un développement très technologique : celui de I.Praedico dans la catégorie des InsurTech. i.praedico est une solution qui aide les assureurs à déterminer rapidement la meilleure stratégie de sortie des sinistres corporels graves. La solution permettra de prédire et optimiser les coûts d’indemnisation associés.

Sur fond de campagne présidentielle aux Etats-Unis et de guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, Oracle a annoncé avoir pris une participation de 12,5 % dans TikTok le réseau social de vidéo chinois. Walmart est associé au projet et ils détiendront à eux deux 20 % du capital. TiKTok devient TikTok Global et américain.

Menacée de suspension aux Etats-Unis par Donald Trump, Oracle a annoncé qu’il  va prendre une participation de 12,5 % dans TikTok Global. Parallèlement, Oracle deviendra le fournisseur de cloud sécurisé de la société chinoise. Parallèlement le gouvernement américain a confirmé son accord  provisoire à la prise de participation conjointe d’Oracle et Walmart.

Dans le cadre de cet accord, TikTok  détenu par Bytedance crée une nouvelle société appelée TikTok Global qui sera chargée de fournir tous les services TikTok aux utilisateurs aux États-Unis et dans le   reste du monde. Aujourd’hui, l’administration a approuvé sous condition un accord historique où Oracle devient le fournisseur de cloud sécurisé de TikTok.

A terme TikTok Global sera détenu majoritairement par des investisseurs américains, dont Oracle et Walmart. TikTok Global sera une société américaine indépendante, dont le siège est aux États-Unis, avec quatre Américains sur les cinq membres du conseil d’administration.

La victoire de Larry Ellison dans le digital

Avec cet accord TikTok dont les vidéos seront hébergées sur des serveurs américains écarte la menace d’interdiction d’exercer son activité aux Etats-Unis. L’administration Trump expliquait début août que les données obtenues par les applications TikTok et WeChat pourraient permettre au Parti communiste chinois de disposer d’information personnelles utilisables pour l’espionnage industriel.

Pour Oracle c’est aussi une victoire commerciale dans le Cloud. Le cloud d’Oracle devient le fournisseur numéro 1 de TikTok ce qui devrait lui permettre de regagner des parts de marché sur ce marché face notamment à la domination actuelle de AWS, Microsoft et Google.

Dans son communiqué, Oracle précise que c’est le résultat obtenu par la société Zoom grâce à son accord sur le cloud avec Oracle qui ont convaincu les responsables de TikTok et des ses investisseurs. Les revenus de Zoom grâce au télétravail ont progressé de 355 % «TikTok a choisi la nouvelle infrastructure Cloud de génération 2 d’Oracle car elle est beaucoup plus rapide, plus fiable et plus sécurisée que la technologie de première génération actuellement proposée par tous les autres grands fournisseurs de cloud», a déclaré notamment  Larry Ellison à l’occasion de cette annonce.

Il en profite également pour valoriser dans le moyen terme l’action d’Oracle qui souffrait de l’absence de relais de croissance sur le digital contrairement à Microsoft, Google et Amazon. Un moyen pour Larry Ellison, le milliardaire fondateur d’Oracle de revenir dans la course.

Les chiffres clés de TikTok

  • Lancé en septembre 2016 en Chine et en août 2018 dans le monde
  • 1,65 milliard de téléchargements, dont 738 millions en 2019 (44% du total).
  • 2ème application la plus téléchargée au monde hors jeux vidéo derrière WhatsApp
  • Application traduite en 39 langues
  • 800 millions d’utilisateurs actifs dans le monde
  • 9ème position dans le classement des réseaux sociaux
  • Au minimum une ouverture par jour par 90% des utilisateurs
  • La tranche d’âge des 10-19 ans représente la part la plus importante d’utilisateurs
  • Le chiffre d’affaires de TikTok en 2019 a avoisiné de 179 millions de dollars

En photo : Larry Ellison, fondateur d’Oracle ©DR

 

Bien sûr la date est encore lointaine mais le 27 novembre prochain le Black Friday devrait être de nouveau  le rendez-vous principal des internautes en e-commerce. Cette année cependant cela pourrait être différent. C’est du moins l’avis de la société Emarsys, une plateforme d’engagement client et d’automatisation du marketing qui a partagé une étude intéressante sur le sujet.

Interrogé par Digital CMO sur le sujet de la pertinence du Black Friday dans le contexte de l’après Covid, à  l’occasion de son événement  Digital  Retail Renaissance qui s’est déroulé   du 15 au 17 septembre, Payal Hindocha, Vertical Product Marketing Manager chez Emarsys, nous expliquait “que les marques faisaient toujours du Black Friday un  rendez-vous commercial incontournable  mais que surtout au delà des promotions cela permettait d’engager les consommateurs sur le long terme “.

 “Au delà des arguments traditionnels de la vente en ligne comme la livraison gratuite, une plus grande majorité de consommateurs s’attendent à bénéficier de programmes de fidélité liés à l’ensemble de leurs achats, c’est une tendance de plus en plus forte observée chez nos clients” précise Payal Hindocha.

Pourquoi le Black Friday  du 27 novembre prochain va rester un événement majeur du e-commerce

Pour Emarsys, la crise du Covid-19 va continuer à structurer les comportements d’achats des consommateurs dans plusieurs pays européens.

Selon les résultats de son étude, Emarys constate que seuls 10,8 % des Français, 13 % des Britanniques et 4 % des Américains déclarent vouloir faire leurs achats en magasin lors du Black Friday 2020 alors que 58 % des Britanniques, 28 % des Américains et 19,5 % des Français effectueront leurs achats exclusivement en ligne à cette occasion.

Sur le plan des budgets, toujours les plus pessimistes, les consommateurs français déclarent dans cette étude qu’ils seront une majorité (59,5 %) a restreindre leurs achats tant  dans le commerce en ligne que dans les magasins cette année pour le Black Friday.

Alors que par comparaison 20 % des Britanniques comptent dépenser davantage par rapport aux années précédentes. 

Seules les promotions renforcent la fréquentation des magasins

Toujours selon les résultats de cette étude, les efforts effectués par la distribution traditionnelles pour faire venir les consommateurs en magasin ne semblent pas porter leurs fruits.

Selon cette étude, seulement 10 % des consommateurs américains interrogés considèrent les dispositifs de paiement sans contact et les services de « Click and collect » en magasin comme des incitations pour faire leurs achats sur place. La tendance est plus basse pour la France avec 5,4 % de convaincus pour le « Click and collect » et 2,5 % pour les dispositifs de paiement sans contact.

Il en va de même pour les mesures prises en distanciation sociale : 14 % des consommateurs américains et seulement 5,8 % des consommateurs français se disant encouragés par ces mesures  pour effectuer leurs achats en présentiel. 

Selon les résultats de cette étude, le seul argument pour accroître les parts de marché de la distribution traditionnelle reste les promotions : 19 % des consommateurs américains et 21,2 % des consommateurs français pourraient se résoudre à pousser la porte d’un magasin physique si les promotions s’y avéraient plus intéressantes qu’en ligne. 

Dans ce contexte, Emarsys s’attend à ce que le panier moyen des dépenses en e-commerce sur le prochain Black Friday augmente en moyenne et selon les pays de 23 % par rapport à l’année passée. Et surtout les consommateurs -pour 38 % des répondants- déclarent vouloir s’engager davantage dans le temps en fonction des programmes de fidélisation à cette occasion.

Selon un rapport du World InsurTech mentionné par Capgemini, les assureurs devront accélérer dans le digital à la sortie de la crise du Covid-19.  Cette mutation digitale sera peut-être exigée par la concurrence possible des GAFAM et de l’AssurTech mais aussi par les nouvelles attentes des clients en assurance.

Selon le  rapport du  World InsurTech la crise sanitaire actuelle renforce l’engagement et les attentes des clients vis-à-vis du digital. Ces nouvelles attentes se développent dans un contexte de renforcement de la concurrence avec notamment l’AssurTech mais aussi les GAFAM.

Google a annoncé cet été le lancement aux Etats-Unis d’une filiale spécialisée dans l’assurance santé des entreprises. Coefficient Insurance  a été créée en partenariat avec Swiss Re  qui sera actionnaire minoritaire. Comme l’explique l’Argus de l’Assurance, Ivan Gonzalez, CEO Amérique du Nord de la filiale du réassureur, rejoindra le conseil d’administration. Cette société commercialisera des contrats de réassurance pour les entreprises qui couvrent les dépenses de santé des collaborateurs au-delà d’un seuil déterminé par le souscripteur en se basant sur des analyses de risque en big data.

Dans ce domaine les compétences des GAFAM sont évidentes et la relation avec les clients devient essentielle notamment au niveau des données.  Comme l’explique les rapporteurs de l’étude “pour rester compétitifs, les assureurs doivent s’améliorer dans les domaines à fort impact, notamment l’orientation client, des processus intelligents, un écosystème ouvert, et une gestion de produits agile.”

Une accélération digitale à deux niveaux dans l’assurance

Dans son rapport le World InsurTech note une accélération digitale a deux niveaux : la relation client et les services collaboratifs. Selon les résultats de cette étude, les assureurs doivent se concentrer sur les priorités les plus importantes : offrir une expérience client de premier ordre (94% des répondants) , disposer de processus résistants aux crises (90%), avoir des réponses en temps réel (87%), adopter une approche bienveillante (86%) et proposer l’assurance en tant que service (70%).

Ces services doivent tenir compte d’une approche plus collaborative dans le domaine de la vente et de la relation client. Leur mise en place exigera des compétences qui nécessiteront sans doute un rapprochement entre assureurs traditionnels et AssurTech avec des acquisitions à la clé mais aussi davantage de collaboration avec les géants de la Tech. La question qui reste posée sera à quel prix. 

Saleforce se porte à merveille en dépit de la crise liée au Covid-19 et vient d’annoncer des résultats financiers historiques liés à son activité de base dans le CRM.
Dans ses autres domaines, Salesforce anticipe une restructuration chez toutes ses sociétés acquises récemment comme Tableau Software ou dans le marketing comme ExactTarget, Mulesoft ou Datorama.

Selon le communiqué de presse de l’éditeur américain, au deuxième trimestre de l’exercice 2021, le chiffre d’affaires de Salesfore s’est élevé  à 5,15 milliards de dollars, soit une hausse de 29% par rapport au deuxième trimestre de l’année précédente. Pas d’impact Covid-19 pour Salesforce qui entrevoit une année historique. Le chiffre d’affaires pour l’exercice 21 est estimé dans une fourchette de  20,7 milliards de dollars à 20,8 milliards de dollars, en hausse d’environ 21% à 22% par rapport à l’année précédente.

En dépit de ces performances financières,  Salesforce prévoit, selon le site d’information tech CRN, des restructurations et des licenciements dans certaines de ses activités et notamment au sein de ses dernières acquisition. Selon CRN, des licenciements sont anticipés chez Mulesoft, Tableau Software, Datorama et ExactTarget qui est aujourd’hui une solution complètement intégrée au catalogue produit de Salesforce. Pour rappel Salesforce avait racheté cette société de marketing automation pour un montant de 2,5 milliards de dollars. Les résultats  actuels de Saleforce sur ce créneau ne seraient pas à la hauteur des espérances affichées lors de ce rachat.

Le groupe Publicis vient de publier ses résultats pour le premier semestre. Son chiffre d’affaires progresse de plus de 9,7  % avec l’intégration d’Epsilon sur cette période en dépit de la crise du Covid-19. En revanche plusieurs indicateurs restent en rouge pour la suite de l’année.

Dans son dernier communiqué, le groupe Publicis a annoncé des résultats positifs en dépit de la crise du Covid-19. Les revenus progressent de 9,7 % sur le premier semestre 2020 en partie grâce à la contribution du rachat d’Epsilon d’un montant de 4 milliards de dollars. Sans ce rachat la croissance organique s’établit à -8 % et Publicis souligne aussi que la décroissance s’accélère au 2ème trimestre avec – 13 %. Publicis souligne dans son communiqué que “ces performance sont  bien supérieures à la baisse de 23 % des dépenses publicitaires mondiales estimée par Zenith ou encore celle de 30% indiquée par le WFA pour ce trimestre”.

Sur le plan géographique, les indicateurs sont là aussi intéressants à analyser. Publicis note une baisse moins forte que prévue sur le marché américain avec une diminution des revenus de 3 % sur le premier trimestre et de 6,8 % sur le second.  Publicis observe que “l’Europe a enregistré pour sa part une baisse de la croissance organique de 23,5 % sur le 2nd trimestre”. En Asie, la Chine enregistre une bonne performance pour le groupe français et limite au deuxième trimestre la baisse de sa croissance organique à -5,7 %.

 

Selon ce graphique de Statista, les GAFAM ont racheté depuis 2010 une soixantaine de sociétés dans le secteur de l’IA d’après les sources citées par CB Insights. C’est Apple qui arrive en tête avec une vingtaine d’acquisitions notamment autour de l’amélioration de la fonction vocale. Amazon, c’est assez surprenant, arrive en dernière position avec seulement 7 acquisitions sur les 10 ans passés alors que c’est dans le secteur de l’e-commerce que l’intelligence artificielle semble apporter le plus de solutions nouvelles note CB Insight dans cet article. Au total les GAFAM ont pesé pour un peu moins de 10 % du total des acquisitions dans le secteur de l’intelligence artificielle.

Selon le site américain, sur un total de 638 acquisitions recensées aux Etats-Unis depuis 2010 c’est le secteur de l’e-commerce qui domine le marché des acquisitions en intelligence artificielle. Un constat qui apparait logique aux regard des enjeux de ce secteur d’activité dans deux domaines : l’analyse des données clients et la gestion de la supply chain et des stocks. On note d’ailleurs une accélération dans ce domaine, y compris en Europe avec la levée de fonds récente de Pricefx pour 65 millions de dollars. Pour illustrer cette dynamique CB Insight mentionne l’acquisition de Dynamic Yield par la société McDonald ou encore celle de la  société de logiciels d’engagement QM Scientific par la société Ulta Beauty.

 

Avec du retard par rapport aux grands acteurs de la Tech, Atos vient d’annoncer le lancement de Scaler, un accélérateur de startups et PME. Principal intérêt : la typologie de la sélection opérée par Atos pour ces startups deeptech choisies pour leur capacité à transformer leur secteur d’activité par la technologie.

La liste des 14 startups par domaine

Santé & sciences de la vie : Big Picture, Malinko

Industrie : Siasearch, Rcup

Ressources et Services : Sentient Science, Opinum

Services financiers et assurance : DreamQuark, SuperGraph

Secteur public & défense: United Biometrics, Tier 1 Asset Management Ltd.

Technologies avancées & cyber :Claroty, IQM

Décarbonisation : Greenspector

Télécommunications & média :  Synchronized

 

 

 

Le marché français de la publicité digitale n’échappera pas cette année à une baisse importante. Sur le premier semestre la baisse est de 8 % et sur l’ensemble de l’année la baisse estimée par le SRI (Syndicat des régies internet) sera de 7 %. Les éditeurs sont particulièrement touchés.

Lors de la présentation en vidéo de ces chiffres semestriel, le SRI annoncé que les recettes de la publicité digitale avaient chuté de 8 % au premier semestre pour s’établir à 2,545 milliards d’euros. Sans surprise tous les leviers du digital sont en baisse. Comme aux Etats-Unis, le search et les réseaux sociaux ne sont pas épargnés et enregistrent une décroissance respective de 9 % et 5 %.

Mais c’est le segment de la publicité digitale traditionnelle (le display) qui baisse le plus avec une chute de 17 %. Tous les acteurs de ce segment de marché sont impactés et en premier lieu les éditeurs d’information avec une baisse de leurs revenus de 22 % sur ce semestre. En dépit de niveaux d’audiences historiques pendant la crise sanitaire, ces éditeurs n’ont pas pu monétiser leurs audiences.

L’audience en temps de crise ne paie pas notamment vis-à-vis de marques qui, de plus en plus, recherchent des environnements éditoriaux en adéquation avec leurs valeurs. La pression exercée récemment par les grands annonceurs américains sur Facebook  illustre parfaitement cette tendance de fond. Le constat est le même sur les médias digitaux des acteurs de la télévision et de la radio. Selon le SRI, la baisse des recettes est de 21,6 %.

Trop peu de revenus issus des abonnements digitaux pour les éditeurs

Plus surprenant : les sites de services, distribution & streaming musical, vidéos ont également enregistré des baisses significatives. En résumé, les annonceurs ont coupé de manière drastique dans leurs investissements digitaux lors de cette crise. Et il semble qu’ils continueront à le faire pour le deuxième semestre. Le SRI anticipe une baisse de près de 7 % pour l’ensemble de l’année.

Les difficultés économiques des éditeurs vont perdurer d’autant que leur modèle repose -pour la plupart d’entre eux- majoritairement sur la publicité. Très peux d’éditeurs en France, à l’instar du  New York Times, disposent de revenus digitaux par abonnement suffisamment conséquents pour enrayer la baisse de leurs revenus publicitaires. D’autant que la concurrence des géants de la Tech  est de plus en plus vive et que leur développement est à  peine freiné par les menaces de la taxe GAFAM soutenue par Bruno Lemaire et le Gouvernement.

L’après-crise Covid-19 va donc déboucher sur une profonde restructuration du secteur du digital français même si l’on peut s’attendre pour 2021 à une forte reprise du marché du digital français en lien avec la reprise économique.