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Pour certains c’est du code informatique intelligent, pour d’autres un algorithme qui apprend de ses erreurs et pour d’autres encore c’est la technologie va révolutionner le secteur du digital et de la tech. Mais pour tous, c’est un marché avec un avenir prometteur. Selon Tractica, le marché de l’intelligence artificielle sera multiplié par 10 à horizon 2025. Un rapport et des prévisions complètes sont disponibles dans la dernière étude du cabinet d’études américain.

Afin d’y voir plus clair sur ce marché la société Tractica a choisi en premier lieu de bien segmenter le marché de l’intelligence artificielle. Première chose intéressante : 330 cas d’usages de l’intelligence artificielle sont référencés dans cette étude. Cela permet aux auteurs de ce rapport d’affirmer que l’intelligence artificielle est désormais sortie de ses secteurs traditionnels (la recherche, la défense, le secteur public) et que cette technologie  est désormais présente dans un grand nombre d’industries comme les services à la consommation, les télécoms ou encore certains services grands publics. Afin d”avoir une vue à 360 degrés des investissements en intelligence artificielle des entreprises, notamment celles appartenant au classement des Fortune 500, Tractica a construit une taxonomie de plus de 330 cas d’utilisations de l’IA dans 28 secteurs industriels.

Un marché qui dépassera 126 milliards de dollars en 2025

En plus de cette segmentation en 28 secteurs, Tractica a analysé dans ce rapport les trois grands cas d’utilisations de l’intelligence artificielle en matière  d’analyse de données sur des volumes importants  : l’analytique, la vision et le langage. C’est bien sûr dans le domaine de l’analytique et notamment des moteurs de recherche que les choses ont le plus avancées en matière d’apport de l’intelligence artificielle. La puissance et la capacité de traitement des données des moteurs de recherche et des algorithmes est de plus en plus importante grâce à l’apport de cette technologie dans le développement des algorithme.

Mais un décollage de ce marché ne sera possible, selon Tractica, que dans l’hypothèse ou l’IA permettra de trouver des solutions informatiques aux performances  comparables à celles du  cerveau humain. Selon Tractica, l’avenir de ce marché semble reposer sur la capacité de la technologie à reproduire au niveau informatique les apports de la vision et du langage chez les humains. Tractica confirme ainsi que l’avenir de l’IA repose sur les méthodes  de développement de Deep Learning qui sont en cours chez tous les grands acteurs de l’informatique.

 

 

Effet de mode en cette fin d’année ou tendance de fond pour les années à venir, Salesforce, Accenture et Vlocity ont annoncé  une collaboration nouvelle avec ENGIE afin d’accompagner ses clients du monde entier vers un avenir « zéro carbone ». Déjà fortement engagé avec Salesforce, ENGIE franchit une nouvelle étape de sa relation client avec l’éditeur de CRM américain.

Comme beaucoup d’acteurs du secteur énergétique, ENGIE s’est fixé dès 2016 l’objectif de devenir le leader mondial de la transition énergétique. Pour cela le groupe français s’est d’abord donné les moyens d’interagir finement avec ses clients. Il a donc investi dans un premier temps dans la facturation et la personnalisation de ses services afin d’effectuer sa transition numérique et de développer ses interactions avec ses clients. Il semble prêt désormais pour une seconde étape.

Pour celle-ci ENGIE a fait appel à Accenture, Salesforce et Vlocity pour déployer une plateforme unifiée de CRM permettant d’accompagner ses clients dans leur transition zéro carbone. Le projet a été réparti entre deux  partenaires complémentaires à Salesforce. Accenture contribue à la définition du modèle économique, des processus opérationnels et de l’architecture informatique et assure la mise en œuvre et le déploiement des technologies nécessaires à l’échelle mondiale. Vlocity propose pour sa part des solutions cloud et mobiles omnicanales et spécialisées sur la plateforme Salesforce.

ENGIE force de proposition, grâce au CRM, pour réduire la consommation d’énergie

Avec cette plateforme, ENGIE  déclare avoir la possibilité de disposer d’une vision complète de ses clients et de pouvoir interagir avec eux avec plus d’intelligence. Cette plateforme, basée sur les technologies cloud de Salesforce, permettra aux 100 000 employés de la société d’avoir plus de pro-activité dans le domaine de la réduction de la consommation d’énergie. L’idée est donc d’amener le plus d’information client  possible à la totalité des employés du groupe pour des actions plus efficaces et plus personnalisées. Une généralisation  du CRM favorisée par le modèle cloud.

Pour ENGIE c’est aussi un double positionnement assumé à la fois dans le digital client et le développement durable par un meilleur conseil. « À cause du dérèglement climatique, le monde que nous connaissons subit des transformations radicales. Désormais, il n’est plus possible d’ignorer les problématiques qui ne nous touchent pas directement […] Nous avons décidé d’apporter notre contribution en éliminant nos émissions de dioxyde de carbone et en aidant d’autres entreprises à faire de même. Notre association avec Accenture, Salesforce et Vlocity joue un rôle clé dans ce processus en nous offrant une vision globale de nos clients et la possibilité d’accélérer le pas vers un avenir plus respectueux de l’environnement. Désormais, les énergies décarbonées et les technologies numériques seront les moteurs de notre activité. » a précisé Isabelle Kocher, CEO d’ENGIE à l’occasion de cette annonce.

 

Ogury a annoncé une levée de fonds de 45 millions d’euros auprès d’Idinvest. Ogury propose des solutions permettant  d’optimiser la publicité sur les mobiles. Idinvest réalise un  investissement à contre-courant des tendances actuelles sur la publicité automatisée dont les levées de fonds sont en baisse de 75 % selon e-markerter. Pourquoi ?

Ogury le spécialiste des solutions publicitaires sur les mobiles pour les annonceurs et les éditeurs vient d’annoncer une levée de fonds de 45 millions d’euros de la part d’Idinvest. Ogury mise sur les contraintes du RGPD pour cibler dans son offre les utilisateurs dont il peut certifier le consentement et ainsi offrir une audience de qualité par rapport  à ses concurrents. Ogury affiche 100 millions de dollars de chiffre d’affaires et revendique une  audience de plus de 400 millions d’utilisateurs via ses partenariats.

Pourquoi le positionnement d’Ogury est intéressant sur l’Adtech

Si on s’en tient à son audience actuelle, Ogury ne peut pas vraiment rivaliser avec Facebook ou Google mais son positionnement lui permet de  proposer ses services aux annonceurs qui redoutent de ne pas être conformes, notamment en Europe, avec les règles établies en matière de RGPD et de protection des données. Un positionnement astucieux sur le marché des mobiles mais dans un secteur qui est entré en phase de consolidation sous la pression de plusieurs mutations. Tout d’abord on constate dans la plupart des études que les consommateurs sont confrontés à une pression publicitaire digitale croissante. Le plus souvent ils  sont à la recherche d’une consommation digitale plus anonyme. Autre mutation : celui du contexte réglementaire qui oblige les grands acteurs Adtech de la première génération comme Criteo  à  rechercher des solutions de contournement dans l’exploitation en volume des cookies. Et enfin, le dernier facteur d’évolution constaté de cette jeune industrie, c’est la technologie qui a considérablement évoluée avec la montée en puissance de l’intelligence artificielle. Celle-ci devrait permettre aux annonceurs de travailler plus facilement  sur la personnalisation de leurs audiences avec une nouvelle génération d’acteurs de la publicité.

45 M€ pour profiter du CCPA  ?

Idinvest  qui vient d’annoncer le bouclage de son troisième fonds  digital à 330 millions de dollars semble donc miser, en premier lieu, avec cet investissement sur une consolidation du marché Adtech. Ogury pourrait utiliser sa levée de fonds  pour racheter de nouvelles sociétés. Ogury a acquis récemment Influans la société créée par les anciens de Talend dont Bertrand Diard. Mais avec cette levée de fonds Ogury peut aussi accélérer le développement de son chiffre d’affaires en surfant sur la mise en oeuvre  du CCPA outre atlantique. Le CCPA limité à la Californie et avec une entrée vigueur en janvier 2020 est une réglementation assez large de protection des consommateurs et de confidentialité de leurs données . Le CCPA (California Consumer Privacy Act) va réglementer les devoirs des entreprises californiennes sur la protection des données et leurs usages. Une opportunité pour Ogury dont tout le modèle économique repose sur sa capacité à distribuer de la publicité à des utilisateurs mobiles dont les consentements ont été enregistrés et prouvés.

En photo :  Thomas Pasquet et Jean Canzoneri créateurs de la société Ogury. ©DR

 

Dans une étude récente, Hootsuite, l’éditeur spécialiste des réseaux sociaux, publie une étude analytique basée sur l’algorithme d’Instagram qui donne les bonnes mauvaises périodes pour publier sur le réseau social. L’enjeu pour les marques : publier moins mais mieux et avec le maximum d’impact et donc obtenir un meilleur ROI de ses campagnes.

Hootsuite  à l’aide de données issues d’Unmetric, un  outil de benchmarking des médias sociaux, a analysé le comportement des 20 meilleurs comptes Instagram évoluant dans 11 secteurs d’activité différents sur une période de 18 mois afin de déterminer les créneaux où le taux d’engagement sur les publications étaient les plus forts.
Cette étude n’est pas le sésame des community managers sur les réseaux sociaux mais donne quelques clés pour mieux maitriser l’algorithme d’Instagram. Pour rappel celui-ci donne bien sûr la  la priorité aux contenus récents susceptible d’intéresser l’utilisateur en appliquant l’alchimie suivante : la mesure de la relation avec les comptes Instagram avec lesquels l’utilisateur interagit beaucoup, l’intérêt qu’il porte aux thèmes  des publications et enfin l’actualité récente qu’il consomme de cette manière. Même si l’étude enfonce quelques portes ouvertes sur le sujet, elle donne quelques idées sectorielles que vous pouvez retrouver en détail par ailleurs sur ce lien : https://blog.hootsuite.com/fr/les-meilleurs-et-les-pires-moments-pour-publier-sur-instagram/

Voyage et tourisme : miser sur le blues du retour au travail en début de semaine 

En ce qui concerne les marques du secteur du voyage et du tourisme, le jour d’engagement le plus fort est le vendredi, jour où les abonnés prévoient leurs week-ends, suivi du mardi et du lundi. De plus les abonnés semblent plus disposés à interagir le matin : en effet, entre 9h et 11h ainsi que 13h semblent être les horaires les plus appropriés. En revanche, il est déconseillé de publier après 13h ou bien pendant le week-end.

Distribution : les clients font leurs courses entre midi et 2 heures tous les jours sauf le lundi et le jour des enfants

Les marques de retail ou de commerce de détail rencontrent un fort taux d’engagement à midi les mardi, jeudi et vendredi. Plus largement, la pause déjeuner (11h-13h) semble être le moment idéal pour communiquer sur Instagram et il faut donc éviter de publier en dehors de cette période.

Services professionnels : on réfléchit en fin de semaine et pas le lundi le jour des réunions 

Ces entreprises publient souvent des contenus instructifs comme des liens vers des vidéos ou vers leurs notes de blog. Le meilleur moment pour publier ce type de publication est le vendredi entre 9h et 10h, suivi du mardi et du mercredi. Cela peut s’expliquer par le fait qu’il s’agit de contenus professionnels qui pourront être consultés une fois au travail. Dans cette même logique, il faut donc éviter de publier le soir et le week-end.

Technologie : cela intéresse tous les jours 

Les créneaux les plus efficaces pour communiquer lorsqu’on est une entreprise du domaine des technologies sont le mardi et le lundi à 14h. Toutefois il n’y a pas de « mauvaises heures » pour publier et les entreprises peuvent donc également communiquer d’autres jours de la semaine.

Pour finir Hootsuite donne quelques bonnes pratiques concernant la publication sur Instagram. Outre la maitrise de son audience, il est nécessaire de tester ses campagnes et surtout de soigner ses contenus et bien sur d’automatiser

Ce sont plus de 30 000 fans qui ont bénéficié des services médias digitaux de Kapp10 lors de la course de la Diagonale des Fous en octobre dernier. Focus sur les nouveaux services qui permettent de digitaliser et développer les audiences médias digitaux des événements sportifs 

Dans le cadre de son partenariat historique avec le Grand Raid de la Réunion, évènement majeur du circuit mondial d’ultra-trail, SFR Réunion mise avec réussite depuis 2 ans sur le digital. Son objectif est de récompenser les coureurs, d’animer ses réseaux et d’informer les suiveurs à travers des services innovants conçus et développé par Kapp10. 

3 services médias digitaux importants pour SFR Réunion 

Un Direct Live adressé par notification Messenger à plus de 30 000 personnes 

Via un chatbot connecté sur la messagerie Messenger et développé par Kapp10, l’opérateur a pu envoyer 650 000 notifications en temps réel aux 30 000 personnes venues suivre la position des coureurs. « Ce canal offre des performances optimales en termes de taux de pénétration et de fidélisation des suiveurs » affirme Julia Gully, responsable communication chez SFR Réunion. 

Envoi de diplômes personnalisés : la data sportive au service de l’émotionnel

Plus de 6 500 diplômes avec photo du coureur, au « look and feel » de SFR Réunion, ont été diffusés par SMS et emails à l’ensemble des participants. Le succès a été au rendez-vous avec un taux d’ouverture de 98% et un taux de partage sur les réseaux sociaux de 20% ! SFR Réunion a su miser dès 2018 sur ce type de récompense pour amplifier la dimension émotionnelle de l’épreuve.

C’est d’ailleurs historiquement grâce à cette offre que nous nous sommes fait connaître dans le milieu du trail et du running en Nouvelle-Aquitaine” rappelle Gillen Gamiochipi. 

Un direct live Facebook automatisé

En complément, sur la page officielle Facebook de SFR Réunion, les performances des coureurs « élite » ont été partagées en direct, dans un format image diffusant les informations clés de performance. “Cette animation a été un véritable succès, en allant capter une audience nouvelle et en créant de l’engagement sur une page pourtant récente” précise Julia Gully. 

En 2020, la stratégie de Kapp10 consistera à proposer toujours de nouvelles solutions d’information Live par la data sportive sur les canaux Messenger, Facebook et Instagram. Ils sont parfaitement adaptés à toutes les compétitions sportives (matchs, courses, championnats…).

Gartner, le spécialiste américaine des études et conseils dans le secteur des hautes technologies (4Mds de dollars de chiffre d’affaires), vient de publier les résultats d’une de ses études précisant que d’ici 2025, 80% des spécialistes du marketing ayant investi dans la personnalisation abandonneront leurs investissements en raison d’un manque de retour sur investissement, de risques réglementaires liés à la gestion des données des clients mais aussi  de la complexité croissante des solutions technologiques de traitement des données. Faut-il y croire ?

Selon Gartner  27% déjà  des spécialistes du marketing estiment que les difficultés en matière de collecte, intégration et protection des données constituent le principal obstacle  à leurs investissements dans la personnalisation de leurs stratégies marketing. Mais pour Gartner le principal frein réside dans le manque de confiance des consommateurs. Sans le citer précisément Gartner mets en cause tout le secteur du digital qui selon lui, avec ses excès, a généré la riposte des régulateurs et une certaine prise de conscience des régulateurs. De plus la technologie semble actuellement trop complexe pour satisfaire les besoins de personnalisation des CMO. Selon Gartner, alors que la personnalisation représente 14% du budget marketing, plus d’un dirigeant marketing sur quatre considère la technologie comme un obstacle majeur à la personnalisation.

«Les données personnelles constituent depuis longtemps le carburant qui alimente le marketing à chaque étape du parcours client. La recherche de nouvelles solutions et la mise au point de nouveaux moyens pour exploiter les données semblent être illimitées » indique  Charles Golvin, analyste principal en charge du département CMO au sein de Gartner. Toutefois cela n’a pas permis de répondre aux ambitions des spécialistes du marketing et, dans certains cas, cela a même des effets pervers, avec un début de rejet des campagnes publicitaires.

Pour Gartner la solution est dans plus de technologie et donc dans l’IA

Face à cette situation, le cabinet d’études et de conseil américain préconise davantage de tests, notamment sur les techniques de consentement, avant de déployer ce type de solutions. Au delà de ce coté pratique et habituel, Gartner a formulé, comme c’est son habitude, une série de prédictions. Le cabinet qui est aussi une société de conseils et services en informatique estime donc en premier que c’est grâce à un déploiement massif de l’intelligence artificielle que les CMO pourraient résoudre leurs  soucis technologiques actuels en matière de solution de personnalisation. Donc plus de technologie va aider à résoudre les problèmes technologiques actuels sans que l’on sache trés bien quel sera l’impact financier pour les entreprises…

D’ici 2024, l’identification des émotions par l’intelligence artificielle influera sur plus de la moitié des publicités en ligne estime ainsi Gartner. Autre prédiction : d’ici 2022, 25% des départements marketing auront un spécialiste du comportement ou un ethnographe dans leur équipe. Le cabinet Gartner ne parle plus donc de data scientists. Là encore la technologie devant sans doute permettre de s’affranchir du travail nécessaire sur les données. Enfin, pour finir, Gartner estime qu’un tiers de problèmes d’images de marque des annonceurs sera lié à une mauvaise utilisation et à un manque d’éthique sur les données personnelles.  Un point que l’on peut trouver contradictoire avec le premier faisant de l’Intelligence Artificielle le Graal de la personnalisation marketing.

La FDJ récemment privatisée vient d’annoncer le rachat de Bimédia un éditeur de solutions d’encaissement pour les distributeurs de tabacs, de journaux et les librairies. Une annonce rapide après son introduction en bourse qui témoigne de la volonté de la FDJ de contrôler son principal réseau de distribution.

Même si cette annonce est soumise aux conditions suspensives habituelles, notamment à l’approbation de l’Autorité de la concurrence, la FDJ devrait acquérir Bimédia auprès du fonds d’investissement Idinvest Partners pour une valeur de 50 millions d’euros financée sur les fonds propre du groupe de jeux français. Bimédia est un éditeur de logiciels spécialisé dans les caisses enregistreuses principalement auprès des distributeurs de tabacs, de presse et des librairies. Avec près de 140 collaborateurs en France, Bimedia est présent dans plus de 6 400 points de vente en France dont près de 90% sont des buralistes et marchands de journaux.

Consolider son réseau physique rapidement (80 % de ses revenus)

Crées en 2002 à La Roche-sur-Yon, le groupe Bimedia  propose des solution de caisse tactile mais aussi des services dématérialisés et surtout possède un réseau publicitaire très dense qui lui permet de commercialiser une offre publicitaire sur le point de vente. Son offre E-shop lui permet de commercialiser des forfaits téléphoniques, des abonnements à Netflix ou Spotify dans les points de vente équipés. Sa régie publicitaire assez traditionnelle dans son offre propose des services publicitaires dans 7 786 points de vente. Bimédia adresse aussi les entreprisses locales dans chaque région avec ses solutions services dématérialisés (paiement, virements, réseau publicitaire, etc.).

Dans son communiqué la FDJ précise que cette acquisition va lui permettre d’accélérer le développement de son activité “Paiements et services”, conformément à son plan stratégique à l’horizon 2025. Pour l’instant les nouveaux services (50 M€ avec le rachat de Sporting Group racheté par sa filiale FDJ Gaming) représente une goute d’eau dans son chiffre d’affaires qu’elle estime à 1,9 milliards en 2019 et dont elle prévoit une croissance de 3 à 4 % pour les cinq prochaines années. Mais dans la réalité ce rachat lui permet surtout de contrôler son principal réseau de distribution physique qui a été jusqu’à présent l’un des axes de développement principaux avec une forte présence dans les médias. Un modèle qui semble résister aux évolutions digitales actuelles même si les paris numériques devraient représenter 20 % des mises d’ici la fin de l’année selon les chiffres de la FDJ. Une dynamique tirée principalement par les paris sportifs en progression de 14 %  en 2019 pour un montant de 370 M€ de chiffres d’affaires.

 

Très  engagé désormais dans le développement durable et responsable par l’intermédiaire de son Président en France Carlo Purassenta, Microsoft France a annoncé le lancement effectif de la nouvelle Ecole IA Microsoft à Biarritz créée en partenariat avec Simplon.co. 

Comme l’a rappelé à la rentrée  Carlo Purassatenta Président de Microsoft  France, la société de Bill Gates porte de nouvelles valeurs autour de l’innovation. Dans ce cadre,  elle a lancé la nouvelle école IA qui sera installée à Biarritz en partenariat avec le  Crédit Agricole Pyrénées-Gascogne. Objectif : favoriser  l’emploi  de personnes éloignées du marché du travail par les nouvelles technologies. Cette école fera donc partie des 20 écoles qui seront créées dans l’hexagone.

Pourquoi Biarritz ? Tout simplement peut-être parce que le Crédit Agricole construit de nouveaux locaux en centre ville à destination des jeunes entreprises et de l’innovation mais aussi parce que la Région Nouvelle-Aquitaine a investi massivement dans son image sur l’innovation ces deux dernières années. Du coté de Microsoft, l’objectif est double. D’une part favoriser l’émergence de nouveaux talents dans un domaine qui correspond selon les experts à la nouvelle vague d’investissement dans l’informatique mais aussi démontrer que l’IA peut être un outil contre l’exclusion.

Dans le cadre ce projet que l’on perçoit comme test au regard de la taille de la promotion (18 apprenants âgés de 24 à 54 ans), les personnes sélectionnées vont acquérir des compétences numériques clés pour les métiers de demain pendant une durée de 7 mois. Cette initiative a été réalisée en  partenariat avec l’entreprise sociale et solidaire Simplon destinée aux personnes éloignées de l’emploi ayant des connaissances de base en programmation. Il faudra attendre un déploiement plus large pour évaluer l’impact de cette initiative qui intervient tard par rapport à d’autres projets plus ambitieux comme l’Ecole 42 et toutes les initiatives privées autour de la formation des décodeurs.

Objectif  moyen terme : un programme inclusif par l’Intelligence Artificielle

L’Ecole IA Microsoft proposera donc une formation  suivie d’un contrat de professionnalisation d’un an au sein de l’écosystème des entreprises partenaires de Microsoft. En septembre dernier, Microsoft inaugurait également une Ecole IA Microsoft à Bordeaux et annonçait l’arrivée dans cette même ville d’un Microsoft experiences Lab d’ici la fin de l’année 2019. Co-créée avec l’écosystème bordelais (Invest In Bordeaux, Onepoint, Talan, Sanofi, CGI, Metsys, Azeo) et Simplon, ces deux initiatives clés pour le développement de l’écosystème local seront hébergées au sein de la Cité du Numérique de Bègles.

 

Apple a annoncé les résultats financiers de son quatrième trimestre fiscal 2019 clos le 28 septembre 2019. Le chiffre d’affaires trimestriel a atteint 64 milliards de dollars, soit une hausse de 2 % par rapport au même trimestre en 2018 et le bénéfice par action diluée (BPA) a progressé de 4 % pour s’établir à 3,03 dollars.

Tim Cook le CEO d’Apple a profité de la publication de ces résultats pour donner quelques indications sur la dynamique actuelle : ” L’engouement extraordinaire des clients et des critiques à l’égard de la nouvelle génération d’iPhone, la sortie aujourd’hui des AirPods Pro dotés de la technologie de réduction du bruit, le très attendu lancement de Apple TV nous rendent optimistes pour le trimestre des fêtes de fin d’année” a-t-il précisé dans son communiqué.

Apple semble avoir inversé la tendance sur l’iPhone

Surtout Apple estime avoir endiguer la baisse de ses ventes d’iPhone. Bien que les ventes d’iPhone aient diminué de 9% sur l’année fiscale, elles étaient en hausse de 4 % par rapport au trimestre précédent sur ce quatrième trimestre. Et surtout Apple estime qu’il va être dans les mois qui viennent beaucoup moins dépendants des revenus de l’iPhone. Pour cela, il mise sur les services tels que Apple Pay, Apple Music, iTunes et l’App Store qui ont générés 430 millions de dollars au quatrième trimestre soit près de 100 millions de dollars de plus que l’année passée sur la même période.

Avec l’Apple TV, concurrent de Netflix et de Amazon Prime, il compte accélérer encore la croissance de ses revenus dans la TV payante grâce à des investissements massifs dans des contenus originaux. Apple aurait investi déjà  6 milliards de dollars dans les contenus pour rivaliser notamment avec Netflix. Il devrait continuer à investir massivement. Il faut dire qu’Apple ne manque pas de cash. Selon ses chiffres: Apple a distribué au quatrième trimestre plus de 21 milliards de dollars à ses actionnaires dont 18 milliards de dollars en rachat d’actions et 3,5 milliards de dollars en dividendes et équivalents.

Selon les chiffres de CB Insights, le montant total des investissements technologiques en France a baissé de plus de moitié au troisième trimestre 2019 par rapport au deuxième trimestre. Cet investissement s’est chiffré à 708 millions de dollars contre 1,5 milliards de dollars au deuxième trimestre de l’année 2019. Sur la même période, le nombre de financements a baissé de 20%.

Les chiffres de ce trimestre sont surprenants d’autant que la dynamique depuis le début de l’année était trés positive. Selon les chiffres de CB Insight, ce sont un peu plus de 3,4 Mds de dollars qui ont été investis dans des startups françaises depuis le début de l’année 2019. Des chiffres qui permettaient à la France de devancer l’Allemagne jusqu’à présent dans le financement de l’innovation mais qui restaient trés loins de ceux qui sont investis chaque trimestre en Grande Bretagne.

Selon les chiffres de CB Insights, 14,2 Mds de dollars ont en effet été investis dans les jeunes entreprises en Grande-Bretagne et 4,2 milliards de dollars en Allemagne sur les trois premiers trimestres 2019. De son coté, le JDN dans son baromètre mensuel des investissements startups indiquait que les jeunes pousses françaises avaient levé 254 M€ cet été et un peu plus de 500 M€ en septembre. Pour Octobre, le JDN indique que 440 M€ ont été investis dans des startups françaises.

Quelles pourraient être les craintes des investisseurs ?

Alors qu’Emmanuel Macron a réaffirmé cet été ses ambitions dans le financement des startups en promettant un montant de 5 milliards d’euros  d’ici 2025 pour créer 25 licornes françaises et en évoquant même la création d’un Nasdaq à la française, des opinions contradictoires circulent sur la dynamique future en matière d’investissement dans les startups.

Parmi celles-ci il y a bien sûr la crainte que les récents déboires d’Uber ou de WeWork en Bourse ne permettent pas aux société de capital-risque  de rentabiliser leurs investissements. L’industrie du capital-risque a besoin de la Bourse pour ses sorties et il est vrai que dans ce domaine l’appétit des investisseurs institutionnels  pour les valeurs technologiques et innovantes est de plus en plus  timide. Notamment pour des entreprises qui n’ont jamais été profitables avant leur entrée en bourse en dépit de forte croissance de leur chiffre d’affaires.

L’autre crainte vient de l’innovation même et de la dynamique des marchés. Ces dernières années ce sont les investissements dans l’Adtech, les médias et la publicité qui ont séduit les grands acteurs du capital-risque notamment aux Etats-Unis. Dans le secteur informatique, le Cloud a attiré également fortement les investisseurs. En revanche, les projets autour de l’intelligence artificielle ou de la simple transformation digitale semblent actuellement moins séduire. Par contre, le secteur de la Biotech semble créer une nouvelle dynamique tout comme le développement durable mais avec des perspectives de retour sur investissements assez longs qui peuvent freiner les investissements pour les mois qui viennent.