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Capgemini et ISAI, le fonds internet géré par Jean-David Chamboredon, annoncent le lancement d’un fonds d’investissement à destination des startups B2B de 90 millions d’euros.
Après les annonces de Salesforce Venture , ce fonds va cibler aussi de jeunes entreprises porteuses de solutions innovantes, futurs leaders de l’industrie du logiciel (IaaS, SaaS, PaaS) et de l’informatique durable.

La gestion du fonds ISAI Cap Venture  sera confiée à ISAI

Alors que Capgemini possède déjà sa propre structure de Corporate Venture, Capgemini Ventures, dont la mission est d’investir et de nouer des partenariats avec l’écosystème en France, la société de service française a précisé que la gestion du  fonds  « ISAI Cap Venture », serait confiée à ISAI. Cap Gemini précise que cette entité ciblera des jeunes entreprises à travers le monde, et majoritairement en Europe, ayant atteint un stade de maturité suffisant pour permettre une démarche commerciale conjointe à son activité.

ISAI Cap Venture sera donc bien sur le papier un fonds de Corporate Venture. Dans son communiqué,  Capgemini précise bien d’ailleurs ses missions. Tout d’abord  le sourcing des opportunités d’investissement  qui sera assuré principalement par Capgemini à travers son réseau mondial, ce qui devrait permettre de repérer des entreprises complémentaires aux activités actuelles de Capgemini et de les intégrer à son portefeuille de solutions et services. Puis ensuite l’identification de cibles précises à travers une sélection de jeunes entreprises choisies en fonction du potentiel de synergies avec Capgemini.

Une stratégie plus proche de la tech américaine

Dans son communiqué, Capgemini précise toutefois que le fonds « ISAI Cap Venture » investira dans 15 à 20 startups en suivant strictement les règles et pratiques de l’industrie du capital-risque. Une démarche plus proche de celles des grands acteurs de la tech américaine que des grandes  entreprises françaises qui voient trop souvent dans le Corporate Venture une simple animation de l’écosystème innovant. « Notre proximité avec le groupe Capgemini nous a permis de lancer ce fonds sur des bases claires, permettant à chacun de jouer son rôle. Capgemini sera le business partner et l’accélérateur de croissance pour les startups et scale-ups du portefeuille.»

« Nous serons, comme à notre habitude, l’investisseur en capital-risque structurellement aligné sur les intérêts des jeunes entreprises et de leurs actionnaires » a commenté  Jean-David Chamboredon, Président exécutif d’ISAI dans le cadre de cette annonce. De son coté Capgemini estime que ce fonds va lui permettre d’accélérer dans le domaine de l’innovation ouverte et devenir ainsi « un véritable un facilitateur d’adoption des technologies innovantes ayant la capacité d’en assurer un déploiement rapide et à grande échelle » a précisé Thierry Delaporte, directeur général délégué du groupe Capgemini dans le cadre également de cette annonce. Une stratégie destinée à rivaliser avec les services offerts par les géants du Cloud ou de certains éditeurs du logiciel comme Salesforce, Oracle ou SAP.

En photo : Jean-David Chamboredon ©DR

 

A quelques jours du Google Cloud Summit de Paris (18 juin), Google renforce son offre avec l’acquisition de Looker, pour 2,6 milliards $ ! Un investissement dans l’analytique qui est en train de devenir au delà  des services d’infrastructure, le service à valeur ajouté des géants du cloud.

Google en a assez d’être le n°3 du marché du cloud public (derrière Amazon et Microsoft). L’entreprise a ouvert en grand son porte-monnaie afin d’acquérir pour 2,6 milliards de dollars une jeune entreprise valorisée 1 milliard de moins (1,6 milliard).

Concrètement, Google ne l’a pas fait pour accroître directement sa part de marché. Les technologies de Looker ne concernent pas l’hébergement des données mais l’analyses des données hébergées. En résumé, Google a payé (cher) pour disposer d’un argument commercial supplémentaire. Pour rappel, Google a racheté plus de 130 entreprises au cours des 10 dernières années, soit 13 par an en moyenne : le rachat de Looker n’est donc pas une première, mais le montant du rachat et l’enjeu sont à noter, notamment dans le domaine du multicloud.

L’enjeu du multicloud pour Google

Google fait du multicloud son cheval de bataille technologique sur un marché du cloud dominé par AWS et Microsoft. Looker  va permettre aux DSI de travailler en environnement multi-cloud sur les données. Une offre qui va venir appuyer dans le futur celle que Google vient de lancer sur les infrastructures  avec Anthos qui lui permet de proposer des services managés sur différents clouds dont ceux de AWS et Azure. Google est donc de retour dans le cloud et cela devrait se voir le 18 juin prochain même si pour l’instant sa conférence annuelle est positionnée de manière assez large sur la communauté du cloud dont les développeurs et les responsables d’infrastructures informatiques. Google veut  séduire une large cible et convaincre sans doute plus tard la cible des décideurs informatiques sur laquelle AWS et Microsoft ont pris de l’avance.

Le Google Cloud Summit Paris  aura lieu au Hall 7 de Paris Expo Porte de Versailles. Au programme de cette conférence annuelle selon Google France : des sessions de présentation et de formation adaptées aux différents niveaux d’expertise, thèmes et centres d’intérêts, parmi lesquels: la modernisation des infrastructure, la gestion des données, le machine learning et l’intelligence artificielle, le développement d’applications, les outils collaboratifs, sans oublier les solutions sectorielles.

Infos et inscriptions au Google Cloud Summit Paris : https://inthecloud.withgoogle.com/summit-par-19/home.html

En photo : Frank Bien, CEO de Looker. ©Looker

 

Pour le Prix de l’Excellence Marketing et Digitale organisé par l’Adetem le 03 juillet, une première série de dossiers de candidature est publiée. Des présentations en PDF et des vidéos du meilleur du marketing digital, guérilla marketing, campagne de pub ou stratégies d’influence  sont proposées sur le site de l’Adetem.

C’est lors de la 14ème édition de la Nuit de l’Adetem organisée au Musée des arts forains que seront décernés les Prix de l’Excellence marketing. En plus du Grand Prix, cinq catégories de prix sont proposées : innovation marketing et digital, marketing expérience client, startup, marketing responsable, marketing B to B. Ces prix de l’Adetem récompenseront trois lauréats (or, argent et bronze) dans chacune de ces six catégories.

Placé sous la présidence de Stéphanie Chenavier, International Consumer Product Director de WW (ex Weight Watchers) et Co-présidente du Club Adetem Innovation, le jury  a effectué une première sélection dans laquelle on trouve les entreprises suivantes : G.H.MUMM, APRIL Santé Prévoyance, Husqvarna, Bouygues Telecom, Lacoste, American Express, Mylan, Blancheporte, Twitter, Colas, Groupe Apicil, Le Bon Coin, Plezi, MSC pêche durable, Biovive, Elior Group, Planète Enfants & Développement, Renault Alpine, Gîtes de France, Interflora, Microsoft et Citroën. Ainsi, un large panel de grandes entreprises, ETI, sociétés technologiques et startups participe à ce Prix 2019 de l’Excellence marketing de l’Adetem.

Parallèlement l’Adetem a mis en ligne les présentations de plusieurs entreprises et notamment celles du Prix de l’Innovation Marketing et Digitale afin que les membres de l’Adetem puissent voter en ligne. Des documents PDF et de courtes vidéos sont ainsi proposés. On y retrouve notamment :

  • Le travail de l’agence Bloom d’identification de communautés de clients et fans pour le lancement de la nouvelle Alpine sur le digital ainsi que le partenariat des marques Alpine et Leica (En complément une interview de Julien Geffard Directeur Marketing Alpine publiée sur Digital CMO).
  • La première exposition virtuelle consacrée aux cybermenaces lancée par Microsoft  d’abord en digital puis sur les salons BtoB pour s’adresser aux  experts techniques, aux experts sécurité et aux CEO avec « un contenu non anxiogène, non intrusif, impactant et ludique pour les cibles permettant d’inscrire Microsoft comme un rempart face aux cyberattaques. »
  • La campagne 2018 de guérilla marketing et social media de l’association Planète Enfants & Développement qui lui a valu une augmentation des dons de 70% par rapport à la même période en 2017.
  • La plateforme de marketing digitale Amex Offers créée par American Express mettant en relation les marques (les vendeurs) et les titulaires de carte Amex (les acheteurs).
  • Le lancement de The Citroënist Editorializer par Citroën à l’intention des 200 journalistes et influenceurs leur offrant l’actualité augmentée de la marque, de l’industrie automobile et de 12 thématiques inspirantes.
  • L’application mobile créée par Gîtes de France  pour permettre aux 42 000 propriétaires de réaliser eux-mêmes leur propre vidéo de présentation.
  • La communication émotionnelle développée par Interflora sur les réseaux sociaux qui a valu de nombreux retours positifs à cette marque emblématique.
  • La campagne impertinente et trash de la marque de couches « Little big change » du groupe Ontex qui a généré des ventes (et une rupture de stock) auprès des urbains connectés.

En photo : Le jury 2019 des Prix de l’Excellence marketing.

Pour retrouver les PDF de présentation et les vidéos, c’est ici : https://www.nuitadetem.marketing/prix-innovation-digitale/

Mark Zuckerberg et Emmanuel Macron en avaient fait  le thème principal de leur échange à l’Elysée il y a peu de temps. Le sujet des fakes news et des contenus illicites est devenu l’un des enjeux majeurs de l’avenir des réseaux sociaux. Facebook semble vouloir agir dans ce domaine comme en témoigne ces statistiques publiées par Statista.

Facebook a publié des chiffres indiquant le nombre de contenus illicites sur lesquels il a agi au cours d premier trimestre de 2019. Le contenu que Facebook tente de réguler se divise  en huit catégories: violence graphique, nudité et activités sexuelles pour adultes, propagande terroriste, discours de haine, intimidations et harcèlement, nudité et exploitation sexuelle, biens réglementés (drogues et armes à feu) et le dernier -mais non le moindre-  est le spam.

Selon ces chiffres donnés par Facebook, entre janvier et mars de cette année, 1,8 milliard de messages classés comme spam ont été supprimés de Facebook, ce qui représente 96% de l’ensemble du contenu pris en compte (hors faux comptes). 34 millions de messages contenant de la violence et du contenu graphique ont également été supprimés ou ont fait l’objet d’un avertissement. Dans ce chiffre, 99% ont été détectés et signalés par la technologie de Facebook avant leur publication. De même, 97% de tous les posts supprimés ou signalés comme contenant de la nudité ou des activités sexuelles adultes ont été localisés et identifiés automatiquement avant d’être signalés. Au total, 19 millions ont reçu des étiquettes d’avertissement ou ont été supprimés au total.

En revanche, la technologie de Facebook de régulation a nettement moins réussi à identifier les publications contenant des discours de haine. Sur les quatre millions de contenus pour lesquels la société a agi par rapport à un discours de haine, seuls 65% ont été signalés par Facebook avant que les utilisateurs ne signalent une violation des normes communautaires de la plate-forme. Enfin Facebook a donné des indications sur les faux comptes. Au cours du premier trimestre de l’année, plus de deux milliards de faux comptes ont été désactivés et la plupart d’entre eux ont été supprimés quelques minutes après l’enregistrement.

Salesforce Ventures, qui a déjà financé 50 startups en Europe,  vient d’annoncer le lancement  d’un nouveau fonds venture de 125 millions de dollars destiné aux startups européennes. Ce fonds aura une thématique principale celui du cloud.

Salesforce Ventures renforce encore ses actions startups en Europe avec le lancement d’un nouveau fonds de 125 millions de dollars. Après avoir investi (100 M$) dans des entreprises pionnières en matière de paiements numériques, de vision industrielle, d’intelligence artificielle, autour de la blockchain ou de l’économie des API, Salesforce veut désormais financer des jeunes pousses qui font du cloud leur modèle de développement, notamment dans le secteur du logiciel. Salesforce qui est l’un des acteurs majeurs du financement startup en Europe par rapport à ses concurrents tech comme IBM, SAP ou Oracle semble vouloir passer un nouveau cap et fédérer davantage de jeunes entreprises autour de lui et de ses solutions.

Selon Salesforce 28 milliards d’euros ont été investis dans des start-ups européennes et israéliennes l’année dernière. Les fournisseurs d’offres SaaS ont reçu plus de 35 % de ces fonds précise l’éditeur américain. Et Salesforce estime que la montée en puissance mondiale du cloud a donné naissance à de nouvelles technologies de pointe contribuant à l’essor de jeunes entreprises  dans tous les secteurs et à des entrepreneurs ambitieux. Selon les prévisions d’IDC citées dans le communiqué de presse, le marché des services de cloud public dans la région EMEA va doubler entre 2018 et 2023 pour dépasser les 105,3 milliards de dollars.

Que vise Salesforce Venture ?

Même si avec cette annonce Salesforce semble vouloir se recentrer sur le cloud et le logiciel, Salesforce venture a opéré jusqu’à présent comme un véritable fonds et ses investissements ont été diversifiés en fonction des opportunités qu’il a pu avoir. En France, Salesforce Venture a notamment investi dans Sigfox, présentée comme une future licorne mais aussi dans Akaneo (un spécialiste du Product Information Management) et dans FinnalCad (une solution pour le secteur de la construction).

Pour chaque société, en plus du financement, l’éditeur américain semble jouer la carte de l’aide au développement commercial notamment aux Etats-Unis. « Salesforce Ventures a joué un rôle essentiel dans notre croissance en Europe et dans notre expansion sur le marché nord-américain. Le groupe continue de nous apporter un soutien exceptionnel et ses connaissances pour faire face aux défis classiques d’une startup proposant des offres SaaS à une clientèle professionnelle», a précisé Fred de Gombert, CEO et cofondateur d’Akèneo dans le cadre des annonces de Salesforce Venture.

Pour en savoir plus :  www.salesforce.com/company/ventures/

Adobe a profité de sa grand-messe annuelle européenne, le Adobe Summit EMEA 2019, qui se déroulait à Londres la semaine passée pour faire différentes annonces. Nous avons retenu l’annonce dans le domaine de l’expérience client qui, après le rachat de Marketo, s’inscrit dans la volonté de l’éditeur américain d’être présent sur toutes les étapes des interactions entre une marque et son client. Parallèlement, Adobe a commencé à tracer la voie de ses innovations en Intelligence Artificielle, notamment dans le marketing prédictif. 

Etre présent sur tous les points de l’interaction client

À l’occasion de cet événement londonien, Adobe a dévoilé ses dernières innovations en matière de Customer Experience, dont Adobe Experience Platform, la première plateforme dédiée qui fédère l’ensemble des données pour créer un profil client en temps réel. Adobe a profité également de cet événement pour annoncer un nouveau partenariat stratégique avec Software AG pour associer Adobe Experience Platform et Marketo Engage à webMethods, le service d’intégration et de gestion d’API de Software AG. L’idée est d’éliminer les silos de données dans toute l’entreprise et de faciliter la création d’expériences client uniques sur la base de données éparpillées dans l’entreprise. Un véritable enjeu aujourd’hui pour bien comprendre le comportement des clients sur tous les points d’interactions avec une marque.

Sur le sujet de la Customer expérience Adobe a présenté des références mondiales comme Unilever, UBS ou BT mais aussi des références dans des sociétés de taille plus modeste comme  Footlocker ou encore la marque de vêtement française  Zadig & Voltaire. Il semble donc que le mouvement vers une centralisation des données pour mieux comprendre les interactions réalisées et souhaitées par les clients avec un produit ou une marque soit général. De même Adobe a présenté les résultats d’une étude révélant que le comportement des acheteurs B2B se rapproche de plus en plus de celui des clients B2C, obligeant les marques à repenser leurs stratégies de commercialisation auprès de ces audiences. Selon les résultats de cette étude, les acheteurs B2B exigent désormais les qualités généralement associées au segment B2C, telles que la transparence, l’identification claire de la raison d’être de la marque et la personnalisation. Le rapport table sur l’émergence d’une approche « Business-to-Everyone » consistant à interagir avec chaque audience à un niveau individuel plutôt que via une segmentation B2B/B2C classique.

L’intelligence Artificielle au service d’un marketing plus prédictif

Comme beaucoup d’autres acteurs du secteur, Adobe a tracé la voie de ses futurs efforts en terme d’Intelligence Artificielle. Le marketing prédictif sera un axe fort et Adobe a insisté à l’occasion de ce salon sur cet aspect. Pour s’adapter presque en temps réel à la réalité des besoins des clients, Adobe a présenté une nouvelle technologie qui utilise les capacités de deep learning d’Adobe Sensei pour prévoir le comportement des clients. En analysant les antécédents et les schémas de comportements connus des utilisateurs, le système évaluera les actions que les clients sont les plus susceptibles d’effectuer. Ce service donnera par exemple un scoring des clients les plus susceptibles de quitter un  service, et pourra recommandera également un ensemble d’actions visant à leur faire changer d’avis.

Site web du Adobe Summit 2019 : https://summit-emea.adobe.com/emea/

Selon une étude sur l’obsolescence technologique menée par le cabinet Spoking Polls pour Lexmark, près de 80% des entreprises seraient prêtes à acheter des matériels recontionnés.

Lexmark, acteur mondial de solutions d’impression, dévoile les résultats de son étude sur l’obsolescence technologique informatique, menée par le cabinet Spoking Polls. Presque 80% des entreprises interrogées sont conscientes de l’avènement de ce sujet majeur qui impacte tout leur écosystème.  Alors que le gouvernement a publié son projet de loi sur l’économie circulaire en janvier, 68% des répondants déclarent manquer de temps et de ressources pour mettre en place des solutions.  Retour sur les chiffres clés révélés par cette étude.

L’obsolescence technologique : un sujet fédérateur mais mal connu

L’obsolescence technologique désigne le fait qu’un produit, qui fonctionne encore, soit considéré comme obsolète car il ne bénéficie pas des fonctionnalités dont sont équipés les tout derniers modèles de sa catégorie.  Les principaux résultats de l’étude font ressortir cinq tendances qui illustrent la voie dans laquelle les entreprises semblent s’engager pour une meilleure maîtrise du phénomène et, à plus long terme, une fabrication plus durable des produits informatiques et télécoms.

« Durabilité accrue du matériel, innovation et bien sûr responsabilité assumée sont les trois réponses aux défis de l’obsolescence technologique», souligne Sylvie Thomas, Directrice RSE Lexmark Europe.

En résumé, 77% des entreprises se disent sensibles à l’obsolescence technologique mais parmi elles, près de 7 sur 10 disent ne pas avoir accès aux alternatives pour la solutionner. Par ailleurs, pour 73 % des répondants, la robustesse et la pérennité des produits sont essentielles. Autre chiffre marquant : 55% des collaborateurs sont sensibles au développement durable mais 77 % d’entre eux restent d’abord en demande de produits innovants. Et si 72% des entreprises déclarent que la politique de conservation des équipements reste avant tout dictée par les règles financières, elles sont de plus en plus prêtes à agir : 63 % pour faire des économies, 63 % pour maîtriser l’innovation et 62 % pour s’engager en faveur du développement durable.

Les systèmes d’impression ne sont cités qu’en 6ème et 8ème position, en termes de rythme de renouvellement. Un classement qui souligne les effets des programmes d’innovation des fabricants et de la pérennisation du « zéro papier ».  Sans surprise, les produits les plus concernés par l’obsolescence technologique sont les appareils mobiles où les cycles technologiques sont les plus courts aujourd’hui.  Vient ensuite le matériel informatique, soumis lui-même à l’obsolescence des logiciels et à la montée en puissance des solutions en mode SaaS, qui obligent les entreprises à un renouvellement plus rapide.

Sur la base des résultats globaux de l’étude, trois grands défis ont été identifiés pour les entreprises.

Défi 1 : Construire une innovation verte pour toutes les entreprises

Eviter une fracture technologique entre grandes, moyennes et petites entreprises.  Si du côté des grandes entreprises le mouvement vers une meilleure maîtrise de l’obsolescence technologique est lancé, les petites et moyennes entreprises sont toujours demandeuses d’innovation, soucieuses de rattraper un certain retard. Il faut donc prouver qu’innovation peut rimer avec maîtrise de l’obsolescence technologique pour ce segment d’entreprises.

Défi 2 : Travailler sur les nouveaux critères de la productivité personnelle

Comme l’indiquent les résultats de l’étude, les collaborateurs souhaitent continuer à disposer d’outils informatiques et télécoms leur assurant la meilleure productivité possible. Le retour en arrière semble difficile pour les entreprises et elles devront construire des programmes de formation et de sensibilisation aux nouvelles technologies plus approfondis que par le passé.

Défi 3 : Mieux tenir compte des politiques de développement durable des fabricants

Les entreprises doivent travailler de concert avec les fabricants autour des problématiques d’obsolescence technologique. A première vue, l’externalisation et la location pourraient désengager le client de sa responsabilité au regard de la conception des produits et leur impact environnemental. Pour autant, l’externalisation peut aussi, au contraire, inciter les fabricants à produire du matériel plus durable.

Durabilité accrue du matériel, évolution des métiers et bien sûr responsabilité assumée sont donc les trois réponses de Lexmark aux défis de l’obsolescence technologique. Les fournisseurs d’équipements d’impression, selon cette étude, disposent d’ailleurs d’une bonne image. Leurs produits ne sont pas, de loin, les plus concernés par la problématique de l’obsolescence technologique (seulement 22% pour les imprimantes, 15% pour les copieurs).

Sites web :
https://spokingpolls.com/
https://www.lexmark.com/fr_fr.html

 

Malgré la richesse de ce secteur, il n’existe pas de formation formelle sur les martech. L’analyse de Romuald Ribault, Directeur Marketing d’Ecologic et Secrétaire Général du CMIT (Club des Directeurs Marketing et Communication de l’IT).

Pourtant, qu’il s’agisse de travailler dans ou avec une entreprise dédiée au martech, il faut bien disposer de quelques compétences : voici les plus recherchées, celles que les marketeurs doit pouvoir trouver chez les spécialistes « martech » et « adtech », et qui devraient attirer leur attention.

Beaucoup de marketeurs aspirent à se placer à l’avant-garde des martech, mission délicate car il faut se savoir se repérer parmi les milliers de solutions et de services qui sont proposés. Chacune des jeunes pousses qui sont souvent à l’origine de ces systèmes affiche des équipes et des talents impressionnants, et il faut s’adapter à leur rythme pour travailler à la vitesse de l’innovation, jusque dans les usages. L’élément essentiel du succès des martech est certainement lié à la qualité de leurs équipes, dans l’expérience et le savoir-faire qu’elles sont capables de réunir, dans les connaissances et les compétences accumulées.

C’est là, probablement, que sont les traits de caractère qu’il faut rechercher, qu’il s’agisse d’ailleurs de travailler avec une martech ou de travailler dans une martech ! Nous vous invitons à découvrir les cinq principales compétences à rechercher et – surtout – à vous interroger si vous ne rencontrez pas ces compétences…

1 – Compréhension du marketing

Cela peut paraître trivial mais dans la réalité, il est rare de trouver quelqu’un qui possède les connaissances et la compréhension nécessaires pour appliquer la technologie dans des scénarios de marketing réels. Dans l’espace « martech », la compréhension du contexte et du travail du marketing est essentielle. Celui qui se déclare « spécialiste » doit pouvoir se tenir à la place d’un expert du marketing numérique et avoir une expérience pratique. Il doit en particulier comprendre les choix de communication du point de vue de la marque. Ainsi qu’être en mesure de comprendre les possibilités et d’emmener les clients dans un voyage à partir d’une feuille de route. Se concentrer sur les usages et les besoins plutôt que sur la solution technique.

2 – Créativité technique

Tout aussi essentielle, la créativité technique porte sur la capacité de réfléchir à des problèmes complexes et à les résoudre, tout en comprenant les besoins et les résultats de l’entreprise. Votre interlocuteur doit comprendre comment appliquer des mécanismes commerciaux en fonction de l’entreprise et mesurer le pouvoir des technologies pour accomplir vos desseins. Cette compétence est souvent considérée comme la plus importante lors de l’embauche dans une martech. Mais nous lui préférons, côté client, la compréhension du marketing car c’est l’assurance de l’emploi d’un langage commun et de l’atteinte des objectifs.

3 – A l’intersection du big data

Avec les plateformes martech et adtech, nous nous déplaçons largement au-delà de la communication numérique. Nous passons d’une communication centrée sur un canal à la gestion de données qu’il faut impérativement intégrer pour être cohérent dans la démarche du numérique (pour ne pas dire du « binaire »). Sans aller jusqu’à exiger des compétences de data scientist, la martech doit comprendre les flux de données, gérés dans et hors de l’analyse, de la gestion de la relation client aux canaux de distribution (email, SMS).

4 – Compétences de spécialiste

Dans la plupart des cas, une organisation, une marque utilisera dans sa pile martech une variété de fournisseurs plus ou moins connus. Pour travailler dans une agence martech ou adtech, il est important de comprendre quels sont les outils techniques permettant d’intégrer la pile du client. Heureusement, de nombreuses compétences techniques sont transférables entre plates-formes et dans certaines catégories, à la condition cependant de connaître la version la plus complexe qu’il est possible de transférer.

5 – Apprentissage continu

Cette compétence souvent oubliée est pourtant essentielle à nos yeux. Elle devrait d’ailleurs concerner tout autant le marketeur que la martech… La curiosité, l’appétit d’apprendre et de comprendre le paysage en constante évolution des martech et adtech. Le vrai talent sait que la formation continue et la compréhension ne cessent jamais car les changements dans le monde numérique ne montrent aucun signe de ralentissement.

Le marketeur et son entreprise ne peuvent plus se contenter de « travailler avec une martech » : ils devront coopérer avec elle afin de l’exposer à la pile martech complète, à la variété et à la sophistication des attentes. C’est peut-être là qu’est la réussite d’un projet : dans la capacité des protagonistes à faire preuve d’ouverture, de transparence et d’enthousiasme. Il ne s’agit plus ici de compétences mais de traits de caractères qui feront également la différence. Et que le marketeur devra gérer pour concentrer de égos souvent très développés vers le but commun recherché.

Si vous côtoyez quelqu’un ou une équipe qui réunit ces cinq compétences, dites-vous bien que vous avez peut-être rencontré la perle rare… Et pour quiconque détient cet ensemble unique d’attributs, le gain en vaut vraiment la peine.

Romuald Ribault, Directeur Marketing d’Ecologic et Secrétaire Général du CMIT (Club des Directeurs Marketing et Communication de l’IT).

Sites web : https://cmit.fr/  https://www.ecologic-france.com/

 

Alors que le salon VivaTech, consacré à l’innovation technologique et aux startups, ouvre ses portes demain à Paris pour la 4ème année, une étude publiée par Statista indique que les Français ont toujours peur de la technologie. Et c’est, sans surprise, l’intelligence artificielle qui divise le plus l’opinion.

La grande messe VivaTech ouvre demain jusqu’à samedi (qui sera une journée grand public) et cette 4ème édition devrait réunir encore plus de monde que la précédente qui avait rassemblé 100 000 visiteurs. Cette année une part importante des grands noms de la technologie comme IBM ou Orange seront présents. En 4 ans VivaTech est finalement devenu un salon informatique alors que sa mission de départ était de promouvoir les startups françaises.

VivaTech va d’ailleurs  se dérouler dans un contexte un peu particulier puisque la France a mis en place la taxe GAFA et que Emmanuel Macron a insisté lors de sa visite à l’Elysée auprès de Mark Zuckerberg pour que Facebook contrôle mieux les fausses nouvelles et ses contenus politiques sur son réseau. La France souhaitant devenir dans ce domaine un chef de file des bonnes pratiques en Europe.

Par ailleurs une étude récente publiée par Statista indiquait que les Français continuaient à avoir des doutes et des peurs sur les nouvelles technologies. Le sondage réalisé en partenariat avec l’institut Norstat montre notamment que les Français sont partagés entre craintes et espoirs quand il s’agit de définir l’impact qu’auront les technologies sur le futur de nos sociétés.

Selon les résultats de cette étude, c’est l’intelligence artificielle qui divise le plus les opinions : 51 % des répondants estiment que cette technologie représente autant une opportunité qu’une menace pour l’humanité, 24 % davantage une menace et 19 % plutôt une opportunité. La technologie qui concentre le plus de craintes est la modification génétique : 60 % des sondés considèrent en effet qu’elle représente davantage une menace.

A contrario, ce sont les nouvelles technologies de télécommunications (5G) et l’impression 3D qui concentrent le plus d’espoir : respectivement 50 % et 60 % les voient comme des opportunités pour l’humanité.

Axway participe cette année au Prix de l’excellence Marketing organisé par l’Adetem. Pour l’éditeur français de logiciel d’intégration d’applications il s’agit de montrer comment les entreprises de technologie BtoB profitent des nouveaux outils du datamarketing pour accélérer leur capacité à accompagner les forces commerciales.

Vincent Biard – Vous participez au Prix de l’excellence Marketing organisé par l’Adetem et dont les lauréats seront connus en juillet prochain. Qu’est-ce qui motive votre candidature ?

Hanissa Khodri – Chez Axway, comme dans la plupart des organisations, le marketing connaît de profonds changements depuis quelques années. Nous faisons donc, comme d’autres, des choix pour faire évoluer nos pratiques vers une approche de plus en plus opérationnelle sur fond de digitalisation. Participer à ce type de prix nous permet tout à la fois de nous étalonner mais également de partager nos expériences et d’échanger avec d’autres marketeurs sur les pratiques, les résistances, les nouvelles possibilités offertes par les outils liés au numérique. Nous avions également envie de témoigner, avec TechTarget, de la manière dont nous avons conduit un pilote puis étendu le dispositif afin d’augmenter la part de la contribution du marketing dans le CA global, qui est un objectif de plus en plus fort sur nos métiers.

Vincent Biard – Axway est un éditeur de logiciel français très présent à l’international qui propose des solutions d’intégration applicatives aux entreprises. Quelles sont les spécificités du marketing dans un contexte à la fois BtoB et Tech ?

Hanissa Khodri  – Comme partout notre marketing est en pleine transformation liée au digital. Je dirais cependant qu’il y a deux spécificités à l’IT BtoB : d’abord la complexité des offres qui impose un travail de fonds pour éduquer nos cibles. En effet si nos interlocuteurs sont extrêmement pointus il n’en reste pas moins que les innovations sont continues et qu’il faut en permanence alimenter le marché en information autour des technologies, de nos solutions et de notre marque. La seconde spécificité tient dans le comportement d’achat de nos clients. La décision d’investissement concerne de nombreux intervenants et est le fruit d’un processus relativement long. Dès lors, savoir vers qui et quand agir est clé. L’objectif doit être d’adopter les bons indicateurs pour savoir orienter nos forces de ventes vers qui fait quoi et au meilleur moment chez nos clients et nos prospects. Le service Field Marketing d’Axway travaille étroitement avec la Direction Commerciale et est mesuré sur l’apport de nouvelles opportunités commerciales. Par conséquent, il cherche les meilleurs tactiques et les meilleurs vecteurs pour toucher les décisionnaires IT.

Vincent Biard – Le datamarketing apparaît comme la nouvelle étape de la digitalisation du marketing. Quelle est la particularité de l’offre de TechTarget ?

Hanissa Khodri – Nous entrons en effet dans l’ère des plateformes de datamarketing. La capacité à agir des équipes marketing et commerciales est largement optimisée du fait de l’abondance des données. Reste à ne pas se noyer, savoir prioriser et pouvoir se fier aux informations fournies. Dans ce contexte, TechTarget met à disposition avec Priority Engine une plateforme qui permet tout à la fois de savoir qui décide dans les entreprises en matière d’IT mais également quel est leur niveau de maturité sur des segments technologiques très précis. Les signaux d’intention proposés sont d’autant plus pertinents que les équipes de journalistes de TechTarget éditent des milliers de contenus agnostiques chaque année dont la consommation est significative de l’intérêt de tel ou tel prospect sur tel ou tel sujet. L’ensemble du flux de production de l’information est maitrisé et filtré : de la production sur les sites d’information à la priorisation sur la plateforme Priority Engine. Dans un contexte 100% GDPR.

Site web : https://www.axway.com/fr