DigitalCMO

Bien sûr Amazon Web Services continue à dominer largement le marché des infrastructures et des services cloud mais selon l’étude du groupe Synergy Research l’offre est de plus en plus large au niveau mondial sans oublier les acteurs locaux comme OVH en France.

Amazon Web Services (AWS), la plate-forme cloud très profitable du géant planétaire de l’e-commece continue à dominer le marché mondial des infrastructures et services cloud selon les estimations du groupe d’études Synergy Research.  La part de marché d’Amazon sur le marché en croissance des infrastructures de cloud computing s’élevait à 33% au deuxième trimestre de 2019, soit plus du double de la part de marché cumulée de Microsoft et Google. Sur ce marché qui devrait s’élevait, selon Synergy Research, à 100 milliards de dollars  cette année, on note cependant que l’offre est de plus en plus large.

Parti en retard sur le marché du cloud, Microsoft avec Azur devrait continuer à se transformer et migrer ses clients vers ses offres cloud  pour poursuivre sa progression. La transformation de son modèle de vente de logiciel vers le cloud et les offres Saas vont lui donner l’opportunité de progresser fortement dans les mois qui viennent. Microsoft, qui vient d’ailleurs d’annoncer des résultats financiers records,  profite à plein de cette transformation. Pour son quatrième trimestre fiscal 2019, Microsoft a annoncé un chiffre d’affaires  de 33,7 milliards de dollars et 10,6 Md$ de bénéfices.

AWS domine toujours le marché du cloud avec 33 % de part de marché

De son coté, Google, qui est un acteur historique du cloud, devrait lui aussi fortement progresser sur ce marché dans les mois qui viennent. Google mise notamment sur une approche à valeur ajoutée du marché du cloud dans l’exploitation des données. En effet, c’est bien sur le terrain des données que les acteurs concurrents de AWS devraient tenter de rattraper leur retard. Des acteurs historiques comme IBM, Oracle ou Salesforce sont très bien positionnés, du fait de leur savoir faire en base de données,  pour accompagner les clients dans cette transformation digitale.

Dans ce mouvement, la pression concurrentielle sur Amazon devrait donc se renforcer dans les mois qui viennent. Avec cette particularité que pour des raisons de sécurité et de confidentialité le marché du cloud est aussi un marché dominé par la géographie économique. La présence de Tencent et Alibaba, les deux géants du web chinois,  dans le classement de Synergy est là pour en témoigner. En France, le marché reste dominé par les acteurs mondiaux avec quelques acteurs locaux comme OVH sans oublier les sociétés de services informatiques. L’offre des acteurs locaux français manque cependant encore de visibilité.

 

Le SRI (le syndicat des régies internet) vient de publier les résultats de son observatoire sur le 1er semestre 2019. Au delà de la croissance toujours forte des médias digitaux (+13 %), le SRI a profité de cette édition pour changer de méthodologie, réévaluer le marché et aborder la tendances de la publicité native dans un contexte de plus grande défiance  vis-à-vis des médias digitaux.

Une nouvelle méthodologie

Le SRI a profité de cette publication de chiffres pour adopter une  nouvelle méthodologie et le marché de la publicité digitale a été réévalué par le SRI à 5,2 Mds€ pour l’ensemble de l’année 2018. Selon le SRI, ce redressement résulte d’une réévaluation du levier Social et du format vidéo, d’une estimation plus exhaustive du périmètre Display, notamment pour les acteurs hors SRI, et d’une une meilleure valorisation des nouveaux acteurs, par exemple le Retail Média.  Un segment qui de marché qui regroupe notamment  le chiffre d’affaires publicitaire  réalisée par des sites e-commerce comme Amazon. Certains analystes du marché publicitaire voient d’ailleurs en Amazon un futur acteur majeur de la publicité digitale en France.

Du coté des chiffres, les médias  digitaux continuent à progresser fortement. Sur le 1er semestre 2019 le marché des médias digitaux s’établit à 2,8 milliards d’euros en progression de 13 % par rapport à la même période de l’année précédentes. Les tendances restent inchangées souligne le SRI. Le Social et le Search comptent pour plus des ¾ (77%) des recettes de publicité digitale et continuent de contribuer largement à la croissance du marché. Un temps malmené le marché du display se développe de nouveau et sa contribution de 22% à la croissance est due à l’émergence de nouveaux formats. En résumé : le search  (1,190 Mds€) représente 43% du marché de la publicité digitale, le social (659M€) représente 24% du marché de la publicité digitale, le display (550M€) représente 20 % et les autres médias digitaux comme l’emailing, l’affiliation et les comparateurs (385M€) représentent 14 % du marché.

La publicité native pèse 778 M€

Peu disert sur les tendances qualitatives du marché de la publicité digitale, le SRI donne cependant quelques pistes d’évolution à venir. Pour cette édition semestrielle, l’Observatoire de l’e-pub propose un éclairage sur la publicité Native, ou Native Advertising que certains définissent comme du contenu de marques ou encore éditorial et dont le format s’intègre mieux aux contenus éditoriaux. Un format qui devrait permettre aux éditeurs et aux agences  de renouveller le format des campagnes qu’ils proposent et qui souffrent actuellement du phénomène d’adblocking mais aussi d’une absence d’innovation notamment par rapport aux services proposés par les GAFA.

Le SRI estime  ce segment de marché à  778 M€, en croissance de 19% sur le premier semestre 2019. Ce sont les réseaux sociaux qui captent l’essentiel de ce format avec 85% du segment et tire la croissance alors que le display ne  compte que pour 15%.  Des chiffres qui traduisent l’écart croissant entre les GAFA et les médias traditionnels dont les capacités d’innovation technologiques et créatives sont plus faibles en dépit de la haute valeur ajoutée de leurs contenus.

Fondée en 2009 par Jean-Noël Rivasseau, qui occupe le poste de CTO, et actuellement présidée par Jean-René Boidron, Kameleoon s’est trés tôt positionnée sur le marché de la métrique web avec une solution d’A/B testing qui a évolué progressivement vers une plateforme globale de personnalisation. Kameleoon vient de lever 5 M€ pour se renforcer technologiquement sur le marché de la mesure sur le marché des sites de e-Commerce.

C’est bien la croissance actuelle du e-commerce qui tire la demande en solutions de mesure et de performance web. Selon les chiffres de la FEVAD,  le nombre de sites d’e-commerces a augmenté de 24 000 pour atteindre 180 000  en 2018  et sur le 1er trimestre 2019 les ventes en e-commerce ont progressé de plus de  11 % avec une forte progression des usages sur mobile qui demande une adaptation permanente des sites e-commerce. La barre des 100 milliards de chiffre d’affaires devrait être atteinte en 2019 estime la Fédération du e-commerce et de la vente  à distance (Fevad). Avec en corollaire une explosion des interactions. En 2018,  les transactions en ligne avait, toujours selon la Fevad, progressé de 20 % pour atteindre plus de 1,2 milliards de transactions.

Kameleoon a démarré son activité en se spécialisant  en A/B testing classique et en optimisation de sites avec un certain succès puisqu’elle revendique une base de clients de plus de 500 grandes entreprises de tous secteurs d’activité comme Cdiscount, FNAC/Darty, OUI.sncf, le groupe BPCE, Auchan, Lidl, Michelin, ou encore Renault, Toyota, le groupe Axel Springer.

Pour faire face à la technologisation croissante du marché, notamment avec la montée en puissance des solutions à base d’Intelligence Artificielle, les fondateurs ont décidé de rester dans la course technologique avec une levée de fonds de 5 millions d’euros. Sur leur blog les deux dirigeants indiquent  notamment que si ce virage coute cher sur le plan des investissements informatiques il se révèle  inéluctable notamment pour résister à la pression des grands éditeurs de logiciels  qui sont aussi positionnés sur ce créneau comme Adobe, Salesforce ou IBM. Face à ces grands acteurs l’avenir de start-up comme Kameleoon passe par le service et une stratégie à valeur ajoutée au delà des métriques informatiques.

Pour cela l’équipe de dirigeante Kameleoon mise sur l’Intelligence Artificielle qui permet de construire des solutions sur mesure permettant d’améliorer l’analyse des conversions, les comportements des visiteurs des sites et leurs besoins une fois en ligne et en temps réel. L’objectif étant de fournir en retour une réponse personnalisée et individualiser ainsi la relation grâce à une forte automatisation. Tout comme AB Tasty qui a levé 17 M de dollars il y a un an, l’enjeu pour Kameleoon sera de fidéliser des clients dont les besoins technologiques sont croissants et qui pourraient se tourner dans ce cadre vers des grands éditeurs. L’Intelligence Artificielle qui reste un marché de développement de solutions individuelles pas encore standardisées laisse une fenêtre ouverte aux jeunes startups qui sont positionnées sur ce marché.

C’est plus dans le domaine de  l’immobilier que Station F a fait le buzz média ces derniers jours avec l’annonce d’un programme de 600 logements pour les entrepreneurs de Station F  dans la commune d’Ivry. Mais le projet de Xavier Neil reste avant tout un incubateur à start-up et son fondateur prévoit même qu’il permettra de faire éclore la 1ère licorne française.

 

Dans un entretien aux Echos, Xavier Niel est revenu en chiffres sur Station F, l’incubateur géant qu’il a crée à Paris il y maintenant un an. Dans cet entretien,  il a notamment affirmé qu’il n’y avait aucunes raisons pour ne pas y voir éclore dans les prochaines années la première licorne française. Un pari statistique propre à tous les grands fonds d’investissements en capital-risque notamment américain qui ont déjà réussi à faire émerger de nombreuses licornes. Mais qui, en revanche, n’a pas encore fonctionné en France au regard du faible nombre de licornes françaises qui ne sont au total que 5.

Xavier Niel croit  cependant en sa stratégie sur Station F. Il faut dire que Station F est devenu en trés peu de temps un incubateur qui en volume de start-up hébergées revendique le 1er rang mondial avec 232 start-ups et qui selon Xavier Niel cité par les Echos ont déjà levé 250 millions d’euros. Sans conteste Station F est le lieu où l’on retrouve, le  plus de start-up labs d’entreprise dont ceux  de Facebook et Microsoft mais aussi  de nombreuses entreprises comme de TF1 ou le groupe Havas, d’écoles prestigieuses comme l’Insead sans oublier  la présence de tous les acteurs du financement du secteur public. Ce sont dans ces labs que l’on trouve les projets les plus promoteurs. Station F vient d’ailleurs de mettre en avant 30 pépites sélectionnées dans ces labs dont Vitaly (eCommerce)  qui a opéré la plus grosse levée de fonds avec 22,7 millions d’euros levés ou encore Foodvisor qui a levé dans le programme start-up Facebook 1,5 M€ .

Le second atout de Xavier Niel est la présence sur Station F de son fonds d’investissement Kima Venture qui est très actif dans le financement des jeunes entreprises. Kima Ventures a à son actif des dizaines de levées de fonds en amorçages ou en co-financement réussies. La dernière en date c’est Meero qui vient de lever 300 millions d’euros. Mais ce fonds reste un fonds de niveau intermédiaire dont les moyens pourraient faire défauts pour des levées de fonds entre 100 et 300 millions d’euros qui sont aujourd’hui les fonds levées par ces fameuses licornes. Pour que le pari statistique de Xavier Niel réussisse, il manque dont un fonds d’investissements plus important pour permettre aux jeunes entreprises incubées à Station F de ne pas quitter l’hexagone et continuer à se développer dans l’Est parisien.

Un programme immobilier  en complément qui n’a pas de ROI avoué sur Station F

En complément des activités de financement Station F, comme tous les incubateurs a des activités immobilières. L’incubateur  a annoncé cette semaine l’ouverture de Flatmates, un immeuble d’appartement destiné à la co-location. Flatmates  pourra accueillir jusqu’à 600 entrepreneurs. Les appartements sont répartis en en trois bâtiments conçus par l’architecte Jean-Michel Wilmotte. Il y a au total  100 appartements et 600 chambres à partir de 399 euros par mois. Les immeubles sont situés à Ivry à 16 minutes des locaux de Station F.

C’est jusqu’à présent le rachat tech de l’année. En rachetant pour 15,7  milliard de dollars, par échange d’actions, le leader de l’analytique Tableau Software, Salesforce accélère son positionnement stratégique sur la donnée. Un mouvement entrepris depuis deux ans visant à transformer le numéro 1 mondial du CRM en une société plus globale intervenant sur tous les aspects de la donnée commerciale et marketing : son traitement informatique, ses interactions multi-canal  et sa visualisation. Salesforce présentera cette stratégie le 27 juin prochain à ses clients français lors du Salesforce World Tour de Paris.

La richesse n’est plus dans le traitement informatique de la donnée mais dans sa compréhension

En créant il y a 20 ans Salesforce, Marc Benioff, son actuel CEO, avait anticipé la demande des entreprises pour des logiciels faciles d’accès et utilisables par tous, notamment pour les fonctions marketings et commerciales dont les besoins d’informations étaient déjà plus récurrents et intensifs que dans d’autres grands départements d’entreprises. C’est ce qui a fait le succès des solutions  CRM (Customer Relation Management) en mode SaaS de l’éditeur américain.

Depuis Salesforce est devenu le numéro 1 mondial avec un chiffre d’affaires en  2018 de 13,28 milliards de dollars en progression de 26 %. Au niveau de la profitabilité Salesforce enregistre cependant des résultats fluctuants. En 2018 son résultat annuel atteignait  360 millions de dollars, contre 110 millions de dollars sur la même période l’année précédente. Il faut dire que depuis le début Salesforce n’a eu de cesse de vouloir anticiper les évolutions du marché et de faire la course en tête à la fois en innovant mais aussi en rachetant des sociétés technologiques  qui lui permettront de grandir encore plus rapidement. Salesforce annoncé un chiffre d’affaires de 26 à 28 milliards de dollars dans les 4 prochaines années.

Le rachat de Tableau Software s’inscrit dans cette logique  avec à la base une idée simple : les clients ne veulent plus simplement accéder à des données, ils veulent en même temps les comprendre et les utiliser en temps réel. Un besoin provoqué par la montée en puissance des canaux digitaux et la nécessité d’agir au plus près des interactions des clients avec les marques.  Un besoin que le CEO de Salesforce a parfaitement résumé : “Nous réunissons le CRM n° 1 au monde avec la plate-forme analytique n° 1. Tableau aide les utilisateurs à voir et à comprendre les données, et Salesforce les aide à engager et à comprendre les clients. C’est vraiment le meilleur des deux mondes pour nos clients” a précisé Marc Bienoff dans le cadre du rachat.

Salesforce se positionne ainsi tout de suite  sur l’analyse de données en attendant une hypothétique succès de l’IA.

Tableau est encore une société de logiciels de taille modeste mais elle est le pionnier de l’analyse en libre-service avec une plate-forme d’analyse intuitive qui permet, théoriquement, à tous dans les entreprises de travailler avec des données. Tableau Software revendique 86 000 clients dans le monde et cite notamment Charles Schwab, Verizon, Schneider Electric, Southwest ou encore Netflix.

Pour le dirigeant actuel de Tableau Software la complémentarité est évidente. “L’association de forces avec Salesforce renforcera notre capacité à aider les utilisateurs du monde entier à comprendre les données” a analysé Adam Selipsky, président et chef de la direction de Tableau. “En tant que partie intégrante du premier groupe mondial de gestion de la relation client, les outils d’analyse intuitifs et puissants de Tableau permettront aux clients  de découvrir des informations exploitables dans l’ensemble de leur entreprise” a-t-il également précisé.

Tableau Software va donc continuer de développer son activité commerciale en tant que entité de Salesforce. Dans un second temps les deux entreprises devraient travailler à une intégration plus étroite de leurs services, notamment à travers des services d’Intelligence Artificielle. Salesforce avait commencé  à travailler sur le sujet autour de son projet AI Einstein et certains nombre d’annonces. Salesforce devrait renforcer cette stratégie dans les mois qui viennent en coordination avec Tableau Software. Mais pour le moment cap sur le marché de l’analyse de données. Un marché qui réprime une grosse part des 1 800 milliards de dollars du marché de la transformation numérique estimé par IDC et qui attise les convoitises de tous : les acteurs du Cloud comme AWS et Google, les éditeurs de logiciels historiques comme SAP et Oracla, mais aussi les agences de publicité et de marketing  qui ne veulent pas perdre ce marché au profit des acteurs de la tech. Le rachat récent de Epsilon aux Etats-Unis par Publicis, qui a fait de la data un  des ses axes stratégiques, en est un parfait exemple.

En photo : Mark Bénioff, CEO de Salesforce. ©Salesforce

 

Meero, qui compte seulement 3 ans années d’existence, vient d’annoncer une levée de fonds de 237 millions de dollars. La plus grosse levée de fonds parmi les startups françaises cette année. Au total, le site de photographies et services d’image pour les  professionnels a levé depuis sa création 300 millions de dollars.

On connaissait les success story des startups de la photo comme Fotolia racheté il y a 4 ans par Adobe pour 800 M€ mais pas encore celles évoluant dans le monde de la photographie et vidéo professionnelle. Meero pourrait être une de celles-là depuis son annonce de levée de fonds record de 237 millions de dollars.

Avec cet argent la startup française prévoit de finir l’année avec 1 200 employés répartis sur ses cinq bureaux dans le monde. Pour cette levée, qui porte à près de 300 millions de dollars le financement total de cette jeune entreprise, le risque a été réparti entre un grand nombre de fonds : Eurazeo, Prime Ventures, Avenir Growth et GR Capital se sont joints aux investisseurs historiques – Global Founders Capital, Alven, Aglaé Ventures, White Star Capital et Idinvest Partners.

Développer plus de services en BtoBtoC et devenir un studio digital mondial

Meero n’est pas une société qui a disrupté le monde de la photographie professionnelle. Celui-ci avait souffert, bien avant, de la montée en puissance de la photographie grand public avec notamment les capacités offertes par les téléphones portables. Meero a pluôt redonné des outils professionnels de gestion et service  aux semi- professionnels et professionnels de la photographie tout en leur offrant  de nouveaux débouchés dans des marchés comme l’immobilier, les mariages, la restauration et l’e-commerce.

La startup, qui compte aujourd’hui plus de 31 000 clients dans une centaine de pays, souhaite désormais proposer ses services de photographie, jusque-là réservés aux professionnels, à la clientèle des particuliers. Jusqu’à présent elle opérait principalement sur le marché des professionnels avec sa suite d’outils mymeero (comptabilité, CRM, marketing…) destinée à faciliter la gestion de leur activité. et l’animation de cette communauté qui était pas fédérée. Meero dans ce domaine a même lancé une fondation de soutien à la photographie… Autant de projets lancés par Meero qui souhaite se focaliser sur LA mission qui l’anime depuis sa création.

Mais dans l’avenir Meero veut surtout se renforcer technologiquement dans l’édition automatique, la retouche  et d’enrichissement de contenu photographique. Un peu à l’image de certains services gratuits proposés par les réseaux sociaux. Même si le service proposé par Meero offre davantage de valeur ajoutée La jeune entreprise estime que 60 minutes de prise de vue réelle nécessitent jusqu’à 4 heures de travail de post production supplémentaires. Les technologies de pointe d’édition, d’enrichissement de contenu et d’automatisation de la retouche développées par Meero réduisant, selon elle, ce temps à quelques secondes. Meero se positionne donc dans le futur comme un studio mondial automatisé permettant de produire photo et vidéo à des prix très compétitifs. Il restera à Meero, dans cette transition, à conserver le support de sa communauté, qui pour l’instant a fait son succès.

 

Weborama, éditeur français spécialisé dans la donnée et sur le marché des DMP (Data Management Platform)  a été choisi comme nouveau partenaire de OUI.sncf, le site  d’e-commerce de la SNCF, pour sa plateforme de Data Management. Un choix qui s’explique par la capacité de l’éditeur français à proposer et intégrer ses services technologiques sur les données dans l’expérience client.

Weborama qui est en train de racheter aux Etats-Unis Simzek Ad Server, en concurrence avec Amazon, continue à être un éditeur incontournable sur le marché français face notamment aux grands éditeurs de logiciels CRM et marketing américains. Même si ceux-ci ont tous procédé (Salesforce, Adobe)   à un virage stratégique dans le traitement plus large et plus fin des données commerciales et marketing, Weborama continue à convaincre les grands comptes français grâce à sa maîtrise technologique sur les données.

Son positionnement plus global sur les données, notamment en matière de sémantique client et d’IA,  lui a donc permis de séduire Oui.sncf sur un projet visant à maîtriser toute la chaîne des interactions numériques du site e-commerce de la SNCF. Dans un communiqué, Weborama précise qu’il travaille et coopère sur la personnalisation client avec de très grandes entreprises françaises et internationales depuis de nombreuses années.

C’est grâce notamment à sa maîtrise informatique, un point fort de la société depuis sa création, que Weborama semble avoir convaincu OUI.sncf  “En tant qu’entreprise informatique, nous confirmons que Weborama a pu répondre à nos attentes tant en termes de technologie que de soutien d’équipe » commente Béatrice Tourvieille, directrice marketing des marques OUI.sncf  dans le cadre de cette annonce.

En plus de la maîtrise actuelle des données dans des plateformes spécifiques, Weborama se positionne de plus en plus sur l’expérience client en s’appuyant sur des technologies, notamment en Intelligence Artificielle, permettant une  connaissance scientifique du consommateur ainsi grâce à sa base de données BigSea totalisant 1,3 milliard de profils anonymisés et 220 critères de qualification qui lui permet de disposer d’un référentiel important pour l’élaboration de ses algorithmes d’expériences clients.

 

 

Capgemini et ISAI, le fonds internet géré par Jean-David Chamboredon, annoncent le lancement d’un fonds d’investissement à destination des startups B2B de 90 millions d’euros.
Après les annonces de Salesforce Venture , ce fonds va cibler aussi de jeunes entreprises porteuses de solutions innovantes, futurs leaders de l’industrie du logiciel (IaaS, SaaS, PaaS) et de l’informatique durable.

La gestion du fonds ISAI Cap Venture  sera confiée à ISAI

Alors que Capgemini possède déjà sa propre structure de Corporate Venture, Capgemini Ventures, dont la mission est d’investir et de nouer des partenariats avec l’écosystème en France, la société de service française a précisé que la gestion du  fonds  « ISAI Cap Venture », serait confiée à ISAI. Cap Gemini précise que cette entité ciblera des jeunes entreprises à travers le monde, et majoritairement en Europe, ayant atteint un stade de maturité suffisant pour permettre une démarche commerciale conjointe à son activité.

ISAI Cap Venture sera donc bien sur le papier un fonds de Corporate Venture. Dans son communiqué,  Capgemini précise bien d’ailleurs ses missions. Tout d’abord  le sourcing des opportunités d’investissement  qui sera assuré principalement par Capgemini à travers son réseau mondial, ce qui devrait permettre de repérer des entreprises complémentaires aux activités actuelles de Capgemini et de les intégrer à son portefeuille de solutions et services. Puis ensuite l’identification de cibles précises à travers une sélection de jeunes entreprises choisies en fonction du potentiel de synergies avec Capgemini.

Une stratégie plus proche de la tech américaine

Dans son communiqué, Capgemini précise toutefois que le fonds « ISAI Cap Venture » investira dans 15 à 20 startups en suivant strictement les règles et pratiques de l’industrie du capital-risque. Une démarche plus proche de celles des grands acteurs de la tech américaine que des grandes  entreprises françaises qui voient trop souvent dans le Corporate Venture une simple animation de l’écosystème innovant. « Notre proximité avec le groupe Capgemini nous a permis de lancer ce fonds sur des bases claires, permettant à chacun de jouer son rôle. Capgemini sera le business partner et l’accélérateur de croissance pour les startups et scale-ups du portefeuille.»

« Nous serons, comme à notre habitude, l’investisseur en capital-risque structurellement aligné sur les intérêts des jeunes entreprises et de leurs actionnaires » a commenté  Jean-David Chamboredon, Président exécutif d’ISAI dans le cadre de cette annonce. De son coté Capgemini estime que ce fonds va lui permettre d’accélérer dans le domaine de l’innovation ouverte et devenir ainsi « un véritable un facilitateur d’adoption des technologies innovantes ayant la capacité d’en assurer un déploiement rapide et à grande échelle » a précisé Thierry Delaporte, directeur général délégué du groupe Capgemini dans le cadre également de cette annonce. Une stratégie destinée à rivaliser avec les services offerts par les géants du Cloud ou de certains éditeurs du logiciel comme Salesforce, Oracle ou SAP.

En photo : Jean-David Chamboredon ©DR

 

A quelques jours du Google Cloud Summit de Paris (18 juin), Google renforce son offre avec l’acquisition de Looker, pour 2,6 milliards $ ! Un investissement dans l’analytique qui est en train de devenir au delà  des services d’infrastructure, le service à valeur ajouté des géants du cloud.

Google en a assez d’être le n°3 du marché du cloud public (derrière Amazon et Microsoft). L’entreprise a ouvert en grand son porte-monnaie afin d’acquérir pour 2,6 milliards de dollars une jeune entreprise valorisée 1 milliard de moins (1,6 milliard).

Concrètement, Google ne l’a pas fait pour accroître directement sa part de marché. Les technologies de Looker ne concernent pas l’hébergement des données mais l’analyses des données hébergées. En résumé, Google a payé (cher) pour disposer d’un argument commercial supplémentaire. Pour rappel, Google a racheté plus de 130 entreprises au cours des 10 dernières années, soit 13 par an en moyenne : le rachat de Looker n’est donc pas une première, mais le montant du rachat et l’enjeu sont à noter, notamment dans le domaine du multicloud.

L’enjeu du multicloud pour Google

Google fait du multicloud son cheval de bataille technologique sur un marché du cloud dominé par AWS et Microsoft. Looker  va permettre aux DSI de travailler en environnement multi-cloud sur les données. Une offre qui va venir appuyer dans le futur celle que Google vient de lancer sur les infrastructures  avec Anthos qui lui permet de proposer des services managés sur différents clouds dont ceux de AWS et Azure. Google est donc de retour dans le cloud et cela devrait se voir le 18 juin prochain même si pour l’instant sa conférence annuelle est positionnée de manière assez large sur la communauté du cloud dont les développeurs et les responsables d’infrastructures informatiques. Google veut  séduire une large cible et convaincre sans doute plus tard la cible des décideurs informatiques sur laquelle AWS et Microsoft ont pris de l’avance.

Le Google Cloud Summit Paris  aura lieu au Hall 7 de Paris Expo Porte de Versailles. Au programme de cette conférence annuelle selon Google France : des sessions de présentation et de formation adaptées aux différents niveaux d’expertise, thèmes et centres d’intérêts, parmi lesquels: la modernisation des infrastructure, la gestion des données, le machine learning et l’intelligence artificielle, le développement d’applications, les outils collaboratifs, sans oublier les solutions sectorielles.

Infos et inscriptions au Google Cloud Summit Paris : https://inthecloud.withgoogle.com/summit-par-19/home.html

En photo : Frank Bien, CEO de Looker. ©Looker

 

Pour le Prix de l’Excellence Marketing et Digitale organisé par l’Adetem le 03 juillet, une première série de dossiers de candidature est publiée. Des présentations en PDF et des vidéos du meilleur du marketing digital, guérilla marketing, campagne de pub ou stratégies d’influence  sont proposées sur le site de l’Adetem.

C’est lors de la 14ème édition de la Nuit de l’Adetem organisée au Musée des arts forains que seront décernés les Prix de l’Excellence marketing. En plus du Grand Prix, cinq catégories de prix sont proposées : innovation marketing et digital, marketing expérience client, startup, marketing responsable, marketing B to B. Ces prix de l’Adetem récompenseront trois lauréats (or, argent et bronze) dans chacune de ces six catégories.

Placé sous la présidence de Stéphanie Chenavier, International Consumer Product Director de WW (ex Weight Watchers) et Co-présidente du Club Adetem Innovation, le jury  a effectué une première sélection dans laquelle on trouve les entreprises suivantes : G.H.MUMM, APRIL Santé Prévoyance, Husqvarna, Bouygues Telecom, Lacoste, American Express, Mylan, Blancheporte, Twitter, Colas, Groupe Apicil, Le Bon Coin, Plezi, MSC pêche durable, Biovive, Elior Group, Planète Enfants & Développement, Renault Alpine, Gîtes de France, Interflora, Microsoft et Citroën. Ainsi, un large panel de grandes entreprises, ETI, sociétés technologiques et startups participe à ce Prix 2019 de l’Excellence marketing de l’Adetem.

Parallèlement l’Adetem a mis en ligne les présentations de plusieurs entreprises et notamment celles du Prix de l’Innovation Marketing et Digitale afin que les membres de l’Adetem puissent voter en ligne. Des documents PDF et de courtes vidéos sont ainsi proposés. On y retrouve notamment :

  • Le travail de l’agence Bloom d’identification de communautés de clients et fans pour le lancement de la nouvelle Alpine sur le digital ainsi que le partenariat des marques Alpine et Leica (En complément une interview de Julien Geffard Directeur Marketing Alpine publiée sur Digital CMO).
  • La première exposition virtuelle consacrée aux cybermenaces lancée par Microsoft  d’abord en digital puis sur les salons BtoB pour s’adresser aux  experts techniques, aux experts sécurité et aux CEO avec « un contenu non anxiogène, non intrusif, impactant et ludique pour les cibles permettant d’inscrire Microsoft comme un rempart face aux cyberattaques. »
  • La campagne 2018 de guérilla marketing et social media de l’association Planète Enfants & Développement qui lui a valu une augmentation des dons de 70% par rapport à la même période en 2017.
  • La plateforme de marketing digitale Amex Offers créée par American Express mettant en relation les marques (les vendeurs) et les titulaires de carte Amex (les acheteurs).
  • Le lancement de The Citroënist Editorializer par Citroën à l’intention des 200 journalistes et influenceurs leur offrant l’actualité augmentée de la marque, de l’industrie automobile et de 12 thématiques inspirantes.
  • L’application mobile créée par Gîtes de France  pour permettre aux 42 000 propriétaires de réaliser eux-mêmes leur propre vidéo de présentation.
  • La communication émotionnelle développée par Interflora sur les réseaux sociaux qui a valu de nombreux retours positifs à cette marque emblématique.
  • La campagne impertinente et trash de la marque de couches « Little big change » du groupe Ontex qui a généré des ventes (et une rupture de stock) auprès des urbains connectés.

En photo : Le jury 2019 des Prix de l’Excellence marketing.

Pour retrouver les PDF de présentation et les vidéos, c’est ici : https://www.nuitadetem.marketing/prix-innovation-digitale/