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C’est jusqu’à présent le rachat tech de l’année. En rachetant pour 15,7  milliard de dollars, par échange d’actions, le leader de l’analytique Tableau Software, Salesforce accélère son positionnement stratégique sur la donnée. Un mouvement entrepris depuis deux ans visant à transformer le numéro 1 mondial du CRM en une société plus globale intervenant sur tous les aspects de la donnée commerciale et marketing : son traitement informatique, ses interactions multi-canal  et sa visualisation. Salesforce présentera cette stratégie le 27 juin prochain à ses clients français lors du Salesforce World Tour de Paris.

La richesse n’est plus dans le traitement informatique de la donnée mais dans sa compréhension

En créant il y a 20 ans Salesforce, Marc Benioff, son actuel CEO, avait anticipé la demande des entreprises pour des logiciels faciles d’accès et utilisables par tous, notamment pour les fonctions marketings et commerciales dont les besoins d’informations étaient déjà plus récurrents et intensifs que dans d’autres grands départements d’entreprises. C’est ce qui a fait le succès des solutions  CRM (Customer Relation Management) en mode SaaS de l’éditeur américain.

Depuis Salesforce est devenu le numéro 1 mondial avec un chiffre d’affaires en  2018 de 13,28 milliards de dollars en progression de 26 %. Au niveau de la profitabilité Salesforce enregistre cependant des résultats fluctuants. En 2018 son résultat annuel atteignait  360 millions de dollars, contre 110 millions de dollars sur la même période l’année précédente. Il faut dire que depuis le début Salesforce n’a eu de cesse de vouloir anticiper les évolutions du marché et de faire la course en tête à la fois en innovant mais aussi en rachetant des sociétés technologiques  qui lui permettront de grandir encore plus rapidement. Salesforce annoncé un chiffre d’affaires de 26 à 28 milliards de dollars dans les 4 prochaines années.

Le rachat de Tableau Software s’inscrit dans cette logique  avec à la base une idée simple : les clients ne veulent plus simplement accéder à des données, ils veulent en même temps les comprendre et les utiliser en temps réel. Un besoin provoqué par la montée en puissance des canaux digitaux et la nécessité d’agir au plus près des interactions des clients avec les marques.  Un besoin que le CEO de Salesforce a parfaitement résumé : “Nous réunissons le CRM n° 1 au monde avec la plate-forme analytique n° 1. Tableau aide les utilisateurs à voir et à comprendre les données, et Salesforce les aide à engager et à comprendre les clients. C’est vraiment le meilleur des deux mondes pour nos clients” a précisé Marc Bienoff dans le cadre du rachat.

Salesforce se positionne ainsi tout de suite  sur l’analyse de données en attendant une hypothétique succès de l’IA.

Tableau est encore une société de logiciels de taille modeste mais elle est le pionnier de l’analyse en libre-service avec une plate-forme d’analyse intuitive qui permet, théoriquement, à tous dans les entreprises de travailler avec des données. Tableau Software revendique 86 000 clients dans le monde et cite notamment Charles Schwab, Verizon, Schneider Electric, Southwest ou encore Netflix.

Pour le dirigeant actuel de Tableau Software la complémentarité est évidente. “L’association de forces avec Salesforce renforcera notre capacité à aider les utilisateurs du monde entier à comprendre les données” a analysé Adam Selipsky, président et chef de la direction de Tableau. “En tant que partie intégrante du premier groupe mondial de gestion de la relation client, les outils d’analyse intuitifs et puissants de Tableau permettront aux clients  de découvrir des informations exploitables dans l’ensemble de leur entreprise” a-t-il également précisé.

Tableau Software va donc continuer de développer son activité commerciale en tant que entité de Salesforce. Dans un second temps les deux entreprises devraient travailler à une intégration plus étroite de leurs services, notamment à travers des services d’Intelligence Artificielle. Salesforce avait commencé  à travailler sur le sujet autour de son projet AI Einstein et certains nombre d’annonces. Salesforce devrait renforcer cette stratégie dans les mois qui viennent en coordination avec Tableau Software. Mais pour le moment cap sur le marché de l’analyse de données. Un marché qui réprime une grosse part des 1 800 milliards de dollars du marché de la transformation numérique estimé par IDC et qui attise les convoitises de tous : les acteurs du Cloud comme AWS et Google, les éditeurs de logiciels historiques comme SAP et Oracla, mais aussi les agences de publicité et de marketing  qui ne veulent pas perdre ce marché au profit des acteurs de la tech. Le rachat récent de Epsilon aux Etats-Unis par Publicis, qui a fait de la data un  des ses axes stratégiques, en est un parfait exemple.

En photo : Mark Bénioff, CEO de Salesforce. ©Salesforce

 

Meero, qui compte seulement 3 ans années d’existence, vient d’annoncer une levée de fonds de 237 millions de dollars. La plus grosse levée de fonds parmi les startups françaises cette année. Au total, le site de photographies et services d’image pour les  professionnels a levé depuis sa création 300 millions de dollars.

On connaissait les success story des startups de la photo comme Fotolia racheté il y a 4 ans par Adobe pour 800 M€ mais pas encore celles évoluant dans le monde de la photographie et vidéo professionnelle. Meero pourrait être une de celles-là depuis son annonce de levée de fonds record de 237 millions de dollars.

Avec cet argent la startup française prévoit de finir l’année avec 1 200 employés répartis sur ses cinq bureaux dans le monde. Pour cette levée, qui porte à près de 300 millions de dollars le financement total de cette jeune entreprise, le risque a été réparti entre un grand nombre de fonds : Eurazeo, Prime Ventures, Avenir Growth et GR Capital se sont joints aux investisseurs historiques – Global Founders Capital, Alven, Aglaé Ventures, White Star Capital et Idinvest Partners.

Développer plus de services en BtoBtoC et devenir un studio digital mondial

Meero n’est pas une société qui a disrupté le monde de la photographie professionnelle. Celui-ci avait souffert, bien avant, de la montée en puissance de la photographie grand public avec notamment les capacités offertes par les téléphones portables. Meero a pluôt redonné des outils professionnels de gestion et service  aux semi- professionnels et professionnels de la photographie tout en leur offrant  de nouveaux débouchés dans des marchés comme l’immobilier, les mariages, la restauration et l’e-commerce.

La startup, qui compte aujourd’hui plus de 31 000 clients dans une centaine de pays, souhaite désormais proposer ses services de photographie, jusque-là réservés aux professionnels, à la clientèle des particuliers. Jusqu’à présent elle opérait principalement sur le marché des professionnels avec sa suite d’outils mymeero (comptabilité, CRM, marketing…) destinée à faciliter la gestion de leur activité. et l’animation de cette communauté qui était pas fédérée. Meero dans ce domaine a même lancé une fondation de soutien à la photographie… Autant de projets lancés par Meero qui souhaite se focaliser sur LA mission qui l’anime depuis sa création.

Mais dans l’avenir Meero veut surtout se renforcer technologiquement dans l’édition automatique, la retouche  et d’enrichissement de contenu photographique. Un peu à l’image de certains services gratuits proposés par les réseaux sociaux. Même si le service proposé par Meero offre davantage de valeur ajoutée La jeune entreprise estime que 60 minutes de prise de vue réelle nécessitent jusqu’à 4 heures de travail de post production supplémentaires. Les technologies de pointe d’édition, d’enrichissement de contenu et d’automatisation de la retouche développées par Meero réduisant, selon elle, ce temps à quelques secondes. Meero se positionne donc dans le futur comme un studio mondial automatisé permettant de produire photo et vidéo à des prix très compétitifs. Il restera à Meero, dans cette transition, à conserver le support de sa communauté, qui pour l’instant a fait son succès.

 

Weborama, éditeur français spécialisé dans la donnée et sur le marché des DMP (Data Management Platform)  a été choisi comme nouveau partenaire de OUI.sncf, le site  d’e-commerce de la SNCF, pour sa plateforme de Data Management. Un choix qui s’explique par la capacité de l’éditeur français à proposer et intégrer ses services technologiques sur les données dans l’expérience client.

Weborama qui est en train de racheter aux Etats-Unis Simzek Ad Server, en concurrence avec Amazon, continue à être un éditeur incontournable sur le marché français face notamment aux grands éditeurs de logiciels CRM et marketing américains. Même si ceux-ci ont tous procédé (Salesforce, Adobe)   à un virage stratégique dans le traitement plus large et plus fin des données commerciales et marketing, Weborama continue à convaincre les grands comptes français grâce à sa maîtrise technologique sur les données.

Son positionnement plus global sur les données, notamment en matière de sémantique client et d’IA,  lui a donc permis de séduire Oui.sncf sur un projet visant à maîtriser toute la chaîne des interactions numériques du site e-commerce de la SNCF. Dans un communiqué, Weborama précise qu’il travaille et coopère sur la personnalisation client avec de très grandes entreprises françaises et internationales depuis de nombreuses années.

C’est grâce notamment à sa maîtrise informatique, un point fort de la société depuis sa création, que Weborama semble avoir convaincu OUI.sncf  “En tant qu’entreprise informatique, nous confirmons que Weborama a pu répondre à nos attentes tant en termes de technologie que de soutien d’équipe » commente Béatrice Tourvieille, directrice marketing des marques OUI.sncf  dans le cadre de cette annonce.

En plus de la maîtrise actuelle des données dans des plateformes spécifiques, Weborama se positionne de plus en plus sur l’expérience client en s’appuyant sur des technologies, notamment en Intelligence Artificielle, permettant une  connaissance scientifique du consommateur ainsi grâce à sa base de données BigSea totalisant 1,3 milliard de profils anonymisés et 220 critères de qualification qui lui permet de disposer d’un référentiel important pour l’élaboration de ses algorithmes d’expériences clients.

 

 

Capgemini et ISAI, le fonds internet géré par Jean-David Chamboredon, annoncent le lancement d’un fonds d’investissement à destination des startups B2B de 90 millions d’euros.
Après les annonces de Salesforce Venture , ce fonds va cibler aussi de jeunes entreprises porteuses de solutions innovantes, futurs leaders de l’industrie du logiciel (IaaS, SaaS, PaaS) et de l’informatique durable.

La gestion du fonds ISAI Cap Venture  sera confiée à ISAI

Alors que Capgemini possède déjà sa propre structure de Corporate Venture, Capgemini Ventures, dont la mission est d’investir et de nouer des partenariats avec l’écosystème en France, la société de service française a précisé que la gestion du  fonds  « ISAI Cap Venture », serait confiée à ISAI. Cap Gemini précise que cette entité ciblera des jeunes entreprises à travers le monde, et majoritairement en Europe, ayant atteint un stade de maturité suffisant pour permettre une démarche commerciale conjointe à son activité.

ISAI Cap Venture sera donc bien sur le papier un fonds de Corporate Venture. Dans son communiqué,  Capgemini précise bien d’ailleurs ses missions. Tout d’abord  le sourcing des opportunités d’investissement  qui sera assuré principalement par Capgemini à travers son réseau mondial, ce qui devrait permettre de repérer des entreprises complémentaires aux activités actuelles de Capgemini et de les intégrer à son portefeuille de solutions et services. Puis ensuite l’identification de cibles précises à travers une sélection de jeunes entreprises choisies en fonction du potentiel de synergies avec Capgemini.

Une stratégie plus proche de la tech américaine

Dans son communiqué, Capgemini précise toutefois que le fonds « ISAI Cap Venture » investira dans 15 à 20 startups en suivant strictement les règles et pratiques de l’industrie du capital-risque. Une démarche plus proche de celles des grands acteurs de la tech américaine que des grandes  entreprises françaises qui voient trop souvent dans le Corporate Venture une simple animation de l’écosystème innovant. « Notre proximité avec le groupe Capgemini nous a permis de lancer ce fonds sur des bases claires, permettant à chacun de jouer son rôle. Capgemini sera le business partner et l’accélérateur de croissance pour les startups et scale-ups du portefeuille.»

« Nous serons, comme à notre habitude, l’investisseur en capital-risque structurellement aligné sur les intérêts des jeunes entreprises et de leurs actionnaires » a commenté  Jean-David Chamboredon, Président exécutif d’ISAI dans le cadre de cette annonce. De son coté Capgemini estime que ce fonds va lui permettre d’accélérer dans le domaine de l’innovation ouverte et devenir ainsi « un véritable un facilitateur d’adoption des technologies innovantes ayant la capacité d’en assurer un déploiement rapide et à grande échelle » a précisé Thierry Delaporte, directeur général délégué du groupe Capgemini dans le cadre également de cette annonce. Une stratégie destinée à rivaliser avec les services offerts par les géants du Cloud ou de certains éditeurs du logiciel comme Salesforce, Oracle ou SAP.

En photo : Jean-David Chamboredon ©DR

 

A quelques jours du Google Cloud Summit de Paris (18 juin), Google renforce son offre avec l’acquisition de Looker, pour 2,6 milliards $ ! Un investissement dans l’analytique qui est en train de devenir au delà  des services d’infrastructure, le service à valeur ajouté des géants du cloud.

Google en a assez d’être le n°3 du marché du cloud public (derrière Amazon et Microsoft). L’entreprise a ouvert en grand son porte-monnaie afin d’acquérir pour 2,6 milliards de dollars une jeune entreprise valorisée 1 milliard de moins (1,6 milliard).

Concrètement, Google ne l’a pas fait pour accroître directement sa part de marché. Les technologies de Looker ne concernent pas l’hébergement des données mais l’analyses des données hébergées. En résumé, Google a payé (cher) pour disposer d’un argument commercial supplémentaire. Pour rappel, Google a racheté plus de 130 entreprises au cours des 10 dernières années, soit 13 par an en moyenne : le rachat de Looker n’est donc pas une première, mais le montant du rachat et l’enjeu sont à noter, notamment dans le domaine du multicloud.

L’enjeu du multicloud pour Google

Google fait du multicloud son cheval de bataille technologique sur un marché du cloud dominé par AWS et Microsoft. Looker  va permettre aux DSI de travailler en environnement multi-cloud sur les données. Une offre qui va venir appuyer dans le futur celle que Google vient de lancer sur les infrastructures  avec Anthos qui lui permet de proposer des services managés sur différents clouds dont ceux de AWS et Azure. Google est donc de retour dans le cloud et cela devrait se voir le 18 juin prochain même si pour l’instant sa conférence annuelle est positionnée de manière assez large sur la communauté du cloud dont les développeurs et les responsables d’infrastructures informatiques. Google veut  séduire une large cible et convaincre sans doute plus tard la cible des décideurs informatiques sur laquelle AWS et Microsoft ont pris de l’avance.

Le Google Cloud Summit Paris  aura lieu au Hall 7 de Paris Expo Porte de Versailles. Au programme de cette conférence annuelle selon Google France : des sessions de présentation et de formation adaptées aux différents niveaux d’expertise, thèmes et centres d’intérêts, parmi lesquels: la modernisation des infrastructure, la gestion des données, le machine learning et l’intelligence artificielle, le développement d’applications, les outils collaboratifs, sans oublier les solutions sectorielles.

Infos et inscriptions au Google Cloud Summit Paris : https://inthecloud.withgoogle.com/summit-par-19/home.html

En photo : Frank Bien, CEO de Looker. ©Looker

 

Pour le Prix de l’Excellence Marketing et Digitale organisé par l’Adetem le 03 juillet, une première série de dossiers de candidature est publiée. Des présentations en PDF et des vidéos du meilleur du marketing digital, guérilla marketing, campagne de pub ou stratégies d’influence  sont proposées sur le site de l’Adetem.

C’est lors de la 14ème édition de la Nuit de l’Adetem organisée au Musée des arts forains que seront décernés les Prix de l’Excellence marketing. En plus du Grand Prix, cinq catégories de prix sont proposées : innovation marketing et digital, marketing expérience client, startup, marketing responsable, marketing B to B. Ces prix de l’Adetem récompenseront trois lauréats (or, argent et bronze) dans chacune de ces six catégories.

Placé sous la présidence de Stéphanie Chenavier, International Consumer Product Director de WW (ex Weight Watchers) et Co-présidente du Club Adetem Innovation, le jury  a effectué une première sélection dans laquelle on trouve les entreprises suivantes : G.H.MUMM, APRIL Santé Prévoyance, Husqvarna, Bouygues Telecom, Lacoste, American Express, Mylan, Blancheporte, Twitter, Colas, Groupe Apicil, Le Bon Coin, Plezi, MSC pêche durable, Biovive, Elior Group, Planète Enfants & Développement, Renault Alpine, Gîtes de France, Interflora, Microsoft et Citroën. Ainsi, un large panel de grandes entreprises, ETI, sociétés technologiques et startups participe à ce Prix 2019 de l’Excellence marketing de l’Adetem.

Parallèlement l’Adetem a mis en ligne les présentations de plusieurs entreprises et notamment celles du Prix de l’Innovation Marketing et Digitale afin que les membres de l’Adetem puissent voter en ligne. Des documents PDF et de courtes vidéos sont ainsi proposés. On y retrouve notamment :

  • Le travail de l’agence Bloom d’identification de communautés de clients et fans pour le lancement de la nouvelle Alpine sur le digital ainsi que le partenariat des marques Alpine et Leica (En complément une interview de Julien Geffard Directeur Marketing Alpine publiée sur Digital CMO).
  • La première exposition virtuelle consacrée aux cybermenaces lancée par Microsoft  d’abord en digital puis sur les salons BtoB pour s’adresser aux  experts techniques, aux experts sécurité et aux CEO avec « un contenu non anxiogène, non intrusif, impactant et ludique pour les cibles permettant d’inscrire Microsoft comme un rempart face aux cyberattaques. »
  • La campagne 2018 de guérilla marketing et social media de l’association Planète Enfants & Développement qui lui a valu une augmentation des dons de 70% par rapport à la même période en 2017.
  • La plateforme de marketing digitale Amex Offers créée par American Express mettant en relation les marques (les vendeurs) et les titulaires de carte Amex (les acheteurs).
  • Le lancement de The Citroënist Editorializer par Citroën à l’intention des 200 journalistes et influenceurs leur offrant l’actualité augmentée de la marque, de l’industrie automobile et de 12 thématiques inspirantes.
  • L’application mobile créée par Gîtes de France  pour permettre aux 42 000 propriétaires de réaliser eux-mêmes leur propre vidéo de présentation.
  • La communication émotionnelle développée par Interflora sur les réseaux sociaux qui a valu de nombreux retours positifs à cette marque emblématique.
  • La campagne impertinente et trash de la marque de couches « Little big change » du groupe Ontex qui a généré des ventes (et une rupture de stock) auprès des urbains connectés.

En photo : Le jury 2019 des Prix de l’Excellence marketing.

Pour retrouver les PDF de présentation et les vidéos, c’est ici : https://www.nuitadetem.marketing/prix-innovation-digitale/

Mark Zuckerberg et Emmanuel Macron en avaient fait  le thème principal de leur échange à l’Elysée il y a peu de temps. Le sujet des fakes news et des contenus illicites est devenu l’un des enjeux majeurs de l’avenir des réseaux sociaux. Facebook semble vouloir agir dans ce domaine comme en témoigne ces statistiques publiées par Statista.

Facebook a publié des chiffres indiquant le nombre de contenus illicites sur lesquels il a agi au cours d premier trimestre de 2019. Le contenu que Facebook tente de réguler se divise  en huit catégories: violence graphique, nudité et activités sexuelles pour adultes, propagande terroriste, discours de haine, intimidations et harcèlement, nudité et exploitation sexuelle, biens réglementés (drogues et armes à feu) et le dernier -mais non le moindre-  est le spam.

Selon ces chiffres donnés par Facebook, entre janvier et mars de cette année, 1,8 milliard de messages classés comme spam ont été supprimés de Facebook, ce qui représente 96% de l’ensemble du contenu pris en compte (hors faux comptes). 34 millions de messages contenant de la violence et du contenu graphique ont également été supprimés ou ont fait l’objet d’un avertissement. Dans ce chiffre, 99% ont été détectés et signalés par la technologie de Facebook avant leur publication. De même, 97% de tous les posts supprimés ou signalés comme contenant de la nudité ou des activités sexuelles adultes ont été localisés et identifiés automatiquement avant d’être signalés. Au total, 19 millions ont reçu des étiquettes d’avertissement ou ont été supprimés au total.

En revanche, la technologie de Facebook de régulation a nettement moins réussi à identifier les publications contenant des discours de haine. Sur les quatre millions de contenus pour lesquels la société a agi par rapport à un discours de haine, seuls 65% ont été signalés par Facebook avant que les utilisateurs ne signalent une violation des normes communautaires de la plate-forme. Enfin Facebook a donné des indications sur les faux comptes. Au cours du premier trimestre de l’année, plus de deux milliards de faux comptes ont été désactivés et la plupart d’entre eux ont été supprimés quelques minutes après l’enregistrement.

Salesforce Ventures, qui a déjà financé 50 startups en Europe,  vient d’annoncer le lancement  d’un nouveau fonds venture de 125 millions de dollars destiné aux startups européennes. Ce fonds aura une thématique principale celui du cloud.

Salesforce Ventures renforce encore ses actions startups en Europe avec le lancement d’un nouveau fonds de 125 millions de dollars. Après avoir investi (100 M$) dans des entreprises pionnières en matière de paiements numériques, de vision industrielle, d’intelligence artificielle, autour de la blockchain ou de l’économie des API, Salesforce veut désormais financer des jeunes pousses qui font du cloud leur modèle de développement, notamment dans le secteur du logiciel. Salesforce qui est l’un des acteurs majeurs du financement startup en Europe par rapport à ses concurrents tech comme IBM, SAP ou Oracle semble vouloir passer un nouveau cap et fédérer davantage de jeunes entreprises autour de lui et de ses solutions.

Selon Salesforce 28 milliards d’euros ont été investis dans des start-ups européennes et israéliennes l’année dernière. Les fournisseurs d’offres SaaS ont reçu plus de 35 % de ces fonds précise l’éditeur américain. Et Salesforce estime que la montée en puissance mondiale du cloud a donné naissance à de nouvelles technologies de pointe contribuant à l’essor de jeunes entreprises  dans tous les secteurs et à des entrepreneurs ambitieux. Selon les prévisions d’IDC citées dans le communiqué de presse, le marché des services de cloud public dans la région EMEA va doubler entre 2018 et 2023 pour dépasser les 105,3 milliards de dollars.

Que vise Salesforce Venture ?

Même si avec cette annonce Salesforce semble vouloir se recentrer sur le cloud et le logiciel, Salesforce venture a opéré jusqu’à présent comme un véritable fonds et ses investissements ont été diversifiés en fonction des opportunités qu’il a pu avoir. En France, Salesforce Venture a notamment investi dans Sigfox, présentée comme une future licorne mais aussi dans Akaneo (un spécialiste du Product Information Management) et dans FinnalCad (une solution pour le secteur de la construction).

Pour chaque société, en plus du financement, l’éditeur américain semble jouer la carte de l’aide au développement commercial notamment aux Etats-Unis. « Salesforce Ventures a joué un rôle essentiel dans notre croissance en Europe et dans notre expansion sur le marché nord-américain. Le groupe continue de nous apporter un soutien exceptionnel et ses connaissances pour faire face aux défis classiques d’une startup proposant des offres SaaS à une clientèle professionnelle», a précisé Fred de Gombert, CEO et cofondateur d’Akèneo dans le cadre des annonces de Salesforce Venture.

Pour en savoir plus :  www.salesforce.com/company/ventures/

Adobe a profité de sa grand-messe annuelle européenne, le Adobe Summit EMEA 2019, qui se déroulait à Londres la semaine passée pour faire différentes annonces. Nous avons retenu l’annonce dans le domaine de l’expérience client qui, après le rachat de Marketo, s’inscrit dans la volonté de l’éditeur américain d’être présent sur toutes les étapes des interactions entre une marque et son client. Parallèlement, Adobe a commencé à tracer la voie de ses innovations en Intelligence Artificielle, notamment dans le marketing prédictif. 

Etre présent sur tous les points de l’interaction client

À l’occasion de cet événement londonien, Adobe a dévoilé ses dernières innovations en matière de Customer Experience, dont Adobe Experience Platform, la première plateforme dédiée qui fédère l’ensemble des données pour créer un profil client en temps réel. Adobe a profité également de cet événement pour annoncer un nouveau partenariat stratégique avec Software AG pour associer Adobe Experience Platform et Marketo Engage à webMethods, le service d’intégration et de gestion d’API de Software AG. L’idée est d’éliminer les silos de données dans toute l’entreprise et de faciliter la création d’expériences client uniques sur la base de données éparpillées dans l’entreprise. Un véritable enjeu aujourd’hui pour bien comprendre le comportement des clients sur tous les points d’interactions avec une marque.

Sur le sujet de la Customer expérience Adobe a présenté des références mondiales comme Unilever, UBS ou BT mais aussi des références dans des sociétés de taille plus modeste comme  Footlocker ou encore la marque de vêtement française  Zadig & Voltaire. Il semble donc que le mouvement vers une centralisation des données pour mieux comprendre les interactions réalisées et souhaitées par les clients avec un produit ou une marque soit général. De même Adobe a présenté les résultats d’une étude révélant que le comportement des acheteurs B2B se rapproche de plus en plus de celui des clients B2C, obligeant les marques à repenser leurs stratégies de commercialisation auprès de ces audiences. Selon les résultats de cette étude, les acheteurs B2B exigent désormais les qualités généralement associées au segment B2C, telles que la transparence, l’identification claire de la raison d’être de la marque et la personnalisation. Le rapport table sur l’émergence d’une approche « Business-to-Everyone » consistant à interagir avec chaque audience à un niveau individuel plutôt que via une segmentation B2B/B2C classique.

L’intelligence Artificielle au service d’un marketing plus prédictif

Comme beaucoup d’autres acteurs du secteur, Adobe a tracé la voie de ses futurs efforts en terme d’Intelligence Artificielle. Le marketing prédictif sera un axe fort et Adobe a insisté à l’occasion de ce salon sur cet aspect. Pour s’adapter presque en temps réel à la réalité des besoins des clients, Adobe a présenté une nouvelle technologie qui utilise les capacités de deep learning d’Adobe Sensei pour prévoir le comportement des clients. En analysant les antécédents et les schémas de comportements connus des utilisateurs, le système évaluera les actions que les clients sont les plus susceptibles d’effectuer. Ce service donnera par exemple un scoring des clients les plus susceptibles de quitter un  service, et pourra recommandera également un ensemble d’actions visant à leur faire changer d’avis.

Site web du Adobe Summit 2019 : https://summit-emea.adobe.com/emea/

Selon une étude sur l’obsolescence technologique menée par le cabinet Spoking Polls pour Lexmark, près de 80% des entreprises seraient prêtes à acheter des matériels recontionnés.

Lexmark, acteur mondial de solutions d’impression, dévoile les résultats de son étude sur l’obsolescence technologique informatique, menée par le cabinet Spoking Polls. Presque 80% des entreprises interrogées sont conscientes de l’avènement de ce sujet majeur qui impacte tout leur écosystème.  Alors que le gouvernement a publié son projet de loi sur l’économie circulaire en janvier, 68% des répondants déclarent manquer de temps et de ressources pour mettre en place des solutions.  Retour sur les chiffres clés révélés par cette étude.

L’obsolescence technologique : un sujet fédérateur mais mal connu

L’obsolescence technologique désigne le fait qu’un produit, qui fonctionne encore, soit considéré comme obsolète car il ne bénéficie pas des fonctionnalités dont sont équipés les tout derniers modèles de sa catégorie.  Les principaux résultats de l’étude font ressortir cinq tendances qui illustrent la voie dans laquelle les entreprises semblent s’engager pour une meilleure maîtrise du phénomène et, à plus long terme, une fabrication plus durable des produits informatiques et télécoms.

« Durabilité accrue du matériel, innovation et bien sûr responsabilité assumée sont les trois réponses aux défis de l’obsolescence technologique», souligne Sylvie Thomas, Directrice RSE Lexmark Europe.

En résumé, 77% des entreprises se disent sensibles à l’obsolescence technologique mais parmi elles, près de 7 sur 10 disent ne pas avoir accès aux alternatives pour la solutionner. Par ailleurs, pour 73 % des répondants, la robustesse et la pérennité des produits sont essentielles. Autre chiffre marquant : 55% des collaborateurs sont sensibles au développement durable mais 77 % d’entre eux restent d’abord en demande de produits innovants. Et si 72% des entreprises déclarent que la politique de conservation des équipements reste avant tout dictée par les règles financières, elles sont de plus en plus prêtes à agir : 63 % pour faire des économies, 63 % pour maîtriser l’innovation et 62 % pour s’engager en faveur du développement durable.

Les systèmes d’impression ne sont cités qu’en 6ème et 8ème position, en termes de rythme de renouvellement. Un classement qui souligne les effets des programmes d’innovation des fabricants et de la pérennisation du « zéro papier ».  Sans surprise, les produits les plus concernés par l’obsolescence technologique sont les appareils mobiles où les cycles technologiques sont les plus courts aujourd’hui.  Vient ensuite le matériel informatique, soumis lui-même à l’obsolescence des logiciels et à la montée en puissance des solutions en mode SaaS, qui obligent les entreprises à un renouvellement plus rapide.

Sur la base des résultats globaux de l’étude, trois grands défis ont été identifiés pour les entreprises.

Défi 1 : Construire une innovation verte pour toutes les entreprises

Eviter une fracture technologique entre grandes, moyennes et petites entreprises.  Si du côté des grandes entreprises le mouvement vers une meilleure maîtrise de l’obsolescence technologique est lancé, les petites et moyennes entreprises sont toujours demandeuses d’innovation, soucieuses de rattraper un certain retard. Il faut donc prouver qu’innovation peut rimer avec maîtrise de l’obsolescence technologique pour ce segment d’entreprises.

Défi 2 : Travailler sur les nouveaux critères de la productivité personnelle

Comme l’indiquent les résultats de l’étude, les collaborateurs souhaitent continuer à disposer d’outils informatiques et télécoms leur assurant la meilleure productivité possible. Le retour en arrière semble difficile pour les entreprises et elles devront construire des programmes de formation et de sensibilisation aux nouvelles technologies plus approfondis que par le passé.

Défi 3 : Mieux tenir compte des politiques de développement durable des fabricants

Les entreprises doivent travailler de concert avec les fabricants autour des problématiques d’obsolescence technologique. A première vue, l’externalisation et la location pourraient désengager le client de sa responsabilité au regard de la conception des produits et leur impact environnemental. Pour autant, l’externalisation peut aussi, au contraire, inciter les fabricants à produire du matériel plus durable.

Durabilité accrue du matériel, évolution des métiers et bien sûr responsabilité assumée sont donc les trois réponses de Lexmark aux défis de l’obsolescence technologique. Les fournisseurs d’équipements d’impression, selon cette étude, disposent d’ailleurs d’une bonne image. Leurs produits ne sont pas, de loin, les plus concernés par la problématique de l’obsolescence technologique (seulement 22% pour les imprimantes, 15% pour les copieurs).

Sites web :
https://spokingpolls.com/
https://www.lexmark.com/fr_fr.html