DigitalCMO

Avec du retard par rapport aux grands acteurs de la tech, Atos vient d’annoncer le lancement de Scaler, un accélateur de startups et PME. Principal intérêt la sélection opérée par Atos de  ces deeptech françaises choisies pour leur capacité à transformer leur secteur d’activité par la technologie

La liste des 14 startups par domaine

Santé & sciences de la vie : Big Picture, Malinko

Industrie : Siasearch, Rcup

Ressources et Services : Sentient Science, Opinum

Services financiers et assurance : DreamQuark, SuperGraph

Secteur public & défense: United Biometrics, Tier 1 Asset Management Ltd.

Technologies avancées & cyber :Claroty, IQM

Décarbonisation : Greenspector*

Télécommunications & média :  Synchronized

 

 

 

Le marché français de la publicité digitale n’échappera pas cette année à une baisse importante. Sur le premier semestre la baisse est de 8 % et sur l’ensemble de l’année la baisse estimée par le SRI (Syndicat des régies internet) sera de 7 %. Les éditeurs sont particulièrement touchés.

Lors de la présentation en vidéo de ces chiffres semestriel, le SRI annoncé que les recettes de la publicité digitale avaient chuté de 8 % au premier semestre pour s’établir à 2,545 milliards d’euros. Sans surprise tous les leviers du digital sont en baisse. Comme aux Etats-Unis, le search et les réseaux sociaux ne sont pas épargnés et enregistrent une décroissance respective de 9 % et 5 %.

Mais c’est le segment de la publicité digitale traditionnelle (le display) qui baisse le plus avec une chute de 17 %. Tous les acteurs de ce segment de marché sont impactés et en premier lieu les éditeurs d’information avec une baisse de leurs revenus de 22 % sur ce semestre. En dépit de niveaux d’audiences historiques pendant la crise sanitaire, ces éditeurs n’ont pas pu monétiser leurs audiences.

L’audience en temps de crise ne paie pas notamment vis-à-vis de marques qui, de plus en plus, recherchent des environnements éditoriaux en adéquation avec leurs valeurs. La pression exercée récemment par les grands annonceurs américains sur Facebook  illustre parfaitement cette tendance de fond. Le constat est le même sur les médias digitaux des acteurs de la télévision et de la radio. Selon le SRI, la baisse des recettes est de 21,6 %.

Trop peu de revenus issus des abonnements digitaux pour les éditeurs

Plus surprenant : les sites de services, distribution & streaming musical, vidéos ont également enregistré des baisses significatives. En résumé, les annonceurs ont coupé de manière drastique dans leurs investissements digitaux lors de cette crise. Et il semble qu’ils continueront à le faire pour le deuxième semestre. Le SRI anticipe une baisse de près de 7 % pour l’ensemble de l’année.

Les difficultés économiques des éditeurs vont perdurer d’autant que leur modèle repose -pour la plupart d’entre eux- majoritairement sur la publicité. Très peux d’éditeurs en France, à l’instar du  New York Times, disposent de revenus digitaux par abonnement suffisamment conséquents pour enrayer la baisse de leurs revenus publicitaires. D’autant que la concurrence des géants de la Tech  est de plus en plus vive et que leur développement est à  peine freiné par les menaces de la taxe GAFAM soutenue par Bruno Lemaire et le Gouvernement.

L’après-crise Covid-19 va donc déboucher sur une profonde restructuration du secteur du digital français même si l’on peut s’attendre pour 2021 à une forte reprise du marché du digital français en lien avec la reprise économique.

En attendant les chiffres qui seront publiés par le SRI demain 7 juillet sur les investissements digitaux publicitaires sur le premier semestre 2020, eMarketer vient de publier un rapport concernant la France. eMarketer table sur une décroissance forte comprise entre 7 et 15 % en France pour 2020.

La société américaine eMarketer vient de publier ses prévisions d’évolution du marché publicitaire en France sur le premier semestre. L’ensemble des résultats sont accessibles  gratuitement dans ce rapport et prévoient une baisse importante.

Selon ce rapport de eMarketer, les dépenses publicitaires  diminueront entre 7,8% et 14,9% au premier semestre 2020 et table sur une stagnation ou baisse de tous les leviers publicitaires.

Les dépenses en France en search devrait ainsi s’établir 1,02 milliard d’euros (1,14 milliard de dollars) et seront en stagnation par rapport à l’année passée.  eMarketer a annoncé que les revenus de Google baisseront pour la première fois aux Etats-Unis depuis 10 ans. Pourquoi ? En raisin en partie de la concurrence de Facebook et surtout d’Amazon mais aussi sans doute parce que le secteur de eCommerce est rentré dans une période de plus grande fidélisation de ses clients que de pure conquête commerciale sur Internet.

Sur la publicité digitale classique les prévisions sont plus négatives. La fourchette de la baisse prévue par eMarketer se situe entre  11,2% et 20,0% sur le premier semestre. Des chiffres confirmés par certains éditeurs comme Webedia qui vient d’annoncer un plan de restructuration. Du coté des médias traditionnels les baisses sont tout autant sensibles. eMarketer dans son rapport table sur une baisse de 15 %  à 20 % du marché publicitaire sur la télévision.

Le 9 avril, un collectif de 200 entrepreneurs du numérique français a interpellé le Gouvernement sur la priorité à donner à la souveraineté et à la confiance numérique à des entreprises françaises. L’objectif est de rééquilibrer un marché dominé par les solutions américaines.

C’est à l’initiative de différents entrepreneurs que le collectif Playfrance est né. La tribune originale a été publiée par Alain Garnier (Jamespot), Pascal Gayat (Les Cas d’OR), Raphael Richard (Néodia) Matthieu Hug (Tilkal) et Antoine Duboscq (Wimi). Cette tribune est  soutenue par 275 signataires (au 9 avril dernier).

Dans cette tribune les auteurs mettent en avant la nécessité de rééquilibrer le marché français du digital  en faveur des acteurs français. Selon les auteurs de cette tribune, les sociétés françaises du numérique représentent seulement 15% des investissements des entreprises françaises. 75 % du marché serait donc entre les mains d’acteurs principalement américains.

Un chiffre réaliste au regard de la domination  des  grands acteurs de la Tech américaine sur certaines applications comme le CRM, le marketing automation et tous les canaux publicitaires du digital. En revanche, la présence française est sans doute plus forte sur les PME/PMI.

Un marché Govtech de 16 milliards d’euros

Toujours pour les auteurs de cette tribune, les pouvoirs publics français et européens  ne jouent pas leur rôle pour soutenir cette filière. Selon eux “même au sein de l’Etat, le marché Govtech (achats publics destinés au numérique) qui pèse 16 milliards d’euros, bénéficie prioritairement aux acteurs non-européens”.

Cette initiative, qui souhaite une aide des pouvoirs publics, est apparu  à un moment clé du développement du digital en France. La crise sanitaire  a notamment révélé la faiblesse des investissements passés en digital des PME/PMI françaises.

Playfrance met aussi en exergue  un écosystème qui peut apparaître pléthorique avec plus de 300 sociétés référencées dont une grande partie ont émergé grâce à l’investissement startup en France. Cela pose indirectement la question de la consolidation d’une filière aujourd’hui trop fragile et éparpillée face aux grands éditeurs américains mais aussi de son avenir face à des technologies comme l’IA qui nécessite des investissements importants.

 

 

 

 

Afin de palier au ralentissement des levées de fonds, les jeunes entreprises ont recours à d’autres formules pour continuer à se développer. Parmi celles-ci l’approche “media for equity” semble revenir en force. Une formule qui pourrait se généraliser dans l’e-commerce dont le levier principal reste la publicité.

Cité par les Echos, la jeune entreprise d’e-commerce  Miliboo a annoncé la cession de 21,4 % de son capital à M6. En échange, la société d’e-commerce disposera d’un crédit publicitaire de 2,5 millions d’euros à utiliser dans les deux prochaines années.

Miliboo, qui est cotée en bourse, réalise un chiffre d’affaires proche  de 30 millions d’euros. La société créée il y a cinq ans avait déjà travaillé avec M6 sur le plan publicitaire et son développement semble directement corrélé à ses investissements publicitaires en télévision.

La société réalise la presque totalité de son CA en France et semble avoir bénéficié de la crise sanitaire. Dans son communiqué de presse annuel, Miliboo a annoncé sur la période mars à avril une croissance de son trafic internet de 49 % et une croissance de son chiffre d’affaires en progression de près de 24 % à un peu plus de 7 millions d’euros de chiffre  d’affaires.

Un rapport de Capgemini Research Institute donne l’état d’avancement des projets IA dans les entreprises au cours de trois dernières années. Les secteurs des sciences de la vie et de la distribution sont particulièrement avancées. Les facteurs de succès commencent à émerger clairement en dépit du contexte économique.

Selon cette étude, plus de la moitié (53%) des entreprises interrogées par Capgemini ont désormais dépassé le stade des projets pilotes en IA, ce qui, selon l’ESN française, représente une nette augmentation par rapport aux 36% mentionnés dans le rapport Capgemini 2017 sur le même sujet.

Surtout la crise du Covid-19 semble avoir accéléré le mouvement pour 21 % d’entre-elles. Cependant l’étude mentionne aussi un certain attentisme :  43% d’entre elles ont cessé d’investir dans l’IA et 16% supplémentaires ont suspendu toutes leurs initiatives  en raison des incertitudes économiques liées au Covid-19.

Le bilan est donc contrasté en dépit des bénéfices de l’IA mis en avant dans bien des secteurs d’activités. Pour l’instant les bénéfices cités sont liés à des projets où un meilleur ciblage des consommateurs génère un impact direct sur la croissance des revenus. Selon Capgemini 79% des organisations ayant réussi le passage à l’échelle de leurs initiatives IA enregistrent une augmentation de plus de 25% des ventes de produits et de services traditionnels. De plus, 62% d’entre elles constatent également une diminution d’au moins 25% du nombre de réclamations de clients et 71% observent une réduction d’au moins 25% des menaces de sécurité. 

Sur le plan sectoriel l’étude mentionne que les  secteurs des sciences de la vie et de la distribution sont en avance.  Ils  sont suivis par les secteurs de l’automobile et des produits de consommation, qui totalisent 17% chacun, puis par les télécommunications (14%).

Les trois facteurs de succès d’un projet IA

Au delà des chiffres, ce rapport donne quelques pistes sur les facteurs de succès dans ce type de projet. Le premier facteur cité est celui de la qualité et fiabilité des données utilisées. Pour les auteurs de ce rapport l’amélioration de la qualité des données arrive en tête des approches qui les aident à tirer davantage parti de leurs systèmes IA.  Cela passe notamment par une gouvernance des données et un accès assez large à toutes les données disponibles.

Le second facteur de succès cité est le recrutement spécifique de talents dans ce domaine. Plus de la moitié des organisations ayant réussi le passage à l’échelle de leurs initiatives IA (58%) ont nommé un responsable IA qui peut offrir une vision aux équipes de développement note Capgemini. Enfin le troisième facteur de succès est actuellement plus complexe à mettre en œuvre par les entreprises. Il s’agit de lier les usages de ces nouveaux services et la confiance et satisfaction des utilisateurs. Un sujet complexe au regard des réglementations en vigueur tant aux Etats-Unis qu’en Europe. Mais pour que cette confiance dans ces services automatisés s’installe définitivement, il faut que les entreprises puissent clairement analyser tout le processus de fabrication de leurs données et “sur la manière dont les systèmes IA produisent leurs résultats” note Capgemini.

Crédit photo : Ars Electronica on Visualhunt.com / CC BY-NC-ND

Ces dernières semaines des dizaines de grandes marques américaines ont déclaré stopper leurs investissements publicitaires sur Facebook. C’est le cas notamment de Coca Cola, Unilever, Starbucks, Verizon, Patagonia ou encore Levi’s s’inscrivant dans le boycott « Stop Hate for Profit ». Un désinvestissement définitif ? Une opération opportune pour certaines de ces entreprises ? Une réelle perte de revenus pour Facebook ?

Lancé le 17 juin aux Etats-Unis ce mouvement de boycott intitulé « Stop Hate for Profit » (« Arrêtez la haine pour le profit ») reproche à Facebook -et aussi autres aux réseaux sociaux- de laisser les discours radicaux et racistes se propager sur ses différentes plateformes. Ce mouvement animé par quelques ONG et associations a réussi à fédérer plusieurs centaines de marques et à en convaincre certaines de cesser leurs investissements publicitaires sur Facebook accusé de ne pas agir efficacement contre la propagation de ces discours sur ses différentes plateformes.

Du coup, ce sont désormais plusieurs dizaines de marques essentiellement américaines avec des géantes comme Coca Cola, Honda, Starbucks, Adidas, Ford ou Lego qui ont suspendu leurs campagnes publicitaires sur Facebook et Instagram mais aussi pour certaines sur Youtube, Twitter, Pinterest ou bien encore Snapchat. Pour l’instant, le boycott de Facebook ne pourrait concerner que 6 % de ses revenus publicitaires car les trois quarts des revenus publicitaires de Facebook (70 milliards de dollars en 2019) proviennent de PME visiblement moins engagées dans ce boycott et Facebook compte huit millions d’annonceurs.

L’action Facebook a néanmoins chuté de plus de 8 % le 26 juin entraînant des pertes chiffrées à 7,2 milliards de dollars selon le site Bloomberg.
Ce mouvement est suffisamment large et important pour avoir provoqué une réaction de Facebook qui a annoncé que les contenus jugés haineux (mais comment définir la haine selon les lois et la morale de chaque pays ?) seraient mieux encadrés notamment par ses équipes de modération. Ce n’est pas la première annonce dans ce domaine puisque il y a déjà deux ans Facebook avait déclaré vouloir mieux réguler les fake news. Mais une politique de modération efficace pour 2,6 milliards d’utilitaires actifs coûte cher et pour l’instant les outils d’intelligence artificielle ont du mal à remplacer les humains dans ce domaine.

Un boycott pour l’instant peu coûteux pour Facebook

Parmi la presse spécialisée web mais aussi dans la presse généraliste, on s’interroge sur l’hypocrisie de certaines enseignes qui trouveraient un intérêt financier à suspendre leurs investissements publicitaires dans un contexte de crise économique post covid-19 entrainant d’importantes réductions de budgets marketing. Mais quoi qu’il en soit, c’est aussi le modèle économique des géants actuels des réseaux sociaux qui est remis en cause par ces annonceurs.

Comme le montre le graphique de Statista, les chiffres d’affaires réalisés sur ces réseaux sociaux sont devenus colossaux et leur profitabilité est également exceptionnelle. Confrontées à des coûts de communication en hausse, notamment pour s’adapter aux nouveaux enjeux actuels sociaux ou sociétaux, ces grandes entreprises sont en train aussi de revoir leurs investissements publicitaires dans ce contexte. Du coup, le mouvement « Stop Hate for Profit » bouscule le monopole de ces réseaux sociaux devenus incontournables dans les stratégies digitales des marques. Celles-ci ne les quitteront pas évidement mais réalisent une excellente opération de communication citoyenne (que l’on ne peut que féliciter) tout en économisant sur leur budget pub 2020 sur Facebook.

En partenariat avec Capital, Angels Square  vient de dévoiler le classement des business angels français. Très utile pour toutes les startups qui vont être à la recherche de financements sur un marché où les fonds de capital-risque pourraient être beaucoup plus prudents du fait des crises.

Et non ce n’est pas Xavier Niel le premier business angel en France selon Angels Square. Dans sa dernière étude publiée en collaboration avec Capital, le fonds d’amorçage place Pierre-Edouard Stérin, le fondateur de la smartbox en tête de ce  classement avec 42 millions d’euros investis dans 24 startups dont Kids, Empire, Hapik, Dentelia, 60/60 ou encore Polène. Xavier Niel est donc second au classement avec 30 millions d’euros investis dans 150 projets. Viennent ensuite Michaël  Benabou le fondateur de Weepee avec un montant investi de 13 millions d’euros sur les cinq dernières années,  Thibault Elzière, le fondateur de efounders avec 10 millions investis, Bruno Rouset, le président d’Evolem et fondateur d’April avec 8,5 millions investis.

Quand on additionne les montants investis par ces Business Angels sur une période moyenne de 5 à 10 ans pour la majorité d’entre eux, on arrive à un total de 134,1 millions d’euros pour les 15 premiers et un total d’un peu plus de 150 millions pour les 30 premiers business angels référencés. Les montants investis par les business angels se situant en bas de classement se situentautour des 700 K dans une dizaine de startups.

Selon les chiffres récents de France Angels qui regroupe 5 000 business angels cité par Option Finance ils ont investi un montant total de 43 millions d’euros en France en 2019, soit une progression de 15%. Le nombre d’opérations est  en baisse de 7% passant ainsi de 455 en 2018 à 422 en 2019.

Avec la crise sanitaire et économique, la convergence entre la presse et les services marketing semble s’accélérer. IDG, le premier groupe de presse professionnelle Tech dans le monde, vient d’annoncer le rachat de l’éditeur américain ABM Trublio

Fondé par des anciens d’Eloqua (racheté par Oracle) pour étoffer son offre de marketing cloud, Trublio est un éditeur positionné sur le créneau du marketing automation et des solutions de gestion de comptes clients que l’on appelle ABM (Account Based Marketing). Son rachat par l’éditeur de presse spécialisée Tech IDG qui édite des médias historiques comme CIO,  Computerworld  (Le Monde Informatique en France), CSO, InfoWorld, Macworld, Network World et PCWorld, s’inscrit dans la mutation actuelle des groupes de presse vers les services marketing. En France dernièrement le groupe Reworld Media (à lire sur Digital CMO) a annoncé le lancement d’une activité de services digitaux vers les PME/PMI.

Fournir des campagnes innovantes aux CMO

Dans un communiqué de presse, le groupe IDG explique ce rachat par la volonté de satisfaire les demandes actuelles de ses annonceurs. “L’acquisition de Triblio va permettre de proposer une combinaison de données et de services hautement automatisées basée sur une approche ABM,  le contenu premium et les données des différents médias” explique le groupe IDG.  L’objectif est de permettre aux CMO de créer des campagnes innovantes qui se concentrent sur les cibles d’achat souhaitées, fournissent un contenu hautement pertinent, obtiennent des informations approfondies sur le comportement des acheteurs et évaluent l’intention d’achat.

Avec cette acquisition, le groupe IDG se positionne sur le même créneau que son concurrent le groupe TechTarget dont le développement s’est fait depuis le début sur un modèle de services marketing  et de données médias complètement intégré. Pour ces groupes de presse BtoB les enjeux sont importants face notamment à l’érosion constante de leurs revenus publicitaires. La diversification vers l’événementiel, opérée notamment par tous les médias BtoB, est aussi remise en cause avec la crise du Covid-19.  Il devient donc  nécessaire de trouver de nouvelles sources de revenus. Proposer de nouveaux services de convergence médias et données  est une voie tout comme la distribution  de logiciels d’aide au marketing.

Dans son communiqué, IDG précise que Trublio disposera de son réseau mondial pour pouvoir commercialiser ses solutions.  Une stratégie déjà adoptée par certaines agences marketing qui se transforment de plus en plus en revendeuses de solutions logicielles. Enfin, une nouvelle concurrence semble se dessiner du coté de pure players de la Tech capables de remonter et d’analyser un ensemble d’information multi-canal permettant de suivre le comportement des acheteurs BtoB sur tous les canaux et notamment les réseaux sociaux. Une nouvelle étape à la convergence mais qui comme dans le secteur du BtoC pourrait être freinée par de nouvelles règles en matière de  traçabilité et de consentement.

 

L’éditeur open source d’IA conversationnel Rasa vient d’annoncer une levée de fonds de 23 millions de dollars. Objectif : faire de sa plateforme de développement la première plateforme d’outil pour une IA conversationnelle.

Dans son blog l’éditeur américain Rasa vient d’annoncer une levée de fonds de 26 millions de dollars auprès du fonds a16z dirigé par Andreessen Horowitz. Rasa est un acteur innovant sur le marché des assistants  conversationnels.

Dans un article présentant cette levée de fonds TechCrunch donnait d’environ 3,25 milliards d’assistants vocaux utilisés en 2019. Une démocratisation qui s’est accélérée avec les assistants vocaux sur les téléphones puis sur les enceintes. En terme d’usage, c’est l’e-commerce qui semble tirer le marché actuellement comme en témoigne les annonces récentes de Google et de Carrefour.

Rasa précise que son projet est de rendre tous les logiciels plus facilement accessible grâce à la voix grâce à ses assistants. Pour aller plus loi technologiquement que les solutions propriétaires actuelles, Rasa mise sur approche Open Source avec un framework accessible au développeurs.

Parallèlement la levée de fonds devrait permettre de fédérer une plus grande communauté de développeurs. Sur le plan technologique Rasa mise sur une architecture maison pour que les développeurs puissent proposer aux entreprises des solutions nouvelles intégrant notamment des fonctionnalités de sécurité et analytiques.