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Directeur national du réseau cette coopérative de plus de 600 magasins indépendants associant vingt groupements de producteurs représentant 3 600 fermes, Gilles Baucher prépare le lancement de l’activité e-commerce de Biocoop et s’exprime sur la démarche responsable de cette enseigne de distribution alimentaire biologique au chiffre d’affaires d’1,21 milliard en 2018.

Vincent Biard – C’est surement agréable d’être l’un des dirigeants d’une entreprise sur un marché bio en pleine croissance et avec une image correspondant aux besoins d’éthique et de proximité des consommateurs mais comme tout entrepreneur vous devez quand même avoir des difficultés non ?

Gilles Baucher – C’est effectivement un marché avec une croissance à deux chiffres et Biocoop connait des progressions entre 13 et 15%. Nous ouvrons 70 magasins par an et l’une des difficultés est l’accueil de ces nouveaux sociétaires afin qu’ils comprennent et relaient l’engagement et la vision de Biocoop. Ce qui nous différencie de la distribution classique est cette notion d’engagement autour d’un projet. Nous avons environ 700 demandes d’ouverture de magasin par an et nous en retenons une cinquantaine en adéquation avec nos valeurs qui concilient la dimension économique du commerçant et du chef d’entreprise avec la dimension éthique du militant. C’est là que le digital nous intéresse car il permet de mieux exprimer nos valeurs dans des environnements favorables. Nous avons un site internet national qui accueille plus de deux millions de visites par an et la quasi-totalité de nos magasins ont leur propre site.

Vincent Biard – Lors du salon One To One Digital de Marketing de Biarritz, vous avez annoncé le lancement de l’e-commerce. Comment s’articule ce projet ?

Gilles Baucher – Nos sites web sont des sites d’image et nous lançons l’e-commerce à la fin de l’année. Nous allons proposer au consommateur un service sous forme de click & connect qui permet de commander partout et à tout moment puis de venir récupérer sa commande en magasin. Nous passons par un déploiement progressif avec une période de test de quelques semaines d’un magasin volontaire par bassin sachant que chaque bassin comprend une vingtaine de magasins. Dès que ce sera concluant, nous ferons un déploiement progressif par vagues. Un site web est techniquement simple et ce qui est plus compliqué est l’excellence opérationnelle de ce nouveau service.

Vincent Biard – Le marketing responsable est l’une des tendances du marketing et avec l’ouverture d’un magasin zéro déchet en mai dernier, vous êtes dans cette tendance qui semble naturelle voire même facile pour l’enseigne Biocoop non ?

Gilles Baucher – Ce n’est pas facile car le marketing ou une consommation responsable implique d’amener de la cohérence dans tout ce que vous faites. Dire quelque chose c’est facile, le faire et le prouver c’est beaucoup plus compliqué. Chez Biocoop, historiquement, c’est la prédominance des produits locaux avec 10 à 15% des produits de votre magasin local qui proviennent de moins de 150 km de chez vous. C’est aussi l’interdiction du transport par avion. C’est le respect de la saisonnalité des produits et par exemple nous ne vendons pas de tomates en hiver.  C’est un cahier des charges 100% bio. C’est ce niveau d’exigence qui nous amène dans un marketing responsable. Il y a trois ans nous avons interdit la vente d’eau en bouteille plastique dans les magasins après l’avoir voté en assemblée générale alors que ce n’était pas un sujet d’actualité aussi fort qu’aujourd’hui.

Vincent Biard – De quels outils digitaux auriez-vous besoin ?

Gilles Baucher – Les outils dont nous avons besoin sont multiples. D’abord tous les outils permettant de faire le lien à la production avec l’information sur les produits, leur composition et l’origine des ingrédients. Ce sont des tonnes et des tonnes de data. Ensuite nous sommes très attentifs sur l’information entre nous et les magasins et nous avons actuellement un gros travail sur les systèmes d’information magasin qui passent par notre système de caisse et derrière cela le back office et l’animation commerciale que peuvent faire les magasins. Il y a enfin toute l’animation de la communauté Biocoop avec des outils digitaux activés directement par les magasins ou par la tête de réseau. Il y a aussi la boucle consommateur au consommateur puisque nous sommes persuadés de la place que prendra l’économie circulaire où nous aurons quelque chose à favoriser en étant pourquoi pas des market places de troc.

Vincent Biard – Y-a-t ’il un digital responsable ?

Gilles Baucher – Il y a un débat sur les serveurs green car on dit qu’en 2025, les serveurs consommeront 10% de la production d’énergie pour leur réfrigération. C’est l’une réflexion de notre responsable RSE. Nous utilisons des encres végétales pour le print et nous limitons les surfaces d’encrages sur nos publications et nos packagings, nous devons avoir cette exigence sur le digital. Il y a deux ans, nous avons mis en place une équipe digitale avec trois personnes chargées d’accompagner l’entreprise vers sa digitalisation avec déjà le nouveau site e-commerce mais aussi via une réflexion plus large sur l’innovation pour les magasins et pour l’entreprise. J’anime cette équipe car c’est en lien direct avec le réseau, la vocation de cette équipe est d’être transversale.

Quelles sont les principales tendances et de quels outils ont besoin les marques en marketing digital ? Responsabilité & éthique, primordialité du mobile ou encore perspectives & retour d’expérience de la voix. Retour sur le dernier salon One To One Digital Marketing de Biarritz qui a généré 40% de rendez-vous business de plus qu’en 2018.

« From Storytelling to Story-making : walk the talk » annonçait Thomas Husson, vice-président et analyste du cabinet américain Forrester lors de la plénière d’ouverture du One To One Biarritz. L’exigence d’éthique des consommateurs ne supportera plus longtemps les promesses vertueuses des marques sans réelle application. Autre enseignement d’une récente étude de Forrester : la disparition du poste de directeur marketing au sein de marques géantes comme Coca Cola ou McDonald’s au profit de nouvelles fonctions transverses centrées sur l’expérience client. Enfin, Thomas Huson aura également insisté sur l’importance d’axer sa stratégie sur le mobile, ce que trop de marques françaises n’auraient pas encore compris.

Cette sixième édition du salon One to One Digital Marketing organisée à Biarritz les 8, 9 et 10 octobre aura confirmé les besoins des marques sur le mobile. Ainsi une dizaine d’exposants y proposaient leurs technologies pour acquérir et fidéliser des clients, analyser leurs parcours, générer des visites en magasin, administrer les interfaces avec les market places et les régies publicitaires et bien sûr s’adapter aux différents types de mobiles. Autres technologies et expertises recherchées par les marques : le data marketing, les stratégies e-commerce car celui-ci poursuit sa croissance, les technos et retours d’expérience sur la voix, l’omnicanal et bien sûr l’automatisation du marketing.

En termes de business & networking, cette sixième édition aura apparemment été fructueuse et plaisante pour les partenaires et visiteurs heureux de leur séjour professionnel dans le cadre somptueux de l’ancien casino Bellevue surplombant les vagues de la Grande plage de Biarritz. Les premières impressions et statistiques des organisateurs confirment ce bon état d’esprit et pour Sonia Mami , directrice du One To One : « c’est une très belle édition avec 80 partenaires et 700 participants au total. Les gens sourient, font du business et sont ravis de la qualité des invités qui viennent sur l’événement. Nous avons plus de 2 200 rendez-vous enregistrés sur notre plateforme pour les trois jours du salon avec 350 invités et des partenaires qui ont entre 10 et 50 rendez-vous. C’est beaucoup plus que l’année dernière puisque nous avons 40% de partenaires en plus et le volume de rendez-vous sur site a explosé. »

En photo : Thomas Husson, Cabinet Forrester, lors de la plénière d’ouverture du One To One Digital Marketing Biarritz 2019.

Site web : https://www.one-to-one-biarritz.com/

 

Le club des marketeurs in tech (CMIT) lance sa quatrième édition de Trophées « start-ups » Martech. Pour Etienne Maraval, vice-président du CMIT et directeur du marketing Europe du sud pour Lexmark, les marketeurs attendent des solutions de startups pour « gagner en interaction client ».

Vincent Biard – Que propose cette 4ème édition des Trophées « start-ups » Martech ?

Etienne Maraval – Le CMIT est le club des marketeurs in tech composé d’une centaine d’adhérents plutôt orientés BtoB. Il y a environ cinq ans, quand nous avons remarqué que l’innovation provenait largement des startups et que le métier des marketeurs était en pleine évolution, nous avons décidé de lancer le trophée des startups martechs. Celui-ci est ouvert à toutes les sociétés ayant au moins une agence en France avec un représentant parlant français. Nous avons eu à chaque fois une quinzaine de startups participantes. Pour l’édition 2019, les candidatures sont ouvertes depuis le 17 septembre et jusqu’au 23 octobre. Il y aura une remise des prix le 20 novembre prochain au Club de l’étoile à Paris. Cela permet aux startups de gagner en notoriété et de s’adresser directement aux directeurs marketing en pitchant devant 150 d’entre eux.

Vincent Biard – Quels sont les projets que vous avez particulièrement remarqués lors des trois premières éditions de ces trophées ?

Etienne Maraval – Ces trois éditions nous ont permis de voir les dernières tendances du marché. Ces dernières années il y a eu une poussée importante de projets liés aux contenus de réseaux sociaux ou de plateformes d’amplification des réseaux sociaux avec des sociétés comme Upfluence ou Limber. Il y a eu l’arrivée de l’intelligence artificielle ainsi que les interactions vocales et les bots. C’est l’exemple de la société Allo-media primée en 2017 et qui propose de l’interaction voix/CRM directement. Enfin, il y a également le domaine des plateformes de service marketing qui ont été primées ces dernières années parce qu’elles répondent aux besoins des directeurs marketing souhaitant disposer très rapidement de ressources comme des graphistes ou des rédacteurs sans passer par une agence. On verra ce que nous réserve cette édition 2019.

Vincent Biard – De quels outils ont besoin les directeurs marketing ?

Etienne Maraval – Il y a beaucoup choses à faire pour gagner en interaction client. Je pense aux bots installés sur les sites internet qui permettent notamment de prendre le pouls du client et aussi de lui suggérer des choix. On va continuer aussi à digitaliser la voix et d’analyser ainsi l’interaction voix. Tout ce qui va permettre aujourd’hui de mieux comprendre le client sera utile. Avant nous réalisions des questionnaires et des études, aujourd’hui a travers des bots d’interaction client, nous pouvons gagner de l’information client on line, être plus réactif et proposer des offres beaucoup plus ciblées.

Infos et inscriptions :https://cmit.fr/

Créée en 2017, la start-up parisienne AnotherBrain vient de boucler une levée de fonds de 19 millions d’euros pour développer sa solution d’intelligence artificielle baptisée «Organic AI ». Embarquée dans une puce, cette solution entend disrupter l’internet des objets et vise notamment le marché de la voiture autonome.

« Lorsque nous avons créé AnotherBrain, nous avons décidé de repousser les limites de ce qui est possible grâce à l’intelligence artificielle et d’aller au-delà de l’IA actuelle […] Notre technologie permet de transformer chaque capteur en capteur intelligent renvoyant l’interprétation des signaux plutôt que le flux de données brutes » affirme Bruno Maisonnier, déjà père des robots humanoïdes Nao et Pepper et dorénavant dirigeant de la start-up AnotherBrain.

« Notre technologie ne repose pas sur d’énormes bases de données issues d’exemples précédents, elle analyse plutôt ce qu’elle perçoit et peut donc expliquer ses décisions. Notre ambition est de construire une IA puissante et plus humaine, acceptable pour les entreprises (certification) et les consommateurs (vie privée) » ajoute-t-il à l’occasion de l’annonce, le 1er octobre dernier, d’une levée de fonds de 19 millions d’euros.

Après avoir levé 10 millions d’euros en février 2018, AnotherBrain a donc bouclé un nouveau tour de table et prévoit une autre levée de fonds d’ici la mi-décembre dont le montant devrait être de 6 millions d’euros. La startup vise maintenant  la commercialisation de cette puce en espérant qu’elle équipe un jour les caméras des voitures autonomes. Autres marchés visés : l’internet des objets et l’automatisation industrielle susceptibles eux-aussi d’être intéressés par cette IA révolutionnaire venue de France.

Site web : https://anotherbrain.ai/#home

L’autorité de régulation du secteur aérien nord-américain vient d’autoriser l’entreprise postale à effectuer des livraisons par drones sur le territoire des USA. UPS devance Amazon, Uber et Google sur ce nouveau marché.

C’est la filiale UPS Flight Forward créée pour gérer l’activité de livraison par drones qui a reçu la certification « Part 135 Standard » de la Federal Aviation Administration, l’autorité de régulation du secteur aérien nord-américain.

UPS peut désormais utiliser des drones à des fins commerciales au même titre que sa flotte d’avions.  Cette certification lui ouvre le droit au vol de nuit, au transport de marchandises d’un poids supérieur à 25 kg et autorise ses drones à voler en dehors de la ligne de vue d’un pilote.

Le numéro un du transport express de colis dans le monde effectuait déjà des livraisons par drones à titre expérimental vers l’hôpital de Raleigh en Caroline du Nord. UPS a précisé par voie de presse son intention de déployer la livraison par drones, dans un premier temps, pour des clients spécifiques comme des établissements hospitaliers.

Avec cette autorisation, UPS devance les projets similaires de Amazon & Prime Air et de Uber & Elevate mais pas celui de Wing (filiale de Google) qui avait  reçu cette certification pour un seul de ses pilotes et non pour toute l’entreprise mais UPS peut déployer autant de drones que souhaité.

En France, la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC) a délivré plusieurs autorisations pour des expérimentations et seule La Poste opère des livraisons par drones avec une ligne commerciale de livraison desservant une pépinière d’entreprises dans le Var.

Crédit photo : UPS

Selon l’étude « Across the Generations » réalisée par Advansis pour Adobe, la génération Z (les moins de 24 ans) est la plus susceptible d’être influencée par la publicité, les médias, les influenceurs ou les amis sur les réseaux sociaux. L’étude indique aussi les réseaux sociaux favoris des différentes générations.

Réalisée entre le 24 et le 30 juillet dernier, l’étude a questionné 1 203 consommateurs français âgés de 18 à 75 ans sur leur confiance globale dans les types de medias (papier, web, TV) en détaillant leur relation au web (réseaux sociaux, blogs, medias). Les résultats sont présentés via quatre générations  aux cultures et usages du web spécifiques : génération Z, millennials, génération X et baby boomers.

La génération Z est née après 1996  et se compose des moins de 24 ans ayant donc grandi avec le numérique. Les millennials (ou génération Y) sont nés entre 1977 et 1995, ils ont entre 24 et 42 ans et ont également grandi avec le internet. La génération X, née entre 1965 et 1976, se compose des hommes et femmes de 43 à 54 ans. Les baby boomers, nés entre 1946 et 1964, sont âgés 55 à 73  ans.

L’un des principaux enseignements de cette étude concerne  l’influence en ligne avec 45% des moins de 24 ans (la génération Z) déclarant être influençables contre 17 % pour les baby-boomers. 24% de la  génération Z acceptent de livrer ses données pour obtenir des expériences plus personnalisées contre 15 % de la génération X et 6 % des baby-boomers. A noter que ces derniers sont les plus enclins (à 63 %)  à communiquer leurs données en échange d’une remise ou d’une offre spéciale. Les plus sceptiques étant les millenials à 40 %.

Les plus jeunes sont aussi les plus réactifs à la publicité en ligne

La génération Z est la plus réceptive aux publicités en ligne avec 70 % de ses membres interagissant fréquemment avec les entreprises pratiquant la publicité en ligne pour une moyenne de 50 % pour les autres générations. En échange d’une remise ou d’une offre spéciale, l’ensemble des générations est globalement plus enclin à communiquer ses données (50 %) et notamment les baby-boomers (63 %).

Les réseaux sociaux les plus utilisés par la génération Z sont Instagram (71%), Facebook (63%) et  YouTube (62%). Pour les millenials c’est Facebook (77%), Instagram (51%) et YouTube (43%). La génération X choisit Facebook (73%), YouTube (55%) et Messenger (32%) et les baby-boomers font le même choix avec Facebook (58%), YouTube (29%) et Messenger (24%).

70% des plus jeunes estiment que les réseaux sociaux et les messageries constituent un lieu où les entreprises ont leur place et ils échangent régulièrement avec les marques sur ces plateformes. Cette proportion décroît avec l’âge car seul un tiers des plus âgés considèrent les réseaux sociaux comme un lieu approprié pour les entreprises.

Crédit photo : pexels.com

La start-up nantaise créatrice d’une solution de gestion de l’ensemble des informations produits d’une marque s’appuiera notamment sur Salesforce. Le géant américain a intégré cette solution dans son logiciel Salesforce Commerce Cloud et a participé à la levée de fonds.

« Les consommateurs actuels interagissent en moyenne avec plus de cinq points de contact avant de prendre une décision d’achat. Il est donc de plus en plus important pour les marques d’utiliser une plateforme offrant une expérience produit intégrée et cohérente […] La gestion de l’expérience produit (PXM) est en train de devenir une application métier essentielle pour les marques et les retailers qui souhaitent s’imposer dans le commerce omnicanal » explique dans le communiqué de presse Fred de Gombert, PDG  de cette startup fondée en 2013 avec Benoît Jacquemont, Nicolas Dupont et Yoav Kutner.

La plateforme SaaS open source d’Akeneo propose aux marques une solution de gestion de l’expérience produit (PXM) et de l’information produit (PIM) leur permettant d’unifier leurs informations produits sur tous leurs canaux de vente : eCommerce, mobile, print, points de vente. Akeneo se présente comme «  la plateforme de gestion de l’information produit (PIM) la plus utilisée au monde » avec « un taux de croissance annuel composé à trois chiffres pour la sixième année consécutive » et « plus de 60 000 implémentations » dans le monde. Par contre, Akeneo ne communique pas sur son chiffre d’affaires. Ses clients sont à 60% des industriels (Air liquide, SLV, Essilor, Franklin Electric, Groudfos, Tarkett) et à 40% des marques de luxe et de la distribution (Sephora, Nature et Découvertes, Nuxe, Feu Vert, Made.com, Auchan, Franprix, Fossil, Bricorama).

60 millions d’euros de levées de fonds en six ans

Le financement annoncé début septembre est le cinquième d’Akineo qui totaliserait près de 60 millions d’euros de levées de fonds depuis sa création en 2013. Cette dernière opération été réalisée auprès du fonds d’investissement américain Summit Partners et parmi les investisseurs on trouve Salesforce Ventures, le fonds d’investissement mondial de Salesforce qui a justement intégré la solution Akeneo dans son logiciel Salesforce Commerce Cloud.

La finalité de cette levée de fonds de 41 millions d’euros est de renforcer la présence d’Akeneo sur le marché américain où la startup nantaise réalise déjà 20 % de son chiffre d’affaires (et 70%  en Europe). Akeneo s’appuiera sur Salesforce pour atteindre son objectif de 50 % de CA aux États-Unis d’ici à la fin 2021 mais aussi sur Magento le système de gestion de contenu (CMS) pour sites e-commerces qui utilise également la solution Akeneo. Comptant 180 collaborateurs avec une équipe de 30 personnes à Boston, Akeneo prévoie l’embauche d’une centaine de personnes, essentiellement en développement informatique sur Nantes.

En photo : Benoît Jacquemont, Fred de Gombert et Nicolas Dupont. ©Akeneo

Digital CMO lance une série d’entretiens vidéo baptisé CMO Tech avec Guillaume Vasse, CDO & CMO du groupe Sud Ouest, comme premier invité. Comment un groupe de presse régionale se digitalise, gère ses données et anticipe le futur avec l’IA, les contraintes du RGPD et l’arrivée de la voix ? Les réponses dans une vidéo de 20 minutes.

Avec cinq quotidiens payants et près de 300 000 exemplaires par jour, des hebdomadaires et une télévision le Groupe Sud Ouest est l’un des plus importants éditeurs français de presse quotidienne régionale. Présent sur le web depuis 1998, le site de Sud Ouest accueille aujourd’hui plus d’un million de visites par jour et occupe la vingtième place au ranking des sites medias français. Confronté à l’inexorable croissance du numérique et au tassement des ventes d’éditions papier, le Groupe Sud Ouest est en pleine transformation digitale avec Guillaume Vasse comme Chief Marketing Officer & Chief Digital Officer.

Une quinzaine de personnes compose l’équipe de Guillaume Vasse et intervient en transversal pour aider le Groupe Sud Ouest dans sa transformation numérique en travaillant en soutien sur l’ensemble des sujets de monétisation qu’il s’agisse de la monétisation publicitaire ou du développement des abonnements numériques. L’équipe de Digital CMO a rencontré Guillaume Vasse au siège du Groupe Sud Ouest à Bordeaux pour une interview axée sur son métier, les outils employés par son équipe mais aussi sur le développement et l’opportunité des technologies à venir.

Dans cette interview vidéo, Guillaume Vasse explique comment la donnée,, enjeu capital est exploitée par le Groupe Sud Ouest membre fondateur d’Alliance Gravity, une initiative de mise en commun de données de l’ensemble des médias français.  Guillaume Vasse s’exprime aussi sur l’environnement réglementaire et pense que  le cookie est menacé ce qui impliquera encore de nouvelles stratégies. Nous l’avons également interrogé sur les perspectives offertes par l’intelligence artificielle que le Groupe Sud Ouest utilise déjà ainsi que sur les technologies et usages numériques à venir comme la mobilité ou la voix. Au final, cette vidéo est évidemment instructive en termes de marketing digital  mais aussi intéressante en termes de stratégie de développement. A vous de la visionner et de vous en inspirer pour la conduite de vos stratégies digitales.

 

Rassemblant des directeurs des systèmes d’information (DSI) autour des valeurs du rugby, l’association XVDSI organise des activités autour du rugby mais aussi sur des thèmes professionnels & business. Une première rencontre entre partenaires et membres s’est tenue au Rugby Club boulevard Haussmann avant un déplacement au Japon pour la prochaine Coupe du Monde de Rugby.

Jeudi 5 septembre, au Rugby Club boulevard Haussmann, le XVDSI organisait avec ses membres et ses partenaires sa première rencontre. L’occasion pour toutes les sociétés partenaires et les DSI présents d’échanger en vue d’une année qui sera riche en événements professionnels et sportifs avec bien sûr le prochain voyage au Japon pour la Coupe du Monde de Rugby.
Ce voyage a été présenté par Sébastien Drouin, CIO du groupe Jouve et Président du XVDSI, qui a également dévoilé l’agenda 2019-2020 des échanges, des think tanks et des rencontres professionnelles que le XVDSI a voulu denses afin d’aborder tous les aspects de la transformation digitale et humaine des projets informatiques.

Le programme 2019-20020 : 9 événements et 12 soirées réseaux

Sébastien Drouin a exposé aux membres et partenaires un programme qui reposera sur plus de 9 événements XVDSI et 12 soirées réseaux avec le Rugby Club. En amont, à l’initiative d’Oracle et de Easyteam, ce sont une vingtaine des membres du XVDSI qui décolleront le 8 octobre prochain pour la Coupe du Monde de Rugby au Japon. Au programme du rugby bien sûr avec les rencontres France- Angleterre et Japon-Ecosse mais aussi du business avec la visite du Datacenter d’Oracle, une réunion avec la French Tech à Tokyo et plusieurs visites de startups.

A l’occasion de la présentation de ce programme, Frédéric Bocktaels, membre du comité de direction d’Oracle a précisé avec humour “que si chez Oracle Corp on s’intéresse d’avantage à la voile qu’au rugby, cette Coupe du Monde est une formidable occasion de travailler avec les membres du XVDSI sur les valeurs portées par ce sport “. Un propos réaffirmé par Sébastien Drouin pendant la soirée qui a insisté sur la nécessité de s’inspirer de nouvelles méthodes de travail et de réflexion dans la conduite de projets informatiques mais aussi de l’innovation à trouver avec les écoles d’ingénieurs qui sont partenaires du XVDSI comme l’Université de Lille, l’Ecole Centrale de Nantes, l’INSA de Lyon ou l’ECE de Paris & Lyon.

Plusieurs think tanks  venir

Et c’est bien dans ce sens que le XVDSI compte travailler tout au long de l’année à venir. En dehors des échanges qui auront lieu à l’occasion notamment du prochain Tournoi des six nations, plusieurs séances de think tank seront organisées avec les partenaires actuels du XVDSI. En dehors de Easyteam représenté par son Président Olivier Renaud et Oracle représenté par Frédéric Bocktaels et Carla Maleh, on notait la présence de Hugues Heuzé, directeur général en France de Nutanix, Bruno Boucq, Vice Président Europe du Sud de GTT, Maxime Pawlak, Président de Aspera, Florent Emnarek et Jérôme Henry de Blackberry Cylance, Patrick Linossier président de Novavisa, Michel Rouche de Scacicomp et Orange.

Du coté des DSI, qui se sont vus remettre leur carte de membre par Olivier Renaud, Président d’Easyteam, on pouvait noter la présence de Yovan Obrenovitch (Française des jeux), Olivier Saillenfest (Assurance Maladie), Frédéric Bousson (Croix Rouge), Jean-Christophe Badin (Carrefour), Daniel Jondet (Generali) ou encore Jean-Christophe Normand (Carmignac) qui a pris rapidement la parole pour expliquer qu’il avait déjà expérimenté une approche nouvelle dans la conduite d’un projet de migration Cloud sur la base des valeurs prônées par le XVDSI. Les échanges se sont poursuivis au cocktail autour de tous les enjeux actuels et des bonnes inspirations à trouver entre grandes entreprises, écoles et les partenaires membres du XVDSI.

La sixième édition du salon One to One Digital Marketing se tiendra à Biarritz les 8, 9 et 10 octobre 2019. Plus de 700 personnalités, experts et professionnels du marketing digital sont attendus pour des rendez-vous business mais aussi pour des conférences et ateliers.

Après une édition 2018 réussie puisque, d’après les organisateurs, 66% des invités ont signé un accord dans les six mois suivant l’événement, la nouvelle édition de ces rencontres professionnelles se prépare et les intervenants sot annoncés progressivement. Le One to One Digital Marketing se tiendra les mardi 08, mercredi 09 et jeudi 10 octobre dans le cadre somptueux de l’Espace Bellevue de Biarritz selon le même principe de rencontres entre une sélection de fournisseurs issue de la Tech et des acheteurs potentiels invités au salon.

Cette année, ce sont 75 fournisseurs de solutions -du groupe international de l’informatique à la startup du digital- qui ont été sélectionnés avec l’idée  de « ne réunir que les incontournables et les plus innovants » selon le groupe Comexposium organisateur de l’événement. Plus de 2 000 rendez-vous business individualisés sont programmés.

En plus de ces rendez-vous one to one, le salon de Biarritz proposera cinq conférences en plénière avec Timothée Hochet et Matthieu Marot pour une master class inédite sur la série audio Calls, une Keynote de Tom Fishburne (fondateur et Directeur Général de Marketoonist), une table ronde sur l’écologie comme nouveau berceau de l’innovation, une conférence sur la créativité et l’exigence de volume de contenus induite par le temps réel et une autre conférence sur la « vraie » place du digital dans les organisations. En plus de ces plénières, 40 ateliers seront proposés par  les partenaires

Des experts du marketing au comité éditorial

Une quinzaine de responsables marketing & digital de grandes marques et d’institutions incontournables compose le comité éditorial du One to One Biarritz. Ces professionnels établissent  le choix des sujets couverts lors conférences du salon avec l’idée de ” répondre au pus près aux questions de fond que se posent les professionnels du marché. ”

Le comité éditorial 2019 accueille des nouveaux membres avec Soumia Hadjali, SVP Digital Products & Innovation chez AccorHotels, Julien Schneider, Group Chief Digital Officer au sein de la marque Lacoste, Stanislas Duthier, Digital Director EMEA chez L’Oréal, Lucille Bie, Global Digital Manager à l’Institut Esthederm (NAOS Group), Marie-Aurore Canton Regional Digital Director EMEA chez Shiseido.

Déjà présents dans de précédents comités éditoriaux du salon, on retrouvera David Nedz, Directeur Marketing & CRM pour le groupe FNAC-DARTY, Catherine Réju, Directrice générale de l’Adetem, David Bernard Bret, Directeur Stratégie Marketing d’Eurosport, Fabienne Blanquart, Head of digital Acceleration chez CANAL+, Sylvain Caubel, Directeur de la Communication, Digital et CRM au sein de la marque BEABA, Olivier Carrette, VP Digital & Omnicanal chez Celio, Olivier Laborde, Head of Marketing, Innovation & Digital chez Natixis Assurances et Bruce Hoang, Digital et Data Director pour Orange France.

Infos, programme et inscriptions : https://www.one-to-one-biarritz.com/

Digital CMO partenaire du One to One Digital de Biarritz

En partenariat avec l’équipe du salon, Digital CMO  a réalisé des interviews de personnalités iconoclastes publiées sur le site web du One to One (ainsi que sur le site Digital CMO) et destinées à alimenter les réflexions des experts du marketing avec des points de vue originaux.

Gaspard Koenig : « Que chacun puisse décider de la manière dont ses données sont utilisées »

Présenté comme l’un des principaux promoteurs des idées libérales en France, Gaspard Koenig est auteur, philosophie et créateur du think tank GenerationLibre. Ses propositions sur l’utilisation des données personnelles et sur l’éthique du web sont particulièrement pertinentes.
A lire sur le site du One to One Biarritz : https://www.one-to-one-biarritz.com/Programme/dossiers-thematiques/Dossier-thematique-data/gaspard-koenig-donnees-personnelles-ethique-web

Robert Zarader : « Le nerf de la guerre c’est le contenu »

Multiplication des émetteurs, nouvelle échelle du temps ou bien audience et influence, Robert Zarader évoque les changements et bouleversements induits par la révélation digitale. Pour cet expert de la communication, la production de contenus cohérents est capitale pour les marketeurs qui doivent dorénavant véhiculer des valeurs d’authenticité, de proximité et d’accessibilité.
A lire sur le site du One to One Biarritz : https://www.one-to-one-biarritz.com/Programme/dossiers-thematiques/Dossier-thematique-influence/robert-zarader-contenu

Laurent Cabannes “La digitalisation dans le sport est un bon exemple d’équilibre à trouver entre la donnée et la créativité humaine”

Par sa recherche de la performance et sa capacité d’utilisation des données issues de la réalité du terrain, le sport inspire l’entreprise. En partenariat avec Digital CMO, le One to One Biarritz a invité un expert du sport à s’exprimer sur les nouveaux enjeux du digital qui révolutionne le sport et l’entreprise. A deux mois de la Coupe du Monde de Rugby au Japon, Laurent Cabannes, 49 fois international, consultant en management, nous projette ici dans un univers ou la donnée est omniprésente. Mais si le digital permet de tout paramétrer, le « facteur x » synonyme de créativité reste pour lui indispensable sur un terrain comme dans l’entreprise.
A lire sur le site du One to One Biarritz : https://www.one-to-one-biarritz.com/Programme/dossiers-thematiques/Dossier-thematique-data/laurent-cabannes-interview