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Prés de 60 intervenants seront présents au BtoB Summit du 9 juillet prochain. L’alignement 360° sera la thématique de cette journée dédiée au marketing, à la communication, au commerce et aux ressources humaines.

Présenté par les organisateurs du BtoB Summit comme « une mise en cohérence totale et parfaite autour du client, que ce soit sur le plan culturel, organisationnel ou opérationnel », l’alignement 360° contribue à l’amélioration de l’expérience client, ce concept essentiel permettant à une marque de se distinguer de ses concurrents et de créer un engagement plus fort.

« L’alignement 360° c’est finalement faire en sorte que toutes les composantes de l’entreprise interagissent de façon cohérente pour améliorer l’expérience du prospect et du client  » affirme Laurent Ollivier, directeur Associé de l’agence marketing BtoB AressY qui organise le BtoB Summit. Pour Wanoa Chaxel, PDG de Waisso, agence digitale spécialisée dans l’optimisation du marketing client participant à ce BtoB Summit: «  Il s’agit d’un enjeu qui revient à répondre à la question : comment parvenir à réduire la fracture sur différents aspects que sont l’organisation, les systèmes, les outils, les méthodes de travail, les compétences notamment lors du parcours client ? »

Lancé en 1998 par Joseph B. Pine et James H. Gilmore, auteurs du livre « The Experience Economy », le concept d’expérience client est dorénavant incontournable. « Aujourd’hui on sait que le parcours client est un élément essentiel dans la performance de l’entreprise; aussi tend-elle à être de plus en plus alignée, à aligner ses différents services qui étaient cloisonnés il y a encore dix ans : commerciaux sédentaires, commerciaux sur la route, marketeurs, SAV, département marketing digital… » témoigne Évelyne Platnic-Cohen fondatrice et présidente de Booster Academy, réseau de centres de formation à la vente.

Près de 60 speakers animeront cette journée proposant 24 workshops et 40 talks consacrés au marketing, aux marktechs, aux ventes et au management. Une table ronde sur l’alignement 360° et les quatre idées clefs à retenir de la journée conclura l’événement. La conférence d’ouverture verra la participation de Christine Ravanat, Senior VP Partners  & Marketing Business Development du groupe Accor, de Gregory Bounatian, Vice Président Commercial & Chief Commercial Officer de DHL, et de Franck Chenet, Directeur Transformation Digitale et Marketing Service Groupe d’Antalis.

Où et quand ?

BtoB Summit 2019
Mardi 9 juillet 2019  de 8h30 à 19h
Ecole Nationale Supérieure Architecture
3/15, quai Panhard et Levassor – 75013 Paris
Métro : Bibliothèque François Mitterrand I Tramway T3 : Avenue de France
RER C : Bibliothèque François Mitterrand I Parking Indigo : Université Diderot
De 8 heures à 9h30, un service de moto-transport vous conduira du métro – Ligne 14 Bibliothèque François Mitterrand jusqu’au lieu de l’événement.

Site web : https://www.btob-summit.com/

Pour la présidente d’Ogilvy Paris, nous entrons dans une nouvelle ère créée par la technologie. Des débats sur l’éthique et la responsabilité des marques, sur l’utilisation des données et sur la relation entre citoyens/consommateurs et marques/entreprises seront inéluctables.

Vincent Biard – Lors de votre intervention au Printemps des études en avril 2019, vous avez prédit un grand débat sur les algorithmes, quelles questions se posent et quelles réponses attendez-vous ?

Natalie Rastoin – Les algorithmes illustrent le débat sur l’intention de l’usage de la technologie et les biais qui en découlent. Le débat sur les algorithmes devrait se dérouler de deux manières. Tout d’abord, sur l’intention de l’algorithme, qui le produit ? Et embarque-t-il des biais des concepteurs ? Ensuite, l’algorithme étant auto apprenant, il ira donc dans des directions qui sont celles de son auto apprentissage et se posera alors la question de la responsabilité. Qui sera responsable en cas de problèmes ou de crises ? L’algorithme seul ? Le concepteur ? Des gestionnaires seront-ils chargés de veiller à ce que les algorithmes apprennent dans le bon sens ? Il y a donc des questions sur l’intention et le parcours des technologies apprenantes. C’est le même enjeu pour l’intelligence artificielle.

Vincent Biard – Avec l’intelligence artificielle, les agences de publicités et les marketeurs se retrouvent donc face à un interlocuteur invisible à la différence des autres canaux avec lesquelles ils travaillent. C’est nouveau ?

Natalie Rastoin – Notre métier est caractérisé de toute façon par l’apprentissage de la technologie mais en tant que communicants et marketeurs, nous alertons nos clients sur le fait qu’il faut trouver une gouvernance. Il faut éclairer les consommateurs et les citoyens sur la façon dont on utilise ces outils. L’enjeu est la confiance dans les marques qui utilisent ces outils. Pourquoi ne pas faire des rapports de gouvernance de technologies comme sont produits par exemple des rapports de développement durable ? L’objectif serait d’éclairer sur les choix que nous faisons. Cela nous amène à un moment de la relation entre les entreprises et les citoyens consommateurs où ces derniers vont de mieux en mieux comprendre l’intention de la technologie ; les marques et entreprises devront alors expliquer leurs choix.

Vincent Biard – Selon vous, l’ère de la conversation est à prendre en compte pour les marques et leur temporalité a changé. Quelle stratégie de marketing conversationnel préconisez-vous ? En quoi la temporalité des marques a changé ?

Natalie Rastoin – La temporalité des marques a changé parce qu’aujourd’hui nous devons construire les marques en intégrant trois temps alors qu’auparavant c’était plus simple. Il y a un temps de la raison d’être sur trois ou quatre ans minimum qui montre ce que la marque apporte et quelle est sa mission. Il y a un temps de sa proposition de produits et services qui se passe deux ou trois fois par an. Il y a aussi un temps quasi instantané qui est le temps de l’intégration de la marque dans la conversation des gens qui, de toute façon, se déroule avec ou sans la marque. Internet et les réseaux sociaux ont créé des espaces de discussion de la marque à l’intérieur des communautés de consommateurs. Quand on observe les grandes marques mondiales de grande consommation, la majorité des contenus postés sur ces marques ne sont ni pilotés, ni gérés ou animés par ces marques. Ce temps de la conversation doit être pris en compte par les marques qui doivent d’abord écouter puis décider d’intervenir ou pas dans cette conversation. Ogilvy a d’ailleurs entièrement repensé son approche stratégique en créant un nouvel OS (Operating System) qui repose sur trois niveaux différents et complémentaires : celui de la vision qui assoit la raison d’être guide l’action sur plusieurs années, celui de la proposition qui fait des offres tangibles au consommateur et celui de la conversation qui participe à l’actualité en temps réel.

Vincent Biard – La transformation numérique change-t-elle le rapport aux marques ?

Natalie Rastoin – La transformation numérique change entièrement le rapport aux marques puisqu’elle donne aux consommateurs et aux citoyens des outils pour s’informer et évaluer entre eux ce que disent les marques. Cela produit même une capacité à peser sur les marques d’une manière quasi instantanée.  La comparaison immédiate que les consommateurs peuvent faire en e-commerce est à prendre en compte également.

Vincent Biard – Dans les interviews que vous donnez, vous parlez aussi de conjonction entre le consommateur et le citoyen. Du coup, les marques changent-elles vraiment ou adaptent-elles simplement leur communication aux souhaits citoyens de leurs clients ?

Natalie Rastoin – C’est une bonne question car je ne sais pas ce qui est sincère ou pas dans l’évolution des entreprises. Avec la montée en puissance de la discussion sur la raison d’être, on voit qu’aujourd’hui il y a un tournant avec la demande de responsabilisation des marques et dans beaucoup de cas ce n’est plus optionnel. Cela change le discours mais avec les nouveaux outils dont il dispose, le consommateur peut passer derrière le rideau pour observer ce qui se passe vraiment, cela change aussi la manière dont les entreprises se comportent. Que la marque soit sincère ou pas, cela va dans le sens de sa responsabilisation. Par ailleurs, la marque ne peut pas se contenter de déclarations d’intentions mais doit aussi agir.

Vincent Biard – Les marques ne courent-elles pas le risque de gérer des problèmes sociétaux dont elles n’auraient ni la légitimité ni l’expertise ?

Non je ne crois pas. Aujourd’hui, les consommateurs et les citoyens pensent que les marques et les entreprises sont plus efficaces pour répondre aux problèmes actuels que les gouvernements. Il y a un an, le CSAa publié un sondage dans lequel 60% des Français pensaient que « les entreprises ont aujourd’hui un rôle plus important que les gouvernements dans la création d’un avenir meilleur ». Cela pose la question de la crise de résultats des gouvernements.

Vincent Biard – Vous avez dit dans plusieurs interviews que l’on sortait de 10 ans de magie de la technologie et qu’une nouvelle ère s’ouvrait. Où allons-nous ?

Natalie Rastoin – Nous sortons de dix années où le consommateur a trouvé tellement formidable ce que lui a apporté la technologie qu’il ne s’est pas demandé s’il en appréciait toutes les conséquences. Il y a encore des gens qui n’ont pas compris ce que Facebook faisait de leurs données. Il y a encore des gens qui ne savent pas que Google a mémorisé l’ensemble de leurs achats en e-commerce. Je pense que nous allons rentrer dans une ère avec beaucoup plus de grandes négociations entre les gens et les technologies car ces derniers vont se rendre compte des conséquences de cette magie technologique. Je pense qu’il y aura des gens qui paieront pour ne pas donner leurs données. Cela amènera inéluctablement à des débats sur la responsabilité et l’éthique même si les gens, et ils ont raison, apprécient les services que leur amènent ces nouvelles technologies.

Fondatrice avec Loïc Delmaire de Jam, un chatbot conversationnel à destination des Millennials, Marjolaine Grondin a été la première française invitée (en 2018) à une conférence F8 de Facebook. Pionnière du marketing conversationnel, Marjolaine Grondin vient de réaliser une nouvelle levée de fonds et développe son service en thématiques. 

Vincent Biard – Comment présenter Jam, ce nouveau media conversationnel ?

Marjolaine Grondin – C’est le premier média 100% Messenger qui parle tous les jours d’un sujet à travers une conversation. C’est un media basé sur l’interaction qui pose des questions et fait réfléchir. Jam a trouvé son public composé de jeunes de 15 à 25 ans. Nous comptons aujourd’hui 600 000 utilisateurs.

Vincent Biard – Quel développement pour votre business model ?

Marjolaine Grondin – Aujourd’hui le modèle économique est de faire rentrer des marques dans la conversation. En premier lieu à travers le brand content : nous accompagnons des marques dans leurs échanges avec les communautés sur un mode conversationnel, dans Messenger. Nous réalisons aussi des sondages et des enquêtes. Nous avons un troisième axe de développement en marque blanche. Nous créons des médias conversationnels pour des marques. Nous avons ainsi créé par exemple un bot pour la marque Fitbit.

Vincent Biard – Quelles technologies avez-vous mises en place ?

Marjolaine Grondin – Pour la rédaction des scénarios du bot, tout est développé en interne ; nous utilisons par ailleurs des algorithmes du marché nous permettant par exemple de mieux comprendre certains mots. L’intelligence artificielle, c’est plutôt le sucre de l’expérience : elle permet d’améliorer l’expérience, mais c’est surtout l’intelligence humaine et les rédacteurs qui amènent une vraie patte éditoriale et un ton. Aujourd’hui la techno propriétaire est plutôt de l’ordre d’un « wordpress du chatbot » que nous avons créé en interne. Nos rédacteurs sont des journalistes: ils pianotent toute la journée sur une interface propriétaire qui nourrit le robot Jam.

Vincent Biard – Et vous êtes combien à travailler et à répondre aux 600 000 utilisateurs ?

Marjolaine Grondin – Nous ne répondons pas aux 600 000 utilisateurs. C’est un média. Nous écrivons des contenus et les poussons via Jam. Nous sommes douze dont trois rédacteurs et le reste de l’équipe s’occupe du développement, de la technologie et du marketing.

Vincent Biard – Que recueillez-vous comme données et qu’en faites vous ?

Marjolaine Grondin – Nous avons créé une plateforme, nommée Jam Trends, qui rassemble les données que nous collectons et qui sont anonymisées, triées et redressées sur des échantillons représentatifs de la population française des 15-25 ans. Nous ouvrons ainsi l’accès à nos datas aux marques, aux agences et aux médias au sein de ce club unique réunissant tous ceux qui s’intéressent à la génération Z. Nous réalisons des sondages, des cahiers de tendances trimestriels, ainsi que quatre événements par an pour accompagner nos partenaires en temps réel.

Quelles sont les spécificités de ce marketing conversationnel et quel est son avenir ?

Marjolaine Grondin – C’est la spécificité d’être basé sur la conversation comparé au marketing qui propose un message top down sans interactions. Si un message est par exemple un post Facebook intéressant, il y aura des commentaires et des réactions de la part de la communauté mais ce n’est pas une interaction one to one.  Si on veut vraiment avoir une interaction, il faut aller dans le physique et organiser un événement pour que les collaborateurs de la marque puissent discuter avec les utilisateurs et cela coûte cher. Le marketing conversationnel permet de créer une conversation avec ses communautés. Nous intégrons les entreprises sans faire de la publicité directe mais par une conversation qui doit amener de la valeur à l’utilisateur.

Vincent Biard – Quelles sont les limites pour que cette conversation reste naturelle et non pas commerciale et intrusive ?

Marjolaine Grondin – Cela se joue dans la qualité de la ligne éditoriale. Même quand nous réalisons des conversations avec des marques, il faut du recul, un angle intéressant, une vraie valeur pour l’utilisateur, de la fluidité entre les conversations produites pour des marques et les conversations indépendantes réalisées par l’équipe rédactionnelle de Jam. En termes de nombre de conversations de marques, nous nous limitons à une voire deux par semaine mais jamais plus.

Vincent Biard – Comptez-vous des concurrents et si oui, qui sont-ils ?

Marjolaine Grondin – Nous n’avons pas de concurrents directs sur les bots. Les autres bots sont positionnés sur d’autres créneaux. Si une marque souhaite s’adresser aux jeunes ou les écouter, elle a plusieurs solutions : travailler avec une agence, aller directement sur les réseaux sociaux en direct ou via d’autres médias, passer par un cabinet de tendances pour faire de l’écoute, faire des sondages. Voila nos concurrents.

Vincent Biard – Après votre levée de fonds d’un million d’euros de janvier 2016, vous êtes toujours une start-up en recherche de financement ou vous réalisez déjà du chiffre d’affaires ?

Marjolaine Grondin – Nous venons de réaliser une nouvelle levée de fonds d’un millions d’euros pour développer notre activité BtoB mais aujourd’hui nous sommes rentables.

Vincent Biard – Quels sont vos projets de développement ?

Marjolaine Grondin – Nous essayons de consolider Jam et de lancer d’autres verticales. Nous lançons Ginger, le cousin de Jam sur la thématique du mieux-vivre. Nous allons en lancer un sur la culture et d’autres médias conversationnels toujours sur Messenger vont suivre.

Sites web :

A l’honneur lors du salon VivaTech 2019 mais également lors d’un sommet organisé à l’Elysée le 15 mai dernier par Emmanuel Macron, la Tech for good  se veut éthique sur les plans environnementaux, sociaux et sociétaux.

Après Mark Zuckerberg l’année dernière, Emmanuel Macron avait choisi Jack Ma, PDG du groupe Alibaba géant de l’e-commerce chinois, comme invité vedette de son second sommet Tech For Good organisé pour  « engager les entreprises du numérique à agir pour le bien commun ». Ainsi le 15 mai dernier, 80 dirigeants de grandes entreprises, startups, associations, acteurs de l’écosystème numérique mondial mais aussi les représentants d’une dizaine de pays ont été reçus au Palais de l’Élysée avec cinq ateliers de travail au programme : l’accès à l’éducation, la diversité, le travail, l’inclusion sociale et la protection de l’environnement. En conclusion de cette journée, 44 entreprises se sont engagées à placer 30 % de femmes à des postes de direction d’ici à 2022 tandis que d’autres entreprises ont annoncé des subventions destinées à soutenir l’entrepreneuriat, la formation ou l’emploi.

Une tech éthique, citoyenne et responsable mais attention au techno greenwashing

Lors du salon VivaTech de Paris (16-18 mai), la Tech for Good était l’une des quatre grandes thématiques du salon présentant « les innovations digitales et technologiques au service d’une nouvelle économie plus inclusive et plus solidaire pour une croissance durable et vertueuse. »  Une centaine de startups était exposante avec de nombreux projets. De Neutral News qui détecte les fake news à Alert Gasoil  qui aide à réduire la consommation de carburant grâce au big data sans oublier Inalve qui commercialise des farines de microalgue  ou  Elichens et ses capteurs optiques réduisant le coût de la consommation électrique, le vertu était à l’honneur. Bon, si nous ne nous permettrons pas de douter de la sincérité de ces startups, quelques voix se sont fait entendre pour critiquer ces opérations éthiques des GAFA et autres géants du numérique. Si la volonté d’une Tech éthique est honorable et nous ravit, permettez-nous d’espérer que l’opération se s’apparentera pas pour certains à un greenwashing techno.

D’après l’étude « Creating Epic Customer Experiences » réalisée par Marketo pour Adobe, les comportements d’achats des professionnels et du grand public se rapprochent. Reste maintenant aux marketeurs à personnaliser leurs expériences clients dans le BtoB. Ce n’est pas gagné mais la technologie propose déjà les outils nécessaires.

Menée par la société Marketo (rachetée par Adobe en septembre dernier) spécialiste du Marketing Automation, l’étude a été réalisée via 910 entretiens en ligne effectués après d’acheteurs BtoB  de services informatique, RH, Finance et Opérations en Allemagne, France et Royaume-Uni. En complément, 305 professionnels du marketing ont été interrogés dans ces mêmes pays. Selon les conclusions de l’étude, les comportements d’achats des professionnels se rapprochent de plus en plus de ceux du grand public traduisant ainsi une convergence entre marketing BtoB et BtoC que l’étude identifie par trois points clés :

Une exigence de transparence

Pour quatre acheteurs BtoB sur cinq (78% des interrogés), la transparence et l’honnêteté de la marque sur ses méthodes de travail font partie des principaux facteurs d’achats et 83% de ces acheteurs veulent être certains que l’entreprise protégera leurs données personnelles. Commercialiser son produit ou service exige dorénavant de communiquer aussi sur ses valeurs et sur le sens de la marque, bref, un story telling serait maintenant nécessaire en BtoB comme il l’est en BtoC.

L’éthique et le développement durable sont décisifs

Deux tiers des acheteurs BtoB (68% des interrogés) tiennent compte de la raison d’être de la marque (brand purpose) en termes d’éthique et de développement durable dans leurs décisions d’achats. Les deux tiers (67%) favorisent des marques ayant de forts engagements environnementaux et la même proportion (64%) est attentive aux organisations faisant preuve de pratiques équitables tout au long de la chaine logistique. Environ un tiers (30%) des acheteurs professionnels déclare même se détourner des marques aux valeurs incompatibles avec les leurs. Marketo alerte tout de même sur les risques d’une communication fallacieuse que les clients n’hésitent pas à dénoncer publiquement.

En attente d’une offre client personnalisée

La moitié des acheteurs BtoB (49%) attend une expérience client personnalisée avec des offres et une communication sur mesure, ce qui l’incite à conserver le même fournisseur. Dans ses conclusions, l’étude souligne la nécessité pour l’ensemble des marketeurs d’adopter une approche « business to everyone ». Sachant que 70% des entreprises BtoB expriment à différencier leur offre sur un marché saturé, les professionnels du marketing doivent s’inspirer de leur savoir-faire BtoC pour le BtoB. Heureusement pour eux, la technologie leur fournit déjà les outils nécessaires.

 Pour télécharger l’étude (après inscription) : https://uk.marketo.com/analyst-and-other-reports/creating-epic-customer-experiences/

Devant 6 000 développeurs réunis à Seattle du 6 au 8 mai pour la Build Developer conference, Microsoft a présenté un nouveau langage de modélisation « IoT Plug and Play » conçu pour simplifier et standardiser la connectivité des objets et proposer ainsi un écosystème IoT aux entreprises.

En avril 2018, Microsoft avait annoncé un investissement de 5 milliards de dollars dans l’Internet des objets (IoT) pour les quatre prochaines années. « Chaque client, quels que soient sa taille, son expertise technique, son budget et son secteur d’activité, pourra créer des solutions connectées »  déclarait alors Julia White, Corporate Vice President pour Azure chez Microsoft.

« Aujourd’hui, nous annonçons que les développeurs de cloud peuvent trouver des dispositifs  opérationnels Plug and Play IoT dans notre catalogue Azure IoT. Les développeurs peuvent connecter des dispositifs au cloud sans écrire une seule ligne de code » annonçait Julia White dans un post de blog publié quelques jours avant la Build Developer conference.

Sans une ligne de code

Ce nouveau langage de modélisation dévoilé par Microsoft propose de connecter des capteurs au cloud sans écriture de code et supprime la conception de logiciels spécifique à chaque objet connecté. Avec IoT Plug and Play compatible avec Azure Sphere, Windows IoT, Linux, Android et d’autres RTOS, Microsoft entend simplifier le casse-tête de l’hétérogénéité des objets connectés.

« Avec IoT Plug and Play , Microsoft simplifie l’IoT pour accélérer son adoption par les entreprises qui pourront créer des prototypes puis passer à des déploiements à grande échelle beaucoup plus rapidement » déclarait également Julia White dans ce post du 02 mai. Microsoft vise ainsi le marché des entreprises développant un projet IoT en leur proposant une solution standard et un écosystème de partenaires certifiés capables de se connecter rapidement.

En photo : Julia White, Corporate Vice President pour Azure chez Microsoft.  ©Microsoft

Jusqu’au 25 mai, la version 2.0 du Transparency & Consent Framework (TCF 2.0) est en consultation publique. Rédigé par l’association internationale IAB, le TCF vise une implémentation technologique respectueuse des obligations prévues par le RGPD mais garantissant le développement des revenus de l’écosystème de la publicité digitale. Le point avec Jean-Marie Le Guen d’IAB France.

Vincent Biard – Après avoir été directeur délégué de la Fédération française des télécoms pendant six années, vous êtes directeur général de l’Interactive Advertising Bureau (IAB France) depuis janvier 2018.  Quelle est votre mission ?

Jean-Marie Le Guen – Quelques semaines après mon arrivée, un nouveau conseil d’administration et un nouveau président, Frédéric Olivennes, ont été élus. Ce conseil d’administration s’est fixé l’objectif de réorienter l’activité de l’association IAB France autour de questions business avec l’ambition de répondre aux problématiques opérationnelles métiers en y apportant des réponses pragmatiques. L’IAB France comptait 122 membres en 2018. Même si nous y retrouvons tout l’écosystème de la publicité digitale, l’association rassemble en majorité des acteurs de la vente. Nous défendons et représentons les intérêts des vendeurs de publicité et nous avons choisi de repositionner justement notre message pour mieux représenter ces acteurs.

Vincent Biard – Les directives et spécifications techniques de la version 2.0 du Transparency & Consent Framework (TCF v2.0) sont en consultation publique du 25 avril au 25 Mai 2019. Quel est l’objectif de cette consultation ?

Jean-Marie Le Guen – Nous publions cette consultation pour inciter les acteurs à se saisir de ce sujet. Lorsque cette période de consultation publique sera terminée et après la finalisation des spécifications et des directives, des guides d’implémentation détaillés à l’attention des fournisseurs, éditeurs et consent management platforms (CMP) seront publiés. La première version du TCF avait été pensée pour être opérationnelle dès le 25 mai 2018 au moment de la RGPD. Nous savions que c’était une solution qui avait vocation à évoluer en fonction des retours du marché et de l’expérience acquise par l’ensemble des acteurs. Nous en sommes aujourd’hui à une proposition relativement stabilisée mais jusqu’au 25 mai toutes les parties prenantes intéressées par cette consultation publique sont invitées à découvrir les propositions et à exprimer leurs avis avant le lancement officiel du TCF v2.0 prévu cet été.

Vincent Biard – Quelles différences entre les deux versions ?

Jean-Marie Le Guen – La première version du TCF lancée en avril 2018 a été développée avec l’idée de faciliter la mise en conformité de l’écosystème de la publicité digitale au regard de certaines obligations prévues par le RGPD et la directive ePrivacy. La seconde version est issue de 12 mois de travail et de réflexion faisant suite aux retours des autorités européennes de la protection des données mais aussi du marché avec notamment le travail d’IAB France en concertation avec plusieurs autres associations professionnelles. La version 2 porte sur une plus grande transparence et un meilleur contrôle pour les consommateurs ainsi que pour les éditeurs avec la question centrale du droit et la responsabilité de chaque partie prenante dans le contrôle et le traitement de la donnée. Ces principes communs sont désormais réunis au sein d’un seul et même framework.

Consultez le TCF v2.0 : www.iabeurope.eu/tcf.
Site web de l’IAB France : https://www.iabfrance.com

Mark Zuckerberg a profité de  la conférence  annuelle de Facebook dédiée aux développeurs pour faire des annonces grand public quelques jours après la publication de ses bons résultats financiers du premier trimestre 2019. Reste maintenant à connaître le montant de l’amende promise par les autorités américaines pour son utilisation des données personnelles d’utilisateurs lors de l’affaire Cambridge Analytica.

«  A conversation about technology and human connection » était le thème central de la conférence annuelle Facebook F8 organisée les 30 avril et 1er mai à San José en Californie. Destinée à présenter les nouveautés techniques de Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger aux développeurs, cette conférence F8 2019 a permis à Mark Zuckerberg de reconnaitre les difficultés récentes de Facebook qu’il compte transformer en opportunités. En introduction de son keynote, le CEO de Facebook a bien insisté sur le respect de la vie privée reprenant ainsi les thèmes de son manifeste publié début mars. Quelques jours avant cette conférence, Facebook publiait ses chiffres du premier trimestre 2019 avec des résultats meilleurs que prévus. Découvrez ci-dessous l’essentiel des infos à retenir de cette F8 2019.

De bons résultats mais bientôt une amende record

Sur le premier trimestre 2019, le chiffre d’affaires du groupe a été de 15,1 milliards de dollars soit une augmentation de 26% comparé au premier trimestre 2018 selon les informations de Facebook et a même dépassé les prévisions des analystes qui tablaient sur 25% de croissance. Par contre, le bénéfice net de 2,43 milliards de dollars est en franc recul  car le groupe a provisionné 3 milliards de dollars pour l’amende que va lui infliger la Federal Trade Commission. Pour avoir partagé les données de 87 millions d’utilisateurs avec la société britannique de conseil en politique Cambridge Analytica, le groupe Facebook pourrait même payer jusqu’à 5 milliards de dollars d’amende.

Et plus si affinités

Lors de la F8 2019, le renforcement des groupes et des communautés ainsi que les rencontres entre utilisateurs ont été matérialisés par de nouvelles fonctions. Ainsi la fonction Meet New Friends destinée à proposer de nouvelles amitiés sur la base de centres d’intérêts communs va être lancée tout comme la fonctionnalité Secret Crush proposée pour signifier secrètement son intérêt à l’un(e) de ses ami(e)s Facebook. Pour aller encore plus loin, le service de rencontre Facebook Dating est lancé dans 14 nouveaux pays mais pas encore en France.

Messenger pour le business

L’application de messagerie de Facebook devrait être progressivement transformée avec notamment le lancement d’une application desktop. « 40 millions d’utilisateurs actifs échangent des messages orientés business via Messenger »  a affirmé Mark Zuckerberg. L’un des développements de Messenger sera le business avec l’objectif d’en faire un outil de génération de leads et de drive-to-store.

Du e-commerce sur Instagram

Les utilisateurs d’Instagram pourront désormais réaliser des achats directement depuis le compte de leurs influenceurs préférés grâce à la fonctionnalité Shop from Creators. Instagram va également proposer la fonction Donations permettant de créer une collecte de fonds sur les stories.

Réalité virtuelle et intelligence artificielle

Le groupe Facebook via sa filiale Oculus va commercialiser « Quest », un nouveau  casque de réalité virtuelle autonome, et le « Rift S » nécessitant un ordinateur.  Autre annonce du F8 2019 :  les écrans intelligents Portal et Portal + commercialisés depuis un an aux Etats-Unis seront disponibles en Europe à l’automne 2019 avec l’idée de concurrencer Amazon, Google ou Apple sur le marché des assistants virtuels.

Pour Daniel Verschaere, directeur marketing et communication de Wavestone, l’exploitation des données est de plus en plus  liée à la mise en place de business case très opérationnels comme dans la banque, l’assurance mais aussi les transports avec la nouvelle mobilité. Mais ce n’est pas la seule tendance marketing.  La montée en puissance des valeurs sociétales et de développement durable lui semble réelle aussi. 

Vincent Biard – Quelle est l’activité de Wavestone ?
Daniel Verschaere – Wavestone est un cabinet français de conseil en transformation avec un périmètre international né de la fusion de Solucom et des activités européennes de Kurt Salmon en 2016. Wavestone allie l’expertise sectorielle métier avec de la technologie. Nous disposons ainsi de compétences humaines dans la banque, l’industrie, l’énergie. Côte tech, nous avons développé un lab de machine learning, un incubateur et accélérateur de start-up et nous avons une équipe de data scientists. Nous pouvons donc répondre aux entreprises avec une expertise métier et également des solutions technologiques. Nous sommes 3 000 et présents dans une dizaine de pays et notamment dans les grandes capitales européennes.

Vincent Biard – Un classement récent de chez Semiocast* vous place en pôle position en termes d’engagement sur les réseaux sociaux devant de grands noms de conseils ou de technologie. Votre commentaire ?

Daniel Verschaere – Ce classement montre les salons et media favoris des marketeurs B2B et leurs engagements sur les réseaux sociaux. Comme nous avons développé des partenariats de fond avec le groupe Les Echos et VivaTech, il est logique de nous retrouver très présents sur ces évènements. Nous sommes effectivement très fiers de pouvoir rivaliser avec des grands noms comme IBM, Microsoft et EY qui ont bien sûr beaucoup plus de moyens que nous.

Vincent Biard – Quelle est votre stratégie pour promouvoir la marque Wavestone ?

Daniel Verschaere – Nous réalisons pour nos clients et notre écosystème plus de 50 études et publications par an ainsi que plus de 130 évènements et nous avons des équipes qui gèrent la communication de marque et la communication financière car nous sommes cotés au second marché. Nous sommes aussi présents sur de grands évènement internationaux (Women’s Forum, Autonomy, IFTM, CES) et français  (Rencontres d’Aix, Institut Montaigne). Nous participons  également aux évènements d’experts  technologiques ou métiers : SIDO, Usine Nouvelle, Argus, Agefi… Nous développons des évènements propriétaires sur nos thématiques phares : banque du futur, transition énergétique, nouvelles mobilités et modernisation de l’Etat. Nous sommes évidemment présents sur les grands réseaux sociaux.

Vincent Biard – Qui sont vos clients ?

Nous comptons un grand nombre de clients dans le secteur bancaire et beaucoup sont autour de nous dans le quartier de La Défense. Nous travaillons aussi pour des énergéticiens, des transporteurs et de grands noms du CAC 40. Nous avons un transverse sectoriel avec les secteurs de la banque et de l’assurance pour lesquels nous travaillons dans tous les pays où nous sommes implantés. C’est un vertical très fort. Nous en comptons un deuxième avec le secteur de l’énergie qui rassemble 300 personnes chez nous. Nous avons aussi des départements transverses comme celui de la cybersécurité comptant 350 personnes et nous travaillons avec des grandes ETI et le CAC 40.

Vincent Biard – Et sur la thématique de la transformation digitale, à quelles questions répondez-vous et quelles solutions proposez-vous ?

Daniel Verschaere – Nous faisons face aux mêmes enjeux sociétaux que la France et le Monde, nous ne sommes pas déconnectés. Quand on parle de transition énergétique, la plupart de nos clients qu’ils soient énergéticiens, dans l’immobilier ou dans les usines souhaitent participer à cette transition énergétique. Nous avons aussi des cycles de réflexion autour de la banque du futur avec de grands clients banquiers qui veulent savoir si leur business model de demain ne sera pas disrupté par des néo banques, des fintechs ou des startups. Nous les aidons à se transformer avec des discutions, des workshops, des événements, des séminaires pour leur faire prendre conscience des réalités du changement. Il y a quand même eu quelques uberisations assez rapides alors les banques ont besoin de conseils.

Vincent Biard – Nous sortons de dix années de révolution technologique correspondant à l’apparition des réseaux sociaux avec dorénavant une masse d’outils étonnants, des nouveaux métiers relatifs à la data ou à l’IA, est-ce que cela se stabilise ?

Daniel Verschaere – Nous avons intégré et digéré beaucoup de nouvelles technologies mises sur le marché par des startups. Nous sommes dorénavant dans une phase très importante d’intégration de ces nouvelles technologies dans des cas d’usages. Ainsi, nous avons travaillé il y quelques années sur la suppression éventuelle des  agences bancaires pour passer en tout digital mais nous nous sommes aperçus rapidement qu’il valait mieux garder des agences et enrichir l’offre digital. Quand on regarde ce qui se fait  aujourd’hui avec les véhicules autonomes, il y a beaucoup de projets en cours grâce à des technologies émergentes comme l’intelligence artificielle. Les marchés des véhicules et du transport vont être disruptés dans quelques années comme d’autres marchés.

Vincent Biard – La masse de données dorénavant disponible et la multiplication des canaux bouleverse le marketing, comment le vivent vos clients ?

Daniel Verschaere – Nous venons de publier une étude importante avec le groupe Infopro Digital sur la révolution de la data via un panel de 600 personnes Nous nous sommes aperçus qu’il y avait des maturités différentes. Les retailers sont plutôt en pointe sur l’intégration des données et la connaissance des clients pour optimiser les clics et générer des achats. Les assureurs essaient de bénéficier de cette manne de data pour améliorer l’expérience client et être pro actif. Il y a des disparités selon les secteurs et notre intérêt est de les réconcilier et de proposer des cas d’usages pour améliorer soit le front office soit le back office de leur fonction.

Vincent Biard – La data est donc le sujet n°1 ?

Daniel Verschaere – La data et son utilisation sont au cœur de cette transformation. Quand on parle de marketing prédictif, c’est que l’on a fait des analyses de modèles et de données pouvant orienter vers des tendances. L’intelligence artificielle apprends plus vite que l’homme si on a su la nourrir de données. L’objectif étant d’anticiper des flux, des points d’achats, des passages en commande ou bien encore la gestion de la supply chain. Nous sommes au début de ces intégrations. Nous avons toujours géré des données. Améliorer le marketing prédictif, les ventes ou la supply chain grâce à l’intelligence que l’on rentre dans les tuyaux est une réalité pour une plateforme comme vente-privée.com par exemple même si les maitres sont les GAFA qui en sont les précurseurs voire les inventeurs. Il y a beaucoup de grands opérateurs français qui utilisent la donnée à bon escient car la gestion de flux et des stocks en temps réel est très important. Wavestone est positionnée sur des cas d’usages pour rendre digestes ces datas et surtout les rendre utiles.

Vincent Biard – Quel serait le conseil ultime en termes de marketing digital que vous adresseriez aux entreprises ?

Daniel Verschaere – Les entreprises doivent respecter les données. Nous avons la chance en France d’avoir la RGPD qui a encadré leur usage alors qu’il y a des débordements dans certains pays avec notamment Facebook qui utilise et revend des données. C’est peu respectueux des utilisateurs. Les entreprises vertueuses sur la gestion des données et qui respectent le client auront le meilleur avenir.

Site web de Wavestone : https://fr.wavestone.com/fr/

Le recueil et le traitement des données sont parmi les sujets phare de la huitième édition du Printemps des études (Paris, 11 et 12 avril) qui accueille pour la première fois un village de la data.

« Le tout digital, le temps réel, le conversationnel et le big data transforment les métiers des études » annonçait Stéphanie Perrin, commissaire générale, en ouverture de cette huitième édition du Printemps des études placée sous les thèmes des mutations digitales  et de la data. Pour la première fois d’ailleurs, un village de la data réunissant des sociétés expertes était proposé aux visiteurs du salon.  Ce village 100 % data rassemble une soixantaine de sociétés des domaines liés aux études mais aussi à l’analytique et au traitement en volume des données. Le signe que les besoins en insight et données sont de plus en plus importants.

Le retour du Why pour les marques

Avec « Marques en mutation(s) » comme sujet de la conférence inaugurale, la transformation digitale des métiers des études et du marketing par les données était clairement affichée lors de cette édition 2019. « Nous avons vécu dix années où la technologie est devenue omni présente mais il est important maintenant de bien en piloter les outils pour comprendre » déclarait Nathalie Rastoin, présidente d’Ogilvy Paris lors de cette conférence inaugurale. Elle a d’ailleurs également déclaré au cours de la table ronde que l’on assistait clairement au retour du “Why”. La présidente d’Ogilvy Paris a souligné que les marques qui faisaient trop confiance aux données automatisées pouvaient perdre le fil de la véritable connaissance client dans un contexte global où les entreprises sont appréciées de plus en plus pour leurs vraies valeurs.

Un point de vue défendu également par  Marjolaine Grondin, la CEO de JAM,  qui de son coté a prôné un modèle de relation client moins global et plus intimiste. “Par rapport au bruit trop important provoqué par la masse des conversations sur les réseaux sociaux,  les marques souhaitent une véritable relation one to one  avec leurs clients” a-t-elle notamment précisé au cours de la table ronde. Pour Nathalie Rastoin et Marjolaine Grondin, l’enjeu à venir des marques est donc de mieux converser avec leurs clients d’autant que les générations actuelles (majoritairement post 68) et futures (millénnials) sont des générations averties en terme de consommation. “On sent clairement monter de nouvelles tendances sur l’innovation et le coté responsable” a précisé Nathalie Rastoin. De son coté Marjolaine Grondin a souligné, sur ce sujet, l’importance à venir des pratiques de Privacy by Design qui sont en train d’être proposées par les marques et qui consistent à garantir la confidentialité et le respect des informations personnelles des consommateurs bien au-delà des contraintes réglementaires propres au RGPD.

En photo : Nathalie Rastoin, présidente d’Ogilvy Paris, Marjolaine Grondin, cofondatrice et CEO de Jam, Muriel Roy, auteure, lors de la conférence inaugurale du 11 avril.