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Selon les différents instituts d’études, la croissance attendue des investissements en IA devrait fortement bondir dans les années à venir. Selon Grand View research, le taux de croissance annuel moyen sera de plus de 42 % sur la période 2020-2027. Les usages marketing et publicitaires continueront à entrainer la dynamique de ce marché même si l’hypersonnalisation du marketing pose plusieurs questions.


Selon un rapport de Grand View Research le marché de l’intelligence artificielle était évalué à 39,9 milliards de dollars en 2019 et devrait croître avec un taux de croissance annuel moyen de 42,2% sur la période 2020 à 2027.

Une dynamique portée notamment par les investissements actuels de tous les géants du web note l’institut d’études : “Les géants de la technologie comme Amazon, Google,  Apple,  Facebook, IBM, et Microsoft investissent considérablement dans la recherche et le développement de l’IA. Ces entreprises s’efforcent de rendre l’IA plus accessible”.

Selon Grand View Research, la majorité des développements actuels en IA  sont concentrés aujourd’hui sur les technologies de machine learning qui représentent près de 40 % des développement en cours. Le machine learning permet de créer des applications complexes offrant la capacité d’exploiter de grands volumes de données. C’est le cas par exemple de la reconnaissance de texte, de contenu vidéo ou 3D ou de la voix.

La plupart de ces services sont aujourd’hui opérationnels et permettent d’envisager le développement de nouveaux marchés comme ceux de la voiture autonome, des objets connectés dans le sport ou la santé,  des services de maintenance dans l’IoT ou encore du marketing publicitaire ciblé.

Marketing et publicité : autres vecteurs du développement du marché IA

Pour Grand View Research, les usages marketings et publicitaires s’élèvent à 20 % des investissements des entreprises en intelligence artificielle. C’est vrai du coté des GAFAM avec plusieurs annonces majeures dans ce domaine ces derniers mois. 

Mais au-delà des GAFAM beaucoup de secteurs d’activités tentent de développer des services personnalisés qui demanderont d’importants investissements en IA.

Une étude récente d’eMarkerter.com  mets en tête de liste des investissements des entreprises en IA l’automatisation du service client et du support devant les nouveaux services d’aide à la vente et la sécurité des transactions.

Ces tendances à l’hypersonnalisation du marketing posent d’ailleurs plusieurs questions. La première est le niveau d’acceptation par les consommateurs de ces services. Aux Etats-Unis, eMarketer.com dans un rapport récent note que la part des consommateurs favorables à ces services s’élève à 53 %. En Europe et notamment en France, le niveau d’acceptation de ces services est actuellement beaucoup  moins élevé. Il suffit notamment d’observer la croissance des usages d’un  adblocker pour le constater.

D’autre part le contexte réglementaire est en train de ce durcir avec le RGPD. Une tendance observée des deux cotés de l’Atlantique qui poussera tous les acteurs du web à trouver un meilleur équilibre entre personnalisation et ciblage pour leurs services comme en témoigne une analyse récente de Facebook sur le bon équilibre à trouver

 

Lors de sa conférence annuelle Dreamforce exceptionnellement organisée en visioconférence, Salesforce a présenté ses nouvelles solutions et innovations. L’intelligence artificielle avec Einstein Automate et de nouvelles architectures cloud avec Hyperforce ont été les principales annonces de Marc Benioff depuis San Francisco.

D’après Denis Terrien, vice-président exécutif et CEO pour l’Europe du sud de Salesforce depuis le mois de mai, 100 millions de personnes auraient regardé la keynote de Marc Benioff, créateur de Salesforce en 1999 et CEO du leader mondial des solutions CRM. En 2019, la Dreamforce avait rassemblé 170 000 participants. Cette année, Covid oblige, l’événement s’est déroulé en visioconférence le 02 décembre et sera suivi de la DreamTX du 14 au 17 décembre.

L’annonce, le 1er décembre, du rachat de la plateforme collaborative Slack par Salesforce (Lire notre article)  aura quand même cannibalisé cette conférence Dreamforce 2020. Cette acquisition à 27,7 milliards de dollars sera bouclée au deuxième trimestre 2021 et finalement assez peu d’informations opérationnelles sur l’intégration de Slack ont été communiquées lors de cette Dreamforce. Slack deviendra une unité opérationnelle de Salesforce avec Stewart Butterfield (fondateur de Slack) aux commandes.

Einstein Automate pour mieux automatiser les workflows

Einstein Automate est une nouvelle solution d’automatisation des workflows dynamisée par l’intelligence artificielle Einstein. Salesforce Flow permettait déjà d’automatiser des tâches répétitives mais Einstein Automate est une étape supérieure rendant cette solution plus accessible en l’appuyant notamment sur MuleSoft Composer et Flow Orchestrator.

Avec le lancement d’Einstein Automate, Salesforce s’engage sur la RPA (Robotic Process Automation) et se positionne en concurrent direct de la solution Power Automate de Microsoft mais aussi de certains des partenaires Salesforce (qui doivent être ravis).

Le multicloud avec Hyperforce

C’est une refonte complète de l’architecture de Salesforce Customer Cloud 360 qui va permettre aux entreprises de choisir sur quels clouds, régions ou datacenters elles souhaiter exploiter les données et services des applications Salesforce (Sales Cloud, Service Cloud, Marketing Cloud, Commerce Cloud, Industries Cloud).

Plus de flexibilité pour les clients de Salesforce et un avantage pour les entreprises européennes qui pourront stocker leurs données là où elles le souhaitent. C’est d’abord en Allemagne et en Inde qu’est lancée Hyperforce avant d’être étendue à une dizaine d’autres pays en 2021. Salesforce a cité AWS, Google Cloud, Azure et Alibaba Cloud comme infrastructures de son multicloud.

Workforce Engagement pour la gestion des équipes

Encore de l’IA avec Workforce Management commercialisé au premier semestre 2021. Cet outil RH ambitionne de planifier le travail des équipes selon les compétences de chacun en fonction de leurs compétences et de leurs canaux de service.

« Aujourd’hui de plus en plus de collaborateurs travaillent à distance et les processus sont de plus en plus complexes. Nous annonçons ces nouveaux produits pour accompagner ces nouveaux modes de travail » a-t-on déclaré chez Salesforce

Une croissance de 26% en Europe

Salesforce a publié ses résultats pour le troisième trimestre de l’exercice fiscal 2021. Le chiffre d’affaires s’élève à 5,42 milliards de dollars US, soit une hausse de 20% par rapport au deuxième trimestre de l’année précédente, et de 19% en dollars constant. Lors de la conférence de presse en ligne organisée pour la France le 03 décembre, Denis Terrien a précisé que c’est en Europe que cette croissance est la plus forte (26%).

Malgré ses bons résultats, selon des informations concordantes du Wall Street Journal et du site spécialisé Thelayoff.com, Salesforce aurait licencié 1 000 personnes fin août. Salesforce compte 54 000 employés répartis dans 66 bureaux à travers le monde. En France, Salesforce prépare un plan de recrutement pour 2021 à hauteur de 20% de son effectif actuel.

En photo : Marc Benioff lors de se keynote d’ouverture de la Dreamforce  2020 @Salesforce

France Digitale vient de dévoiler sa nouvelle cartographie 2020 des startups IA. Un référencement assez large  au regard de toutes les définitions retenues.

Selon  l’association France Digitale, la nouvelle cartographie 2020 montre que l’IA continue à pénétrer tous les secteurs de l’économie : de la robotique au monde de l’entreprise dans différents départements comme le support, le marketing ou les ressources humaines. Des secteurs verticaux comme la  santé, l’énergie, la fintech, l’agriculture ou encore les transports sont aussi très concernés selon l’association qui représente plus de 1 800 entrepreneurs et investisseurs du numérique français.

Au total, l’association a retenu 453 startups dans sa cartographie 2020 mais France Digitale estime que ce sont plus de 700 startups qui ont déclaré, sur la base d’un questionnaire, utiliser l’intelligence artificielle dans leur solutions.

Au niveau méthodologie l’étude a été réalisée à partir d’une segmentation IA proposée par certaines plateformes de données (Crunchbase), d’analyses de bases de données internes de France Digitale, des remontées de terrains du Board et des startups membres de France Digitale. La classification proposée repose essentiellement sur du déclaratif et concerne des sociétés dont le siège social est en France.

 

Cogito, une startup américaine vient d’annoncer, selon Venture Beat, une levée de fonds de 25 millions sur le marché de l’analyse des données téléphoniques par l’IA.  L’enjeu : mieux analyser ces informations en support client et relation client.

L’intelligence artificielle va-t-elle révolutionner le marché du support et de la relation client en téléphonie. Un marché dominé par des acteurs traditionnels comme Téléperformance ou Webhelp mais qui est challengé aujourd’hui par une nouvelle génération de startups comme Twilio ou Cogito.

Cette dernière vient d’annoncer une levées de fonds de 25 millions de dollars pour développer ses services d’analyse de données en IA. L’objectif de la société est de développer de nouvelles solutions pour les centres d’appels permettant aux entreprises de travailler des volumes d’appels plus importants et avec des agents pouvant intervenir en télétravail.

L’autre enjeu évoqué par Cogito sur ce marché est la possibilité, grâce à l’IA, de créer des services clients plus intelligents et prédictifs grâce aux données. Dans cette perspective  Cogito a récemment annoncé une intégration avec Amazon Connect, le service de contact omnicanal d’Amazon. L’idée est bien sûr de disposer de la capacité d’analyse des services d’AWS. Des donnés tirées des transcriptions d’appels et qui pourront fournir des insights positifs sur les comportements des clients avec pour objectif final une relation client plus fine.

En photo : Joshua Feast, CEO de Cogito ©Cogito

Alphabet profite à plein de l’investissement des entreprises dans le digital. Toutes ses activités sont en forte croissance en dépit de la crise. Une croissance due, selon son CEO, à ses investissements en intelligence artificielle.

Alphabet Inc., maison-mère de Google, a annoncé une progression de 14 % de son chiffre d’affaires sur le 3ème trimestre de son exercice clos le 30 septembre. Alphabet Inc. enregistre notamment une croissance impressionnante de ses recettes sur YouTube qui passent de 3,8 milliards de dollars sur la période à 5 milliards de dollars. Ses revenus dans le cloud sont aussi en très forte augmentation : près de 50 % et s’établissent à 3,4 milliards de dollars.

Cité dans le communiqué de presse officiel d’Alphabet, Sunder Pichai, son CEO, estime qu’Alphabet bénéficie aujourd’hui des investissements passés dans l’intelligence artificielle sans donner plus de détail.  «Nous avons réalisé un bon trimestre, cohérent avec l’environnement en général » a-t-il précisé. «C’est également le résultat des investissements considérables que nous avons réalisés dans l’IA et d’autres technologies, pour fournir des services utiles pour obtenir de l’aide dans des moments importants »  a-t-il ajouté.

Google qui a annoncé la fin des cookies tiers et qui observe les critiques effectuées à Facebook sur les contenus publiés sur les réseaux sociaux mise notamment sur l’IA pour améliorer la perception et l’adhésion à  ses services. Ainsi, le 15 octobre dernier, Google avait annoncé de nouvelles fonctionnalités utilisant l’intelligence artificielle destinées à mieux saisir les nuances des requêtes  pour faire ressortir davantage des sous-catégories et affiner ainsi les réponses dans le search.

Pour conserver leur domination technologique, les Etats-Unis vont créer 12 nouveaux instituts de recherches sur l’intelligence artificielle et l’informatique quantique. Des entreprises privées comme IBM et Microsoft participent à l’opération.

« Il est absolument impératif que les États-Unis continuent à être le leader mondial de l’intelligence artificielle et de l’informatique quantique » a déclaré Michael Kratsios, le directeur de la technologie des États-Unis en préambule à cette annonce de la Maison-Blanche du 26 août dernier.

Des agences fédérales américaines et des partenaires privés vont investir 1 milliard de dollars sur les cinq prochaines années dans la création de 12 instituts de recherches sur l’intelligence artificielle et l’informatique quantique.

Chacun de ces hubs sera intégré à une agence gouvernementale et leurs travaux porteront sur de larges thématiques de la fabrication synthétique à l’agriculture de précision. Par exemple, du machine learning sera utilisé pour l’étude de l’atmosphère et des océan et des ordinateurs quantiques accéléreront des simulations de la physique des hautes énergies.

La Fondation nationale des sciences, le ministère de l’Agriculture et d’autres agences investiront 140 millions de dollars dans sept instituts consacrés à l’intelligence artificielle. Le Ministère de l’Énergie supervisera une enveloppe de 625 millions de dollars pour cinq instituts spécialisés sur l’informatique quantique.

Des entreprises privées dont IBM et Microsoft contribueront au projet via 300 millions de dollars investis sous forme de « dons de services technologiques » avec notamment l’accès à leurs ressources sur le cloud computing.

En photo :  Michael Kratsios et Donald Trump en juillet 2020 ©Shealah Craighead

Révélatrices des besoins du marché, les récentes levées de fonds montrent l’importance grandissante de l’intelligence artificielle dans quasiment  tous les secteurs de la Tech aux USA, en France et dans les startups nations.  

DeepTech : toujours plus d’automatisation

Avec 225 millions de dollars en juillet, c’est pour l’instant l’une des plus importantes levées de fonds de l’été. Fondée en 2005 en Roumanie et maintenant basée à New York, la licorne UiPath est l’un des leaders du marché des services RPA (logiciels d’automatisation de processus par la robotique). Son CEO Daniel Dines a déclaré que le financement sera utilisé pour faire évoluer la plate-forme d’UiPath et approfondir ses investissements dans « l’innovation alimentée par l’IA » à mesure qu’il étend ses offres de logiciels en tant que service (SaaS) dans le cloud.

Toujours sur le thème de l’automatisation, la startup newyorkaise NS1 a annoncé une levée de fonds de 40 millions de dollars et totalise 125 millions de dollars de levées de fonds depuis sa création il y a deux ans. NSI optimise les infrastructures réseaux et améliore l’accès aux applications et sites web de ses 600 clients dont LinkedIn ou Dropbox. « La pandémie a apporté un sentiment d’urgence à la modernisation informatique. Les projets de cinq ans sont réduits à un an  ou moins » affirme Kris Beevers son CEO.

MedTech : disruptions annoncées

Les effets du Covid-19 ont renforcé la décision des investisseurs d’accorder 51 millions de dollars à la startup Density de San Francisco. Son business model ? Commercialiser et installer des systèmes comptabilisant le nombre de personnes entrant et sortant des bâtiments et des pièces grâce à des capteurs infrarouges. Le besoin de recenser et localiser les gens était déjà présent mais la distanciation sociale l’a rendu impératif.

Transformer les neurosciences en service ? C’est l’ambition de la startup Kernel qui a créé deux technologies d’enregistrement cérébral qui donnent aux chercheurs un aperçu de l’esprit humain. Basée à Los Angeles, Kernel vient de lever 53 millions de dollars. « Si nous pouvons quantifier les pensées et les émotions, conscientes et inconscientes, une nouvelle ère de compréhension, de bien-être et d’amélioration humaine émergera » espère Bryan Johnson son CEO.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, les deux tiers de la population mondiale n’ont pas accès à l’imagerie médicale. Beaucoup de patients sont donc obligés d’attendre des semaines ou des mois pour obtenir un diagnostic. Basée en Israël, la startup Nanox a développé un nouvel appareil à rayons X baptisé « Nanox.Arc » qui réduit considérablement les coûts en proposant une imagerie médicale low cost. Nanox a levé 59 millions de dollars levés pour conclure une série B à 110 millions de dollars.

MarkTech : encore mieux connaitre les clients

Ecouter les appels commerciaux en temps réel puis les transcrire et les analyser pour donner des conseils utiles au vendeur, c’est ce que propose la startup Chorus.ai. Basée à San Francisco, elle vient de réaliser une levée de fonds de 45 millions de dollars pour développer sa solution avec encore plus d’intelligence artificielle.

La licorne Autho fournit une plate-forme pour authentifier, autoriser et sécuriser l’accès des applications, des appareils et des utilisateurs. Lancée en 2013 en Argentine par Eugenio Pace, Auth0 est installée en Californie avec une valorisation à 1,9 milliard de dollars.  Sa levée de fonds de 120 millions de dollars a été menée par Salesforce Ventures.

FinTech : dématérialiser et sécuriser

Fin juin, la startup française Swile (ex-Lunchr) a levé 70 millions d’euros pour se développer à l’international. Dématérialisant les tickets restaurants sous forme de carte de paiement, la jeune société montpelliéraine  ambitionne  d’y ajouter les titres-cadeaux, les titres-mobilité et les titres-vacances. Swile a déjà convaincu  8 000 entreprises pour qui elle gère au quotidien les titres de restauration de 210 000 employés en traitant un volume d’émission de 400 millions d’euros.

Créée en 2016 en Angleterre, la startup Quantexa utilise l’IA pour aider les institutions financières à détecter les fraudes, trouver des opportunités de vente, analyser les risques de crédit.  Elle vient de réaliser une levée de fonds de 64,7 millions de dollars. « Nous constatons une énorme demande pour notre plate-forme pour prendre en charge de multiples applications sur nos principaux marchés des services financiers et dans de nouveaux secteurs industriels. Cet investissement accélérera notre feuille de route pour l’innovation produit et nous permettra d’investir davantage dans les régions d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Asie-Pacifique, ainsi que de s’étendre dans de nouveaux endroits » a déclaré Vishal Marria, CEO de cette société qui compte des clients comme SBC, Standard Chartered Bank ou Accenture.

Après avoir acquis la startup française Brennus Analytics en mai dernier, la société allemande Pricefx annonce une levée de fonds de 65 millions de dollars. Avec ce financement de série C, Pricefx va consolider son leadership sur le marché des logiciels de tarification en s’appuyant sur l’intelligence artificielle.

Avec cette levée de fonds réalisée par APAX Capital, un département du fonds d’investissement anglais Apax Partners, la société allemande Pricefx totalise 130 millions de dollars levés à ce jour. Créée en 2011 à Munich en Allemagne par Marcin Cichon (actuel CEO), Martin Wricke et Christian Tratz, Pricefx est aujourd’hui établie aux USA, en République thèque, en Suisse et en Australie. La société compte 370 employés et devrait créer une centaine de postes supplémentaires d’ici un an.

Avec une centaine de clients répartis dans 37 pays, Pricefx est aujourd’hui considéré comme le leader mondial des logiciels de tarification en SaaS. Pricefx développe une suite complète de solutions logicielles configuration/prix/devis ou CPQ (Configure, Price, Quote) permettant de définir les tarifs selon différentes variables comme le coût des matières premières et des salaires, la concurrence, la demande du marché et le coût de production. Proposées en mode SaaS, ces solutions sont accessibles aux entreprises de toutes tailles pour des applications en BtoB ou en BtoC.

Le machine learning pour calculer les meilleurs tarifs

Pricefx dispose de trois offres sur le Centre d’applications SAP. En juin dernier, Pricefx a annoncé que sa solution Optimized Dynamic Pricing (ODP) faisait désormais partie des applications approuvées par SAP et qu’elle était intégrée au SAP Commerce Cloud. Cette solution calcule les prix en temps réel en fonction de paramètres commerciaux prédéfinis grâce à des algorithmes d’optimisation tarifaire et des techniques d’apprentissage machine. En mai dernier, Pricefx avait acquis Brennus Analytics, une start-up française proposant une solution de pricing s’appuyant sur l’IA.

Selon une étude publiée par Gartner en mars 2019, le marché des solutions d’optimisation de tarifs devrait connaître une croissance de 25% chaque année. Dans une interview accordée en janvier dernier au site web Martechseries.com, Marcin Cichon, CEO de Pricefx, déclarait qu’une analyse plus approfondie montre que Pricefx a pu et continue d’être en mesure de récupérer environ 30% de cette croissance. C’est notamment en intégrant le Machine Learning et l’IA dans sa solution SaaS que Pricefx compte conserver son leadership.

En photo : Martin Cichon, cofondateur et CEO de Pricefx ©DR

D’après les médias américains spécialisés, la licorne américaine aurait déjà sécurisé 550 millions de dollars sur les 961 millions de dollars d’objectif de cette levée de fonds. L’entrée en bourse de cette société spécialisée dans les outils d’analyse de big data se précise pour l’automne.

C’est parce que la société Palantir a déposé un formulaire D auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC), l’autorité des marchés financiers aux USA, que l’info a fuité. Cette procédure obligatoire indique un montant total de 961 099 010 dollars du montant de l’offre de Palantir. Dans le même temps, l’agence de presse Reuters indique que le fond japonais Sompo Holdings Inc. a investi 500 millions de dollars dans Palantir après avoir lancé un joint venture baptisé Palantir Technologies Japan K.K. en fin d’année dernière. Reuters a également annoncé que la société tech japonaise Fujitsu Limited investit très récemment investi 50 millions de dollars dans Palantir.

Aujourd’hui forte de 2 500 salariés dont 800 personnes sur le continent européen Palantir aurait devrait réaliser près d’un milliard de dollars de chiffre d’affaires en 2020. C’est l’une des sociétés les plus performantes dans le domaine du big data. Son activité se partagerait entre le marché des entreprises (Airbus, FIAT, Sanofi, …) avec sa solution Foundry et celui d’une trentaine de gouvernements ou agences gouvernementales (CIA, NSA, FBI, …) avec sa solution Gotham. Estimée à 20 milliards de dollars de valorisation lors d’une levée de fonds de 880 millions de dollars réalisée en 2015, Palantir pourrait désormais atteindre 41 milliards de dollars de valorisation pour son introduction en bourse envisagée cet automne.

 

L’éditeur open source d’IA conversationnel Rasa vient d’annoncer une levée de fonds de 23 millions de dollars. Objectif : faire de sa plateforme de développement la première plateforme d’outil pour une IA conversationnelle.

Dans son blog l’éditeur américain Rasa vient d’annoncer une levée de fonds de 26 millions de dollars auprès du fonds a16z dirigé par Andreessen Horowitz. Rasa est un acteur innovant sur le marché des assistants  conversationnels.

Dans un article présentant cette levée de fonds TechCrunch donnait d’environ 3,25 milliards d’assistants vocaux utilisés en 2019. Une démocratisation qui s’est accélérée avec les assistants vocaux sur les téléphones puis sur les enceintes. En terme d’usage, c’est l’e-commerce qui semble tirer le marché actuellement comme en témoigne les annonces récentes de Google et de Carrefour.

Rasa précise que son projet est de rendre tous les logiciels plus facilement accessible grâce à la voix grâce à ses assistants. Pour aller plus loi technologiquement que les solutions propriétaires actuelles, Rasa mise sur approche Open Source avec un framework accessible au développeurs.

Parallèlement la levée de fonds devrait permettre de fédérer une plus grande communauté de développeurs. Sur le plan technologique Rasa mise sur une architecture maison pour que les développeurs puissent proposer aux entreprises des solutions nouvelles intégrant notamment des fonctionnalités de sécurité et analytiques.