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D’après les médias américains spécialisés, la licorne américaine aurait déjà sécurisé 550 millions de dollars sur les 961 millions de dollars d’objectif de cette levée de fonds. L’entrée en bourse de cette société spécialisée dans les outils d’analyse de big data se précise pour l’automne.

C’est parce que la société Palantir a déposé un formulaire D auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC), l’autorité des marchés financiers aux USA, que l’info a fuité. Cette procédure obligatoire indique un montant total de 961 099 010 dollars du montant de l’offre de Palantir. Dans le même temps, l’agence de presse Reuters indique que le fond japonais Sompo Holdings Inc. a investi 500 millions de dollars dans Palantir après avoir lancé un joint venture baptisé Palantir Technologies Japan K.K. en fin d’année dernière. Reuters a également annoncé que la société tech japonaise Fujitsu Limited investit très récemment investi 50 millions de dollars dans Palantir.

Aujourd’hui forte de 2 500 salariés dont 800 personnes sur le continent européen Palantir aurait devrait réaliser près d’un milliard de dollars de chiffre d’affaires en 2020. C’est l’une des sociétés les plus performantes dans le domaine du big data. Son activité se partagerait entre le marché des entreprises (Airbus, FIAT, Sanofi, …) avec sa solution Foundry et celui d’une trentaine de gouvernements ou agences gouvernementales (CIA, NSA, FBI, …) avec sa solution Gotham. Estimée à 20 milliards de dollars de valorisation lors d’une levée de fonds de 880 millions de dollars réalisée en 2015, Palantir pourrait désormais atteindre 41 milliards de dollars de valorisation pour son introduction en bourse envisagée cet automne.

 

L’éditeur open source d’IA conversationnel Rasa vient d’annoncer une levée de fonds de 23 millions de dollars. Objectif : faire de sa plateforme de développement la première plateforme d’outil pour une IA conversationnelle.

Dans son blog l’éditeur américain Rasa vient d’annoncer une levée de fonds de 26 millions de dollars auprès du fonds a16z dirigé par Andreessen Horowitz. Rasa est un acteur innovant sur le marché des assistants  conversationnels.

Dans un article présentant cette levée de fonds TechCrunch donnait d’environ 3,25 milliards d’assistants vocaux utilisés en 2019. Une démocratisation qui s’est accélérée avec les assistants vocaux sur les téléphones puis sur les enceintes. En terme d’usage, c’est l’e-commerce qui semble tirer le marché actuellement comme en témoigne les annonces récentes de Google et de Carrefour.

Rasa précise que son projet est de rendre tous les logiciels plus facilement accessible grâce à la voix grâce à ses assistants. Pour aller plus loi technologiquement que les solutions propriétaires actuelles, Rasa mise sur approche Open Source avec un framework accessible au développeurs.

Parallèlement la levée de fonds devrait permettre de fédérer une plus grande communauté de développeurs. Sur le plan technologique Rasa mise sur une architecture maison pour que les développeurs puissent proposer aux entreprises des solutions nouvelles intégrant notamment des fonctionnalités de sécurité et analytiques.

 

Comment personnaliser la relation homme/machine en respectant les données personnelles de chaque utilisateur ? Dans un post de blog publié fin mai, Google expose sa nouvelle technologie d’intelligence artificielle développée pour analyser les données personnelles sans centralisation ni intrusion.

Avec le Règlement général sur la protection des données (RGPD) en vigueur en Europe depuis le 25 mai 2018, le California Consumer Privacy Act (CCPA) appliqué depuis le 1er janvier (et probablement bientôt adopté par une dizaine d’autres états américains) ainsi que les lois nationales de protection des données personnelles d’une centaine de pays, les géants de la Tech sont confrontés à un défi.

Comment en effet personnaliser, perfectionner et augmenter les services numériques sans utiliser les données personnelles de chaque utilisateur pourtant indispensables pour adresser des services encore plus ciblés ? Dans un post publié fin mai sur son blog dédié à l’intelligence artificielle, Google expose sa méthode d’analyse de données respectueuse de la vie privée des internautes.

Nommée « Federated Analytics » cette méthode fait suite au projet « Federated learning » lancé en 2017 qui traitait des données stockées sur un appareil grâce à une application téléchargée. Celle –ci comprenait un module de Machine Learning puis communiquait les résultats à Google sans délivrer les données de base, respectant ainsi leur confidentialité.

Dans son post, Google explique avoir appliqué cette technique pour enrichir le dictionnaire des smartphones en repérant les mots les plus utilisés par leurs utilisateurs dans leurs messages. Google explique aussi avoir testé cette méthode pour identifier la musique diffusée à proximité du Smartphone pour ensuite l’ajouter à la play-list de son propriétaire.

Un algorithme d’IA déployé dans chaque appareil

Si cette technique s’avère viable, Google pourrait ainsi développer une technologie d’intelligence artificielle basée sur l’analyse des données mais sans menacer la vie privée des utilisateurs. Appliquée à d’autres produits Google, cette utilisation de données décentralisées semble prometteuse.

Reste que quelques jours après cette annonce, Google a fait l’objet d’une plainte déposée par le cabinet d’avocats américain Boies Schiller & Flexner qui lui reproche de collecter des données via Google Analytics, Google Ad Manager et d’autres applications et extensions sur les versions PC/Mac et smartphone même quand les utilisateurs ont choisi le mode « incognito » proposé dans les différentes déclinaisons du navigateur Chrome.

On est encore loin de l’amende à cinq milliards de dollars dont Google pourrait bien écoper en assurant un dédommagement de  5000 dollars par utilisateur de Chrome mais cette plainte illustre, une fois de plus, l’enjeu du respect des données des utilisateurs.

Dix levées de fonds de plus de 50 millions dollars réalisées aux USA ces deux derniers mois témoignent de l’intérêt des investisseurs pour les technologies d’intelligence artificielle.

Annoncées sur les sites américains Venture Beat, Bloomberg ou TechCrunch mais aussi directement sur les sites des fonds d’investissement et bien sûr sur ceux des entreprises ayant réalisé ces opérations, les dix levées de fonds de séries B et C que nous avons sélectionnées concernent l’intelligence artificielle. Avec 18,05 milliards de dollars levés par 1 356 startups de l’IA selon les chiffres de la National Venture Capital Association, l’année 2019 avait progressé de 9% par rapport à 2018. A voir si 2020 poursuivra cette progression malgré la crise, c’est probable tant l’IA booste la Tech.

L’IA automatise la Fin Tech

En combinant science du comportement, intelligence artificielle et apprentissage machine, la startup canadienne Symend (100 employés, créée en 2016) fournit une plateforme en marque blanche de recouvrement de créances. Avec une levée de fonds de 52 millions de dollars Symend va améliorer sa plate-forme et se développer à l’international avec l’objectif de traiter 100 millions de clients à risque d’ici la fin 2020 contre 10 millions traités à ce jour.

Plus vraiment une startup avec ses 1 000 employés, Blue Prims, l’éditeur anglais de logiciels spécialiste de la Robotic Process Automation (RPA) créé en 2001, a annoncé avoir recueilli 100 millions de livres sterling auprès d’investisseurs nouveaux et existants. Avec cette levée de fonds, Blue Prims va développer son logiciel d’entreprise permettant d’automatiser les processus administratifs manuels. En 2019, Blue Prism a lancé un nouveau moteur d’IA, une place de marché de mise à jour pour les extensions (Blue Prism Digital Exchange) et un laboratoire de recherche et développement en IA (Blue Prism Labs).

L’IA améliore l’identification

Dans le domaine de l’identification et de la sécurité, trois startups ont réalisés des levées de fonds très importantes. ForgeRock, société américaine éditrice d’une plate-forme de gestion d’identités a levé 93,5 millions de dollars. Sa solution permet aux grandes entreprises d’évaluer en continu l’authenticité des utilisateurs, des appareils et des objets connectés. 145 millions de dollars pour la startup israélienne BioCatch qui a mis au point une plateforme pilotée par l’IA qui protège les identités en analysant plus de 2000 paramètres comportementaux des interactions utilisateur-appareil pour générer des scores de risque en temps réel. Pour vérifier ses identités avec l’IA, la startup anglaise Onfido a levé 100 millions de dollars. Son système de vérification d’identité virtuelle utilise l’intelligence artificielle pour «lire» les documents d’identité d’une personne puis utilise la reconnaissance faciale et d’autres points de données pour vérifier qu’une personne est bien celle qui se dit en ligne.

L’IA simplifie le Big Data

Pour la gestion de données, l’IA  est évidemment très efficace. La société newyorkaise Vast Data a inventé un système universel de stockage de données particulièrement performant et compétitif en termes de coûts.  Elle a levé 100 millions de dollars pour se développer. Créé en 2011 à San Francisco, CircleCI vient de lever 100 millions de dollars pour développer sa plateforme partagée d’intégration continue et de livraison continue (CI/CD) utilisée par des marques comme Spotify, Ford Motor Company ou Facebook. A New York, la startup Axonius a levé 58 millions de dollars pour  sa plateforme fournissant aux entreprises un inventaire complet des actifs et permettant de sécuriser et gérer les appareils connectés qu’elles utilisent.

L’IA optimise la mobilité

Lancée à New-York en 2013, l‘application et le service de covoiturage Via utilise l’IA pour combiner les trajets de plusieurs passagers allant dans la même direction en temps réel pour réduire ainsi la congestion urbaine et les émissions de CO2 tout en offrant un service de mobilité à moindre coût. Sa levée de fonds de 200 millions de dollars lui servira à développer ses algorithmes de transport partagé à la demande déjà utilisés dans plus de 70 villes réparties dans une vingtaine de pays.

Enfin, pour conclure cette revue de presse des levées de fonds dans l’IA, signalons les 157 millions de dollars levés par la société californienne de capital-risque Runa Capital. C’est pour investir entre 1 et 10 millions de dollars dans des entreprises en démarrage dans des domaines de haute technologie tels que l’intelligence artificielle et l’informatique quantique qu’elle a clôturé son troisième fonds d’investissement. A noter que Runa Capital opère aussi en France avec des investissements réalisées dans sept entreprises : Capptain (acquise par Microsoft), Keymetrics, Yoopies, Tellmeplus, Simplifield, Critizr et Admo.

L’éditeur américain de CRM Kustomer vient d’annoncer le rachat de Reply.ai, spécialiste de chatbot. L’objectif est d’intégrer ce type d’interaction à son offre et d’enrichir l’automatisation grâce à l’intelligence artificielle.

Présenté par Kustomer comme un partenaire de longue date, l’éditeur de chabot Reply.ai va être intégré à l’offre de l’éditeur de CRM notamment via son moteur d’intelligence artificielle. Pour Kustomer il s’agit avant tout de répondre à la demande future du marché en matière d’interactions clients. Dans son communiqué sur ce rachat, Kustomer cite notamment le cabinet d’études Gartner qui estime dans ses analyses que 72% des interactions avec les clients impliqueront des technologies telles que l’apprentissage automatique et les chatbots d’ici 2022.

Dans ce domaine Reply.ai est classé, selon Kustomer,  parmi les 10 meilleurs fournisseurs d’IA par le cabinet Forrester pour l’automatisation du service client à partir de solutions d’apprentissage automatique venant alimenter les chatbots proposés par des marques. Reply.ai est notamment le partenaire de nombreuses solutions d’e-commerce comme Magento, Salesforcecommerce ou encore Shopify.

En rupture avec les call centers

Selon Reply.ai ses solutions d’apprentissage intégrées aux chatbots permettent de réduire de 40% le support client. En intégrant ces données de support à son CRM, Kustomer espère de son coté améliorer la relation client de ses partenaires en leur permettant de hiérarchiser les priorités en fonction de l’importance des clients.

Les deux sociétés ont déjà coopéré sur le plan technique et proposent des nouvelles solutions qui sont disponibles sur la plate-forme Kustomer IQ Plus avec l’ambition  de faire du chatbot IA la plate-forme de support client de demain par rapport aux call centers traditionnels. Une vision en rupture avec les approches complémentaires actuelles dans le milieu du support et qui est basée sur les nouveaux usages digitaux des clients.

Photo : Brad Birnbaum , CEO de Kustomer ©Kustomer

La startup américaine Lilt vient d’annoncer une levée de fonds série B de 25 millions de dollars pour développer en intelligence artificielle ses services de traduction. Son objectif est de démocratiser la traduction à l’échelle mondiale.

 

Comme l’indique Lilt dans son blog c’est Intel Capital qui a dirigé cette levée de fonds. A cette occasion, Mark Rostick, vice-président et directeur général principal d’Intel Capital, a rejoint le  conseil d’administration de la société. Lilt précise que les investisseurs passés comme Sequoia Capital, Redpoint Ventures, Zetta Venture Partners et XSeed Capital ont tous participé également à ce nouveau tour de table.

Intel Capital est très actif dans le secteur de l’intelligence artificielle. Selon le site Venture Beat Intel Capital avait investi 132 millions de dollars en 2019 dans 11 startups dont Anodot ou  Moovit, une startup rachetée par Intel la semaine passée.

Avec ce financement, Lilt indique qu’elle veut se développer plus rapidement au niveau commercial mais surtout imposer ses services dans les entreprises. La jeune entreprise estime que les entreprises sont en retard dans leurs services de traduction par rapport notamment aux usages grands publics.

Il est vrai aujourd’hui que ces services de traduction rapides sur internet ou sur les réseaux sociaux permettent une première traduction rapide mais souvent de faible qualité notamment pour des entreprises qui souhaitent contrôler leur contenu technique ou commercial. Le marché des institutions gouvernementales est également visé.

Dans son blog Lilt précise qu’elle souhaite miser sur l’automatisation pour offrir des services de traduction qui permettront une forte réduction des coûts dans ce domaine. La jeune startup cite notamment son expérience dans le domaine avec Intel. Pour l’instant le modèle de la société est mixte avec des outils d’aide à la traduction et un réseau de traducteurs dans une approche collaborative.  Un modèle que la société juge intermédiaire avant de pouvoir maitriser la traduction du langage naturel. Un graal pour la jeune industrie de l’intelligence artificielle.

Avec cette levée de fonds, la start-up française finance son programme de constellation de 25 nanosatellites dédiés à l’Internet des objets qui seront lancés en 2022. Cette opération devrait réduire les coûts de la mise en réseau d’objets connectés.

En juillet dernier, Digital CMO consacrait un article à cette société se présentant comme un « opérateur satellitaire indépendant et privé, fournisseur de connectivité » déjà opérateur pour le compte du CNES du système Argos composé de plus de 20 000 balises terrestres et de sept satellites.

Lors de la présentation du projet au dernier salon international de l’aéronautique et de l’espace (SIAE) du Bourget en juin 2019, Alexandre Tisserant, directeur général de Kinéis, précisait que « notre ambition est de proposer une offre de connectivité globale car 90% de la surface de la terre ne sont pas encore concernés par les solutions de connectivité terrestres ». Kinéis finalisait alors une levée de fonds d’une centaine de millions d’euros pour lancer la production de 25 satellites destinés à assurer la connectivité de millions d’appareils dans le monde.

Le projet est de placer en orbite polaire -à 650 kilomètres de la terre- une constellation de 25 nanosatellites (25 kg et 20 sur 40 cm) capables de fournir une connectivité hybride entre réseau satellite et réseau-terrestre. Ainsi avec cette solution satellitaire, les objets mobiles traversant des zones actuellement démunies de couverture par des infrastructures terrestres pourront être connectés.

Début février, Kinéis a annoncé une levée de fonds de 100 millions d’euros réalisée auprès du groupe CLS (Collecte Localisation Satellites) dont elle est une filiale mais aussi auprès du CNES,  Bpifrance via le fonds Sociétés de Projets Industriels (SPI) financé par le Programme d’investissements d’avenir et la Banque Européenne d’Investissement, l’Ifremer, Thales, CELAD, BNP Paribas Développement, HEMERIA et d’autres partenaires industriels et financiers. C’est la plus importante levée de fonds du New Space français selon la Presse.

« Jusqu’ici réservée aux institutions et aux élites, cette technologie va devenir accessible au plus grand nombre notamment parce que les émetteurs, miniaturisés, et le service mensuel seront moins chers » a déclaré à Reuters Christophe Vassal, président du comité de surveillance de Kinéis. « Les 25 satellites de la constellation vont nous permettre de traiter 100 fois plus de balises qu’aujourd’hui pour parvenir à quelque deux millions d’objets connectés. »

Site web : https://www.kineis.com

Apple, Google, Amazon et des groupes comme Ikea, Samsung ou Legrand rassemblés au sein de l’alliance ZigBee ont annoncé le lancement du groupe de travail « Connected Home over IP » destiné à créer une norme commune de connectivité des  équipements de maison.

L’objectif du projet Connected Home over IP soit « la maison connectée sur réseau IP » est de « développer et promouvoir l’adoption d’un nouveau standard ouvert de connectivité » selon le communiqué de presse publié le 18 décembre dernier par Amazon, Apple, Google et Zigbee Alliance. Créée en 2002 pour développer le protocole ZigBee de communication d’objets domestique connectés, la Zigbee Alliance rassemble plus de 400 entreprises dont des groupes comme Ikea, Legrand, Samsung SmartThings, Schneider Electric ou Somfy souhaitant une norme universelle pour leurs équipements intelligents.

Tous ces acteurs  sont confrontés à la multiplication des normes  de communication des objets connectés et ont décidé de s’accorder sur un standard compatible avec leurs produits. Le projet Connected Home over IP  vise  à « simplifier le développement pour les fabricants et d’augmenter la compatibilité pour les consommateurs » et  « permettre la communication entre les appareils domestiques intelligents, les applications mobiles et les services cloud ».

Développé en open source, sans redevance pour son utilisation et avec –en principe- toutes les garanties de confidentialité, le projet Connected Home over IP devrait voir le jour fin 2020 via un projet de spécification qui fonctionnera avec les protocoles de connectivité existants. Reste à savoir si les marques développant leurs propres technologies arriveront réellement à s’entendre. L’enjeu est crucial car la croissance du marché des équipements de maison connectée devrait progresser de 23,5% en 2019 avec 815 millions d’objets vendus et une prévision d’1,39 milliard en 2023 selon les chiffres publiés en septembre par le cabinet IDC.

L’autorité de régulation du secteur aérien nord-américain vient d’autoriser l’entreprise postale à effectuer des livraisons par drones sur le territoire des USA. UPS devance Amazon, Uber et Google sur ce nouveau marché.

C’est la filiale UPS Flight Forward créée pour gérer l’activité de livraison par drones qui a reçu la certification « Part 135 Standard » de la Federal Aviation Administration, l’autorité de régulation du secteur aérien nord-américain.

UPS peut désormais utiliser des drones à des fins commerciales au même titre que sa flotte d’avions.  Cette certification lui ouvre le droit au vol de nuit, au transport de marchandises d’un poids supérieur à 25 kg et autorise ses drones à voler en dehors de la ligne de vue d’un pilote.

Le numéro un du transport express de colis dans le monde effectuait déjà des livraisons par drones à titre expérimental vers l’hôpital de Raleigh en Caroline du Nord. UPS a précisé par voie de presse son intention de déployer la livraison par drones, dans un premier temps, pour des clients spécifiques comme des établissements hospitaliers.

Avec cette autorisation, UPS devance les projets similaires de Amazon & Prime Air et de Uber & Elevate mais pas celui de Wing (filiale de Google) qui avait  reçu cette certification pour un seul de ses pilotes et non pour toute l’entreprise mais UPS peut déployer autant de drones que souhaité.

En France, la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC) a délivré plusieurs autorisations pour des expérimentations et seule La Poste opère des livraisons par drones avec une ligne commerciale de livraison desservant une pépinière d’entreprises dans le Var.

Crédit photo : UPS

La société française Kinéis finalise actuellement une levée de fonds d’une centaine de millions d’euros et lance la production de 25 satellites destinés à assurer la connectivité de millions d’appareils dans le monde.

C’est en 2022 que ces 25 satellites (25 kg et 20 sur 40 cm) seront placés en orbite polaire à 650 kilomètres de la terre. «Notre ambition est de proposer une offre de connectivité globale car 90% de la surface de la terre ne sont pas encore concernés par les solutions de connectivité terrestres » a précisé Alexandre Tisserant, directeur général de Kinéis, lors de la présentation du projet au dernier salon international de l’aéronautique et de l’espace (SIAE) du Bourget en juin.

Kinéis est une société du groupe CLS (Collecte Localisation Satellites), lui-même filiale du Centre national d’études spatiales (CNES), de la société d’investissement privé indépendante Ardian et de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). Kineis se présente comme un « opérateur satellitaire indépendant et privé, fournisseur de connectivité » déjà opérateur du système Argos composé de balises terrestres et de satellites.

Avec les réseaux terrestres actuels, impossible de couvrir les mers et les océans. De plus, il est peu rentable de déployer des antennes dans des zones très isolées ou ne justifiant que très peu de trafic. Avec une solution satellitaire, les objets mobiles traversant des zones actuellement démunies de couverture par des infrastructures terrestres pourront être connectés grâce à une connectivité hybride entre réseau satellite et réseau-terrestre.

A l’horizon 2030, le nombre d’objets connectés dans le monde dépassera les 30 milliards et grâce au faible coût des nanosatellites, Kinéis entend se positionner rapidement et vise un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros d’ici dix ans.

En photo : Alexandre Tisserant, directeur général de Kinéis. ©Kinéis