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En partenariat avec Capital, Angels Square  vient de dévoiler le classement des business angels français. Très utile pour toutes les startups qui vont être à la recherche de financements sur un marché où les fonds de capital-risque pourraient être beaucoup plus prudents du fait des crises.

Et non ce n’est pas Xavier Niel le premier business angel en France selon Angels Square. Dans sa dernière étude publiée en collaboration avec Capital, le fonds d’amorçage place Pierre-Edouard Stérin, le fondateur de la smartbox en tête de ce  classement avec 42 millions d’euros investis dans 24 startups dont Kids, Empire, Hapik, Dentelia, 60/60 ou encore Polène. Xavier Niel est donc second au classement avec 30 millions d’euros investis dans 150 projets. Viennent ensuite Michaël  Benabou le fondateur de Weepee avec un montant investi de 13 millions d’euros sur les cinq dernières années,  Thibault Elzière, le fondateur de efounders avec 10 millions investis, Bruno Rouset, le président d’Evolem et fondateur d’April avec 8,5 millions investis.

Quand on additionne les montants investis par ces Business Angels sur une période moyenne de 5 à 10 ans pour la majorité d’entre eux, on arrive à un total de 134,1 millions d’euros pour les 15 premiers et un total d’un peu plus de 150 millions pour les 30 premiers business angels référencés. Les montants investis par les business angels se situant en bas de classement se situentautour des 700 K dans une dizaine de startups.

Selon les chiffres récents de France Angels qui regroupe 5 000 business angels cité par Option Finance ils ont investi un montant total de 43 millions d’euros en France en 2019, soit une progression de 15%. Le nombre d’opérations est  en baisse de 7% passant ainsi de 455 en 2018 à 422 en 2019.

Les mauvaises nouvelles se succèdent pour le marché de la publicité dans son ensemble. Selon les derniers chiffres de l’IREP le marché du digital a enregistré une croissance positive alors que tous les autres médias chutent lourdement. Quel sera le scénario définitif pour 2020 ?

Selon les derniers chiffres publiés par l’IREP pour le premier trimestre 2020, le marché de la publicité a baissé dans son ensemble d’un peu plus de 12 % par rapport à l’année passée. L’IREP indique des baisses sensibles pour tous les médias traditionnels comme la radio (-10 %), la presse (-12,5%) ou la TV (-9 %) et des baisses encore plus forte pour l’affichage ou la publicité extérieure.

Sur le digital dans les médias, l’IREP enregistre une croissance un peu inférieure à 2 %. Le digital résiste donc, comme cela a été confirmé par les bons résultats des grands acteurs de la Tech digitale sur le premier trimestre 2020. Facebook, Google, Twitter ont fait état de revenus en hausse et pas encore significativement impactés par la crise du Covid-19.

Quel sera le scénario pour  2020 ?

L’IREP indique un scénario pour 2020 qui verrait une baisse de 10 % du marché du digital à 6,1 milliards d’euros, une baisse de 23 % en valeur des médias traditionnels et de 28 % pour les autres médias publicitaires comme le cinéma ou l’affichage. Au total la baisse serait donc de 23 %. De son coté l’IAB Europe est un peu moins pessimiste pour le marché français et table sur une baisse de 18 %. Si le scénario de l’IREP se révèle exact le marché baisserait de 7,6 milliards d’euros en valeur absolue.

Sur le digital il est donc possible que pour la première fois de leur jeune histoire les grands acteurs des réseaux sociaux et du search enregistrent eux aussi une croissance négative en France cette année. D’autant que de nombreuses études montrent que les CMO vont profiter de cette période pour revoir leurs priorités.

Les CMO revoient leurs priorités pour 2020

Selon une étude récente réalisée par Stratégies et l’agence Epoka, les budgets marketing et communication devraient baisser de 27% en 2020 et 18% en 2021. Parmi les 5 priorités qui sont affichées par les CMO interrogés, la connaissance client/data arrive en 3ème position, pour 48,3% des répondants à cette étude. Juste derrière la digitalisation (63,3%) et l’expérience client (50,2%).

Dans ce contexte, les études clients, les études de satisfaction, l’analyse des tendances sont des leviers importants à une meilleure connaissance client. En clair les investissements en technologie pourraient gagner du terrain dans les budgets des CMO au détriment  des investissements publicitaires.

Ce matin sur Europe 1, Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des Finances a confirmé que les GAFAM seraient taxés sur le plan fiscal.

Bruno Le Maire, en répondant à une question qui lui a été posée par la journaliste de la matinale d’Europe 1, a confirmé qu’il taxerait les GAFAM. Alors qu’il était interrogé sur la politique fiscale du gouvernement et notamment sur l’ISF, il a précisé que taxer les GAFA était préférable à un retour de l’ISF ou à une augmentation des impôts dans le contexte de la crise économique actuelle.

Il a notamment précisé que la valorisation actuelle des GAFAM  par rapport aux sociétés du CAC40 témoignait de leur puissance et qu’il était nécessaire de trouver les moyens de les taxer fiscalement. On sait que cette positon du Gouvernement français fut l’objet d’une vive polémique avec les Etats-Unis et son président de la République. Donald Trump avait notamment menacé de taxer le vin français si le gouvernement appliquait une taxe sur le chiffre d’affaires des GAFAM. Depuis la crise du Covid-19 est passée par là et a relégué ces discussions au second plan

Pourquoi le Gouvernement français veut taxer les GAFAM ?

Tant aux Etats-Unis qu’en France, la taxation des GAFAM est devenu un vrai sujet de politique. Donald Trump avait menacé plusieurs leaders de la technologie américaine si il ne rapatriait pas aux  Etats-Unis leurs immenses réserves de cash en échange d’une politique fiscale avantageuse. En Europe, la commission européenne intente de nombreux procès réglementaires longs et couteux à ces sociétés mais n’a pas réussi à obtenir un consensus sur leur taxation. La France est restée isolée sur ce dossier et peine à appliquer ce qu’elle a décidé.

Alors pourquoi cela pourrait-il changer ? Sans doute pour plusieurs raisons liées à la crise du Covid-19. La crise a accélèré la digitalisation des comportements des Français. Selon certaines sources, on a vendu plus d’ordinateurs en France le 11 mars, jour de l’annonce du confinement, que le jour de Noël. Les Français ont plus acheté en ligne aussi, notamment des produits qu’ils avaient jusqu’à présent l’habitude d’acheter dans la grande distribution. Amazon en a profité en dépit de la fermeture de ses entrepôts français pour non respect des contraintes sanitaires. Enfin, les entreprises ont dû massivement investir dans le cloud et tous les services collaboratifs, dont ceux de Microsoft ou Google, pour pouvoir faire télétravailler leurs collaborateurs.

A un moment ou l’assiette fiscale des entreprises du CAC 40 se réduit comme peau de chagrin avec la crise, le gouvernement cherche à l’élargir aux acteurs de la technologie et du digital qui eux profitent  de cette crise. C’est logique et juste d’un point de vue de justice fiscale. En revanche, c’est aussi le constat que l’économie française est vulnérable aux transformations digitales qui se sont opérées ces dernières années avec non seulement les GAFAM mais aussi toutes une nouvelle génération de startups qui comme Uber ou Airbnb ont digitalisé à leur profit une grande partie de l’industrie touristique française. Avec l’intelligence artificielle, qui est devenu le nouveau secteur d’investissement du capital-risque américain et chinois, c’est tout le secteur des services qui pourrait être aussi menacé.

 

 

Insideboard, la plateforme collaborative française de formation, vient d’annoncer une levée de fonds de 25 millions d’euros. Elle estime que ses services sont bien positionnés aujourd’hui dans l’économie de de la distanciation, notamment dans la conduite du changement. Un marché dominé par la Tech américaine avec Teams de Microsoft, Slack ou encore Zoom.

En pleine crise du Covid-19, de la montée en puissance du télétravail et des services de distanciation, Axa Venture Partners, Orange Venture et ISAI   ont annoncé un investissement de 25 millions d’euros dans la jeune entreprise Insideboard créée en 2012. Comme Klaxoon, Insideboard est positionnée sur les solutions et services liées à la conduite du changement et à la gestion des talents avec des nouveaux services comme des challenges ou des programmes ambassadeurs.

L’approche de l’entreprise est très liée à la formation et à la gestion des ressources humaines mais sa solution est basée sur une plateforme en mode SaaS. Insideboard cherche à se positionner à la fois sur la transformation digitale du secteur de la formation et de la gestion du capital humain tout en offrant des solutions concurrentes des grandes plateformes collaboratives comme Slack ou Teams en terme de collaboratif.

Remplacer le middle management par l’Intelligence Artificielle ?

Dans son communiqué de presse Insidboard précise que “les entreprises  doivent révolutionner leur approche de la gestion du changement pour réussir. Jusqu’à présent, 75% des projets de transformation ont échoué car ils reposaient sur une approche traditionnelle de la gestion du changement, centrée principalement sur la formation”.

Sur le plan technique Insideboard propose une plateforme collaborative qui utilise l’intelligence artificielle et une approche basée sur les objectifs inspirée du système OKR (objectifs et résultats clés) de Google qui motive les équipes et les rassemble autour des résultats attendus.

C’est d’ailleurs dans le domaine de l’Intelligence Artificielle que souhaite se renforcer Insideboard afin de mieux connaître les mécanismes d’engagement des employés et de leur proposer de surveiller leurs objectifs. Une plate-forme qui conduit donc les employés à plus d’autonomie, en collaboratif et qui devrait permettre de réduire les coûts d’encadrement ou de middle management.

Insideboard est citée par le Gartner et elle est par ailleurs partenaire de nombreuses solutions d’infrastructure informatiques en gestion des ressources humaines, CRM ou encore ERP afin d’être parfaitement intégrée sur le plan technologique.

Photo : Yohan et Michaël Bentolila, fondateurs d’Insideboard ©Insideboard

Alors que les cabinets d’études annoncent un ralentissement général de l’investissement informatique, les solutions technologiques liées au digital continuent à attirer les investisseurs. La startup française Contentsquare vient d’annoncer une levée de fonds de 190 millions de dollars, essentiellement auprès de fonds VC américains. L’objectif : s’armer technologiquement pour affronter l’ère de l’intelligence artificielle.

Comme Dataiku, Talend dans les données ou encore Outscale dans le cloud, Conentsquare fait partie de ces startups françaises de la Tech qui attire les grands acteurs du capital-risque américain. Au départ la société  est positionnée sur un marché lié à l’expérience utilisateur en e-commerce avec une offre d’analyse de données permettant à ce secteur d’optimiser ses actions marketing.

La base de clients de la jeune entreprisse française s’est ensuite élargie à plusieurs références mondiales. Elle compte parmi ses clients des sociétés comme Sephora, TMobile, Salesforce, Dell, LVMH, Carrefour, Ikea, Orange soit une pénétration de 30 % des grands comptes mondiaux selon ses sources. Dans son communiqué, Contentsquare précise qu’elle analyse chaque jour 10 milliards d’interactions client et près d’1,4 milliard de dollars de transactions en ligne, soit l’un des plus grands benchmarks de données comportementales au monde.

Entrer dans l’ère de l’intelligence artificielle

Contentsquare indique aussi dans son communiqué que le tour de table a été mené par BlackRock Private Equity Partners. La plupart des investisseurs existants – Bpifrance via son pôle fond Large Venture, Canaan, Eurazeo Growth, GPE Hermes, Highland Europe, H14 et KKR – ont participé à cette nouvelle levée.

Avec cette levée de fonds, l’entreprise française précise que cela lui permettra de rester dans la course technologique dans l’Intelligence Artificielle et l’analyse prédictive. Un domaine où l’on retrouve tous les grands acteurs de l’informatique actuelle (AWS, Google, Adobe, Oracle ou encore Salesforce) mais avec des offres moins intégrées aux applications digitales que celles proposées par Contentsquare.

Par ailleurs la startup offre plus de services car Contentsquare transforme ces données en recommandations qui permettent aux entreprises de prioriser leurs décisions et d’augmenter leur conversion et leur chiffre d’affaires. Créée en 2012, Contentsquare a fait l’acquisition de Clicktale et de Pricing Assistant, solution d’analyse des prix et des produits pour étendre sa couverture de données analysées.

Le live vidéo a été l’un des services les plus utilisés durant cette crise du Covid-19. Une étude récente de Business Insider montre que FaceTime est la solution le plus employée par le grand public mais le marché s’élargit avec des services comme Zoom répondant à des usages grand public comme professionnel. La startup française PlayPlay vient d’ailleurs d’annoncer une levée de fonds pour faciliter la production de vidéos pour les entreprises.

Des centaines de millions de télé-travailleurs, des milliards de personnes confinées un peu partout dans le monde, la vidéo live est devenue, durant cette crise du Covid-19,  le principal canal d’interaction grand public et professionnel. Aux Etats-Unis, une étude réalisée en mars par Business Insider fait état de la domination de FaceTime dans ce domaine.

Selon les résultats de cette étude 47,6% des adultes américains avaient utilisé l’application FaceTime préinstallée d’Apple pour discuter avec leur famille et leurs amis pendant la pandémie. 44,1% avaient utilisé Facebook Messenger suivie de Zoom (31,5%), Skype (22,5%) et WhatsApp (18,4%). Le succès de Zoom sur le grand public a d’ailleurs contraint Facebook a lancer en avril un nouveau service baptisé Messenger Room pourtant permettre de connecter jusqu’à 50 personnes. 

Coté entreprise, Team, le service de visio conférence de Microsoft, montrait sa robustesse avec plus de 75 millions d’utilisateurs actifs  par jour dans le monde. De son coté Zoom annonçait son rapprochement avec Oracle Cloud afin d’assurer au niveau mondial une qualité de service qui lui a fait défaut au début de la crise avec notamment des problèmes avérés en terme de sécurité. Pour y palier Zoom vient d’ailleurs de racheter la startup Keybase

Des solutions à trouver pour entreprises

Dans ce contexte la question est de savoir si ces usages vont perdurer et remplacer plus ou moins définitivement les réunions individuelles, les séminaires et les rendez-vous clients entre autres. C’est encore trop tôt pour le dire mais il est clair que les choses ont changé même du coté des entreprises.

Tout d’abord avec cinq millions de télé-travailleurs pendant cette crise les entreprises et les salariés ont découvert tout d’abord les vertus du télétravail. Cela devrait perdurer avec notamment un contexte législatif favorable à venir. Du coté des solutions technologiques, la crise a mis en exergue  leur robustesse.

En revanche, ces services manquent encore de souplesse pour vraiment se substituer aux interactions humaines. C’est dans ce domaine qu’il faudra chercher les prochaines innovations pour véritablement fait décoller la vidéo en entreprise. C’est un domaine déjà investi par le capital-risque avec l’exemple de la société française PlayPlay qui vient d’annoncer une levée de fonds de 10 millions d’euros pour faciliter la production de vidéo en entreprise. Une première étape avant une digitalisation plus importante des relations humaines avec l’Intelligence Artificielle. 

Quelles seront les priorités des CMO après le confinement ? Pour nous éclairer nous avons donné la parole à plusieurs CMO d’entreprises du BtoB ou du BtoC. Aujourd’hui Jan Gabriel, directeur alliances & marketing d’ITS Integra et membre du CMIT nous donne son avis sur les priorités, l’événementiel  et le réengagement des clients.

Les priorité à la sortie du confinement ?

Jan Gabriel : Il  y a tout d’abord un besoin fort de se « reconnecter » physiquement avec les collègues, les partenaires, les clients mais aussi profiter des échanges formels et informels. Le lien social apporte de nouvelles idées et n’oublions pas que les actions les plus pertinentes naissent aussi bien autour d’une table de réunion qu’au pied de la machine à café ! Il est tout aussi important de simplement prendre des nouvelles, d’échanger sur les préoccupations du moment, de prendre la température de l’état d’esprit de celles et ceux qui nous entourent après cette période particulière. Les outils de communication permettent de maintenir un lien de manière efficace mais rien ne peut remplacer les mini-situations sociales imprévues qui rythment ou entrecoupent habituellement nos journées. En somme, nous viserons à réduire la distance mécaniquement créée par le confinement.

Repenser l’événementiel 

Jan Gabriel : Si le confinement a permis d’être dans la continuité, voire dans l’accélération, sur les actions de fond (stratégie contenu, communication site web et réseaux sociaux, projets rédactionnels…), l’activité à relancer en priorité est bien entendu l’événementiel. Coupée en partie de son éco-système pendant de longues semaines, l’entreprise doit là aussi se reconnecter. Pourquoi ne pas en profiter pour essayer de nouveaux formats plus en phase avec les mesures de sécurité sanitaire qui seront sans doute toujours présentes au quotidien ? Cela peut libérer la voie pour plus de webinars, de mini-événements sur des sujets très précis, des approches innovantes pour interagir avec collègues, clients et partenaires.

 Comment réengager la discussion avec ses clients ? 

Jan Gabriel : La communication, si essentielle en temps de crise, ne doit pas subir de rupture due au déconfinement, il faut continuer à avancer de la manière la plus transparente. Ceci est particulièrement important pour l’interne puisqu’une situation anxiogène laisse des traces avec son lot de questionnements, de doutes et de peurs qu’il faut adresser. La vraie valeur d’une organisation se trouve dans la capacité à réengager avec ses clients. Une transition vers le « business as usual » ne sera tout simplement pas possible. Il sera plus judicieux de comprendre quelles sont les vraies problématiques du client (activité entreprise, priorités, difficultés) et de tenter de l’aider, plutôt que de pousser pour qu’un projet reprenne coûte que coûte là où il s’était arrêté mi-mars. Sans doute, la situation économique globale demandera un important niveau de flexibilité à toutes les parties prenantes. De toute évidence, le retour à une « activité normale » se prépare bien en amont, il ne faut surtout pas minimiser les enjeux.

 

Jeux Olympiques à Paris en 2024, Coupe du Monde de Rugby en France en 2023 mais aussi l’accélération de l’innovation dans le sport avec de nouveaux usages dans le  domaine de la santé et des données tendent à structurer un secteur qui séduit un nombre croissant d’investisseurs. C’est dans ce cadre que la Caisse d’Epargne et Seventure Partners on annoncé  trois investissements dans le cadre d’un fonds d’investissement français dédié à l’économie du sport nommé  Sport & Performance Capital.

Le fonds  Sport & Performance Capital lancé par la Caisse d’Epargne et Seventure est présenté comme un fonds d’environ 80 M€ destiné à financer des startups et des PME évoluant dans le domaine du sport et du mieux-vivre.  Ce fonds n’est pas un fonds d’amorçage. Dans son communiqué de presse la Caisse d’Epargne et Seventure précise que ce fonds d’investissement dédié au sport permettra de sélectionner une quinzaine d’entreprises de l’économie du sport afin de les soutenir, de les financer et de les accompagner dans leur développement jusqu’en 2029. Pour rappel, avec 750 M€ sous gestion, Seventure Partners est l’un des principaux acteurs européens du capital innovation et fait partie du Groupe BPCE

Pour l’instant ce fonds a déjà investi dans trois jeunes entreprises. La première se situe dans l’e-commerce et se nomme Hardloop. Cette jeune entreprise aide les débutants ou les athlètes de haut-niveau à trouver le meilleur matériel pour leurs aventures sportives d’extérieur (ski, escalade ou encore randonnée). La seconde est MOVE’N SEE qui se positionne sur le marché de la vidéo. La jeune entreprise a créé PIXIO un robot caméraman destiné à se filmer pendant des heures soi-même sans l’apport d’un cadreur. Les sportifs sont bien sûr la cible principale de la société mais ce robot-caméra est également très utile pour d’autres usages comme pour des conférences, des répétitions de spectacles, des tournages ou encore des spectacles de danse.

Le troisième investissement de ce fonds se situe dans la donné sportive avec SkillCorner : cette jeune entreprise parisienne développe des algorithmes d’intelligence artificielle appliqués aux sports collectifs professionnels. A partir d’une simple vidéo de matchs, les algorithmes identifient chaque joueur, chaque fait de jeu, chaque tactique pour offrir des analyses et des visualisations. Cette jeune entreprise tente de combiner deux services digitaux : l’accès à des données live de matchs et des visualisations innovantes. A noter qu’AWS (Amazon Web Services)  vient d’annoncer un partenariat avec la Bundesligua, la ligue de football allemande, qui va dans le même sens.

 

Sur le marché trés concurrentiel de la donnée et de la Dataviz, ISAI Cap Venture -le fonds de Corporate Venture de Cap Gemini et d’ISAI- vient d’annoncer une prise de participation minoritaire dans la jeune société Toucan Toco.

Toucan Toco développe des solutions de reporting de données et de dataviz. La société revendique près de 5 000 clients pour sa solution en mode SaaS. La jeune entreprise française est positionnée sur la mise à disposition des données pour les différentes organisations métiers des entreprises. Elle est positionnée sur un créneau de marché stratégique dans le domaine de la Business Intelligence comme en témoigne le rachat récent par Salesforce de Tableau Software.

Capgemini estime que le le marché mondial de la Business Intelligence devrait avoisiner les 150 milliards de dollars d’ici 2025 et que les données vont être amenées à jouer un rôle central dans les décisions stratégiques des différents métiers. Dans ce contexte, les grands projets de transformation lancés par les responsables métiers reposeront avant tout sur une meilleure compréhension des opérations et des indicateurs associés estime Capgemini. Pour se positionner sur ce marché Toucan Toco a imaginé une approche marketing par le data story telling. Un concept qui devrait permettre aux métiers d’accéder plus facilement davantage de données. Dans ce domaine les innovations reposent notamment sur l’intelligence artificielle et demandent des investissements technologiques importants que semble prêt à accompagner Capgemini.

En comptant la prise de participation minoritaire d’ISAI Cap Venture, la levée de fonds de Toucan Toco mené par Balderton Capital  a permis à la startup de lever 12 millions d’euros. Capgemini et ISAI concrétisent ainsi un premier investissement commun à travers leur fonds corporate lancé il y a seulement quelques mois. “L’objectif étant d’allier un spécialiste du capital-risque à un partenaire susceptible d’être un accélérateur de croissance pour la start-up”, explique Lucia Sinapi-Thomas, directeur général de Capgemini Ventures dans le communiqué de presse publié pour l’occasion.

A l’occasion de la conférence Forrester Tendances 2020 qui s’est déroulée mardi 4 février au cercle d’Aumale à Paris, la société d’études Forrester et Adobe ont partagé leur vision actuelle en matière d’expérience client. Au delà du débat sur les outils nécessaire à la production de la donnée, il semble bien que les enjeux à venir des CMO soient  de plus en plus liés à la bonne évaluation des expériences de leurs clients.

En ouverture de cette conférence, c’est Thomas Husson, VP Principal Analyst de Forrester qui a pris la parole pour introduire cette journée. Il a notamment développé trois thèmes. Le premier, sans surprise, a été celui de l’accélération du rythme de l’innovation dans le marketing avec notamment la montée en puissance des objets connectés et de la connectivité généralisée. Il a ensuite insisté, face à l’audience des CMO et experts présents, sur la nécessité de mieux accompagner “la technologisation” de ces fonctions. “Si 22 % du budget des CMO, selon nos études, est consacré au déploiement d’outils, on note deux priorités régulièrement citées par les directeurs marketings que nous interrogeons  : l’organisation et le recrutement ” a-t-il souligné dans sa présentation d’ouverture.

Un thème repris par France Heringer, directrice qualité expérience et vente d’Orange, au cours de l’une des tables ronde de la matinée. Pour France Heringer : ” le plus difficile aujourd’hui dans l’expérience client c’est de travailler sur la culture des équipes tout en ignorant pas le ROI nécessaire”. Thomas Husson soulignait d’ailleurs la pression  de la performance de plus en plus importante  qui était exercée sur cette fonction avec des obligations de performance sur tous les canaux du digital. Enfin, Thomas Husson soulignait les évolutions en cours avec la nécessité pour  les CMO de ne pas rater le virage de l’expérience client. Une expérience client qui doit se décliner, selon Forrester,  autour de la maîtrise des 3 E  : l’Effectiveness (l’efficacité), l’Ease (la facilité) et l’Emotion (l’émotion ou sensibilité).

 

Luc Damman, Directeur Général Adobe Europe de l’Ouest : les clients achètent des expériences pas des produits

Cette conférence a donné également l’occasion à Adobe de revenir sur sa vision du marché. Luc Damman, son Directeur Général pour l’Europe de l’Ouest a rappelé les différentes étapes de l’engagement d’Adobe sur la technologisation de la fonction du directeur marketing. Tout d’abord à travers le rachat il y a 10 ans de Omnitur dans le domaine du web analytique puis celui de la société française Néolane dans l’emailing et surtout le plus important et récent celui de Marketo dans le marketing automation. Aujourd’hui l’ensemble des offres et services sont rassemblés dans l’Adobe Experience Cloud avec l’objectif d’optimiser le management de l’expérience client.

“Notre vision est que les clients achètent des expériences pas des produits” souligne Luc Damman. “Nos clients travaillent de plus en plus sur cet aspect. C’est le cas notamment de Prada, l’un de nos grands clients qui a investi fortement avec nous pour maitriser à la fois les données, leur interprétation intelligente et la créativité nécessaire au succès de toute campagne marketing” a-t-il conclu dans son intervention.

Un point également souligné par la représentante d’Orange, France Heringer, dans une table ronde,  qui a donné pour sa société les grands axes de développement de sa customer expérience  à l’horizon 2025 : la conversation avec les clients par les chatbots, la maîtrise de l’IA et de l’humain ainsi que les enjeux RSE dont le marketing durable et l’inclusion numérique. Un cocktail qui nous semble faire part égale aux enjeux de culture et de technologisation liée à la montée en puissance du digital.