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Personnalisation, consentement, intelligence artificielle, éthique, automatisation commerciale, gestion de canaux digitaux pléthoriques, augmentation des coûts d’acquisition digitaux : les défis des CMO et directions marketings de toutes les entreprises sont nombreux pour 2021. Sur le base de ses études, le cabinet conseil américain Gartner dresse lui aussi une liste de ces enjeux.

Parmi les premiers défis des entreprises pour les années à venir, le cabinet Gartner cite d’abord la gestion des contenus digitaux  générés par les utilisateurs sur les réseaux sociaux. Selon Gartner, la masse des informations non vérifiées sur les réseaux sociaux connait une croissance exponentielle.

Pour Gartner le principal défi est interne.  D’ici 2022, un tiers des budgets publicitaires consacrés à la communication de crise sera utilisé pour répondre aux employés qui dénoncent un certain nombre de conditions de travail comme la sécurité contre la Covid-19, des préjugés raciaux ou des pratiques commerciales suspectes. Gartner estime d’ailleurs que cela nécessitera une renforcement des moyens en communication interne.

Le second défi identifié par la société de conseil américaine est d’ordre organisationnel entre les ventes et le marketing. D’ici deux ans, Gartner estime que 25% grandes entreprises mondiales fusionneront le marketing, les ventes et  les services liés à l’expérience client. 

La montée en puissance des usages digitaux va pousser les entreprises à intégrer dans leurs départements marketings toutes les fonctions liées à la gestion de l’expérience client. La seconde étape sera l’intégration des ventes et du marketing précise Gartner. Un conseil qui a été peu suivi par les entreprises jusqu’à présent. Pour Gartner c’est l’usage croissant du digital qui poussera à ce nouveau modèle organisationnel très automatisé et appuyé par tous les grands leaders des technologies de l’information.

Le cabinet conseil Gartner ne tient pas compte dans ces recommandations d’autres tendances plus lourdes sur la consommation comme l’éthique, la recherche de sens, les valeurs choisies par les consommateurs, qui peuvent déboucher sur un modèle commercial et marketing moins automatisé.

Des expériences en mode hybride pour le marketing

D’autant que dans ses études Gartner constate que les modèles à venir seront largement mixtes : “les clients B2C et B2B ne passent pas du monde physique au numérique, ils s’éloignent d’un binaire numérique-physique pour aller  vers des expériences en mode hybride”. Les technologies qui vont se populariser autour du collaboratif ou de la réalité augmentée vont permettre de mixer les approches marketings dans 60 % des entreprises à l’horizon 2025 estime le célèbre cabinet américain.

Pour réussir cette approche, les entreprises vont devoir travailler sur deux contraintes. La première est sans doute liée à la gestion de l’information qui devra être plus fluide entre les différents organisations concernées. La seconde est liée à un changement de modèle économique précise Gartner.

Les modèles commerciaux doivent être plus fluides avec notamment une part plus importante des modèles à base d’abonnement précise le cabinet conseil. D’ici 2025, 20% des revenus B2C seront générés à partir de modèles de revenus récurrents explique Gartner. Ce qui nécessitera une information importante et régulière sur le comportement des consommateurs conclue le cabinet américain.

 

Selon les différents instituts d’études, la croissance attendue des investissements en IA devrait fortement bondir dans les années à venir. Selon Grand View research, le taux de croissance annuel moyen sera de plus de 42 % sur la période 2020-2027. Les usages marketing et publicitaires continueront à entrainer la dynamique de ce marché même si l’hypersonnalisation du marketing pose plusieurs questions.


Selon un rapport de Grand View Research le marché de l’intelligence artificielle était évalué à 39,9 milliards de dollars en 2019 et devrait croître avec un taux de croissance annuel moyen de 42,2% sur la période 2020 à 2027.

Une dynamique portée notamment par les investissements actuels de tous les géants du web note l’institut d’études : “Les géants de la technologie comme Amazon, Google,  Apple,  Facebook, IBM, et Microsoft investissent considérablement dans la recherche et le développement de l’IA. Ces entreprises s’efforcent de rendre l’IA plus accessible”.

Selon Grand View Research, la majorité des développements actuels en IA  sont concentrés aujourd’hui sur les technologies de machine learning qui représentent près de 40 % des développement en cours. Le machine learning permet de créer des applications complexes offrant la capacité d’exploiter de grands volumes de données. C’est le cas par exemple de la reconnaissance de texte, de contenu vidéo ou 3D ou de la voix.

La plupart de ces services sont aujourd’hui opérationnels et permettent d’envisager le développement de nouveaux marchés comme ceux de la voiture autonome, des objets connectés dans le sport ou la santé,  des services de maintenance dans l’IoT ou encore du marketing publicitaire ciblé.

Marketing et publicité : autres vecteurs du développement du marché IA

Pour Grand View Research, les usages marketings et publicitaires s’élèvent à 20 % des investissements des entreprises en intelligence artificielle. C’est vrai du coté des GAFAM avec plusieurs annonces majeures dans ce domaine ces derniers mois. 

Mais au-delà des GAFAM beaucoup de secteurs d’activités tentent de développer des services personnalisés qui demanderont d’importants investissements en IA.

Une étude récente d’eMarkerter.com  mets en tête de liste des investissements des entreprises en IA l’automatisation du service client et du support devant les nouveaux services d’aide à la vente et la sécurité des transactions.

Ces tendances à l’hypersonnalisation du marketing posent d’ailleurs plusieurs questions. La première est le niveau d’acceptation par les consommateurs de ces services. Aux Etats-Unis, eMarketer.com dans un rapport récent note que la part des consommateurs favorables à ces services s’élève à 53 %. En Europe et notamment en France, le niveau d’acceptation de ces services est actuellement beaucoup  moins élevé. Il suffit notamment d’observer la croissance des usages d’un  adblocker pour le constater.

D’autre part le contexte réglementaire est en train de ce durcir avec le RGPD. Une tendance observée des deux cotés de l’Atlantique qui poussera tous les acteurs du web à trouver un meilleur équilibre entre personnalisation et ciblage pour leurs services comme en témoigne une analyse récente de Facebook sur le bon équilibre à trouver

 

La startup bordelaise Lucine vient d’annoncer une levée de fonds de 5,5 M€ dans le domaine de la santé et du digital. Son application permet de mesurer et soigner la douleur en proposant des thérapies adaptées par l’intermédiaire de sa solution.

Lucine est une startup bordelaise positionnée sur le marché des Digital Therapeutics (DTx) et dirigée par Maryne Cotty-Eslous. Les solutions proposées sur ce marché fournissent aux patients des thérapies gérées par des logiciels pour prévenir, gérer ou traiter un large éventail de symptômes et pathologies physiques, mentales et comportementales.

La jeune entreprise vient d’annoncer  une levée de fonds de 5,5 millions d’euros auprès de Kurma Partners, Bpifrance via son fonds Patient Autonome, BNP Paribas Développement, Aquiti Gestion et Irdi Soridec pour financer le développement de ses solutions.

Selon les responsables de l’entreprise, la douleur est la 1ère source de consultation des patients et les thérapies ne sont pas personnalisées. Par ailleurs, il s’agit de traiter par le digital la douleur chronique qui affecte 25% de la population mondiale. Par ses solutions, Lucine souhaite limiter l’usage d’opioïdes dont l’abus est responsable de plus de 500 000 décès dans le monde selon l’Organisation Mondiale de la Santé.

Sur le plan technologique, Lucine  mise sur un système de reconnaissance faciale pour mesurer l’ampleur de la douleur. La solution mobile propose sur la base de cette mesure, des procédures thérapeutiques personnalisées de type réalité virtuelle et thérapies cognitivo–comportementales. La jeune société souhaite également utiliser l’intelligence artificielle permettant de créer plusieurs dispositifs médicaux pour soulager les souffrances persistantes.

Comme sur le marché des médicaments,  les thérapies numériques (DTx)  qui seront proposées par Lucine feront l’objet de tests cliniques précise la jeune entreprise.

En photo : Maryne Cotty-Eslous @DR

 

Les GAFAM profitent à plein de l’accélération de la transformation digitale des entreprises pour faire face à la crise. Les résultats cumulés de ces entreprises s’élèvent à plus de 50 milliards de dollars de profits sur ce seul trimestre. Au delà des GAFAM, c’est toute la Tech américaine qui semble tirer profit de cette situation.

Tous les résultats des GAFAM ont été publiés la semaine passée et ils sont excellents. Alphabet,  la maison-mère de Google, a annoncé une croissance de 14 % de ses revenus pour ce trimestre et plus de 11 milliards de dollars de profit.

Microsoft, grâce au Cloud et à Teams, a progressé de 12 % en terme de chiffre d’affaires et réalisé près 16 milliards de dollars de profits.

Amazon de son coté réalise désormais un chiffre d’affaires trimestriel de près de 100 milliards  de dollars (+37 %) et a annoncé plus de 6 milliards de résultat.

Apple a publié un chiffre d’affaires en hausse de 14 % et plus de 11 milliards de résultats.

Enfin Facebook a publié des revenus en hausse de 22 % et un résultat de 7,8 milliards de dollars.

Même Twitter, un temps en difficulté, progresse de 14 % au niveau de son chiffre  d’affaires et publiée des profits en hausse.

Un effet d’entraînement positif sur toute la Tech américaine

Ces résultats très positifs devraient avoir un effet d’entrainement  sur les autres acteurs de la Tech américaine. Tous les GAFAM vont continuer à investir massivement dans les nouvelles technologies. Alphabet impute ainsi une grande partie de ses résultats actuels à ses investissements passés en IA.

Facebook consacrera cette année plus de 16 milliards de dollars à des investissements en nouvelles technologies et prévoit même d’investir plus de 20 milliards l’année prochaine. Même chose chez Microsoft, Apple  et Amazon qui misent sur la voix, les données et l’intelligence artificielle pour encore croître.

Cette dynamique devrait profiter donc à tous les acteurs de la Tech américaine. Un écosystème qui ne faiblit pas en dépit des rumeurs de bulle  financière concernant le Nasdaq et qui booste les revenus des épargnants et retraités américains. De quoi soutenir la consommation  américaine pour 2021 et favoriser un redémarrage plus rapide de l’économie après la crise sanitaire.

Les résultats des GAFAM qui font débat en France

En pleine annonce de reconfinement en France et de fronde des petits commerces fermés juste à la veille des achats de Noël, les résultats des GAFAM font débat en France. C”est surtout Amazon qui semble cristalliser les débats politiques. Cedric O, le Secrétaire d’Etat au Numérique,  a  twetté pour rappeler que Amazon ne pesait que 20 % de l’e-commerce en France face notamment aux pure players que sont C-Discount, Mano à Mano ou Veepee.

Mais alors que la France peine à mobiliser ses partenaires européens pour que les GAFAM paient enfin leurs impôts, il est probable  que ce sujet continue à susciter le débat politique et économique.

En photo : Jeff Bezos, CEO d’Amazon. ©Amazon

 

eMarketer vient de publier ses prévisions annuelles sur la dynamique mondiale du marché publicitaire en 2020 et 2021. Sans surprise la crise économique pèsera fortement. En France, où la baisse du PIB a été confirmée à – 11 %, la décroissance anticipée par la revue & société d’études spécialisée américaine est de -11,8 %.

Selon eMarketer le montant des  dépenses publicitaires dans le monde baissera de 4,5% cette année pour atteindre 614,03 milliards de dollars. Une chute brutale à comparer aux prévisions de croissance effectuées avant la crise sanitaire. La société d’études prévoyait une augmentation de 7 %.

eMarketer prévoit que ce marché rebondira fortement en 2021 en raison d’une explosion des dépenses mondiales dans le digital qui augmenteront de plus de 16 % contre près de 8 % cette année.

eMarketer note qu’à l’exception de la Chine les 37 marchés publicitaires étudiés  cette année enregistreront une croissance négative. La Chine devrait anticiper une croissance à peine positive de 0,3%.

En France où la décroissance de l’économie nationale atteindra -11 % selon les derniers chiffres du gouvernement, eMarketer anticipe une baisse de près de 12%.

La baisse devrait être excessivement forte sur les médias traditionnels même si le Groupe TF1 a annoncé pour le troisième trimestre de cette année une croissance de ses revenus publicitaires de 7,5 %  et de plus de 16 % sur un an.  La reprise d’un confinement strict en France jusqu’à  Noël devrait peser sur la consommation des ménages et les dépenses publicitaires.

A l’occasion de son événement annuel Adobe Experience Makers organisé en virtuel cette année, Luc Dammann, Vice-Président Europe de l’Ouest et du Sud d’Adobe est revenu sur les résultats et la stratégie de l’éditeur américain, notamment dans le domaine de la donnée digitale. 

Adobe, comme le montre ses résultats financiers récents, va bien et la crise sanitaire semble même renforcer ses activités dans tous les domaines. Pour Luc Dammann, Vice Président Europe de l’Ouest et du Sud d’Adobe, qui intervenait en amont de l’événement Adobe Expérience Makers, la crise sanitaire a accéléré les projets de transformation digitale de ses clients.  

Adobe est positionné sur un marché qui est en train de s’élargir considérablement avec les enjeux digitaux liés à la crise a-t-il expliqué pendant son intervention. La société se développe sur un marché qui, au niveau mondial, dépasse les 120 milliards de dollars sur ses trois activités de base : la créativité avec Créative Cloud, la dématérialisation et la signature électronique avec Document Cloud et enfin la Digital Experience avec les offres en e-commerce comme Magento et en marketing automation comme Marketo, récemment racheté a-t-il expliqué. 

Pour Luc Dammann, Adobe a la chance aujourd’hui de se situer au cœur de la transformation digitale des entreprises. Une réalité comme le souligne une étude récente de YouGov mentionnée par l’éditeur qui estime, qu’en raison de la crise sanitaire, 73 % des entreprises ont accéléré leur transformation digitale. 

La maitrise de la donnée comme objectif

Interrogé sur l’importance de la donnée dans les stratégies digitales des entreprises par Digital CMO, Luc Dammann a souligné différents points dans les processus de transformation digitaux  actuels des entreprises. Le principal est, selon lui, la forte volonté affichée par les entreprises de faire de leur expérience client un véritable atout de résilience en période de crise. Dans ce contexte la maîtrise de la donnée est un véritable objectif pour les entreprises affirme t-il.

Selon la même étude de YouGov citée par Adobe 27 % des entreprises françaises déclarent aujourd’hui avoir engagé un projet lié à l’amélioration de la personnalisation client. Pour répondre technologiquement à ces attentes, Adobe souhaite développer sur toutes ses offres une capacité analytique (AEP Customer Journey Analytics NDLR)   à base d’intelligence artificielle qui permettra de déployer une hyper personnalisation. Interrogé sur les risques de cette hyper personnalisation des données, Adobe, par l’intermédiaire de Lionel Lemoine responsable des activités conseils et stratégie, a souligné la nécessité de travailler en parallèle avec les entreprises sur les bons scénarios digitaux. C’est notamment l’un des objectifs des équipes techniques et métiers au sein de la Digital Strategy Group a-t-il expliqué.

En conclusion à cette intervention, Luc Dammann a rappelé que la convergence vers les données nécessitera une plus grande coopération entre les métiers et les directions informatiques. C’est d’ailleurs dans ce but qu’a été construit cette année notre programme Experience Makers avec des retours d’expérience IT comme avec Alliance, ou dans l’e-commerce avec Zadig et Voltaire ou encore Arkema dans le marketing automation a-t-il précisé. 

En photo : Luc Dammann ©Adobe

SAP, le leader mondial de l’ERP, a annoncé l’acquisition de la société Emarsys, spécialisée dans l’expérience client dans le secteur du eCommerce. L’éditeur allemand se renforce encore sur le marché de la donnée marketing et de l’expérience client après l’acquisition de Qualtrix.

Basée en Autriche, Emarsys est connue par ses services d’analyses de données dans le secteur de l’e-commerce et de la distribution. Récemment la société  a organisé pour ses clients un grand événement digital où elle donnait plus de détails sur ses services, notamment pour optimiser la fidélisation clients et l’engagement  en e-commerce.

D’origine Autrichienne, Emarsys compte plus de 1 500 clients dans le monde et plus de 800 employés dans 13 bureaux dont Londres, Berlin, Sydney et Budapest ainsi qu’un siège social américain à Indianapolis.

Dans son communiqué de presse, SAP précise qu’Emarsys va rejoindre sa division SAP Customer Expérience avec notamment Qualtrix récemment racheté.

La donnée marketing pour nourrir la gestion globale future des entreprises

Avec cette acquisition SAP souhaite se renforcer sur la donnée hyper personnalisée et omnicanal  en temps réel. L’autre objectif, affirmé par SAP, sera d’intégrer ces données extraites des plateformes d’engagement d’Emarsys dans les logiciels de gestion SAP S / 4HANA de l’éditeur allemand.

. «Le succès des marques dans le monde dépend aujourd’hui de leur capacité à offrir un parcours client convaincant et à répondre aux attentes individuelles des clients. Pour répondre à ces attentes, les données du front-office doivent être intégrées aux capacités du back-office et aux retours clients individuels. Une fois la transaction conclue, SAP permettra aux marques de connecter chaque partie de leur entreprise au client, y compris les données d’expérience. Nous proposerons un portefeuille pour une stratégie de «commerce partout» permettant des expériences de commerce numérique hyper personnalisées sur tous les canaux à tout moment. » a déclaré Christian Klein, PDG de SAP dans le cadre de cette acquisition.

 

Alors que le spectacle sportif est limité à 1 000 spectateurs en salle du fait des dernières mesures sanitaires à Paris, le tournoi de Roland-Garros qui se déroule actuellement devrait tirer pleinement partie de ses investissements dans le digital.
En partenariat avec Infosys son partenaire technologique, les organisateurs du tournoi ont souhaité proposer de nombreux nouveaux services basés sur l’IA.

Selon Infosys, cette année, les fans de tennis pourront accéder à travers une nouvelle interface développée par Brilliant Basics, une division spécialisée dans le digital, à des services permetant de vivre les rencontres de l’intérieur. Au niveau média, le fan pourra revoir les rencontres de différentes manières. il pourra jouer et disposer de statistiques sur les coups de joueurs avec le service MatchBeats.

Infosys insiste sur l’apport de l’IA cette année pour innover dans deux domaines. Tout d’abord celui du coaching avec AI Coaching qui propose une toute nouvelle expérience d’application mobile et tablette pour les entraîneurs et les joueurs de Roland-Garros. Développée en collaboration avec le département des joueurs et des entraîneurs de la Fédération française de tennis, l’application intègre une analyse des matchs, une analyse des coups des joueur et permet de générer en vidéo des moments forts choisis sans passer par une phase de production. Cette lecture vidéo en temps réel permet une évaluation des matchs presque instantanée avec des possibilités de coaching immédiates.

L’IA pour le data journalisme

Le second domaine où Infosys a utilisé l’IA est celui de la production journalistique avec des outils permettant de créer grâce aux applications en langage naturel des contenus adaptés aux tendances actuelles en matière de data journalisme.  Les applications d’Infosys couvrent la création automatique de graphiques, notamment la production de  statistiques, des tendances, mais aussi des contenus vidéos et textes prêts à l’emploi. L’application AI Highlights d’Infosys permet même -et uniquement sur des données- de scénariser des moments forts pratiquement en temps réel.

L’application Fan de Roland-Garros et l’application des joueurs de Roland-Garros sont disponibles au téléchargement depuis les magasins d’applications respectifs pour les appareils Android et iOS.

En photo : Roland-Garros by night ©Corinne Dubreuil / FFT

En partenariat avec Capital, Angels Square  vient de dévoiler le classement des business angels français. Très utile pour toutes les startups qui vont être à la recherche de financements sur un marché où les fonds de capital-risque pourraient être beaucoup plus prudents du fait des crises.

Et non ce n’est pas Xavier Niel le premier business angel en France selon Angels Square. Dans sa dernière étude publiée en collaboration avec Capital, le fonds d’amorçage place Pierre-Edouard Stérin, le fondateur de la smartbox en tête de ce  classement avec 42 millions d’euros investis dans 24 startups dont Kids, Empire, Hapik, Dentelia, 60/60 ou encore Polène. Xavier Niel est donc second au classement avec 30 millions d’euros investis dans 150 projets. Viennent ensuite Michaël  Benabou le fondateur de Weepee avec un montant investi de 13 millions d’euros sur les cinq dernières années,  Thibault Elzière, le fondateur de efounders avec 10 millions investis, Bruno Rouset, le président d’Evolem et fondateur d’April avec 8,5 millions investis.

Quand on additionne les montants investis par ces Business Angels sur une période moyenne de 5 à 10 ans pour la majorité d’entre eux, on arrive à un total de 134,1 millions d’euros pour les 15 premiers et un total d’un peu plus de 150 millions pour les 30 premiers business angels référencés. Les montants investis par les business angels se situant en bas de classement se situentautour des 700 K dans une dizaine de startups.

Selon les chiffres récents de France Angels qui regroupe 5 000 business angels cité par Option Finance ils ont investi un montant total de 43 millions d’euros en France en 2019, soit une progression de 15%. Le nombre d’opérations est  en baisse de 7% passant ainsi de 455 en 2018 à 422 en 2019.

Les mauvaises nouvelles se succèdent pour le marché de la publicité dans son ensemble. Selon les derniers chiffres de l’IREP le marché du digital a enregistré une croissance positive alors que tous les autres médias chutent lourdement. Quel sera le scénario définitif pour 2020 ?

Selon les derniers chiffres publiés par l’IREP pour le premier trimestre 2020, le marché de la publicité a baissé dans son ensemble d’un peu plus de 12 % par rapport à l’année passée. L’IREP indique des baisses sensibles pour tous les médias traditionnels comme la radio (-10 %), la presse (-12,5%) ou la TV (-9 %) et des baisses encore plus forte pour l’affichage ou la publicité extérieure.

Sur le digital dans les médias, l’IREP enregistre une croissance un peu inférieure à 2 %. Le digital résiste donc, comme cela a été confirmé par les bons résultats des grands acteurs de la Tech digitale sur le premier trimestre 2020. Facebook, Google, Twitter ont fait état de revenus en hausse et pas encore significativement impactés par la crise du Covid-19.

Quel sera le scénario pour  2020 ?

L’IREP indique un scénario pour 2020 qui verrait une baisse de 10 % du marché du digital à 6,1 milliards d’euros, une baisse de 23 % en valeur des médias traditionnels et de 28 % pour les autres médias publicitaires comme le cinéma ou l’affichage. Au total la baisse serait donc de 23 %. De son coté l’IAB Europe est un peu moins pessimiste pour le marché français et table sur une baisse de 18 %. Si le scénario de l’IREP se révèle exact le marché baisserait de 7,6 milliards d’euros en valeur absolue.

Sur le digital il est donc possible que pour la première fois de leur jeune histoire les grands acteurs des réseaux sociaux et du search enregistrent eux aussi une croissance négative en France cette année. D’autant que de nombreuses études montrent que les CMO vont profiter de cette période pour revoir leurs priorités.

Les CMO revoient leurs priorités pour 2020

Selon une étude récente réalisée par Stratégies et l’agence Epoka, les budgets marketing et communication devraient baisser de 27% en 2020 et 18% en 2021. Parmi les 5 priorités qui sont affichées par les CMO interrogés, la connaissance client/data arrive en 3ème position, pour 48,3% des répondants à cette étude. Juste derrière la digitalisation (63,3%) et l’expérience client (50,2%).

Dans ce contexte, les études clients, les études de satisfaction, l’analyse des tendances sont des leviers importants à une meilleure connaissance client. En clair les investissements en technologie pourraient gagner du terrain dans les budgets des CMO au détriment  des investissements publicitaires.