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Bien sûr Amazon Web Services continue à dominer largement le marché des infrastructures et des services cloud mais selon l’étude du groupe Synergy Research l’offre est de plus en plus large au niveau mondial sans oublier les acteurs locaux comme OVH en France.

Amazon Web Services (AWS), la plate-forme cloud très profitable du géant planétaire de l’e-commece continue à dominer le marché mondial des infrastructures et services cloud selon les estimations du groupe d’études Synergy Research.  La part de marché d’Amazon sur le marché en croissance des infrastructures de cloud computing s’élevait à 33% au deuxième trimestre de 2019, soit plus du double de la part de marché cumulée de Microsoft et Google. Sur ce marché qui devrait s’élevait, selon Synergy Research, à 100 milliards de dollars  cette année, on note cependant que l’offre est de plus en plus large.

Parti en retard sur le marché du cloud, Microsoft avec Azur devrait continuer à se transformer et migrer ses clients vers ses offres cloud  pour poursuivre sa progression. La transformation de son modèle de vente de logiciel vers le cloud et les offres Saas vont lui donner l’opportunité de progresser fortement dans les mois qui viennent. Microsoft, qui vient d’ailleurs d’annoncer des résultats financiers records,  profite à plein de cette transformation. Pour son quatrième trimestre fiscal 2019, Microsoft a annoncé un chiffre d’affaires  de 33,7 milliards de dollars et 10,6 Md$ de bénéfices.

AWS domine toujours le marché du cloud avec 33 % de part de marché

De son coté, Google, qui est un acteur historique du cloud, devrait lui aussi fortement progresser sur ce marché dans les mois qui viennent. Google mise notamment sur une approche à valeur ajoutée du marché du cloud dans l’exploitation des données. En effet, c’est bien sur le terrain des données que les acteurs concurrents de AWS devraient tenter de rattraper leur retard. Des acteurs historiques comme IBM, Oracle ou Salesforce sont très bien positionnés, du fait de leur savoir faire en base de données,  pour accompagner les clients dans cette transformation digitale.

Dans ce mouvement, la pression concurrentielle sur Amazon devrait donc se renforcer dans les mois qui viennent. Avec cette particularité que pour des raisons de sécurité et de confidentialité le marché du cloud est aussi un marché dominé par la géographie économique. La présence de Tencent et Alibaba, les deux géants du web chinois,  dans le classement de Synergy est là pour en témoigner. En France, le marché reste dominé par les acteurs mondiaux avec quelques acteurs locaux comme OVH sans oublier les sociétés de services informatiques. L’offre des acteurs locaux français manque cependant encore de visibilité.

 

Utiliser les réseaux sociaux pour vendre et se vendre est désormais intégré par les décideurs. Le club des marketeurs in Tech (CMIT) présente 25 applications SalesTechs et MarTechs indispensables au social selling.

Considérés comme un canal à part entière du cycle d’achat MarTech et SalesTech, les réseaux sociaux révolutionnent les fondamentaux du marketing et des ventes. Selon une étude réalisée en 2019 par Intuiti et La Poste Solutions Business auprès de 452 décideurs, 89% d’entre eux sont convaincus que l’impact des réseaux sociaux sur l’acte d’achat va progresser et 57% concèdent avoir déjà été influencés dans un acte d’achat BtoB par un article ou un post sur les réseaux sociaux.

Pour Jean-Denis Garo, président du club des marketeurs in Tech (CMIT) qui rassemble une centaine d’adhérents et anime une communauté de 1 000 professionnels autour de préoccupations plutôt B2B « le social selling est un savant mélange entre usage éclairé d’outils MarTech et SalesTech, d’automatisation, de fidélisation, de recherche… et la relation humaine qui permet une personnalisation, une attention et une considération dans l’échange. ». Selon le baromètre annuel sur la Martech publié par Gartner pour 2018-2019, le pourcentage moyen du budget alloué par les CMO à la Martech est passé de 22% en 2018 à 29% en 2019.

Le CMIT en partenariat avec l’agence SWPL et le Social Selling Forum a sélectionné 25 applications réparties et plateformes réparties en six grandes familles destinées à améliorer la pratique du social selling et à faciliter la vie des marketeurs :

Veille marché & intelligence commerciale : cibler et trouver les bons prospects à suivre

Linkedin Sales Navigator : un facilitateur de la prospection, accompagne les commerciaux dans chaque étape du cycle de vente.
ByPath : solution d’intelligence commerciale basée sur l’exploitation du Big Data (lead generation, prospection, accelerateur du social selling).
Nomination : solution d’efficacité commerciale, marketing et connecteur CRM pour améliorer la prospection et la performance de la relation clients
Sindup : plateforme de veille complète, performante et évolutive.
Feedly : un outil indispensable pour une bonne veille documentaire.

Curation, gestion & diffusion de contenus : rechercher et partager un contenu de qualité sur le canal le plus adapté à la cible

Sociallymap : plateforme de veille, social selling, employee advocacy et d’automatisation intelligente de contenus sur les réseaux sociaux.
Sociabble : plateforme d’Employee Advocacy.
Sharee : solution d’Employee Advocacy.
Linfluent : plateforme collaborative Social Media permettant la collaboration de rédacteurs, la planification et la publication simplifiée sur les réseaux sociaux Facebook, Twitter et LinkedIn.

Gestion de la relation client : engager le client via un lead nurturing et une conversation personnalisée

Dux-Soup : logiciel d’automatisation LinkedIn pour rechercher des prospects et dialoguer avec eux.
Linked Helper : outil de Growth Hacking.
Phantom Buster : outil pour booster son réseau LinkedIn.
Plezi : logiciel de Marketing Automation.
Wedmecanik : éditeur de logiciel de marketing automation Open Source en mode SaaS.

Création de contenu : se démarquer par la création de contenus originaux, pertinents et percutants

Medium : c’est comme Twitter un bon outil de veille mais un peu plus orienté « contenu de fond » que « actu brûlante ».
Kapwing : un service en ligne de montage vidéo.
Anchor : application de podcasting social qui donne la parole. Cet outil permet d’enregistrer et de diffuser des contenus audio de manière simple.
Headliner : plateforme Web pour sous-titrer et créer des vidéos à partir de fichiers audio d’articles illustrés.
Canva : studio graphique en ligne qui permet de créer facilement toute une série de documents de toute sorte.

Tracking et suivi d’opportunités : suivre l’évolution de la relation commerciale pour garder le parcours clients

Salesforces : le géant américain des logiciels pour faciliter la relation client des entreprise.
Tilkee : c’est l’un des acteurs incontournables des solutions de tracking de documents.
Linkedin Sales Navigator : aide aux équipes de vente.
HubSpot : plateforme inbound qui aide les entreprises à accélérer leur croissance grâce à son CRM couplé à des logiciels de marketing et de vente.

Fidélisation & recommandation : convertir ses clients en ambassadeurs et améliorer la visibilité et la réputation de l’entreprise avec les incontournables

LinkedIn : 610 millions de membres dans le monde.
Facebook : Facebook comptait plus de 2,38 milliards d’utilisateurs actifs chaque mois et 1,56 milliard d’utilisateurs actifs chaque jour dans le monde.

 

D’après l’étude « Creating Epic Customer Experiences » réalisée par Marketo pour Adobe, les comportements d’achats des professionnels et du grand public se rapprochent. Reste maintenant aux marketeurs à personnaliser leurs expériences clients dans le BtoB. Ce n’est pas gagné mais la technologie propose déjà les outils nécessaires.

Menée par la société Marketo (rachetée par Adobe en septembre dernier) spécialiste du Marketing Automation, l’étude a été réalisée via 910 entretiens en ligne effectués après d’acheteurs BtoB  de services informatique, RH, Finance et Opérations en Allemagne, France et Royaume-Uni. En complément, 305 professionnels du marketing ont été interrogés dans ces mêmes pays. Selon les conclusions de l’étude, les comportements d’achats des professionnels se rapprochent de plus en plus de ceux du grand public traduisant ainsi une convergence entre marketing BtoB et BtoC que l’étude identifie par trois points clés :

Une exigence de transparence

Pour quatre acheteurs BtoB sur cinq (78% des interrogés), la transparence et l’honnêteté de la marque sur ses méthodes de travail font partie des principaux facteurs d’achats et 83% de ces acheteurs veulent être certains que l’entreprise protégera leurs données personnelles. Commercialiser son produit ou service exige dorénavant de communiquer aussi sur ses valeurs et sur le sens de la marque, bref, un story telling serait maintenant nécessaire en BtoB comme il l’est en BtoC.

L’éthique et le développement durable sont décisifs

Deux tiers des acheteurs BtoB (68% des interrogés) tiennent compte de la raison d’être de la marque (brand purpose) en termes d’éthique et de développement durable dans leurs décisions d’achats. Les deux tiers (67%) favorisent des marques ayant de forts engagements environnementaux et la même proportion (64%) est attentive aux organisations faisant preuve de pratiques équitables tout au long de la chaine logistique. Environ un tiers (30%) des acheteurs professionnels déclare même se détourner des marques aux valeurs incompatibles avec les leurs. Marketo alerte tout de même sur les risques d’une communication fallacieuse que les clients n’hésitent pas à dénoncer publiquement.

En attente d’une offre client personnalisée

La moitié des acheteurs BtoB (49%) attend une expérience client personnalisée avec des offres et une communication sur mesure, ce qui l’incite à conserver le même fournisseur. Dans ses conclusions, l’étude souligne la nécessité pour l’ensemble des marketeurs d’adopter une approche « business to everyone ». Sachant que 70% des entreprises BtoB expriment à différencier leur offre sur un marché saturé, les professionnels du marketing doivent s’inspirer de leur savoir-faire BtoC pour le BtoB. Heureusement pour eux, la technologie leur fournit déjà les outils nécessaires.

 Pour télécharger l’étude (après inscription) : https://uk.marketo.com/analyst-and-other-reports/creating-epic-customer-experiences/

Alors que le salon VivaTech, consacré à l’innovation technologique et aux startups, ouvre ses portes demain à Paris pour la 4ème année, une étude publiée par Statista indique que les Français ont toujours peur de la technologie. Et c’est, sans surprise, l’intelligence artificielle qui divise le plus l’opinion.

La grande messe VivaTech ouvre demain jusqu’à samedi (qui sera une journée grand public) et cette 4ème édition devrait réunir encore plus de monde que la précédente qui avait rassemblé 100 000 visiteurs. Cette année une part importante des grands noms de la technologie comme IBM ou Orange seront présents. En 4 ans VivaTech est finalement devenu un salon informatique alors que sa mission de départ était de promouvoir les startups françaises.

VivaTech va d’ailleurs  se dérouler dans un contexte un peu particulier puisque la France a mis en place la taxe GAFA et que Emmanuel Macron a insisté lors de sa visite à l’Elysée auprès de Mark Zuckerberg pour que Facebook contrôle mieux les fausses nouvelles et ses contenus politiques sur son réseau. La France souhaitant devenir dans ce domaine un chef de file des bonnes pratiques en Europe.

Par ailleurs une étude récente publiée par Statista indiquait que les Français continuaient à avoir des doutes et des peurs sur les nouvelles technologies. Le sondage réalisé en partenariat avec l’institut Norstat montre notamment que les Français sont partagés entre craintes et espoirs quand il s’agit de définir l’impact qu’auront les technologies sur le futur de nos sociétés.

Selon les résultats de cette étude, c’est l’intelligence artificielle qui divise le plus les opinions : 51 % des répondants estiment que cette technologie représente autant une opportunité qu’une menace pour l’humanité, 24 % davantage une menace et 19 % plutôt une opportunité. La technologie qui concentre le plus de craintes est la modification génétique : 60 % des sondés considèrent en effet qu’elle représente davantage une menace.

A contrario, ce sont les nouvelles technologies de télécommunications (5G) et l’impression 3D qui concentrent le plus d’espoir : respectivement 50 % et 60 % les voient comme des opportunités pour l’humanité.

La création de données devrait quadrupler entre 2020 et 2025. Ensuite la croissance sera encore exponentielle selon les résultats de cette étude publiée par Statista. Un enjeu important pour les entreprises qui vont être confrontées au coût croissant du stockage de données dans le cloud et qui vont devoir gérer également leur usage dans le temps.

Selon les chiffres donnés par Statista dans cette infographie, la création de données liée à la transformation digitale des entreprises et à la multiplication des usages grands publics est en train de fortement s’accélérer pour quadrupler dans les 5 années à venir. Pour illustrer la masse des données produites par les entreprises et les particuliers, Statista indique que si on souhaitait sauvegarder toutes les données numériques créées l’an dernier dans le monde, il serait nécessaire de disposer de l’espace de stockage contenu dans 330 millions des plus grands disques durs actuels (100 téraoctets chacun). Selon Statista, la totalité des données créées en 2018 représente 33 zettaoctets. Et ce volume va exploser dans les années qui viennent. Comme l’indique le graphique, la création de données numériques pourrait presque quadrupler entre 2020 et 2025 avant de poursuivre une croissance exponentielle et dépasser le seuil des 2 000 zettaoctets à l’horizon 2035.

Vers des politiques marketings responsables pour limiter la création des données et son impact ?

Face à ce phénomène les enjeux sont multiples. D’une part, cela va représenter un coût financier important tant pour les entreprises que pour les particuliers qui vont devoir penser à la sauvegarde de leurs données numériques personnelles. D’autre part, la gestion des usages liés à la bonne gestion des données, dans un cadre réglementaire de plus en plus strict comme avec le RGPD, va se complexifier. Enfin, des enjeux en matière de développement durable vont commencer à émerger. Parmi ceux-ci on peut citer : la consommation en énergie  propre des fournisseurs de cloud comme AWS, Azure ou Google, le développement de politiques marketing durables et responsables dans la création et exploitation  des données, la publication du bilan énergétique des acteurs du digital dans la création de services digitaux responsables. Des tendances à venir au regard des chiffres communiqués dans cette étude.

Mounir Mahjoubi a raison de tweeter sur la valorisation de Doctolib et de son nouveau statut de Licorne. Comme en témoigne l’infographie de Statista, le nombre de licornes en France mais aussi en Europe est faible. Cela devrait le rester. 

Suite à sa nouvelle levée de fonds de 150 millions d’euros, Doctolib est devenue la 4ème licorne française, avec Deezer, BlaBlaCar et Ventes Privées valorisées plus de 1 Mds d’euros. Pour cela il a fallu réaliser cette levée de fonds conséquente avec notamment dans ce nouveau tour de table Bpifrance, Eurazeo et l’américain General Atlantic. Présente en France mais aussi en Allemagne depuis 2016, Doctolib déclare avoir  signé aujourd’hui avec 15 % des praticiens français, soit 70 000 professionnels et revendique 30 millions de patients utilisateurs chaque mois de ses services.

Avec quatre licornes la France se situe au 3ème rang européen assez loin derrière la Grande Bretagne et ses 16 licornes et même l’Allemagne qui en compte neuf. En tête on retrouve bien sur les Etats-Unis (159)  puis la Chine (91). Deux marchés du capital-risque qui sont pour certains observateurs  surévalués mais qui pourtant arrivent, grâce des bourses dynamiques, à construire rapidement des géants mondiaux du numérique.

Les raisons à la faiblesse du nombre de licornes en France sont connues : dispersion du capital-risque français, manque d’appétence pour le risque technologique des banques et des assureurs mais aussi faiblesse de l’épargne populaire et salariale en faveur du marché action et de la Bourse. La loi Pacte de Bruno Le Maire devrait permettre d’orienter un peu plus l’épargne vers le capital-risque mais le chemin est encore long.

 

Selon les résultats de l’étude annuelle du Syndicat des Régies Internet, le marché français de la publicité digitale a progressé de 17 % en 2018 pour atteindre 4,876 milliards d’euros. Premier investissement des entreprises et des agences, le digital devance désormais la télévision de plus de  10 % de points de parts de marché.

Sur ce marché de la publicité digitale c’est le search qui continue à représenter la plus grosse part des investissements publicitaires devant les réseaux sociaux. Les investissements publicitaires dans le search ont encore progressé de 11 % en 2018 continuant ainsi à tirer à la hausse les revenus publicitaires de Google. En 17 ans,  le chiffre d’affaires de Google est passé de 70 millions de dollars à plus de 95 milliards de dollars.

En France, le SRI (Syndicat des Régies Internet) évalue le marché du search à 2, 27 milliards d’euros soit deux fois les investissements publicitaires en publicité sur les réseaux sociaux. Le marché de la publicité digitale hors réseaux sociaux s’établissant lui à un peu plus de 800 millions d’euros et en croissance de seulement 5 % en 2018.

Comme le montre clairement les chiffres du SRI, la publicité digitale continue à dominer grâce à la vidéo, les réseaux sociaux et les usages mobiles, le marché publicitaire français. La part du marché du digital est désormais de 39,2 % contre seulement 26,7 % pour la Télévision. Hors digital tous les autres médias (TV, Presse, Radio) sont en baisse en 2018.

Dans ce contexte, les acquisitions de médias digitaux par des médias traditionnels devraient encore s’accélérer en 2019. La part du digital dans le chiffre d’affaires de la Presse ou la Télévision reste encore marginale. TFI qui présentait ses résultats 2018 en début d’année avouait que son chiffre d’affaires digital (avec les marques Doctossimo, My Little Paris…) était encore inférieur à 10 % de son chiffre d’affaires.

 

 

Dans le cadre de son étude annuelle Global CEO Survey, PwC publie  un  résultat intéressant sur la perception de l’IA par les directions générales. Alors que ces technologies auront un coup important pour les entreprises, 63 % des CEO interrogés estiment que l’impact de l’IA sera supérieur à celui d’Internet. Mais selon eux, cette technologie ne créera pas plus d’emplois qu’elle n’en détruira.

Alors que ce marché n’a pas encore véritablement décollé dans les entreprises, l’IA fait sans aucun doute partie des priorités futures des CEO dans le monde. Le cabinet d’audit PwC vient de dévoiler son baromètre annuel mondial “Global CEO Survey” à l’occasion du Forum économique mondial qui se tient à Davos. L’étude menée auprès de 1 378 dirigeants d’entreprise est une radiographie des attentes des CEO vis-à-vis d’un certain nombre d’enjeux dont la technologie. Dans ce domaine une partie de l’enquête est également dédiée aux impacts de l’intelligence artificielle (IA) dans le monde et permet d’entrevoir le point de vue des dirigeants d’entreprise à ce sujet.

Ainsi selon les résultats de cette étude 63 % des CEO interrogés estiment que les technologies de  l’IA auront  encore plus d’impact sur la société que les technologies Internet. Et environ un CEO  sur cinq en est même complètement convaincu. Par contre,  ils sont pessimistes dans leur analyse de l’impact de l’IA sur le marché du travail. En effet, ils sont 41 % à penser que l’intelligence artificielle remplacera plus d’emplois qu’elle ne pourra en créer mais 49 % d’entre eux pensent que c’est l’effet inverse qui se produira. Donc, globalement l’IA est encore vu par les CEO -contrairement à internet qui est devenu un secteur économique- comme un processus d’automatisation qu’ils vont pouvoir déployer pour gagner en productivité.

 

Selon les données de Statista, la valorisation d’Apple a chuté de 452 Mds de dollars au 3 janvier. Et il semble que sa capitalisation pourrait encore baisser en 2019 en dépit des explications  récentes données par son CEO Tim Cook (cf vidéo sur notre site). Une situation qui inquiète aux Etats-Unis notamment vis-à-vis du secteur de la Tech que beaucoup d’analystes jugent sur-évalué actuellement.

Les ventes d’iPhone : seul nuage pour Apple en 2019 ?

Dans sa lettre aux investisseurs de début janvier, Tim Cook a insisté sur les raisons des moins bonnes performances actuelles d’Apple. En premier lieu, il a expliqué que les ventes d’iPhone étaient pénalisées par un problème de stock dans le canal de distribution. Pour Tim Cook, si l’iPhone s’est moins vendu que prévu c’est parce qu’Apple -comparativement à l’année passée- a commercialisé plus tardivement sa nouvelle gamme.

Ensuite, Tim Cook a expliqué que le dollar fort pénalise ses ventes à l’international surtout dans un contexte de réduction de la croissance dans les pays émergents dont la Chine. Le CEO d’Apple a insisté notamment sur le ralentissement de la croissance économique de la Chine (qui n’est plus tout à fait un pays émergent aux yeux de beaucoup d’économistes) et dont les consommateurs optent peut-être pour des mobiles mieux positionnés en terme de rapport qualité/prix.

En avouant seulement qu’Apple avait à gérer pour 2019 un portefeuille de produits pléthorique, Tim Cook, dont la rémunération a encore augmenté, n’a pas convaincu les investisseurs. Avec un taux d’imposition de 16,5 % annoncé dans ses résultats mais qui devrait augmenter sous la pression des Etats dont la France, une concurrence accrue de la Chine et surtout l’absence d’innovation notable avant l’arrivée de la 5G, il est clair qu’Apple devra gérer un cycle moins favorable que celui enregistré sur les 10 dernières années. Reste à savoir si cela peut peser sur les évolutions des autres valeurs phares de la Tech pour 2019.

 

 

 

 

 


Avec les rumeurs sur l’obsolescence programmée sur l’iPhone, mais aussi les tendances sur le zéro papier et bien sûr les enjeux liés à la consommation d’énergie, le secteur des nouvelles technologies est en première ligne sur les sujets de développement durable. Une étude en cours menée par Spoking Polls laisse à penser que la maîtrise de l’obsolescence technologique ne repose pas que sur des considérations financières.

Selon les premiers résultats de l’étude, si la maîtrise de l’obsolescence technologique est une évidence pour toutes les entreprises interrogées (81 %) ce n’est pas uniquement dû à la volonté de faire des économies sur le plan financier. Elles sont, pour l’instant, seulement 41 % à donner cette raison. C’est aussi pour elles la possibilité de montrer que l’entreprise est engagée en matière de développement durable (17%) et de maîtriser le rythme d’intégration de l’innovation (17%).

Les autres questions de l’étude devraient permettre de trouver d’autres explications. On demande par exemple quels sont les produits les plus concernées par l’obsolescence technologique (PC, Mac, smartphone, imprimante…) ou quelles sont les fonctions les plus sensibles à l’allongement de la durée de vie des produits IT. Ou encore quels sont les enjeux ayant un impact sur leur stratégie de conservation des équipements IT & telecom (règles financières, productivité…) et les critères priorisés lors des achats de ces équipements.

Egalement un enjeu de développement durable ?

Les résultats devraient permettre de mieux comprendre les stratégies qui pourraient se dessiner dans le domaine par les entreprises. On connaîtra notamment la politique de renouvellement des équipements IT & Telecom qu’elles souhaitent mener. Les personnes interrogées se positionnent enfin sur les actions à engager en faveur du développement durable en bonne intelligence avec le fonctionnement de leur entreprise (meilleure robustesse des produits, recyclage…). Il leur est en particulier demandé si elles sont prêtes à acheter des produits IT reconditionnés et quels seraient les freins potentiellement d’un recours au reconditionnement.

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