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Bien sûr la date est encore lointaine mais le 27 novembre prochain le Black Friday devrait être de nouveau  le rendez-vous principal des internautes en e-commerce. Cette année cependant cela pourrait être différent. C’est du moins l’avis de la société Emarsys, une plateforme d’engagement client et d’automatisation du marketing qui a partagé une étude intéressante sur le sujet.

Interrogé par Digital CMO sur le sujet de la pertinence du Black Friday dans le contexte de l’après Covid, à  l’occasion de son événement  Digital  Retail Renaissance qui s’est déroulé   du 15 au 17 septembre, Payal Hindocha, Vertical Product Marketing Manager chez Emarsys, nous expliquait “que les marques faisaient toujours du Black Friday un  rendez-vous commercial incontournable  mais que surtout au delà des promotions cela permettait d’engager les consommateurs sur le long terme “.

 “Au delà des arguments traditionnels de la vente en ligne comme la livraison gratuite, une plus grande majorité de consommateurs s’attendent à bénéficier de programmes de fidélité liés à l’ensemble de leurs achats, c’est une tendance de plus en plus forte observée chez nos clients” précise Payal Hindocha.

Pourquoi le Black Friday  du 27 novembre prochain va rester un événement majeur du e-commerce

Pour Emarsys, la crise du Covid-19 va continuer à structurer les comportements d’achats des consommateurs dans plusieurs pays européens.

Selon les résultats de son étude, Emarys constate que seuls 10,8 % des Français, 13 % des Britanniques et 4 % des Américains déclarent vouloir faire leurs achats en magasin lors du Black Friday 2020 alors que 58 % des Britanniques, 28 % des Américains et 19,5 % des Français effectueront leurs achats exclusivement en ligne à cette occasion.

Sur le plan des budgets, toujours les plus pessimistes, les consommateurs français déclarent dans cette étude qu’ils seront une majorité (59,5 %) a restreindre leurs achats tant  dans le commerce en ligne que dans les magasins cette année pour le Black Friday.

Alors que par comparaison 20 % des Britanniques comptent dépenser davantage par rapport aux années précédentes. 

Seules les promotions renforcent la fréquentation des magasins

Toujours selon les résultats de cette étude, les efforts effectués par la distribution traditionnelles pour faire venir les consommateurs en magasin ne semblent pas porter leurs fruits.

Selon cette étude, seulement 10 % des consommateurs américains interrogés considèrent les dispositifs de paiement sans contact et les services de « Click and collect » en magasin comme des incitations pour faire leurs achats sur place. La tendance est plus basse pour la France avec 5,4 % de convaincus pour le « Click and collect » et 2,5 % pour les dispositifs de paiement sans contact.

Il en va de même pour les mesures prises en distanciation sociale : 14 % des consommateurs américains et seulement 5,8 % des consommateurs français se disant encouragés par ces mesures  pour effectuer leurs achats en présentiel. 

Selon les résultats de cette étude, le seul argument pour accroître les parts de marché de la distribution traditionnelle reste les promotions : 19 % des consommateurs américains et 21,2 % des consommateurs français pourraient se résoudre à pousser la porte d’un magasin physique si les promotions s’y avéraient plus intéressantes qu’en ligne. 

Dans ce contexte, Emarsys s’attend à ce que le panier moyen des dépenses en e-commerce sur le prochain Black Friday augmente en moyenne et selon les pays de 23 % par rapport à l’année passée. Et surtout les consommateurs -pour 38 % des répondants- déclarent vouloir s’engager davantage dans le temps en fonction des programmes de fidélisation à cette occasion.

Selon ce graphique de Statista, les GAFAM ont racheté depuis 2010 une soixantaine de sociétés dans le secteur de l’IA d’après les sources citées par CB Insights. C’est Apple qui arrive en tête avec une vingtaine d’acquisitions notamment autour de l’amélioration de la fonction vocale. Amazon, c’est assez surprenant, arrive en dernière position avec seulement 7 acquisitions sur les 10 ans passés alors que c’est dans le secteur de l’e-commerce que l’intelligence artificielle semble apporter le plus de solutions nouvelles note CB Insight dans cet article. Au total les GAFAM ont pesé pour un peu moins de 10 % du total des acquisitions dans le secteur de l’intelligence artificielle.

Selon le site américain, sur un total de 638 acquisitions recensées aux Etats-Unis depuis 2010 c’est le secteur de l’e-commerce qui domine le marché des acquisitions en intelligence artificielle. Un constat qui apparait logique aux regard des enjeux de ce secteur d’activité dans deux domaines : l’analyse des données clients et la gestion de la supply chain et des stocks. On note d’ailleurs une accélération dans ce domaine, y compris en Europe avec la levée de fonds récente de Pricefx pour 65 millions de dollars. Pour illustrer cette dynamique CB Insight mentionne l’acquisition de Dynamic Yield par la société McDonald ou encore celle de la  société de logiciels d’engagement QM Scientific par la société Ulta Beauty.

 

Ces dernières semaines des dizaines de grandes marques américaines ont déclaré stopper leurs investissements publicitaires sur Facebook. C’est le cas notamment de Coca Cola, Unilever, Starbucks, Verizon, Patagonia ou encore Levi’s s’inscrivant dans le boycott « Stop Hate for Profit ». Un désinvestissement définitif ? Une opération opportune pour certaines de ces entreprises ? Une réelle perte de revenus pour Facebook ?

Lancé le 17 juin aux Etats-Unis ce mouvement de boycott intitulé « Stop Hate for Profit » (« Arrêtez la haine pour le profit ») reproche à Facebook -et aussi autres aux réseaux sociaux- de laisser les discours radicaux et racistes se propager sur ses différentes plateformes. Ce mouvement animé par quelques ONG et associations a réussi à fédérer plusieurs centaines de marques et à en convaincre certaines de cesser leurs investissements publicitaires sur Facebook accusé de ne pas agir efficacement contre la propagation de ces discours sur ses différentes plateformes.

Du coup, ce sont désormais plusieurs dizaines de marques essentiellement américaines avec des géantes comme Coca Cola, Honda, Starbucks, Adidas, Ford ou Lego qui ont suspendu leurs campagnes publicitaires sur Facebook et Instagram mais aussi pour certaines sur Youtube, Twitter, Pinterest ou bien encore Snapchat. Pour l’instant, le boycott de Facebook ne pourrait concerner que 6 % de ses revenus publicitaires car les trois quarts des revenus publicitaires de Facebook (70 milliards de dollars en 2019) proviennent de PME visiblement moins engagées dans ce boycott et Facebook compte huit millions d’annonceurs.

L’action Facebook a néanmoins chuté de plus de 8 % le 26 juin entraînant des pertes chiffrées à 7,2 milliards de dollars selon le site Bloomberg.
Ce mouvement est suffisamment large et important pour avoir provoqué une réaction de Facebook qui a annoncé que les contenus jugés haineux (mais comment définir la haine selon les lois et la morale de chaque pays ?) seraient mieux encadrés notamment par ses équipes de modération. Ce n’est pas la première annonce dans ce domaine puisque il y a déjà deux ans Facebook avait déclaré vouloir mieux réguler les fake news. Mais une politique de modération efficace pour 2,6 milliards d’utilitaires actifs coûte cher et pour l’instant les outils d’intelligence artificielle ont du mal à remplacer les humains dans ce domaine.

Un boycott pour l’instant peu coûteux pour Facebook

Parmi la presse spécialisée web mais aussi dans la presse généraliste, on s’interroge sur l’hypocrisie de certaines enseignes qui trouveraient un intérêt financier à suspendre leurs investissements publicitaires dans un contexte de crise économique post covid-19 entrainant d’importantes réductions de budgets marketing. Mais quoi qu’il en soit, c’est aussi le modèle économique des géants actuels des réseaux sociaux qui est remis en cause par ces annonceurs.

Comme le montre le graphique de Statista, les chiffres d’affaires réalisés sur ces réseaux sociaux sont devenus colossaux et leur profitabilité est également exceptionnelle. Confrontées à des coûts de communication en hausse, notamment pour s’adapter aux nouveaux enjeux actuels sociaux ou sociétaux, ces grandes entreprises sont en train aussi de revoir leurs investissements publicitaires dans ce contexte. Du coup, le mouvement « Stop Hate for Profit » bouscule le monopole de ces réseaux sociaux devenus incontournables dans les stratégies digitales des marques. Celles-ci ne les quitteront pas évidement mais réalisent une excellente opération de communication citoyenne (que l’on ne peut que féliciter) tout en économisant sur leur budget pub 2020 sur Facebook.

Comme le montrent les statistiques de Statista c’est bien à partir de la généralisation des réseau sociaux (Facebook, Youtube, Instagram) que le nombre de sites web dans le monde a explosé. Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les services de Google qui ont fait explosé les usages d’internet mais bel et bien les réseaux sociaux. Depuis le début des années 1990, date à laquelle on a vu apparaître le web avec les pages HTML qui permettaient de mixer différents types de contenus dont des images et que l’on pouvait héberger sur une url, la croissance  du web a été continue  et fulgurante en s’appuyant sur le développement de l’e-commerce.

Aujourd’hui, on recense près de 1,8 milliards de sites web et cela devrait encore progresser avec notamment la montée en puissance de l’Inde, de  l’Afrique et de l’Amérique latine. L’Inde est devenue d’ailleurs le nouveau continent internet et il attire toutes les convoitises. Facebook a annoncé avoir investi 7,5 milliards de dollars pour acquérir 10 % de Jio Platforms Limited, l’opérateur mobile  du conglomérat indien Reliance Industries Limited. Facebook ne veut pas rater le virage de l’e-commerce en Inde ni le développement du web.

 

Si Airbnb a été un accélérateur économique pour le tourisme mondial, la crise actuelle bouscule les plans de la startup crée en 2008 mais aussi de toute l’industrie touristique.

Alors que AirBnB vient d’annoncer le licenciement d’un quart de ses effectifs dans le monde, une étude de Statista indique que sans AirBnB la France perdrait près de 11 milliards de dollars de recettes touristiques. Un chiffre brut qui ne tient pas compte des plateformes alternatives mais qui témoigne de l’importance prise par la startup américaine et de son modèle dans l’industrie touristique de certains pays.

Si on rapporte ces chiffres au poids de l’industrie touristique française, cela voudrait dire qu’Airbnb pèserait près de 20 % du marché touristique français. Selon les chiffres de l’année passée, la France a accueillie un peu plus de 89 millions de visiteurs étrangers.  Le chiffre total des dépenses des visiteurs étrangers s’étant élevé à  56,2 milliards d’euros en 2019.

Sans aucun doute Airbnb a été un accélérateur économique pour l’industrie touristique mondiale. La question qui est posée après cette crise du Covid-19 est : va t-il pouvoir le rester ? Dans sa lettre aux employés,  Brian Chesky avouait qu’au delà de l’impact économique de cette crise sur l’avenir économique d’Airbnb, il y avait aussi de grandes chances pour qu’Airbnb soit obligé aussi de réinventer.  Une nouvelle étape commence pour Airbnb mais aussi pour toutes les plateformes collaboratives de l’industrie du tourisme.

Vainqueur du Grand Prix de l’Excellence Marketing de l’Adetem ainsi que du Prix Expérience Client, l’enseigne Point.P et l’agence Strategir ont développé un showroom en réalité virtuelle pour concevoir ensuite de vrais points de vente. Thomas De Miscault, directeur digital et développement des nouveaux concepts pour Point.P revient sur cette opération basée sur l‘expérience client.

Vincent Biard – Combien de showrooms possède l’enseigne Point.P ?

Thomas De Miscault – Point.P est un réseau de distribution de 851 agences. Dans nos agences ou à côté de nos agences, nous avons ce que nous appelions avant des salles d’exposition pour présenter des matériaux de décoration comme du carrelage ou du parquet mais également des matériaux d’aménagement extérieur pour les terrasses ou encore la menuiserie avec par exemple, des placards ou des portes d’intérieur. C’est ce qui permet aux artisans de mieux vendre ces produits à leurs propres clients.Nous avons 123 showrooms en France. Nous avons décidé de les remettre au goût de jour et de revoir complètement le parcours client à l’intérieur de ces showrooms ainsi que d’y introduire du digital.

Vincent Biard – Pourquoi ce choix de transformer ces showrooms ?

Thomas De Miscault – Nous conduisons depuis 2015 un plan nommé « Conquête 2025 » qui associe ses 11 000 collaborateurs à la stratégie de Point.P. Nous avons travaillé sous forme de cercles à base d’ethno marketing. Nos 11 000 collaborateurs sont tous partis découvrir d’autres enseignes sans forcément de rapport avec notre activité. Ils sont revenus convaincus et convaincants, d’où la décisionde retravailler nos showrooms pour aider non seulementnos clients professionnels à être plus efficaces mais aussi les clients particuliers à projets. Nous avons développé le concept notamment via un showroom virtuel. Notre premier showroom nouveau concept ouvert à Herblay en septembre 2018 puis trois autres salles ont immédiatement suivi à Champagne au Mont d’Or,Villeurbanne et Rennes.

Vincent Biard – A quoi a servi ce showroom virtuel ?

Thomas De Miscault – Le showroom virtuel a servi à accélérer le concept physique du showroom. Nous avons donc créé un showroom en 3D pour le tester avant de réaliser les travaux d’aménagement des vrais showrooms et obtenir des retours clients. Pour cela, nous avons travaillé avec l’agence Strategir pour équiper nos clients de lunettes Samsung 3D. Ils ont pu déambuler dans un espace de 1000m2 intégralement reproduit en 3D et même tester des applications digitales grâce à des app in app.

Vincent Biard – Ces showrooms proposent aussi des écrans et des applications interactives. Quelles sont-elles ?

Thomas De Miscault – Pour avoir une innovation phygitale performante, il fallait qu’elle soit meilleure dans nos salles que ce que l’on peut avoir directement chez soi. Nous nous sommes rapidement rendu compte que les clients souhaitent trouver un lien très fort entre les produits réels et ce que ces produits pourraient donner chez eux. Nous avons associé à chacun de ces produits un code-barre et nous sommes capables via un process d’intelligence artificielle, réaliséavec une start-up canadienne, de projeter le produit que les clients ont scanné dans la salle directement sur une photo de la pièce qu’ils souhaitent rénover. Si les clients n’ont pas de photo de leur pièce sur eux, nous avons énormément d’ambiances pré-chargées sous forme de photos sur lesquelles ils peuvent appliquer les produits. Cela conforte beaucoup les clients dans leur choix.

Vincent Biard – Et quels résultats pour ces trois nouveaux showrooms conçus avec ce showroom virtuel ?

Thomas De Miscault – Les résultats sont très bons et la fréquentation y a énormément augmenté. Le chiffre d’affaires progresse dans chacun des quatre showrooms mais je ne peux vous communiquer ces chiffres. Nous avons également remarqué que les parcours client ont changé. Auparavant, les clients découvraient les produits et revenaient feuilleter des catalogues pour comparer avec des produits similaires alors que dorénavant c’est une démarche davantage tournée vers la manipulation et même le jeu avec le produit. Le showroom présente les produits de trois façons : une miniambianceavec des espaces recréés permettant aux clients de se projeter, des panneaux présentant des gammes, des produits exposés sur des crémaillères que les clients peuvent manipuler. Nous avons soigné l’éclairage qui a un IRC de 97% donc très proche de la lumière naturelle. Pour aller jusqu’au bout des projections de nos clients, nous avons créé un partenariat avec Miliboo, leader de la vente de meubles design en ligne. Ainsi, tous les éléments y compris mobiliers de nos ambiances sont réalisables facilement par nos clients. Nous proposons aussi via un logiciel 3D de créer l’environnement de la pièce des clients et d’y placer nos produits mais aussi les meubles de notre partenaire Miliboo.

En partenariat avec Adobe, nous vous proposons de faire le point sur une technique de marketing qui a fait ses preuves dans l’analyse des données clients. Au delà de sa définition initiale, nous revenons sur les deux grands modèles d’attribution marketing.

Comment se définit l’attribution marketing ?

La multiplication des données, notamment celles des canaux digitaux, conduit les directions marketing à mieux évaluer  la vente ou la conversion d’un client dans le cadre de leurs campagnes marketing. Pour y arriver, de plus en plus d’entre-eux passent par une stratégie d’attribution marketing qui permet l’analyse de l’ensemble des points de contact avec un client et donc de proposer  la mise en place d’actions de façon segmentée. Il existe plusieurs modèles d’attribution marketing  qui peuvent être regroupés en 2deux grandes familles : les modèles d’attribution par simple contact et les modèles d’attribution dits  « multi-touch » 

Les modèles d’attribution par simple contact

Ces modèles offrent aux spécialistes du marketing la solution simple d’appliquer tous les crédits à un seul point de contact dans le parcours client. Il existe trois modèles d’attribution à touche unique largement utilisés:

  • Les modèles au premier clic donnent 100% de crédit à l’action qui a conduit à la première visite de votre site web.
  • Les modèles de création de clic de prospect donnent tout le crédit à la dernière action qu’un visiteur réalise avant de remplir un formulaire de contact et de devenir un lead.
  • Les modèles au dernier clic donnent tout le crédit au canal marketing qui a transformé une piste en opportunité.

Sans aucun doute, les modèles par simple contact sont les plus faciles à mettre en œuvre et à comprendre. Mais ils ont des inconvénients évidents : ils attribuent tout le crédit à une seule activité interdisant aux spécialistes du marketing de connecter les revenus à des stratégies multicanaux. Bien que ceux-ci puissent fonctionner dans des scénarios B2C, où le parcours client a tendance à être plus court et plus simple, ils sont insuffisants pour l’attribution des revenus B2B. Par exemple, un modèle de premier clic ne vous aidera jamais à comprendre l’impact d’une campagne de retargeting car, par définition, cela ne sera pas le premier clic. 

Les modèles d’attribution marketing multi-touch

Contrairement aux modèles à simple contact, l’attribution « multi-touch » donne aux spécialistes du marketing la possibilité d’allouer différents crédits de revenus à différentes activités. Il existe cinq modèles multi-touch particulièrement populaires:

  • Les modèles linéaires donnent un poids égal à chaque point de contact. Donc, si vous avez trois points de contact, chacun recevra un tiers du crédit.
  • Les modèles décroissants ou de décroissance temporelle donnent plus de crédit aux points de contact qui sont plus proches de la conversion.
  • Les modèles en U attribuent 40% des crédits de revenus à chaque première touche et à la création de leads. Ils répartissent également les 20% restants entre chaque autre touche.
  • Les modèles en W attribuent 30% de crédit à chaque première visite, à la session de création de leads et à la session de création d’opportunités. Ils répartissent les 10% restants entre toutes les autres activités.
  • Les modèles à chemin complet attribuent des revenus aux activités tout au long du parcours client. Dans ces modèles, 22,5% des crédits de revenus sont affectés à la première touche, à la touche de création de leads, à la touche de création d’opportunités et à la touche de revenus fermés. Ils répartissent les 10% restants entre tous les autres points de contact.

Les modèles d’attribution  « multi-touch » sont particulièrement utiles dans les environnements marketing B2B  où les parcours clients sont régulièrement prolongés et non linéaires

 

Pour en savoir plus : 

En conclusion, un modèle d’attribution marketing vous permet de créer sur vos données clients des scénarios avec des ROI. Pour cela nous vous conseillons cependant de respecter quelques règles. La première c’est de définir clairement votre stratégie de données sur tous les canaux, la seconde c’est d’investir dans des outils et des solutions qui vont vous permettre de calculer facilement et rapidement  sur des volumes de données importants vos attributions et leur impact en terme de ROI. Enfin pour conclure, n’hésitez pas sélectionner des outils qui mesurent clairement chaque canal de vente. La qualité des données est l’une des clés du succès de ce type de stratégie.

Pour en savoir plus sur l’attribution marketing : contactez-nous.

 

Historiquement le télétravail et le travail collaboratif en France accusent un certain retard notamment par rapport à d’autres pays européens. Pourtant l’année passée, un nombre accru de salariés ont eu recours à ces nouvelles formes de travail : 29 % selon l’étude ci-dessous. La crise sanitaire actuelle devrait accélérer cette tendance et peut-être doper les projets digitaux collaboratifs dans ce domaine.

Selon les données du graphique publié par Statista, le télétravail a séduit un nombre grandissant de travailleurs l’année passée. Ils seraient 29 % d’après les chiffres publiés dans une  étude Ifop menée pour Malakoff Médéric Humanis. En moyenne, les salariés font 7 jours de télétravail par mois. Ce nouveau mode de travail séduit principalement les travailleurs pour la réduction du temps des trajets (54 %) et la souplesse des horaires (36 %) tandis que 67 % des managers estiment qu’il permet des gains de productivité.

Pourtant la France reste dans cet usage en deçà de ce que l’on peut constater dans d’autres pays européens. D’une part, parce que le contexte réglementaire est assez encadré d’un point de vue juridique même si les lois relatives au télétravail ont été allégées en 2018. D’autre part, parce que les entreprises françaises n’ont pas encore véritablement investi dans les nouvelles technologies digitales permettant de généraliser les pratiques de télétravail et du collaboratif. Ce qui est simple aujourd’hui pour une startup fonctionnant dans un environnement ouvert en mode cloud est plus compliqué pour une entreprise plus grande ne disposant pas toujours des bonnes ressources informatiques et dont la sécurité du système d’information est une priorité.

Le marché des solutions logicielles collaboratives annoncé en croissance

Mais le principal frein reste la capacité à trouver des modes d’organisation et des solutions logicielles collaboratives  permettant de gagner en productivité dans ce domaine. Un espace que les startups qui sont positionnées dans les nouvelles formes de travail collaboratif pourront exploiter. Selon Industry Research.co le marché de la collaboration d’entreprise a été évalué à 32,74 milliards de dollars en 2018 et devrait enregistrer un taux de croissance annuel moyen  de plus de 10,7% pour les cinq prochaines années.

Ce marché dispose, selon cette étude, d’une base solide avec le développement d’outils de mobilité mis en place par les entreprises dans le cadre de leurs stratégies BYOD (Bring your own device) équipement mobile des salariés) et de la digitalisation des systèmes d’information qui facilite l’accès aux données et aux applications. Mais surtout ce marché, notent les auteurs de ce rapport, est porté par le dynamisme des  solutions de collaboration basées sur le cloud comme  Zoom, Vidyo ou encore Bluejeans.

Avec une perte annoncée de près de 9 milliards de dollars lors de la présentation de ses résultats , Uber suscite de plus en plus d’interrogations de la part des analystes. Un petit résumé des doutes et des questions à l’aune d’un cumul de pertes de près de 19 milliards sur les 4 dernières années.

La 1ère question qui vient à la lecture des résultats d’Uber est : pourquoi Uber continue à perdre autant d’argent ?  La réponse est en partie liée à la stratégie actuelle d’Uber. Comme cela est souvent le cas avec les grands acteurs de la tech financée par le capital-risque et qui sont entrés en bourse, les investisseurs exercent une forte pression pour que ces sociétés enregistrent à la fois une très forte croissance et un début de rentabilité. C’est sur cette base que le cours de l’action peut atteindre des sommets. Comme  c’est par exemple  le cas pour Amazon qui grâce aux activités cloud de AWS  peut afficher un niveau de  rentabilité tout en  continuant  à investir massivement dans l’e-commerce pour continuer à croître en terme de chiffre d’affaires. C’est grâce à ce modèle qu’Amazon a dépassé les 1000 milliards de dollars de capitalisation.

Pour coller à ce modèle  voulu par les investisseurs,  Uber a investi massivement en marketing (4,6 milliards selon les chiffres communiqués), s’est diversifié dans la livraison de repas et le transport de marchandises et continue à développer ses projets de voitures automnes. Le résultat est spectaculaire. Les réservations brutes ont explosé mais le chiffres d’affaires progresse moins vite et les pertes s’accroissent. Pour l’instant Uber n’a pas encore trouvé une poule aux oeufs d’or comme a pu le faire Amazon.

La seconde question qui vient à la lecture de ses résultats est  liée à la promesse d’Uber d’être à terme un  leader en service en voiture autonome. En ce qui concerne la voiture autonome les coûts de l’électrique et les développements technologiques  liés à la voiture autonome ont explosé pour tous les constructeurs  et rendent la perspective d’une solution  plus lointaine que prévue. Par ailleurs les enjeux sur le développement durable sont aussi en train de rebattre les cartes dans le développement des services de mobilité.

Uber première star de l’ère du digital à ne pas réussir son parcours en bourse ?

Uber, lors de la présentation de ces résultats, a annoncé aux investisseurs une faible rentabilité en 2021 et un objectif de 25 % de marge dans le long terme. C’est possible si Uber croît moins vite. Mais dans le monde de l’investissement cela veut dire une chute de l’action, une perte de confiance et le début d’une stratégie de stop and go entre croissance et rentabilité pour les dirigeants d’Uber.  Plus gênant : cela peut être aussi l’élément déclencheur d’une perte de confiance des investisseurs dans toutes les valeurs digitales qui ont émergé ces dernières années et que l’ensemble des analystes jugent sur-évaluées. Bref, si on veut éviter que la bulle digitale explose il faudrait mieux que Uber réussisse l’année prochaine.

 

Quand les ventes de l’iPhone vont bien les résultats d’Apple vont bien. Sur le premier trimestre de son exercice fiscal 2020, le chiffre d’affaires d’Apple s’est établi à 91,82 milliards de dollars, soit une hausse de de 9%. Avec 22,24 milliards de dollars,  le bénéfice établit un nouveau record sur ce trimestre. Sur le chiffre d’affaires enregistré, les ventes d’iPhone ont généré 55,96 milliards d’euros, en hausse de 7,7%. La stratégie produit et de prix sur l’iPhone 11 de Tim Cook, le CEO d’Apple, semble désormais  porter ses fruits.

Mais ce qu’il faut retenir de la publication de ces chiffres ne se situe pas au niveau des bonnes performances de l’iPhone mais des services. La division des services, qui comprend Apple Pay, Apple Music, iTunes et l’App Store, entre autres, a atteint un chiffre d’affaires record au premier trimestre de l’exercice 2020. Le chiffre d’affaires trimestriel services d’Apple a atteint 12,7 milliards de dollars. Il a été multiplié par 6 en 4 ans comme l’illustre  le graphique de Statista. Le rééquilibrage du chiffres d’affaires entre les produits et les services est donc en cours. D’autant  qu’Apple se lance  aussi face à Netflix et les autres opérateurs  comme Amazon et Disney sur le marché du streaming vidéos.