Pinterest est aujourd’hui une start-up valorisée à 5 milliards de dollars. La start-up californienne qui édite un réseau social de « pins » d’intérêts a bénéficié de puissants soutiens et de cash. Sa communauté aux Etats-Unis séduit nombre de femmes, les digital mums entre autres.
Un réseau relativement confidentiel en France
Ce réseau créé en 2010 aux Etats-Unis enregistrait en 2013 une audience de 70 millions de membres à travers le monde dont plus d’1 million d’utilisateurs en France selon Mediametrie/Netratings. Mais seuls 400 000 seraient des utilisateurs actifs selon une étude ComScore d’août 2014, un chiffre tout de même en progression comparé aux 157 000 évoqués dans l’étude Semiocast publiée le 10 juillet 2013. A titre de comparaison, on compte en France sur Facebook 26 millions de membres actifs, et 5,5 millions sur Twitter.
Pinterest apparaît comme un réseau social relativement « confidentiel », mais son fonctionnement correspond beaucoup plus à une logique de génération de trafic vers les sites de marques. «Sur Pinterest, il y a une vraie logique business, quand Facebook sert à entretenir la relation client» souligne l’un des Français ayant le plus d’abonnés (1,3 million) sur Pinterest, le consultant en marketing digital Christian Radmilovitch.
Générer du trafic vers les sites de e-commerce
En janvier 2012, selon une étude du cabinet Shareaholic, Pinterest drainait déjà plus de curieux vers les sites de commerce en ligne que les géants de l’internet communautaire YouTube, LinkedIn et Google+ réunis. Cette même année, les utilisateurs redirigés sur les sites e-commerce par Pinterest avaient dépensé des commandes moyennes de 168,83 dollars, dépassant de loin les 94,70 dollars pour Facebook et les 70,8 dollars pour Twitter. Sur Pinterest, 65 à 80% des usagers sont des femmes, 30% des utilisateurs ont entre 25 et 34 ans.
L’intérêt des investisseurs
La start-up suscite de réels intérêts de la part des investisseurs. En mai 2012, le géant japonais de l’e-commerce Rakuten y investissait 100 millions de dollars. «Nous voyons énormément de synergies entre le concept de Pinterest et le modèle d’e-commerce de Rakuten. Le trafic provenant de Pinterest aura sûrement un taux de conversion très élevé vers l’achat» déclarait alors Horoshi Mikitani, le PDG de Rakuten. Plus récemment, la start-up californienne a bouclé une septième levée de fonds en mai dernier, pour un montant de 200 millions de dollars auprès de SV Angels, First Market Capital, Andreessen Horowitz et Bessemer Ventures. Une étape qui valorisait Pinterest à 5 milliards de dollars.








