DigitalCMO

L’enseigne française de cosmétique s’appuie dorénavant sur la plateforme canadienne de gestion des médias sociaux pour mesurer sa communication mondiale sur les réseaux sociaux et appuyer ainsi ses ambitions de développement international.

Comment gagner plus de visibilité lorsque l’on est présent dans 110 pays ? Comment analyser globalement les comportements de ses clients à qui on s’adresse via de multiples réseaux sociaux avec des contenus spécifiques générés en local ? Comment étudier le tout quand en plus certaines de ses équipes utilisent des outils d’analyse différents ?

Voilà quelques unes des questions que le groupe Yves Rocher (2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2018) se posait avant que les canadiens de Hootsuite ne lui apportent une solution globale pour « suivre, surveiller, gérer et analyser activement le contenu produit par les différentes régions » en regroupant ses outils existants au sein de la plate-forme Hootsuite Enterprise.

Utilisée par la majorité des sociétés du CAC 40 et réunissant plus de 18 millions d’utilisateurs dans le monde, la plateforme Hootsuite est l’un des outils leaders du marché pour planifier et contrôler les publications sur les différents réseaux sociaux. Avec cette plateforme, Yves Rocher compte répondre aux problématiques révélées via un audit réalisé en 2018 qui a permis d’identifier clairement le besoin d’un outil global offrant une grammaire commune à tous les pays et permettant de gérer l’aspect multi-langues.

Très tôt positionné sur le digital avec un premier site e-commerce en 1999, le groupe Yves Rocher comptait vingt sites marchands fin 2017 proposant près de 800 références produits. Les dix marques du groupe (Yves Rocher, Petit bateau, Stanhome, Dr Pierre Ricaud, Daniel Jouvance, Kiotis, ID parfum Paris, Flormar, Arbonne, Sabon) ont réalisé via internet  6% des ventes globales du groupe en 2018 soit environ 150 millions d’euros. Il fallait donc un outil susceptible de rendre cohérent l’ensemble des contenus des marques du groupe Yves Rocher sur les réseaux sociaux pour accroitre la part des ventes en e-commerce.

Yves Rocher site e-commerce préféré des Français en 2017

En octobre 2018, la marque Yves Rocher est arrivée en tête du classement X Index de la meilleure expérience client lancé par Betc Digital en partenariat avec Opinion Way. Cinquante marques avec des poids lourds comme Netflix, Blablacar ou Amazon ont été analysées et Yves Rocher s’est imposée « parce qu’avant d’être élue site e-commerce préféré des Français en 2017, la marque était un acteur historique de la VPC, un acteur pour lequel la relation client et la customer centricity sont clés depuis bien longtemps ».

Depuis quelques années, le groupe Yves Rocher affirme ses ambitions internationales. En 2017, le groupe réalisait 34,2% de son CA en France, 32,3% en Europe de l’Ouest et le tiers restant se partageant plutôt équitablement entre l’Europe de l’Est (10,9%), l’Amérique du Sud (6,3%), l’Asie et l’Océanie (6,2%), le Moyen Orient (6%), l’Amérique du Nord (3%) et l’Afrique (1%). Avec ses produits estampillés « bio » et son identité française appréciée sur le marché du cosmétique, le groupe Yves Rocher a des arguments solides pour se développer. L’utilisation d’outils comme Hootsuite renforcera sa transformation digitale déjà bien entamée.

En photo : Bris Rocher président du groupe depuis 2010 et petit-fils d’Yves Rocher qui a créé la marque en 1959. ©Yves Rocher

Pour en savoir plus sur la saga Yves Rocher : https://www.letelegramme.fr/soir/yves-rocher-une-dynastie-100-morbihan-01-12-2017-11763080.php

Avec un projet de show room en réalité virtuelle pour Point P et une application collaborative pour Gîtes de France, ces deux marques ont chacune gagné deux trophées lors du Prix de l’association nationale des professionnels du marketing.

Plus de 400 participants étaient présents à la Nuit de l’Adetem organisée le 3 juillet dernier au Musée des Arts Forains. Les Prix de l’excellence marketing y ont été décernés par un jury de 81 décideurs du marketing et des médias ainsi que des influenceurs qui ont attribué trois trophées (or, argent, bronze) à chacune des six catégories de ce concours. Une centaine de binômes marque/agence ont ainsi tenté leur chance dans les catégories innovation marketing et digital, marketing expérience client, start-up, marketing responsable, marketing B to B. Un Grand Prix issu des catégories précédentes couronnait les grands vainqueurs de la soirée.

Vainqueur de ce Grand prix ainsi que du Prix Expérience Client, l’enseigne Point P et l’agence Strategir ont développé un projet de show room en réalité virtuelle de 1 000 m2 destiné aux clients professionnels et particuliers avec l’idée de s’en inspirer pour construire ensuite de vrais points de vente. Autre double trophée (l’argent du Grand Prix et le Prix de l’Innovation Marketing / Digitale qui a mobilisé 2171 votants en ligne) avec celui du binôme Gîtes de France / agence Change pour la création d’une application. Celle-ci permet aux 42 000 propriétaires d’un Gîte de France de créer une petite vidéo complétant les spots de pub TV produits par l’enseigne au plan national.

Alors qu’on attendait Twitter sur une campagne de marketing digital, le réseau social a organisé une exposition dans ses bureaux parisiens proposant 17 œuvres d’art et installations expérientielles inspirées de tweets remarquables de l’année 2018. Cette expo a été récompensée du Prix Marketing B2B de l’Adetem. A noter que les trois prix startups (l’or a été remporté par Odiho) ont été décernés lors de votes organisés via une appli après les pitchs des candidats. Enfin, le choix du au Musée des Arts Forains s’est révélé judicieux pour le networking de cette 14ème édition de la Nuit de l’Adetem puisque des activités ludiques par équipe ont favorisé les contacts.

Palmarès 2019 de la Nuit de l’Adetem 2019 : https://www.nuitadetem.marketing/

Pour retrouver les PDF de présentation et les vidéos de tous les lauréats, c’est ici : https://www.nuitadetem.marketing/laureats-2019/

Créée en 1999, l’Agence Pays Basque des Nouvelles technologies (ANTIC) fête son vingtième anniversaire et organise la dixième édition de ses « Rencontres Numériques » du 1er au 05 juillet. La rétrospective des actions de cette petite agence financée par des fonds publics témoigne de la transformation digitale en marche sur les territoires français depuis l’arrivée d’Internet.

C’est une association de type Loi 1901 comprenant trois salariés et installée sur la technopole Izarbel de Bidart au Pays basque. Rassemblant une soixantaine d’adhérents –collectivités territoriales, centres de formations, entreprises, individus- l’ANTIC dispose aujourd’hui d’un budget annuel de 310 000 euros dont les deux tiers proviennent de subventions de la puissante Communauté d’Agglomération du Pays Basque.

Si l’on observe les projets et actions réalisés par l’ANTIC depuis 20 ans, on dispose d’un témoignage instructif sur la transformation digitale des collectivités territoriales françaises. Ainsi, de 1999 à 2002, l’ANTIC a participé à la mise en place de points d’accès permanent à internet (PAPI) : des locaux équipés d’ordinateurs connectés au web et ouverts au public dans le département des Pyrénées-Atlantiques. Aujourd’hui chacun est connecté via son Smartphone ou chez lui avec son ordi et à part dans les cybercafés ou des lieux publics, plus grand monde n’utilise un point d’accès public à internet. Mais, paradoxalement, avec la dématérialisation des services publics, il serait peut-être utile de recréer des PAPI pour aider certaines personnes dans leurs démarches administratives. La fracture numérique ne se situe plus forcement dans l’équipement et la connexion mais peut-être dans l’appropriation et la maitrise des services en ligne.

En 2002, l’ANTIC lançait la plateforme abila.net avec le soutien de la Caisse des dépôts, Bouygues Télécom et Microsoft. Abilaétait un site web pour les petites entreprises avec des services (agenda partagé, connexion avec téléphones mobiles, espaces sécurisés) anticipant les nécessités de partage et de mobilité des entreprises. Bien vu. Par la suite, avec la généralisation de l’ADSL, les besoins d’évangélisation et d’accès à l’internet n’étaient plus indispensables. L’ANTIC s’est alors tournée vers la labellisation des bonnes pratiques avec l’opération « Pays basque numérique » menée de 2003 à 2007 qui entendait aussi fédérer les acteurs du territoire préfigurant peut-être la socialisation du web que les réseaux sociaux allaient bientôt engendrer.

Mettre en œuvre les évolutions technologues et juridiques du digital dans les communes

Depuis une petite dizaine d’années, l’ANTIC a orienté son action vers des prestations de conseil et ingénierie de projet pour les collectivités territoriales et organismes publics du Pays basque et tout type d’acteurs du territoire qui auraient un projet dans lequel le numérique peut avoir un intérêt. L’ANTIC est positionnée comme une interface entre les évolutions technologiques et juridiques induites par la transformation digitale des services publics et leurs mises en œuvre par les communes et autres entités administratives. A noter que l’ANTIC remporte aussi des appels à projets européens sur des thématiques assez larges. Actuellement, l’ANTIC consacre environ 85 % de son budget au développement de projets avec cette année quatre chantiers en cours :

  • EKIN cofinancé par le programme POCTEFA (Fonds européen de développement régional – FEDER) vise à renforcer l’inclusion sociale au Pays basque par le numérique.
  • Ville Agile pour accompagner les villes du Pays basque dans une démarche de prise en compte de l’avis des citoyens dans les projets communaux de partage d’information avec les citoyens.
  • Open Data pour conseiller les communes du Pays basque dans l’obligation légale de produire des données ouvertes.
  • Yesict, financé par le programme européen Erasmus+, est un programme d’éducation à l’entrepreneuriat par le numérique pour les 11-15 ans.

Cette année, l’ANTIC organise la dixième édition de ses « Rencontres Numériques ». Alors que les précédentes éditions avaient un thème principal, les Rencontres Numériques 2019 s’articuleront autour de quatre thématiques : Jeunesse & Education, Citoyens, Villes & Territoires, Entreprises. Le programme de cette Xème édition des rencontres numériques a été construit par une vingtaine de contributeurs –collectivités territoriales, Universités, Lycées, associations, entreprises- montrant ainsi que la transformation digitale est globale. D’ailleurs, la conférence introductive d’Alain Lamassoure sur le « Le Pays basque, l’Europe et le numérique » ainsi que la conférence de conclusion intitulée « RESET : Quel numérique voulons-nous ? » par Jacques-François Marchandise, délégué général de la Fondation internet nouvelle génération (FING) indiquent aussi ce que sont les questions liées à la transformation digitale en 2019.

En photo : La conférence de presse du lancement des Rencontres Numériques 2019. Photo VB

Programme et inscriptions : https://www.antic-paysbasque.com/les-rencontres-numeriques/

Weborama, éditeur français spécialisé dans la donnée et sur le marché des DMP (Data Management Platform)  a été choisi comme nouveau partenaire de OUI.sncf, le site  d’e-commerce de la SNCF, pour sa plateforme de Data Management. Un choix qui s’explique par la capacité de l’éditeur français à proposer et intégrer ses services technologiques sur les données dans l’expérience client.

Weborama qui est en train de racheter aux Etats-Unis Simzek Ad Server, en concurrence avec Amazon, continue à être un éditeur incontournable sur le marché français face notamment aux grands éditeurs de logiciels CRM et marketing américains. Même si ceux-ci ont tous procédé (Salesforce, Adobe)   à un virage stratégique dans le traitement plus large et plus fin des données commerciales et marketing, Weborama continue à convaincre les grands comptes français grâce à sa maîtrise technologique sur les données.

Son positionnement plus global sur les données, notamment en matière de sémantique client et d’IA,  lui a donc permis de séduire Oui.sncf sur un projet visant à maîtriser toute la chaîne des interactions numériques du site e-commerce de la SNCF. Dans un communiqué, Weborama précise qu’il travaille et coopère sur la personnalisation client avec de très grandes entreprises françaises et internationales depuis de nombreuses années.

C’est grâce notamment à sa maîtrise informatique, un point fort de la société depuis sa création, que Weborama semble avoir convaincu OUI.sncf  “En tant qu’entreprise informatique, nous confirmons que Weborama a pu répondre à nos attentes tant en termes de technologie que de soutien d’équipe » commente Béatrice Tourvieille, directrice marketing des marques OUI.sncf  dans le cadre de cette annonce.

En plus de la maîtrise actuelle des données dans des plateformes spécifiques, Weborama se positionne de plus en plus sur l’expérience client en s’appuyant sur des technologies, notamment en Intelligence Artificielle, permettant une  connaissance scientifique du consommateur ainsi grâce à sa base de données BigSea totalisant 1,3 milliard de profils anonymisés et 220 critères de qualification qui lui permet de disposer d’un référentiel important pour l’élaboration de ses algorithmes d’expériences clients.

 

 

Pour le Prix de l’Excellence Marketing et Digitale organisé par l’Adetem le 03 juillet, une première série de dossiers de candidature est publiée. Des présentations en PDF et des vidéos du meilleur du marketing digital, guérilla marketing, campagne de pub ou stratégies d’influence  sont proposées sur le site de l’Adetem.

C’est lors de la 14ème édition de la Nuit de l’Adetem organisée au Musée des arts forains que seront décernés les Prix de l’Excellence marketing. En plus du Grand Prix, cinq catégories de prix sont proposées : innovation marketing et digital, marketing expérience client, startup, marketing responsable, marketing B to B. Ces prix de l’Adetem récompenseront trois lauréats (or, argent et bronze) dans chacune de ces six catégories.

Placé sous la présidence de Stéphanie Chenavier, International Consumer Product Director de WW (ex Weight Watchers) et Co-présidente du Club Adetem Innovation, le jury  a effectué une première sélection dans laquelle on trouve les entreprises suivantes : G.H.MUMM, APRIL Santé Prévoyance, Husqvarna, Bouygues Telecom, Lacoste, American Express, Mylan, Blancheporte, Twitter, Colas, Groupe Apicil, Le Bon Coin, Plezi, MSC pêche durable, Biovive, Elior Group, Planète Enfants & Développement, Renault Alpine, Gîtes de France, Interflora, Microsoft et Citroën. Ainsi, un large panel de grandes entreprises, ETI, sociétés technologiques et startups participe à ce Prix 2019 de l’Excellence marketing de l’Adetem.

Parallèlement l’Adetem a mis en ligne les présentations de plusieurs entreprises et notamment celles du Prix de l’Innovation Marketing et Digitale afin que les membres de l’Adetem puissent voter en ligne. Des documents PDF et de courtes vidéos sont ainsi proposés. On y retrouve notamment :

  • Le travail de l’agence Bloom d’identification de communautés de clients et fans pour le lancement de la nouvelle Alpine sur le digital ainsi que le partenariat des marques Alpine et Leica (En complément une interview de Julien Geffard Directeur Marketing Alpine publiée sur Digital CMO).
  • La première exposition virtuelle consacrée aux cybermenaces lancée par Microsoft  d’abord en digital puis sur les salons BtoB pour s’adresser aux  experts techniques, aux experts sécurité et aux CEO avec « un contenu non anxiogène, non intrusif, impactant et ludique pour les cibles permettant d’inscrire Microsoft comme un rempart face aux cyberattaques. »
  • La campagne 2018 de guérilla marketing et social media de l’association Planète Enfants & Développement qui lui a valu une augmentation des dons de 70% par rapport à la même période en 2017.
  • La plateforme de marketing digitale Amex Offers créée par American Express mettant en relation les marques (les vendeurs) et les titulaires de carte Amex (les acheteurs).
  • Le lancement de The Citroënist Editorializer par Citroën à l’intention des 200 journalistes et influenceurs leur offrant l’actualité augmentée de la marque, de l’industrie automobile et de 12 thématiques inspirantes.
  • L’application mobile créée par Gîtes de France  pour permettre aux 42 000 propriétaires de réaliser eux-mêmes leur propre vidéo de présentation.
  • La communication émotionnelle développée par Interflora sur les réseaux sociaux qui a valu de nombreux retours positifs à cette marque emblématique.
  • La campagne impertinente et trash de la marque de couches « Little big change » du groupe Ontex qui a généré des ventes (et une rupture de stock) auprès des urbains connectés.

En photo : Le jury 2019 des Prix de l’Excellence marketing.

Pour retrouver les PDF de présentation et les vidéos, c’est ici : https://www.nuitadetem.marketing/prix-innovation-digitale/

D’après l’étude de Hootsuite les “Digital 2019”, les tendances fortes de 2018 devraient s’installer durablement en 2019 : diversification du streaming vidéo, montée en puissance d’Instagram sur le marché publicitaire des réseaux sociaux, fort usage des applications de messagerie, e-commerce mobile. Des tendances qui poussent à une plus grande centralisation des campagnes sur les  réseaux sociaux. 

Selon l’étude de Hootsuite, en 2019, sur les 7,7 milliards d’habitants que compte la planéte, pas moins de 57% sont utilisateurs d’internet. 45% sont actifs sur les réseaux sociaux, dont une très grande majorité sur mobile. Si la pénétration du web peut encore fortement progresser dans de gros bassins de population comme l’Afrique centrale (12% de pénétration vs 57%), Afrique de l’est (32%) ou en Asie du sud (42%), on avoisine les 100% de pénétration dans les pays développés.

Les Français passent 4h38 par jour sur internet

En France, 92% de la population est internaute. Surtout, Internet s’impose désormais de façon très marquée comme le média numéro 1, celui du quotidien : 91% utilisent internet tous les jours. On passe même en moyenne 4h38 par jour sur le web (tout appareil confondu), contre “seulement” 2h59 devant la télévision. Il faut dire que l’accès est toujours plus performant, avec des vitesses de connexion qui progressent +32% sur mobile et +60% sur un an (entre fin 2017 et fin 2018). A souligner, les sites français Leboncoin et Orange se glissent dans le Top 10 des sites les plus fréquentés.

Les app ont généré 1,4 Mds de dollars en 2018 en France

L’explosion de la consommation d’internet est en grande partie portée par l’ancrage dans le quotidien des smartphones et de leurs applications mobiles : ainsi, 61% des Français utilisent des messageries mobiles, 67% regardent des vidéos, 53% naviguent avec des plans, 47% jouent à des jeux vidéos et 40% utilisent des services bancaires depuis leur smartphone. Soit en moyenne, 34 applications utilisées par mois. Sur l’année 2018, nous avons dépensé pas moins de 1,4 milliard de dollars sur les applications mobiles.

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33 millions de français utilisent une messagerie

Evidemment, les réseaux sociaux concentrent une grande partie du trafic mobile : les 5 applications mobiles les plus utilisées en France (en utilisateurs actifs mensuels) sont des réseaux sociaux. D’ailleurs, 58% de la population est utilisatrice d’au moins un réseau social, soit 38 millions de personnes (dont 33 millions sur mobile). Derrière les géants Youtube et Facebook, les messageries Messenger, Whatsapp et Snapchat s’installent de plus en plus dans le quotidien des Français. Une tendance qui est également valable au niveau mondial : Whatsapp (1,5 milliard d’utilisateurs), Messenger (1,3 milliard), Wechat (1,1 milliard) figurent dans le top 5 des plateformes sociales.

Instagram : 17 millions d’utilisateurs actifs mensuels

Il y a 6 ans, Instagram ne comptait que 50 millions d’utilisateurs. Aujourd’hui, l’application de partage de photos en totalise 1 milliard. En France, elle est le 4ème média social le plus utilisé. Mais Instagram est surtout en train de devenir un support publicitaire de choix avec 17 millions d’utilisateurs actifs mensuels (plus forte croissance d’audience sur 1 an). Cette popularité n’est pas sans conséquence, puisque le coût pour mille a augmenté de 112% et le coût par clic de 39% en 12 mois.

Le streaming vidéo progresse et se diversifie

Solidement ancré depuis des années, le streaming vidéo poursuit pourtant sa progression. Il est boosté notamment par l’émergence de nouveaux usages autour du streaming live et du e-sport. Ainsi, près de 10% des internautes déclarent regarder des live-streams de gamer, 7% regardent des tournois e-sport.

E-commerce : le mobile porte la croissance

Le e-commerce est en croissance en France, quel que soit le secteur (+11% pour les biens de consommation, +13% ameublement…). Sur un mois, 71% des internautes ont acheté un produit ou un service ligne, parmi lesquels 26% ont effectué cet achat depuis un mobile. 40% utilisent des services bancaires mobiles et 13% ont effectué des paiements sur smartphone. 81% des internautes ont également fait des recherche en ligne pour acheter un produit ou un service, confirmant des achats multicanaux et attirant l’attention des marques sur leur e-réputation.

Téléchargez : http://livresblancs.digitalcmo.fr/downloads/digital-2019-france/

Publicis Groupe vient d’annoncer le rachat de la société américaine Epsilon pour un montant total en numéraire de 4,4 Mds de dollars. Après Sapient racheté 3,7 Mds de dollars en 2014 et des rachats plus petits notamment en France, Publicis continue sa mue vers la tech et la data en mettant la main sur cette société  américaine 100 % digitale.

Qui est Epsilon ?

Epsilon est présentée par le groupe Publicis comme une société technologique positionnée sur la donnée et notamment l’expérience client. Son positionnement est effectivement hybride sur le marché américain du digital qui génère 97 % de ses revenus. Epsilon est positionnée sur le marché de la Customer Experience (CE) multi canal avec de fortes compétences techniques proches de celles que peuvent avoir certaines sociétés de services numériques. En 2018, Epsilon a généré $1,9 milliards de revenu dont 97% aux Etats-Unis et la société emploie environ 9 000 personnes dont 3 700 data scientist  et 2 000 ingénieurs basés à Bangalore en Inde.

Pour Publicis qui vient d’annoncer une baisse de ses revenus de 1,7 % au premier trimestre mais une croissance de 27% des activités dites “game changers” qui combinent data, création dynamique et transformation digitale, l’enjeu de ce rachat est important dans le temps. Confronté à la baisse de ses revenus traditionnels dans la publicité à la mutation vers le digital, Publicis doit accélérer la mise en place de son nouveau modèle mixant créativité et maîtrise de la donnée.

Une stratégie réaffirmée pour l’occasion par Arthur Sadoun, Président du Directoire de Publicis Groupe qui insiste dans le communiqué de presse du groupe sur ce point. « Nos clients font face à de nombreux défis dus à l’évolution des attentes des consommateurs, à l’arrivée des marques direct-to-consumer et aux nouvelles règlementations en matière de protection des données. Pour continuer à trouver de la croissance profitable sur des marchés en plein bouleversement, ils doivent se transformer afin de développer des expériences personnalisées à grande échelle. La puissance de la data et des plateformes d’Epsilon, ainsi que ses talents, conjugués à nos actifs en création, media et technologie, nous permettront de les accompagner mieux que quiconque dans toutes les étapes de cette transformation” a t-il notamment déclaré à l’occasion du rachat d’Espilon.

Comme d’autres grands acteurs de la publicité mondiale, le groupe Publicis est contraint à accélérer la transformation de son modèle vers la technologie pour répondre à la concurrence des GAFA mais aussi des sociétés de services numériques comme Acccenture ou Capgemini qui sont positionnées elles aussi sur ces domaines par leur expertise technique. Dans les mois qui viennent, cela va demander à Publicis une réorganisation de ses effectifs et surtout le recherche d’un bon équilibre entre ses ressources techniques et créatives. Avec en toile de fond, la nécessité de continuer à financer la croissance en recherche et développement de ses équipes qui doivent rivaliser en compétence avec les géants du web dont c’est le modèle à 100%.

 

Directeur général du cabinet d’études marketing et d’innovation Enov, Lambert Lagrevol interviendra au Printemps des études et expliquera comment Enov écoute ce que disent, font et vivent les consommateurs mais comment aussi dialoguer avec eux pour en tirer des insights jusqu’à la co-création.

Vincent Biard – « Faster / Better / Smarter… Together ! Communautés & Digital : mettez l’insight au service de votre transformation » est l’intitulé de votre intervention du jeudi 11 avril (10h45 à 11h30) au Printemps des études. De quoi allez-vous parler ?

Lambert Lagrevol – Nous n’avons pas souhaité présenter une méthodologie ou raconter ce que nous faisons avec nos clients mais plutôt montrer ce que nos clients font avec leurs clients. Nous partagerons trois belles histoires qui ont démarré il y a quatre, trois et deux ans et qui montrent le parcours d’un annonceur intégrant le client au cœur de son écosystème de prise de décision. Nous souhaitons montrer que lorsqu’un dispositif d’études est la fois modulable, innovant et évolutif, il dépasse sa première fonction d’aide à la décision et devient un outil de transformation de l’entreprise.

Vincent Biard – Qu’est-ce que la collecte de data & d’insight ATAWADAC que vous proposez à vos clients ?

Lambert Lagrevol – Nous animons des communautés ou Lab client, en mode éphémère ou continu, qui permettent d’interagir avec les clients « en temps réel et dans la vraie vie ». Plus concrètement, nous recrutons, nous engageons et nous étudions les consommateurs à travers un environnement de type « réseau social » sur lequel ils échangent et partagent « anytime, anywhere »sur « anydevice » et avec tous les contenus (« any content »).
Ces communautés ou Lab peuvent prendre des formes très diverses et servir différents objectifs. Les trois cas clients qui seront présentés lors du Printemps des Études démontrent bien cette diversité. Arval (BNP Paribas) a créé une communauté appelée « My Arval Community » affichée avec le branding et les codes de sa marque. Nous animons cette communauté à des fins d’insight et de co-création de services. Nous nous inscrivons à mi-chemin entre la connaissance client et la relation client. Côté L’Oréal, aucune marque précise n’est mise en avant. Nous collaborons avec des consommatrices ayant des affinités avec l’univers de la beauté et des soins en leur offrant la possibilité d’expérimenter et de partager leur expérience sur des produits depuis leur salle de bain. Encore dans un autre registre, CNP Assurances, un acteur important de l’univers bancaire qui n’a pas de client en direct puisqu’il développe des produits pour les clients des banques, a créé la communauté affinitaire « You & Us». Grâce à cette communauté, CNP Assurances place la voix des clients au plus près de ses collaborateurs et de ses partenaires.

Vincent Biard – Et quelle valeur ajoutée de ces communautés comparée à un panel ?

Lambert Lagrevol – Du point de vue des annonceurs, le panel répond efficacement aux questions structurées que les marques se posent. La communauté ou le lab permet d’aller plus loin en apportant des réponses aux questions que les marques ne se posent pas [encore] et d’aller jusqu’à la co-création. Toute la subtilité est de ne pas positionner le consommateur comme un répondant mais de s’appuyer sur sa capacité à s’engager sur un sujet et à participer à une expérience. Ils vont pouvoir parler librement des produits, des sujets qui les intéressent, échanger entre eux… et bien sûr être questionnés dans un cadre ludique.  La qualité du community management et la promesse de valeur nous permettent d’aller plus loin dans la compréhension des consommateurs et aussi de travailler avec des profils qui sont plus difficiles à appréhender, comme les pros, les influenceurs…

Vincent Biard – Quels outils utilisez-vous ?

Lambert Lagrevol – Nous avons développé un écosystème complet pour le recrutement, l’animation et l’analytics. Nos équipes digitales s’occupent du recrutement et de l’engagement. Pour l’animation, nous utilisons plusieurs plateformes. Nos choix se font selon des critères de RGPD, c’est aujourd’hui primordial, et sur des critères technologiques, selon que l’on anime quelques centaines ou quelques milliers de participants sur un ou plusieurs pays. Nous tenons compte également de l’expérience délivrée aux participants qui doit être la plus fluide possible. Au-delà des performances techniques des outils, nos équipes de Community management sont capables d’animer des projets en huit langues dans plus de 50 pays.

Vincent Biard – Vous proposez aussi de capter les insights dans l’océan du websocial, quelle est votre méthode ?

Lambert Lagrevol – Effectivement, le web offre la possibilité d’étudier autrement les comportements et les attentes des consommateurs en exploitant une matière existante, riche mais non structurée. Pour cela, nous combinons deux expertises : digital et insight. Nous utilisons des outils de social listening qui permettant d’écouter et d’analyser le web et les réseaux sociaux en nous aidant de l’intelligence artificielle pour effectuer un premier travail sur les données (vidéo, texte, photo…). Nos experts digital & social media travaillent main dans la main avec les analystes pour hybrider les données structurées et non structurées qui fournissent des analytics et des recommandations. En analysant ce que disent, font ou simplement écoutent les consommateurs sur le web, nous sommes capables de monitorer la santé d’une marque, de piloter l’expérience client des enseignes, de détecter de nouveaux usages ou signaux faibles, d’évaluer les retombées d’une campagne média et même de reconstituer avec précision les parcours clients… Encore une fois, si la maîtrise des outils et l’apport de l’IA permettent de travailler plus vite des volumes des données importantes, la valeur provient avant tout de la fiabilité et de la précision des recommandations que nous délivrons.

Sites web :
https://enov.fr/
http://www.printemps-etudes.com/

Aujourd’hui associé de SLPV Analytics et enseignant chercheur de l’Université Paris II, après une carrière d’entrepreneur du web, Laurent Florès sera au Printemps des études pour y présenter son ouvrage « Mesurer l’Efficacité du Marketing Digital ». Pour Digital CMO, Laurent Florès donne son point de vue sur les tendances actuelles du marketing digital.

Vincent Biard – Quelles sont pour vous les tendances du marketing digital ?

Laurent Florès – Trois mots pourraient les résumer : Attribution, Convergence et Contenu. Tout d’abord la question de l’attribution. A quoi doit-on attribuer une vente ?  Au dernier contact média avant la conversion ou au contraire en étant capable de comprendre la dynamique des interactions entres médias on et offdans la construction de cette vente ? C’est à ce stade que les outils et modèles analytiques modernes doivent être capables d’évaluer le rôle et l’importance de chacun des points menant à la conversion. Ensuite c’est la question de la convergence entre la TV et le digital, et plus généralement celle de la convergence des médias. Le canal de diffusion d’un programme télévisuel n’est plus une simple télévision mais une tablette, un Smartphone ou un autre support. Du coup, est-ce de la télévision ou du digital ? Les consommateurs ne font plus la différence car ils consomment du contenu plus que du « média ». Le tout peut expliquer, par exemple, que depuis quelques années, l’ensemble des opérateurs de télévision multiplient les initiatives pour investir le monde digital. Le troisième sujet est Contenu. Les marques font de la pub là où les gens passent du temps. Jusqu’à présent c’était sur du contenu télévisuel ou du contenu media. Depuis 5 ou 6 ans nous assistons à une explosion de la consommation de contenu au travers d’applications ou de plateformes comme Netflix, Youtube, Instagram, etc. Est-ce du digital ? De la télévision ? Ni l’un ni l’autre a priori mais comme de plus en plus de gens consomment du « contenu », l’écosystème traditionnel des médias est chamboulé, et les marques perdent leurs repères pour continuer à émerger et exister.

Vincent Biard – Le marketing digital est-il désormais intégré par les marques ?

Laurent Florès- L’un des buzzwords de ces deux dernières années est la « transformation digitale » et force est de constater que les marques investissent de plus en plus dans le digital puisque depuis trois ans le Web, au sens large, est le premier média investi par les marques en matière de publicité. Les investissements se sont déplacés certes mais est-ce à dire pour autant que toutes les marques et organisations ont réussi leur virage digital, loin s’en faut…  Le digital n’est pas un « média » mais relève d’une stratégie orientée client, difficile de tout chambouler pour des entreprises qui sont historiquement organisées autour de leurs « produits » plutôt qu’autour de leurs clients. Dans cette perspective, le marketing d’aujourd’hui et de demain est digital ou ne l’est pas… les marques qui survivront l’intègrent ou meurent à terme.

Vincent Biard – Le numérique fournit une profusion de données mais du coup n’en fournit-il pas trop ?

Laurent Florès – Oui car les gens se perdent en courant après les données alors qu’il faut trouver la bonne information. Plus on a de données, moins sait-on peut-être ce que l’on mesure. On ne réfléchit peut-être pas assez en amont au dispositif de mesure qu’il va falloir mettre en place pour démontrer ce que l’on cherche à démontrer. Ce que les directeurs de marketing ont du mal à accepter, c’est que la profusion de données ne rend pas les choses plus précises, car comme je le dis depuis 20 ans sur le Web : « on compte beaucoup (clicks, vues etc.), mais compter n’est pas mesurer »

Vincent Biard – Et l’audience ? Entre les clics de robots et les internautes non captifs, les marques peuvent-elle avoir confiance dans l’audience du web ?

Laurent Florès – Il existe des outils de mesure d’audience largement éprouvés avec notamment Médiamétrie en France qui fait de la mesure tous médias confondus. Plus il y a d’alternatives à mesurer et plus c’est difficile d’avoir des panels « représentatifs ». Les marques peuvent alors remettre en cause le manque de précision de ces mesures. Pour autant faut il disposer de meilleurs outils de mesure ou tout simplement oser, tester et apprendre des initiatives mises en œuvre… dans un monde chamboulé, la chance sourit souvent aux audacieux…

Sites web :
http://www.slpv-analytics.com/
http://www.printemps-etudes.com/

Publicis mise de plus en plus sur les services tech autour de la data pour continuer à croître sur le marché de la publicité digitale. Même si le rachat récent de Soft Computing n’a pas la dimension de celui de Sapient réalisé il y quatre ans, il témoigne du cap que s’est fixé le numéro 2 mondial du secteur de la publicité.

Publicis Groupe a annoncé le 6 février 2019 l’acquisition de 82,99% du capital de Soft Computing, acteur français de la Data Marketing, au prix de 25 euros par action, soit un montant global d’environ 43,4 millions d’euros. En novembre 2014, Publicis Groupe avait annoncé le rachat de Sapient, groupe américain spécialisé dans le marketing et la communication numériques, pour un montant de 3,7 milliards de dollars.

Fondé en 1984 par Eric Fischmeister et Gilles Venturi, Soft Computing est une société spécialisée dans la data et son exploitation au service du marketing digital et de la transformation de l’expérience client. Cette structure leader, forte de plus de 400 experts, accompagne la plupart des grandes entreprises des secteurs de la distribution, des services et de la finance.

L’activité de Soft Computing est structurée autour de deux grands pôles  : la data et la customer expérience. Soft Computing a développé notamment une approche tech des solutions disponibles sur le marché. Au delà de son positionnement sur le digital, elle anime une double communauté de  spécialistes de la data marketing autour des solutions phares du marché comme celles d’Adobe, Qlik ou encore Oracle.

Ces derniers mois Soft Computing semble avoir cherché à renforcer son expertise et son positionnement sur le marché de la data par la tech en créant notamment un comité scientifique positionné sur les nouveaux outils d’analyse de la data dont le machine learning et l’IA. Un positionnement résolument plus informatique qui semble avoir séduit Publicis.

Ce rachat renforce l’expertise de Publicis Groupe en France dans les domaines de la data marketing, sur l’ensemble de la chaîne de valeur et affirme  encore plus son positionnement de partenaire de la transformation de ses clients.