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En prévoyant de supprimer les cookies tiers d’ici deux ans, Google contraint les pros du marketing digital à revoir leurs stratégies publicitaires et à anticiper sur l’inéluctable évolution du web vers davantage de protections des données.

C’est le 14 janvier que Justin Schuh, directeur de l’ingénierie du navigateur Chrome -leader avec  60%  de parts de marché- a annoncé la nouvelle : à partir de février, Google va supprimer progressivement la prise en charge des cookies tiers sur Chrome pour les rendre « obsolètes d’ici à deux ans ». Ces cookies tiers sont tout simplement les petits traceurs installés automatiquement par les sites internet ou leurs partenaires pour identifier les internautes.

Si les cookies personnalisent l’expérience de navigation des internautes en leur permettant d’être reconnus par leurs sites web favoris, ils permettent aussi aux entreprises et annonceurs de les tracer pour notamment leur proposer de la publicité ciblée ou recueillir leurs données de navigation. Le modèle économique de la pub en ligne va donc être bousculé par Google qui néanmoins autorisera encore les First-party cookies destinés notamment à la reconnexion automatique ou la mémorisation des paniers de produits.

Des alternatives pour la publicité promises par Google

Comme cette annonce de blocage des cookies menace grandement le modèle économique de nombreux sites web financés par la pub, Google a précisé que son programme « Privacy Sandbox » lancé en août permettrait toujours aux annonceurs de diffuser des publicités ciblées tout en évitant aux internautes d’être pistés via le navigateur Google Chrome. De plus, Google prévoit de travailler avec les éditeurs, les développeurs et les publicitaires au développement de nouveaux dispositifs avec des premiers tests cette année et assure également vouloir éviter les stratégies de contournement de blocage des cookies

Avec cette décision, Chrome s’aligne sur ses concurrents Firefox (Mozilla) et Safari (Apple)  et s’adapte à l’évolution du cadre juridique du web avec la mise en place du RGPD en Europe et  l’entrée en vigueur du California Consumer Privacy Act (CCPA) le 1er janvier dernier ainsi qu’aux exigences des internautes en termes d’éthique. Par contre, l’annonce de Google a fait plonger de plus de 25% le titre de Criteo, groupe français de ciblage publicitaire sur internet. Reste à voir comment l’écosystème de la pub digital va (di)gérer ce changement de paradigme.

Augmenter ses ventes en e-commerce tout en attirant plus de clients dans les magasins et y proposer en plus des services digitaux, le groupe FNAC Darty mise sur les technologies digitales pour dynamiser ses points de vente physiques.

« Chez FNAC Darty le digital représente 20% du chiffre d’affaires, ce qui est très haut par rapport à la moyenne d’autres pays européens » rapportait David Nedzela, directeur marketing digital du groupe FNAC Darty rencontré lors du One To One Biarritz d’octobre.

Le groupe FNAC Darty c’est 172 magasins Fnac et 401 magasins Darty en France auxquels s’ajoutent 207 magasins dans le monde. Le groupe emploie 25 000 personnes dont 18 000 en France avec un chiffre d’affaires global de 7,475 milliards d’euros pour 2018. « L’e-commerce chez FNAC Darty est en croissance à deux chiffres année après année. Nous sentons que les clients sont en train de basculer et c’est pour cela que nous renforçons notre présence et investissons beaucoup sur le digital » déclarait David Nedzela en octobre dernier. La part de l’e-commerce dans le chiffre d’affaires du groupe est ainsi passée de 17% à 19% entre 2017 et 2018.

Le digital comme porte d’entrée en magasin

Face à la concurrence redoutable d’Amazon ou de Cdiscount, le groupe né du rachat de Darty par la FNAC en 2016 a opéré une mutation vers un modèle omnicanal depuis 2011 pour la Fnac et depuis 2013 pour Darty. « Une étude CSA de 2017 montrait que dans nos catégories de produits, 40% des gens commençaient par un point de contact digital avant de finir dans un magasin pour acheter » rappelait David Nedzela. « Les ventes en ligne doublent en moyenne dans une zone lorsqu’on y ouvre une Fnac ou un Darty » confirmait Enrique Martinez directeur général du groupe en octobre 2018 sur capital.fr.

Avant l’été, la FNAC a lancé le « Click and Collect » en une heure sur tous ses produits. Le principe ? L’e-client passe une commande sur le web et vient la récupérer une heure après en magasin. Difficile pour Amazon de faire mieux. Autre innovation avec le « Pay & Go » testé depuis quelques mois qui propose aux clients de payer en magasin avec l’appli FNAC sans passer par la caisse. La FNAC a aussi développé un système de commande par des assistants vocaux via un partenariat avec Google. Tous ces outils illustrent la stratégie « phygital » du groupe visant à intégrer le digital dans les points de vente physiques.

Le groupe affiche même sa stratégie omnicanale sur son site web et la décline en trois piliers complémentaires : forte présence sur internet, services de livraison aux meilleurs standards du marché, réseau de magasin en constante expansion. « Nous avons aussi la chance d’avoir des forces de vente en magasin, des ateliers de réparation, des services de livraison en propre et, par exemple quand vous achetez un produit d’électro ménager chez Darty, un salarié vient vous le livrer, le mettre en marche et reprendre l’ancien. Il y a un vrai savoir-faire et un vrai service » ajoutait David Nedzela. Là aussi des atouts solides pour résister aux pure players de l’e-commerce.

Dans une étude récente, Hootsuite, l’éditeur spécialiste des réseaux sociaux, publie une étude analytique basée sur l’algorithme d’Instagram qui donne les bonnes mauvaises périodes pour publier sur le réseau social. L’enjeu pour les marques : publier moins mais mieux et avec le maximum d’impact et donc obtenir un meilleur ROI de ses campagnes.

Hootsuite  à l’aide de données issues d’Unmetric, un  outil de benchmarking des médias sociaux, a analysé le comportement des 20 meilleurs comptes Instagram évoluant dans 11 secteurs d’activité différents sur une période de 18 mois afin de déterminer les créneaux où le taux d’engagement sur les publications étaient les plus forts.
Cette étude n’est pas le sésame des community managers sur les réseaux sociaux mais donne quelques clés pour mieux maitriser l’algorithme d’Instagram. Pour rappel celui-ci donne bien sûr la  la priorité aux contenus récents susceptible d’intéresser l’utilisateur en appliquant l’alchimie suivante : la mesure de la relation avec les comptes Instagram avec lesquels l’utilisateur interagit beaucoup, l’intérêt qu’il porte aux thèmes  des publications et enfin l’actualité récente qu’il consomme de cette manière. Même si l’étude enfonce quelques portes ouvertes sur le sujet, elle donne quelques idées sectorielles que vous pouvez retrouver en détail par ailleurs sur ce lien : https://blog.hootsuite.com/fr/les-meilleurs-et-les-pires-moments-pour-publier-sur-instagram/

Voyage et tourisme : miser sur le blues du retour au travail en début de semaine 

En ce qui concerne les marques du secteur du voyage et du tourisme, le jour d’engagement le plus fort est le vendredi, jour où les abonnés prévoient leurs week-ends, suivi du mardi et du lundi. De plus les abonnés semblent plus disposés à interagir le matin : en effet, entre 9h et 11h ainsi que 13h semblent être les horaires les plus appropriés. En revanche, il est déconseillé de publier après 13h ou bien pendant le week-end.

Distribution : les clients font leurs courses entre midi et 2 heures tous les jours sauf le lundi et le jour des enfants

Les marques de retail ou de commerce de détail rencontrent un fort taux d’engagement à midi les mardi, jeudi et vendredi. Plus largement, la pause déjeuner (11h-13h) semble être le moment idéal pour communiquer sur Instagram et il faut donc éviter de publier en dehors de cette période.

Services professionnels : on réfléchit en fin de semaine et pas le lundi le jour des réunions 

Ces entreprises publient souvent des contenus instructifs comme des liens vers des vidéos ou vers leurs notes de blog. Le meilleur moment pour publier ce type de publication est le vendredi entre 9h et 10h, suivi du mardi et du mercredi. Cela peut s’expliquer par le fait qu’il s’agit de contenus professionnels qui pourront être consultés une fois au travail. Dans cette même logique, il faut donc éviter de publier le soir et le week-end.

Technologie : cela intéresse tous les jours 

Les créneaux les plus efficaces pour communiquer lorsqu’on est une entreprise du domaine des technologies sont le mardi et le lundi à 14h. Toutefois il n’y a pas de « mauvaises heures » pour publier et les entreprises peuvent donc également communiquer d’autres jours de la semaine.

Pour finir Hootsuite donne quelques bonnes pratiques concernant la publication sur Instagram. Outre la maitrise de son audience, il est nécessaire de tester ses campagnes et surtout de soigner ses contenus et bien sur d’automatiser

Digital CMO lance une série d’entretiens vidéo baptisée CMO Tech avec Guillaume Vasse, CDO & CMO du groupe Sud Ouest, comme premier invité. Comment un groupe de presse régionale se digitalise, gère ses données et anticipe le futur avec l’IA, les contraintes du RGPD et l’arrivée de la voix ? Les réponses dans une vidéo de 20 minutes.

Avec cinq quotidiens payants et près de 300 000 exemplaires par jour, des hebdomadaires et une télévision le Groupe Sud Ouest est l’un des plus importants éditeurs français de presse quotidienne régionale. Présent sur le web depuis 1998, le site de Sud Ouest accueille aujourd’hui plus d’un million de visites par jour et occupe la vingtième place au ranking des sites medias français. Confronté à l’inexorable croissance du numérique et au tassement des ventes d’éditions papier, le Groupe Sud Ouest est en pleine transformation digitale avec Guillaume Vasse comme Chief Marketing Officer & Chief Digital Officer.

Une quinzaine de personnes compose l’équipe de Guillaume Vasse et intervient en transversal pour aider le Groupe Sud Ouest dans sa transformation numérique en travaillant en soutien sur l’ensemble des sujets de monétisation qu’il s’agisse de la monétisation publicitaire ou du développement des abonnements numériques. L’équipe de Digital CMO a rencontré Guillaume Vasse au siège du Groupe Sud Ouest à Bordeaux pour une interview axée sur son métier, les outils employés par son équipe mais aussi sur le développement et l’opportunité des technologies à venir.

Dans cette interview vidéo, Guillaume Vasse explique comment la donnée,, enjeu capital est exploitée par le Groupe Sud Ouest membre fondateur d’Alliance Gravity, une initiative de mise en commun de données de l’ensemble des médias français.  Guillaume Vasse s’exprime aussi sur l’environnement réglementaire et pense que  le cookie est menacé ce qui impliquera encore de nouvelles stratégies. Nous l’avons également interrogé sur les perspectives offertes par l’intelligence artificielle que le Groupe Sud Ouest utilise déjà ainsi que sur les technologies et usages numériques à venir comme la mobilité ou la voix. Au final, cette vidéo est évidemment instructive en termes de marketing digital  mais aussi intéressante en termes de stratégie de développement. A vous de la visionner et de vous en inspirer pour la conduite de vos stratégies digitales.

 

Quelles sont les principales tendances et de quels outils ont besoin les marques en marketing digital ? Responsabilité & éthique, primordialité du mobile ou encore perspectives & retour d’expérience de la voix. Retour sur le dernier salon One To One Digital Marketing de Biarritz qui a généré 40% de rendez-vous business de plus qu’en 2018.

« From Storytelling to Story-making : walk the talk » annonçait Thomas Husson, vice-président et analyste du cabinet américain Forrester lors de la plénière d’ouverture du One To One Biarritz. L’exigence d’éthique des consommateurs ne supportera plus longtemps les promesses vertueuses des marques sans réelle application. Autre enseignement d’une récente étude de Forrester : la disparition du poste de directeur marketing au sein de marques géantes comme Coca Cola ou McDonald’s au profit de nouvelles fonctions transverses centrées sur l’expérience client. Enfin, Thomas Huson aura également insisté sur l’importance d’axer sa stratégie sur le mobile, ce que trop de marques françaises n’auraient pas encore compris.

Cette sixième édition du salon One to One Digital Marketing organisée à Biarritz les 8, 9 et 10 octobre aura confirmé les besoins des marques sur le mobile. Ainsi une dizaine d’exposants y proposaient leurs technologies pour acquérir et fidéliser des clients, analyser leurs parcours, générer des visites en magasin, administrer les interfaces avec les market places et les régies publicitaires et bien sûr s’adapter aux différents types de mobiles. Autres technologies et expertises recherchées par les marques : le data marketing, les stratégies e-commerce car celui-ci poursuit sa croissance, les technos et retours d’expérience sur la voix, l’omnicanal et bien sûr l’automatisation du marketing.

En termes de business & networking, cette sixième édition aura apparemment été fructueuse et plaisante pour les partenaires et visiteurs heureux de leur séjour professionnel dans le cadre somptueux de l’ancien casino Bellevue surplombant les vagues de la Grande plage de Biarritz. Les premières impressions et statistiques des organisateurs confirment ce bon état d’esprit et pour Sonia Mami , directrice du One To One : « c’est une très belle édition avec 80 partenaires et 700 participants au total. Les gens sourient, font du business et sont ravis de la qualité des invités qui viennent sur l’événement. Nous avons plus de 2 200 rendez-vous enregistrés sur notre plateforme pour les trois jours du salon avec 350 invités et des partenaires qui ont entre 10 et 50 rendez-vous. C’est beaucoup plus que l’année dernière puisque nous avons 40% de partenaires en plus et le volume de rendez-vous sur site a explosé. »

En photo : Thomas Husson, Cabinet Forrester, lors de la plénière d’ouverture du One To One Digital Marketing Biarritz 2019.

Site web : https://www.one-to-one-biarritz.com/

 

La sixième édition du salon One to One Digital Marketing se tiendra à Biarritz les 8, 9 et 10 octobre 2019. Plus de 700 personnalités, experts et professionnels du marketing digital sont attendus pour des rendez-vous business mais aussi pour des conférences et ateliers.

Après une édition 2018 réussie puisque, d’après les organisateurs, 66% des invités ont signé un accord dans les six mois suivant l’événement, la nouvelle édition de ces rencontres professionnelles se prépare et les intervenants sot annoncés progressivement. Le One to One Digital Marketing se tiendra les mardi 08, mercredi 09 et jeudi 10 octobre dans le cadre somptueux de l’Espace Bellevue de Biarritz selon le même principe de rencontres entre une sélection de fournisseurs issue de la Tech et des acheteurs potentiels invités au salon.

Cette année, ce sont 75 fournisseurs de solutions -du groupe international de l’informatique à la startup du digital- qui ont été sélectionnés avec l’idée  de « ne réunir que les incontournables et les plus innovants » selon le groupe Comexposium organisateur de l’événement. Plus de 2 000 rendez-vous business individualisés sont programmés.

En plus de ces rendez-vous one to one, le salon de Biarritz proposera cinq conférences en plénière avec Timothée Hochet et Matthieu Marot pour une master class inédite sur la série audio Calls, une Keynote de Tom Fishburne (fondateur et Directeur Général de Marketoonist), une table ronde sur l’écologie comme nouveau berceau de l’innovation, une conférence sur la créativité et l’exigence de volume de contenus induite par le temps réel et une autre conférence sur la « vraie » place du digital dans les organisations. En plus de ces plénières, 40 ateliers seront proposés par  les partenaires

Des experts du marketing au comité éditorial

Une quinzaine de responsables marketing & digital de grandes marques et d’institutions incontournables compose le comité éditorial du One to One Biarritz. Ces professionnels établissent  le choix des sujets couverts lors conférences du salon avec l’idée de ” répondre au pus près aux questions de fond que se posent les professionnels du marché. ”

Le comité éditorial 2019 accueille des nouveaux membres avec Soumia Hadjali, SVP Digital Products & Innovation chez AccorHotels, Julien Schneider, Group Chief Digital Officer au sein de la marque Lacoste, Stanislas Duthier, Digital Director EMEA chez L’Oréal, Lucille Bie, Global Digital Manager à l’Institut Esthederm (NAOS Group), Marie-Aurore Canton Regional Digital Director EMEA chez Shiseido.

Déjà présents dans de précédents comités éditoriaux du salon, on retrouvera David Nedz, Directeur Marketing & CRM pour le groupe FNAC-DARTY, Catherine Réju, Directrice générale de l’Adetem, David Bernard Bret, Directeur Stratégie Marketing d’Eurosport, Fabienne Blanquart, Head of digital Acceleration chez CANAL+, Sylvain Caubel, Directeur de la Communication, Digital et CRM au sein de la marque BEABA, Olivier Carrette, VP Digital & Omnicanal chez Celio, Olivier Laborde, Head of Marketing, Innovation & Digital chez Natixis Assurances et Bruce Hoang, Digital et Data Director pour Orange France.

Infos, programme et inscriptions : https://www.one-to-one-biarritz.com/

Digital CMO partenaire du One to One Digital de Biarritz

En partenariat avec l’équipe du salon, Digital CMO  a réalisé des interviews de personnalités iconoclastes publiées sur le site web du One to One (ainsi que sur le site Digital CMO) et destinées à alimenter les réflexions des experts du marketing avec des points de vue originaux.

Gaspard Koenig : « Que chacun puisse décider de la manière dont ses données sont utilisées »

Présenté comme l’un des principaux promoteurs des idées libérales en France, Gaspard Koenig est auteur, philosophie et créateur du think tank GenerationLibre. Ses propositions sur l’utilisation des données personnelles et sur l’éthique du web sont particulièrement pertinentes.
A lire sur le site du One to One Biarritz : https://www.one-to-one-biarritz.com/Programme/dossiers-thematiques/Dossier-thematique-data/gaspard-koenig-donnees-personnelles-ethique-web

Robert Zarader : « Le nerf de la guerre c’est le contenu »

Multiplication des émetteurs, nouvelle échelle du temps ou bien audience et influence, Robert Zarader évoque les changements et bouleversements induits par la révélation digitale. Pour cet expert de la communication, la production de contenus cohérents est capitale pour les marketeurs qui doivent dorénavant véhiculer des valeurs d’authenticité, de proximité et d’accessibilité.
A lire sur le site du One to One Biarritz : https://www.one-to-one-biarritz.com/Programme/dossiers-thematiques/Dossier-thematique-influence/robert-zarader-contenu

Laurent Cabannes “La digitalisation dans le sport est un bon exemple d’équilibre à trouver entre la donnée et la créativité humaine”

Par sa recherche de la performance et sa capacité d’utilisation des données issues de la réalité du terrain, le sport inspire l’entreprise. En partenariat avec Digital CMO, le One to One Biarritz a invité un expert du sport à s’exprimer sur les nouveaux enjeux du digital qui révolutionne le sport et l’entreprise. A deux mois de la Coupe du Monde de Rugby au Japon, Laurent Cabannes, 49 fois international, consultant en management, nous projette ici dans un univers ou la donnée est omniprésente. Mais si le digital permet de tout paramétrer, le « facteur x » synonyme de créativité reste pour lui indispensable sur un terrain comme dans l’entreprise.
A lire sur le site du One to One Biarritz : https://www.one-to-one-biarritz.com/Programme/dossiers-thematiques/Dossier-thematique-data/laurent-cabannes-interview

L’enseigne française de cosmétique s’appuie dorénavant sur la plateforme canadienne de gestion des médias sociaux pour mesurer sa communication mondiale sur les réseaux sociaux et appuyer ainsi ses ambitions de développement international.

Comment gagner plus de visibilité lorsque l’on est présent dans 110 pays ? Comment analyser globalement les comportements de ses clients à qui on s’adresse via de multiples réseaux sociaux avec des contenus spécifiques générés en local ? Comment étudier le tout quand en plus certaines de ses équipes utilisent des outils d’analyse différents ?

Voilà quelques unes des questions que le groupe Yves Rocher (2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2018) se posait avant que les canadiens de Hootsuite ne lui apportent une solution globale pour « suivre, surveiller, gérer et analyser activement le contenu produit par les différentes régions » en regroupant ses outils existants au sein de la plate-forme Hootsuite Enterprise.

Utilisée par la majorité des sociétés du CAC 40 et réunissant plus de 18 millions d’utilisateurs dans le monde, la plateforme Hootsuite est l’un des outils leaders du marché pour planifier et contrôler les publications sur les différents réseaux sociaux. Avec cette plateforme, Yves Rocher compte répondre aux problématiques révélées via un audit réalisé en 2018 qui a permis d’identifier clairement le besoin d’un outil global offrant une grammaire commune à tous les pays et permettant de gérer l’aspect multi-langues.

Très tôt positionné sur le digital avec un premier site e-commerce en 1999, le groupe Yves Rocher comptait vingt sites marchands fin 2017 proposant près de 800 références produits. Les dix marques du groupe (Yves Rocher, Petit bateau, Stanhome, Dr Pierre Ricaud, Daniel Jouvance, Kiotis, ID parfum Paris, Flormar, Arbonne, Sabon) ont réalisé via internet  6% des ventes globales du groupe en 2018 soit environ 150 millions d’euros. Il fallait donc un outil susceptible de rendre cohérent l’ensemble des contenus des marques du groupe Yves Rocher sur les réseaux sociaux pour accroitre la part des ventes en e-commerce.

Yves Rocher site e-commerce préféré des Français en 2017

En octobre 2018, la marque Yves Rocher est arrivée en tête du classement X Index de la meilleure expérience client lancé par Betc Digital en partenariat avec Opinion Way. Cinquante marques avec des poids lourds comme Netflix, Blablacar ou Amazon ont été analysées et Yves Rocher s’est imposée « parce qu’avant d’être élue site e-commerce préféré des Français en 2017, la marque était un acteur historique de la VPC, un acteur pour lequel la relation client et la customer centricity sont clés depuis bien longtemps ».

Depuis quelques années, le groupe Yves Rocher affirme ses ambitions internationales. En 2017, le groupe réalisait 34,2% de son CA en France, 32,3% en Europe de l’Ouest et le tiers restant se partageant plutôt équitablement entre l’Europe de l’Est (10,9%), l’Amérique du Sud (6,3%), l’Asie et l’Océanie (6,2%), le Moyen Orient (6%), l’Amérique du Nord (3%) et l’Afrique (1%). Avec ses produits estampillés « bio » et son identité française appréciée sur le marché du cosmétique, le groupe Yves Rocher a des arguments solides pour se développer. L’utilisation d’outils comme Hootsuite renforcera sa transformation digitale déjà bien entamée.

En photo : Bris Rocher président du groupe depuis 2010 et petit-fils d’Yves Rocher qui a créé la marque en 1959. ©Yves Rocher

Pour en savoir plus sur la saga Yves Rocher : https://www.letelegramme.fr/soir/yves-rocher-une-dynastie-100-morbihan-01-12-2017-11763080.php

Avec un projet de show room en réalité virtuelle pour Point P et une application collaborative pour Gîtes de France, ces deux marques ont chacune gagné deux trophées lors du Prix de l’association nationale des professionnels du marketing.

Plus de 400 participants étaient présents à la Nuit de l’Adetem organisée le 3 juillet dernier au Musée des Arts Forains. Les Prix de l’excellence marketing y ont été décernés par un jury de 81 décideurs du marketing et des médias ainsi que des influenceurs qui ont attribué trois trophées (or, argent, bronze) à chacune des six catégories de ce concours. Une centaine de binômes marque/agence ont ainsi tenté leur chance dans les catégories innovation marketing et digital, marketing expérience client, start-up, marketing responsable, marketing B to B. Un Grand Prix issu des catégories précédentes couronnait les grands vainqueurs de la soirée.

Vainqueur de ce Grand prix ainsi que du Prix Expérience Client, l’enseigne Point P et l’agence Strategir ont développé un projet de show room en réalité virtuelle de 1 000 m2 destiné aux clients professionnels et particuliers avec l’idée de s’en inspirer pour construire ensuite de vrais points de vente. Autre double trophée (l’argent du Grand Prix et le Prix de l’Innovation Marketing / Digitale qui a mobilisé 2171 votants en ligne) avec celui du binôme Gîtes de France / agence Change pour la création d’une application. Celle-ci permet aux 42 000 propriétaires d’un Gîte de France de créer une petite vidéo complétant les spots de pub TV produits par l’enseigne au plan national.

Alors qu’on attendait Twitter sur une campagne de marketing digital, le réseau social a organisé une exposition dans ses bureaux parisiens proposant 17 œuvres d’art et installations expérientielles inspirées de tweets remarquables de l’année 2018. Cette expo a été récompensée du Prix Marketing B2B de l’Adetem. A noter que les trois prix startups (l’or a été remporté par Odiho) ont été décernés lors de votes organisés via une appli après les pitchs des candidats. Enfin, le choix du au Musée des Arts Forains s’est révélé judicieux pour le networking de cette 14ème édition de la Nuit de l’Adetem puisque des activités ludiques par équipe ont favorisé les contacts.

Palmarès 2019 de la Nuit de l’Adetem 2019 : https://www.nuitadetem.marketing/

Pour retrouver les PDF de présentation et les vidéos de tous les lauréats, c’est ici : https://www.nuitadetem.marketing/laureats-2019/

Créée en 1999, l’Agence Pays Basque des Nouvelles technologies (ANTIC) fête son vingtième anniversaire et organise la dixième édition de ses « Rencontres Numériques » du 1er au 05 juillet. La rétrospective des actions de cette petite agence financée par des fonds publics témoigne de la transformation digitale en marche sur les territoires français depuis l’arrivée d’Internet.

C’est une association de type Loi 1901 comprenant trois salariés et installée sur la technopole Izarbel de Bidart au Pays basque. Rassemblant une soixantaine d’adhérents –collectivités territoriales, centres de formations, entreprises, individus- l’ANTIC dispose aujourd’hui d’un budget annuel de 310 000 euros dont les deux tiers proviennent de subventions de la puissante Communauté d’Agglomération du Pays Basque.

Si l’on observe les projets et actions réalisés par l’ANTIC depuis 20 ans, on dispose d’un témoignage instructif sur la transformation digitale des collectivités territoriales françaises. Ainsi, de 1999 à 2002, l’ANTIC a participé à la mise en place de points d’accès permanent à internet (PAPI) : des locaux équipés d’ordinateurs connectés au web et ouverts au public dans le département des Pyrénées-Atlantiques. Aujourd’hui chacun est connecté via son Smartphone ou chez lui avec son ordi et à part dans les cybercafés ou des lieux publics, plus grand monde n’utilise un point d’accès public à internet. Mais, paradoxalement, avec la dématérialisation des services publics, il serait peut-être utile de recréer des PAPI pour aider certaines personnes dans leurs démarches administratives. La fracture numérique ne se situe plus forcement dans l’équipement et la connexion mais peut-être dans l’appropriation et la maitrise des services en ligne.

En 2002, l’ANTIC lançait la plateforme abila.net avec le soutien de la Caisse des dépôts, Bouygues Télécom et Microsoft. Abilaétait un site web pour les petites entreprises avec des services (agenda partagé, connexion avec téléphones mobiles, espaces sécurisés) anticipant les nécessités de partage et de mobilité des entreprises. Bien vu. Par la suite, avec la généralisation de l’ADSL, les besoins d’évangélisation et d’accès à l’internet n’étaient plus indispensables. L’ANTIC s’est alors tournée vers la labellisation des bonnes pratiques avec l’opération « Pays basque numérique » menée de 2003 à 2007 qui entendait aussi fédérer les acteurs du territoire préfigurant peut-être la socialisation du web que les réseaux sociaux allaient bientôt engendrer.

Mettre en œuvre les évolutions technologues et juridiques du digital dans les communes

Depuis une petite dizaine d’années, l’ANTIC a orienté son action vers des prestations de conseil et ingénierie de projet pour les collectivités territoriales et organismes publics du Pays basque et tout type d’acteurs du territoire qui auraient un projet dans lequel le numérique peut avoir un intérêt. L’ANTIC est positionnée comme une interface entre les évolutions technologiques et juridiques induites par la transformation digitale des services publics et leurs mises en œuvre par les communes et autres entités administratives. A noter que l’ANTIC remporte aussi des appels à projets européens sur des thématiques assez larges. Actuellement, l’ANTIC consacre environ 85 % de son budget au développement de projets avec cette année quatre chantiers en cours :

  • EKIN cofinancé par le programme POCTEFA (Fonds européen de développement régional – FEDER) vise à renforcer l’inclusion sociale au Pays basque par le numérique.
  • Ville Agile pour accompagner les villes du Pays basque dans une démarche de prise en compte de l’avis des citoyens dans les projets communaux de partage d’information avec les citoyens.
  • Open Data pour conseiller les communes du Pays basque dans l’obligation légale de produire des données ouvertes.
  • Yesict, financé par le programme européen Erasmus+, est un programme d’éducation à l’entrepreneuriat par le numérique pour les 11-15 ans.

Cette année, l’ANTIC organise la dixième édition de ses « Rencontres Numériques ». Alors que les précédentes éditions avaient un thème principal, les Rencontres Numériques 2019 s’articuleront autour de quatre thématiques : Jeunesse & Education, Citoyens, Villes & Territoires, Entreprises. Le programme de cette Xème édition des rencontres numériques a été construit par une vingtaine de contributeurs –collectivités territoriales, Universités, Lycées, associations, entreprises- montrant ainsi que la transformation digitale est globale. D’ailleurs, la conférence introductive d’Alain Lamassoure sur le « Le Pays basque, l’Europe et le numérique » ainsi que la conférence de conclusion intitulée « RESET : Quel numérique voulons-nous ? » par Jacques-François Marchandise, délégué général de la Fondation internet nouvelle génération (FING) indiquent aussi ce que sont les questions liées à la transformation digitale en 2019.

En photo : La conférence de presse du lancement des Rencontres Numériques 2019. Photo VB

Programme et inscriptions : https://www.antic-paysbasque.com/les-rencontres-numeriques/

Weborama, éditeur français spécialisé dans la donnée et sur le marché des DMP (Data Management Platform)  a été choisi comme nouveau partenaire de OUI.sncf, le site  d’e-commerce de la SNCF, pour sa plateforme de Data Management. Un choix qui s’explique par la capacité de l’éditeur français à proposer et intégrer ses services technologiques sur les données dans l’expérience client.

Weborama qui est en train de racheter aux Etats-Unis Simzek Ad Server, en concurrence avec Amazon, continue à être un éditeur incontournable sur le marché français face notamment aux grands éditeurs de logiciels CRM et marketing américains. Même si ceux-ci ont tous procédé (Salesforce, Adobe)   à un virage stratégique dans le traitement plus large et plus fin des données commerciales et marketing, Weborama continue à convaincre les grands comptes français grâce à sa maîtrise technologique sur les données.

Son positionnement plus global sur les données, notamment en matière de sémantique client et d’IA,  lui a donc permis de séduire Oui.sncf sur un projet visant à maîtriser toute la chaîne des interactions numériques du site e-commerce de la SNCF. Dans un communiqué, Weborama précise qu’il travaille et coopère sur la personnalisation client avec de très grandes entreprises françaises et internationales depuis de nombreuses années.

C’est grâce notamment à sa maîtrise informatique, un point fort de la société depuis sa création, que Weborama semble avoir convaincu OUI.sncf  “En tant qu’entreprise informatique, nous confirmons que Weborama a pu répondre à nos attentes tant en termes de technologie que de soutien d’équipe » commente Béatrice Tourvieille, directrice marketing des marques OUI.sncf  dans le cadre de cette annonce.

En plus de la maîtrise actuelle des données dans des plateformes spécifiques, Weborama se positionne de plus en plus sur l’expérience client en s’appuyant sur des technologies, notamment en Intelligence Artificielle, permettant une  connaissance scientifique du consommateur ainsi grâce à sa base de données BigSea totalisant 1,3 milliard de profils anonymisés et 220 critères de qualification qui lui permet de disposer d’un référentiel important pour l’élaboration de ses algorithmes d’expériences clients.