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Comment assurer un marketing efficace face à des concurrents plus nantis ? En positionnant ses produits sur un territoire Smart Buy (et non lowcost) et en misant sur le digital selon Matthieu Galipeau, directeur marketing Europe de Dacia. Résultat : les ventes de Dacia progressent de plus de 10% en Europe par rapport à 2018, avec une part de marché de 3,2% en hausse de 0,3 point. En France, Dacia est la quatrième marque la plus vendue.

Vincent Biard – Comment avez-vous fait évoluer l’image lowcost d’une marque roumaine -sans aucun préjugé, mais ce pays n’est pas réputé pour son industrie automobile- rachetée en 1999 par Renault ?

Matthieu Galipeau – Dacia est la petite marque qui monte et on fêtera en 2020 notre quinzième anniversaire en Europe de l’ouest. C’est une marque qui dépasse maintenant les 3% de parts de marché en Europe, affichant l’une des plus fortes progressions depuis 3 ans. L’une des spécificités de Dacia est de privilégier les ventes aux clients particuliers, qui représentent environ 75% de nos volumes. Nous avons par conséquent 6% de part de marché en Europe chez les particuliers et Dacia Sandero est la voiture la plus vendue sur ce marché. Cela rend notre communication vers ces particuliers d’autant plus importante car plutôt que de parler à des gestionnaires de flottes, nous parlons à Monsieur et Madame tout le monde.

Vincent Biard – Et vous leur parlez comment ? Avec quels outils ?

Matthieu Galipeau – Pour reprendre votre première question, nous sommes partis d’une image de marque inexistante en Europe de l’ouest. Notre réussite a été de créer une image de smart buy et d’achat malin. Ce n’est pas une voiture uniquement économique mais finalement une voiture qui en offre beaucoup pour son prix. On peut ainsi dépenser son argent sur d’autres postes budgétaires comme les voyages, la maison ou les activités de la famille. Nous nous adressons à notre audience avec des moyens frugaux et ciblés, car nous souhaitons engager l’essentiel de nos moyens dans la proposition d’un prix attractif avec des voitures 30% moins chères que la moyenne du marché. Du coup, l’optimisation des actions de communication est cruciale. C’est là que le digital est central pour nous. Les médias digitaux ont pour nous le meilleur ratio entre efficacité du targeting et moyens engagés.

Vincent Biard – Des exemples ?

Matthieu Galipeau – Nous nous appuyons énormément sur notre communauté de clients, dont certains membres sont très engagés. C’est assez paradoxal car on peut penser que les voitures Dacia sont trop simples pour passionner les foules. On ne parle pas d’une Ferrari ou d’une Porsche ! Malgré cela, nous avons des clients qui sont fiers de leur voiture, non pas en tant qu’objet, mais en tant qu’acte d’achat malin et responsable vis-à-vis de leur famille et du contexte socio-économique actuel. Nous nous adressons à cette communauté par le digital et bien sûr les réseaux sociaux. Par exemple, la communauté Facebook Dacia regroupe plus de 4 millions de fans à travers l’Europe et génère des niveaux d’engagement très élevés. Par ailleurs, nous ne cherchons pas à piloter l’intégralité de ce qui se passe autour de nous. Nous avons des clubs et des influenceurs qui animent des groupes sur les réseaux sociaux, des blogs voir même des clubs physiques. Il y a un aspect figital assez clair chez Dacia avec notamment des rassemblements annuels comme le pique-nique français qui réunit une dizaine de milliers de personnes chaque année. Toute l’activation que l’on peut faire autour de cet événement nourrit nos initiatives en digital. Nous travaillons également nos contenus, qui constituent un axe essentiel en marketing digital. Nous essayons de proposer des contenus décalés par rapport à ce que l’on voit d’habitude dans le domaine automobile. Par exemple, nous avons développé les « Duster Challenges » avec un youtuber allemand qui produit des vidéos décalées, au cours desquelles il joue au foot en Duster avec un ballon géant. Cette campagne a obtenu des résultats appréciables en termes de reach, d’engagement et de relais. C’est vers ce type de contenu décalé que nous voulons nous orienter.

Vincent Biard – Et que développez-vous de plus ?

Matthieu Galipeau – Nous commençons à vendre des voitures en ligne. Nous avons lancé le site Dacia Buy Online au Royaume-Uni il y a environ un an. Le client peut y acheter sa voiture de A à Z : la configurer, la commander, la payer en ligne avec même une solution de financement, la faire livrer à domicile. Nous allons l’étendre à d’autres pays.

Vincent Biard – Vous êtes directeur marketing Europe, comment communiquer vers les 33 pays de votre périmètre européen avec le digital?

Matthieu Galipeau – Nous avons une association d’une stratégie de communication et d’une stratégie de marque gérée en global. Les messages sont cohérents et conçus en central, mais nous laissons beaucoup d’initiatives à nos structures locales. Dans chaque pays il y a au moins un brand manager Dacia. C’est l’équipe UK qui a développé en local un site d’e-commerce, et c’est pour nous un benchmark. Ensuite nous travaillons en cross fertilisation et déployons les bonnes initiatives dans chaque pays.

Vincent Biard – Quels vont être vos axes de développement en termes de marketing digital ?

Matthieu Galipeau – L’e-commerce est un axe important car de plus en plus de clients savent ce qu’ils veulent acheter. Même si des clients veulent voir le produit ou être rassurés par un vendeur, de plus en plus de clients veulent gagner du temps et être maîtres de leurs parcours d’achat. L’autre axe dans lequel nous croyons beaucoup est celui de nos influenceurs, avec l’idée de mettre à disposition de ces ambassadeurs de la marque des outils et des plateformes qu’ils utiliseront en toute autonomie. Nous avons engagé cette démarche avec Reevoo en UK : sur le site Dacia.co.uk, ce module permet aux visiteurs de lire les évaluations que les utilisateurs font de leur Dacia. Quoi de plus fiable que l’avis d’un utilisateur ? Enfin, Dacia a récemment présenté une nouvelle série limitée issue du concours Very Limited Edition.

Vincent Biard – Quelle a été cette opération marketing ?

Matthieu Galipeau – C’est une initiative de l’équipe Dacia France. L’idée est de faire participer nos groupes de consommateurs et d’influenceurs àla création de nos produits. Nous avions déjà eu en France une initiative similaire au moment du Mondial de l’Automobile en octobre de l’année dernière, où nous avions proposé au public de voter pour des designs de séries limitées. Le design le plus populaire a été ensuite produit. C’est encore une manière d’engager les communautés et de créer de l’échange.

Site web : https://www.dacia.fr/

Le SRI (le syndicat des régies internet) vient de publier les résultats de son observatoire sur le 1er semestre 2019. Au delà de la croissance toujours forte des médias digitaux (+13 %), le SRI a profité de cette édition pour changer de méthodologie, réévaluer le marché et aborder la tendances de la publicité native dans un contexte de plus grande défiance  vis-à-vis des médias digitaux.

Une nouvelle méthodologie

Le SRI a profité de cette publication de chiffres pour adopter une  nouvelle méthodologie et le marché de la publicité digitale a été réévalué par le SRI à 5,2 Mds€ pour l’ensemble de l’année 2018. Selon le SRI, ce redressement résulte d’une réévaluation du levier Social et du format vidéo, d’une estimation plus exhaustive du périmètre Display, notamment pour les acteurs hors SRI, et d’une une meilleure valorisation des nouveaux acteurs, par exemple le Retail Média.  Un segment qui de marché qui regroupe notamment  le chiffre d’affaires publicitaire  réalisée par des sites e-commerce comme Amazon. Certains analystes du marché publicitaire voient d’ailleurs en Amazon un futur acteur majeur de la publicité digitale en France.

Du coté des chiffres, les médias  digitaux continuent à progresser fortement. Sur le 1er semestre 2019 le marché des médias digitaux s’établit à 2,8 milliards d’euros en progression de 13 % par rapport à la même période de l’année précédentes. Les tendances restent inchangées souligne le SRI. Le Social et le Search comptent pour plus des ¾ (77%) des recettes de publicité digitale et continuent de contribuer largement à la croissance du marché. Un temps malmené le marché du display se développe de nouveau et sa contribution de 22% à la croissance est due à l’émergence de nouveaux formats. En résumé : le search  (1,190 Mds€) représente 43% du marché de la publicité digitale, le social (659M€) représente 24% du marché de la publicité digitale, le display (550M€) représente 20 % et les autres médias digitaux comme l’emailing, l’affiliation et les comparateurs (385M€) représentent 14 % du marché.

La publicité native pèse 778 M€

Peu disert sur les tendances qualitatives du marché de la publicité digitale, le SRI donne cependant quelques pistes d’évolution à venir. Pour cette édition semestrielle, l’Observatoire de l’e-pub propose un éclairage sur la publicité Native, ou Native Advertising que certains définissent comme du contenu de marques ou encore éditorial et dont le format s’intègre mieux aux contenus éditoriaux. Un format qui devrait permettre aux éditeurs et aux agences  de renouveller le format des campagnes qu’ils proposent et qui souffrent actuellement du phénomène d’adblocking mais aussi d’une absence d’innovation notamment par rapport aux services proposés par les GAFA.

Le SRI estime  ce segment de marché à  778 M€, en croissance de 19% sur le premier semestre 2019. Ce sont les réseaux sociaux qui captent l’essentiel de ce format avec 85% du segment et tire la croissance alors que le display ne  compte que pour 15%.  Des chiffres qui traduisent l’écart croissant entre les GAFA et les médias traditionnels dont les capacités d’innovation technologiques et créatives sont plus faibles en dépit de la haute valeur ajoutée de leurs contenus.

Comme chaque année le 1to1 Biarritz est une occasion de rencontres professionnelles mais aussi d’échanges sur les enjeux à venir des CMO et des directeurs de la communication. En partenariat avec Digital CMO, le 1to1 a choisi de faire s’exprimer différents experts sur les challenges et tendances à venir.
Parmi les thèmes importants nous partageons cette interview de Robert Zarader, conseiller de plusieurs personnalités politiques, sur les évolutions des stratégies d’influences et expert reconnu en communication corporate. Robert Zarader, est président de l’agence Equancy&CO et a publié avec Catherine Maleval La Bêtise économique et l’Abécédaire de la réconciliation.

 Vincent Biard – Tout d’abord est ce que l’on peut revenir sur vous et votre société ?

Robert Zarader : J’ai mené deux carrières en parallèle. L’une d’économiste puisque j’étais enseignant à l’université et parallèlement à cela une carrière dans le secteur privé. J’ai d’abord travaillé pour la Générale des eaux pour laquelle me suis occupé plutôt de domaines de création, de centres de congrès, d’expositions et de communication. Ensuite j’ai créé une agence de conseil en communication puis j’ai travaillé dans de grandes agences avant de créer Equancy & co, une deuxième agence il y a 11 ans. Je travaille donc dans le domaine de la communication depuis un peu plus de 20 ans. Je suis également auteur avec quelques ouvrages sur les thèmes de la communication, un ouvrage plus sociologique sur le thème de la réconciliation, j’ai écrit également pas mal d’articles.

 Vincent Biard – Par rapport à votre expertise de la communication corporate, qu’est-ce qu’Internet et plus récemment les réseaux sociaux ont changé dans ce secteur ? Cela a été aussi sensible sur les stratégies des entreprises ?

Robert Zarader : Oui cela a été extrêmement sensible pour la stratégie de nos clients mais également pour nos propres stratégies. Un grand nombre de réflexes traditionnels du monde de la communication a été bouleversé. Internet et les réseaux sociaux ont ajouté une forme de visibilité et des fluctuations des faits et des événements. Ainsi un événement peut devenir rapidement national ou mondial même s’il est local. Nous sommes aussi dans un temps complètement nouveau : celui du temps réel et cela a multiplié les occasions de crises et de tensions. Le web a donné à voir des choses qu’on ne voyait pas avant. D’autre part cela a multiplié les émetteurs avec tous ceux qui peuvent, à un moment ou un autre, émettre un avis qu’il soit plus ou moins autorisé ou plus ou moins intelligent. Cela a bouleversé totalement le champ des parties prenantes des grandes entreprises.

Vincent Biard – Par rapport à la situation actuelle du web et des réseaux sociaux comment analysez-vous les tendances actuelles sur les valeurs responsables, notamment dans les stratégies d’influence ? Quelle est la sensibilité des directions générales et des grands décideurs dans ce domaine ?

Robert Zarader : Cela renvoie beaucoup à la question évoquée précédemment de la multitude d’émetteurs sur les sujets. Les entreprises comme les hommes politiques ou d’autres personnalités publiques sont en prise directe avec ce qu’il se dit sur les réseaux sociaux. L’information circulant sur les réseaux sociaux peut avoir immédiatement une portée nationale ou mondiale. Tout ce qui peut altérer la réputation d’une entreprise sur sa façon de respecter les femmes et les hommes, ses collaborateurs, ses clients mais aussi sa dimension sociale ou écologique peut être diffusé. S’il y a le moindre accroc aujourd’hui dans cette forme de respect, la réputation de l’entreprise peut être entachée très rapidement et donc de fait cela a une importance majeure. Par ailleurs, les entreprises ont dorénavant une exigence beaucoup plus forte sur ces sujets de valeurs et de respect des individus. Cela a donc joué dans les deux sens car on voit beaucoup plus ce qui se passe dans les entreprises et celles-ci doivent être plus vigilantes sur le respect de l’environnement, du social et des engagements économiques.

 Vincent Biard : Comment voyez-vous évoluer les choses entre un modèle européen porté par la régulation et un modèle américain qui domine l’innovation technologique et marketing ? Doit-on influencer des citoyens en Europe et faire du marketing dans le reste du monde ?

Robert Zarader : Il n’y a pas deux mondes avec une Europe régulée et un monde américain qui serait totalement libéré. Le monde américain est probablement l’un des plus régulé qu’il soit. Il n’a pas de formes de régulation nécessairement analogues au reste du monde mais il a des formes de régulation par la politique fédérale, les politiques publiques et les stratégies gouvernementales de régulation du commerce international notamment depuis l’arrivée de Trump au pouvoir. Je pense qu’il faut aussi se retourner vers les origines de la régulation. Dans un grand nombre de secteurs, La régulation a pour objectif de protéger mais aussi d’offrir le maxim: um de satisfaction aux consommateurs. En Europe nous avons un peu perdu cet objectif initial pour en faire un outil très étatisé dont on ne voit plus très bien quelles en sont la valeur et la finalité. Il faut remettre la régulation dans le bon sens : celui qui consiste à une forme de protection des consommateurs et de leur satisfaction. C’est assez intéressant de voir qu’au cours des mouvements sociaux récents comme celui des gilets jaunes, il y a une demande de régulation. Il ne s’agit pas uniquement de revendications de contribuables mais également d’une demande d’intervention de l’État. Quand on voit que des sujets assez austères sur le digital, le numérique, la protection des données ou les GAFA deviennent des sujets de débat public, on réalise que cela intéresse aujourd’hui les Français et les Françaises. On voit bien que des consommateurs se demandent pourquoi on peut utiliser et commercialiser leurs données personnelles quand on s’appelle Google ou Facebook alors qu’eux n’en tirent aucun profit. Cette maturité des consommateurs est vraiment un changement très fort sur la nécessité de réguler.

Vincent Biard : Il semble qu’en marketing on soit passé ces derniers mois d’un marketing produit et commercial on line à un marketing d’influence beaucoup plus subtil notamment sur les réseaux sociaux. Quelles sont vos recommandations aux CMO dans ce domaine pour avoir les bonnes stratégies ?

Robert Zarader : Ces stratégies d’influence sont devenues des stratégies d’audience. Nous sommes toujours dans l’influence, c’est-à-dire la capacité à faire évoluer les choix individuels, mais aussi dans la stratégie d’audience car pour faire évoluer ces choix il faut l’audience la plus large. Nous sommes revenus de manière assez amusante, et même si ce n’est pas tout à fait le même modèle, aux anciennes stratégies médias qui étaient la force des centrales d’achat d’espaces. Ce que recherchent aujourd’hui les marketeurs, c’est certes l’efficacité d’influence mais de l’audience. Je crois qu’ils doivent comprendre que l’audience c’est à la fois la capacité de répondre aux attentes des consommateurs mais c’est aussi la capacité du point de vue des émetteurs -les entreprises, les institutions et ceux qui vendent quelque chose- de proposer des contenus qui intéressent ces consommateurs. Aujourd’hui, la réalité de l’équation gagnante pour les marketeurs consiste en du contenu cohérent, pas seulement du brand content, qui s’adresse aussi bien en interne en externe ainsi bien sûr que de l’audience.

Vincent Biard – Quel est selon vous le bon mix média, réseaux sociaux, contenu, événementiel d’une bonne stratégie d’influence avec les valeurs attendues par un citoyen consommateur ? Avez-vous une recette ?

Robert Zarader :  Je n’ai pas de recette. Je pense qu’il y a une évolution assez simple aujourd’hui : le nerf de la guerre c’est le contenu mais pas n’importe quel contenu. Il s’agit de contenus s’éloignant au maximum des fake news et qui sont cohérents. Vous ne pouvez plus vous adresser avec des contenus différents à un consommateur, un collaborateur, un fournisseur, un homme politique ou bien encore un journaliste. Il faut que cela soit cohérent même si bien évidemment ce contenu n’aura pas la même forme et n’utilisera pas les mêmes tuyaux. Il y a les réseaux sociaux, la communication interne, les médias traditionnels ou bien encore la publicité mais ce qui compte et d’avoir une plate-forme centrale de contenus dont on sait qu’elle est structurée de telle manière qu’elle soit capable de transformer les contenus pour les rendre audibles par les différentes parties prenantes. Ensuite il faut des gens suffisamment expérimentés pour trouver la bonne audience ans et le bon tuyau : vidéo, tchat, conférence de presse, etc. L’évolution est là. Cela permet réellement de véhiculer des engagements et des valeurs cohérentes parce que les contenus de base sont cohérents.

Vincent Biard – Pour finir, quelles sont les trois valeurs qui selon vous vont porter dans ce cadre le marketing de demain ?

L’authenticité, la proximité, l’accessibilité. L’authenticité car il y a un retour à l’idée de simplicité des produits. La proximité car on revient énormément au bénéfice consommateur. Ainsi lors d’analyses politiques, on voit que les gens sont sensibles à l’ouverture des magasins le dimanche, aux cars Macron, au code de la route que l’on peut passer à la poste, ce sont des choses proches des gens. L’accessibilité est quelque chose d’absolument déterminant. On le voit aujourd’hui car les gens sont rentrés dans des systèmes quasiment de jalousie sociale. Vous ne pouvez pas inonder les gens qui ont des problèmes de pouvoir d’achat d’images de voyage finalement inaccessibles pour eux. On est en train de créer de la frustration. Il faut casser ce phénomène créé par un marketing imbécile traitant des masses de gens de la même manière et créant au contraire de l’exclusion.

Pour participer au 1to1 Biarritz : https://www.one-to-one-biarritz.com/infos-pratiques/Demande-de-participation-One-to-One-Biarritz

En savoir plus :
http://www.equancy.fr/fr
https://www.one-to-one-biarritz.com/

 

Fondatrice avec Loïc Delmaire de Jam, un chatbot conversationnel à destination des Millennials, Marjolaine Grondin a été la première française invitée (en 2018) à une conférence F8 de Facebook. Pionnière du marketing conversationnel, Marjolaine Grondin vient de réaliser une nouvelle levée de fonds et développe son service en thématiques. 

Vincent Biard – Comment présenter Jam, ce nouveau media conversationnel ?

Marjolaine Grondin – C’est le premier média 100% Messenger qui parle tous les jours d’un sujet à travers une conversation. C’est un media basé sur l’interaction qui pose des questions et fait réfléchir. Jam a trouvé son public composé de jeunes de 15 à 25 ans. Nous comptons aujourd’hui 600 000 utilisateurs.

Vincent Biard – Quel développement pour votre business model ?

Marjolaine Grondin – Aujourd’hui le modèle économique est de faire rentrer des marques dans la conversation. En premier lieu à travers le brand content : nous accompagnons des marques dans leurs échanges avec les communautés sur un mode conversationnel, dans Messenger. Nous réalisons aussi des sondages et des enquêtes. Nous avons un troisième axe de développement en marque blanche. Nous créons des médias conversationnels pour des marques. Nous avons ainsi créé par exemple un bot pour la marque Fitbit.

Vincent Biard – Quelles technologies avez-vous mises en place ?

Marjolaine Grondin – Pour la rédaction des scénarios du bot, tout est développé en interne ; nous utilisons par ailleurs des algorithmes du marché nous permettant par exemple de mieux comprendre certains mots. L’intelligence artificielle, c’est plutôt le sucre de l’expérience : elle permet d’améliorer l’expérience, mais c’est surtout l’intelligence humaine et les rédacteurs qui amènent une vraie patte éditoriale et un ton. Aujourd’hui la techno propriétaire est plutôt de l’ordre d’un « wordpress du chatbot » que nous avons créé en interne. Nos rédacteurs sont des journalistes: ils pianotent toute la journée sur une interface propriétaire qui nourrit le robot Jam.

Vincent Biard – Et vous êtes combien à travailler et à répondre aux 600 000 utilisateurs ?

Marjolaine Grondin – Nous ne répondons pas aux 600 000 utilisateurs. C’est un média. Nous écrivons des contenus et les poussons via Jam. Nous sommes douze dont trois rédacteurs et le reste de l’équipe s’occupe du développement, de la technologie et du marketing.

Vincent Biard – Que recueillez-vous comme données et qu’en faites vous ?

Marjolaine Grondin – Nous avons créé une plateforme, nommée Jam Trends, qui rassemble les données que nous collectons et qui sont anonymisées, triées et redressées sur des échantillons représentatifs de la population française des 15-25 ans. Nous ouvrons ainsi l’accès à nos datas aux marques, aux agences et aux médias au sein de ce club unique réunissant tous ceux qui s’intéressent à la génération Z. Nous réalisons des sondages, des cahiers de tendances trimestriels, ainsi que quatre événements par an pour accompagner nos partenaires en temps réel.

Quelles sont les spécificités de ce marketing conversationnel et quel est son avenir ?

Marjolaine Grondin – C’est la spécificité d’être basé sur la conversation comparé au marketing qui propose un message top down sans interactions. Si un message est par exemple un post Facebook intéressant, il y aura des commentaires et des réactions de la part de la communauté mais ce n’est pas une interaction one to one.  Si on veut vraiment avoir une interaction, il faut aller dans le physique et organiser un événement pour que les collaborateurs de la marque puissent discuter avec les utilisateurs et cela coûte cher. Le marketing conversationnel permet de créer une conversation avec ses communautés. Nous intégrons les entreprises sans faire de la publicité directe mais par une conversation qui doit amener de la valeur à l’utilisateur.

Vincent Biard – Quelles sont les limites pour que cette conversation reste naturelle et non pas commerciale et intrusive ?

Marjolaine Grondin – Cela se joue dans la qualité de la ligne éditoriale. Même quand nous réalisons des conversations avec des marques, il faut du recul, un angle intéressant, une vraie valeur pour l’utilisateur, de la fluidité entre les conversations produites pour des marques et les conversations indépendantes réalisées par l’équipe rédactionnelle de Jam. En termes de nombre de conversations de marques, nous nous limitons à une voire deux par semaine mais jamais plus.

Vincent Biard – Comptez-vous des concurrents et si oui, qui sont-ils ?

Marjolaine Grondin – Nous n’avons pas de concurrents directs sur les bots. Les autres bots sont positionnés sur d’autres créneaux. Si une marque souhaite s’adresser aux jeunes ou les écouter, elle a plusieurs solutions : travailler avec une agence, aller directement sur les réseaux sociaux en direct ou via d’autres médias, passer par un cabinet de tendances pour faire de l’écoute, faire des sondages. Voila nos concurrents.

Vincent Biard – Après votre levée de fonds d’un million d’euros de janvier 2016, vous êtes toujours une start-up en recherche de financement ou vous réalisez déjà du chiffre d’affaires ?

Marjolaine Grondin – Nous venons de réaliser une nouvelle levée de fonds d’un millions d’euros pour développer notre activité BtoB mais aujourd’hui nous sommes rentables.

Vincent Biard – Quels sont vos projets de développement ?

Marjolaine Grondin – Nous essayons de consolider Jam et de lancer d’autres verticales. Nous lançons Ginger, le cousin de Jam sur la thématique du mieux-vivre. Nous allons en lancer un sur la culture et d’autres médias conversationnels toujours sur Messenger vont suivre.

Sites web :

Mark Zuckerberg et Emmanuel Macron en avaient fait  le thème principal de leur échange à l’Elysée il y a peu de temps. Le sujet des fakes news et des contenus illicites est devenu l’un des enjeux majeurs de l’avenir des réseaux sociaux. Facebook semble vouloir agir dans ce domaine comme en témoigne ces statistiques publiées par Statista.

Facebook a publié des chiffres indiquant le nombre de contenus illicites sur lesquels il a agi au cours d premier trimestre de 2019. Le contenu que Facebook tente de réguler se divise  en huit catégories: violence graphique, nudité et activités sexuelles pour adultes, propagande terroriste, discours de haine, intimidations et harcèlement, nudité et exploitation sexuelle, biens réglementés (drogues et armes à feu) et le dernier -mais non le moindre-  est le spam.

Selon ces chiffres donnés par Facebook, entre janvier et mars de cette année, 1,8 milliard de messages classés comme spam ont été supprimés de Facebook, ce qui représente 96% de l’ensemble du contenu pris en compte (hors faux comptes). 34 millions de messages contenant de la violence et du contenu graphique ont également été supprimés ou ont fait l’objet d’un avertissement. Dans ce chiffre, 99% ont été détectés et signalés par la technologie de Facebook avant leur publication. De même, 97% de tous les posts supprimés ou signalés comme contenant de la nudité ou des activités sexuelles adultes ont été localisés et identifiés automatiquement avant d’être signalés. Au total, 19 millions ont reçu des étiquettes d’avertissement ou ont été supprimés au total.

En revanche, la technologie de Facebook de régulation a nettement moins réussi à identifier les publications contenant des discours de haine. Sur les quatre millions de contenus pour lesquels la société a agi par rapport à un discours de haine, seuls 65% ont été signalés par Facebook avant que les utilisateurs ne signalent une violation des normes communautaires de la plate-forme. Enfin Facebook a donné des indications sur les faux comptes. Au cours du premier trimestre de l’année, plus de deux milliards de faux comptes ont été désactivés et la plupart d’entre eux ont été supprimés quelques minutes après l’enregistrement.

Mark Zuckerberg a profité de  la conférence  annuelle de Facebook dédiée aux développeurs pour faire des annonces grand public quelques jours après la publication de ses bons résultats financiers du premier trimestre 2019. Reste maintenant à connaître le montant de l’amende promise par les autorités américaines pour son utilisation des données personnelles d’utilisateurs lors de l’affaire Cambridge Analytica.

«  A conversation about technology and human connection » était le thème central de la conférence annuelle Facebook F8 organisée les 30 avril et 1er mai à San José en Californie. Destinée à présenter les nouveautés techniques de Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger aux développeurs, cette conférence F8 2019 a permis à Mark Zuckerberg de reconnaitre les difficultés récentes de Facebook qu’il compte transformer en opportunités. En introduction de son keynote, le CEO de Facebook a bien insisté sur le respect de la vie privée reprenant ainsi les thèmes de son manifeste publié début mars. Quelques jours avant cette conférence, Facebook publiait ses chiffres du premier trimestre 2019 avec des résultats meilleurs que prévus. Découvrez ci-dessous l’essentiel des infos à retenir de cette F8 2019.

De bons résultats mais bientôt une amende record

Sur le premier trimestre 2019, le chiffre d’affaires du groupe a été de 15,1 milliards de dollars soit une augmentation de 26% comparé au premier trimestre 2018 selon les informations de Facebook et a même dépassé les prévisions des analystes qui tablaient sur 25% de croissance. Par contre, le bénéfice net de 2,43 milliards de dollars est en franc recul  car le groupe a provisionné 3 milliards de dollars pour l’amende que va lui infliger la Federal Trade Commission. Pour avoir partagé les données de 87 millions d’utilisateurs avec la société britannique de conseil en politique Cambridge Analytica, le groupe Facebook pourrait même payer jusqu’à 5 milliards de dollars d’amende.

Et plus si affinités

Lors de la F8 2019, le renforcement des groupes et des communautés ainsi que les rencontres entre utilisateurs ont été matérialisés par de nouvelles fonctions. Ainsi la fonction Meet New Friends destinée à proposer de nouvelles amitiés sur la base de centres d’intérêts communs va être lancée tout comme la fonctionnalité Secret Crush proposée pour signifier secrètement son intérêt à l’un(e) de ses ami(e)s Facebook. Pour aller encore plus loin, le service de rencontre Facebook Dating est lancé dans 14 nouveaux pays mais pas encore en France.

Messenger pour le business

L’application de messagerie de Facebook devrait être progressivement transformée avec notamment le lancement d’une application desktop. « 40 millions d’utilisateurs actifs échangent des messages orientés business via Messenger »  a affirmé Mark Zuckerberg. L’un des développements de Messenger sera le business avec l’objectif d’en faire un outil de génération de leads et de drive-to-store.

Du e-commerce sur Instagram

Les utilisateurs d’Instagram pourront désormais réaliser des achats directement depuis le compte de leurs influenceurs préférés grâce à la fonctionnalité Shop from Creators. Instagram va également proposer la fonction Donations permettant de créer une collecte de fonds sur les stories.

Réalité virtuelle et intelligence artificielle

Le groupe Facebook via sa filiale Oculus va commercialiser « Quest », un nouveau  casque de réalité virtuelle autonome, et le « Rift S » nécessitant un ordinateur.  Autre annonce du F8 2019 :  les écrans intelligents Portal et Portal + commercialisés depuis un an aux Etats-Unis seront disponibles en Europe à l’automne 2019 avec l’idée de concurrencer Amazon, Google ou Apple sur le marché des assistants virtuels.

Le recueil et le traitement des données sont parmi les sujets phare de la huitième édition du Printemps des études (Paris, 11 et 12 avril) qui accueille pour la première fois un village de la data.

« Le tout digital, le temps réel, le conversationnel et le big data transforment les métiers des études » annonçait Stéphanie Perrin, commissaire générale, en ouverture de cette huitième édition du Printemps des études placée sous les thèmes des mutations digitales  et de la data. Pour la première fois d’ailleurs, un village de la data réunissant des sociétés expertes était proposé aux visiteurs du salon.  Ce village 100 % data rassemble une soixantaine de sociétés des domaines liés aux études mais aussi à l’analytique et au traitement en volume des données. Le signe que les besoins en insight et données sont de plus en plus importants.

Le retour du Why pour les marques

Avec « Marques en mutation(s) » comme sujet de la conférence inaugurale, la transformation digitale des métiers des études et du marketing par les données était clairement affichée lors de cette édition 2019. « Nous avons vécu dix années où la technologie est devenue omni présente mais il est important maintenant de bien en piloter les outils pour comprendre » déclarait Nathalie Rastoin, présidente d’Ogilvy Paris lors de cette conférence inaugurale. Elle a d’ailleurs également déclaré au cours de la table ronde que l’on assistait clairement au retour du “Why”. La présidente d’Ogilvy Paris a souligné que les marques qui faisaient trop confiance aux données automatisées pouvaient perdre le fil de la véritable connaissance client dans un contexte global où les entreprises sont appréciées de plus en plus pour leurs vraies valeurs.

Un point de vue défendu également par  Marjolaine Grondin, la CEO de JAM,  qui de son coté a prôné un modèle de relation client moins global et plus intimiste. “Par rapport au bruit trop important provoqué par la masse des conversations sur les réseaux sociaux,  les marques souhaitent une véritable relation one to one  avec leurs clients” a-t-elle notamment précisé au cours de la table ronde. Pour Nathalie Rastoin et Marjolaine Grondin, l’enjeu à venir des marques est donc de mieux converser avec leurs clients d’autant que les générations actuelles (majoritairement post 68) et futures (millénnials) sont des générations averties en terme de consommation. “On sent clairement monter de nouvelles tendances sur l’innovation et le coté responsable” a précisé Nathalie Rastoin. De son coté Marjolaine Grondin a souligné, sur ce sujet, l’importance à venir des pratiques de Privacy by Design qui sont en train d’être proposées par les marques et qui consistent à garantir la confidentialité et le respect des informations personnelles des consommateurs bien au-delà des contraintes réglementaires propres au RGPD.

En photo : Nathalie Rastoin, présidente d’Ogilvy Paris, Marjolaine Grondin, cofondatrice et CEO de Jam, Muriel Roy, auteure, lors de la conférence inaugurale du 11 avril.

Le fondateur du réseau social aux 2,3 milliards d’utilisateurs actifs mensuels communique sa vision du développement de Facebook autour de six principes de confidentialité et de sécurisation des données. Si l’intention semble louable, les experts de la Tech dénoncent un projet  flou avec un modèle économique qui interroge.

« Dans cette note, je vais dessiner notre vision et principes pour la création d’une plate-forme de messagerie et de réseautage social axée sur la confidentialité » introduit Mark Zuckerberg dans un billet publié le 06 mars sur son propre compte Facebook aux 118 millions d’abonnés.
Concédant que Facebook « n’a pas une solide réputation pour la création de services de protection de la vie privée et nous avons toujours privilégié les outils pour un partage public », Mark Zuckerberg souhaite recentrer la philosophie des services Facebook autour du respect de la vie privée des utilisateurs.

Mark Zuckerberg esquisse son projet autour de six principes :

  • Privatisation des interactions avec des espaces garantissant un libre choix des interlocuteurs et une intimité des échanges.
  • Cryptage des communications même vis-à-vis de Facebook.
  • Conservation limitée de la durée de stockage des métadonnées.
  • Sécurité vis-à-vis des pirates et des criminels.
  • Interopérabilité avec d’autres plateformes (WhatsApp, Messenger, Instagram Direct).
  • Sécurisation des données qui ne pourront pas être vendues à des gouvernements non respectueux des droits de l’homme.

Si le projet de recentrer le réseau social sur les conversations privées tout en collectant moins de données personnelles semble louable et répond aux aspirations de ses utilisateurs, des critiques assez virulentes sont exprimées dans les media spécialisés de la Tech en Californie comme en France. Tout d’abord, Mark Zuckerberg reste assez vague ne donnant ni délai ni précisions sur la mise en œuvre de ces grands principes.

Comment vendre de la pub sans recueillir des datas ?

Le rapprochement entre les différentes applications (Messenger, WhatsApp, Instagram) de Facebook fait craindre une circulation des données alors que Zuckerberg annonce vouloir les circonscrire. Des questions sur la complexité des technologies de cryptage à mettre en place sont également posées. Les experts de la Tech s’interrogent aussi sur le modèle économique de Facebook bâti sur la collecte et la revente de données à des fins publicitaires (56 milliards de dollars de CA en 2018) qui pourrait donc être remis en question par leur cryptage.

Après les scandales relatifs à la protection des données impliquant Facebook, cette annonce d’une éthique apparait comme une nouvelle opération de communication de Mark Zuckerberg. Mais comme le temps passé sur Facebook décroît et que les plus jeunes migrent vers Instagram, il fallait bien que l’entreprise Facebook réagisse. Miser sur des nouveaux services comme le e-commerce ou les paiements en ligne et conserver les sept millions d’annonceurs actifs sera probablement la stratégie de Facebook. Avec un bénéfice net de 22,1 milliards de dollars en augmentation de 39 % par rapport à 2017, Facebook est une entreprise très rentable. Mark Zuckerberg reste un génie des affaires et ses nouveaux projets pour Facebook pourraient bien encore surprendre les experts de la Tech.

La 5G est (encore) l’une des vedettes du Mobile World Congress 2019 organisé à Barcelone du 25 au 28 février. Aussi puissante que la fibre optique, cette nouvelle norme de téléphonie mobile devrait bouleverser le marketing digital.

Quelques jours avant le MWC 2019, Samsung devançait ses concurrents en présentant le Galaxy S10 5G durant la conférence Galaxy Unpacked organisée à San Francisco. Bien sûr, les early adopters ont aussi découvert le Galaxy Fold, un smartphone dépliable, une autre techno en vedette au MWC 2019. Mais la présentation du premier smartphone 5G est incontestablement plus disruptive.

Outre Samsung, de nombreuses marques présentent cette semaine leurs téléphones et produits équipés en 5G aux plus de cent mille visiteurs attendus au salon de Barcelone. En 2019, des dizaines de modèles de smartphones 5G devraient être proposés aux consommateurs alors que le réseau 5G n’existe pas encore ! D’après le cabinet Trendforce, cinq millions de smartphones 5G devraient être vendus en 2019 soit 0,4% des 1,41 milliard de smartphones à écouler sur l’année.

Un décollage cependant très progressif de ce marché

Des réseaux 5G ont déjà été lancés aux Etats-Unis et en Corée du Sud avec certes une couverture très limitée et des applications professionnelles. Quelques autres pays s’équipent en réseaux 5G avec notamment le Japon qui envisage des lancements commerciaux pour les Jeux Olympiques d’été de Tokyo en 2020. En France, Orange va déployer cette année  la 5G dans quatre villes pilotes – Paris, Marseille, Nantes, Lille- avec une offre commerciale prévue pour 2020.

D’après la GSMA (association des opérateurs de téléphonie mobile), la 5G ne devrait représenter que 15% du marché mobile en 2025. Cette nouvelle norme de téléphonie mobile promet des vitesses d’au moins 100 Mbit/s pour l’utilisateur et –pour simplifier- fournira ainsi un très haut débit équivalent à la puissance de la fibre optique. La 5G pourrait donc faire disparaitre la distinction entre internet fixe et internet nomade. De quoi réfléchir à de nouveaux usages non ?

Même s’il convient de modérer son enthousiasme, la 5G devrait bouleverser l’industrie des télécommunications et offrir des services innovants. En croisant 5G, objets connectés, big data et intelligence artificielle, des applications démentielles pourraient être créées. En termes de marketing digital, la réalité augmentée, le live streaming sans interruption ou bien encore l’optimisation de la diffusion de vidéos offriront des expériences clients novatrices. L’impact de la 5G sur le marché publicitaire devrait être percutant comme le sont toujours les réseaux sociaux, les GAFA et le digital pour les métiers du marketing. Mieux vaut commencer à réfléchir à son intégration dans les stratégies marketing à venir.

Intitulée « Au-delà des datas, les émotions au cœur de la croissance ! », la Journée nationale des études organisée par l’Adetem et l’UDA a rassemblé 250 pros du marketing et a démontré l’efficacité des nouveaux outils numériques destinés à analyser les émotions des consommateurs. 

Avec ce qu’ils appellent « l’automatisation de l’économie », certains professionnels du marketing confessent avoir eu peut-être trop tendance à mesurer le rationnel au détriment de l’émotionnel chez les consommateurs. Mais l’émotion est indispensable pour garder l’attention du client et optimiser son engagement affirment ces mêmes pros du marketing réunis ce 24 janvier 2019 à Paris. Ils étaient 250 lors de la Journée nationale des études organisée par l’association nationale du marketing (Adetem) et l’Union des annonceurs (UDA).  Comment mesurer les émotions ? Quels outils utiliser ? Pour quels objectifs et quels résultats ? Deux tables rondes regroupant six binômes annonceur/agence ont exposé des exemples concrets d’études employant des technologies destinées à analyser les émotions des consommateurs.

L’équipe marketing de Mc Donald’s France a ainsi utilisé les outils de la start-up française Linkfluence qui scrute les conversations sur les réseaux sociaux pour fournir de la « social data intelligence ». En complément, un panel d’une centaine de fans a confié ses stories vécues chez Mc Donald’s. L’étude visait à comprendre les émotions des clients pour affiner la communication de l’enseigne. Autre exemple d’étude d’émotions avec le Groupement des agents automobiles Peugeot (2 000 agents en France réalisant 50% du CA des pièces détachées de la marque et 30% des ventes des véhicules neufs) qui souhaitait compléter ses analyses de ventes. Grâce à un questionnaire on line, une typologie de ces agents a été établie et a permis de « mettre de l’objectivité sur quelque chose de subjectif » selon Florence Gete, présidente du Groupement des agents automobiles Peugeot.

Parmi les 250 participants de cette Journée nationale des études, des représentants de grands groupes comme L’Oréal, Fleury Michon, Auchan, LVMH, SNCF ou Coty ainsi que les meilleurs instituts d’études (IPSOS, Opinion Way, Harris Interactive…) et de nombreuses agences de communication & marketing. L’étude des émotions est facilitée par la profusion de données issues des différents canaux. L’analyse des réseaux sociaux fournit notamment de précieuses informations. Reste maintenant à capter, traiter puis restituer ces données. « Nous manquions de données et dorénavant nous en avons trop » résumait Christine Antoine-Simonet, strategy & consumer insight senior director de McDonald’s. L’emploi de technologies intelligentes pour le marketing et la vente est donc aujourd’hui incontournable pour les CMO.

Plus d’infos sur la JNE2019 sur Digital CMO :