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La startup bordelaise Lucine vient d’annoncer une levée de fonds de 5,5 M€ dans le domaine de la santé et du digital. Son application permet de mesurer et soigner la douleur en proposant des thérapies adaptées par l’intermédiaire de sa solution.

Lucine est une startup bordelaise positionnée sur le marché des Digital Therapeutics (DTx) et dirigée par Maryne Cotty-Eslous. Les solutions proposées sur ce marché fournissent aux patients des thérapies gérées par des logiciels pour prévenir, gérer ou traiter un large éventail de symptômes et pathologies physiques, mentales et comportementales.

La jeune entreprise vient d’annoncer  une levée de fonds de 5,5 millions d’euros auprès de Kurma Partners, Bpifrance via son fonds Patient Autonome, BNP Paribas Développement, Aquiti Gestion et Irdi Soridec pour financer le développement de ses solutions.

Selon les responsables de l’entreprise, la douleur est la 1ère source de consultation des patients et les thérapies ne sont pas personnalisées. Par ailleurs, il s’agit de traiter par le digital la douleur chronique qui affecte 25% de la population mondiale. Par ses solutions, Lucine souhaite limiter l’usage d’opioïdes dont l’abus est responsable de plus de 500 000 décès dans le monde selon l’Organisation Mondiale de la Santé.

Sur le plan technologique, Lucine  mise sur un système de reconnaissance faciale pour mesurer l’ampleur de la douleur. La solution mobile propose sur la base de cette mesure, des procédures thérapeutiques personnalisées de type réalité virtuelle et thérapies cognitivo–comportementales. La jeune société souhaite également utiliser l’intelligence artificielle permettant de créer plusieurs dispositifs médicaux pour soulager les souffrances persistantes.

Comme sur le marché des médicaments,  les thérapies numériques (DTx)  qui seront proposées par Lucine feront l’objet de tests cliniques précise la jeune entreprise.

En photo : Maryne Cotty-Eslous @DR

 

Livestorm, la jeune entreprise française de vidéo, a levé 25 millions d’euros auprès d’Aglaé Ventures, Bpifrance Digital Venture, Raise et Idinvest. Un montant qui ne devrait pas lui permettre de rivaliser avec les acteurs US du secteur comme Teams, Zoom ou encore Bluejeans mais plutôt de se différencier sur l’événementiel digital.

Livestorm créée en 2016 vient de lever 25 millions d’euros auprès de différents  investisseurs dont la Bpifrance via son fonds Digital Venture. C’est la seconde levée de fonds après celle de 4,6 millions d’euros opérée en 2019.

Depuis sa création Livestorm s’est fait une place à part sur le marché de la vidéo. Contrairement aux acteurs américains qui privilégient l’approche fonctionnelle et la sécurité pour ce type d’application informatique, Livestorm mise sur ses services marketings et d’engagement d’audience.

Un positionnement plus marketing que la jeune entreprise revendique sur son blog avec notamment la volonté affichée d’être un créateur d’événements digitaux de nouvelle génération dans le futur.

Pour devenir cet acteur de l’événementiel digital pour les entreprises, la jeune entreprise française a annoncé le recrutement de 100 collaborateurs sur plusieurs profils de postes.

Livestorm revendique 3 000 clients et devrait intégrer rapidement le cercle réduit des entreprises à très forte croissance du Next40 voulue  par Cédric O, le Secrétaire d’Etat au numérique.

En photo : Gilles Bertaux, PDG et co-créateur de Livestorm ©Livestorm

Le gouvernement et son Secrétaire d’Etat au numérique, Cedric O, veulent absolument atteindre leur objectif de 25 licornes en 2025 en France. Pour cela, le Secrétaire d’Etat au numérique vient d’annoncer un dépoussiérage du Next40 et  la FrenchTech120.

Cédric O dans une conférence de presse a présenté hier les nouvelles conditions de la labellisation des startups à la liste du Next40 et de la FrenchTech120. Ces deux labels devant permettre de favoriser l’éclosion de 25 licornes françaises d’ici 2025.

Avec cet objectif, le Gouvernement cherche sans doute à terme à constitué un pool d’entreprises à la dynamique comparable à celles qui sont aujourd’hui dans le Nasdaq. L’absence de débouchés boursiers en France poussant notamment de trop nombreuses startups à tenter leur chance ailleurs dans leur développement financier, notamment aux Etats-Unis.

L’objectif des 25 licornes ne  sera pas facile à tenir en dépit des montants investis dans les startups ces dernières années sans investissements supplémentaires. Mais c’est sans doute dans cette perspective, afin de financer les plus performantes, que le Secrétaire d’Etat au numérique a présenté les nouvelles règles de labellisation.

Tout d’abord, seules les entreprises avec un siège social en France seront  éligibles à ce programme et être indépendantes donc ni rachetées ni déjà introduites en bourse. D’autre part des critères de performances économiques seront appliqués.

Les startups avec un chiffre d’affaires entre 5 et 10 millions d’euros pour le dernier exercice clos, devront justifier avec d’une croissance annuelle moyenne d’au moins 50% sur les trois derniers exercices fiscaux clôturés. Celles ayant un chiffre d’affaires de plus de 10 millions d’euros pour le dernier exercice clos, devront justifier d’une croissance annuelle moyenne de 25%.

L’autre critère qui sera appliqué concerne les montants des fonds levés. Les startups qui ont réalisé une levée de fonds de plus de 20 millions d’euros en equity au cours des trois dernières années (2018, 2019, 2020) seront éligibles.

Les entreprises Next 40 doivent répondre à des critères de performance économique (levées de fonds et/ou croissance du chiffre d’affaires) afin d’identifier des entreprises disposant d’un modèle économique confirmé et en capacité de poursuivre leur développement à grande échelle.

Les entreprises ont jusqu’au 6 décembre pour candidater dans l’une des deux catégories.

 
 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

CM Group, qui compte plusieurs solutions de martech, a annoncé l’acquisition de la société belge Selligent. Il s’agit de la cinquième acquisition de cette société d’investissement américaine.

Selligent va donc rejoindre CM group qui compte déjà plusieurs solutions de martechs dans son portefeuille dont Campaign Monitor, Sailthru, Emma, ​​Delivra, Vuture ou encore Liveclicker. Au total, CM Group revendique plus de 70 000 clients,  180 milliards de connexions de consommateurs chaque année. Avec l’acquisition de Selligent, le chiffre d’affaires annuel de CM Group dépassera 250 millions de dollars.

Venant du marché du CRM, Selligent a évolué progressivement vers le marché de l’expérience client BtoC avec une approche multi-canal qui a transformé son portefeuille de solutions. En 2018, la société a pris le virage du cloud en changeant notamment de nom pour s’appeler Selligent Marketing Cloud.

Aujourd’hui la société revendique un positionnement global sur la donnée et bien sur l’intelligence artificielle  mais est confrontée à la concurrence d’éditeurs mondiaux dans ce domaine comme Salesforce, Oracle ou encore Adobe.

Pour l’instant CM Group, dont l’actionnaire principale est Insight Parner, un fonds d’investissement américain, a déclaré vouloir garder l’autonomie technologique de Selligent. Mais CM Group devrait essayer d’homogénéiser son portefeuille de solutions et consolider sa base client dans l’espoir d’une revente à moyen terme de son portefeuille.

En France, il n’y a pas eu pour l’instant de consolidation notable du marché martech en dépit de plusieurs levées de fonds notables dont celles de Sarbacane et Sendinblue.

Mais il est clair que ce marché devrait entrer prochainement dans une phase de consolidation  au regard de l’écosystème français dans ce domaine qui regrouperait selon les études plus de 300 acteurs en France selon PlayFrance.

En photo : Karthik Kripapuri, CEO de Selligent ©Selligent

 

Alors que les entreprises boostent leurs investissements en site web et e-commerce  du fait de la crise sanitaire, la startup israélienne SimilarWeb vient de d’annoncer une levée de fonds de 120 millions de dollars sur le créneau de l’analyse de trafic de sites web. Un marché où le français Contentsquare vient d’annoncer le rachat de Dareboost.

En annonçant une levée de fonds de 120 millions de dollars, la startup Similarweb d’origine israélienne cherche à prendre une position dominante sur l’analyse du trafic des sites web et des services associés grâce aux apports de l’intelligence artificielle.

Le recours à l’IA permettra notamment à SimilarWeb, cité par TechWeb, de se renforcer dans le domaine des services d’analyse en temps réel aux entreprises.

Un marché sur lequel est positionné également Contentsquare, une jeune entreprise française qui a levé près de 200 millions de dollars récemment et qui vient d’annoncer le rachat de Dareboost une entreprise française spécialisée dans l’analyse de pages web.

Selon TechWeb, cette levée de fonds conduite par  ION Crossover Partners et Viola Growth porte le total des fonds levés à 240 millions de dollars par la startup.

En photo : Or Offer,  PDG de SimilarWeb depuis la création de l’entreprise en 2007. ©Similarweb

L’incubateur startup de SAP qui existe depuis 2 ans a incubé une trentaine de sociétés et a permis, selon ses responsables, de lever 25 millions d’euros. Après avoir investi dans des projets assez diversifiés, la promotion de cette année est recentrée autour de services et solutions en mode SaaS proches du cœur de l’activité logicielle de l’éditeur allemand.

Le SAP.IO foundry présenté par SAP comme un incubateur à startup se transforme progressivement en structure de développement pour des jeunes entreprises dont les services sont proches des offres de l’éditeur allemand.

Parmi les startups sélectionnées cette année on trouve trois sociétés anglaises, trois sociétés françaises et deux sociétés allemandes. Les startups sélectionnées sont  Archlet.io, une plateforme intuitive de conseil en sourcing, Chai une application web de données alternatives dans le spatial et le maritime, Deployed un service de numérisation des  cahiers des charges, Scalue est une application web permettant aux entreprises d’identifier différents axes d’économie.

Les startups  françaises sont représentées par Flowlity qui exploite  une solution SaaS de gestion des stocks, Per Augusta une solution SaaS collaborative de pilotage de performance, Trustpair qui édite une solution SaaS destinée aux départements financiers permettant de sécuriser les transactions et informations bancaires avec les prestataires et Winddle qui  est une plateforme collaborative en ligne qui permet d’optimiser et de favoriser le suivi de la chaîne d’approvisionnement

Sendinblue, l’éditeur  français de marketing automation, vient d’annoncer une levée de fonds de 140 millions d’euros. Objectif  :  consolider son approche multi fonctions du marketing automation et devenir un acteur international de l’industrie du logiciel dans ce domaine

Connu au départ pour son offre d’emailing, Sendinblue, créé en 2012, a élargi les fonctionnalités de son logiciel à pratiquement tous les aspects du marketing automation y compris le CRM.

Cette approche lui permet de revendiquer un positionnement global face notamment aux éditeurs américains comme Adobe (qui a racheté Marketo) ou encore Oracle.

L’extension de ses fonctionnalités  au traitement des données de type CRM devrait permettre dans le futur  à Sendinblue de concurrencer  certains éditeurs américains comme Salesforce, Microsoft ou encore Sage sur le segment des PME/PMI.

Avec la montée en puissance de l’intelligence artificielle, de nombreux éditeurs estiment pouvoir bousculer les acteurs en place en misant sur des solutions  plus souples et plus près des besoins actuels des utilisateurs, notamment les directions marketing, avec un usage direct des données. Sarbacane, un autre éditeur français d’emailing, vient d’annoncer une levée de fonds de 23 millions d’euros pour se développer, avec l’aide de ces nouvelles technologies, dans la même direction que Sendinblue.

Une levée de fonds de 140 millions d’euros

Dans le cadre de son développement, Seninblue qui réalise 50 millions d’euros de chiffre d’affaires, vient  donc d’annoncer une levée de fonds de 140 millions d’euros.

Une levée de fonds record qui doit lui permettre de franchir un cap au niveau international et devenir un éditeur avec des références mondiales. Sendinblue déclare compter désormais plus de 180 000 clients dans 160 pays.

Cette levée de fonds a été réalisée auprès de Bridgepoint Development Capital et Bpifrance. Partech Growth, entré au tour précédent, reste au capital selon le communiqué de presse de l’éditeur français.

 

Le marché de l’e-sport est en pleine croissance et selon les études il dépasse déjà le milliard de dollars en chiffre d’affaires avec une croissance en valeur et en nombre de fans supérieure à 10%. Pandascore, Le spécialiste  français des services en données, vient d’annoncer une levée de fonds de 5 millions d’euros auprès du fonds de la FDJ.

 

Alors que le marché du e-sport est en plein croissance, la jeune entreprise française Pandascore vient d’annoncer une levée de fonds de 5 millions d’euros auprès notamment du fonds spécialisé de la FDJ et de Serena. Cette levée de fonds est la seconde après celle de 2,5 millions réalisées en 2017.

La jeune société de services en données revendique dans l’e-sport la couverture de plus de 50 000 matchs et de 3 700 compétition. Les API développées permettent à Pandascore de fournir des statistiques en temps réel par joueur, compétition ou encore ligue d’e-sport. Les équipes de développement de la société mettent notamment en avant les technologies récentes en matière d’intelligence artificielle pour améliorer ses services en matière de pronostics et de paris sportifs dans le secteur de l’e-sport.

Ces clients actuels sont les principales compétitions de ce secteur, les médias également et, bien sûr, les annonceurs qui peuvent utiliser ces données pour animer leurs communautés de fans.

Photo : l’équipe de Pandascore ©Pandascore

Mirakl, l’éditeur de solutions d’e-commerce en mode Cloud français, a annoncé une levée de fonds record de 300 millions de dollars. Comme pour d’autres levées de fonds majeures opérées en 2020, les fonds sont majoritairement américains

Mirakl est un éditeur de solutions de place de marché en e-commerce. Une activité de développement logiciel et d’intégration informatique qui nécessite un investissement permanent dans la technologie.

Elle compte parmi ses clients des entreprises françaises  comme Carrefour ou encore Darty à la recherche de solutions en e-commerce.

En juillet, la société avait annoncé que ses  marketplaces avait  généré 1,2 milliard de dollars de GMV (Gross Merchandise Value).

Et surtout elle enregistre une forte accélération de sa croissance en plein crise sanitaire :  en l’espace de 6 mois, Mirakl déclare avoir ajouter 25 clients à son portefeuille et lancé 18 nouvelles marketplaces dans la première moitié de 2020.

Cette  levée de fond de 300 millions de dollars propulse l’entreprise dans le cercle étroit des licornes d’origine française. Ce tour de table a été mené par les fonds américains 83North, Bain Capital Ventures, Elaia Partners et Felix Capital et valorise à 1,5 milliard de dollars l’entreprise.

Selon le site Option Finance la présence américaine dans les derniers tours de table des startups françaises est de plus en plus fréquent. Et cela en dépit des efforts du Gouvernement pour créer des licornes françaises. Un souhait réaffirmé par Emmanuel Macron  lors de sa récente intervention sur le numérique avec les principaux acteurs de la filière française.

Alors que les levées de fonds se sont considérablement ralenties avec la crise sanitaire, le Village by CA Paris vient d’annoncer l’accueil de quatre nouvelles startups. Une occasion d’analyser les domaines d’investissements choisis : le deeptech et le durable domine.

Le Village by CA Paris  et ses entreprises partenaires comme PSA, Naval Group, Crédit Agricole Assurances, SAP, Microsoft ont annoncé l’accueil de 4 nouvelles sociétés. Une occasion de faire le point sur les domaines qui intéressent les investisseurs et les grandes entreprises. La première citée est MyPSSI dans le domaine de la CybersécuritéMyPSSI est une solution de pilotage de la conformité et des risques de sécurité informatique.

La seconde société sélectionnée est LiveMarket positionnée dans le FoodTech et le développement durableLiveMarket est la première solution digitale permettant aux agriculteurs de commercialiser directement leur production auprès des milliers de professionnels de la restauration en France.

La troisième société se situe dans l’intelligence artificielle et les infrastructures email. EmailTree AI est une solution de gestion  des emails basée sur des techniques d’intelligence artificielle. L’IA permet d’analyser le contenu d’un email et  de générer une réponse avec des éventuelles actions automatiques pour enrichir les bases de données clients  pour les services clients et supports techniques.

Enfin on notera la sélection d’un seul dossier digital mais avec un développement très technologique : celui de I.Praedico dans la catégorie des InsurTech. i.praedico est une solution qui aide les assureurs à déterminer rapidement la meilleure stratégie de sortie des sinistres corporels graves. La solution permettra de prédire et optimiser les coûts d’indemnisation associés.