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Sorare, société française éditrice du jeu Fantasy Football Mondial, a annoncé selon plusieurs sources  une levée de fonds de 3,5 M€ auprès du footballeur professionnel espagnol Gérard Piqué et du fonds d’investissement Cassius Family.

Alors que le monde du sport est paralysé par la crise sanitaire, Sorare mise sur la technologie de Blockchain pour proposer des jeux et des des services payants  autour des grands ligues de football.

Sorare reprend notamment le concept des cartes et stickers de joueurs de la société Panini que les jeunes s’échangeaient dans les cours d’écoles dans les années 70-80. La technologie de la Blockchain permettant de garantir l’authenticité des formats crées et de donner une valeur probante lors des échanges des collectionneurs.

Sorare décline aussi des jeux concours et des jeux de Fantasy permettant d’animer des communautés de supporters.

Avec la crise sanitaire et les nouveaux usages digitaux, la consommation média des spectacles sportifs est-elle en train d’évoluer ? C’est ce que semble estimer la société Sportall qui vient de lever 1,3 million d’euros pour regarder le sport autrement. 

Tout comme d’autres startups du sport, Sportall s’attaque à la digitalisation du spectacle sportif mais du coté média. La société a annoncé avoir levé plus de 1,3 M€ de  fonds cette année. L’objectif de la startup est de se positionner comme un nouveau média du sport et de poursuivre sa montée en puissance en France avant un lancement à l’international.

« Cette importante levée, un mois après le lancement de notre application, nous permet de confirmer nos ambitions en France et d’exécuter notre plan de développement commercial et technologique. Sportall va continuer à offrir une plateforme de qualité à tous les sports, à investir dans la production et la promotion de contenus vidéos et à innover pour offrir la meilleure expérience possible aux fans de sport » souligne Thierry Boudard, PDG de Sportall dans son communiqué.

Parmi les investisseurs de cette nouvelle levée de fonds, Sportall cite Daniele Alessandro Cardoso, investisseur privé ayant déjà investi dans d’autres entreprises du secteur des médias et la société Weteam  dont la filiale Sport & Co va intervenir comme régie de sponsoring pour Sportall et les ayant-droits sportifs.

A l’image de Rematch incubé  par Inkubator  à Bordeaux, Sportall mise sur la montée en puissance de l’OTT dans les usages digitaux et les attentes pour des formats courts et innovants des fans de sport pour proposer un nouveau média.

 

Avec la levée de fonds de 72 M€ opérée cette semaine par la startup française Lydia, le secteur de la Fintech sera le premier secteur en terme d’investissement en 2021. En deux ans, 1,3 milliard d’euros a été levé par plus d’une centaine de jeunes pousses. 2021 devrait être une année de vérité pour ces jeunes entreprises notamment face à un secteur bancaire et financier en pleine transformation digitale.

Selon France Fintech, le montant cumulé des levées de fonds dans le secteur de la Fintech atteignait en novembre 2020 un total de 684,3 M€ pour 59 opérations recensées par les équipes de France Fintech.

Le ticket moyen recensé est de 11,6 millions, en croissance de 6% par rapport à l’année passée. Avec la levée de fonds réalisée cette semaine par le français Lydia, on devrait donc atteindre en 2020 un total de plus de 750 millions d’euros levés dans ce secteur. L’année passée France Fintech donnait le chiffre de 699 M€ levés par les jeunes pousses dans le secteur financier.

Sur un marché des levées de fonds affaibli par la crise, le secteur des Fintech s’affirme donc comme le premier secteur d’investissement en capital risque en France. Pourquoi alors cet appétit des investisseurs pour ce type d’investissement ?

La première raison est liée à l’évolution des usages digitaux dans les transferts d’argent et des services associés. Face à un secteur bancaire traditionnel, dont le modèle repose encore  largement sur les agences, les startups de la Fintech offrent  des services digitaux à des coûts inférieurs à ceux des banques traditionnelles. C’est exactement le positionnement de Lydia.

D’autant que dans un environnement économique où les taux d’intérêts sont proches de zéro et donc les marges des banques réduites au minimum sur le crédit, la plupart des banques hésitent à sacrifier leurs marges sur leurs services traditionnels au risque de voir les clients les déserter.

Les banques traditionnelles ont pris beaucoup de retard dans le développement de ces nouveaux services. Et plusieurs startups émergent  ainsi sur la distribution digitale de produits financiers comme Younited Credit ou October, toutes deux membres du Next40 ou encore Lydia qui a donc levé cette année 112 millions d’euros. Dans cette écosystème des Fintech, beaucoup de ces nouvelles startups proposent des solutions dans différentes domaines technologiques allant de la cybersécurité à la blockchain ou en passant par la gestion de  la cryptomonnaies comme Ledger.

Pourquoi le chinois Tencent investit encore avec l’américain Accel 72 millions d’euros dans Lydia

Pour l’instant, toutes ces startups ne rivalisent pas encore directement avec les banques traditionnelles. Elles opèrent principalement sur la distribution des produits financiers. Elles sont donc un nouveau canal de distribution pour les banques.

Mais c’est bien la désintermédiation possible du secteur bancaire qui attire les convoitises des fonds de capital-risque. Avec la montée en puissance de l’e-commerce, les géants du web et des paiement mobiles comme Tencent pensent pouvoir, grâce la technologie, offrir des services que les banques ne pourront pas proposer parce que ne maitrisant pas toutes les données.

Avec ces données, il est possible d’imaginer des flux financiers (offres de crédit lié aux achats en e-commerce, fidélisation, prêts participatifs…) qui échapperont au contrôle des banques. La crise a boosté les usages digitaux dans tous les domaines et comme Lydia l’explique sur son blog : la crise sanitaire du Covid-19 et son confinement ont fait gagner 10 ans à Lydia dans les usages digitaux financiers.

Les 112 M€ levés doivent la propulser en 2021 au rang de banque digitale sans les contraintes réglementaires de ce secteur. C’est sans doute sur ce terrain que l’avenir des startups de la Fintech se jouera  aussi en 2021.

En photo : Antoine Porte et Cyril Chiche, fondateurs de la startup Lydia ©Lydia

 

 

L’introduction en bourse de Airbnb a été un succès. Sa valorisation a approché, au plus haut, 95 milliards de dollars pour une société qui a déjà levé 6,4 Mds de dollars, n’a pas gagné d’argent en 2019 et en perdra en 2020 touchée de plein fouet par la crise du Covid-19. Une histoire américaine de la Tech qui ne pourrait pas être française. Explications.

La plupart des analystes estimaient la valeur d’introduction en bourse  de Airbnb autour de 45 $ de Airbnb. En quelques jours la valeur de l’action est montée  à 158 $ pour retomber à 144  $ valorisant Airbnb, haut plus haut,  à près de 95 milliards de dollars.

Selon ses comptes, dans le document de la SEC (Security Exchange Commission), sur les neufs premiers mois 2020, le spécialiste des réservations  collaboratives en ligne à perdu 1 milliard de dollars de chiffre d’affaires et perd actuellement  plus de 600 M$. En 2019, Airbnb a à peine équilibré ses comptes. Alors qu’est-ce qui fait la confiance des investisseurs en faveur de Airbnb ?

Sans doute le fait que le projet est porté par des fondateurs visionnaires.

Trois principes fondateurs

Comme l’expliquent les deux fondateurs, Brian Chesky et Joe Gebbia, dans leur lettre aux actionnaires dans le document officiel de la SEC: “Lorsque nous avons lancé Airbnb, il ne s’agissait pas seulement de voyages. En 2007, Joe et moi étions colocataires à San Francisco raconte Brian Chesky, et nous essayions de trouver comment payer notre loyer”.

“Un week-end, alors qu’en raison d’une conférence sur le design qui se déroulait  à San Francisco tous les hôtels étaient complets, nous avons gonflé trois matelas pneumatiques et transformé notre appartement pour recevoir des notes. Nous avons accueilli trois invités – Michael, Kat et Amol – et ce faisant, nous sommes devenus les premiers hôtes sur Airbnb. Nos invités sont arrivés comme des étrangers, mais ils sont repartis comme nos amis. Les relations que nous avons nouées ce week-end ont amené Joe et moi à réaliser qu’il y avait peut-être qu’il y a une idée plus grande à développer. Peu de temps après, Nate s’est joint et nous avons créé un moyen pour  que les gens du monde entier puissent recevoir des hôtes, tout comme nous”.

C’est clair : les investisseurs américain aiment les idées qui permettent, grâce l’investissement dans les nouvelles technologies, de voir plus grand. Ils ont donc investis 6,4 milliards de dollars pour donner les moyens à Airbnb de voir grand. Et Airbnb l’a fait en respectant, selon les propos de leurs fondateurs, trois principes : la priorité a été donné à l’individu, à la connexion et au sentiment communautaire.

Pourquoi cela ne peut pas être une histoire française ?

Tous les spécialistes du capital-risque savent que les modèle français et américain en matière de financement des startups et de l’innovation sont différents. Le système français est collectif et fondé sur les impôts et le déficit public  avec un mode de fonctionnement proche d’un banque, même si la Bpi ne se définit pas complètement comme cela.

De l’autre côté, les Etats-Unis ont un modèle de financement basé sur le risque avec des prises de risques très importantes et un débouché qui le favorise à savoir la bourse américaine et notamment le Nasdaq.

A l’échelle française, aucune société du Next40 ne pourra bénéficier dans son domaine du même niveau de prise de risque que Airbnb. Et surtout d’un débouché en bourse.

L’aversion historique des épargnants français au risque leur fait privilégier des actifs moins risqués comme l’assurance-vie et l’immobilier. Un actif que Airbnb a décidé de valoriser pour eux. C’est sans doute ce qui explique la confiance dans l’avenir des investisseurs en Airbnb.

En photo : Nathan Blecharczyk, Joe Gebbia et Brian Chesky, fondateurs d’Airbnb ©Airbnb

 

Le secteur des études est-il en  pleine révolution  digitale ? Happydemics et Madeinvote viennent successivement d’annoncer deux levées de fonds. Leur objectif  : révolutionner un secteur des études jugé obsolète au regard des comportements digitaux.

La jeune entreprise Happydemics vient d’annoncer une levé de fonds de 8 M€ réalisée auprès d’Adelie, SIA Partners, Fair/e et de business angels. La startup française propose de révolutionner un secteur qu’elle juge obsolète.

Avec ses services qui permettent de cibler dans 175 pays des répondants en BtoC et BtoB, il n’est plus utile, selon elle, d’utiliser les bons vieux panels des sociétés d’études qui ont pignon sur rue. C’est donc la fin programmée d’Ipsos, d’Opinion Way, de la Sofres et d’autres dont les méthodologies ne permettent pas un recueil  d’information instantané et ciblé.

Pour faire mieux Happydemics mise sur sa capacité à traiter les données tout en permettant le placement de ses études au plus près des usages digitaux actuels. Happydemics compte aussi investir sur de nouvelles formes d’interrogation permettant un recueil plus spontané des réponses, notamment vis-à-vis des générations digitales.

Madeinvote qui a annoncé une levée de fonds d’1,2 million d’euros auprès de Bpi France, de la Région Nouvelle-Aquitaine et de Business Angels, s’est fixé le même objectif en se concentrant sur les réseaux sociaux.

Dans les deux cas, les défis que devront relever les deux entreprises sont nombreux. Le secteur des études souffre, il est vrai, d’une image vieillissante par rapport aux études marketings dynamisées par la collecte facile des données comportementales sur les canaux digitaux.

Il faudra néanmoins s’adapter à des évolutions profondes comme les attentes en termes de consentement et de confidentialité. Tout comme il sera nécessaire de s’adapter  aux stratégies des GAFAM qui, dans l’avenir, vont conserver leurs données pour leur propre usage de ciblage.

Une contrainte qui pourra devenir une force pour des sociétés d’études capables d’analyser les comportements des consommateurs sur tous les canaux digitaux. En clair, plus les usages sont dominés par les GAFAM et moins le comportement des consommateurs et leurs opinions seront faciles à analyser et plus les besoins d’études vont augmenter. En évitant de revenir bien sûr à des panels de consommateurs pour mieux les comprendre.

La startup bordelaise Lucine vient d’annoncer une levée de fonds de 5,5 M€ dans le domaine de la santé et du digital. Son application permet de mesurer et soigner la douleur en proposant des thérapies adaptées par l’intermédiaire de sa solution.

Lucine est une startup bordelaise positionnée sur le marché des Digital Therapeutics (DTx) et dirigée par Maryne Cotty-Eslous. Les solutions proposées sur ce marché fournissent aux patients des thérapies gérées par des logiciels pour prévenir, gérer ou traiter un large éventail de symptômes et pathologies physiques, mentales et comportementales.

La jeune entreprise vient d’annoncer  une levée de fonds de 5,5 millions d’euros auprès de Kurma Partners, Bpifrance via son fonds Patient Autonome, BNP Paribas Développement, Aquiti Gestion et Irdi Soridec pour financer le développement de ses solutions.

Selon les responsables de l’entreprise, la douleur est la 1ère source de consultation des patients et les thérapies ne sont pas personnalisées. Par ailleurs, il s’agit de traiter par le digital la douleur chronique qui affecte 25% de la population mondiale. Par ses solutions, Lucine souhaite limiter l’usage d’opioïdes dont l’abus est responsable de plus de 500 000 décès dans le monde selon l’Organisation Mondiale de la Santé.

Sur le plan technologique, Lucine  mise sur un système de reconnaissance faciale pour mesurer l’ampleur de la douleur. La solution mobile propose sur la base de cette mesure, des procédures thérapeutiques personnalisées de type réalité virtuelle et thérapies cognitivo–comportementales. La jeune société souhaite également utiliser l’intelligence artificielle permettant de créer plusieurs dispositifs médicaux pour soulager les souffrances persistantes.

Comme sur le marché des médicaments,  les thérapies numériques (DTx)  qui seront proposées par Lucine feront l’objet de tests cliniques précise la jeune entreprise.

En photo : Maryne Cotty-Eslous @DR

 

Livestorm, la jeune entreprise française de vidéo, a levé 25 millions d’euros auprès d’Aglaé Ventures, Bpifrance Digital Venture, Raise et Idinvest. Un montant qui ne devrait pas lui permettre de rivaliser avec les acteurs US du secteur comme Teams, Zoom ou encore Bluejeans mais plutôt de se différencier sur l’événementiel digital.

Livestorm créée en 2016 vient de lever 25 millions d’euros auprès de différents  investisseurs dont la Bpifrance via son fonds Digital Venture. C’est la seconde levée de fonds après celle de 4,6 millions d’euros opérée en 2019.

Depuis sa création Livestorm s’est fait une place à part sur le marché de la vidéo. Contrairement aux acteurs américains qui privilégient l’approche fonctionnelle et la sécurité pour ce type d’application informatique, Livestorm mise sur ses services marketings et d’engagement d’audience.

Un positionnement plus marketing que la jeune entreprise revendique sur son blog avec notamment la volonté affichée d’être un créateur d’événements digitaux de nouvelle génération dans le futur.

Pour devenir cet acteur de l’événementiel digital pour les entreprises, la jeune entreprise française a annoncé le recrutement de 100 collaborateurs sur plusieurs profils de postes.

Livestorm revendique 3 000 clients et devrait intégrer rapidement le cercle réduit des entreprises à très forte croissance du Next40 voulue  par Cédric O, le Secrétaire d’Etat au numérique.

En photo : Gilles Bertaux, PDG et co-créateur de Livestorm ©Livestorm

Le gouvernement et son Secrétaire d’Etat au numérique, Cedric O, veulent absolument atteindre leur objectif de 25 licornes en 2025 en France. Pour cela, le Secrétaire d’Etat au numérique vient d’annoncer un dépoussiérage du Next40 et  la FrenchTech120.

Cédric O dans une conférence de presse a présenté hier les nouvelles conditions de la labellisation des startups à la liste du Next40 et de la FrenchTech120. Ces deux labels devant permettre de favoriser l’éclosion de 25 licornes françaises d’ici 2025.

Avec cet objectif, le Gouvernement cherche sans doute à terme à constitué un pool d’entreprises à la dynamique comparable à celles qui sont aujourd’hui dans le Nasdaq. L’absence de débouchés boursiers en France poussant notamment de trop nombreuses startups à tenter leur chance ailleurs dans leur développement financier, notamment aux Etats-Unis.

L’objectif des 25 licornes ne  sera pas facile à tenir en dépit des montants investis dans les startups ces dernières années sans investissements supplémentaires. Mais c’est sans doute dans cette perspective, afin de financer les plus performantes, que le Secrétaire d’Etat au numérique a présenté les nouvelles règles de labellisation.

Tout d’abord, seules les entreprises avec un siège social en France seront  éligibles à ce programme et être indépendantes donc ni rachetées ni déjà introduites en bourse. D’autre part des critères de performances économiques seront appliqués.

Les startups avec un chiffre d’affaires entre 5 et 10 millions d’euros pour le dernier exercice clos, devront justifier avec d’une croissance annuelle moyenne d’au moins 50% sur les trois derniers exercices fiscaux clôturés. Celles ayant un chiffre d’affaires de plus de 10 millions d’euros pour le dernier exercice clos, devront justifier d’une croissance annuelle moyenne de 25%.

L’autre critère qui sera appliqué concerne les montants des fonds levés. Les startups qui ont réalisé une levée de fonds de plus de 20 millions d’euros en equity au cours des trois dernières années (2018, 2019, 2020) seront éligibles.

Les entreprises Next 40 doivent répondre à des critères de performance économique (levées de fonds et/ou croissance du chiffre d’affaires) afin d’identifier des entreprises disposant d’un modèle économique confirmé et en capacité de poursuivre leur développement à grande échelle.

Les entreprises ont jusqu’au 6 décembre pour candidater dans l’une des deux catégories.

 
 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

CM Group, qui compte plusieurs solutions de martech, a annoncé l’acquisition de la société belge Selligent. Il s’agit de la cinquième acquisition de cette société d’investissement américaine.

Selligent va donc rejoindre CM group qui compte déjà plusieurs solutions de martechs dans son portefeuille dont Campaign Monitor, Sailthru, Emma, ​​Delivra, Vuture ou encore Liveclicker. Au total, CM Group revendique plus de 70 000 clients,  180 milliards de connexions de consommateurs chaque année. Avec l’acquisition de Selligent, le chiffre d’affaires annuel de CM Group dépassera 250 millions de dollars.

Venant du marché du CRM, Selligent a évolué progressivement vers le marché de l’expérience client BtoC avec une approche multi-canal qui a transformé son portefeuille de solutions. En 2018, la société a pris le virage du cloud en changeant notamment de nom pour s’appeler Selligent Marketing Cloud.

Aujourd’hui la société revendique un positionnement global sur la donnée et bien sur l’intelligence artificielle  mais est confrontée à la concurrence d’éditeurs mondiaux dans ce domaine comme Salesforce, Oracle ou encore Adobe.

Pour l’instant CM Group, dont l’actionnaire principale est Insight Parner, un fonds d’investissement américain, a déclaré vouloir garder l’autonomie technologique de Selligent. Mais CM Group devrait essayer d’homogénéiser son portefeuille de solutions et consolider sa base client dans l’espoir d’une revente à moyen terme de son portefeuille.

En France, il n’y a pas eu pour l’instant de consolidation notable du marché martech en dépit de plusieurs levées de fonds notables dont celles de Sarbacane et Sendinblue.

Mais il est clair que ce marché devrait entrer prochainement dans une phase de consolidation  au regard de l’écosystème français dans ce domaine qui regrouperait selon les études plus de 300 acteurs en France selon PlayFrance.

En photo : Karthik Kripapuri, CEO de Selligent ©Selligent

 

Alors que les entreprises boostent leurs investissements en site web et e-commerce  du fait de la crise sanitaire, la startup israélienne SimilarWeb vient de d’annoncer une levée de fonds de 120 millions de dollars sur le créneau de l’analyse de trafic de sites web. Un marché où le français Contentsquare vient d’annoncer le rachat de Dareboost.

En annonçant une levée de fonds de 120 millions de dollars, la startup Similarweb d’origine israélienne cherche à prendre une position dominante sur l’analyse du trafic des sites web et des services associés grâce aux apports de l’intelligence artificielle.

Le recours à l’IA permettra notamment à SimilarWeb, cité par TechWeb, de se renforcer dans le domaine des services d’analyse en temps réel aux entreprises.

Un marché sur lequel est positionné également Contentsquare, une jeune entreprise française qui a levé près de 200 millions de dollars récemment et qui vient d’annoncer le rachat de Dareboost une entreprise française spécialisée dans l’analyse de pages web.

Selon TechWeb, cette levée de fonds conduite par  ION Crossover Partners et Viola Growth porte le total des fonds levés à 240 millions de dollars par la startup.

En photo : Or Offer,  PDG de SimilarWeb depuis la création de l’entreprise en 2007. ©Similarweb