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Le marché de l’e-sport est en pleine croissance et selon les études il dépasse déjà le milliard de dollars en chiffre d’affaires avec une croissance en valeur et en nombre de fans supérieure à 10%. Pandascore, Le spécialiste  français des services en données, vient d’annoncer une levée de fonds de 5 millions d’euros auprès du fonds de la FDJ.

 

Alors que le marché du e-sport est en plein croissance, la jeune entreprise française Pandascore vient d’annoncer une levée de fonds de 5 millions d’euros auprès notamment du fonds spécialisé de la FDJ et de Serena. Cette levée de fonds est la seconde après celle de 2,5 millions réalisées en 2017.

La jeune société de services en données revendique dans l’e-sport la couverture de plus de 50 000 matchs et de 3 700 compétition. Les API développées permettent à Pandascore de fournir des statistiques en temps réel par joueur, compétition ou encore ligue d’e-sport. Les équipes de développement de la société mettent notamment en avant les technologies récentes en matière d’intelligence artificielle pour améliorer ses services en matière de pronostics et de paris sportifs dans le secteur de l’e-sport.

Ces clients actuels sont les principales compétitions de ce secteur, les médias également et, bien sûr, les annonceurs qui peuvent utiliser ces données pour animer leurs communautés de fans.

Photo : l’équipe de Pandascore ©Pandascore

Mirakl, l’éditeur de solutions d’e-commerce en mode Cloud français, a annoncé une levée de fonds record de 300 millions de dollars. Comme pour d’autres levées de fonds majeures opérées en 2020, les fonds sont majoritairement américains

Mirakl est un éditeur de solutions de place de marché en e-commerce. Une activité de développement logiciel et d’intégration informatique qui nécessite un investissement permanent dans la technologie.

Elle compte parmi ses clients des entreprises françaises  comme Carrefour ou encore Darty à la recherche de solutions en e-commerce.

En juillet, la société avait annoncé que ses  marketplaces avait  généré 1,2 milliard de dollars de GMV (Gross Merchandise Value).

Et surtout elle enregistre une forte accélération de sa croissance en plein crise sanitaire :  en l’espace de 6 mois, Mirakl déclare avoir ajouter 25 clients à son portefeuille et lancé 18 nouvelles marketplaces dans la première moitié de 2020.

Cette  levée de fond de 300 millions de dollars propulse l’entreprise dans le cercle étroit des licornes d’origine française. Ce tour de table a été mené par les fonds américains 83North, Bain Capital Ventures, Elaia Partners et Felix Capital et valorise à 1,5 milliard de dollars l’entreprise.

Selon le site Option Finance la présence américaine dans les derniers tours de table des startups françaises est de plus en plus fréquent. Et cela en dépit des efforts du Gouvernement pour créer des licornes françaises. Un souhait réaffirmé par Emmanuel Macron  lors de sa récente intervention sur le numérique avec les principaux acteurs de la filière française.

Alors que les levées de fonds se sont considérablement ralenties avec la crise sanitaire, le Village by CA Paris vient d’annoncer l’accueil de quatre nouvelles startups. Une occasion d’analyser les domaines d’investissements choisis : le deeptech et le durable domine.

Le Village by CA Paris  et ses entreprises partenaires comme PSA, Naval Group, Crédit Agricole Assurances, SAP, Microsoft ont annoncé l’accueil de 4 nouvelles sociétés. Une occasion de faire le point sur les domaines qui intéressent les investisseurs et les grandes entreprises. La première citée est MyPSSI dans le domaine de la CybersécuritéMyPSSI est une solution de pilotage de la conformité et des risques de sécurité informatique.

La seconde société sélectionnée est LiveMarket positionnée dans le FoodTech et le développement durableLiveMarket est la première solution digitale permettant aux agriculteurs de commercialiser directement leur production auprès des milliers de professionnels de la restauration en France.

La troisième société se situe dans l’intelligence artificielle et les infrastructures email. EmailTree AI est une solution de gestion  des emails basée sur des techniques d’intelligence artificielle. L’IA permet d’analyser le contenu d’un email et  de générer une réponse avec des éventuelles actions automatiques pour enrichir les bases de données clients  pour les services clients et supports techniques.

Enfin on notera la sélection d’un seul dossier digital mais avec un développement très technologique : celui de I.Praedico dans la catégorie des InsurTech. i.praedico est une solution qui aide les assureurs à déterminer rapidement la meilleure stratégie de sortie des sinistres corporels graves. La solution permettra de prédire et optimiser les coûts d’indemnisation associés.

Dans son plan de relance de 100 milliards d’euros présenté le 03 septembre, le Gouvernement consacre sept milliards d’euros à la filière numérique sur deux années. Les startups et les technologies disruptives bénéficient de la moitié de ce budget.

3,7 milliards pour les startups et les technologies numériques de rupture

Les startups françaises apparaissent comme les grandes gagnantes de ce plan de relance dont 500 millions seront consacrés au soutien de leurs fonds propre, à l’entrée à leur capital via Bpifrance, en soutien à des structures d’investissement. « Bpifrance va investir près de 400 millions d’euros en 2021 contre 250 millions aujourd’hui » a déclaré Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques dans un long billet publié sur Medium.

Le Gouvernement affiche deux objectifs : favoriser l’émergence et la réussite de la nouvelle génération post-crise de startups et accélérer l’émergence de leaders mondiaux. Les aides à l’innovation dont bénéficie chaque année la French Tech  augmenteront de 60 % pour atteindre 800 millions d’euros sur la période.

Dans cette enveloppe globale, 2,4 milliards seront dédiés à des technologies numériques de rupture comme l’informatique quantique, la cybersécurité, l’intelligence artificielle, le cloud ou l’e-santé. Dans les semaines à venir le Gouvernement précisera ses projets d’investissement dans ces secteurs.

2,3 milliards pour la transformation numérique de l’Etat et des territoires et des entreprises

1,7 milliard pour la transformation numérique de l’État, 385 millions pour la transformation numérique des TPE et PME, 200 millions pour la numérisation des filières aéronautiques et automobiles.

800 millions pour le numérique du quotidien

550 millions d’euros seront consacrés au déploiement du très haut débit avec l’objectif, à l’horizon 2025, de généraliser la fibre sur l’ensemble du territoire. 250 millions seront dédiés à la formation et à l’accompagnement des treize millions de Français encore éloignés du numérique.

300 millions pour la formation aux métiers du numérique

Selon Cédric O, « le numérique a d’ores et déjà été, en 2019, le premier secteur créateur net d’emploi en France ». Les 300 millions seront consacrés à le formation aux métiers du numérique et à l’insertion de jeunes mais également à ceux dont les métiers seront affectés par la crise.

Mais pas assez pour Frédéric Mazzella

« On s’attendait à ce qu’il y ait un peu plus d’effort sur le numérique » a déclaré à l’AFP Frédéric Mazzella, co-président de l’association France Digitale fédérant 1 800 entrepreneurs et investisseurs du numérique français mais aussi président et co-fondateur de BlaBlaCar. « Le numérique n’est pas oublié du plan de relance, mais il n’est pas non plus la priorité et c’est dommage parce que justement il remplit la case emploi, la case souveraineté […] Le numérique est le premier secteur créateur net d’emploi en France » a-t-il indiqué.

Dans une interview accordée à Céline Tridon du site Chef d’entreprise, Fréderic Mazzella précise que ce plan de relance devrait davantage profiter aux entreprises françaises : « Il y a un effort qui serait légitime en termes d’emploi et de souveraineté : faire en sorte que la commande publique se dirige vers des solutions françaises ou européennes. On parle beaucoup de made in France dans la production industrielle, mais il faudrait aussi parler de made in France sur le numérique ! »

En photo : Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques ©Cedric_O

Avec du retard par rapport aux grands acteurs de la Tech, Atos vient d’annoncer le lancement de Scaler, un accélérateur de startups et PME. Principal intérêt : la typologie de la sélection opérée par Atos pour ces startups deeptech choisies pour leur capacité à transformer leur secteur d’activité par la technologie.

La liste des 14 startups par domaine

Santé & sciences de la vie : Big Picture, Malinko

Industrie : Siasearch, Rcup

Ressources et Services : Sentient Science, Opinum

Services financiers et assurance : DreamQuark, SuperGraph

Secteur public & défense: United Biometrics, Tier 1 Asset Management Ltd.

Technologies avancées & cyber :Claroty, IQM

Décarbonisation : Greenspector

Télécommunications & média :  Synchronized

 

 

 

Afin de palier au ralentissement des levées de fonds, les jeunes entreprises ont recours à d’autres formules pour continuer à se développer. Parmi celles-ci l’approche “media for equity” semble revenir en force. Une formule qui pourrait se généraliser dans l’e-commerce dont le levier principal reste la publicité.

Cité par les Echos, la jeune entreprise d’e-commerce  Miliboo a annoncé la cession de 21,4 % de son capital à M6. En échange, la société d’e-commerce disposera d’un crédit publicitaire de 2,5 millions d’euros à utiliser dans les deux prochaines années.

Miliboo, qui est cotée en bourse, réalise un chiffre d’affaires proche  de 30 millions d’euros. La société créée il y a cinq ans avait déjà travaillé avec M6 sur le plan publicitaire et son développement semble directement corrélé à ses investissements publicitaires en télévision.

La société réalise la presque totalité de son CA en France et semble avoir bénéficié de la crise sanitaire. Dans son communiqué de presse annuel, Miliboo a annoncé sur la période mars à avril une croissance de son trafic internet de 49 % et une croissance de son chiffre d’affaires en progression de près de 24 % à un peu plus de 7 millions d’euros de chiffre  d’affaires.

En partenariat avec Capital, Angels Square  vient de dévoiler le classement des business angels français. Très utile pour toutes les startups qui vont être à la recherche de financements sur un marché où les fonds de capital-risque pourraient être beaucoup plus prudents du fait des crises.

Et non ce n’est pas Xavier Niel le premier business angel en France selon Angels Square. Dans sa dernière étude publiée en collaboration avec Capital, le fonds d’amorçage place Pierre-Edouard Stérin, le fondateur de la smartbox en tête de ce  classement avec 42 millions d’euros investis dans 24 startups dont Kids, Empire, Hapik, Dentelia, 60/60 ou encore Polène. Xavier Niel est donc second au classement avec 30 millions d’euros investis dans 150 projets. Viennent ensuite Michaël  Benabou le fondateur de Weepee avec un montant investi de 13 millions d’euros sur les cinq dernières années,  Thibault Elzière, le fondateur de efounders avec 10 millions investis, Bruno Rouset, le président d’Evolem et fondateur d’April avec 8,5 millions investis.

Quand on additionne les montants investis par ces Business Angels sur une période moyenne de 5 à 10 ans pour la majorité d’entre eux, on arrive à un total de 134,1 millions d’euros pour les 15 premiers et un total d’un peu plus de 150 millions pour les 30 premiers business angels référencés. Les montants investis par les business angels se situant en bas de classement se situentautour des 700 K dans une dizaine de startups.

Selon les chiffres récents de France Angels qui regroupe 5 000 business angels cité par Option Finance ils ont investi un montant total de 43 millions d’euros en France en 2019, soit une progression de 15%. Le nombre d’opérations est  en baisse de 7% passant ainsi de 455 en 2018 à 422 en 2019.

Les startups qui on choisi de rejoindre les incubateurs d’entreprises  et de se financer auprès de fonds de corporate venture  se sentent-elles plus protégées que les autres de la crise actuelle ? Pas vraiment si l’on en croit les résultats du dernier baromètre de Capgemini et du Village by CA qui étudie cet écosystème.

On le sait : il y a un grand risque à voir l’écosystème des startups payer un lourd tribut à la crise actuelle. Le Gouvernement en a pris conscience et vient d’annoncer un plan de soutien important afin de préserver cet écosystème de plus de 10 000 entreprises.

Dans cet univers trés diversifié, celles qui ont choisi le corporate venture et des relations privilégiées avec des grands groupes se sentent-elles plus protégées ? Pas réellement si on analyse en détail les résultats du dernier baromètre Capgemini et du Village by CA. Selon les résultats de leur dernière étude 56% des startups et 53% des grands groupes ont vu leurs projets de collaboration mis en pause pendant la crise du Covid. 29% des grands groupes se sont recentrés sur leur cœur de métier. Ce chiffre devrait encore progresser si la crise se révèle plus dure que prévue notamment à partir de septembre.

Le second sujet d’inquiétude est lié aux priorités affichées désormais par les grands groupes et les startups incubées. 75% des grands groupes citent l’innovation en matière d’expérience client comme prioritaire pour la collaboration avec les startups alors que pour 82% des startups c’est l’augmentation du chiffre d’affaires qui prime. En l’absence de trésorerie à court terme, la plupart  de ces jeunes entreprises ne devraient pas pouvoir survivre d’autant que leurs solutions sont loin d’être opérationnelles.

Selon les résultats de cette étude un passage à l’échelle rapide des solutions représente le plus fort enjeu dans la collaboration. Une unanimité de startups (96%) et plus des trois quarts des grands groupes (75%) trouvent ces délais trop longs.  Il serait d’ailleurs intéressant que l’on puisse disposer de statistiques sur les aides consenties par le Crédit Agricole dans le cadre de ses incubateurs depuis le début de la crise du Covid-19.

Quelle sont les voies de sorties pour ces startups ?

Pour la plupart de ces entreprises qui risquent de ne pouvoir continuer à se développer commercialement avec ces grands groupes, les solutions pour l’avenir semblent limitées. Au delà d’essayer de vendre leur technologie, trop souvent limitée à l’état actuel à un POC, elles n’auront sans doute d’autres choix que de rejoindre les équipes technologiques des grandes entreprises. Selon les rapporteurs de cette étude c’est d’ailleurs dans ce sens que l’on pourrait interpréter l’un des résultats de l’étude qui montre que  le simple POC rémunéré se voit remplacer par la réalisation de solutions industrialisées et à l’échelle impliquant des relations plus complexes.

Télécharger le “Baromètre 2020 de la relation start-up/grand groupe” publié par Capgemini et Village by CA : https://www.dropbox.com/sh/x7w7lug0m4qlim7/AACGL69P1tWD-y75czNdKXoqa

La plateforme française de référencement BtoB Alkemics vient d’annoncer une levée de fonds de 20 millions d’euros principalement auprès de Cathay Innovation et de Serenna Capital. Objectif : digitaliser la relation avec les fournisseurs de la grande distribution et de l’e-commerce mais pas seulement.

La jeune entreprise Alkemics vient d’annoncer dans la presse une levée de fonds de 20 millions d’euros auprès de fonds principalement américains pour renforcer son positionnement dans le domaine du référencement de produits et  de fournisseurs pour les acteurs de la grande distribution et de l’e-commerce.

Le référencement des fournisseurs  est devenu un enjeu crucial dans le secteur du BtoB tout comme dans le secteur de l’e-commerce notamment pour assurer une diversité d’approvisionnement mais aussi d’offre. Par ailleurs, cela permet aussi de digitaliser les processus  habituels avec les fournisseurs tout en offrant des solutions d’intégration vers  le digital pour que les enseignes de distribution  puissent rivaliser avec les grandes plateformes d’e-commerce comme Amazon.

Que va faire Alkemics de ces 20 millions d’euros ?

Alkemics fournit une plate-forme technologique  qui permet de faire deux choses. D’une part,  elle propose aux entreprises de se référencer et de le faire dans des formats qui facilitent les process techniques et digitaux avec les grands acteurs de la distribution mais aussi de l’e-commerce. D’autre part, Alkemics permet d’homogénéiser ces données de référencement et de les distribuer sur tous les canaux de distribution d’une enseigne. Cela permet notamment aux marques de mettre en avant davantage de données dans le référencement de leurs produits et d’augmenter le niveau d’information pour les consommateurs. Enfin, au niveau du digital, Alkemics permet aussi un interfaçage avec des acteurs du marketing digital mais la plupart du temps il s’agit d’une simple mise en relation avec des acteurs de ce secteur.

Avec cette levée de fonds, Alkemics devrait pouvoir continuer à se développer sur le plan technologique. Les enjeux sont nombreux au regard des volumes d’information à traiter notamment dans une perspective de développement à l’international. Selon les dirigeants cités par Capital, l’entreprise serait notamment en discussion avec Walmart. Au delà de cet aspect lié au traitement des données référencées,  le second enjeu est l’intégration des solutions d’Alkemics avec d’autres logiciels existants dans les process d’e-procurement ou de gestion avec les ERP. C’est sans doute ce domaine qui a intéressé les fonds d’investissements américains toujours à la recherche d’actifs technologiques pouvant être rachetés par les leaders actuels de ces marchés.

Mais Alkemics pourrait choisir aussi de renforcer son positionnement sur l’intégration de solutions tierces de marketing digital et devenir ainsi une plateforme d’animation  de services digitaux. Un positionnement  que tous les acteurs de l’e-commerce recherchent afin de diminuer les coûts d’acquisition en marketing digital et offrir un service intégré aux industriels et aux marques.

 

Après les aides de trois milliards d’euros du PGE et de 2,5 milliards d’euros de crédits CIR aux entreprises technologiques, le Gouvernement a annoncé de nouvelles mesures en faveur des startups. L’enjeu est de taille : pérenniser les investissements réalisés sur ces dernières années dans un écosystème de plus de 10 000 entreprises et qui compte plus de 100 000 salariés tout en préparant l’avenir.

La crise du Covid-19 a mis en danger l’écosystème des startups françaises. Pour éviter que celui-ci soit balayé par la crise, le Gouvernement, par l’intermédiaire de Bruno Lemaire, ministre de l’économie et des finances, a annoncé une série de cinq mesures. L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de protéger un pan de l’économie dans lequel  la France a beaucoup investi ces dernières années notamment par l’intermédiaire de la Bpi.

Selon les sources, on chiffre à plus de 12 milliards les montants investis dans les jeunes entreprises ces cinq dernières années. Cela a débouché sur la création d’un écosystème de plus de 10 000 entreprises employant plus de 100 000 salariés selon une dépêche de l’AFP mentionnant des sources gouvernementales. Ce plan de soutien est d’autant plus nécessaire que ces entreprises sont fragiles et que les levées de fonds se concentrent maintenant sur un nombre limité de jeunes entreprises appartenant au fameux Next40 ou au club de la French Tech 120 constituant le segment des entreprises les plus prometteuses.

La crise actuelle sera un révélateur du bilan du Gouvernement en matière de financement de nouvelles technologies et celui-ci devrait pas être mauvais. Le club des licornes françaises  s’est élargi et devrait s’élargir encore avec la stratégie mise en place sur le Next 40 et la French Tech 120. En revanche, la France n’a pas créé de licorne mondiale et surtout n’a pas su garder en France ce qui fait la force de l’industrie américaine du capital-risque à savoir des géants de la Tech. Le plus bel exemple récent étant Zoom dont les revenus mondiaux vont dépasser cette année  les 1,5 milliards de dollars de revenus grâce à cette crise mais aussi grâce à l’anticipation des nouveaux  usages.

Un plan en cinq volets

Le premier volet concerne les annonces du 4 juin sur le cloud souverain. Afin d’éviter une migration des entreprises tech les plus prometteuses aux Etats-Unis où l’industrie du capital-risque est plus dynamique, le Gouvernement français a décidé lancer un véhicule d’investissement géré par Bpifrance de 150 M€.  En fonction des besoins, la taille de ce fonds pourra être augmentée en 2021 pour atteindre plus de 500 M€. Au delà de la création de ce fonds, le message est clair et il sera difficile d’investir pour des fonds mondiaux dans certaines startups.

Le second volet de ce plan prends en compte la contraction des montants investis par les sociétés de capital-risque du fait de cette crise. Le montant annoncé est de 500 M€ sous forme de prêts et bridges gérés par la Bpi notamment pour des entreprises qui n’ont pu avoir accès au PGE.

Le troisième volet de ce plan est tourné vers l’avenir avec un fonds spécifique de 200 M€ dédiés à financer un nouveau  écosystème de startups, en particulier fortement technologiques. Les deux derniers volets concernent des mesures en faveur des usages numériques et  de la formation aux nouvelles technologies.