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Avec du retard par rapport aux grands acteurs de la tech, Atos vient d’annoncer le lancement de Scaler, un accélateur de startups et PME. Principal intérêt la sélection opérée par Atos de  ces deeptech françaises choisies pour leur capacité à transformer leur secteur d’activité par la technologie

La liste des 14 startups par domaine

Santé & sciences de la vie : Big Picture, Malinko

Industrie : Siasearch, Rcup

Ressources et Services : Sentient Science, Opinum

Services financiers et assurance : DreamQuark, SuperGraph

Secteur public & défense: United Biometrics, Tier 1 Asset Management Ltd.

Technologies avancées & cyber :Claroty, IQM

Décarbonisation : Greenspector*

Télécommunications & média :  Synchronized

 

 

 

Afin de palier au ralentissement des levées de fonds, les jeunes entreprises ont recours à d’autres formules pour continuer à se développer. Parmi celles-ci l’approche “media for equity” semble revenir en force. Une formule qui pourrait se généraliser dans l’e-commerce dont le levier principal reste la publicité.

Cité par les Echos, la jeune entreprise d’e-commerce  Miliboo a annoncé la cession de 21,4 % de son capital à M6. En échange, la société d’e-commerce disposera d’un crédit publicitaire de 2,5 millions d’euros à utiliser dans les deux prochaines années.

Miliboo, qui est cotée en bourse, réalise un chiffre d’affaires proche  de 30 millions d’euros. La société créée il y a cinq ans avait déjà travaillé avec M6 sur le plan publicitaire et son développement semble directement corrélé à ses investissements publicitaires en télévision.

La société réalise la presque totalité de son CA en France et semble avoir bénéficié de la crise sanitaire. Dans son communiqué de presse annuel, Miliboo a annoncé sur la période mars à avril une croissance de son trafic internet de 49 % et une croissance de son chiffre d’affaires en progression de près de 24 % à un peu plus de 7 millions d’euros de chiffre  d’affaires.

En partenariat avec Capital, Angels Square  vient de dévoiler le classement des business angels français. Très utile pour toutes les startups qui vont être à la recherche de financements sur un marché où les fonds de capital-risque pourraient être beaucoup plus prudents du fait des crises.

Et non ce n’est pas Xavier Niel le premier business angel en France selon Angels Square. Dans sa dernière étude publiée en collaboration avec Capital, le fonds d’amorçage place Pierre-Edouard Stérin, le fondateur de la smartbox en tête de ce  classement avec 42 millions d’euros investis dans 24 startups dont Kids, Empire, Hapik, Dentelia, 60/60 ou encore Polène. Xavier Niel est donc second au classement avec 30 millions d’euros investis dans 150 projets. Viennent ensuite Michaël  Benabou le fondateur de Weepee avec un montant investi de 13 millions d’euros sur les cinq dernières années,  Thibault Elzière, le fondateur de efounders avec 10 millions investis, Bruno Rouset, le président d’Evolem et fondateur d’April avec 8,5 millions investis.

Quand on additionne les montants investis par ces Business Angels sur une période moyenne de 5 à 10 ans pour la majorité d’entre eux, on arrive à un total de 134,1 millions d’euros pour les 15 premiers et un total d’un peu plus de 150 millions pour les 30 premiers business angels référencés. Les montants investis par les business angels se situant en bas de classement se situentautour des 700 K dans une dizaine de startups.

Selon les chiffres récents de France Angels qui regroupe 5 000 business angels cité par Option Finance ils ont investi un montant total de 43 millions d’euros en France en 2019, soit une progression de 15%. Le nombre d’opérations est  en baisse de 7% passant ainsi de 455 en 2018 à 422 en 2019.

Les startups qui on choisi de rejoindre les incubateurs d’entreprises  et de se financer auprès de fonds de corporate venture  se sentent-elles plus protégées que les autres de la crise actuelle ? Pas vraiment si l’on en croit les résultats du dernier baromètre de Capgemini et du Village by CA qui étudie cet écosystème.

On le sait : il y a un grand risque à voir l’écosystème des startups payer un lourd tribut à la crise actuelle. Le Gouvernement en a pris conscience et vient d’annoncer un plan de soutien important afin de préserver cet écosystème de plus de 10 000 entreprises.

Dans cet univers trés diversifié, celles qui ont choisi le corporate venture et des relations privilégiées avec des grands groupes se sentent-elles plus protégées ? Pas réellement si on analyse en détail les résultats du dernier baromètre Capgemini et du Village by CA. Selon les résultats de leur dernière étude 56% des startups et 53% des grands groupes ont vu leurs projets de collaboration mis en pause pendant la crise du Covid. 29% des grands groupes se sont recentrés sur leur cœur de métier. Ce chiffre devrait encore progresser si la crise se révèle plus dure que prévue notamment à partir de septembre.

Le second sujet d’inquiétude est lié aux priorités affichées désormais par les grands groupes et les startups incubées. 75% des grands groupes citent l’innovation en matière d’expérience client comme prioritaire pour la collaboration avec les startups alors que pour 82% des startups c’est l’augmentation du chiffre d’affaires qui prime. En l’absence de trésorerie à court terme, la plupart  de ces jeunes entreprises ne devraient pas pouvoir survivre d’autant que leurs solutions sont loin d’être opérationnelles.

Selon les résultats de cette étude un passage à l’échelle rapide des solutions représente le plus fort enjeu dans la collaboration. Une unanimité de startups (96%) et plus des trois quarts des grands groupes (75%) trouvent ces délais trop longs.  Il serait d’ailleurs intéressant que l’on puisse disposer de statistiques sur les aides consenties par le Crédit Agricole dans le cadre de ses incubateurs depuis le début de la crise du Covid-19.

Quelle sont les voies de sorties pour ces startups ?

Pour la plupart de ces entreprises qui risquent de ne pouvoir continuer à se développer commercialement avec ces grands groupes, les solutions pour l’avenir semblent limitées. Au delà d’essayer de vendre leur technologie, trop souvent limitée à l’état actuel à un POC, elles n’auront sans doute d’autres choix que de rejoindre les équipes technologiques des grandes entreprises. Selon les rapporteurs de cette étude c’est d’ailleurs dans ce sens que l’on pourrait interpréter l’un des résultats de l’étude qui montre que  le simple POC rémunéré se voit remplacer par la réalisation de solutions industrialisées et à l’échelle impliquant des relations plus complexes.

Télécharger le “Baromètre 2020 de la relation start-up/grand groupe” publié par Capgemini et Village by CA : https://www.dropbox.com/sh/x7w7lug0m4qlim7/AACGL69P1tWD-y75czNdKXoqa

La plateforme française de référencement BtoB Alkemics vient d’annoncer une levée de fonds de 20 millions d’euros principalement auprès de Cathay Innovation et de Serenna Capital. Objectif : digitaliser la relation avec les fournisseurs de la grande distribution et de l’e-commerce mais pas seulement.

La jeune entreprise Alkemics vient d’annoncer dans la presse une levée de fonds de 20 millions d’euros auprès de fonds principalement américains pour renforcer son positionnement dans le domaine du référencement de produits et  de fournisseurs pour les acteurs de la grande distribution et de l’e-commerce.

Le référencement des fournisseurs  est devenu un enjeu crucial dans le secteur du BtoB tout comme dans le secteur de l’e-commerce notamment pour assurer une diversité d’approvisionnement mais aussi d’offre. Par ailleurs, cela permet aussi de digitaliser les processus  habituels avec les fournisseurs tout en offrant des solutions d’intégration vers  le digital pour que les enseignes de distribution  puissent rivaliser avec les grandes plateformes d’e-commerce comme Amazon.

Que va faire Alkemics de ces 20 millions d’euros ?

Alkemics fournit une plate-forme technologique  qui permet de faire deux choses. D’une part,  elle propose aux entreprises de se référencer et de le faire dans des formats qui facilitent les process techniques et digitaux avec les grands acteurs de la distribution mais aussi de l’e-commerce. D’autre part, Alkemics permet d’homogénéiser ces données de référencement et de les distribuer sur tous les canaux de distribution d’une enseigne. Cela permet notamment aux marques de mettre en avant davantage de données dans le référencement de leurs produits et d’augmenter le niveau d’information pour les consommateurs. Enfin, au niveau du digital, Alkemics permet aussi un interfaçage avec des acteurs du marketing digital mais la plupart du temps il s’agit d’une simple mise en relation avec des acteurs de ce secteur.

Avec cette levée de fonds, Alkemics devrait pouvoir continuer à se développer sur le plan technologique. Les enjeux sont nombreux au regard des volumes d’information à traiter notamment dans une perspective de développement à l’international. Selon les dirigeants cités par Capital, l’entreprise serait notamment en discussion avec Walmart. Au delà de cet aspect lié au traitement des données référencées,  le second enjeu est l’intégration des solutions d’Alkemics avec d’autres logiciels existants dans les process d’e-procurement ou de gestion avec les ERP. C’est sans doute ce domaine qui a intéressé les fonds d’investissements américains toujours à la recherche d’actifs technologiques pouvant être rachetés par les leaders actuels de ces marchés.

Mais Alkemics pourrait choisir aussi de renforcer son positionnement sur l’intégration de solutions tierces de marketing digital et devenir ainsi une plateforme d’animation  de services digitaux. Un positionnement  que tous les acteurs de l’e-commerce recherchent afin de diminuer les coûts d’acquisition en marketing digital et offrir un service intégré aux industriels et aux marques.

 

Après les aides de trois milliards d’euros du PGE et de 2,5 milliards d’euros de crédits CIR aux entreprises technologiques, le Gouvernement a annoncé de nouvelles mesures en faveur des startups. L’enjeu est de taille : pérenniser les investissements réalisés sur ces dernières années dans un écosystème de plus de 10 000 entreprises et qui compte plus de 100 000 salariés tout en préparant l’avenir.

La crise du Covid-19 a mis en danger l’écosystème des startups françaises. Pour éviter que celui-ci soit balayé par la crise, le Gouvernement, par l’intermédiaire de Bruno Lemaire, ministre de l’économie et des finances, a annoncé une série de cinq mesures. L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de protéger un pan de l’économie dans lequel  la France a beaucoup investi ces dernières années notamment par l’intermédiaire de la Bpi.

Selon les sources, on chiffre à plus de 12 milliards les montants investis dans les jeunes entreprises ces cinq dernières années. Cela a débouché sur la création d’un écosystème de plus de 10 000 entreprises employant plus de 100 000 salariés selon une dépêche de l’AFP mentionnant des sources gouvernementales. Ce plan de soutien est d’autant plus nécessaire que ces entreprises sont fragiles et que les levées de fonds se concentrent maintenant sur un nombre limité de jeunes entreprises appartenant au fameux Next40 ou au club de la French Tech 120 constituant le segment des entreprises les plus prometteuses.

La crise actuelle sera un révélateur du bilan du Gouvernement en matière de financement de nouvelles technologies et celui-ci devrait pas être mauvais. Le club des licornes françaises  s’est élargi et devrait s’élargir encore avec la stratégie mise en place sur le Next 40 et la French Tech 120. En revanche, la France n’a pas créé de licorne mondiale et surtout n’a pas su garder en France ce qui fait la force de l’industrie américaine du capital-risque à savoir des géants de la Tech. Le plus bel exemple récent étant Zoom dont les revenus mondiaux vont dépasser cette année  les 1,5 milliards de dollars de revenus grâce à cette crise mais aussi grâce à l’anticipation des nouveaux  usages.

Un plan en cinq volets

Le premier volet concerne les annonces du 4 juin sur le cloud souverain. Afin d’éviter une migration des entreprises tech les plus prometteuses aux Etats-Unis où l’industrie du capital-risque est plus dynamique, le Gouvernement français a décidé lancer un véhicule d’investissement géré par Bpifrance de 150 M€.  En fonction des besoins, la taille de ce fonds pourra être augmentée en 2021 pour atteindre plus de 500 M€. Au delà de la création de ce fonds, le message est clair et il sera difficile d’investir pour des fonds mondiaux dans certaines startups.

Le second volet de ce plan prends en compte la contraction des montants investis par les sociétés de capital-risque du fait de cette crise. Le montant annoncé est de 500 M€ sous forme de prêts et bridges gérés par la Bpi notamment pour des entreprises qui n’ont pu avoir accès au PGE.

Le troisième volet de ce plan est tourné vers l’avenir avec un fonds spécifique de 200 M€ dédiés à financer un nouveau  écosystème de startups, en particulier fortement technologiques. Les deux derniers volets concernent des mesures en faveur des usages numériques et  de la formation aux nouvelles technologies.

 

 

 

Insideboard, la plateforme collaborative française de formation, vient d’annoncer une levée de fonds de 25 millions d’euros. Elle estime que ses services sont bien positionnés aujourd’hui dans l’économie de de la distanciation, notamment dans la conduite du changement. Un marché dominé par la Tech américaine avec Teams de Microsoft, Slack ou encore Zoom.

En pleine crise du Covid-19, de la montée en puissance du télétravail et des services de distanciation, Axa Venture Partners, Orange Venture et ISAI   ont annoncé un investissement de 25 millions d’euros dans la jeune entreprise Insideboard créée en 2012. Comme Klaxoon, Insideboard est positionnée sur les solutions et services liées à la conduite du changement et à la gestion des talents avec des nouveaux services comme des challenges ou des programmes ambassadeurs.

L’approche de l’entreprise est très liée à la formation et à la gestion des ressources humaines mais sa solution est basée sur une plateforme en mode SaaS. Insideboard cherche à se positionner à la fois sur la transformation digitale du secteur de la formation et de la gestion du capital humain tout en offrant des solutions concurrentes des grandes plateformes collaboratives comme Slack ou Teams en terme de collaboratif.

Remplacer le middle management par l’Intelligence Artificielle ?

Dans son communiqué de presse Insidboard précise que “les entreprises  doivent révolutionner leur approche de la gestion du changement pour réussir. Jusqu’à présent, 75% des projets de transformation ont échoué car ils reposaient sur une approche traditionnelle de la gestion du changement, centrée principalement sur la formation”.

Sur le plan technique Insideboard propose une plateforme collaborative qui utilise l’intelligence artificielle et une approche basée sur les objectifs inspirée du système OKR (objectifs et résultats clés) de Google qui motive les équipes et les rassemble autour des résultats attendus.

C’est d’ailleurs dans le domaine de l’Intelligence Artificielle que souhaite se renforcer Insideboard afin de mieux connaître les mécanismes d’engagement des employés et de leur proposer de surveiller leurs objectifs. Une plate-forme qui conduit donc les employés à plus d’autonomie, en collaboratif et qui devrait permettre de réduire les coûts d’encadrement ou de middle management.

Insideboard est citée par le Gartner et elle est par ailleurs partenaire de nombreuses solutions d’infrastructure informatiques en gestion des ressources humaines, CRM ou encore ERP afin d’être parfaitement intégrée sur le plan technologique.

Photo : Yohan et Michaël Bentolila, fondateurs d’Insideboard ©Insideboard

Alors que les cabinets d’études annoncent un ralentissement général de l’investissement informatique, les solutions technologiques liées au digital continuent à attirer les investisseurs. La startup française Contentsquare vient d’annoncer une levée de fonds de 190 millions de dollars, essentiellement auprès de fonds VC américains. L’objectif : s’armer technologiquement pour affronter l’ère de l’intelligence artificielle.

Comme Dataiku, Talend dans les données ou encore Outscale dans le cloud, Conentsquare fait partie de ces startups françaises de la Tech qui attire les grands acteurs du capital-risque américain. Au départ la société  est positionnée sur un marché lié à l’expérience utilisateur en e-commerce avec une offre d’analyse de données permettant à ce secteur d’optimiser ses actions marketing.

La base de clients de la jeune entreprisse française s’est ensuite élargie à plusieurs références mondiales. Elle compte parmi ses clients des sociétés comme Sephora, TMobile, Salesforce, Dell, LVMH, Carrefour, Ikea, Orange soit une pénétration de 30 % des grands comptes mondiaux selon ses sources. Dans son communiqué, Contentsquare précise qu’elle analyse chaque jour 10 milliards d’interactions client et près d’1,4 milliard de dollars de transactions en ligne, soit l’un des plus grands benchmarks de données comportementales au monde.

Entrer dans l’ère de l’intelligence artificielle

Contentsquare indique aussi dans son communiqué que le tour de table a été mené par BlackRock Private Equity Partners. La plupart des investisseurs existants – Bpifrance via son pôle fond Large Venture, Canaan, Eurazeo Growth, GPE Hermes, Highland Europe, H14 et KKR – ont participé à cette nouvelle levée.

Avec cette levée de fonds, l’entreprise française précise que cela lui permettra de rester dans la course technologique dans l’Intelligence Artificielle et l’analyse prédictive. Un domaine où l’on retrouve tous les grands acteurs de l’informatique actuelle (AWS, Google, Adobe, Oracle ou encore Salesforce) mais avec des offres moins intégrées aux applications digitales que celles proposées par Contentsquare.

Par ailleurs la startup offre plus de services car Contentsquare transforme ces données en recommandations qui permettent aux entreprises de prioriser leurs décisions et d’augmenter leur conversion et leur chiffre d’affaires. Créée en 2012, Contentsquare a fait l’acquisition de Clicktale et de Pricing Assistant, solution d’analyse des prix et des produits pour étendre sa couverture de données analysées.

Intel a annoncé le rachat pour 900 millions de dollars de Moovit, une startup israélienne spécialisée dans la mobilité. Un secteur dont le développement est en train de s’accélérer dans le contexte de la crise du Covid-19.

Basée à Tel Aviv, la jeune entreprise  Moovit ne compte que 200 salariés mais pèse prés d’un milliard de dollars de valorisation aux yeux des géants de la Tech. Crée en 2012 cette jeune entreprise est spécialisée dans les services à la mobilité. L’entreprise est positionnée sur un marché plus large lié à la donnée permettant de combiner pour une destination tous les moyens de transports.

Son service Moovit permet notamment aux voyageurs de planifier leurs voyages en combinant tous les modes de transport : les transports en commun, les services de location de vélos et de scooters, le trajet en voiture et le covoiturage. Une solution qui prend tout son sens à l’heure actuelle avec la fin du confinement et la volonté des entreprises et des collectivités de proposer des solutions alternatives pour éviter les risques sanitaires dans les transports publics. Moovit publie d’ailleurs des analyses des évolutions en terme de transport pendant cette crise et propose ses services spécifiques aux municipalités et aux entreprises.

Intel qui était déjà actionnaire de Moovit va intégrer la jeune entreprise dans sa division mobilité  Mobileye connue pour son système d’aide automatique à la conduite ADAS. Un marché dont le développement futur dépend des capacités de financement d’une industrie automobile qui devrait sortir trés affaiblie de cette crise et en concurrence directe avec tous les moyens de transports alternatifs.

Photo : Nir Erez, CEO de Moovit ©DR

 

Alan fait partie des startups à succès qui ont levé des fonds importants ces dernières années. Créér en 2016, la jeune Assurtech qui s’est fait une place dans la prévoyance santé en entreprise vient d’annoncer une levée de fonds de 50 millions d”euros pour pivoter vers les services de santé.

C’est en bonne place sur son site web, Alan a lancé  depuis le démarrage de la crise du Covid-19  le programme « Coup de pouce ». Gratuit et ouvert à tous, il donne accès aux dernières informations disponibles sur le COVID-19, à une application  d’auto-diagnostique ainsi qu’à un service de télémédecine et à des programmes de Yoga. En annonçant une nouvelle levée de fonds de 50 millions d’euros, la jeune entreprise française souhaite encore accentuer ce positionnement dans la télémédecine et les services digitaux aux assurés.

Selon certaines sources, la société qui compte 200 salariés et réalise un chiffre d’affaires de plus de 50 millions n’aurait séduit que 75 000 clients dans le domaine de la prévoyance santé en entreprise. Une place acquise, il est vrai en peu de temps, grâce à ses levées de fonds successives (23 et 40 millions d’euros) mais qui reste modeste dans le monde du courtage des assurances.

50 millions d’euros pour pivoter dans les services digitaux de santé

Avec cette nouvelle levée de fonds, Alan souhaite se positionner sur les services de santé de demain. « Depuis sa création, Alan a pour mission de rendre le système de santé simple, juste et transparent pour tous. Dans le contexte de crise actuel, cette ambition est d’autant plus forte. La crise de COVID-19 a renforcé l’aspiration des individus à avoir une meilleure emprise sur leur propre santé et à bénéficier de meilleurs soins à tous les niveaux” précise notamment la société dans son communiqué de presse.

Alan souhaite notamment bâtir ce que la jeune société appelle le futur des soins de santé. “L’ambition d’Alan est de devenir la principale application de ses membres pour accéder à des informations instantanées lorsqu’ils se préoccupent de leur santé, trouver des praticiens et communiquer avec eux ou encore recevoir des conseils de santé personnalisés et proactifs” précise encore Alan dans son communiqué de presse.

Une ambition qu’elle veut construire à l’international et qui sera un véritable challenge au regard de la concurrence internationale et des enjeux technologiques en IA  dans ce secteur.

Photo : Charles Gorintin et Jean-Charles Samuelian, fondateurs de la société et respectivement CTO et CEO . ©Alan