Pour les promoteurs de l’Indice de Résilience Numérique (IRN) présenté le 26 janvier dernier à Bercy la dépendance technologique est devenue un risque stratégique et économique de premier ordre pour les entreprises européennes. Un constat qui peut s’entendre dans les secteurs critiques (défense, énergie, état…) mais que les entreprises privées, à la recherche constante de gains de productivité, partagent moins. Tout comme les consommateurs à la recherche de gains de pouvoir d’achat. L’initiative a néanmoins le mérite de mettre en lumière les risques de dépendance notamment dans la perspective du basculement vers l’IA. Un modèle avec encore beaucoup d’inconnues notamment en termes de coûts.
L’Indice de Résilience Numérique vise à permettre aux entreprises et aux organisations publiques de mesurer, piloter et réduire leurs dépendances numériques critiques, dans un contexte marqué par l’intensification des risques géopolitiques, technologiques, industriels et réglementaires. Un label qui sera accessible à toutes les sociétés de conseil et intervenants tech dans leurs pratiques.
L’IRN propose ainsi une approche pragmatique de la résilience numérique, couvrant notamment :
- les dépendances « business » et stratégiques : augmentations tarifaires, modifications unilatérales de contrat, risque de « killswitch »…
- Les dépendances « sécuritaires » : cyber-sécurité, autonomie opérationnelle… ;
- Les dépendances technologiques : explicabilité des modèles d’IA, maîtrise de la supply chain technologique…
- Les capacités de gouvernance et de maîtrise opérationnelle.
L’Indice de Résilience Numérique est porté par l’association à but non lucratif Digital Resilience Initiative, qui évoluera en 2026 vers un statut d’AISBL (association internationale sans but lucratif) afin d’accompagner son déploiement européen et international. Olivier Sichel, directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations est le président d’honneur de l’association.







