Pour ce Noël 2016, Snapchat s’est offert la startup israélienne Cimagine Media. Créée en 2012, la jeune entreprise est spécialisée dans l’utilisation de la réalité augmentée (AR) dans le domaine du e-commerce.
Concrètement, ces deux domaines intéressent Snapchat, ce qui justifie l’investissement (compris entre 30 et 40 M$ selon Calcalist News).
Par ailleurs, la solution de Cimagine Media est d’ores et déjà utilisée par plusieurs distributeurs étasuniens ou britanniques, ainsi que par Coca-Cola. Ces belles références donnent encore plus de valeur à la startup.
Une autre raison est que Snapchat acquiert une équipe – et donc des compétences – reconnues : plus de 20 personnes travaillent au sein de Cimagine, dont les quatre fondateurs, considérés comme des pointures de l’AR (Yoni Nevo, Nir Daube, Ozi Egri et Amiram Avraham. Selon TechCrunch, cette nouvelle acquisition va permettre à Snapchat d’aller plus loin dans l’intégration de la réalité augmentée dans son réseau social. Depuis l’été 2016, Snapchat multiplie en effet les expériences d’AR, principalement avec Starbucks (voir ici).
Snapchat plus cher que Twitter ?
Snaptchat (la société s’appelle désormais Snap) ne fait pas cette acquisition aujourd’hui par hasard. Elle intervient en effet quelques mois avant l’introduction en bourse de l’entreprise, prévue pour mars 2017. Selon que l’on se fie à Reuters, à Bloomberg ou à d’autres analystes financiers, l’estimation de la valorisation boursière de Snap va du simple au double. Elle serait en effet comprise entre 20 et 40 milliards de dollars. De son côté, Twitter affiche un prix de vente de 15 milliards de dollars.
Avant cela, Snap aura donc fait de belles emplettes : 9 acquisitions en comptant Cimagine (Seene, Scan.me, Vergence Labs, Looksery, AddLive, Vurb, Bitstrips et Flite, a rappelé ITespresso).
Enfin, pour bien commencer l’année 2017, Snap prépare un levée de fonds impressionnante : 4 milliards de dollars. Une somme rondelette qui pourrait permettre à Snap de compléter ses achats avant son introduction en bourse.
Lucie Descremps, Digital CMO








