A l’occasion du Sommet pour l’Action sur l’Intelligence Artificielle, Mistral AI et son co-fondateur & CEO Arthur Mensh ont multiplié les annonces : offre couplée Le Chat Pro avec Free Mobile, construction prochaine d’un super datacenter IA dans l’Essonne, annonce de plusieurs contrats avec France Travail, Valéo, Orange, Stellantis ou encore Cisco. Objectif : faire grossir très rapidement son chiffre d’affaires au delà des 500 millions d’euros récurrents, un seuil nécessaire à sa pérennité selon les propos de Nicolas Dufourcq, Président de la Bpi, lors du Sommet sur l’IA. Selon différentes sources les revenus d’OpenAI seraient déjà proches de 2 milliards d’euros récurrents.
Valorisé 6 milliards d’euros lors de sa dernière levée de fonds, Mistral AI ne semble pas avoir besoin de capitaux supplémentaires mais de revenus substantiels. Tout comme OpenAI la jeune entreprise française est engagée dans une course à la croissance de son chiffre d’affaires afin d’entraîner derrière elle tout l’écosystème français de l’IA. Bien protégée par la régulation européenne sur les données, disposant d’une énergie abondante décarbonée grâce au nucléaire pour ses futurs datacenters, de la volonté des entreprises françaises et européennes d’investir sur la valorisation de leurs données, beaucoup d’observateurs voient en Mistral AI la société de logiciels capable de servir de locomotive à toute la filière IA française voire européenne.
En faisant de l’IA une priorité nationale, E.Macron, le Président de la République Française, met Mistral AI dans la position de réussir. Les défis restent nombreux. En tout premier lieu convaincre les grandes entreprises et leurs décideurs techniques et DSI, plutôt adeptes de la tech américaine, de développer leurs solutions IA avec Mistral AI. Mais là encore le volontarisme et la taille des investissements annoncés (109 milliards dans les infrastructures IA ) peuvent accélérer les choses et faire bouger les entreprises vers des solutions plus européennes.
Mais pour définitivement réussir sa technologie devra séduire le plus grand nombre. Devenir un champion européen du logiciel de productivité en IA c’est bien mais être la société qui va permettre de révolutionner l’accès du plus grand nombre à l’information et à de nouveaux services utiles c’est beaucoup, beaucoup mieux. Google a offert à tous la recherche sur Internet, Facebook l’album photo de la famille et des anciens d’école, Linkedin le CV permanent, Twitter le buzz, Instagram et YouTube la production publicitaire low cost…Mistral AI devra trouver sa grande idée pour être lui aussi un géant.







