Les objets connectés sont à la mode dans tous les secteurs d’activités. Les assurances ne font pas exception, avec une logique souvent récurrente : si l’assuré accepte de donner accès à certaines informations personnelles, il bénéficie de conditions particulières, ou de remises sur son contrat. Une étude publiée par SMA au 3eme trimestre 2014 indique que 74% des compagnies d’assurance prévoient d’investir dans l’Internet des Objets d’ici 2016.
Miser sur les usages grâce à la mesure en temps réels
L’arrivée des objets connectés dans le secteur de l’assurance va engendrer une profonde transformation. L’assurance est avant tout un métier de gestion du risque. Un métier de statistiques, de calculs de masse capables de déterminer des abaques, et de positionner un profil client sur une échelle de risque. Les grands principes de segmentation ou de profilage de ce secteur pouvant conduire à viser commercialement exclusivement les profils à zéro risque. Et être jeune conducteur de sexe masculin c’est, dans certaines compagnies, la garantie d’être classifié ‘à risque’ et cela quelle que soit la réalité de votre mode de conduite. En introduisant, grâce aux objets connectés, la notion de profil, en fonction de l’usage, le secteur de l’assurance transforme sa manière d’évaluer le risque. Les éléments constituant un profil sont nombreux : les trajets, les kilomètres parcourus et les habitudes de conduite. Et si demain les assurés acceptent d’autres types de mesure, comme celles liées à leur santé, les compagnies d’assurance pourront encore mieux adapter leur offre en fonction des profils visés.
Vers une plus grande segmentation des profils d’assurés et des offres
Avec l’internet des objets et la collecte individualisée de données associées à tous les domaines potentiellement couvert par l’assurance, les possibilités d’analyse offrent aux assureurs des capacités sans précédent pour affiner leurs approches et réduire leur prise de risque. Au final, si la réglementation le permet, le métier de l’assurance basé sur le risque pourrait virtuellement disparaitre. Et les intervenants baseront exclusivement leurs produits sur l’analyse des profils de leurs clients basés sur leurs usages réels. Une étude publiée par SMA au 3eme trimestre2014 indique en tout cas que 74% des compagnies d’assurance prévoient d’investir dans l’Internet des Objets d’ici 2016 pour s’adapter à cette transformation.








