Selon la dernière étude Talan & Ifop sur l’usage grand public et professionnel de l’IA, l’IA générative est déjà largement répandue dans le grand public, notamment chez les jeunes. Un constat partagé dans toutes les études actuelles sur l’IA. Coté professionnel la progression est forte également puisque 43% des sondés dans cette étude déclarent utiliser les IA génératives au travail. Une forme de « IA shadow » qui met la pression sur les dirigeants d’entreprises qui ont encore du mal à estimer les vrais gains de productivité liés à l’usage de ces nouvelles technologies.
C’est encore un paradoxe français. Les français ont des craintes sur l’usage de l’IA mais près de la moitié d’entre eux (45 %) en font déjà l’usage. Parmi les inquiétudes majeures : une dépendance excessive aux entreprises étrangères (60 %), les questions liées aux droits d’auteur et à la propriété intellectuelle (64%) ou encore les risques de sécurité concernant les données personnelles et professionnelles (65%).
Des craintes qui ne les empêchent pas d’utiliser ces technologies au travail ni de plébisciter les solutions des acteurs américains. Selon les auteurs de cette étude 43% des sondés déclarent utiliser les IA génératives au travail avec le sentiment de gagner en productivité. D’après les résultats de l’étude 29 % d’entre eux affirment que leur productivité et leur efficacité ont augmenté de plus de 40 % grâce à ces technologies.
Toujours selon les résultats de cette étude ChatGPT d’OpenAI reste l’outil privilégié par 72% des utilisateurs, devant Gemini de Google (20%), Copilot de Microsoft (12%), devançant largement la solution française Mistral AI utilisée par seulement 6 % des sondés. Selon les résultats de cette étude une grande partie des usages en IA générative semble liée à de « l’IA Shadow » : seuls 9% des répondants travaillant en entreprise indiquent que leur organisation leur a mis à disposition des IA génératives, et 49% affirment que leur entreprise n’a pas l’intention de le faire.









