En dépit de résultats sur son premier trimestre considérés comme supérieurs aux attentes des marchés et d’une forte augmentation de la redistribution de ses profits (+32 % par rapport à la même période de l’année passée ) le cours de bourse de la firme dirigée par Staya Nadella a baissé de 12 % après la publication de ses résultats. Microsoft demande de la patience à ses investisseurs et vise le long terme sur sa capacité à imposer son pricing power sur l’IA aux entreprises. Une vision qui devrait rassurer les marchés qui cherchent avant tout à dégonfler doucement la bulle IA.
Lors de son intervention à Davos Satya Nadella, le CEO de Microsoft, a fait remarquer que les investissements en IA devaient déboucher maintenant sur des usages utiles comme la recherche sur la santé par exemple. Une manière détournée d’expliquer que la course actuelle aux infrastructures IA ne pourraient pas profiter à tous.
Selon différentes sources Microsoft a investi environ 100 milliards de dollars dans le basculement vers l’IA de ses infrastructures cloud dîtes intelligentes. Une stratégie qui lui a permis de revendiquer lors de la présentation de ses résultats du premier trimestre fiscal 2026 un chiffre d’affaires IA supérieur à celui de ses concurrents dits franchisés (Anthropic et Open AI en autres). Une information qui a laissé de marbre les investisseurs qui n’ont regardé que le ralentissement de la croissance de son activité cloud (+24 %) qui tire la croissance moyenne de son chiffre d’affaires global (autour de 15 %) depuis maintenant deux ans et sur lequel on mesure mal encore l’impact de l’IA.
Son investissement dans Open AI pénalise – un peu – sa marge
Sur le premier trimestre Microsoft fait état également de son investissement dans OpenAI (7,3 milliards de dollars). Un montant qui ne pénalise pas sa marge puisque sur ce trimestre les profits s’envolent à 38 milliards de dollars et à 30 milliards de dollars (+20 %) si on exclu l’investissement dans OpenAI. Un investissement à fort ROI si OpenAI reste le client de l’hyperscaler Microsoft et si son modèle futur concurrence plus directement Google que Microsoft. Ce qui semble être le cas depuis l’annonce de l’entrée d’OpenAI sur le marché publicitaire.







