Qui est Ivalua ? C’est une entreprise française spécialisée dans l’optimisation des achats, créée en 2000. Ivalua emploie plus de 200 personnes et est présente en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Italie, aux Etats-Unis et au Canada. Elle prévoit une croissance d’environ 50% de son chiffre d’affaires pour 2016 et est profitable. Aujourd’hui, Ivalua est focalisée sur les conséquences de la transformation numérique des grandes entreprises et des ETI (entreprises de taille intermédiaire) sur le travail des responsables « achats ». Ivalua vient de publier les résultats de son enquête menée auprès de 450 « décideurs achats » dans le monde. Voici les commentaires de Gérard Dahan, Directeur Général d’Ivalua pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Asie (EMEA).
- Le métier des acheteurs est-il bouleversé par la transformation numérique ?
Le principal enjeu n’est pas d’acheter moins cher mais de réaliser des achats qui correspondent davantage aux besoins des services métiers.
Gérard Dahan : Nous avons mené l’enquête dans 29 pays et interrogé 450 « décideurs achats ». Premier constat : le terme « bouleversement » n’est pas vraiment approprié. On observe plutôt une évolution raisonnée et progressive de la fonction « achats ». Concrètement, le principal enjeu n’est pas d’acheter moins cher – pour cela, les procédures nécessaires sont déjà en place – mais de réaliser des achats qui correspondent davantage aux besoins des services métiers. En d’autres termes, nous avions fait ce qu’il faut faire pour améliorer le « spend management » en termes de réductions des dépenses. L’enjeu actuel, comme le montre notre enquête, est de mettre en adéquation les contraintes budgétaires et les processus d’achat.
- Quelle-est la différence ?
Il ne faut plus se focaliser sur les achats, mais sur les coûts.
Gérard Dahan : La principale est qu’il ne faut plus se focaliser sur les achats, mais sur les coûts. Les priorités des directions des achats sont le Software as a Service (ndlr : SaaS), le big data, la mobilité ou les réseaux sociaux. Ce ne sont pas des domaines où l’on procède à des achats « classiques », car les termes les plus adaptés sont dans ces cas la location, l’abonnement ou l’usage. Par exemple, 72% des décideurs achets que nous avons interrogé estiment que le digital permet de détecter des sources d’économies. Mais on trouve exactement la même proportion pour dire que le digital permet des gains d’efficacité des équipes « achats ». Les registres ne sont pas les mêmes.
- Ivalua est une entreprise dédiée à la transformation numérique des achats : quel est pour elle le principal enseignement de cette étude ?
84% des directions des achats sont aujourd’hui favorables au mode SaaS!
Gérard Dahan : C’est assurément le basculement vers le mode SaaS et le cloud computing. Dans un premier temps, en France, les directions des achats ont été frileuses, voire hostiles, à cette formule. Aujourd’hui, si l’on cumule les entreprises qui l’utilisent déjà et celles qui prévoient de le faire en 2017, on arrive à près de 84% ! On ne peut plus parler d’une lente progression mais d’une véritable lame de fond.
Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO








