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Que cela soit les chiffres cités par le JDN ou ceux publiés dans son rapport annuel par EY, la crise n’a pas ralenti les levées de fonds des startups françaises en 2020. Les montants investis y ont même progressé de 7 % en 2020 pour atteindre 5,4 milliards d’euros. Selon la dernière étude de EY, les montants levés par les startups en France ont néanmoins baissé de 16 % en volume

De son coté, le JDN estimait dans son baromètre des levées de fonds que 2020 avait été une année stable par rapport à 2019. Quoi qu’il en soit, la chute annoncée des investissements dans l’innovation n’a pas eu lieu en dépit de la crise sanitaire et du ralentissement de l’économie.

Selon EY, 620 opérations de levées de fonds ont eu lieu avec une forte augmentation des tickets moyens d’investissements au dessus de 50 millions d’euros investis. Dans le Top 5 de l’année 2020, EY cite Voodoo (400 M€, montant estimé non confirmé par la société), Mirakl (256 M€), Ynsect (190 M€), Ecovadis (182 M€) et enfin Contentsquare (173 M€).

Au niveau sectoriel le secteur des services internet comme avec Contentsquare ou Mirakl continue à dominer les investissements en capital-risque en France. Le secteur de la Fintech est celui qui a connu la plus forte augmentation. Enfin, le secteur des sciences de la vie et de la biotech commence à émerger comme en témoigne la levée de fonds d’Ynsect.

Bulle financière digitale ou échec du capital-risque ? 

Si on cumule les levées de fonds de ces 4 ou 5 dernières années, les montants levés par les startups françaises dépassent désormais le seuil des 25 milliards. Un chiffre conséquent qui n’a pu être atteint qu’avec l’aide de la Bpi et du Gouvernement français qui a annoncé notamment des mesures de soutien  pendant la crise.

Le Gouvernement français a par ailleurs tenté ces deux dernières années de favoriser l’émergence de licornes et de champions français du digital en créant notamment le Next40 : Un label destiné aux entreprises dont la croissance  potentielle en termes de chiffres d’affaires se rapproche des standards internationaux des croissance rapide comme ceux enregistrés par les startups américaines.

Pour l’instant seules les startups de l’e-commerce semblent enregistrer des croissances qui leur permettront probablement de lever des fonds en bourse dans les années qui viennent. Pour les autres, la crise sanitaire semble avoir ralenti leur développement à l’international et en France. C’est notamment le cas pour les sociétés qui ont misé sur des services digitaux innovants et qui se heurtent à la domination technologique américaine. Pour l’instant l’avenir financier de ces sociétés est plutôt lié à leur capacité à se faire racheter par les licornes américaines. Si ce n’est pas la voie choisie, elles devront lever encore plus d’argent pour dominer leur marché. Dans un rapport de 2 à 5  par rapport aux montants déjà levés.

En l’absence de nouvelles levées de fonds, la valeur de ces sociétés sera bien inférieure à ce qui était escompté. Pour les spécialistes cela ne devrait pas déboucher sur une crise financière. Les épargnants français et les banques, contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis, ne misent pas sur ces actifs risqués pour dynamiser leurs rendements. Donc on ne pourra pas parler de bulle financière digitale. Juste d’un échec du financement à la française du capital-risque.

Crédit photo : VisualHunt

Interrogée sur ses prévisions 2021 d‘évolution du marketing, la directrice marketing d’Ivanti pour l’Europe du sud confirme l’accélération des technologies d’automatisation et d’intelligence artificielle sans oublier néanmoins l’importance de la valeur ajoutée de la personnalisation. Egalement ambassadrice Women in Tech, Anne-Pierre Guignard souhaite renforcer les role models.

Vincent Biard – Quelle est votre mission chez Ivanti ?

Anne-Pierre Guignard–Chez Ivanti, je suis en charge de la stratégie marketing et de la déclinaison opérationnelle et en particulier digitale. Ivanti est un éditeur de logiciels dont le siège est à Salt Lake City s’adressant aussi bien aux entreprises privées que publiques pour les aider à automatiser les opérations IT et la sécurité mais aussi à les aider à fournir des services dans le cloud ou l’Edge. La société Ivanti est issue de la fusion entre Landesk et Heat Software en 2017. Ivanti rassemble aujourd’hui 2500 employés dans le monde dont une cinquantaine sur la partie Europe du Sud avec comme pays majeurs la France, l’Italie, l’Espagne et Israël. Récemment, nous avons acquis les sociétés MobileIron et Pulse Secure spécialisées dans la gestion et la sécurité mobile afin de consolider la position de leader d’Ivanti en matière de gestion unifiée du poste client, de sécurité Zero Trust et de gestion des services IT.

Vincent Biard – Compte tenu de la crise qui a accéléré la transformation digitale des entreprises, quelles sont vos prédictions 2021 du point de vue de la Tech ?

Anne-Pierre Guignard – Les tendances se sont effectivement affirmées avec le confinement et le télétravail auquel de plus en plus d’entreprises vont avoir recours. Le travail à distance crée des besoins de sécurité en termes de gestion de postes ou d’accès aux plateformes des entreprises. Il y a aussi l’explosion des données qui n’est pas un phénomène en corrélation directe avec la crise du Covid mais dont la gestion doit s’appréhender compte tenu de la profusion de données. Du point de vue du marketing, comment mieux travailler et exploiter ces données, comment avoir un marketing plus personnalisé, comment être plus pertinent avec son interlocuteur, ce sont les tendances fortes de notre métier.

Vincent Biard – Et bien sûr l’intelligence artificielle je suppose ?

Anne-Pierre Guignard – Oui, c’est une tendance aussi bien techno que marketing. La présence de l’intelligence artificielle commence à arriver sur beaucoup de plateformes ainsi que l’automatisation ou l’hyper automatisation à l’exemple de ce que nous avons récemment lancé chez Ivanti. Appelée Ivanti Neurons, cette solution permet d’auto sécuriser, de fournir du self-service et d’auto réparer les problèmes d’utilisateurs avant qu’ils ne s’en rendent compte. Sur la technologie marketing, il y a de plus en plus d’automatisation. Le marketing automation n’empêche pas la personnalisation au contraire, c’est l’équilibre à trouver. Avoir les compétences et connaissances pour créer la valeur ajoutée à ces taches automatisées sera aussi l’un des objectifs des équipes marketing pour mieux communiquer avec les clients ou prospects.

Vincent Biard – Si il y en a une, où se situe la limite entre petites et grandes entreprises sur l’appropriation de ces technologies ? Vivent-elles dans deux mondes différents ?

Anne-Pierre Guignard – Cette limite existait mais l’un des aspects positifs de cette année 2020 est qu’elle a amené un certain nombre d’entreprises, y compris des TPE, à s’orienter davantage vers le digital. Ce n’était peut-être pas leur plan initial d’y aller à cette vitesse. Certaines se sont lancées dans le click & connect, d’autres ont développé une activité e-commerce ou de vente à distance. Les besoins ont évolué.

Vincent Biard – Et comment s’est passée l’année 2020 pour les femmes dans la Tech de votre point de vue d’ambassadrice de Women In Tech ?

Anne-Pierre Guignard – Chaque année nous réalisons une enquête dont nous n’avons encore les résultats. Mais j’avais été interpellée par la demande de flexibilité dans le travail exprimée dans l’enquête précédente. D’une manière certes forcée, le Covid a répondu à cette demande. Sur le sujet de l’égalité salariale, je ne suis pas sûre qu’il y ait eu une évolution importante en 2020. Malheureusement il y a encore beaucoup de travail à faire pour arriver à cette égalité salariale. Sur la dernière étude, 64% des femmes interrogées déclaraient que c’est un élément primordial dans le choix d’un nouveau poste. L’autre sujet sur lequel je m‘interroge est la place des role models. Le manque de représentations féminines auxquelles s’identifier est très important en France. Cela reste très vrai dans la Tech. Au sein du CMIT, nous avons organisé un débat sur le thème des Femmes dans la Tech avec plusieurs femmes « Role models » qui ont partagé quelques clés pour progresser. Les choses évoluent néanmoins grâce à des associations ou des programmes d’encadrement ou mentoring spécifiques sans oublier le travail réalisé avec les écoles ou universités pour encourager les femmes à aller vers les métiers plus techniques.

Sites web :
https://www.ivanti.fr/
https://www.ivanti.fr/company/women-in-tech

 

Pour le quatrième et dernier épisode de l’Adetem Factory 2020 diffusé le 08 décembre, c’est le rapport au temps (temps court, temps long, logique durable) qui a été commenté pendant 1h30.
Katarzyna Wisniewska, directrice RSE Europe Middle East de Sephora, Albane Liger-Belair, directrice open innovation chez KPMG et Bastien Pahus, General Manager d’Uber Eats étaient les invités de l’Adetem pour un débat animé par Soraya Kerchaoui-Matignon, directrice contenus de marques et plateformes chez Binge Audio. Verbatim.

« La crise de la Covid a révélé un paradoxe : nous avons plus de temps mais nous percevons en avoir moins qu’auparavant. Toutes nos activités sont maintenant réalisées dans un seul et même lieu : travail, éducation des enfants, sport. Nous sommes passés très rapidement à une illusion de temps pour soi à finalement moins de temps pour soi » a introduit Soraya Kerchaoui-Matignon. Comme évoqué lors des précédents épisodes de l’Adetem Factory 2020, elle a remarqué que la crise a accélère des tendances existantes chez les consommateurs. Justement, quels changements ? Et quels changements pour les marques ?

Katarzyna Wisniewska, Sephora : « Comment le retail va-t-il réinventer sa valeur ajoutée ? »

« Pour les marques, l’évolution de l‘e-commerce aura marqué cette crise […] Il y a aussi un énorme impact sur le retail avec un changement pas uniquement conjoncturel. Il faudra voir dans les années à venir comment le retail va réinventer sa valeur ajoutée pour le consommateur […] La crise a accéléré des tendances existantes comme la consommation responsable […] La crise a obligé les entreprises à une réaction immédiate et l’agilité a été le mot phare mais paradoxalement le développement durable s’est renforcé dans les stratégies à long terme des entreprises […] Cette crise a engendré une accélération de la mise en place de technologies de vente à distance avec par exemple l’équipement de conseillères de vente dans 300 magasins Sephora. »

Bastien Pahus, Uber Eats : « Nos clients et leurs besoins ont évolué, notre service aussi »

« L’activité d’Uber Eats s’est contactée dans les premières semaines du confinement avec la fermeture des restaurants puis quand ceux-ci ont relancé leur activité par la livraison, l’activité d’Uber Eats a considérément augmenté passant de 54% de croissance annuelle au premier trimestre, à 113% au second trimestre puis 135% au troisième trimestre […] Trois facteurs expliquent cette croissance : la découverte du service par de nouvelles populations et aussi par plus de restaurants qui font appel à Uber Eats, l’évolution de la temporalité des besoins des clients avec par exemple davantage d’activités le midi, l’évolution du type de biens qui sont livrés comme par exemple notre partenariat avec Carrefour le propose. »

Albane Liger-Belair, KPMG : « Un bond en avant dans la digitalisation des entreprises »

« D’après une étude KPMG, huit dirigeants sur dix ont déclaré que leur entreprise a fait un bond de plusieurs années en quelques mois et 85% d’entre eux vont continuer à s’appuyer sur les outils de collaboration qui ont émerger pendant la crise […] Pour les consommateurs, de lieu de vente l’e-commerce s’est transformé en lieu de vie et le numérique est un nouveau terrain de jeu pour les marques avec des expérimentations sur la réalité augmentée, le live streaming, l’univers du jeu. »

En photo de droite à gauche et de haut en bas : Katarzyna Wisniewska, Albane Liger-Belair, Bastien Pahus, Soraya Kerchaoui-Matignon.

En savoir plus : https://adetemfactory.org/

C’est le rapport à l’espace (mobilité, mondialisation, télétravail) qui était au sommaire du troisième épisode de l’Adetem Factory 2020 diffusé le 24 novembre dernier et animé par Vincent Dumon (Levenement). Gaël Queinnec , directeur de la recherche prospective chez Michelin, Christophe Lienard, directeur innovation de Bouygues SA et Charles Pfister, Co-fondateur de YesPark étaient les invités de ce débat.

Des déplacements pas si réduits que cela

Même si Gaël Queinnec a observé un accroissement du désir de mobilité après le confinement, il a rappelé que les déplacements travail/domicile ne représentent que 15% de la mobilité globale. Selon lui, le télétravail ne diminuera que d’1% les déplacements. Mais avec le développement accéléré de l’e-commerce et du télétravail « nous sommes aujourd’hui là où nous avions prévu d’être en 2025 » a-t-il déclaré.

Pour Christophe Lienard, quatre grandes tendances définies avant le confinement ont été renforcées : l’incidence du climat, l’urbanisation, l’utilisation du digital, des nouveaux comportements comme le coworking ou le coliving. « Nous étions peut-être beaucoup plus matures digitalement que nous le pensions » a-t-il remarqué à propos des conséquences de la Covid.

Le renforcement du télétravail et l’hybridation des lieux de travail

« Les salles de réunion occupent 10% de la superficie des bureaux aujourd’hui et demain ce sera 30% » prévoit Christophe Lienard. Les salariés et intervenants d’une entreprise y seraient donc un peu moins présents mais auront besoin de se retrouver plus souvent.

Christophe Lienard anticipe aussi sur une hybridation des lieux de travail avec un partage entre bureau traditionnel, tiers lieux et domicile. Il a illustré son propos avec l’exemple du Japon où la baisse de production d’électricité engendré par l’accident nucléaire de Fukushima a influencé les projets urbains et architecturaux vers davantage d’économies d’énergie et une hybridation des usages pour augmenter les taux d’utilisation des bâtiments.

Le durable et le responsable confrontés à la réalité

Conséquence directe du confinement et télétravail, l’envie de s’installer à la campagne et de consommer local est forte parmi les cadres du tertiaire. Mais pour Christophe Lienard, la densification urbaine se pérennisera notamment en raison du vieillissement de la population avec des individus ne souhaitant pas s‘éloigner à plus de 15 minutes des centres de services et de consommation.

Vu que la moitié des places de parking en surface à Paris – soit 66 000 places- devraient être supprimées dans les cinq prochaines années selon Charles Pfister, il faudra bien trouver de nouvelles solutions de mobilité… Pour lui, les usages de véhicules vont changer (électriques, connectés, partagés) mais on aura toujours besoin de parkings. L’équation durabilité/réalité ne sera pas simple à résoudre.

En savoir plus sur l’Adetem factory 2020 : https://adetemfactory.org/ 

En partenariat avec l’Adetem et la société Esker, l’institut d’études Praxis a mené une étude sur le management de l’expérience client en BtoB. Une webconférence animée par Digital CMO était organisée le 06 novembre dernier sur ce sujet. Pour Thierry Hanss, les entreprises BtoB ont encore du chemin à faire sur l’écoute client.

Vincent Biard – Quelle est l’activité de la société Praxis ?

Thierry Hanss – Praxis est un institut d’étude spécialisé dans les études de satisfaction BtoB. La société conduit des études barométriques comme des études en continu en France comme à l’international dans plus de cinquante pays en maitrisant une trentaine de langues. Praxis réalise un peu moins d’1,5 millions de chiffre d’affaires et réunit huit personnes. Je me suis rapproché de Praxis en 2018 pour développer l’activité conseil autour des études de satisfaction et du management de l’expérience client.

Vincent Biard – Dans quel contexte s’est réalisée cette étude « Management de l’expérience client BtoB » menée auprès de 190 entreprises ?

Thierry Hanss – Je suis depuis toujours passionné par l’écoute client et la compréhension de ses attentes. Au démarrage de la situation Covid en mars, je me suis dit que les entreprises auraient un peu de temps pour la R&D et que c’était le moment de réaliser une vraie belle étude sur le management de l’expérience client BtoB. Nous avons constitué un partenariat avec Praxis, l’Adetem et Esker. L’idée était de démystifier le management de l’expérience client et d’identifier des bonnes pratiques et les enjeux pour demain.

Vincent Biard – Le management de l’expérience client en BtoB avait-il besoin d’être démystifié ?

Thierry Hanss – C’est un sujet beaucoup moins avancé qu’en BtoC. Il y a au moins cinq ans de retard. De plus, le management de l’expérience client est beaucoup plus complexe dans le BtoB que dans le BtoC parce que les processus d’achats sont plus compliqués. Ce n’est pas un client intuitu personæ mais un client composé de plusieurs personnes avec des chaines d’achats susceptibles de prendre beaucoup de temps. C’est complexe, rares sont les sociétés qui ne vendent juste qu’un produit car, elles y associent le plus souvent des prestations en amont ou en aval avec par exemple de la livraison, de la maintenance, du SAV.

Vincent Biard – Que vouliez-vous faire comprendre avec cette étude ?

Thierry Hanss – Je suis parti du principe que l’expérience client en BtoB est composé de cinq piliers et ce qui m’intéressait était de les prioriser les uns par rapport aux autres même si j’avais déjà des idées en tête. Ensuite, je voulais voir comment procèdent les entreprises.

Vincent Biard – Et qu’avez-vous appris ?

Thierry Hanss – J’ai été conforté dans l’idée que le point n°1 de la démarche de management de l’expérience client est l’écoute client avec sa compréhension et d’identification de ses attentes. Ce qui m’a peut-être étonné, c’est de voir pas loin derrière le développement de la culture client dans les entreprises et surtout de le voir loin devant les outils et process.

Vincent Biard – En BtoC, le management de l’expérience client se développe considérablement avec l’afflux de données numériques, est-ce le cas en BtoB ?

Thierry Hanss – Ce n’est qu’une question de temps. Le BtoB va suivre mais la vente sur internet, l’utilisation des réseaux sociaux et la data de façon plus générale y sont beaucoup moins développés.

Vincent Biard – Quels conseils donneriez-vous pour améliorer le management de l’expérience client en BtoB ?

Thierry Hanss – Ecouter les clients toujours plus et encore mieux. Et ensuite développer la culture client dans l’entreprise. Tout collaborateur de l’entreprise, quels que soient sa fonction et son service, doit savoir ce qu’est un client satisfait ou non satisfait.

Vincent Biard – Quels sont les enjeux du management de l’expérience client en BtoB ?

Thierry Hanss – Les enjeux pour le BtoB, en plus de ce que nous avons dit lors de la conférence, concernent l’évolution des forces de vente et des équipes commerciales par rapport à la digitalisation de la relation client qui va aller vers beaucoup plus de distanciel.

Contact & site web : https://www.praxis.fr/

Pour télécharger l’étude « Management de l’expérience client BtoB » : https://www.praxis.fr/vos-besoins/etude-management-experience-client/

A l’occasion de son événement annuel Adobe Experience Makers organisé en virtuel cette année, Luc Dammann, Vice-Président Europe de l’Ouest et du Sud d’Adobe est revenu sur les résultats et la stratégie de l’éditeur américain, notamment dans le domaine de la donnée digitale. 

Adobe, comme le montre ses résultats financiers récents, va bien et la crise sanitaire semble même renforcer ses activités dans tous les domaines. Pour Luc Dammann, Vice Président Europe de l’Ouest et du Sud d’Adobe, qui intervenait en amont de l’événement Adobe Expérience Makers, la crise sanitaire a accéléré les projets de transformation digitale de ses clients.  

Adobe est positionné sur un marché qui est en train de s’élargir considérablement avec les enjeux digitaux liés à la crise a-t-il expliqué pendant son intervention. La société se développe sur un marché qui, au niveau mondial, dépasse les 120 milliards de dollars sur ses trois activités de base : la créativité avec Créative Cloud, la dématérialisation et la signature électronique avec Document Cloud et enfin la Digital Experience avec les offres en e-commerce comme Magento et en marketing automation comme Marketo, récemment racheté a-t-il expliqué. 

Pour Luc Dammann, Adobe a la chance aujourd’hui de se situer au cœur de la transformation digitale des entreprises. Une réalité comme le souligne une étude récente de YouGov mentionnée par l’éditeur qui estime, qu’en raison de la crise sanitaire, 73 % des entreprises ont accéléré leur transformation digitale. 

La maitrise de la donnée comme objectif

Interrogé sur l’importance de la donnée dans les stratégies digitales des entreprises par Digital CMO, Luc Dammann a souligné différents points dans les processus de transformation digitaux  actuels des entreprises. Le principal est, selon lui, la forte volonté affichée par les entreprises de faire de leur expérience client un véritable atout de résilience en période de crise. Dans ce contexte la maîtrise de la donnée est un véritable objectif pour les entreprises affirme t-il.

Selon la même étude de YouGov citée par Adobe 27 % des entreprises françaises déclarent aujourd’hui avoir engagé un projet lié à l’amélioration de la personnalisation client. Pour répondre technologiquement à ces attentes, Adobe souhaite développer sur toutes ses offres une capacité analytique (AEP Customer Journey Analytics NDLR)   à base d’intelligence artificielle qui permettra de déployer une hyper personnalisation. Interrogé sur les risques de cette hyper personnalisation des données, Adobe, par l’intermédiaire de Lionel Lemoine responsable des activités conseils et stratégie, a souligné la nécessité de travailler en parallèle avec les entreprises sur les bons scénarios digitaux. C’est notamment l’un des objectifs des équipes techniques et métiers au sein de la Digital Strategy Group a-t-il expliqué.

En conclusion à cette intervention, Luc Dammann a rappelé que la convergence vers les données nécessitera une plus grande coopération entre les métiers et les directions informatiques. C’est d’ailleurs dans ce but qu’a été construit cette année notre programme Experience Makers avec des retours d’expérience IT comme avec Alliance, ou dans l’e-commerce avec Zadig et Voltaire ou encore Arkema dans le marketing automation a-t-il précisé. 

En photo : Luc Dammann ©Adobe

La 5ème édition des Trophées startups Martech du Club des marketeurs in Tech se tiendra le 19 novembre. Les start-ups innovantes en technologie marketing sont invitées à candidater du 28 septembre au 26 octobre 2020. Digital CMO est partenaire de cette opération de promotion de startups du marketing.

Depuis 2016, le Club des Marketeurs In Tech (CMIT) distingue les startups les plus prometteuses à lors de ses Trophées Martech annuels. « Cette année nous allons donner la possibilité à toutes les start-ups candidates de pitcher directement auprès de l’ensemble des membres du CMIT « en live » pour favoriser le contact » précise Etienne Maraval, administrateur du CMIT. Chaque candidat retenu disposera de sept minutes pour exposer son dossier et de sept autres minutes pour répondre aux questions du jury lors d’une présentation ouverte à tous les membres du CMIT.

Les Trophées start-ups Martech du CMIT sont ouverts aux startups développant des solutions dans les domaines des relations presse, des réseaux sociaux, du marketing automation, du content marketing, du marketing analytics, de l’acccount based marketing, du marketing collaboratif, de la gestion de marketing en mode projet, du social selling.

L’objectif de ces trophées est de permettre aux jeunes entreprises de se faire connaitre auprès de leurs clients marketeurs. Le jury sera composé de personnalités influentes et représentantes de l’IT en marketing/communication, de la presse, du capital-risque.

Les startups seront mises en relation avec une centaine de directeurs et responsables Marketing et les nominés profiteront de la notoriété du Club et du plan média: réseaux sociaux et presse notamment.

En photo : Remise des Trophées startups Martech 2019 ©CMIT

Dossier de candidature (jusqu’au 26 octobre 2020) : https://cmit.fr/le-cmit-les-startups

Lex Paulson est le Directeur exécutif de l’Ecole d’intelligence collective à Université Mohammed VI Polytechnique (Maroc) et associé/consultant en intelligence collective chez SCIAM ainsi que maitre de conférences à Sciences Po.
Nous avons interrogé cet expert de l’intelligence collective mais aussi organisateur (avec d’autres) des campagnes électorales de Barack Obama et d’Emmanuel Macron sur les GAFA et le monde d’après.

Vincent Biard – Il y a des débats sur la notion d’éthique et l’utilisation des données privées par les GAFA. Il y a aussi une critique de leur monopole aux Etats-Unis alors que paradoxalement dans ce pays libéral on peut penser que la libre concurrence y profite aux meilleurs. Quel est votre point de vue ?

Lex Paulson – Pour moi, il faut regarder l’histoire pour voir des cycles politiques sur cette question des GAFA. Prenons l’exemple des chemins de fer. Avec l’arrivée de cette technologie disruptive au début du XIXème siècle, il y a eu une exploitation en masse des travailleurs et il a fallu un contrepoids pour le bien commun. Cela a été à la fois les syndicats et les lois par exemple pour interdire le travail des enfants, établir un salaire minimum ou lutter contre un monopole. Il y a donc une disruption technologique suivie d’une réponse publique puis gouvernementale. Mais il faut élire des politiciens sensibles à ces questions et aux Etats-Unis la classe politique est composée en majorité d’hommes d’un certain âge qui ne comprennent pas les vrais enjeux de l’Internet. On l’a vu lors des auditions de Zuckerberg au Congrès avec des sénateurs qui posaient des questions très bêtes sur le fonctionnement de l’entreprise Facebook. Nous avons donc le droit d’être déçu par la qualité de nos représentants. Il y en a quand même quelques uns comme Elizabeth Warren sénatrice du Massachusetts ou Ron Wyden sénateur de l’Oregon qui sont très compétents sur la régulation des GAFA mais tout dépendra du résultat des prochaines élections. Est-ce-que l’on aura un contrepoids aux GAFA ou est-ce-que l’on aura des hommes âgés qui permettent tout aux entreprises privées ? Voilà la question adressée aux électeurs américains. Mais il faut se souvenir que notre histoire est pleine d’exemples de cycles de technologies disruptives et de croissances de grandes entreprises suivie d’un contre-effet de régulations pour restreindre les pires excès du capitalisme américain.

Vincent Biard – Il y a une demande d’éthique sur les marques aujourd’hui par des mouvements de citoyens ou de lobbies qui leur exigent une conduite exemplaire sur des thèmes environnementaux mais aussi sociétaux. Qu’en pensez-vous ?

Lex Paulson – Il faut faire la différence entre deux choses. Il y a des cas de discrimination et de harcèlements qui doivent être entendus et à qui justice doit être rendue. Pour moi, c’est une ligne rouge que chaque entreprise doit respecter. Le deuxième point est comment rendre nos entreprises qui ont beaucoup de pouvoir économique plus inclusives et diverses. Dans ce cas la science de l’intelligence collective propose beaucoup d’insights sur l’importance de la diversité et de la diversité cognitive. Il y a des chercheurs comme Scott Page de l’Université du Michigan qui a montré à quel point les entreprises qui prennent en considération cette diversité dans tous les sens, diversité cognitive et diversité d’identité, sont plus performantes. Plus une entreprise rassemble des femmes, des personnes aux différents parcours intellectuels et d’expériences de vie, différentes classes sociales, langues ou religions, plus cette entreprise sera performante.

Vincent Biard – On parle du monde d’après, celui d’après la crise du Covid. Croyez-vous que ce monde d’après sera si différent du monde d’avant ?

Lex Paulson – Je ne crois pas à cette situation binaire. Nous vivons une transition comme chaque époque est une transition d’un ancien modèle vers un nouveau modèle. Les prochaines lois, habitudes ou pratiques seront-elles meilleures ou pires ? Notre espèce comme toutes les espèces vivantes du monde est obligée de s’adapter aux nouvelles circonstances. Avec la pandémie, nous voyons bien que l’interdépendance de chaque pays empêche des réponses nationales ou nationalistes aux phénomènes globaux. La pandémie et le changement climatique sont les deux plus urgents et visibles mais il y aussi les migrations, le terrorisme, l’inégalité économique. Pour moi, il faut des solutions interdisciplinaires, internationales et non pas seulement issues de Gouvernements mais aussi de secteurs privé et publics pour faire face aux problèmes complexes. Il faut des solutions nouvelles, plus agiles et plus inclusives. C’est ainsi que je vois le sens de l’après.

Vincent Biard – Quels conseils pourriez-vous donner aux spécialistes du marketing et aux grandes entreprises pour s’adapter à ce nouveau monde ?

Lex Paulson – Il faut bien utiliser les données. Il ne s’agit pas de déléguer les décisions aux algorithmes mais d’avoir des sources de données plus diverses. Des données en internes offrant différentes perspectives sur les problèmes mais aussi des données externes plus variées. Mes collègues de chez Sciam sont des consultants en transformation digitale. Pour eux, celle-ci est à la fois très sophistiquée au niveau technologique pour obtenir des meilleures analyses et des données mais aussi très humaniste en termes d’inclusivité. Ainsi la participation des parties prenantes extérieures comme les communautés, les fournisseurs, les clients est indispensable pour ouvrir des canaux de communication et de dialogue qui n’existent pas aujourd’hui. Il faut être à la fois très en avance par rapport à la technologie mais aussi par rapport aux collaborations avec vos parties prenantes.

Site web du Sciam : https://sciam.fr/fr/
Site web de l’UM6P intelligence collective : https://sci.um6p.ma/

A l’occasion de la publication par Fabernovel de l’étude Gafanomics Quarterly analysant les résultats financiers des géants de la Tech, Digital CMO a interrogé les analystes financiers Gabrielle Peyrelongue et Jérémy Taïeb.
Si Fabernovel définit sept super pouvoirs aux GAFA expliquant leur triomphe, les experts de ce cabinet conseil pointent la demande d’éthique et la situation de monopole comme menaces pour les géants de la Tech.

Vincent Biard – Comment les GAFA vivent la crise issue du Covid-19 ?

Jérémy Taïeb – Ce sont les grands gagnants de cette crise du Coronavirus même si l’expression « grands gagnants » est à utiliser avec prudence. Sur le plan boursier, les GAFA représentent à elles seuls trois fois la capitalisation de tout le CAC40 réuni. Pour le deuxième trimestre 2020 -du 1er juin au 1er septembre- les entreprises liées au secteur de la Tech ont enregistré 25% de croissance durant cette période et doublent les biens de consommation non essentiels (+24%).  Surtout, les entreprises de l’Index Fabernovel (Apple, Alphabet, Alibaba, Amazon, Baidu, Facebook, Lyft, Microsoft, Netflix, Tesla, Paypal, Samsung, Salesforce, Snap, Spotify, Square, Twitter, Tencent, Uber, Zoom) ont bondi de 53% La capitalisation boursière de ces entreprises a considérablement augmenté alors que le S&P 500 a perdu de la valeur. Les américains percevant moins de 75 000 dollars par an ont reçu un chèque de 1 200 dollars du Gouvernement américain et comme l’économie était bloquée et que l’accès à la bourse est simplifié par des plateformes comme Robinhood, de nombreux citoyens américains ont investi dans les GAFAM qui sont considérés comme des valeurs stables garantissant en plus une croissance. Les GAFAM ont en effet une croissance moyenne de 20% d’une année sur l’autre et devraient connaitre une croissance de 10% cette année en raison du coronavirus alors que les sociétés du S&P 500 devraient afficher une croissance de leur chiffre d’affaires de -6% cette année.

Vincent Biard – Quelles peuvent être les faiblesses de ces entreprises de la Tech ou les menaces susceptibles de limiter leur succès ?

Gabrielle Peyrelongue- L’éthique. Ces entreprises se sont développées en étant focalisées sur les utilisateurs mais n’ont pas réussi encore à se positionner comme des tiers de confiance. L’un de leurs grands défis sera de gagner la confiance des utilisateurs vis-à-vis de l’utilisation de la data car elles courent le risque de se faire sanctionner aussi bien par les consommateurs que par les organisations gouvernementales notamment aussi pour des questions de monopole.

Jérémy Taïeb – Le sujet de l’éthique et de la confiance est le talon d’Achille des GAFA. On l’a vu sur la santé où c’est très difficile pour elles de percer sur ce marché. Même si elles multiplient les initiatives, elles font face à un lobby anti-GAFA notamment pour des questions de confidentialité des données personnelles. Il y a aussi cette situation monopolistique qui leur créée des problèmes auprès de l’administration et du gouvernement américain.

Vincent Biard – Vous accordez sept « super pouvoirs » à ces entreprises, quels sont-ils ?

Gabrielle Peyrelongue- Chez Fabernovel nous nous employons à essayer de décrypter ce qui fait la puissance de ces grandes entreprises de la Tech. Nous avons donc identifié sept super pouvoirs contribuant à leurs performances et à la consolidation de leurs modèles. Le premier de ces super pouvoirs est le client gratuit. Alors que la majorité des entreprises s’adressent à des clients payants, les GAFA ne font pas de distinction entre utilisateurs et clients payants. Cela leur permet de disposer d’une large base d’utilisateurs et ensuite de les monétiser. Deuxième super pouvoir avec le modèle de la valeur utile. Les GAFA ont construit leur modèle non en créant un produit ou service mais avec la résolution d’un problème. Le troisième super pouvoir serait le management pirate. Ils ont créé des environnements beaucoup plus propices à l’innovation et à l’agilité pour booster à la fois la créativité, la performance et la productivité. Leur quatrième super pouvoir est leur capacité à être des entreprises magnétiques : elles fonctionnent en réseau en étant capables de capter des interactions ou des unités de valeur multiples et de réussir à les agréger. Leur cinquième super pouvoir est l’action en temps réel qui s’appuie sur la gestion de la donnée qu’elles tracent et traitent notamment pour proposer du sur-mesure. Le sixième super pouvoir provient du fait que ce sont des entreprises infinies : elles atteignent un seuil de masse critique au-delà duquel chaque utilisateur aura un coût minime ou un coût zéro et proposera une rentabilité. Leur septième super pouvoir est l’intimité avec une connaissance très fine du client et contrairement à un modèle traditionnel qui propose le même produit ou service, elles proposent un service très adapté à chaque client.

Vincent Biard – Vous évoquez le concept de futur raisonnable, quel est-il ?

Gabrielle Peyrelongue- C’est un concept développé chez Fabernovel lors de la période de confinement avec d’abord l’attente et la question du retour au monde d’avant puis est venu ensuite la question de l’invention du nouveau normal. Cela nous semblait déraisonnable de revenir au monde comme il était avant. Il faudrait donc prendre des décisions raisonnables basées sur des faits et des données. Ensuite, le deuxième principe sera de pousser à un équilibre économique. En effet, si on favorise l’intérêt économique de l’entreprise au détriment des autres parties prenantes, cela n’est pas durable à terme et crée un risque. Ces décisions de futur raisonnables devront être culturellement et personnellement acceptables par chaque individu.

Vincent Biard – Ces concepts philosophiques sont-ils compatibles avec notre système économique ?

Gabrielle Peyrelongue- L’idée n’est pas de créer un monde utopique favorisant l’environnement et la société uniquement au détriment de la rentabilité d’autant que nous sommes une entreprise de conseil mais de réussir à inventer des modèles, des solutions ou des produits qui trouveront leur équilibre entre l’intérêt d’une entreprise et l’intérêt d’autres parties prenantes. Toute la subtilité de l’exercice est de trouver cet équilibre. Il y a une demande d’éthique des consommateurs que nous intégrons de plus en plus à nos processus de réflexions, c’est devenu indispensable dans la conception des modèles des entreprises que nous accompagnons.

En photo : Jérémy Taïeb  et Gabrielle Peyrelongue  ©Fabernovel

Pour télécharger l’étude : https://www.fabernovel.com/fr/clients/studies/gafanomics-quarterly-q2-2020

L’ensemble des dépenses publicitaires devrait baisser de 8% en 2020 avec une baisse de 30% sur les supports traditionnels mais une hausse de 6% sur le digital selon la dernière étude de l’IAB. A noter qu’une majorité d’annonceurs s’interrogent sur leurs investissements sur les réseaux sociaux.

Pour la sixième édition de son enquête sur l’impact du Covid sur le marché publicitaire, l’association américaine Interactive Advertising Bureau (IAB) a interrogé 242 professionnels de la pub dont 56% d’acheteurs et annonceurs et 44% de vendeurs. L’étude a été menée aux USA du 03 au 13 août dernier. Avec une prévision de baisse de 8% des budgets de pub pour 2020, cette étude ramène un peu d’optimisme comparé à l’étude de juin 2020 qui prédisait une baisse de 20%.

Cette calamité du Covid-19 et ses conséquences de confinement et de distanciation a contribué à accroitre de 10% le temps passé sur le digital par les consommateurs de mars à juillet selon l’IAB. Cette crise devrait profiter au digital puisque les budgets de pub devraient y augmenter de 6% par rapport à 2019. Par contre les canaux traditionnels devraient souffrir puisque l’IAB y prévoit une baisse de 30% des budgets publicitaires.

Les canaux publicitaires qui devraient baisser :

  • Audio digital -5%
  • Podcast -8%
  • E-mailing -17%
  • TV linéaire – 24%
  • Radio traditionnelle -31%
  • Print -33%
  • OOH digital -43%
  • Traditionnel OOH -46%

Les canaux publicitaires qui devraient augmenter :

  • Digital display +15%
  • Vidéo digitale +18%
  • CTV (TV connectée) +19%
  • Social media +25%
  • Paid search +26%

Pas de visibilité pour 2021 et des questions sur les réseaux sociaux

70 % des acheteurs n’ont pas de visibilité claire sur leur budget 2021 mais parmi les 30% d’acheteurs qui , au contraire, affirment avoir de la visibilité, 5,3% d’entre eux prévoient une augmentation de leurs dépenses publicitaires. L‘étude de l’IAB pointe les questionnements des marques sur les User Generated Content (contenu créé par les utilisateurs) ainsi que les réseaux sociaux.

90% des marques se sentent concernés (dont 41% des marques extrêmement concernées) par le potentiel d’adjacence de contenus controversés publiés par les consommateurs. Si 21% des acheteurs comptent augmenter leur budget pub sur les réseaux sociaux, 42% comptent marquer une pause et 4% envisagent d’annuler leur budget. Enfin, 33% des acheteurs ne changeront pas leur stratégie.

Pour découvrir l’étude de l’IAB : https://www.iab.com/wp-content/uploads/2020/09/200831.SpendResearchStudyNo6.FINAL_.pdf

L’inexorable progression du digital

En février 2019, le site eMarketer publiait une étude sur le marché des dépenses publicitaires aux USA en 2019 avec une prévision de 129 milliards de dollars (+19%) pour le digital contre 109 milliards pour les supports traditionnels. Toujours selon eMarketer, les dépenses de publicité en ligne représenteront quasiment deux tiers des budgets publicitaires en 2021 (62%). Entre 2018 et 2021, la pub digitale progresserait de 58% contre une baisse de 4% des supports traditionnels.