imagino, éditeur de Customer Data Platform, a fait de la donnée son cheval de bataille depuis sa création en 2018. Pour Arnaud Chapis, cofondateur d’imagino et Mélanie Dion, Directrice des relations clients, l’activation des données marketing n’est pas un sujet nouveau mais l’IA est un outil de performance dans une période où la bonne activation client sera en 2026 un atout dans une stratégie client plus globale.
DigitalCMO – Comment se développe Imagino sur le marché de la donnée ?
Arnaud Chapis – Le sujet de la donnée n’est pas un sujet nouveau pour un éditeur comme imagino. Depuis notre création en 2018 nous en avons fait le coeur de notre offre logicielle BtoC en mode SaaS. Notre métier est simple : faciliter l’accès aux données clients et l’activation des données. Pour cela nous avons proposés à nos clients de maitriser deux choses : les enjeux techniques du cloud et les plateformes de données. Deux piliers indispensables à la maîtrise des données clients dans un contexte où la nouvelle rupture technologique proposée par l’IA permet d’élargir le champ des possibles dans son exploitation. Nous sommes avant tout un éditeur de données où l’IA est utilisée comme moteur de propulsion des données;
Mélanie Dion- Ce socle data que nous proposons est particulièrement important dans le secteur du retail qui représente 50 % de nos clients. Si je prends l’exemple d’un de nos clients dans le domaine, l’enseigne Courir, la mission de son département marketing CRM de 4 personnes est largement focalisée sur la personnalisation des offres et le temps réel. Deux objectifs appliqués à l’ensemble des canaux d’activation de l’enseigne.
DigitalCMO – En 2025, La personnalisation et son impact marketing a été au coeur du discours commercial et marketing de l’éco système data. Pourtant dans la réalité les expériences sont restées limitées à certains silos de données marketing et commerciales, avec une efficacité limitée. Qu’est ce qui peut changer la donne en 2026 ?
Arnaud Chapis – Le temps réel. C’est le cas chez Courir dans le projet que nous avons développé mais c’est aussi l’enjeu actuel de tous les acteurs du retail. Pourquoi ? A mon sens, cela touche à l’essence même d’un marketing moderne. Le temps réel et la personnalisation permettent de faire évoluer les critères d’attribution des campagnes au business. Grâce à la gestion des données liées à une identité client on ne mesure pas seulement l’attribution directe d’une campagne mais aussi l’attribution indirecte dans le temps en fonction du parcours client. Le pilotage des campagnes d’activation va devenir plus simple et plus fiable. La maîtrise des budgets marketing va s’améliorer. L’usage des données first party des entreprises va s’intensifier et s’améliorer. Et même si la maîtrise des données des campagnes sur les réseaux sociaux est encore compliquée à intégrer dans les analyses on va améliorer la connaissance globale des impacts marketing.
Mélanie Dion- Dans le cas de Courir la maîtrise du temps réel sur les données a permis la synchronisation de ces données sur tous les canaux (web, caisse, service client, app) dans un référentiel unique. Dans le projet que nous avons accompagné la CDP (Custormer Data Platform) a un rôle central. Les objectifs à atteindre pour notre client étaient clairs : se réapproprier la donnée client, accélérer la transformation marketing, mettre en place des parcours plus réactifs, pouvoir déployer les services offerts par la CDP facilement comme par exemple lors de l’ouverture commerciale d’un nouveau pays. Grâce à cette approche la CDP s’est enrichie en qualité avec 1,2 millions de comptes fusionnés.
DigitalCMO – Avec l’IA on semble franchir une nouvelle étape dans l’influence et la personnalisation marketing. Existe-t-il des limites à la pression marketing sur les consommateurs et les clients ?
Arnaud Chapis – Oui je vois deux limites. La première se situe dans la gestion des contenus gouvernables à l’ère de l’IA. C’est un sujet complexe pour toutes les entreprises qui multiplient leurs contenus tout en contrôlant la qualité de leur relation client. La seconde est liée à l’usage trop intensif de la donnée et de son individualisation dans les campagnes marketing.
Mélanie Dion – Oui bien sûr. Et d’ailleurs comme on le constate bien dans le cas de Courir les entreprises peuvent, grâce à une meilleure gestion des données, concilier l’optimisation de leurs campagnes et la mesure de leur pression publicitaire. Le temps réel sur les campagnes d’activation permet de supprimer rapidement les campagnes superflues et inefficaces. Au delà de cet aspect budgétaire les entreprises ont alors les moyens de mesurer leur feedback client en temps réel sur tous les canaux et d’agir immédiatement face aux insatisfactions clients.






