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Comment personnaliser la relation homme/machine en respectant les données personnelles de chaque utilisateur ? Dans un post de blog publié fin mai, Google expose sa nouvelle technologie d’intelligence artificielle développée pour analyser les données personnelles sans centralisation ni intrusion.

Avec le Règlement général sur la protection des données (RGPD) en vigueur en Europe depuis le 25 mai 2018, le California Consumer Privacy Act (CCPA) appliqué depuis le 1er janvier (et probablement bientôt adopté par une dizaine d’autres états américains) ainsi que les lois nationales de protection des données personnelles d’une centaine de pays, les géants de la Tech sont confrontés à un défi.

Comment en effet personnaliser, perfectionner et augmenter les services numériques sans utiliser les données personnelles de chaque utilisateur pourtant indispensables pour adresser des services encore plus ciblés ? Dans un post publié fin mai sur son blog dédié à l’intelligence artificielle, Google expose sa méthode d’analyse de données respectueuse de la vie privée des internautes.

Nommée « Federated Analytics » cette méthode fait suite au projet « Federated learning » lancé en 2017 qui traitait des données stockées sur un appareil grâce à une application téléchargée. Celle –ci comprenait un module de Machine Learning puis communiquait les résultats à Google sans délivrer les données de base, respectant ainsi leur confidentialité.

Dans son post, Google explique avoir appliqué cette technique pour enrichir le dictionnaire des smartphones en repérant les mots les plus utilisés par leurs utilisateurs dans leurs messages. Google explique aussi avoir testé cette méthode pour identifier la musique diffusée à proximité du Smartphone pour ensuite l’ajouter à la play-list de son propriétaire.

Un algorithme d’IA déployé dans chaque appareil

Si cette technique s’avère viable, Google pourrait ainsi développer une technologie d’intelligence artificielle basée sur l’analyse des données mais sans menacer la vie privée des utilisateurs. Appliquée à d’autres produits Google, cette utilisation de données décentralisées semble prometteuse.

Reste que quelques jours après cette annonce, Google a fait l’objet d’une plainte déposée par le cabinet d’avocats américain Boies Schiller & Flexner qui lui reproche de collecter des données via Google Analytics, Google Ad Manager et d’autres applications et extensions sur les versions PC/Mac et smartphone même quand les utilisateurs ont choisi le mode « incognito » proposé dans les différentes déclinaisons du navigateur Chrome.

On est encore loin de l’amende à cinq milliards de dollars dont Google pourrait bien écoper en assurant un dédommagement de  5000 dollars par utilisateur de Chrome mais cette plainte illustre, une fois de plus, l’enjeu du respect des données des utilisateurs.





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