La startup étasunienne vient de réussir une levée de 150 M$ et a doublé sa valorisation boursière : 9,2 milliards de dollars. Pourquoi ?
La startup Stripe a levé 150 M$ fin novembre, mais a surtout doublé sa valorisation boursière, qui atteint désormais 9,2 milliards d’euros. Surtout présente aux Etats-Unis jusqu’à l’été 2016, Stripe a fondé son développement sur deux « sujets de rêve ».
Le premier, c’est de donner la possibilité de payer via sa carte bancaire sans avoir à utiliser un terminal de paiement (notamment via les smartphones). La solution était jugée intéressante sur le marché des USA, mais pas de nature à générer une croissance fulgurante. La plupart des commerçants étasuniens sont en effet équipés de terminaux de paiement. La levée de fonds qui vient d’être menée à bien concerne justement le déploiement dans des zones ou les terminaux sont moins présents et utilisés, comme l’Europe du Sud et – surtout – l’Afrique.
L’autre sujet de rêve proposé par Stripe est un service dit « clé en main » : contre 500$, Stripe s’engage à prendre en charge et à s’occuper de toutes les démarches administratives nécessaires pour domicilier une entreprise aux Etats-Unis.
Une démarche prise au sérieux
Présentée telle quelle, la démarche de Stripe pourrait sembler trop simpliste pour séduire de grands investisseurs. Ce n’est pas le cas. Alphabet (Google) est ainsi venu rejoindre les deux fonds d’investissement « historiques » de Stripe : Sequoia Capital et General Catalyst Partners. Il faut rappeler que la valorisation boursière de Stripe a quasiment doublé depuis mai 2015, passant de 5,1 à 9,2 milliards de dollars.
Si cette levée de fonds va permettre à Stripe de s’implanter davantage dans la zone EMEA, elle lui donne également les moyens de faire quelques acquisitions dans ce domaine, sur lequel travaillent plusieurs startups européennes et africaines, dont le Français Pixeliris.
Constance Dalmon, Digital CMO








