Serge Descombes est spécialiste du sujet des cookies et du tracking. Il intervient sur tous les projets liés à l’implémentation de Cookie Consent, le module d’acceptation des cookies développé par fifty-five. Il est ainsi en veille sur le sujet, et en échange régulier avec la CNIL. Selon lui, la CNIL s’apprête à effectuer des contrôles de conformité, et a entamé une phase d’audit coordonné à l’échelle européenne appelée « Sweep Days », dont l’objectif est de vérifier les initiatives des éditeurs de sites web. La phase de contrôle (pouvant aboutir à la sanction pour ceux qui ne seraient pas en règle) est annoncée pour octobre.
En décembre 2013, la Commission Nationale sur l’Informatique et les Libertés (CNIL) et ses homologues européens ont publié des recommandations visant à encadrer l’exploitation et l’analyse des données avec plusieurs objectifs : informer les internautes sur le recueil des données par les cookies, recueillir leur consentement et offrir la possibilité de désactiver certaines solutions. Force est de constater que tous les grands sites ont fait le nécessaire en matière d’information. Une position partagée par l’expert de Fifty Five: « La phase de contrôle initiée par la CNIL est la conséquence logique de la publication de sa recommandation en décembre dernier. Cela montre la réalité de son engagement. C’est important car mettre en place un cadre législatif clair autour de ce jeune secteur qu’est la data profitera à tous – utilisateurs finaux dont les droits seront mieux protégés – , mais également acteurs de l’économie numérique qui bénéficieront nécessairement d’un environnement réglementaire clarifié et stable. Mais Serge Descombes souligne aussi les difficultés techniques. Ainsi selon lui : « plusieurs éditeurs (dont fifty-five) proposent des solutions de gestion de cookies, mais nombre d’entre elles ne sont pas conformes à la recommandation de la CNIL, alors qu’elles prétendent l’être. Les éditeurs sont vulnérables face à des discours technico-commerciaux nécessairement suspects. La CNIL met à disposition des fiches pratiques sur son site, mais ce n’est pas suffisant pour accompagner les éditeurs de site ». Et de fait Serge Descombes déclare comprendre la position du GESTE, car nombre de ses membres voient leur business model remis en cause suite aux recommandations de la CNIL. Or, ils ont le sentiment que cette dernière ne leur donne pas assez de moyens et d’outils pour adapter leurs pratiques à la réglementation ».








