Dans un contexte où sport et digital n’ont jamais fait aussi bon ménage, deux start-ups soutenues par l’incubateur d’entreprises de l’ESTIA (Bidart, 64), Branchezrugby.fr et KappSports ont sondé les sportifs sur leurs pratiques hors stade et la sécurité.
De nombreuses collectivités, les grandes marques sportives, les grands médias font des pieds et des mains pour s’accrocher à la folle dynamique digitale qui anime le milieu du sport : Paris a lancé le premier incubateur dédié à l’innovation dans le sport, des marques comme Under Armour cherchent à animer et maîtriser leur communauté. Les enjeux sont multiples et trouvent de nombreuses applications. Les deux sociétés basques, spécialisées dans le sport et le digital, ont décidé de se pencher sur la problématique de la sécurité dans le cadre de la pratique sportive, au travers d’une enquête administrée à près de 300 sportifs.
Le sport pour rester en forme, pour s’amuser, tester ses limites et découvrir
Dans une société de plus en plus sédentaire, les Français ont clairement identifié l’enjeu de la pratique sportive : ainsi, 8 interrogés sur 10 déclarent pratiquer le sport pour se maintenir en forme. On retrouve ensuite des éléments de motivation essentiels à l’activité physique : l’envie de s’amuser (54%), de tester ses limites (53%) et la découverte de nouveaux environnements (46%).
Les 3/4 d’entre-eux participent à des manifestations sportives au moins une fois par an, essentiellement sur des compétitions de running (52%), de trails, courses en montagne (28%), randonnées pédestres (28%). La croissance des événements sportifs est énorme et les participants se multiplient.
Se préparer, informer ses proches et être localisé
Les sportifs, dans le cadre de leurs activités, ne laissent pas les choses au hasard :
– ils s’attachent à être bien préparés (note d’importance de 3,9 sur 5) ;
– souhaitent pouvoir informer leurs proches (3,6) ;
– souhaitent être facilement localisés (3,5) ;
– et s’attachent à être bien informés en amont sur les bonnes pratiques (3,3).
Les autres aspects, comme l’accès aux données médicales (2,8), l’encadrement par un organisateur (3,2) ou le recours à une assurance (2,6) sont plus marginaux.
Si la préparation est parfaitement couverte par des applications mobiles comme Runkeeper, Runtastic ou Endomondo, la sécurité reste un domaine relativement peu exploité par les start-ups digitales. Pourtant, 95% des sportifs sont prêts à utiliser un système d’envoi automatique de position GPS en cas d’accident et 67% iraient même jusqu’à partager leurs informations médicales pour faciliter l’intervention des secours.








