Echanges avec Gaëlle Boutaud, Directrice Générale de Sales Odyssey, pour mieux comprendre le GEO (Generative Engine Optimization) et démarrer.
DigitalCMO – Quelle est la montée en puissance des requêtes IA parmi les consommateurs ? Y a-t-il déjà des grandes tendances ?
Gaëlle Boutaud – Chez Sales Odyssey, nous pensons que l’utilisation des intelligences artificielles génératives s’inscrit pour l’instant davantage dans une logique de complémentarité que de remplacement. Une statistique récente illustre bien ce que nous observons : 85% des utilisateurs de ChatGPT se servent également de Google, tandis que seulement 15% des utilisateurs de Google ont adopté ChatGPT.
À notre avis, cela s’explique par le fait que les utilisateurs se rendent compte que les informations produites par les IA peuvent être inexactes. Une requête sur une IA ne supprime donc pas la nécessité de vérifier.
La grande tendance que nous observons est une forte montée de l’exigence de qualité et de valeur ajoutée. Les contenus basiques, que l’IA peut facilement générer, perdent de leur intérêt. Nous sommes convaincus que l’enjeu pour les marques est de produire des contenus qui aident réellement les utilisateurs, avec un point de vue affirmé et une expertise démontrable. Nous pensons que les gens cherchent de moins en moins une information brute et de plus en plus un émetteur (une marque, un expert) qui apporte une analyse et une perspective qui lui est propre.
DigitalCMO – Le GEO (Generative Engine Optimization) est-il plus coûteux pour les entreprises que le SEO ? Les deux peuvent-ils être complémentaires ?
Gaëlle Boutaud – Chez Sales Odyssey, le GEO n’est pas fondamentalement plus coûteux que le SEO en ce qui concerne l’élaboration de la stratégie. D’ailleurs, nous proposons nos deux offres stratégiques, SEO et GEO, au même tarif. La nuance peut se situer au niveau de la production de contenu, où un article expert pour le GEO peut demander un investissement légèrement supérieur à un article SEO classique. Quant à leur complémentarité, nous pensons qu’elle est non seulement possible, mais absolument indispensable.
C’est pourquoi nous ne concevons pas le GEO comme un remplacement du SEO, mais comme une évolution, une couche d’optimisation devenue cruciale. Le SEO fondamental reste le socle sur lequel le GEO vient se greffer. C’est ce que nous appelons « stratégie de visibilité hybride », qui vise à garantir une domination de la recherche, qu’elle soit classique ou synthétique via les IA.
DigitalCMO – Quels sont les services que vous proposez dans ce domaine ? Pour finir, quelle est la bonne astuce pour commencer ?
Gaëlle Bouteau – Concrètement, voici comment nous structurons notre accompagnement autour de deux offres principales :
- Stratégie de Contenu GEO : Ici, nous élaborons une stratégie complète pour positionner nos clients comme une source de référence pour les IA.Nous concevons des architectures de contenus comparatifs, des pages basées sur des statistiques sectorielles, et des contenus d’experts en nous appuyant par exemple sur des interviews des équipes métiers.
- Stratégie de Contenu SEO « Entity-Based » : C’est notre approche avancée du référencement.Nous créons des « cocons piliers » pour attirer et convertir les prospects et nous fournissons un plan de contenu pour un nombre d’articles définit, avec des briefs de rédaction détaillés et un planning éditorial complet.
Pour ces deux offres, nous proposons aussi en option de prendre en charge la rédaction et l’implémentation des contenus.
Si je devais donner une astuce pour commencer ? Je pense que l’une des tactiques les plus efficaces en GEO est de créer des contenus comparatifs objectifs. Par exemple, une page « Notre solution vs. concurrents » qui soit détaillée, factuelle et bien structurée. C’est un levier que nous trouvons extrêmement puissant, car il répond directement au besoin de synthèse des IA, il est très apprécié des utilisateurs et il convertit très bien. C’est vraiment un excellent point de départ.








