La conférence I/O de Google qui s’est déroulée la semaine passée à San Francisco n’a pas donné lieu à des annonces majeures. Pour les développeurs les messages sont clairs. L’optimisation des nouvelles applications passe par le Cloud et le mobile. Reste qu’avec 900 millions d’utilisateurs gmail, les annonces dans la photo et le paiement avec AndroidPay, liées à la nouvelle version d’Android (Android M), Google continue à développer de nouveaux services pour satisfaire ses besoins de croissance et de marge. Enfin on a pu noter une annonce peu commentée parce qu’encore floue, celle de Brillo, un OS spécifique aux objets connectés et notamment lié aux applications domotiques.
Cloud Test Labs, Polymer 1.0, Pulse : cap sur la mobilité
Cloud Test Labs est une apps qui permet au développeur de faire des tests dans un environnement Cloud. En utilisant ce service, le développeur testera son application sur les 20 terminaux les plus vendus et recevra en retour un bilan comprenant des vidéos d’écran et les journaux d’erreur de l’application. Autre outil de développement annoncé : Polymer 1.0. Cet environnement général (framework) devrait permettre aux développeurs d’améliorer l’interopérabilité de leurs applications, grâce à une librairie d’outils plus graphiques permettant, par exemple, aux développeurs de mieux tester la performance entre les navigateurs. Toujours sur le domaine des apps, Google annonce le rachat de Pulse.io, une start-up bien connue des développeurs qui fournit des indications sur les performances des apps développées dans différents environnements et en temps réel. Enfin, dans le domaine des objets connectés, Google a fait une annonce discrète d’un projet (Brillo) qui se définit comme un OS devant permettre à tous les objets de la maison connectée de communiquer avec une apps.
Mais c’est dans le business que Google continue à mettre l’accent
A partir de son nouveau système d’exploitation dans les mobiles (Android M), Google continue à vouloir se renforcer dans les services monétisables. Il a annoncé notamment un nouveau service photo destiné à concurrencer les initiatives dans ce domaine de certains acteurs du Cloud autour du stockage et des nouveaux usages de la photo. Et surtout Google continue à vouloir pousser ses pions du coté des paiements mobiles. Alors qu’Apple Pay, l’un des rivaux identiques sur mobile, semble avoir du mal à émerger en tant que service, Google, avec Android Pay, cherche avec cette nouvelle version à mieux sécuriser le paiement électronique, mais aussi à partir des données collectées, proposer des services publicitaires plus ciblés et plus proches des lieux et des comportements d’achats. Un modèle économique qui a le mérite de ne pas heurter les banques et les intermédiaires financiers qui ne souhaitent pas pour l’instant partager avec Apple ou Google une partie des milliards d’achats réalisés chaque année dans le eCommerce.







