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Dix levées de fonds de plus de 50 millions dollars réalisées aux USA ces deux derniers mois témoignent de l’intérêt des investisseurs pour les technologies d’intelligence artificielle.

Annoncées sur les sites américains Venture Beat, Bloomberg ou TechCrunch mais aussi directement sur les sites des fonds d’investissement et bien sûr sur ceux des entreprises ayant réalisé ces opérations, les dix levées de fonds de séries B et C que nous avons sélectionnées concernent l’intelligence artificielle. Avec 18,05 milliards de dollars levés par 1 356 startups de l’IA selon les chiffres de la National Venture Capital Association, l’année 2019 avait progressé de 9% par rapport à 2018. A voir si 2020 poursuivra cette progression malgré la crise, c’est probable tant l’IA booste la Tech.

L’IA automatise la Fin Tech

En combinant science du comportement, intelligence artificielle et apprentissage machine, la startup canadienne Symend (100 employés, créée en 2016) fournit une plateforme en marque blanche de recouvrement de créances. Avec une levée de fonds de 52 millions de dollars Symend va améliorer sa plate-forme et se développer à l’international avec l’objectif de traiter 100 millions de clients à risque d’ici la fin 2020 contre 10 millions traités à ce jour.

Plus vraiment une startup avec ses 1 000 employés, Blue Prims, l’éditeur anglais de logiciels spécialiste de la Robotic Process Automation (RPA) créé en 2001, a annoncé avoir recueilli 100 millions de livres sterling auprès d’investisseurs nouveaux et existants. Avec cette levée de fonds, Blue Prims va développer son logiciel d’entreprise permettant d’automatiser les processus administratifs manuels. En 2019, Blue Prism a lancé un nouveau moteur d’IA, une place de marché de mise à jour pour les extensions (Blue Prism Digital Exchange) et un laboratoire de recherche et développement en IA (Blue Prism Labs).

L’IA améliore l’identification

Dans le domaine de l’identification et de la sécurité, trois startups ont réalisés des levées de fonds très importantes. ForgeRock, société américaine éditrice d’une plate-forme de gestion d’identités a levé 93,5 millions de dollars. Sa solution permet aux grandes entreprises d’évaluer en continu l’authenticité des utilisateurs, des appareils et des objets connectés. 145 millions de dollars pour la startup israélienne BioCatch qui a mis au point une plateforme pilotée par l’IA qui protège les identités en analysant plus de 2000 paramètres comportementaux des interactions utilisateur-appareil pour générer des scores de risque en temps réel. Pour vérifier ses identités avec l’IA, la startup anglaise Onfido a levé 100 millions de dollars. Son système de vérification d’identité virtuelle utilise l’intelligence artificielle pour «lire» les documents d’identité d’une personne puis utilise la reconnaissance faciale et d’autres points de données pour vérifier qu’une personne est bien celle qui se dit en ligne.

L’IA simplifie le Big Data

Pour la gestion de données, l’IA  est évidemment très efficace. La société newyorkaise Vast Data a inventé un système universel de stockage de données particulièrement performant et compétitif en termes de coûts.  Elle a levé 100 millions de dollars pour se développer. Créé en 2011 à San Francisco, CircleCI vient de lever 100 millions de dollars pour développer sa plateforme partagée d’intégration continue et de livraison continue (CI/CD) utilisée par des marques comme Spotify, Ford Motor Company ou Facebook. A New York, la startup Axonius a levé 58 millions de dollars pour  sa plateforme fournissant aux entreprises un inventaire complet des actifs et permettant de sécuriser et gérer les appareils connectés qu’elles utilisent.

L’IA optimise la mobilité

Lancée à New-York en 2013, l‘application et le service de covoiturage Via utilise l’IA pour combiner les trajets de plusieurs passagers allant dans la même direction en temps réel pour réduire ainsi la congestion urbaine et les émissions de CO2 tout en offrant un service de mobilité à moindre coût. Sa levée de fonds de 200 millions de dollars lui servira à développer ses algorithmes de transport partagé à la demande déjà utilisés dans plus de 70 villes réparties dans une vingtaine de pays.

Enfin, pour conclure cette revue de presse des levées de fonds dans l’IA, signalons les 157 millions de dollars levés par la société californienne de capital-risque Runa Capital. C’est pour investir entre 1 et 10 millions de dollars dans des entreprises en démarrage dans des domaines de haute technologie tels que l’intelligence artificielle et l’informatique quantique qu’elle a clôturé son troisième fonds d’investissement. A noter que Runa Capital opère aussi en France avec des investissements réalisées dans sept entreprises : Capptain (acquise par Microsoft), Keymetrics, Yoopies, Tellmeplus, Simplifield, Critizr et Admo.





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