Confrontées à la montée en puissance des FinTech, les banques sont en train de revoir leurs investissements informatiques et digitaux pour s’adapter. Pour 2017, une étude récente de Temenos et Cap Gemini Consulting insiste sur leurs priorités. Si le Cloud fait partie des investissements à consolider, c’est surtout du coté de l’Open Banking et du digital que les grandes banques interrogées dans cette étude souhaitent faire porter leurs efforts.
L’Open Banking : plus économique que le Corporate Venture ?
Pour faire face à la multiplication des services innovants des FinTech, les banques ont deux stratégies possibles. La première consiste à racheter de jeunes startups dans ce domaine. Mais faire du Corporate Venture, même quand on est une banque ou une grande compagnie d’assurance, n’est pas à la portée de tous. Les récents déboires de la Maif avec la néobanque Morning sont là pour en témoigner. Et puis, il semble que l’envolée des valeurs de la FinTech n’incite pas les banques à faire l’acquisition d’actifs qu’elles devront déprécier dans quelques mois. L’alternative qui semble se profiler, c’est de s’ouvrir à des services complémentaires par l’Open Banking. Avec cette approche, les banques ouvrent, par le biais de leurs API, leurs applications à des services bancaires et non bancaires pour enrichir leurs offres existantes, souligne le rapport de Temenos. Un moyen simple de tester de nouveaux services sur ses clients, tout en se préparant à appliquer en 2018 la directive de l’Union Européenne sur les services de paiement 2 (dîtes PSD2), qui demande aux banques de partager leurs données de paiement avec des tiers, précise également les rapporteurs de cette étude. Pour Ben Robinson, directeur de la stratégie et du marketing chez Temenos : « Dans un secteur bancaire de plus en plus dérégulé, les résultats de l’étude confirment parfaitement que l’Open Banking est vu comme une solution à la concurrence des FinTech ».
Moins d’informatique et plus de digital pour 2017
Les banques, qui ont été les championnes de l’investissement informatique dans les années 2000 à 2010, n’ont pas encore totalement digéré leurs sur-investissements dans ce domaine. Cela explique pourquoi la migration vers le cloud reste lente. Si l’étude de Temenos note que 70 % des banques interrogées utilisent le cloud pour leurs applications d’e-mails, elles sont seulement 5 % à utiliser cette infrastructure informatique pour leurs applications de base. Le chantier reste donc entier, et c’est sans doute là tout l’enjeu de ce secteur, qui doit repenser toutes ses applications et services en fonction des nouveaux usages actuels. C’est donc sans surprise que l’étude de Temenos souligne que c’est du coté de la transformation digitale que les banques veulent faire porter, avant tout, leurs efforts d’investissements pour 2017. L’étude indique que les investissements sur les canaux digitaux sont prioritaires pour 24 % des répondants, suivie par l’innovation produit (22%) et la modernisation informatique qui n’arrive qu’en 3ème position. La banque est en train de devenir un des moteurs de l’industrie du digital.
Pour en savoir plus sur les enjeux du secteur bancaire lire ce rapport .
La Rédaction, Digital CMO








