En dépit de résultats supérieurs aux attentes pour son premier trimestre fiscal 2026, le cours de bourse de l’éditeur américain continue à baisser. Victime du mouvement actuel sur le SaaSpocalypse Adobe – aux yeux des investisseurs – ne transforme pas assez rapidement son modèle. L’éditeur américain vient d’annoncer le départ de Shantanu Narayen son CEO.
A l’ére de l’IA et des agents IA les résultats, mêmes très bons d’un éditeur, ne garantissent pas le maintient de son CEO à son poste. Adobe vient d’annoncer le départ de Shantanu Narayen son CEO depuis 18 ans. Pourtant les résultats sont bons. La croissance est notamment au rendez-vous. Adobe a réalisé un chiffre d’affaires de 6,40 milliards de dollars au premier trimestre de son exercice 2026 clos le 27 février, soit une croissance de 12 % par rapport à l’année précédente (11 % à taux de change constant). Le bénéfice dilué par action s’est établi à 4,60 $ selon les normes GAAP et à 6,06 $ hors normes GAAP. Le chiffre d’affaires annuel récurrent (ARR) total d’Adobe à la fin du trimestre s’élevait à 26,06 milliards de dollars.
Sur l’IA le CA a triplé et le chiffre d’affaires d’abonnement est en hausse de 13 % précise l’éditeur américain dans son communiqué sur ses résultats. Une accélération qui n’est pas suffisante aux yeux de ses actionnaires pour résister à la menace de la concurrence des acteurs de l’IA.
Dans une étude récente Adobe faisait pourtant le constat que si il existe un engouement croissant pour l’IA agentique et les expériences pilotées par l’IA, avec plus de quatre consommateurs sur dix étant prêts à interagir avec l’agent IA d’une marque, son déploiement est freiné par les difficultés liées à l’intégration et à la qualité des données. Des difficultés qu’Adobe sait résoudre et qui favorisent l’utilisation de ses logiciels. Un constat qui n’est pas partagé par la communauté financière qui estime que l’IA peut permettre aux clients de réduire leur dépendance aux logiciels.








