Serge Kampf le créateur d’une des 5 premières SSII mondiales est décédé. Cet amoureux fou du rugby et notamment de la génération de 87 de la 1ère Coupe du Monde et des hommes a construit l’un des premiers groupes mondiaux de services informatiques. Petit retour sur cet entrepreneur hors norme dans le petit monde de ceux qui ont réussi dans la haute technologie.
Serge Kampf : un exemple d’entrepreneuriat individuel et un modèle d’acquisition
Né le 13 octobre 1934 à Grenoble, titulaire d’une double licence de droit et d’économie, Serge Kampf a commencé sa carrière professionnelle en 1960 à la direction générale des Télécommunications à Paris qu’il quitte pour rejoindre la Compagnie des Machines Bull où il découvre l’informatique. Puis il crée en 1967, Sogeti dans un deux-pièces transformé en bureau avec trois anciens de Bull. Les changements technologiques et culturels de l’époque lui inspirent une offre de services visionnaire : marier technique et conseil en organisation tout en faisant du client l’objet de toutes les attentions. Ensuite, il développe son groupe en procédant à de nombreuses acquisitions. L »acquisition de deux importantes sociétés de services informatiques, CAP et Gemini Computer Systems lui ouvre les portes du CAC 40 en 1988. Ses autres acquisitions en font un des leaders mondiaux : United Research (1990), Data Logic (1990), Hoskyns (1990), le Groupe Mac (1991), Volmac (1992), Gruber Titze & Partners (1993), Bossard (1997), Ernst & Young Consulting (2000), Transiciel (2003), Kanbay International (2007) et CPM Braxis (2010).
Le groupe compte aujourd’hui 100 000 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 11 915 millions d’euros en 2015, en croissance de plus de 12 % et un taux de marge opérationnelle de 10,6 %. L’Amérique du Nord est devenu le premier marché de Capgemini avec l’acquisition de la société IGATE et la société française a pris le virage du digital avec 22% du chiffre d’affaires réalisés dans le Digital et le Cloud. Un succès qui s’expliquait, selon Serge Kampf cité dans le Communiqué de Presse de Capgemini, par un principe fondamental : prendre le temps de l’écoute. « Les flux d’information phénoménaux dont nous disposons aujourd’hui ne remplaceront jamais les échanges approfondis, les yeux dans les yeux. J’ai la réputation d’être un homme plutôt économe de ses paroles. C’est que pour moi, il faut d’abord écouter l’autre pour mieux se faire entendre de lui. C’est indispensable pour répondre à nos clients dont les besoins évoluent en permanence. Ce sont leurs attentes et leur confiance qui sont la raison d’être d’une société de services comme la nôtre. » déclarait-il en 2015.








