Selon Reuters, Snapachat a déposé un dossier d’introduction en bourse à la Securities and Exchange Commission (SEC) la semaine passée. Ce n’est pas une surprise en soi, tant les rumeurs étaient nombreuses depuis cet automne. Si Snapchat fait ce pari, c’est sans doute parce que l’argent frais lié au capital risque se fait plus rare aux Etats-Unis, mais aussi parce qu’il estime qu’il a les moyens de progresser rapidement en termes de chiffre d’affaires, ce qui est bien vu à la bourse.
Une IPO pour faire face à l’inversion du cycle dans le capital risque ?
Selon les informations de Reuter, l’introduction en bourse pourrait se dérouler dès mars et valoriser l’application de messagerie à 20 à 25 milliards de dollars (18,6 à 23,3 milliards d’euros). Une valorisation trop élevée, note déjà certains analystes. Mais la startup, qui a refusé une offre de 3 milliards de Facebook, veut la tester discrètement. Comme l’explique Reuters, conformément au Jumpstart Our Business Startups Act, les sociétés qui réalisent moins d’un milliard de dollars de chiffre d’affaires peuvent postuler pour une introduction en Bourse de manière confidentielle. Cette introduction en bourse semble intervenir dans un climat de fin de cycle aux Etats-Unis en matière de capital risque. Selon les données trimestrielles de KPMG les montants levés en capital risque au niveau mondial n’ont pas dépassé 24 milliards de dollars contre un peu plus de 39 milliards de dollars un an plus tôt à la même époque. KPMG souligne d’ailleurs que c’est le montant enregistré le plus faible depuis le troisième trimestre 2014. Il faudra certes attendre les résultats du quatrième trimestre pour ce faire une opinion mais il semble que le record des levées de fonds enregistrés l’année passée au niveau mondial ne sera pas battu cette année. Loin de là.
Snapchat qui avait levé 1,81 milliards de dollars en mai dernier semble parier désormais davantage sur la bourse pour financer son développement. Snapchat est d’autant plus motivée pour cela que la startup revendique plus de 150 millions d’usagers actifs quotidiens, dont 60% sont âgés de 13 à 24 ans : une cible intéressante pour les publicitaires. Le chiffre d’affaires est estimé à 350 millions de dollars cette année par différents analystes contre 57 millions l’année passée. Il faudrait que le réseau social soit sur le cap du milliard de dollars en 2017 pour espérer séduire la bourse.
La rédaction







